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  • Le spectre du Franquisme frappe en Catalogne. Som un sol front! Catalunya al cor!

    Le spectre du Franquisme frappe en Catalogne. Som un sol front! Catalunya al cor!

    Le spectre du Franquisme frappe.

    Som un sol front! Catalunya al cor!

    La situation au sein de l’Etat espagnol tend à prendre un tournant dramatique. Le régime de Madrid, échaudé, frappe la generalitat catalane. Comptes bancaires gelés, amendes infligées, dignitaires arrêtés, bâtiments officiels pris d’assaut par l’armée… l’Etat espagnol cherche à conserver à tout prix son intégrité territoriale.

    Quel est le casus  belli ? Un référendum lancé par le parlement catalan quant à son indépendance.

    Ce parlement, au sein duquel les indépendantistes sont majoritaires, a émis la volonté de demander aux Catalans de trancher cette question. La société catalane est divisée sur la question de l’indépendance, mais une chose est sûre: que ce soit en faveur ou contre, la société catalane veut pouvoir décider si oui ou non, elle va s’ériger comme nation.

    Ce cas est particulièrement illustratif, car il surgit des blessures encore ouvertes de la guerre civile qui déchira la péninsule ibérique dans les années 1930. La Catalogne est aujourd’hui une nation aux grandes entreprises au capital florissant. Très développée économiquement, il est normal que la bourgeoisie catalane soutienne elle aussi le sentiment populaire indépendantiste, bien que pour des raisons différentes du prolétariat catalan.

     Par le passé, d’autres tentatives avaient été faites au sein de la région autonome.

    Avant le coup d’Etat et la guerre civile, la Catalogne bénéficiait d’une situation particulière au sein de la République. Elle disposait d’une souveraineté concernant ses affaires propre, et le Gouvernement de la generalitat fonctionnait comme un Etat dans l’Etat.

    Sous Franco, la répression fut particulièrement accentuée dans cette région. D’une part du fait de son particularisme national, de l’autre du fait de sa combativité d’une fermeté sans pareille. Interdit, la langue catalane, interdit le drapeau, interdit les hymnes.

    Avec la transition démocratique, à la suite de la mort de Franco en 1975, l’étau se desserre quelque peu. En 1978, la constitution Espagnole accorde une certaine forme d’autonomie. Concession temporaire. Dans les année 90, le retour aux affaires des héritiers du Franquisme, au sein du Parti Populaire, recentrent autour de Madrid le pouvoir. Pour les catalans, le souvenir des années noires, la méfiance vis-à-vis des fils spirituels des bouchers fascistes, tout concourt à les pousser à la rupture.

    De chaque côté le pouvoir ce renforce. Pouvoir centrifuge de Barcelone -un des poumons économiques du pays- pouvoir centripète de Madrid, qui ne veut pas perdre un pouce de terrain.

    Depuis les référendums se suivent et s’interdisent. Entre 2006 et 2017, une longue joute s’engage.

    En mars 2006, d’un côté le Parlement Espagnol adopte un nouveau statu de la Catalogne, la reconnaissant comme une nation. De l’autre main, Rajoy, président du P.P. [le parti héritier de Franco] le conteste vivement devant la Cour Constitutionnelle. Il le dépeint comme l’antichambre du démembrement de l’Espagne.

    En 2010, la Cour Constitutionnelle rend son verdict : le terme « nation » est vide de valeur juridique. Le catalan comme langue « préférentielle » est rejeté. Des centaines de milliers manifestent contre cette décision.

    En 2012, Rajoy, arrivé au pouvoir entre temps, mène une politique d’austérité drastique, qui touche notamment le Catalogne. S’en suit, lors de l’annuelle fête du 11 septembre, une manifestation monstre de plus d’un million de personnes. Quelques jours après, le 20, Rujoy refuse d’accorder à la Catalogne la même autonomie fiscale que la Navarre ou même que le pays Basque.

    Les élections anticipées, cette année là, renouvelle le mandat de M. Mas, qui fit campagne autour du fait d’imposer un référendum.

    En 2014, une consultation symbolique, à laquelle 1.8 million de Catalans participent, propulse l’indépendance à 80%. L’année suivante, un bloc coalisé d’indépendantiste obtient 47.6% des voix, et la majorité des places au parlement catalan. L’ire de Madrid est totale. Elle enfle encore, le 9 novembre 2015, à la suite de la prise par Barcelone d’une résolution sur une stratégie d’indépendance. Celle-ci prend la forme de la volonté de créer « un Etat catalan indépendant prenant la forme d’une République » prévu pour fin 2017. La Cour Constitutionnelle l’annula dans la foulée.

    2016, M. Pugdemont, séparatiste, accède à la présidence de la région. En juin 2017, il annonce la mise en place du référendum d’autodétermination pour le 1er octobre. Madrid annonce que le référendum n’aura pas lieu.

    Le 6 septembre 2017, le parlement régional adopte la loi relative à la tenue du référendum. La Cour Constitutionnelle suspens la loi.

    13 septembre 2017, le parquet catalan, aux ordres de Madrid, ordonne à la police d’empêcher le référendum. Ordre est donné de saisir les urnes, les bulletins, les affiches. Egalement, la mesure s’accompagne de la possibilité d’arrêter les maires disposés à organiser ce référendum. Perquisitions et saisies se poursuivent jour après jour.

    Le 20 septembre, 14 hauts responsables catalans sont arrêtés et des millions de bulletins saisis. De nombreuses manifestations spontanées partout dans l’Etat Espagnol se multiplient pour soutenir les droits démocratiques des catalans.

    Le lendemain, le gouvernement madrilène annonce des amendes de 6 000 à 12 000 € / jours pour les 24 organisateurs du référendum. Les amendes seront maintenues jusqu’à ce qu’ils « respectent les résolutions de la cour. »

    Le gouvernement catalan annonce sa volonté de mener jusqu’au bout ce référendum.

    Le tension monte d’heures en heures, où la mise sous tutelle et le gel de comptes de la Catalogne l’empêche de pouvoir effectuer des dépenses relatives au référendum. La police et l’armée Espagnole se concentre également, réquisitionnant des navires et installant des camps.

    Le gouvernement catalan, par la voix de Oriol Junqueras, vice-président, reconnaît que les « règles du jeu ont changé. » Mais maintient la tenue pour le 1er octobre du référendum.

    Le gouvernement madrilène brandit la Constitution. Le gouvernement Catalan le droit civil et l’expression populaire et souveraine du référendum. La bataille juridique fait rage, mais la bataille politique également.

    Perdre la Catalogne, pour Madrid, c’est perdre un poumon. Mais c’est également envoyer un signal particulièrement fort auprès des Basques, auprès des Asturiens, auprès des habitants de l’Andalousie, des Baléares,  des Canaries. C’est envoyer le signal de la fin de l’Etat Espagnol hérité de Franco, hérité du fascisme, maintenu par la force et par la torture. C’est mettre fin à un arc narratif teinté de sang, entamé avec le coup d’Etat de 1936.

    Nous, communistes, ne voyons pas dans l’émergence d’une indépendance catalane une révolution prolétarienne bis. Elle n’est pas comparable à cela. Cependant, au nom du droit des peuples à s’ériger en nation indépendante, au nom du droit à la libre séparation, au nom de la lutte contre la bourgeoisie pourrie de Madrid, nous ne pouvons que soutenir cette initiative de référendum. Nous pensons, cependant, que l’issue et le règlement des maux qui assaillent les Catalans de classe populaire ne se trouve que dans leur union, dans leur organisation indépendante et sous la direction d’un Parti Communiste.

    Nous ne pouvons également que condamner le réveil de l’hydre franquiste, le réveil de la méthode de gestapo qu’emploie le gouvernement de Madrid. Nous ne pouvons que souligner le fait que cela démasque la véritable nature de la « démocratie » espagnole : une farce qui se moque de la souveraineté populaire et du droit à l’expression politique.

    Une nouvelle fois, le PSOE et le PP forment un front uni contre toutes les volontés indépendantistes.

    Cette farce est celle de toutes les démocraties bourgeoises, de toutes ces parodies de pouvoir populaire. Elle est ce qui sous-tend la répression des mouvements sociaux et politiques populaires.

    La démocratie est un jeu dont les règles sont celles des bourgeois. Ses règles et sa légalité ne s’appliquent que lorsque cela sert leurs intérêts.

    Aujourd’hui, la Catalogne vit au chant de son hymne, des rues aux stades, Visca Catalunya résonne.

    L’Unité Communiste de Lyon soutient les indépendantistes Catalans, Basques, Asturiens, Galiciens… Elle soutient ceux et celles qui luttent dans les prisons des peuples que sont ces Etats tortionnaires.

    Dans l’Etat Espagnol, dans l’Etat Français, toujours colonial, halte à la répression contre les minorités nationales ! Halte au carcan imposé par Madrid et Paris.

    Solidaires de la Catalogne ! Visca Catalunya !

  • L’Unité Communiste de Lyon est-elle réformiste ? Deuxième partie : L’impossible camaraderie avec les soutiens de Macron.

    L’Unité Communiste de Lyon est-elle réformiste ? Deuxième partie : L’impossible camaraderie avec les soutiens de Macron.

    L’impossible camaraderie avec les soutiens de Macron.

    Nous n’avons pas caché nos désaccords et notre rejet intégral des positions du « PCF(mlm) » quant à leur positionnement vis-à-vis de la police. Ce même cas de figure s’est reproduit lors des élections présidentielles. Fustigeant tout rejet des élections, tout rejet du parlementarisme, tout rejet du choix pourri de offert par la bourgeoisie, les « Matérialistes » ont appelé, sous couvert d’arguments terroristes, à voter pour Macron.

    Lorsque ces mêmes drôles ont appelé à voter pour le fossoyeur des droits sociaux, Emmanuel Macron, lorsqu’ils se sont exclamés que sa victoire était celle de l’antifascisme, nous les avons, là aussi attaqués.

    Mais plutôt que de fonctionner par la rumeur, nous allons citer nos amis :

    En effet, lorsqu’une organisation indiquent le 28 avril que « Le fascisme, c’est l’étouffement de la politique, l’asséchement de la société civile, la mort de la démocratie.

    Pour cette raison, il faut avoir un regard plus que critique sur les petits rassemblements qui se sont organisés sous le mot d’ordre « Ni Macron ni Le Pen », à Paris, Nantes, Lyon [Auquel nous avons bien sûr appelé], Toulouse, Dijon et Clermont-Ferrand, tant par des lycéens d’un côté que des anarchistes de l’autre.

    Il s’agit là, en effet, d’une démarche anti-politique, sur une ligne ultra qui a déjà existé durant la guerre d’Espagne ou le Front populaire et qui combattait l’antifascisme au nom de la « radicalité »  » que disent-elle en vérité ? « Vous devez voter Macron pour sauver la Terre. »  Le soutien à la bourgeoisie, voilà la ligne qu’indique, tout en camouflant ses angoisses derrière une phraséologie vide de sens, le « PCF(mlm). » Même leurs articles sur « Comment nous allons faire la révolution » vont dans ce sens. Pas de question du Parti, pas de question d’un « classe contre classe. »

    Non. Rien de cela. Qu’écrivent-t-ils ? « L’élan capitaliste a considérablement affaibli la démarche révolutionnaire, au point que l’idée même de révolution se soit totalement affadie. Quant à la classe ouvrière, elle n’hésite pas à se tourner vers le nationalisme, afin de ne pas être broyé matériellement par la pression de la compétition capitaliste tant en France que sur le plan de la concurrence internationale. (…) Les monopoles apparaissent toujours plus forts, les acquis s’amenuisent toujours plus, le régime devient toujours plus dur sur le plan de la répression. L’unité populaire se développe alors inéluctablement.

    Sous quelle forme va-t-elle se développer ? Sous une forme démocratique, ou tendant à une forme démocratique. »

    Grossièrement, les Matérialistes, lesquels nous attaquent en nous traitant de réformistes, ne proposent -en fait- pas de révolution. Ils proposent un bloc démocratique avec la bourgeoisie libérale, avec la social-démocratie. Ils proposent, derrière ce concept de « front uni », derrière cette pitoyable imitation de l’Espagne, de faire un front démocratique pour protéger les valeurs républicaines, pour défendre l’unité populaire incarnée -selon eux- par l’esprit Charlie. Ils jettent par dessus bords tout ce qui fait l’idéologie, tout ce qui est révolutionnaire, tout ce qui a trait au combat. Pour faire quoi ? Pour protéger les droits démocratiques, qu’ils considèrent menacés. Pour s’allier avec tout et n’importe quoi, contre un fascisme constitué des groupes d’extrême-droite et des « mafias » des cités.

    Nous citons ici quelques extraits d’un florilège du ridicule : « Le mouvement « Je suis Charlie » a été historiquement une vague progressiste de nature petit-bourgeoise, permettant de vrais débats, sans pouvoir aller jusqu’au fond des choses, mais tout de même. C’est pour cette raison que la fraction la plus conservatrice de la société a été totalement opposé à ce phénomène, tout comme par ailleurs l’extrême-gauche devenue ultra-gauche. En fait, le mouvement « Je suis Charlie » correspond à tout un pan de la société qui est l’allié objectif de toute bataille pour une démocratie populaire. » (9 janvier 2017)

    « Dans le film « Le dictateur », le discours fait par le sosie du dictateur Adenoïd Hynkel est d’une très grande beauté et d’une énorme signification. Dans ce film de 1940, Charlie Chaplin synthétise les valeurs de l’unité antifasciste.

    On aurait tort de ne pas rapprocher ce texte de l’« esprit Charlie ». On y retrouve une approche très similaire, à la fois volontaire et bon enfant, consciente des exigences de l’époque et candide, résolument progressiste et avec des exigences démocratiques essentielles… » (3 février 2016)

    C’est bien avec les « Je suis Charlie » que se fera le front antifasciste ! (7 janvier 2016)

    Tout ça parce qu’ils sont effrayés par les fascistes, perdent toute contenance devant eux, et se jettent dans les bras de la collaboration avec la police, avec les institutions, avec les partis bourgeois. Tout cela par peur et par inconséquence. Quitte à déformer la vérité.

    Mao, que le « PCF(mlm) » se garde bien de citer, écrivait le 25 décembre 1947 : « Nous devons bannir de nos rangs tout idéologie faite de faiblesse et d’impuissance. Tout point de vue qui surestime la force de l’ennemi et sous-estime la force du peuple est faux. »

    N’ayant aucune confiance dans les masses, la secte câline donc le candidat de la bourgeoisie et implore sa pitié, implore la protection de son bouclier. Et pendant ce temps, nous le martelons, nous sommes considérés comme les réformistes, dans l’affaire !

    Lors du dernier débat de l’élection présidentielle, entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, les Matérialistes furent les seuls à trouver qu’elle avait pris l’ascendant. Dans un article intitulé « Bloquer Marine Le Pen à tout prix, même avec Emmanuel Macron », leur première phrase était la suivante :  « C’est sorti ? ça va mieux ? c’est bien ! » : pour que Marine Le Pen soit en mesure de prendre de si haut Emmanuel Macron, de se moquer ouvertement de lui, cela en dit long sur les faiblesses très graves de ce dernier lors du débat télévisé hier soir à l’occasion du second tour des élections présidentielles de 2017. L’intégralité des médias et même les partisans du FN sont d’accord pour conclure que leur fuhrerin s’est faite écraser. Mais les Matérialistes désirent tant, désirent à tout prix que Macron soit faible, qu’il ai l’air faible, sans quoi leur stratégie serait invalide.

    Il faut donc déformer la réalité. « Emmanuel Macron n’a pas fait le poids face à l’anticapitalisme romantique de Marine Le Pen. disent-ils. Cela passe par le vote pour Emmanuel Macron et on sait que les arguments s’opposant à cela sont nombreux.

    Mais ils sont tous faux : dès que l’on en prend un, on s’aperçoit qu’il n’a pas de substance, qu’il ne tient qu’au ressentiment, à l’anticapitalisme romantique, à l’incompréhension de ce qu’est le fascisme. (…) [U]n score conséquent du Front National lui offrirait une belle dynamique pour les élections législatives de juin, lui permettant ainsi de former des cadres et d’avoir accès à une encore plus importante exposition médiatique. » Les événements ont démontré que tout cela était faux. Le FN n’a pas gagné, n’a pas pris le contrôle de l’Assemblée. Grâce aux Matérialistes ? Non.

    Les prétendus-maoïstes se sont simplement prêtés à la farce de croire qu’ils avaient une influence quelconque sur les masses, en devenant les larbins de Macron, tout en se décrédibilisant auprès de leur auditoire.  Afin de préserver l’avenir, le progrès possible, donc contre le fascisme et la guerre ! concluent-ils. Comme si ce paravent nous protégerait d’un fascisme hypothétique, lequel n’aura pas besoin du FN pour se mettre en œuvre, si besoin est.

    Mais la victoire de Macron, en revanche, a donné naissance à des clameurs de joie et de chaleur de leur part. Présidentielles 2017 : « Marine Le Pen s’est brisée sur l’antifascisme

    Emmanuel Macron a reçu 65,8% des voix et c’est un succès de l’antifascisme. Avec 34,3% des voix, Marine Le Pen a clairement perdu : elle n’a pas réussi à rendre hégémonique un courant populiste et réactionnaire. » Heureusement, ils n’ont pas poussé le mauvais goût pour aller jusqu’à mettre une image de la prise du Reichstag, ornée du drapeau de l’Armée Rouge.

    Pour poursuivre : Et c’est pourquoi aussi ce succès repose sur la mobilisation massive des masses de culture socialiste et communiste, qui sont il est vrai orientées vers le réformisme, mais qui savent ce que signifie le fascisme. Jusqu’à aller, comble du réformisme-troskiste sur lequel est basé la pensée « PCF(mlm) », à déclarer : Si la Gauche ne parvient pas à se modifier de fond en comble, alors, malgré cette défaite de Marine Le Pen, elle disparaîtra simplement. De là à rejoindre le PS et les frondeurs, un petit pas reste à effectuer.

    La perle, le summum de la production de nos détracteurs est le suivant : un programme de dix points que le « PCF(mlm) » souhaite faire adopter. C’est dans ces dix points que le décalage intégral entre les prétendus matérialistes et la réalité se dévoile comme étant un divorce complet :

    1) il a été juste de mobiliser contre le fascisme et d’appeler à voter Emmanuel Macron le 7 mai 2017 ;

    2) le mouvement « Je suis Charlie », totalement oublié à Gauche, doit voir un musée lui être consacré Place de la République à Paris ;

    3) la France est née au XVIe siècle seulement avec François Ier et a été défini par le classicisme ;

    4) l’humanisme et les Lumières ont été des démarches progressistes universelles ;

    5) les huit guerres de religion contre le calvinisme doivent particulièrement être prises en compte ;

    6) il n’est pas acceptable que l’État rémunère les professeurs de l’école privée ;

    7) la destruction de l’environnement doit être analysée comme une catastrophe morale et comme expression du caractère erroné de l’anthropocentrisme ;

    8) le véganisme doit être entièrement respecté comme démarche progressiste, et soutenu ;

    9) les grands monopoles doivent être présentés comme l’ennemi principal et la base du fascisme et de la tendance à la guerre ;

    10) le but d’une société utopique doit être défendue.

    Il ne reste plus qu’a faire adopter ce programme de « transition » à la gauche et la révolution poindra à l’horizon. Le délire est total.

    Voilà ce qui justifie que nous parlions parfois, que nous évoquions cette secte, pour dénoncer sa ligne catastrophique, sa ligne sectaire, sa ligne pseudo-gauchiste, mais fondamentalement réformiste et droitière.

    Tous les arguments sont jetés dans la bataille pour justifier ce positionnement. Ceux et celles qui sont sur une ligne du rejet des élections ne sont, pour le « PCFmlm » que des gauchistes qui ne comprennent pas dans quelle nouvelle guerre d’Espagne nous sommes. Qui ne voient pas le danger du fascisme et le besoin d’une jonction Antifa-Macron. Qui sont, forcément, eux aussi, des agents du fascisme.

    Où alors est utilisé, en second couteau, le fait que les observateurs et les commentateurs ne font que rester dans leurs quartiers, dans leurs secteurs. Qu’ils n’embrassent pas de leur regard l’ensemble de la situation catastrophique.

    C’est aller bien vite en besogne, et oublier que, même au sein de notre jeune organisation, certains ont milité pendant des années dans des secteurs difficiles, dans des petites villes et des zones périurbaines où la norme était au fascisme. Et que pourtant, ils n’ont pas fait ce choix de devenir des Républicains. Non, ils ont lutté auprès des masses, avec les organisations de la classe ouvrière, avec la jeunesse populaire, avec la CGT.

    Mais la PCF(mlm) ne peut que rejeter cela ! Il exècre toute lutte de terrain, sous prétexte de demeurer dans une « offensive culturelle ». Au final il prend même position contre la mobilisation du 12 septembre.

    Car à leurs yeux, cela n’est pas assez pur, cela n’est pas assez authentique. Donc, « rien n’est à sauver. »

    La suite demain.

  • Le souverain mépris de Macron.

    Le souverain mépris de Macron.

    Le souverain mépris de Macron.

    Qui sont les fainéants ? Qui sont les cyniques ? Qui sont les extrémistes ?

    Dans son discours à Athènes, le Président de la République s’est fendu d’une attaque brutale contre la mobilisation naissante. Accompagné du souriant social-traître Tsipras, de SYRIZA, le nouveau maître du pouvoir s’est ainsi exprimé sur les réformes : «Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes.» Tout comme à Forbach, où il s’en est pris aux intellectuels et aux journalistes («Les journalistes ne m’intéressent pas (…) [Ils] ont un problème. Ils s’intéressent trop à eux-mêmes et pas assez au pays». «Des esprits tristes englués dans l’invective permanente»), le discours d’Athènes laisse un goût étrange en bouche.

    Voilà donc comment la bourgeoisie perçoit celles et ceux qui veulent lutter contre son pouvoir, contre ces réformes. Elle trépigne, s’énerve, ne comprend pas que les travailleurs, les travailleuses, ne veulent pas se saigner à blanc pour sauver « le pays ». Par « pays », il est bien évident que Macron veut dire « la bourgeoisie de l’Etat français. »

    Certains s’en sont emparés -on ne les blâmera pas de l’avoir fait. Ainsi, Mélenchon tweetait « Abrutis, cyniques, fainéants, tous dans la rue les 12 et 23 septembre ! » Montrant par là même un infléchissement dans sa tentative de faire cavalier seul.

    Certains se sont brodés, sur la base de ces insultes, un bel étendard, digne de la campagne de Coluche.

    Mais, derrière les slogans, derrière les mots, il est nécessaire d’aller un peu plus loin. Creusons quelque peu l’insulte, l’injure, lancée par le Président.

    Car nous ne sommes ni les fainéants, ni les cyniques, ni même les extrémistes de l’histoire.

    Qui, entre la bourgeoisie et les classes populaires, sont les fainéants ?

    Est-ce celui ou celle qui sème, qui produit, qui construit, qui soude, qui boulonne, qui pioche, qui soigne, qui éduque ?

    Est-ce celle ou celui qui, sur le travail des autres, sur leur sueur, sur leur sang, amassent des millions, des milliards ?

    La bourgeoisie, en particulier la grande bourgeoisie, ne produit aucune richesse, aucune marchandise, aucune nourriture, elle ne produit rien. Elle n’est qu’un exploiteur, un parasite -un fainéant au sens premier du terme : fait-néant.  Elle ne fait rien d’utile, rien de nécessaire. Elle est une nuisance, un frein au développement économique et social.

    Certes, la vie d’un bourgeois comporte du stress et de la tension. Elle n’est pas de tout repos. Mais non pour les raisons que connaît un travailleur. Pour la bourgeois, la vie est un stress car elle est un jeu -qui parfois se mue en guerre- entre membres de cette classe sociale. Tout comme un grand joueur de poker prend des risques et subit un stress. Tout comme le joueur de poker, cette douleur et ce stress est superflu, inutile, volontairement subi. Les bourgeois se tressent des couronnes d’épines et de douleur.

    Quand un bourgeois se targue de « prendre des risques », il s’agit pour lui de conquérir des marchés, de prendre à ses concurrents, de les écraser, de les ruiner. En rien, il ne s’agit de mieux répondre aux besoins des masses. En rien il ne s’agit de risques pris pour améliorer le sort de l’humanité. D’une manière général, les risques sont par ailleurs assumés aux plus bas échelons, par ceux qui réalisent ces commandes, menacés sans cesse par le chômage, la précarité, ou même les aventures militaires.

    Ces risques sont futiles, sont superflus, ne sont le fait que du jeu de concurrence des bourgeoisies entre-elles. Ils n’ont aucun raison d’être. Une production planifiée et organisée y mettrait fin.

    Quand un bourgeois ou un de ses laquais dit travailler dur, il ment. Il joue, il joue et parie sur la vie et le destin d’autrui.

    Car les bourgeois sont les fainéants.

    Qui sont les cyniques ?

    Dans la bouche du valet Macron, les cyniques sont ceux qui voudraient  capitaliser sur la grogne sociale pour avancer leurs positions.

    Certes, il en existe, il existe de vrais cyniques, de vrais opportunistes, de vrais gourous qui rêvent de chair fraiche dans les mouvements, de votes, de postes et de places. Ils ont régulièrement leur place dans nos colonnes.  Inutile de parler d’eux ici.

    Mais en revanche, Macron, n’attaque pas ces carriéristes. Il les applaudit même, car il sait, en bon requin, que leur soif de postes, de places, d’estrades les amèneront tôt ou tard à lui manger dans la main. En réalité, il s’en prend à la CGT, aux organisations combatives, aux syndicats de lutte, aux organisations politiques prônant l’antiparlementarisme et la révolution. Dans une rhétorique digne de l’ultra-gauche la plus infantile, il brocarde les salauds qui tenteraient d’organiser les travailleurs et des les mener au combat. Un jour, peut-être même s’exprimera t’il sur la nécessité d’auto-organiser la production contre les syndicats et contre les codes contraignants et liberticides.

    Mais qui sont, en vérité, les cyniques ? Dans une brochure intitulée Tout est marché, nous prenions certains exemples.

    Vendeurs de sang, vendeurs de chair, vendeurs d’organes, vendeurs de morts, promoteurs véreux, chefs d’entreprise sans scrupules, politiciens corrompus… Les voilà nos cyniques ! Tel Martin Shkreli, qui, pour ses profits personnels, multiplie le prix de vente d’un médicament contre le VIH par 3500%. Il n’est pas un cas isolé, il est le digne fils de sa classe.

    Tel François Fillon, des corrompus, des opportunistes, des profiteurs. Qu’importe si l’argent détourné aurait pu financer une école, un hopital.

    Seuls les profits les animent, seul la soif de rendements, la soif de taux d’exploitation, le goût du luxe, leur soif de niveau de vie plus élevée, d’écrasement des faibles et des exploités les animent.

    Les voilà, les vrais cyniques, ce sont les bourgeois !

    Qui sont les extrémistes ?

    Sommes-nous des extrémistes ? Dans l’échiquier politique, c’est un fait, nous sommes sur une des ailes. Dans l’Assemblée, nous n’avons aucune place, aucun espace. Nous sommes politiquement hors de clous.

    Pour Macron, ce terme revoit, pêle-mêle dans une seule nébuleuse, tout ce qui peut coller au vocable « extrémiste » : Fasciste, nazi, gauchiste, taliban, « féminazi », écolo-radical, autonome, maoïste…

    L’idée est d’associer un sentiment de répulsion à cela, un sentiment de dégoût, un sentiment d‘a-normal, d’hors de la norme.

    Si nous sommes, relativement au centre, à l’extrême-gauche, cette question est biaisée. Elle est liée à une difficulté de trouver un référentiel correct. Dans l’absolu, qui sont les extrémistes ?

    Est-ce extrémiste que de défendre le fait de vouloir mettre fin à l’oppression, à la domination, à l’exploitation, de vouloir liquider le sous-développement, l’inégalité d’accès à l’éducation, d’offrir des soins, des logements décents et en nombre suffisant, l’accès à la culture et aux loisirs ? Est-ce extrémiste ?

    L’entêtement de la bourgeoisie à s’accrocher à son mode périmé d’accaparation des ressources, à ses privilèges de classe, là réside l’extrémisme. Maintenir les masses la tête sous l’eau, dans l’exploitation, dans la misère, dans le sous développement, dans la mort par la faim, par la maladie, par la guerre, voilà leur moyen de dégager du profit. Là réside le crime.

    Certes, nous ne reculons pas devant des moyens durs pour la lutte, mais ils ne sont que le miroir de la résistance obsessionnelle de la bourgeoisie. Nazisme, fascisme, obscurantisme, violence policières, terrorisme d’Etat, guerre civile… elle utilise tous les moyens pour maintenir dans un carcan les exploités.

    Certes nous défendons le principe de la dictature du prolétariat, mais elle est le bouclier contre les méfaits des assassins, des bandits, des conspirateurs et des restaurateurs du pouvoir bourgeois.

    Nous agissons de manière logique, cohérente, sans débordement, sans soif de sang. Nous agissons avec des moyens à la mesure de la tâche que nous nous fixons :  celle de faire choir notre bourreau : la bourgeoisie et en premier lieu la bourgeoisie de l’Etat français, celle qu’incarne Macron.

    Car la bourgeoisie, voilà la véritable extrémiste.

    Voilà qui sont donc les fainéants, les cyniques, les extrémistes. Nous rejoignons alors Macron. Nous ne les laisserons pas se mettre en travers de notre route ni de celle de la lutte !

    Nous n’oublions pas les injures. Nous n’oublions pas le mépris. Nous n’oublions pas les crimes de la bourgeoisie.

  • Documents concernant le procès de Leipzig. Interventions et interviews de G. Dimitrov.

    Documents concernant le procès de Leipzig. Interventions et interviews de G. Dimitrov.

    Documents concernant le procès de Leipzig. Interventions et interviews de G. Dimitrov.


    L’avènement du nazisme ne s’est pas fait d’un seul coup, comme un couperet tombant brutalement. Le nazisme s’est installé coups de force après coups de forces.

    Lorsque le Reichstag fut ainsi incendié, les nazis s’en sont servi comme prétexte pour tenter de décapiter les organisations communistes. Ils passèrent Georges Dimitrov, dirigeant de l’Internationale, en procès. Ce qui devait être une victoire pour eux fut un échec piteux, les juges, pourtant aux ordres de Goering, durent s’incliner et reconnaître l’innocence du prévenu.

    La défense et l’éloquence de Dimitrov, ainsi que la campagne internationale de soutien, ont permis que cela arrive.

    Hannah Arendt, à cette période, avait écrit « il n’y a plus qu’un seul homme en Allemagne, et cet homme est un bulgare »

    Ce document est un recueil de textes datant de la période. L’Incendie du Reichstag, discours final devant le tribunal ; Ce que nous devons dire avant tout ; La signification du procès de Leipzig et Les premiers enseignements. Ces textes sont intéressant et ne perdent pas de leur actualité. La bourgeoisie ne voit les droits démocratiques et politiques, in fine, que comme ‘un mal nécessaire.’

  • Le terrorisme comme arme de l’extrême-droite.

    Le terrorisme comme arme de l’extrême-droite.

    Le terrorisme comme arme de l’extrême-droite.

    La veille effectuée sur les attaques terroristes illustre d’une manière terrible la situation internationale : pas un jour ne passe sans qu’une bombe, une balle ou un véhicule ne soit utilisé dans le but de semer la terreur au sein des populations civiles. En Irak, en Syrie, en Afghanistan mais également dans de nombreux états africains, la mort frappe par surprise avec une régularité d’horloge terrifiante.

    Ces derniers jours n’ont pas fait exception. Un grand nombre d’attaques et d’assassinats ont été menés partout dans le monde.

    Fusillade à Waza, au Cameroun ; voiture bélier en Catalogne et à Charlottesville ; assassinat du dirigeant du TKP/ML – Tikko, Nubar Ozanyan, par balle… Le et caetera est terrible.

    La liste, chaque jour, s’allonge. Le traitement médiatique de ces attaques a été le reflet d’une terrible arithmétique : la valeur de la vie n’est pas là même en fonction de la position géographique et de l’origine. A nos yeux, ces morts sont des drames équivalents.

    Les pensées de nos militants vont, ainsi, vers les victimes de ces actes, vers leurs familles, vers les blessés. Nous exprimons notre solidarité par delà les océans et les frontières. Ces actes, hélas, ne sont pas isolés.

    Derrière les actions, un nombre incalculables de tentatives : incendies de mosquées, piraterie maritime contre les réfugiés, menaces de mort…

    Malheureusement les exemples sont légion.

    Quelles que soient les cibles, quelles que soient les auteurs, quelles que soient les méthodes, ces attaques portent une marque similaire : celle des provocateurs fascistes, des provocateurs réactionnaires, des assassins et des fauteurs de guerre. Chacun de leurs actes ne servent qu’à tuer, blesser, mutiler des civils, des membres des classes populaires ou ceux et celles qui vouent leur vie à servir le peuple.

    Leurs actions ne visent nullement à desserrer l’étau autour des opprimés et des exploités, mais, au contraire, à insuffler la méfiance, la paranoïa, la défiance et l’hostilité entre celles et ceux que tout devrait réunir. Ces crimes visent à briser toute solidarité entre ceux qui courbent l’échine sous le joug des mêmes exploiteurs.

    Le mouvement révolutionnaire et progressiste a parfois utilisé les attentats et les assassinats, il est vrai. Mais ces attaques ne furent jamais des crimes aveugles, des massacres commis pour envenimer les choses. Il s’agissait d’actes inclus dans une stratégie de défense ou de soulèvement.

    Lorsque les partisans, les combattants de la libération nationale, les révolutionnaires frappaient les rouages essentiels de l’ennemi.

    Lorsqu’ils frappaient ses moyens de communication, ses installations essentielles et ses agents.

    Rien de commun en cela avec les actes commis aujourd’hui. En plus d’un siècle et demi de militantisme, les révolutionnaires ont eu le temps de disserter sur le terrorisme individuel, sur l’usage de la terreur au sein des masses. Les communistes rejettent cette stratégie, laquelle sert in fine les intérêts de l’Etat et des exploiteurs, laquelle brise l’organisation des masses en mouvement politiques et syndicaux, laquelle dresse les uns contre les autres les membres des classes populaires.

    La stratégie terroriste renforçait les pouvoirs des Etats réactionnaires. Et c’est bien pour cela que les réactionnaires l’emploient.

    Fascistes et fascistes-obscurantistes, malgré leur haine de façade, marchent main dans la main.

    Ils marchent main dans la main dans leur course à la guerre réactionnaire, servant de valets aux grandes puissances impérialistes, qui les nourrissent lorsqu’elles le jugent nécessaire.

    Suprématistes blancs, identitaires et Daesh sont ainsi des alliés objectifs.

    Ils portent la même idéologie. Les uns et les autres se servent d’un argument de pseudo nostalgie d’un âge d’or fictif: Apartheid ; Califat ; Monolithisme racial… Mais ils veulent, en vérité, soumettre les classes populaires à la dictature intégrale  des exploiteurs ; refouler les femmes dans les églises, les maternités et les cuisines ; briser et brimer toute volonté d’émancipation, tout esprit de liberté.

    Ils sont les miroirs les uns des autres.

    Lorsque Daesh s’exclame que l’occident rejette les musulmans et les maltraitent, les fascistes y voient leur programme. Lorsque ces derniers commettent des attaques et des agressions , Daesh s’en sert de moyen de recrutement. Lorsque Daesh fait agir ses agents, les fascistes, en bons charognards, s’empressent de se servir de ces actes pour justifier leurs attaques contre les musulmans. Ainsi, le cycle se répète, s’intensifie, se poursuit.

    Lorsque ce cycle ne s’entame pas, les fascistes n’hésitent pas à opérer des attaques eux-mêmes, à mentir, à inventer des faits. Leur théorie pourrie étant incapable d’analyser la réalité, ils se doivent de la tordre. Mensonges et stratégie de la tension sont leurs armes. Tant que cela sert leurs objectifs, tout est bon. La leaderless resistance américaine, ainsi, mène assassinats, attentats, crimes sur crimes en rêvant que cela déclenche une « guerre des races ». Ils espèrent ainsi que les autorités feront appel à eux pour rétablir l’ordre et la discipline.

    Lorsque, en utilisant les arguments des fascistes, les impérialistes interviennent, sèment des bombes, sèment la misère et la surexploitation, ils créent les conditions d’implantation des organisations réactionnaires obscurantistes. Lorsque ces organisations attaquent, ces actions servent à renforcer les factions les plus belliqueuses des états dominants.

    Cette boucle est une boucle infernale. Elle est une boucle dont la conclusion est l’hégémonie politique des réactionnaires dans les pays impérialistes comme dans les pays dominés.

    Seules les organisations révolutionnaires peuvent la briser. Seules les organisations révolutionnaires peuvent avancer vers la voie de la paix, de l’émancipation de la fin de la misère et de l’exploitation.

    En stoppant les interventions militaires et la subordination économique. En nuisant à l’impérialisme des pays dominants dans les métropoles. En mobilisant les masses populaire pour abattre le pouvoir des agresseurs.

    En organisant les masses des pays dominés pour avancer sur le chemin de l’indépendance réelle, sur le chemin de l’émancipation.

    Ce n’est que lorsque le cercle terrible, menant à la mort et à la misère, sera remplacé par celui de l’entraide et de la coopération, sous le signe de la lutte politique contre la bourgeoisie, que les crimes finiront. Cette issue est la seule.

    Les fascistes et les charognards ne cherchent qu’à marcher sur les cadavres pour s’en faire des piédestaux. Ils ne veulent que les utiliser pour vociférer leurs discours de haine et de division.

    Ils utilisent la mort et la souffrance comme un moyen pour recruter et fédérer dans leurs projets guerriers.

    Ne prêtons pas l’oreille à ces vermines abjectes.

    Rejetons-les et chassons-les.

    Soyons solidaires, unitaires, et avançons ensemble, internationalement, dans la lutte contre l’impérialisme et, au premier chef, notre propre impérialisme !

    Ni guerres ni attentats entre les classes populaires.

    Unité et solidarité contre la bourgeoisie et ses serviteurs fascistes !

  • Le plan de la bourgeoisie. – La loi travail ; l’éducation ; l’Etat d’urgence…- Partie VI – Les conséquences et la lutte qui s’annonce.

    Le plan de la bourgeoisie. – La loi travail ; l’éducation ; l’Etat d’urgence…- Partie VI – Les conséquences et la lutte qui s’annonce.

    Les conséquences et la lutte qui s’annonce.

    Quelles conséquences ?

    La loi travail, dans un sens, illustre parfaitement les contradictions du capitalisme. Dans la course aux marchés, surtout dans une période où les capitalistes sont aiguillonnés par la crise, ceux-ci tentent de réduire au plus bas le coût de production de leurs marchandises, pour parvenir à surnager dans le marasme et, peut-être même, à prendre des parts de marché à d’autres.

    Comme on ne peut nourrir à l’économie une machine, ils choisissent de rogner là où c’est possible : sur les salaires et sur la possibilité de licencier comme bon leur semble. Il s’agit pour eux de pouvoir adapter la main d’œuvre à ‘l’évolution de l’économie et du marché, en rationalisant le plus possible leur masse salariale.

    Dans les faits, cette attitude alimente une loi objective de l’économie capitaliste : la tendance à la paupérisation relative et absolue. Le manuel d’économie politique d’URSS de 1955 caractérise cette tendance de la manière suivante : “La loi générale de l’accumulation capitaliste est l’expression concrète du fonctionnement de la loi économique fondamentale du capitalisme, la loi de la plus-value. La course à la plus-value aboutit à l’accumulation des richesses entre les mains des classes exploiteuses et à l’augmentation de l’appauvrissement et de l’oppression des classes non possédantes.

    Le développement du capitalisme s’accompagne de la paupérisation relative et absolue du prolétariat.

    La paupérisation relative du prolétariat consiste en ce que dans la société bourgeoise la part de la classe ouvrière dans le montant global du revenu national décroît sans cesse, alors que la part des classes exploiteuses est en progression constante.(…)

    La paupérisation absolue du prolétariat consiste dans l’abaissement pur et simple de son niveau de vie.

    L’ouvrier se paupérise de façon absolue, c’est-à-dire qu’il devient véritablement plus pauvre qu’auparavant ; force lui est de vivre encore plus mal, de se nourrir plus chichement, d’être plus souvent sous-alimenté, de s’entasser dans les caves et les greniers-La richesse croît dans la société capitaliste avec une rapidité invraisemblable, parallèlement à la paupérisation des masses ouvrières”.

    (V. Lénine « La paupérisation dans la société capitaliste »,Œuvres t. XVIII, p. 405-406 (éd. russe).)

    Pour enjoliver la réalité capitaliste, l’économie politique bourgeoise s’efforce de nier la paupérisation absolue du prolétariat. Les faits cependant attestent qu’en régime capitaliste le niveau de vie de la classe ouvrière est en baisse constante. Gela se manifeste sous bien des formes. La paupérisation absolue du prolétariat se traduit par la baisse du salaire réel. Comme on l’a déjà dit, la hausse des prix des objets de consommation courante, l’augmentation des loyers et des impôts entraînent la diminution constante du salaire réel des ouvriers.

    La paupérisation absolue du prolétariat se manifeste par l’ampleur et la durée accrues du chômage.

    Elle se manifeste dans l’intensification et dans l’aggravation des conditions de travail, qui aboutissent au vieillissement rapide de l’ouvrier, à la perte de sa capacité de travail, à sa transformation en invalide. L’intensification du travail et l’absence de mesures nécessaires à la protection du travail multiplient les accidents et les cas de mutilation.

    La paupérisation absolue du prolétariat se manifeste dans de plus mauvaises conditions d’alimentation et de logement des travailleurs, ce qui a pour effet de ruiner la santé et d’abréger la vie des travailleurs.

    La loi travail ouvre les vannes d’un effondrement brutal du niveau de vie des travailleurs et travailleuses. Paradoxalement, elle contribue à fragiliser le pouvoir et la situation des capitalistes. Réduire le niveau de vie des travailleurs, cela revient à réduire leur possibilité d’achat, même si celle-ci peut être maintenue un temps par l’endettement.

    Cela revient à fragiliser et à épuiser l’économie, en la ralentissant. Par voie de conséquence, cela poussera également les patrons à licencier et à jeter à la rue les travailleurs qui ne sont pas utiles. Cela fragilise également les patrons et les patronnes les plus faibles, et des secteurs les plus vulnérables, et peut les pousser à mettre la clé sous la porte, ou à vendre à bas prix leurs entreprises. Cela favorise une reconcentration de l’économie dans un cercle encore plus restreint de capitalistes. Même une grande partie de la petite bourgeoisie libérale, qui soutient Emmanuel Macron corps et âme, découvrira, à ses frais, qu’elle a été trompée.

    Si le mouvement de Macron tente de maintenir une illusion de hauts salaires, en faisant rentrer une partie du salaire indirect en direct, cette illusion ne peut tenir qu’un temps restreint. Au final, l’addition se retrouve être bien trop lourde pour être payée, et la misère la plus crasse s’installe.

    Le gouvernement de Macron est un gouvernement kamikaze. Il n’est conçu que pour remplir cette mission, servir la bourgeoisie et affirmer son ordre, sans la moindre considération pour son avenir. Il appliquera sa politique avec pertes et fracas. Seulement, en brûlant l’intégralité des fusibles qui maintiennent la « paix sociale », Emmanuel Macron et ses sbires vont lancer dans la rue une masse en colère. Colère qui trouvera un échappatoire politique, quel qu’il soit. 

    La croisée des chemins se trouve ici. Elle réside dans cette simple question : quel contenu aura cette colère ?

    La position centrale de Macron le sert, tactiquement, mais cause un verrou stratégique. Quelle alternance peut naître en face d’un pouvoir de ce type ? Toutes les organisations politiques pouvant éventuellement jouer ce rôle sont mouillées avec plus ou moins d’intensité dans des tractations et des ralliements à LREM. Cela a démasqué aux yeux des travailleurs et des travailleuses la collusion et l’accord de fond qui unit toutes ces forces bourgeoises.

    Il n’existe décemment pas de possibilité que les futures échéances électorales se déroulent dans la joie et la douceur.

    La colère des masses sera trop forte.

    Les opportunistes la guettent, pour s’en servir comme d’un marchepied pour leurs carrières, pour leurs fauteuils, pour leurs sinécures. Ceux-ci ne désirent rien d’autre que de faire de ce cri de désespoir un sésame pour leur entrée dans l’Assemblée. Ils se peignent en héros du peuple, mais ne veulent que perpétuer un jeu qui fait leur bonheur, leur confort, qui leur permet d’avoir leurs cours et leur royaumes.

     Les 60% d’abstention, de vote blanc ou nul illustrent le fait que les masses ne mordent pas dans ces discours, tant ils sonnent vides, tant ils sonnent creux.

    Les fascistes, les réactionnaires, les obscurantistes, guettent également la colère populaire. Eux veulent l’instrumentaliser et surfer sur elle pour en faire un mouvement de masse, de mobilisation, qui suit leur ligne idéologique. Ils veulent la diriger contre des ennemis fictifs, soumettre les travailleurs aux projets d’agression et d’expansion de la bourgeoisie. Ils sont les apôtres du mythe de l’intérêt national, tout en nourrissant un projet d’une société d’ordre social. Intérêt national signifiant intérêt de la bourgeoisie, ordre social qui signifie ordre des exploiteurs.

    Ces fascistes et ces réactionnaires ne sont pas à négliger. Ils sont une carte dans le jeu de la bourgeoisie, une carte maîtresse pour faire taire les revendications sociales, exiger des sacrifices et mobiliser pour la guerre impérialiste.

    La bourgeoisie peut très bien jouer les apprentis-sorciers et les nourrir d’argent et de publicité. Elle le fait déjà dans une certaine mesure, tant ils peuvent être tactiquement utiles, comme supplétifs de la police ou comme agents provocateurs. Il s’agit d’une option politique qui pourrait également devenir viable, dans le but de rappeler à l’ordre la pays, tant celui-ci aura été déchiré par l’hémorragie sociale.

    Ironiquement, certains « antifascistes » ont soutenu l’hypothèse d’un Macron sauveur contre une Le Pen fasciste. Ils ont déclaré que sa victoire était celle de la liberté contre l’oppression. Or, en mai 2017, rien n’indiquait une possibilité de victoire du FN, d’une part, ni d’une possibilité pour un FN élu d’appliquer son programme, de l’autre.

    En mai 2022, la situation pourrait bien être toute autre. En « repoussant le fascisme », ces prétendus révolutionnaires se sont discrédités auprès de leurs auditoires, tout en soutenant l’entrée, en fraude, de l’acteur qui permet de réaliser leur prophétie.

    La seule solution : l’organisation politique.

     La lutte contre la loi travail est l’étape première pour permettre une victoire plus générale. Cependant, il est essentiel d’être honnête : il est improbable qu’elle débouche sur une conclusion heureuse à court terme. Une épreuve de force entre la bourgeoisie et les travailleurs, dans l’état actuel des choses, est à l’avantage du patronat.

    Cela n’est pas une conclusion défaitiste, mais illustre que la lutte doit se placer dans un échéancier plus large, et surtout sous une forme plus approfondie. Limitée à l’option économiste et syndicale, elle court le risque de n’être intense qu’un moment, puis de s’éteindre.

    De même, poussée à son paroxysme, la grève générale économique, elle peut fort bien être battue en brèche par une bourgeoisie organisée, structurée, dotée d’un esprit de classe et de réserves supérieures.

    Elle doit être menée sans esprit de recul, en luttant contre toute volonté de capitulation. Là réside le travail du Front Social, qui porte la lutte durant cet été d’offensive à outrance, qui forme un lien, un ciment, une base autour de laquelle doivent s’agréger les forces syndicales et politiques.

    Des accusations existent, qui justifient une défiance entre Front Social et les syndicats. Cette hostilité est notamment entretenue par la rivalité entre le PCF et la FI, autour de qui sera le nouveau Parti Socialiste. Ces manœuvres qui entretiennent ce climat de division doivent être jugulées. Le Front Social doit vivre, grandir et combattre. Il doit être le fer de lance de la lutte.

     Mais elle doit donc trouver une issue politique. Une issue non dictée par l’opportunisme, mais bien par les objectifs que poursuit cette mobilisation : liquider le capitalisme.

    Cette lutte sera un succès si, au travers de celle-ci naissent les bases de la contre-offensive et de la victoire. Si émerge une nouvelle génération de militants combatifs et résolus, un pas sera franchi sur le chemin de la victoire. Si jamais se renforcent les organisations de défense de travailleurs, un autre sera fait. Si jamais se renforcent les organisations antifascistes, lesquelles auront fort à faire pour lutter contre l’étranglement policier et contre les provocateurs fascistes, un autre pas.

    Si jamais les organisations révolutionnaires avancent sur la voie de la construction d’un front résolu, unitaire, dévoué à arracher la légitimité politique à la bourgeoisie, un bond de géant sera fait. L’Unité Communiste défend la thèse de l’opposition extra-parlementaire comme étape pour contrer le pouvoir absolu de la bourgeoisie, elle invite les organisations et les individus partageant cette idée à travailler en commun pour qu’elle se concrétise.

    Les communistes ont un rôle éminent à jouer dans cette lutte, tant pour l’aspect tactique et pratique que pour trouver une issue stratégique.

    Ce rôle est à plusieurs échelles, tant en soutenant les positions les plus avancées dans la lutte, les plus révolutionnaires et les plus politiques. Mais également en luttant contre l’introduction de mots d’ordres capitulards, de collaboration de classe ou à des déviations chauvines. Cependant, les tendances à l’aventurisme peuvent, elles aussi, saper l’unité du mouvement et risquer d’isoler dans le sectarisme les militants et militantes politiques.

    Un travail long mais essentiel commence, la bataille s’ouvre et n’est pas prête de se refermer, d’autant qu’un statu quo ante bellum est improbable. Cette tâche est immense, les forces qui veulent l’entreprendre doivent donc se hisser à sa hauteur.

    Pour la lutte jusqu’à la victoire !

    Vive le communisme !

  • Sur la dictature du prolétariat – V – La seule solution : la voie révolutionnaire.

    Sur la dictature du prolétariat – V – La seule solution : la voie révolutionnaire.

    La seule solution : la voie révolutionnaire.

    Seule la révolution peut permettre de sortir de l’impasse.

    La lutte pour le pouvoir du prolétariat n’a rien d’un jeu divertissant et sans risques. Chaque faux-pas peut mettre en danger l’ensemble de la structure révolutionnaire, chaque erreur se mesurer en arrestations, en disparitions.

    Un grand nombre d’interlocuteurs, d’organisations réformistes radicales, posent la question sous la forme du pragmatisme. Il s’agit bien souvent d’un faux-semblant pour fuir les questions relatives à la prise du pouvoir.

    Le pragmatisme est souvent mis en avant comme l’émanation du sens pratique. Le problème est qu’il se pare d’un double aspect.

    Lorsque Staline, dans les principes du léninisme, évoque le « sens pratique américain », le porte aux nues, il évoque une forme de pragmatisme : le pragmatisme tactique. Ce pragmatisme tactique consiste à exploiter certaines situations spécifiques, certaines opportunités, pour faire avancer le mouvement révolutionnaire.

    Etre pragmatique et vouloir utiliser les possibilités offertes par la démocratie bourgeoise est juste. Un parti révolutionnaire peut fort bien, dans un cadre tactique, présenter des candidats, faire campagne pour les élections, conquérir des mairies et des sièges d’élus. Refuser en bloc -par principe- reviendrait à négliger certaines possibilités de gagner en influence, de gagner une tribune importante, de dénoncer le fonctionnement des institutions et du système électoral.

    Certaines organisations prennent prétexte de cela. Si elles se défendent de pratiquer une focalisations sur les échéances électorales, elles ne voient pour autant pas d’autres issue à leur situation que de gagner le pouvoir par les urnes.

    La stratégie dicte la forme d’organisation. Un parti électoraliste n’est pas conçu de la même manière qu’un parti révolutionnaire. L’un est conçu pour s’intégrer dans les jeux de la bourgeoisie, l’autre sous une forme d’organisation inspirée par l’efficacité militaire, ayant pour but de mener la lutte contre la bourgeoisie et de la battre.

    Or, ces organisations prétendant « utiliser » les élections n’ont rien de commun avec le parti de type nouveau, avec le parti de type léniniste. Elles ne sont purement et simplement pas architecturées de la même manière.

    Les oppositionnels du PCF peuvent ainsi hurler contre la direction. Cependant, jamais ils ne posent la question de l’organisation interne du PCF, du fait que cette structure est devenue profondément inadaptée aux tâches révolutionnaires, que ce parti est organisé et structuré comme un parti bourgeois.

    Pourquoi ne le voient-ils pas ? Car ils ne se posent pas la question de la révolution de manière rationnelle, de manière logique. Eux défendent un changement cosmétique, un changement de façade, de discours, mais nullement une refonte intégrale, correspondant réellement aux tâches de l’heure actuelle.

    En fait de pragmatisme tactique, ils font œuvre de pragmatisme stratégique, considérant que la stratégie actuelle est la réforme et que si elle échoue, la nouvelle stratégie pourra être la révolution. Il s’agit d’un tour de force énorme. D’un tour de force et d’une subordination complète au bon vouloir de la bourgeoisie, laquelle fait mine d’accepter le jeu démocratique, laquelle dorlote les élus du PCF, les corromps, les achète.

    Cette phase réformiste s’étend d’autant plus ad vidam eternam que les élus, les cadres, les membres de l’appareil ont formé une bourgeoisie interne. On ne mord par la main qui nourrit.

    La citation « plus rigide la stratégie, plus souple la tactique » prend tout son sens. La stratégie guide ne saurait être autre chose que la position révolutionnaire maximale. Ne serait-ce que sous un principe du « qui peut le plus peut le moins. »

    Un parti communiste révolutionnaire, architecturé pour la prise du pouvoir par les masses, n’a rien a redouter au fait de présenter des candidats, dans la mesure où ils sont traités comme des « fusils » et subordonnés au parti. Tant que le parti leur commande, y compris si l’ordre doit être de quitter leur mandat, le problème ne se pose pas. Le jour où ceux-ci commandent au parti, la tactique prend le pas sur la stratégie, et un risque se pose.

    Si la bourgeoisie cédait le pouvoir sans heurts, sans faire de difficultés, sans problème, la question ne se poserait pas.

    Mais il est improbable qu’elle le fasse.

    L’expérience historique démontre que la bourgeoisie ne cède pas, n’est pas fair-play.

    Il n’existe pas de révolution clé-en-mains, de modèle unique à partir duquel le succès est au rendez-vous à 100%. D’une part car les condition objectives dans lesquelles se déroulent les révolutions ne sont jamais exactement les mêmes, de l’autre car l’expérience transforme les deux camps.

    Ainsi, certaines erreurs commises pendant les tentatives de révolution, pendant les premières expériences de dictature du prolétariat, à l’exemple de la Commune de Paris, ne seront -espérons-le- par reproduites.

    Dans notre communiqué célébrant l’anniversaire de cette expérience fondatrice, nous avions mis en avant les éléments suivant : Comme nous l’avions développé plus haut, cette expérience fut une machine d’une dialectique impitoyable, laquelle écrasa bien des conceptions fausses. Ainsi, les thèses pourries de Proudhon, individualistes, artisanales, anti-socialistes, furent battues à plate couture par l’irruption terrible de la réalité. Au lieu d’être le début de la consécration, ce fut la défaite : c’est la socialisation du travail, les valeurs communistes, qui l’emportèrent sur l’individualisme anarchiste.

    Les blanquistes, conspirateurs, incapable de faire naitre une ligne de masse, persuadés que les révolutions de palais font tout, durent réviser leur doctrine.

    Elle commit des erreurs également : le respect sacré de la Banque de France, dont les fonds ne furent saisis. Ce qui aurait pu être une dévastation pour la bourgeoisie, un abominable otage, pu être récupéré dès la fin de la Commune.

    Le siège Versaillais ne pu être levé car la Commune resta confinée dans un espace étroit, uniquement urbain, uniquement local. Si des émules apparurent, dont à Lyon et à Vienne, le mouvement ne trouva pas la clé que trouvèrent les bolcheviks : l’alliance des ouvriers et des paysans, seule à même de pulvériser la bourgeoisie.

    Manqua également le Parti, capable de coordonner, de diriger cette alliance, de faire naître, d’une insurrection victorieuse, une guerre révolutionnaire balayant toute trace de la bourgeoisie. Ce sont ces conclusions que tirèrent les continuateurs, les observateurs, la analystes. Ces conclusion donnèrent le matériel pratique qui pu être étudie pour en tirer les conclusions politique, idéologique qui enrichirent l’idéologie communiste.

    De même, la bourgeoisie elle-même n’est plus la même qu’à l’orée du XXème siècle. Elle a tiré des enseignements précieux de sa propre vulnérabilité, et s’est doté d’outils permettant de conjurer -temporairement certes – son renversement.

    Son expérience en termes de propagande anticommuniste, en termes de corruption, en termes de défense passive ; mais également du côté de sa défense active, militaire : théorisation de la lutte anti-insurrectionnelle (COIN), guerre subversive…etc. D’un point de vue d’organisation du travail, elle s’est même inspirée des méthodes communistes, grâce à l’expertise de transfuges et de traitres. Les conceptions managériales ont ainsi pour vocation de liquider la conscience de classe, de favoriser l’atomisation des travailleurs et des travailleuses, d’individualiser leur rapport à leur propre exploitation. Toutes ses méthodes sont tout autant de fusibles dont la bourgeoisie s’est dotée pour se prémunir contre les dangers. Cependant, aucun de ces fusibles ne peut écarter totalement et définitivement le capitalisme de ses contradictions internes, lesquelles le poussent irrémédiablement dans la chute et l’effondrement.

    Certaines constantes existent cependant dans les conceptions révolutionnaires, et méritent d’être passées en revue pour mémoire. Dans notre brochure sur les bases du communisme nous définissions ces différentes théories de la manière suivante:

    « La théorie de la révolution a connu bien des écoles. Certains sont des partisans du Grand Soir, cette théorie pétrie d’idéalisme. Ils et elles imaginent qu’un beau jour les masses sortiront dans la rue, prendront l’Assemblée et déclareront la république bourgeoise abolie.

    Cette manière de voir les choses n’a jamais connu d’application concrète. Elle est un fantasme, rien de plus. Dans les faits, les masses sont spontanément réformistes. La révolution, la construction d’une nouvelle société, se heurte à l’idéologie bourgeoise, au poids des habitudes. Lorsque ces individus étudient le passé, ils ne voient pas, souvent par rejet de l’organisation, que les révolutions furent issues d’un travail en amont, mené par des organisations révolutionnaires.

    Bien souvent, dépités, déçus, les tenants de cette théorie rejettent leur idéologie révolutionnaire de pacotille et se tournent vers le réformisme.

    Plus ambitieuse encore, la Révolution Mondiale trotskiste. Elle est défaitiste par essence, car repousse au moment « parfait » le déclenchement de l’opération révolutionnaire. Par ce moyen, elle peut ainsi le remiser toujours au lendemain, et considérer que l’heure n’est pas propice. Cela permet de justifier l’activité fractionnelle au sein des organisations de la bourgeoisie, des partis sociaux démocrates. Pire encore, lorsqu’une révolution a lieu, ses tenants s’effraient et la considèrent condamnée, par son caractère local, national. Dès lors, ils n’ont de cesse de le décrier et de le saboter.

    « La révolution ne résoudrait les problèmes bourgeois qui se présentaient à elle en première ligne qu’en portant le prolétariat au pouvoir. Et lorsque celui-ci se serait emparé du pouvoir, il ne pourrait se limiter au cadre bourgeois de la révolution. Tout au contraire, et précisément pour assurer sa victoire définitive, l’avant-garde prolétarienne devrait, dès les premiers jours de sa domination, pénétrer profondément dans les domaines interdits de la propriété aussi bien bourgeoise que féodale. Cela devait l’amener à des collisions non seulement avec tous les groupes bourgeois qui l’auraient soutenue au début de sa lutte révolutionnaire, mais aussi avec les larges masses paysannes dont le concours l’aurait poussée vers le pouvoir. Les contradictions qui dominaient la situation d’un gouvernement ouvrier, dans un pays retardataire où l’immense majorité de la population se composait de paysans, ne pouvaient trouver leur solution que sur le plan international, sur l’arène d’une révolution prolétarienne mondiale. » Ce qui est souligné révèle la posture de Trotksy. Pour cet individu, la révolution ne trouvant pas son issue dans l’arène mondiale, doit renoncer et retourner à son stade bourgeois. C’est une capitulation totale. Sa révolution permanente, niant les étapes, niant l’alliance avec la paysannerie, est un aventurisme qui cache, là encore, une déviation de droite. « Si on ne peut être pur, n’essayons pas, » tel serait son crédo.

    Lénine présentait les choses d’une manière intégralement opposée, citée dans Les principes du léninisme: « Auparavant, on considérait que la victoire de la révolution dans un seul pays était impossible car, disait-on, pour vaincre la bourgeoisie, il faut l’action combinée des prolétaires de la totalité ou, tout au moins, de la majorité des pays avancés. Ce point de vue ne correspond plus à la réalité. Il faut maintenant partir de la possibilité de la victoire sur la bourgeoisie dans un seul pays, car le développement inégal, saccadé des pays capitalistes sous l’impérialisme, l’aggravation des contradictions internes de l’impérialisme, qui aboutissent fatalement à des guerres, la croissance du mouvement révolutionnaire dans tous les pays du globe entraînent non seulement la possibilité, mais la nécessité de la victoire du prolétariat dans des pays isolés. »

    Lénine est clair : Il est possible, il est nécessaire de saisir l’opportunité de frapper la bourgeoisie et d’être victorieux, même dans un seul pays. Il poursuit de même :

    « Mais renverser le pouvoir de la bourgeoisie et instaurer celui du prolétariat dans un seul pays, ce n’est pas encore assurer la victoire complète du socialisme. La tâche principale : l’organisation de la production socialiste, est encore à accomplir. Peut-on en venir à bout, peut-on obtenir le triomphe définitif du socialisme dans un pays sans les efforts combinés des prolétaires de plusieurs pays avancés ? Certes, non. Pour renverser la bourgeoisie, il suffit des efforts d’un seul pays : c’est ce que nous montre l’histoire de notre révolution. Pour le triomphe définitif du socialisme, l’organisation de la production socialiste, il ne suffit pas des efforts d’un seul pays, particulièrement d’un pays rural par excellence comme la Russie : il faut les efforts des prolétaires de plusieurs pays avancés. »

    Trotsky, dans ses trois fausses théories, Révolution Mondiale, Révolution permanente, Programme de Transition, réussit un triplé d’échecs. Le Programme de Transition, que les organisations trotskistes appliquent avec soin, est une illustration parfaite du Trotsky vieillissant de la fin des années 30, préfigurant le Trotskisme fascisant des années 1940.

    L’idée est simple : présenter un programme que le capitalisme ne peut satisfaire, mais qui -jamais au grand jamais- ne mentionne la révolution, sinon cosmétiquement. Cela va passer par des revendications d’interdiction des licenciements, d’interdiction des profits capitalistes, de mise sous contrôle populaire d’une partie de l’industrie et des monopoles capitalistes. En somme cela demande à l’Etat bourgeois de tirer contre son camp.

    La stratégie vise à démontrer aux masses le caractère hostile du capitalisme et, au final, à les amener à se révolter.

    Dans le fond, cela revient à leur cacher la vérité, c’est à dire que cela n’est pas possible. Cela revient à les lancer, sans être politiquement armés, à l’assaut de la bourgeoisie. Lorsque cela échoue, non seulement les masses sont déçues, dégoûtées, mais aucun progrès politique n’est fait.

    C’est ce qui est retrouvé dans des mots d’ordres tels que « insurrection citoyenne » ; « gouvernement ouvrier » ; « nationalisations démocratiques. » Ce sont des mots d’ordre qui nient la question du pouvoir, de la révolution.

    La théorie de l’insurrection, elle aussi, connaît ces vices. Elle consiste en une accumulation de forces censées à un instant T déboucher sur une éruption révolutionnaire. Ces accumulations en réserves stratégiques sont, sur le papier, positives, mais, bien souvent, elles se cantonnent à cela et tergiversent. Des insurrections ont réussi, notamment celles de Petrograd, il y a cent ans, mais baser la stratégie de l’organisation révolutionnaire sur cette seule option est un pari risqué, qui demande des conditions ultra-spécifiques pour déboucher sur un succès. Or, il est essentiel de créer ses propres succès. Il est donc possible de faire mieux.

    La théorie de la guerre populaire prolongée est une théorie qui synthétise les apports de la lutte révolutionnaire dans toute l’histoire. Elle est la somme la plus aboutie de la théorie militaro-politique de la révolution.

    Lorsqu’en 1917, les bolcheviks ont lancé la révolution, cela ne s’est pas fait en un tour de main. Une guerre civile fut nécessaire pour permettre l’instauration du pouvoir communiste. L’insurrection a formellement déclaré ce pouvoir, mais son exercice réel est l’enfant de la guerre.

    En 1949, lorsque Mao Zedong proclame la République Populaire de Chine, cela vient couronner la fin d’une guerre qui a permis aux communistes de créer un espace dans lequel ils assumaient la réalité du pouvoir.

    Dans les deux cas, dans chacun des cas, c’est la capacité à pouvoir exercer ce pouvoir réel qui prime sur la déclaration formelle. C’est cette capacité de remplacement du pouvoir bourgeois par celui du prolétariat qui est la clé. La déclaration formelle n’est que vent si elle ne s’accompagne pas de cela.

    Dans ce cadre, la Guerre Populaire Prolongée est une méthode dure stratégiquement : elle recherche la destruction de la capacité d’assurer la réalité du pouvoir par la bourgeoisie,  pour construire celle du prolétariat.

    Tactiquement, elle est très souple, elle permet d’utiliser l’ensemble des moyens, que ceux-ci soient légaux ou non, pour réaliser cet objectif. La tactique, cependant, doit rester étroitement subordonnée à la stratégie.

    Elle traverse, grossièrement, trois étapes:

    La défensive stratégique, étape de rassemblement des forces, de construction, de luttes défensives, syndicales, antifascistes. Elle est une période d’accumulation en vue du conflit et de début de conflit. Elle doit déboucher sur une politisation, une radicalisation politique des luttes. Elle doit déboucher aussi sur des embryons de soviets capables de prendre des décisions et de pouvoir en débuter l’application.

    La période d’équilibre stratégique correspond à un double-pouvoir. Elle correspond à une phase pendant laquelle chacun des deux camps dispose d’une influence certaine, dans certains secteurs -géographiques, sociaux …etc. Cependant, aucun des deux ne peut anéantir l’autre, directement, à ce stade. Il s’agit d’un moment où la lutte se double d’un caractère militaire fort, et où l’accumulation de forces se double de la nécessité de briser la machine adverse.

    L’offensive stratégique correspond au moment où la révolution prend le pas, impose sa légalité et sa légitimité sur un ordre pourrissant et s’effondrant. Les institutions de l’Etat bourgeois ne répondent plus. Sa capacité d’initiative est tarie, celle à assumer le pouvoir de manière concrète se disloque. L’offensive stratégique correspond à l’antichambre de la victoire. »

    La bourgeoisie dispose d’un appareil militaire qui doit être combattu. Ses forces spécialises, sa police, son armée, doivent être neutralisées pour qu’elles ne servent pas les noirs dessins de leurs maîtres. La bourgeoisie ne cédera pas sans tenter d’écraser les révolutionnaires.

    Face à l’organisation supérieure de la bourgeoisie -autour d’un Etat, d’une police, d’une armée, d’une justice au service de sa classe- les révolutionnaires ne peuvent se contenter d’être dispersés et de réagir au coup-par-coup. Au degré supérieur d’organisation de l’Etat-major de la bourgeoisie doit répondre une organisation au degré tout aussi supérieur : un Etat-major du prolétariat. Cela n’est en aucun cas, une nouvelle fois, par un amour atavique de la bureaucratie, de l’ordre et de la discipline, mais bel et bien car sans cela, toute tentative de changement profond de la société s’asphyxierait dans les débats sans fins, dans le crétinisme parlementaire, dans un flou constant qui in fine, profite systématiquement à la partie la plus à droite, la plus modérée, des organisations.

    C’est là l’une des découvertes de Marx et Engels, cette nécessité du Parti comme outil de la lutte, comme Etat-major, comme organisation révolutionnaire.

    Quant à la dictature du prolétariat, ce n’est pas non plus par amour de la violence et du carnage que les révolutionnaires ont le devoir de l’instaurer. Contrairement à ce que peuvent penser les libertaires ou les réformistes, ce n’est pas par désir d’autorité, par désir de pouvoir. Il s’agit d’une nécessité, dont Lénine disait à juste titre que la conscience de celle-ci était le premier pas vers la liberté.

    Bien souvent, la dictature du prolétariat est traitée par la caricature, avec des remarques digne du sophisme. Cependant, d’autres posent le doigt sur des aspects réellement problématiques de l’exercice du pouvoir révolutionnaire. Ce sont à ces différentes interrogations qu’il est important de répondre, pour expliquer le caractère paradoxal de cette dictature, laquelle signifie, in fine « démocratie pour le peuple, dictature pour les ennemis du peuple. »

  • Nouvelle brochure : Le fascisme et la classe ouvrière – Georges Dimitrov

    Nouvelle brochure : Le fascisme et la classe ouvrière – Georges Dimitrov

    Le fascisme et la classe ouvrière – Georges Dimitrov

    Nous mettons à disposition cette brochure essentielle de Dimitrov, sur la question du fascisme et du pouvoir. Celle-ci, rédigée au moment de la prise du pouvoir par les nazis, met le doigt sur de nombreux aspects, notamment sur le rôle de la sociale-démocratie dans le sabotage de la défense antifasciste.

    Une brochure incontournable.

  • Communiqué à la suite du rassemblement contre le « bastion social » du GUD

    Communiqué à la suite du rassemblement contre le « bastion social » du GUD

    Pas de bastion nazi dans Lyon !

    Hier, vendredi 2 juin, le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs, L’Unité Communiste de Lyon ainsi que des individus ont appelé a un rassemblement pour dénoncer l’instrumentalisation de la misère par les fascistes du GUD. Ceux-ci ont en effet ouvert, le 23 mai, un « bastion social » destiné à accueillir des sans-domiciles fixes « français. » L’idée d’accueillir des individus souffrant de l’exclusion sociale pourrait passer pour louable, pour une sincère solidarité vis-à-vis des plus démunis. Or, il n’en est rien. Le GUD surfe, avec un cynisme éhonté, sur le mal logement, la misère, la détresse sociale, pour avancer ses thèses racistes, fascistes et réactionnaires.

    Le GUD a beau tenter de se camoufler derrière des discours populaires, derrière des lâchers de ballons de baudruche bleu-blanc-rouge, il a beau tenter de se dire du côté du peuple, cela demeure un mensonge intégral. Le fait que, le 1 juin, deux de ses militants passaient en procès pour l’agression d’un professeur de mathématique, n’est qu’une illustration parmi d’autres du comportement haineux de cette clique.

    Le GUD se nourrit de la misère, s’en sert pour monter les travailleurs et les exploités les uns et les unes contre les autres, sans jamais dire que la misère vient d’un patronat bien « de souche. »

    Le GUD se moque que des SDF meurent dans les rues, se moque bien de la souffrance des travailleurs. Elle n’est qu’un marchepied pour légitimer leurs thèses racistes.

    Le vendredi 2 juin, nous étions 250 à dénoncer ce discours sans vergogne. A affirmer notre solidarité avec l’ensemble des mal logés, l’ensemble des victimes de la précarité, de l’exploitation et de la misère. La pour affirmer que la lutte contre le capitalisme n’a pas de frontières, pas de patrie, qu’elle est internationale.

    La police, en surnombre, une nouvelle fois, ne s’est pas contentée d’être une spectatrice neutre : elle a entravé l’action de contestation, en saisissant nos tracts, notre mégaphone -empêchant toute prise de parole et toute information vis-à-vis des habitants et des passants. Deux camarades ont, ainsi, été emmenés au commissariat et placés en garde à vue, pour des motifs futiles. Fouilles, intimidations, contrôles, encerclements… les méthodes de la police restent marquées par le deux poids, deux mesures. Pressions envers les antifascistes, tolérance sans limites pour les fascistes. Qu’attendre d’autre de la part d’un ministre de l’intérieur qui, lorsqu’on lui parle de nazis, répond Brigades Rouges et Bande à Baader ?

    Le rassemblement s’est terminé dans une manifestation sauvage, offensive, scandant des chants antifascistes au travers des rues de Lyon.

    Nous ne laisserons pas les fascistes former un bastion dans la presqu’île. Ce rassemblement ne forme qu’une première étape dans une lutte longue pour juguler la progression de l’extrême-droite à Lyon, pour la contrer et finalement la repousser. Nous appelons à nous rassembler de nouveau pour dénoncer la présence des fascistes, pour dénoncer leur discours menteur et opportuniste, pour rappeler leur vraie nature : des ennemis des exploités, des ennemis des classes populaires, des serviteurs zélés du patronat et des exploiteurs.

    Rendez-vous le vendredi 09 juin 18h00 – Place des Jacobins.

    Le droit au logement n’a pas de frontières !

    La place des fascistes est au cimetière !

  • GUD social ou opportunisme sans vergogne ?

    GUD social ou opportunisme sans vergogne ?

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon concernant l’ouverture du squat du GUD.

    Le 27 mai 2017, le Groupe Union Défense, organisation se revendiquant du fascisme, a annoncé avoir ouvert un bâtiment inutilisé, appartenant à la mairie de Lyon. Ils revendiquent le fait de créer un lieu d’accueil pour les SDF français. A travers cette initiative, l’idée de mettre au centre du débat la « préférence nationale », concept phare des fascistes, lesquels accusent l’Etat de privilégier systématiquement les clandestins.

    Qu’importe si les faits et les statistiques les contredisent. L’essentiel pour les fascistes du GUD est de faire parler d’eux. Généralement, lorsque les rats noirs apparaissent dans les médias, il s’agit plus de la rubrique « faits divers » : opérations de tabassages, exactions racistes ou menaces proférées à l’encontre de journalistes. Leurs ex-membres sont, par contre, au centre d’affaires illustrant leur haute moralité : Ainsi, Frédéric Châtillon et Axel Lousteau, deux pontes du FN mouillés dans des affaires de gros sous, sont issus des rangs de l’organisation néo-fasciste. Le patriotisme n’est pas incompatible avec l’amour des paradis fiscaux. Ni, pour d’autres, avec le fait de vendre des armes aux djihadistes, tout comme de négocier -pour Lafarge- des contrats avec l’Etat Islamique.

    Le cynisme, là aussi, forme le fil rouge de cette opération sociale. Le sort des classes populaires n’intéresse absolument pas les GUDards, pas plus que celui des SDF ou des victimes d’attentats. Non, la seule chose qui intéresse ces individus est de se forger une force de bataille, de recruter, d’intensifier leurs opérations -tant mieux si elles sont lucratives- et de surfer sur la misère et la colère pour tendre vers le pouvoir.

    A l’imitation des néofascistes italiens de Casapound, leur modèle, ils ne voient ce lieu que comme une caserne et un bastion, nullement comme un lieu d’aide pour ceux et celles qui sont dans une situation dramatique.

    Jamais le GUD ne produit d’analyse sur l’exploitation, sur l’exclusion sociale, sur la misère. Une seule rengaine : l’étranger est responsable. Lorsque le capitalisme est évoqué, il agit sous les traits -à peine maquillés- de la caricature des années 30 : le capital cosmopolite et apatride, contre le bon et gentil capitalisme national. Jamais le bourreau n’est vêtu de Bleu-Blanc-Rouge.

    Imaginerait-on un instant les membres du GUD lutter pour les droits des travailleurs ? Lutter pour les droits démocratiques ? Lutter pour des conquêtes sociales ? Jamais de la vie. Leur seule apparition dans les mouvements sociaux s’est faite par de la provocation, des attaques contre les syndicalistes, des raids. Au mieux, ont-ils été des supplétifs de la police et de l’Etat.

    Pourquoi cette contradiction ? Tout simplement car le GUD ne désire pas la victoire des travailleurs, mais bien au contraire leur soumission dans un système corporatiste, dans une société organique, dans laquelle le prolétariat est là pour nourrir une classe dominante parasitaire. Brandir l’étendard de l’intérêt national, comme le fait le GUD, signifie brandir l’intérêt de la bourgeoisie impérialiste française.

    Le rôle des fascistes est d’être des agents de la diversion, des travailleurs pour la bourgeoisie, chargés de semer le chaos et la division, pour le plus grand bénéfice des patrons, des banquiers, des exploiteurs.

    Le GUD rêve d’un grand soir à l’envers, d’un grand chaos réactionnaire, qui leur laisserait les rênes de l’Etat. Il rêve d’être appelé aux plus hautes fonctions, d’instaurer un régime caporalisé, militarisé, de préparer guerres d’agressions et croisades.

    C’est pour cela qu’il se nourrit de la misère, qu’il l’applaudit.

    C’est pour cela qu’il se nourrit des attentats, qu’il s’en réjouit.

    C’est pour cela que le GUD est un laquais de la bourgeoisie.

    Aujourd’hui, les fascistes ont le vent en poupe. La configuration politique actuelle leur est favorable. Les présidentielles ont mis au pouvoir une clique qui va engendrer une casse sociale terrible, sans précédent. Les tensions internationales sont plus fortes que jamais. Les fascistes sentent qu’ils auront leur chance.

    Ils ont l’espoir d’un déluge, d’une situation de blocage complet, où eux seuls apparaîtront comme l’alternative politique.

    Si les forces progressistes ne mettent pas à profit le temps dont elles disposent, elles risquent de le payer chèrement.

    Nous devons avancer, unis et solidaires, pour stopper l’implantation des fascistes, les dénoncer, les repousser et les chasser.

    Mais nous devons aussi lutter fermement sur le terrain social et  politique, pour que le camp du peuple, des travailleurs apparaisse de nouveau sur la scène politique, et non pas sous le visage d’un tribun parachuté, social-chauvin et impérialiste. Sans compter sur un illusoire barrage. Sans dépendre d’un Collomb, premier flic de France et maître-réactionnaire ; d’un préfet ; de la police ou de la justice bourgeoise.

    Luttons avec nos propres forces !

    Le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs appelle à un rassemblement le 2 juin à 18 h 30, place des Jacobins à Lyon.

    L’Unité Communiste appelle à se rendre à ce rassemblement, à soutenir et diffuser cette initiative. Elle appelle également à renforcer les organisations antifascistes partout où elles sont, et à les unifier entre elles pour une plus grande efficacité.

    Unité populaire contre le fascisme, l’impérialisme et le capitalisme !

    Contre les laquais des bourgeois, qu’ils soient Bleu-Blanc-Rouge ou à croix gammée.

    Vive l’antifascisme populaire !