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  • Communiqué de Yeni Kadin sur le 700 ème rassemblement des « mères du samedi »

    Communiqué de Yeni Kadin sur le 700 ème rassemblement des « mères du samedi »

    Depuis 700 semaines les “mères du samedi” et nombre de personnes s’interrogent sur le sort de ceux qui ont disparu en en garde à vue.

    La politique de disparition en garde à vue, visant à créer une société réduite au silence en instillant la peur la plus féroce, a été largement pratiquée en tant que politique d’État par l’Etat Turc après le coup de la junte fasciste militaire du 12 Septembre 1980. Pendant de nombreuses années, des centaines de personnes ont disparu pendant ces gardes à vue.

    La lutte pour la justice et la vérité pour le peuple et l’organisation des “Mères du Samedi” entreront le 25 août 2018 dans leur 700e semaine de leur existence. La terreur d’État a condamné ces personnes à vivre dans les limbes, entre l’existence et la non-existence, la mort et la vie.

    Aujourd’hui c’est samedi … La lutte commence …


    Les proches des défunts, des disparus et les défenseurs des droits de l’homme qui les soutiennent exigent :

    • Que soit révélé le sort des personnes “disparues”, en garde à vue,
      • Que la justice mette fin à l’impunité, qu’elle fasse la lumière sur les crimes contre l’humanité et qu’elle condamne leurs auteurs! 
      • La fin de la politique de disparitions en garde à vue,
    • L’application du décret préparé par les Nations Unies. La Turquie doit mettre fin à son mépris prolongé et signer la Convention internationale des Nations Unies pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées ! 

    Le 27 mai 1995 ce mouvement a débuté devant le lycée de Galatasaray, ses participants ont commencé leur quête de justice par un sit-in silencieux. Cette place est toujours habitée par les ombres des morts comme par l’espoir de la survie. Elle est devenue le lieu de mémoire de la lutte et de la volonté de justice. Devant ce lycée, avec persévérance et conviction, chaque samedi depuis 28 ans, malgré la neige ; la pluie ; le froid ; la chaleur ; les cordons de police et leurs matraques ; malgré qu’ils soient traînés par les cheveux dans la boue ; détenus à plusieurs reprises ; les proches ne cèdent pas. Malgré leur âge, malgré le temps, toujours avec un oeillet dans la main et dans l’autre les photos des visages juvéniles des disparus. Ce 25 août, ils seront là pour la 700 ème fois.

    La lutte continue avec les enfants et les petits-enfants;

    La résistance courageuse de quatre générations commence à être connue du monde entier, malgré la pression des gouvernements successifs. Le temps écoulé fait comprendre que les disparus ne reviendront pas, mais les familles réclament leurs dépouilles mortelles, pour faire leur deuil, pour qu’ils aient une sépulture décente, pour qu’ils puissent se recueillir. “Si toutes les mères se réunissaient, aucune ne pleurerait et personne ne mourrait.” Berfo ana, Kiraz ana, Guzel ana et toutes les autres mères qui nous ont quitté resteront un symbole. Le drapeau de leur lutte continuera de flotter.

    cette résistance honorable a commencé à être en mesure d’annoncer au monde entier, toute la pression, en dépit de quatre générations en cours; Le temps écoulé fait comprendre que les morts ne reviendront pas mais les familles ont besoin des ossements de leurs proches pour en faire le deuil, et qu’un lieu personnel leur permette de se recueillir. « Si toutes les mères se réunissaient aucune mère ne pleurerait et personne ne mourrait » Berfo ana, Kiraz ana, Guzel ana, et toutes les autres mères, qui nous ont quittées restent un symbole et le drapeau de la lutte qu’elles portaient continuera de flotter.

    S’habituer à l’injustice est aussi affreux que de produire une injustice. Haussez la voix !

    Nous avons été assassiné parce que nous sommes des Kurdes, parfois des Alévis, parfois des Arméniens, parfois des Laz, parfois des Circassiens. Mais nous sommes massacrés et assassinés avant tout parce que nous refusons d’être des personnes soumises, obéissantes, silencieuses, parce que nous sommes des opposants. Nous ne devons pas oublier. S’habituer à l’injustice est aussi affreux que de produire une injustice. Aujourd’hui l’Etat fasciste turc ne connaît pas de limites dans la répression qu’il inflige à la population.  Les actions des “Mères du Samedi” sont un élément très important dans le rejet de ces politiques, lesquelles visent à imposer une société uniforme, obéissante et soumise.

    En tant que nouvelles femmes, nous continuerons à être leur voix en Europe durant la 700ème semaine de cette résistance honorable. Nous invitons tous ceux et celles qui vivent et luttent pour une vie digne et humaine, en particulier les femmes, à participer aux manifestations dans toutes  les régions d’Europe, le samedi 25 Août.

    La colère  des Mères noiera les tueurs!

  • ICOR : Appel aux dons pour le centre médical de Kobanê

    ICOR : Appel aux dons pour le centre médical de Kobanê

    Vous pouvez contribuer à la reconstruction écologique de la ville de la résistance !

    Avec le soutien de l’État turc d’Erdoğan, les terroristes de l’ÉI ont attaqué Kobanê le 15 septembre 2014. Pendant des mois, les combattantes et combattants des unités de défense populaires ont défendu avec toute leur force et dans des conditions inégales la construction d’une nouvelle vie au Rojava. L’ÉI a été vaincu par cet héroïsme et la ville est devenue le symbole de la lutte la plus avancée pour la démocratie et la liberté.

    Mais les dangers pour la révolution au Rojava continuent. En particulier, l’occupation d’Afrin préparée de longue date par l’État turc montre qu’il est plus urgent que jamais d’organiser la solidarité internationale, car la construction d’une vie libre et égale en droits au Rojava se poursuit malgré tous les obstacles !

    Dès le début, l’ICOR s’est positionnée du côté de la révolution et l’a soutenue. La construction d’un médical à Kobanê est un symbole de cette solidarité pratique. 177 brigadistes volontaires de 10 pays ainsi que des ouvriers locaux du bâtiment ont réalisé ce projet en 2015. Entre-temps, le centre médical a été aménagé en tant que maternité. Plus de 4 000 enfants y sont déjà nés depuis lors.

    Maintenant, c’est le moment d’aménager écologiquement le centre médical. L’installation d’une alimentation électrique indépendante et écologique est un objectif fondamental dans la région. Le centre médical veut aussi répondre à ces exigences, pour lesquelles les préparatifs sont en cours. Avec un système photovoltaïque très développé, le centre médical deviendra un modèle d’approvisionnement en énergie écologique et progressive dans la région. Nous voulons y contribuer et recueillir d’autres dons. L’initiative écologique du « Rojava » de « Solidarité Internationale » a déjà récolté 60.000 € pour le photovoltaïque et l’isolation thermique. Un total de 45.000 € est encore nécessaire.

    En tant qu’ICOR, nous continuerons à mettre en pratique la solidarité internationale de manière exemplaire.

    A cette fin, nous appelons à des actions créatives, des activités et des événements, à la fois pour apprendre et promouvoir cette solidarité et pour collecter des dons.

    Chaque contribution compte !

    Pour faire des dons :

    « Solidarité Internationale e.V. » :

    IBAN : DE86 5019 0000 6100 8005 84

    BIC : FFVB DEFF (Frankfurter Volksbank)

    Mot-clé : « Reconstruction écologique Kobanê ».

    Votre don sera utilisé exclusivement pour la construction du centre médical de Kobanê !

  • Deux lettres de Turgut Kaya

    Deux lettres de Turgut Kaya

    Actuellement en grève de la faim depuis 35 jours, Turgut Kaya et son camarade Hidir Gönek sont menacés d’extradition depuis la Grèce vers la Turquie.

    Vous pouvez consulter le communiqué ici pour de plus amples informations. 

    Il nous a été transmis deux lettres de sa part, que nous avons traduit de l’anglais vers le français. 

    Il s’agit de documents inédits en français, que nous vous invitons à diffuser le plus largement possible.

    Sentir l’odeur de la faim.

    J’ai eu la chance de passer le nouvel an de 2014-2015 avec Gregori Konstantinoplu, qui est l’un des plus grands communistes que le peuple Grec ait pu élever. J’ai appris que le peuple Grec a une tradition de faire des gâteaux a chaque nouvelle année, de mettre une pièce dans l’un d’entre eux et la première personne qui le trouve porte le premier toast du nouvel an et formule un vœu pour la nouvelle année. Bien sûr, après de rapides mouvements de sa main, le camarade Gregori trouva la pièce et fis ses vœux :

    « Je souhaite que la nouvelle année apporte la joie au peuple de Turquie. »

    « Je souhaite qu’elle apporte la joie au peuple Grec »

    « Je souhaite le succès pour notre parti frère le TKP/ML »

    Ce grand camarade, élevé par le peuple Grec, nous montrait de nouveau ce que la solidarité internationale signifie. Il nous honorait, comme un grand camarade du Parti Communiste avec sa pratique et ses mots. Sa perte fut importante pour le peuple Grec et pour le peuple Turc. La leçon qu’il nous a donné se montre elle même dans la dialectique de la vie.

    La solidarité et la gentillesse du peuple Grec au trentième jour de la grève de la faim que j’ai commencé, après la décision de l’état Grec, pour obtenir une libération immédiate et l’annulation de l’extradition nous a montré que les plus grands amis du peuple sont le peuple lui même. Bien sur, le fer de lance de cette solidarité internationaliste révolutionnaire est le peuple Grec. Au point où ils ont porté haut les actions de solidarité pour ma grève de la faim et pour notre libération, moi et mes amis et camarades. L’aide apportée par les signatures, les venues aux différents stands et l’expression de pensées et de soutien sont historiquement un des plus beaux exemples de solidarité internationale.

    A cette occasion, si nous suivons les mots du camarade Gregori dans un sens opposé, puisse l’avenir apporter au peuple Grec une vie sans classes, sans exploitation et sans frontières. Puisque ce peuple précieux a souffert d’innombrables souffrances et les plus sombres persécutions, ils le méritent. Le peuple Grec ne laissent pas un révolutionnaire Turc seul quand il sent l’odeur de la faim. Même si cela est spontané, c’est un magnifique exemple du caractère internationaliste de la solidarité et la capacité d’unité de ce peuple.

    En ces jours, où je ressent cette odeur de la faim, je dois aussi remercier le TKP/ML (Parti Communiste de Turquie – Marxiste Léniniste), les pionniers communistes du peuple de Turquie, composé de Turcs, de Kurdes et diverses nationalités Depuis sa fondation, en prison à Amed à la mort, jusqu’à la mort et les longues grèves de la faim de 1996 et 2001, c’est le TKP/ML qui a la pratique la plus concrète et qui ne laisse pas les positions vacantes. Nous tenons modestement, en tant qu’étudiants de cette pratique, cette ligne de résistance. C’est cette histoire qui doit être appréciée.

    En cette période, c’est aussi important de montrer que les actions, manifestations et communiqués de l’ATIK, Yeni Kadın ve Yeni Demokratik Gençlik, actif en Europe de l’Ouest, et toutes les organisations migrantes constituent un bel exemple de solidarité internationale et révolutionnaire. Particulièrement les camarades de Yeni Kadin et du YDG, affiliés à ATIK, qui ont atténués le souffle de la faim avec leurs longs efforts pendant cette période et ont encore réchauffé le cœur de la camaraderie.

    Il faut aussi mentionner Partizan, SMF, Devrimci Parti, ESP et HDP, qui ont envoyé leur support et solidarité depuis la Turquie. Tout ces efforts ont crée le plus bel exemple de solidarité révolutionnaire, d’unité – qui est la plus grande arme du peuple – et faire front ensemble contre le fascisme.

    Tout en ressentant le souffle de la faim, je veux exprimer que la solidarité des Grecs, des organisations, les communiqués de solidarité des organisations révolutionnaires et démocratiques en Europe de l’ouest et en Turquie ont donné force à la résistance; s’unir contre les intérêts des réactionnaires par le peuple de Turquie et de Grèce et montrer l’existence de la solidarité internationaliste est notre plus belle victoire.

    À cette occasion, je souhaite rendre hommage au grand communiste Gregori Konstantinopolu en cette deuxième année de deuil et clamer que nous continuerons de perpétuer son héritage entre les peuples Grecs et Turcs et parmi les organisations révolutionnaires et démocratiques.

    Longue vie a la solidarité internationale!

    Turgut Kaya

    Juillet 2018

    Le gouvernement de Syriza laisse un révolutionnaire mourir!

    Je suis au trente-troisième jour de la grève de la faim que j’ai commencé en protestation contre la décision de l’État grec de laisser passer mon extradition vers le régime fasciste Turc d’Erdogan. Au trente-deuxième jour de cette grève, au delà de la visite que j’ai reçu du parti Syriza, et non du gouvernement de ce même parti, aucune action concrète a été entreprise depuis le premier jour.

    La délégation du parti Syriza n’est pas allée plus loin que l’expression de leurs vœux et désirs et m’ont demandé d’arrêter la grève en me disant que “c’est mal pour un révolutionnaire de se faire du mal par une grève de la faim”.

    Pendant que j’étais en Grèce avec mon identité de révolutionnaire, j’ai été arrêté par létat Grec à cause d’un mandat d’arrêt d’Interpol posé par l’état fasciste Turc. La justice Grec qui prétend être démocratique et progressiste ont collaboré avec l’état fasciste Turc en passant la décision de m’extrader.

    Cette décision n’as pas été faite contre moi personnellement mais contre les principes et valeurs du parti prolétarien que je n’ai jamais trahis. Personne ne devrait s’attendre à une acceptation de ce fait de notre part. Nous allons résister encore et encore et se battre tout comme nous l’avons fait dans des centres de tortures et dans les cellules de prisons de type F du fascisme contre les attaques commises contre les révolutionnaires. C’est la tradition de notre parti et un essentiel de tout communiste. C’est pourquoi je n’arrêterais pas ma grève de la faim avant qu’une action concrété sera actée selon mes demandes.

    Le gouvernement de Syriza d’un côté disent que l’extradition n’auras pas lieu à travers des chaînes non officielles mais jouent aux trois singes de la sagesse de l’autre côté. C’est la caractéristique naturelle de la bourgeoisie ; sans face et opportuniste. Un gouvernement qui se vend comme des radicaux de gauche mais qui se taisent quand la vie d’un communiste est en jeu. Cette attitude est inacceptable.

    Tant qu’ils n’accomplissent aucune action concrète, le gouvernement de Syriza et son ministre de la justice S. Kondosis vont laisser un communiste mourir. Rien ne pourra jamais justifier la mort d’un communiste, pas même la réaction de l’état Turc. Il est bien connu que l’état fasciste Turc, au delà des communistes et autres révolutionnaires, massacre et emprisonne les démocrates et toute forme d’opposition, visant spécifiquement la lutte du Peuple Kurde pour la démocratie.

    Esquiver les réactions d’un régime de cette sorte signifie une collaboration avec ce dernier. Le vrai problème n’est pas subir la réponse d’un régime fasciste. Prendre position contre les atrocités commises par le régime fasciste Turc et Erdogan est essentielle pour devenir un vrai gouvernement progressiste et démocratique.

    Les Communistes ne masquent pas leurs opinions peu importe le lieu et leurs conditions, ils voient comme un devoir le fait de dire au public ce qu’ils pensent être juste. La réalité que je vis aujourd’hui est une expérience importante pour voir comment un gouvernement auto-proclamé démocratique peut montrer sa vraie face quand ses intérêts de classe sont questionnés.

    La bourgeoisie n’hésitera pas à appliquer toute sorte de politique réactionnaire contre le peuple, et spécifiquement les communistes, quand il s’agit de leurs intérêts de classe. Donc nous n’hésiterons pas à faire ce que nous devons faire en tant que représentants de nos traditions. Nous continuerons notre résistance contre cette attaque.

    Mes demandes sont claires. Le gouvernement de Syriza sera responsable des conséquences tant qu’ils gardent le silence. La seule chose qu’il reste a faire pour trouver une solution à ce problème est l’arrêt du processus d’extradition et ma libération immédiate. Cette tâche politique, je l’ai hérité des traditions de notre parti plutôt que d’une décision personnelle.

    Je salue tout ceux qui ont apporté du soutien à cette décision politique et je vous souhaite le meilleur pour votre lutte!

    Nous vaincrons!

    Longue vie àla solidarité Internationale.

    Turgut Kaya

    2 Juillet 2018

     

  • Résolution commune de l’UPML et de l’UCL pour exiger la libération de Turgut Kaya et de Hidir Gönek

    Résolution commune de l’UPML et de l’UCL pour exiger la libération de Turgut Kaya et de Hidir Gönek

    La justice grecque au service des assassins turcs !

    Liberté pour Turgut Kaya et Hidir Gönek !

    Turgut Kaya et Hidir Gönek, deux militants révolutionnaires turcs réfugiés en Grèce ont été incarcérés durant le mois d’avril, pour répondre aux désirs de la Turquie. Celle-ci a lancé un mandat d’arrêt international à l’encontre de ces deux militants, du fait de leur appartenance supposée au Parti Communiste Turc / Marxiste-Léniniste. Elle exige désormais leur extradition.

    Les polices d’Europe font le sale boulot de la dictature fasciste turque.

    Il ne fait aucun doute que le but recherché par la Turquie est celui de briser ces militants, qui sont déjà passé maintes fois entre les mains des tortionnaires d’Ankara. En protestation, ils sont depuis en grève de la faim. Turgut Kaya, journaliste révolutionnaire a, depuis 34 jour, cessé de s’alimenter. La dégradation de son état de santé a imposé son hospitalisation.

    Ce n’est pas de gaîeté de cœur que ces deux hommes sacrifient leur santé. Ils savent ce qui les attends si la parodie de justice impose leur extradition.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon dénoncent cette collaboration internationale pour étrangler les droits démocratiques en Turquie.

    Nous appelons à la condamnation internationale du régime d’Ankara et de ses pratiques de traque et d’élimination de l’opposition.

    Nous appelons à des manifestations de solidarité envers ces camarades pourchassés.

    Aucune collaboration avec la police d’Ankara ! Coupons les tentacules de la dictature fasciste !

    Solidarité internationaliste avec ceux et celles qui luttent contre le régime criminel d’Erdogan !

    Résolution de protestation et communiqué : 

    Liberté pour Turgut Kaya et Hidir Gönek !

    Solidarité pour la libération de Turgut Kaya et Hidir Gönek et contre leur extradition vers la Turquie fasciste.

    Les camarades Turgut Kaya et Hidir Gönek, militants révolutionnaires, sont détenus depuis avril dans les prisons grecques, alors qu’ils y étaient réfugiés. Depuis 34 jours, ils sont en grève de la faim pour protester contre leur extradition prévue vers la Turquie d’Erdogan, prison des peuples et fer de lance de la répression dans la région.

    Nous venons d’apprendre l’hospitalisation de Turgut Kaya, du fait de son état d’extrême faiblesse physique. Turgut Kaya ne connaît que trop bien le sort qui l’attend dans les prisons de l’autre côté de la mer Egée. Journaliste engagé, il a été arrêté en 1992, en 1994, en 1997 et en 2006, en Turquie, subissant à chaque fois la torture, l’isolement, les mauvais traitements et les humiliations. Déja, en 2015, les Grecs l’avaient interpellé avec la volonté de le remettre aux mains des fascistes turcs.

    Chaque fois, l’accusation d’être militant dans l’organisation TKP/ML, interdite en Turquie, a été retenue. Chaque fois, Interpol et les polices locales se sont fait les relais du régime fasciste turque. A ces criminels, nous opposons notre solidarité, notre entraide, notre volonté de construire un front antifasciste et anti-impérialiste mondial.

    Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Turgut Kaya !

    Nous exigeons l’annulation de la décision de son extradition en Turquie !

    Nous condamnons la collaboration policière et réactionnaire entre les États européens et les Gestapo du régime turque !

    Nous saluons la lutte des forces révolutionnaires au sein de l’État turc. La solidarité internationale n’est pas un mot jeté en l’air. Ici, dans les citadelles de l’impérialisme, tout comme dans les Etats intermédiaires ou dominés, nous formons un front unique de lutte contre l’impérialisme et le capitalisme. Chaque attaque des réactionnaires ou des agents de la grande bourgeoisie est une attaque contre l’ensemble de la lutte révolutionnaire internationale.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste appellent à des rassemblements de solidarité pour Turgut Kaya et pour Hidir Gönek, ainsi que pour l’ensemble des prisonniers politiques progressistes et révolutionnaires détenus en Turquie et dans le monde.

    Liberté pour Turgut Kaya !

    Liberté pour Hidir Gönek !

    Unité Communiste de Lyon

    Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

    Freedom for Turgut Kaya and Hidir Gönek !

    Solidarity for the liberation of Turgut Kaya and Hidir Gönek, and against their extradition to the fascist Turkish regime.

      Comrades Turgut Kaya and Hidir Gönek, revolutionnary activists, are being detained since April in Greek jails. For 33 days, they started a hunger strike to protest against their departure to Erdogan’s Turkey, a large scale people’s prison and the forefront of reactionary repression in the region. 

      We just learned that Turgut Kaya has been hospitalized, because of an extremely weakened physical state. Turgut Kaya knows too well the horrors that awaits him in the detention centers on the other side of the Aegan sea. Beeing an activist journalist, he has been arrested many times, in 1992, 1994, 1997 and in 2006, in Turkey, suffering torture, isolation, inhuman treatments and humiliations. The Greek state already arrested him in 2015 with the intent to send him back to the Turkish fascists. 

      Each time he got arrested, the accusation of being a member of TKP/ML, heavily repressed and considered illegal in Turkey, was admitted by the prosecution. Each time, Interpol and the local police were the proxies of the Turkish fascist state to track down syndicalists, activists, progressives and revolutionaries. To these criminals, we oppose our solidarity, our mutual help, our will to confront Imperialism and Fascism worldwide.

      We impose the immediate and inconditional liberation of Turgut Kaya. We strongly condemn the collaboration between European states and the gestapo of reactionary states.

      We salute the struggle of revolutionary forces inside of the Turkish state. International solidarity is not a thrown out word. Here, in the core of Imperial forces, just as in the dominated or intermediate states, we all form a collective front against imperialism and capitalism. Every attack from reactionaries or proxies of the bourgeoisie is an attack against all of the international revolutionary struggle.

      Unité Communiste de Lyon call for direct mobilisation for the liberation of Turgut Kaya and Hidir Gönek, as well as all progressive and revolutionary political prisoners detained in Turkey and all around the globe. 

    Freedom for Turgut Kaya ! 

    Freedom for Hidir Gönek !

    Unité Communiste de Lyon – Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste 

    Member of ICOR’s friends

  • Liberté pour Turgut Kaya ! Pétition de l’ATIK

    Liberté pour Turgut Kaya ! Pétition de l’ATIK

    Liberté pour Turgut Kaya !

    Nous nous sommes portés signataires de cette pétition exigeant la libération de Turgut Kaya, journaliste et révolutionnaire. Nous saluons la lutte des forces révolutionnaires et communistes au sein de l’État fasciste Turc, tout comme les forces qui luttent pour l’indépendance du Kurdistan et la libération des peuples.

    Récemment, début d’avril 2018 le militant révolutionnaire et journaliste Turgut Kaya a été arrêté par l’Etat grec lors de son entrée sur le territoire. Le 30 mai dernier, la haute Cour d’Athènes a décidé de l’extrader vers la Turquie.

    La décision finale concernant son extradition devrait être approuvée par le Ministère de la Justice grec dans les prochains jours. Son extradition vers les camps de torture du régime AKP est totalement contraire aux droits de l’homme, sachant qu’il apparaît sur la liste rouge de l’État fasciste turc et que sa tête a été mise à prix suite à un  mandat d’arrêt lancé par Interpol.

    Dans le passé, alors qu’il travaillait en Turquie en tant que journaliste, Turgut Kaya avait déjà été arrêté et subi plusieurs formes de tortures. Pour cette raison s’il est aujourd’hui extradé vers la Turquie il fait face à de grands risques pour sa vie.

    Connaissant l’attitude agressive du régime d’Erdoğan contre les dissidents politiques, kurdes et révolutionnaires de gauche, qui est bien connu à l’échelle mondiale, la justice grecque et le gouvernement d’Athènes sont face à une haute responsabilité.

    Des actions de protestation urgentes et rapides doivent être lancées sur la scène internationale contre cette tentative d’extradition injuste. Si l’extradition est mise en place, alors elle aura des conséquences politiques directes qui constitueront un danger important pour l’ensemble des immigrés et des activistes.

    Par conséquent, nous invitons toutes les organisations et individus à l’échelle internationale à organiser un mouvement et des actions de solidarité avec Turgut Kaya afin de mettre fin au risque imminent d’extradition.

    Liberté pour Turgut Kaya et pour tous les prisonniers politiques!

    Les institutions qui ont signé le texte sont les suivantes :

    1) ATİK  ( la confédération des travailleurs de Turquie en Europe)

    2) Yeni Kadın (Nouvelle femme)

    3) ATİKYDG (Yeni Demokratik Gençlik) Nouvelle jeunesse démocratique

    4) UPOTUDAK–  (Comité de solidarité avec les prisonniers politiques internationaux)

    5) ENİLKOM (ATİK Comité des relations internationales)

    6) ATİF (Fédération des travailleurs de Turquie en Allemagne)

    7) HTİF (Fédération des travailleurs de Turquie en en pays bas)

    8) PARTİZAN

    9) YDG    (Yeni Demokrat Gençlik)

    10) Haluk Gerger Écrivain chercheur  

    11) Unité Communiste de Lyon

  • Lettre d’information n°2 de l’ICOR concernant la situation à Afrîne

    La traduction que nous vous proposons est une traduction issue de nos propres militants. Elle sera complétée et corrigée à la suite de la publication de la version définitive par l’ICOR.

    Lettre d’information n°2 de l’ICOR concernant la situation à Afrîne

    Chers camarades,

    Ci-dessous est la lettre d’information n°2 concernant les récents développements à propos de la solidarité avec Afrîne et contre l’agression fasciste Turque.

    1. Les forces armées des fascistes Turcs et les gangs fascistes qui leurs servent d’alliés ont occupé Afrîne. La journée d’action internationale prévue par l’ICOR et l’ILPS [Ligue Internationale des Peuples en Lutte] doit devenir un événement incontournable.

    Cédant face à la supériorité de l’armée Turque, les forces armées des YPG/YPJ ont du se replier. La population a été évacuée. A peu près la moitié de la ville a été capturée par les forces turques. 500 civils ont perdu la vie, 1030 ont été blessés, tandis que 820 soldats des FDS [Forces démocratiques Syriennes] sont tombés. Les FDS ont déclaré que désormais elles feront usage de la guérilla dans et autour d’Afrîne.

    Depuis le 20 janvier 2018, le régime fasciste Turc a mené une guerre d’agression contre le canton d’Afrîne de la Fédération Démocratique de Syrie du Nord / Rojava. La Turquie, membre de l’OTAN, a adjoint à son attaque des supplétifs syriens fascistes, lesquels se cachent sous l’appélation « Armée Syrienne Libre. » Dans les faits, les rangs de cette armée sont constitués de différentes cliques issues d’Al-Qaïda ; d’Al-Norsa et de l’Etat Islamique. Les combattants et combattantes des FDS, avec les Unités de Défense du Peuple et les Unités de Défenses des Femmes (YPG – YPJ) comme noyau dur, appuyés par les masses populaires, ont mené une résistance héroïque de huit semaines contre l’armée Turque, la seconde armée de l’OTAN, malgré sa supériorité numérique, militaire et technique.

    Dans le centre-ville d’Afrîne, de grandes manifestations et mobilisations. Le 8 mars, des milliers de femmes ont marché dans les rues de la ville assiégée pour dénoncer la violence du régime d’Erdogan à l’encontre des femmes. Les masses d’Afrîne ont offert une résistance vaillante.

    Dans le Kurdistan-sud/Irakien, là aussi, des centaines de milliers de personnes ont pris la rue. Les unités armées des FDS qui étaient engagées dans le combat contre les fascistes de l’Etat Islamique ont accouru à Afrîne pour renforcer la résistance sur place. Les combattants et combattantes du Bataillon International de la Liberté ont joué un rôle important dans la défense. Le MLKP nous a informé que, dans ce combat héroïque, leurs camarades Ruhat Askara ; Erdal Demirhan et Sedat Akyuz sont tombés. Nous portons le deuil aux côtés des familles de tous les combattants et combattantes de la Liberté, ainsi que des civils, qui ont donné leur vies pour la résistance.

    L’association Kurde KCDK-E a adressé un appel urgent au monde, écrivant : « La Russie soutient et aide l’attaque de l’Etat Turc contre Afrîne en retirant ses soldats des environs de la ville. Les USA ont déclaré que la coopération avec les forces kurdes ne concerne que la rive est de l’Euphrate et qu’ils n’interféreront pas avec l’occupation d’Afrîne. Les USA ont également déclaré qu’ils approuvaient cette occupation. Depuis le début, les Nations Unies ignorent les massacres de la population civile, le bombardement des villages et la destruction des foyers, opérations faites pour déclencher un mouvement de réfugiés. De ce faits, ils sont devenus des complices de ces crimes. Deux réunions du Conseil de Sécurité de l’ONU ont eu lieu, pour discuter de la protection des civils dans la guerre de Syrie. Aucune n’a adopté une résolution explicite en lien avec Afrîne et avec la population civile présente. L’Etat Turc ne reçoit pas seulement un soutien politique de la part de l’ONU, des USA et de l’UE. Pour l’attaque sur Afrîne, les armes de l’OTAN, les avions de fabrication américaine et les chars Allemands Léopard ont été utilisés. »

    L’armée Turque et le gang de fascistes ont subit des pertes lourdes. Au lieu du Blitzkrieg de trois jours escompté, il leur a fallu 58 jours pour pouvoir atteindre Afrîne ! Les combattants et combattantes de la Liberté ont épousé une cause juste et ont un moral intact, ce qui a joué un rôle décisif dans la victoire à Kobanê.  Cela est encourageant et une force grandissante de millions d’hommes et femmes ont pris la rue dans le monde entier en solidarité avec Afrîne. La solidarité internationale grandit de jours en jours. Nombre d’organisations de l’ICOR s’activent de tout cœur à l’animer. En Allemagne, 20 000 personnes ont manifesté à Hanovre en dépit des tentatives massives de blocage par la police.

    2. Actions internationales de solidarité avec Afrîne le 21 mars.

    Les développements récents  soulignent, avec un fort accent anti-impérialiste l’importance d’une journée mondiale d’action de solidarité avec Afrîne le 21 mars. L’ICOR rejoint l’ILPS dans cet appel commun. Le 21 mars est également le jour traditionnel du nouvel an célébré par les Kurdes et d’autres peuples du Moyen-Orient.  Plus encore, il est un symbole de résistance contre l’oppression, pour la Liberté et la Démocratie. Avec cette journée d’action, l’ICOR honore ses obligations contractées dans la mise en place du Pacte de Solidarité avec la lutte de libération Kurde, tant contre l’aggravation de la guerre impérialiste pour le dépeçage de la Syrie, que contre l’attaque du fasciste Turc Erdogan sur le canton d’Afrîne, au nord de la Syrie. La coopération avec l’ILPS, le mouvement de libération Kurde et ses alliés dans différents pays est à la fois une étape significative dans la coopération contre les forces impérialistes dans le monde, tout comme une étape dans le développement d’un « Front anti-impérialiste et antifasciste unifié » à l’échelle mondiale, dans l’esprit de la résolution finale de la troisième conférence mondiale de l’ICOR.

    3. Le but explicite de l’agression fasciste, selon Erdogan, est de liquider la Fédération Démocratique de Syrie du Nord et les réalisations de la révolution démocratique au Rojava.

    Cyniquement, les révisionnistes et les trotskistes ont poignardé dans le dos la lutte de libération nationale et déclarant que celle-ci fragmente la Syrie. Cela n’a pour but que de défendre le régime réactionnaire d’Assad et l’impérialisme Russe [|Pour ce qui est de la France, les Trotskistes ont applaudi à deux mains l’ASL, et ne se sont pas privés de participer hypocritement aux manifestations organisées par les Kurdes tout comme à celles organisées par les pro-Erdogan.] Nilüfer Koç, vice-président du Congrès National du Kurdistan (KNK), déclarait en mars 2018 : ‘La Fédération Démocratique de la Syrie du Nord (FDSN), est une alliance de Kurdes, d’Arabes, d’Assyriens, de Tchétchènes, de Turkmènes et des communautés religieuses Yezedies, Chrétiennes, Alévies et MusulmanesElle est une obstacle a la partition de la Syrie car elle se dresse pour l’unité de celle-ci et se bat pour la transformation radicale du régime actuel, répressif, du parti Baas. La FDSN combat pour l’unité et non la division de la Syrie.« 

    La défense d’Afrîne doit être un combat anti-impérialiste. Cela rend d’autant plus crucial la création d’un lien avec les travailleurs et travailleuses Turques et Arabes, tout comme les opprimés de foi musulmane, et d’agir contre tout séparatisme chauvin. La résolution de Seconde Conférence de l’ICOR au Moyen-Orient déclare : « Une coopération plus étroite entre les luttes de libération Kurdes et Palestinienne et des forces révolutionnaires croissantes peuvent donner une importante impulsion à la combinaison entre les forces révolutionnaires et progressistes. (…) La révolution démocratique [est] (…) un signal (…) qui illustre comment la lutte pour la démocratie et la Liberté peuvent déboucher sur une perspective positive. » A l’heure actuelle, les attaques réactionnaires et les menaces du régime sioniste en Israël, ainsi que celles de l’impérialisme Américain, contre la Palestine, le Liban et la Syrie se sont accrues. Elles ont déjà débouché sur des confrontations militaires directes. Après qu’un appareil militaire israélien, qui bombardait Damas, ait été abattu le 10 février, le Maher Al-Taher/FPLP a déclaré : « Tel Aviv n’est plus de maintenir isolés Gaza, le Liban ou la Syrie. … La coordination de la résistance a pris la décision stratégique de riposter sur chaque front contre Israël lorsque celui-ci attaque sur l’un d’entre eux. »

    Les forces anti-impérialistes sincères ont également des questions relatives à la coopération entre les FDS et l’armée Américaine. N. Koç a ainsi répondu a cet interrogation : « La Russie a exigé le leadership politique de la FDSN et que le canton d’Afrîne soit remis entre les mains du régime Syrien… Le Canton de Cizîrê, lui aussi, n’a pas été libéré pour les USA, mais bien pour les Kurdes, les Arabes, les Assyriens, les Yézédis, les Tchétchènes et les Turkmènes. Les YPG/YPJ et les Forces Démocratiques Syriennes sont constituées d’hommes et de femmes qui ne sont pas des mercenaires et des outils au service des USA.  La coopération des YPG/YPJ et des FDS avec les forces Américaines ou Russes était une coopération militaire contre l’Etat Islamique (…) Cela signifie : Cizîrê n’est pas une colonie Russe, ni Afrîne une colonie Russe (…) Les deux superpuissances [peuvent voir] les choses sous un angle différent, mais l’essentiel est la manière dont les habitants de la FDSN les conçoivent.(…) La résistance d’Afrîne parle pour elle-même : Afrîne ne sera pas une néo-colonie de quelque puissance que ce soit, quelqu’en soit le coût. »

    La bataille de Kobanê a déjà démontré que la solidarité internationale est une arme puissante. Elle est dirigée contre la contre-révolution internationale et contre tous les impérialistes. La révolution démocratique au Rojava est une épine dans le pied de tout ceux-ci. La lutte pour Afrîne, aujourd’hui, est une lutte pour tous ceux et celles que se sont dressés pour la paix, la liberté, la démocratie et le socialisme.

    4.Les récents développements de la situation à Afrîne illustrent qu’aucune aide n’est à attendre de la part des puissances impérialistes tant pour la population Kurde que pour les peuples de Syrie.

    Plus de sept million de personnes ont quitté la Syrie et près d’un demi-million ont été tués. Le régime réactionnaire d’Assad et toutes les puissances impérialistes et réactionnaires portent l’entière responsabilité de cette situation. Chacune veut se partager la Syrie sur le dos des peuples qui la composent. Les Etats-Unis, comme premiers fauteurs de guerre, veulent agressivement étendre leur influence, de pair avec l’OTAN. Les autres impérialistes et puissances régionales, comme la Russie, la Turquie, l’Iran ou l’Arabie Saoudite veulent se maintenir dans la région et accroître leur emprise.

    Il s’agit d’une évolution dangereuse, notamment car le grand nombre d’acteurs impérialistes, comme les USA, la Russie, Israël, l’Iran et la Turquie ont franchi l’étape de l’intervention directe avec leurs armées. Cela exacerbe terriblement le danger de guerre. Avec cynisme, les impérialistes occidentaux versent des larmes de crocodile sur les victimes civiles dans la Ghouta et dans l’est de Damas, en pointant du doigt les crimes de guerre d’Assad et de la Russie, notamment l’usage du gaz, mais restent silencieux sur la terreur exercée contre les civils par les gangs islamo-fascistes, gangs auxquels ils ont donné naissance. Dans le même temps, le silence est total quant à l’agression militaire faite par la Turquie, membre de l’OTAN. L’ICOR rejette catégoriquement toute intervention impérialiste dans quelque région de la Syrie que ce soit. Elle défend un mouvement pour la paix mondiale et pour la lutte des masses contre les agressions militaires par l’intégralité des puissances impérialistes sans exception.  L’ICOR rejette l’utilisation des armes chimiques, biologiques et nucléaires contre les peuples. Elle réclame le bannissement et la destruction de ces armes. Les intérêts du peuple Kurde, ainsi que de tous les peuples du Moyen-Orient ne peuvent être uniquement réalisés qu’à travers une lutte anti-impérialiste et la victoire contre l’impérialisme.

    Les développements récents démasquent la nature de l’impérialisme de manière claire. Les guerres impérialistes et le danger de guerre ne peuvent être éliminés que par la destruction du système impérialiste mondial, par la révolution. Seule la lutte pour un futur socialiste offre une issue.

    Pour parvenir a cette fin, l’ICOR et ses organisations membres doivent se renforcer davantage !

  • Afrîne est tombée, mais la lutte continue !

    Afrîne est tombée – La lutte continue !

    Le 18 mars 2018, l’Armée Turque a déclaré qu’elle tenait le centre-ville d’Afrîne. Au bout de près de deux mois de combats acharnés, les immenses armées engagées contre les Forces Démocratiques Syriennes ont repoussé celles-ci.

    Les troupes du YPG / YPJ, ainsi que leurs alliés, ont choisi de céder la ville et de se replier. Au lieu de faire d’Afrîne un champ de ruine et un piège mortel, de choisir la guerre urbaine, elles ont décidé de protéger la population des bombardements et des massacres.  Accepter cela a exigé un courage hors du commun.

    Afrîne n’en est pas moins une ville occupée par les forces de la réaction. Après avoir connu la liberté, la cité martyr est entre les griffes des obscurantistes. Le premier acte des laquais de l’Etat Turc a été de faire la traque aux résistants et aux résistantes, puis de pulvériser les statues érigées par les kurdes, notamment, celle de Kawa, figure mythologique de leur histoire. Si l’armée Turque a officiellement annoncé qu’elle n’avait pas participé à la destruction de ce symbole, la volonté des mercenaire de l’ASL est claire : poursuivre le travail de Daesh.

    Les craintes concernant un nettoyage ethnique et religieux de la région se basent sur une réalité.

    La volonté de la Turquie est ni plus ni moins que de soumettre à l’esclavage les Kurdes, ne nier tout droit à leur existence, et d’écraser celle-ci, par les méthodes terroristes, l’assassinat, l’enfer carcéral.

    Afrîne a été trahie !

    La combat émancipateur des Kurdes a été trahi par ses prétendus amis, qui ne l’ont, au final, jamais été. Les forces combattantes Kurdes ont été sacrifiées sur l’autel des intérêts géopolitiques et économiques.

    L’occident a toléré l’existence de cet espace de liberté, dans la mesure où les Kurdes sont le fer de lance de la lutte contre Daesh. Dans ce cadre, ils ont fait mine d’être leurs alliés, leurs amis, jusqu’au moment où les intérêts ont divergé.

    La Russie et le gouvernement de Bachar Al-Assad ont toléré les Kurdes, car ceux-ci étaient aux prise avec les fascistes de l’ASL et l’Etat Turc, géopolitiquement hostile à la Syrie. Le modus vivendi trouvé a tenu jusqu’au moment où le temps est venu du partage des lambeaux de la Syrie avec l’Etat Turc.

    Macron ; Merkel ; Trump ; Poutine… tous courtisent Erdogan, tous sont prêt à le laisser génocider, tant qu’il est possible d’en tirer quelque chose. Les lettres d’amour au peuple Kurde n’étaient que des déclarations de façade, permettant de prétendre que les uns et les autres soutenaient les « gentils », tout en travaillant à leur mort.

    Même au sein des organisations progressistes et révolutionnaires de France cette situation se retrouve ! Combien soutiennent hypocritement les forces combattantes Kurdes, tout en marchant avec l’ASL ou avec les laquais du régime d’Assad ? Nous laissons ces groupes à double-visage seuls face à leur conscience souillée.

    Combien, à l’inverse, ont brandi l’étendard de la pureté révolutionnaire, de la blancheur immaculée, pour trouver mille et une raison de ne rien dire, de ne rien faire, de laisser la mort frapper ? Nous pouvons avoir des désaccords, avoir une perception différente du programme politique que celle du PYD, des YPG-YPJ, mais ces critiques sont des critiques de camarades à camarades. Lorsqu’elles servent à ne pas soutenir, elles sont des déclarations d’hostilité.

    Malgré les rêves d’Erdogan, malgré les souhaits des impérialistes, malgré les désirs secrets de celles et ceux qui soutiennent à moitié les Kurdes, la lutte n’est pas finie.

    Le combat contre tout un peuple que mène l’Etat Turc et ses sbires ne peut triompher. L’oppression, l’exploitation, appelle à la résistance chaque fois plus ferme et chaque fois plus forte. Les coups de marteau sur le peuple Kurde et sur ses organisations progressistes ne font que les rendre plus dures, plus solides, plus liées avec les masses.

    Le retour à la guérilla rurale est un recul, certes, mais un recul qui, dans cette immense bataille des peuples, des classes, contre les exploiteurs et les bourreaux, n’est que temporaire. Les causes qui font que cette lutte existe sont toujours là. Et tant qu’elles seront là, de nouveaux hommes, de nouvelles femmes, rejoindrons les rangs de la résistance et de la lutte.

    Afrîne est toujours vivante ! Elle a besoin de nous !

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à rejoindre et à accroître les campagnes de solidarité avec Afrîne, avec le Kurdistan, avec les forces progressistes et révolutionnaires du monde entier.

    En ce jour de Newroz, ce jour de l’an Kurde, soyons dans la rue avec nos camarades, soyons là pour les soutenir et leur offrir une solidarité concrète et anti-impérialiste !

    Afrîne vivra ! Afrîne vaincra !

  • Appel à un Newroz de solidarité internationale !

    Appel à un Newroz de solidarité !

    Depuis maintenant deux mois, l’opération militaire déclenchée par l’Etat turc se poursuit. La seconde armée de l’OTAN et ses supplétifs djihadistes ont encerclé la ville de Afrîne, dans le Rojava -Kurdistan Syrien. Deux mois de terreur continuelle pour la population civile et pour celles et ceux qui résistent.

    Bombardements aériens, frappes d’artillerie, gaz de combat…l’immense horde fasciste ne recule devant rien pour écraser la résistance du YPG – YPJ et de ses alliés.

    Erdogan prétend qu’il ne touchera pas aux civils. Dans une guerre comme celle-ci, que mène un occupant contre un peuple, il n’y a ni civils, ni militaires. Il n’y a que l’oppression générale. Ces propos ont été démentis par la réalité : hôpitaux éventrés, civils assassinés…

    Les massacres ne font pas peur à l’armée Turque. Les colonialistes et les impérialistes n’ont jamais, dans toute l’histoire, agi autrement.

    Celui qui débute se produit dans le silence, dans l’opacité. Les yeux du monde sont bandés par la censure, par l’intimidation, par la répression.

    Le seul tort le celles et ceux qui résistent stoïquement est d’avoir voulu conquérir leur indépendance et leur liberté. D’avoir voulu créer un monde plus juste. Le Rojava expérimente un modèle de progressisme, de volonté d’aller vers plus de Justice, une plus grande égalité, la fin de l’oppression sur les femmes, sur les minorités, sur les religions. Surtout, le Rojava est un espace qui se constitue contre les impérialisme, une zone où ce ne sont pas les intérêts des grandes puissances dominantes qui sont dictés.

    Là réside leur crime : celui d’oser exister.

    Le débat politique est une chose constante, mais l’Unité Communiste de Lyon s’horrifie de voir que certains et certaines cherchent tous les prétextes pour renier leur solidarité. A nos yeux, tout s’efface devant le déferlement de bandits sanguinaires sur Afrîne. Il ne peut y avoir qu’un seul cri, celui de la solidarité totale. Les moyens de la réaliser concrètement sont divers et variés, mais tous comptent !

    Certains et certains sont allés physiquement aider les combattants et les combattantes kurdes. Nous les saluons, nous rendons hommage à celles et ceux qui ont fait ce choix courageux et qui ont donné leur vie pour que le Kurdistan vive ! Ils et elles ne seront jamais oubliés. Les barbares ne tuent pas les résistants et les résistantes, ils les rendent immortelles !

    Clamons notre solidarité en ce jour de l’an Kurde ! Que celui-ci devienne le point de départ de l’an 1 d’un Kurdistan libre !

    En cette journée du Newroz, le nouvel an Kurde, nous clamons toutes et tous notre solidarité avec celles et ceux qui souffrent sous le joug des fascistes, des obscurantistes, des impérialistes. Nous clamons notre solidarité avec ceux et celles qui se dressent pour la Liberté, pour l’Egalité, pour la dignité du plus grand peuple sans Etat du monde.

    En cette journée, nous pointons du doigt la responsabilité écrasante et totale des impérialistes étrangers, des « démocraties défenderesses des droits de l’homme », qui ont agi en apprentis sorciers, en jouant avec les flammes de la réaction de du fascisme, pour satisfaire des ambitions géopolitiques et commerciales. Nous pointons du doigt le fait que dans les villes d’Europe, la répression grandit. Les manifestations sont attaquées, les drapeaux sont confisqués, les organisateurs sont intimidés. Les grandes puissances ne sont pas neutres : elles sont complices !

    A travers cette solidarité, nous clamons notre soutien à toutes celles et tous ceux, qui, dans une nuit qui s’éternise, subissent la faim, la misère, les privations, les coups et les violences du capitalisme et de l’impérialisme.

    L’Unité Communiste de Lyon relaie l’appel de l’ICOR [Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires] à une journée de solidarité envers le peuple Kurde, envers les combattants et les combattantes d’Afrîne !

    Vive la solidarité internationale des peuples !

    Les flambeaux du Newroz sont les flambeaux de la liberté !

    Rendez vous le 20 mars, à 19h00, place Bellecour.

  • A Afrîne, c’est l’humanité qu’on assassine !

    A Afrîne, c’est l’humanité qu’on assassine !

    A Afrîne, c’est l’Humanité qu’on assassine !

    Afrîne est en passe d’être encerclée.

    Après une longue période de stagnation, en face d’une résistance héroïque, les troupes turques et leurs supplétifs -mercenaires, assassins et djihadistes- sont parvenus à percer. Afrîne vit désormais un état de siège. La ville est le refuge de milliers de civils, fuyant les bombardements, les chars, les meurtriers de la seconde armée de l’OTAN.

    Les YPG / YPJ et leurs alliés, ainsi que les volontaires des bataillons internationaux, tiennent leur rôle jusqu’au bout. Mais l’impitoyable machine mathématique ne laisse guère entrevoir d’espoir : que peuvent 15 000 combattants et combattantes des armées populaires, encerclées, contre les bombardiers, les chasseurs, les blindés, l’artillerie lourde, les gaz de combat ?

    Les Forces Démocratiques Syriennes et le peuple Kurde ont été trahies !

    Par l’occident, dont la France, qui les ont encensés lors de leurs combats contre Daesh -allié objectif de la Turquie. Hier, les portraits des combattants et des combattants kurdes étaient dans tous les magazines, dans tous les journaux. Aujourd’hui, pour satisfaire les ambitions de l’ami Erdogan, l’occident livre sans sourciller les kurdes à leur bourreaux.

    Par la Russie et par Damas. La promesse d’une aide, extorquée en échange d’un renoncement à l’indépendance du Rojava (Le Kurdistan Syrien) ne s’est pas concrétisée par le moindre acte réel. Soucieux de plaire au maître d’Ankara, Poutine accepte de céder une partie de la Syrie, en échange d’une plus grande proximité géopolitique avec le pays vacillant qu’est l’Etat Turc.

    Ces actes illustrent un fait essentiel, crucial : les grandes puissances géopolitiques ne considèrent leurs alliés que comme des pions, comme des mouchoirs jetables, comme des agents qu’elles utilisent puis abandonnent. Les « démocraties » regardent sans mot dire le massacre qui se prépare.

    Pour des enjeux géopolitiques ou économiques, on laisse l’armée Turque massacrer. Dans cette affaire, notre impérialisme, celui de la France, n’est pas neutre, il soutient activement Erdogan, par des partenariats économiques, par l’exploitation conjointe des masses populaires turques, par un soutien politique sans faille.

    L’Etat français impose le silence. Les médias sont muets. Afrîne meurt dans l’obscurité d’une nuit sans fin.

    L’Unité Communiste de Lyon, membre des Amis de l’ICOR en France, appelle à la solidarité concrète avec le peuple Kurde, avec ses organisations de combat et ses alliés. L’ICOR est la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires, rassemblant 49 partis et organisations sur 4 continents. Fin 2014 l’ICOR a conclu un pacte de solidarité avec la lutte de libération kurde. Nous appelons à le concrétiser !

    Nous appelons à soutenir financièrement et politiquement les campagnes de solidarité envers les forces combattantes, mais également en faveur de la reconstruction du Rojava encore libre. La Campagne de Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava, dans le but de fournir une assistance médicale aux forces combattant contre la réaction, l’impérialisme et le fascisme.

    Le 21 mars -nouvel an Kurde ou Newroz– l’ICOR appelle à une journée de mobilisation en solidarité avec le peuple Kurde. L’Unité Communiste de Lyon appelle les organisations et les individus qui désirent participer à ce mouvement de solidarité, à le renforcer, à le développer, à nous contacter pour donner à cet événement l’ampleur qu’il mérite.

    Ce 21 mars doit être une démonstration de force et de solidarité envers nos camarades qui luttent et tombent pour la Liberté, pour l’Egalité, pour la Révolution !

    Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon appelle à participer à la manifestation de solidarité, à 15 h 00, place Bellecour. Soyons nombreux et nombreuses à répondre à cet appel !

    Par notre engagement et notre solidarité, nous contribuons à défaire les menées des impérialistes et de leurs agents fascistes et réactionnaires.

    Vive la lutte internationale des peuples ! Vive la lutte anti-impérialiste !

  • Lettre d’information de l’ICOR sur la situation à Afrin

    Lettre d’information de l’ICOR sur la situation à Afrin

    Afrin– Lettre d’information no 1

    20.02.2018

    1. Le Pacte de solidarité de l’ICOR avec la lutte de libération kurde

    Le Pacte de solidarité de l’ICOR, adopté en mars 2015, était un engagement volontaire à développer un travail pratique intensif de solidarité avec le Rojava, libéré de Daesh, à soutenir sa construction et à relier la lutte de libération kurde au mouvement révolutionnaire et ouvrier international. Il a été signé par 37 organisations. Les brigades de solidarité de l’ICOR avec 177 brigadistes de 10 pays pour construire le centre de santé à Kobaně en sont un exemple brillant. Entre-temps il est achevé en tant que maternité et plus de 4 000 bébés y sont déjà nés. Après que le régime fasciste turc a lancé une campagne d’extermination contre la lutte de libération kurde et les structures d’autonomie démocratique au Rojava, le pacte de solidarité a été modifié en octobre 2016. En cas d’escalade aiguë des attaques contre le Rojava, on avait déclaré, le cas échéant, d’appeler à une journée d’action mondiale. Ceci a également été confirmé à l’unanimité par la 3e Conférence mondiale de l’ICOR! Cette escalade aiguë s’est maintenant produite avec la guerre impérialiste pour la division de la Syrie.

    2. L’attaque du gouvernement fasciste turc contre Afrine
    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste turc d’Erdoğan a attaqué militairement le canton d’Afrine dans la Fédération démocratique de la Syrie du Nord/Rojava. L’EI fasciste (Daesh) fut en grande partie battu par l’alliance militaire des Forces démocratiques syriennes (FDS) en Syrie sous la direction des forces d’autodéfense kurdes YPG et YPJ. Un facteur important à cet égard a été le lien avec la solidarité organisée à l’échelle mondiale, dans laquelle l’ICOR a également joué un rôle majeur.

    Dans une déclaration de l’organisation de l’ICOR MLKP, chargée de construire l’ICOR au Moyen-Orient, il est dit : « Afin d’empêcher la démoralisation de la population, ils (la Turquie) mènent une propagande massive. Les médias mentent en battant leur plein. Malgré toutes leurs pertes, ils rêvent toujours de contrôler les régions du Rojava et d’anéantir le mouvement pour la liberté. Mais ce que les fascistes et les contre-révolutionnaires de la région ont oublié : Le peuple a une volonté ! Ils ont gagné la liberté au Rojava et vivent une vie décente. Ils ont une avant-garde qui lutte et ils sont organisés. Les travailleurs, les femmes, les jeunes et les opprimés ont gagné la sympathie des peuples de ce monde. » (Bulletin international, 2/2018 – traduit de l’allemand)

    L’attaque militaire de la Turquie a été menée, tolérée par l’impérialisme américain et en coopération avec le régime russe de Poutine.

    Le 10 février, l’équipe syrienne de défense aérienne a abattu un chasseur israélien du F-16 près de la frontière commune. L’armée de l’air israélienne avait déjà attaqué des cibles en Syrie à plusieurs reprises. Elle a justifié ses attaques récentes comme réponse à un drone « iranien » qui aurait pénétré dans l’espace aérien israélien.

    L’année dernière, les États-Unis et la Russie s’étaient mis d’accord sur leurs zones d’influence. A l’ouest de l’Euphrate, la Russie et la Syrie feraient valoir leurs droits, à l’est les États-Unis. Les contradictions entre les États-Unis et la Russie s’accentuent actuellement.

    Le président turc Erdoğan menace l’impérialisme américain d’une « gifle ottomane », s’ils continuent à maintenir leur coopération avec les forces militaires des SDF. Depuis quelque temps, les forces fascistes islamistes iraniennes se trouvent sur le territoire syrien.

    L’impérialisme allemand est impliqué indirectement, mais maintenant aussi directement dans la guerre de la Turquie et dans l’agression contre Afrine, en fournissant des chars et en participant à des vols de reconnaissance en coopération avec les États-Unis. De plus il collabore étroitement avec le régime fasciste turc d’Erdoğan. Et il s’efforce de renforcer ses relations avec le régime irakien en lui offrant une formation militaire, afin d’accroître son influence au Moyen-Orient.

    Alors que les impérialistes les plus divers se sont servis jusqu’à présent avant tout de mercenaires ou de forces mandataires, maintenant un développement est en train de se produire où ils peuvent s’affronter directement, en particulier les États-Unis et la Russie. C’est un nouveau foyer incendiaire et dangereux pour la paix dans le monde.

    Au fur et à mesure que la crise du système impérialiste s’approfondit, la peur de développements révolutionnaires s’accroît chez les forces dirigeantes. Elles n’ont pas oublié le soulèvement démocratique en Afrique du Nord et dans le monde arabe, survenu fin 2010/début 2011. Par la répression, des concessions et l’établissement temporaire de gouvernements islamistes pro-impérialistes, il a abouti, après le renversement des dictatures, dans une impasse.

    Les États-Unis, en tant que principal belliciste dans le monde, ont provoqué le développement en Syrie de façon déterminante dans leur lutte pour l’influence en Syrie respectivement au Moyen-Orient. La Russie tente agressivement d’assurer son accès stratégique à la Méditerranée et coopère avec le régime anti-populaire d’Assad.

    Dans cette situation, il est très important que les forces kurdes et leurs alliés de toutes les populations du Nord de la Syrie se battent explicitement indépendamment de toutes les forces impérialistes. Riza Altun, membre du comité exécutif de la communauté des sociétés du Kurdistan (KCK) a expliqué dans l’article « La lutte pour la liberté poursuit sa propre ligne » (https://anfdeutsch.com, 28.01.2018): « Le maintien du régime en Syrie est très important pour la Russie. Mais l’approche russe va au-delà du régime en Syrie et d’Assad. Ce n’est pas Assad, mais la domination et l’hégémonie de la Russie en Syrie qui sont considérées comme absolues. (…) Alors que les États-Unis établissent d’un côté des relations avec les YPG, ils menacent et font chanter les YPG de l’autre côté pour les mettre en conformité avec une ligne nationaliste et d’État national. (…) Les États-Unis, donc une force impérialiste qui veut établir son propre système mondial, essaient d’exploiter les valeurs créées par la lutte pour la liberté d’une société. (…) Nous sommes engagés dans une lutte anti-impérialiste. (…) Les partenaires stratégiques de notre ligne sont les forces démocratiques mondiales, les forces sociales et les forces anti-systémiques. » (traduit de l’allemand)

    L’ICOR fait clairement la distinction entre les forces révisionnistes, néo-révisionnistes et trotskystes qui, actuellement, poignardent ouvertement dans le dos la lutte de libération du Rojava et la résistance à l’agression fasciste de la Turquie. C’est un atout de l’organisation révolutionnaire mondiale ICOR et de sa position anti-impérialiste cohérente.

    3. Le mouvement ouvrier et révolutionnaire international est mis au défi

    Afrine lutte – Afrine vit!

    Malgré l’agression, depuis un mois, des forces armées turques et des bandes fascistes se dissimulant comme islamistes, les lignes de défense kurdes des unités de défense du peuple et des femmes continuent à résister sans fléchir. Les combattants composés de multiples ethnies – femmes et hommes – offrent une résistance farouche avec un grand courage héroïque, et les troupes d’invasion turques de la deuxième plus grande armée de terre de l’OTAN ne progressent que très lentement et se heurtent à une résistance féroce.

    Il y a une large mobilisation des masses au Rojava. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté à Afrine contre l’invasion turque. Des dizaines de milliers de personnes ont participé à une marche à travers le Rojava jusqu’à Afrine.

    Au Rojava, des milliers de personnes des autres cantons viennent dans le canton d’Afrine pour lutter contre l’invasion de la Turquie. Depuis une semaine, des dizaines de milliers de femmes manifestent dans le centre d’Afrine malgré les bombardements.

    La déclaration de Leila Khaled de la direction du FPLP (Front du peuple pour la libération de la Palestine) est un signal important dans la lutte contre la division entre Arabes et Kurdes. Elle a déclaré lors du 3e Congrès du HDP (Parti Démocratique des Peuples – Turquie) : « Je vous salue de la part du peuple palestinien. … Aujourd’hui, à Ankara, j’ai vu deux façades différentes. D’une part, tous les policiers qui ont encerclé la salle de congrès et occupé les rues. Nous voyons la même image également en Palestine. Mais d’autre part, j’ai vu ici les peuples de Turquie et du Kurdistan. Les voix qui s’élèvent dans cette salle couvriront le bruit des chaînes de toutes les prisons et deviendront l’écho des voix de tous les peuples. … Nous aussi, nous élevons nos voix contre la guerre en Afrîne. … Les peuples construisent la vie et l’avenir. Depuis cette salle, je salue tous les peuples qui résistent » (ANF, 11.2.2018)

    Dans le contexte de la solidarité avec Afrine, des millions de personnes dans le monde entier sont déjà descendues dans les rues et des manifestations ont lieu chaque jour. Dans de nombreux pays, nous connaissons également une forte polarisation, en particulier entre Kurdes et Turcs. Dans ce contexte, l’ICOR fait un travail d’éducation très important dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien!

    La 3e Conférence mondiale de l’ICOR en automne 2017 a décidé de développer l’initiative pour un front uni anti-impérialiste et antifasciste, également contre l’accroissement du danger de guerre, le virement à droite des gouvernements et la fascination des appareils d’État.

    L’ICOR est mise au défi de défendre la révolution démocratique d’Afrine/Rojava contre l’invasion militaire du régime turc, de défendre la lutte du peuple syrien pour sa libération du régime d’Assad et contre l’ingérence de toutes les forces impérialistes, et aussi dans la lutte contre le danger d’une guerre mondiale.

    À cette fin, une journée mondiale d’action serait appropriée pour la solidarité avec la lutte pour la démocratie et la liberté, pour le retrait immédiat de toutes les troupes turques d’Afrine, pour le retrait de toutes les troupes impérialistes de Syrie et pour la paix, la liberté, le socialisme.

    Le développement actuel contribue à clarifier le caractère de l’impérialisme et qu’il ne peut y avoir de libération de l’exploitation et de l’oppression par le biais ou en alliance avec les impérialistes. Seule la lutte pour un avenir socialiste offre une issue. Pour ce faire, il faut renforcer l’ICOR même et toutes ses organisations membres.