Étiquette : Erdogan

  • Que Müslüm Elma soit relâché !

    Que Müslüm Elma soit relâché !

    Nous partageons ici l’appel à protester de nos camarades de l’UPOTUDAK, (Comité de solidarité avec les prisonniers politiques internationaux) et de l’ATIK (Confédération des travailleurs turcs en Europe) pour la liberté du Camarade Müslüm Elma.

    Müslüm Elma est emprisonné depuis 5 ans.

    Bien que 9 de ses amis, qui ont été arrêtés ensemble, aient été libérés dans l’attente de leur procès, Müslüm Elma est toujours détenu à la prison de Munich. Bien qu’il soit dans le groupe à risque où l’épidémie de COVID-19 affectant le monde et tuant des milliers de personnes, le fait que Müslüm Elma soit toujours détenu est l’approche de la loi ennemie du comité judiciaire.

    Le 15 Avril 2015, Müslüm Elma et neuf camarades ont été arrêtés dans une opération menée en Allemagne, en France, en Suisse et en Grèce suite aux décisions prises de collaboration entre la Turquie et L’Allemagne. Le 17 juin 2016, les poursuites pénales contre ces dix révolutionnaires ont été engagées devant le tribunal de Munich sur l’appui de l’article 129 a/b du code pénal allemand. Nos camarades sont accusés par l’État turque et allemand d’être membres du Parti Communiste de la Turquie – Marxiste- Léniniste (TKP-ML).

    Qui est Müslüm Elma ?

    Müslüm Elma est né en 1960 dans une famille kurde et alévie à Dersim. Politiquement actif depuis ses années lycée, il a été contraint d’arrêter ses études pendant ses années universitaires en raison de diverses
    actions politiques qu’il menait. Sa vie reflète en quelques sortes l’attitude oppressante et cruelle de l’Etat turc envers les communistes et les Kurdes.
    Müslüm Elma a été arrêté à Diyarbakır peu après le coup d’État militaire du 12 septembre 1980 en raison de ses activités politiques. Après son arrestation, il a été soumis pendant six mois à des tortures inhumaines dans les centres d’interrogatoire de Antep, Elazığ, Urfa et Diyarbakır, puis transféré à la tristement célèbre prison n°5 de Diyarbakır.

    Ces tortures se sont poursuivies pendant sa détention à la prison de Diyarbakır. Pour les dénoncer, il participa longtemps à l’action de grève de la faim sans limite en 1983 et 1984. La grève de la fin et les tortures ont eu comme conséquence une dégradation de la santé de Müslüm Elma.

    Müslüm Elma a été évacué de la prison de Diyarbakır en 1992, mais a de nouveau été arrêté en novembre 1993 et torturé. Après une longue période de détention, il a été libéré en 2002, à la suite des grèves de la faim sans limite qui ont eu lieu en 2000. A la suite de ses années passées en détention en Turquie et des problèmes de santé causés par la torture, Müslüm Elma à été contraint de quitter le pays pour échapper au danger. En 2009, sa demande d’asile a été acceptée en Allemagne.

    Après des années passées dans les prisons turques en raison de ses idées politiques, il est également emprisonné en Allemagne aujourd’hui pour ses idées politiques. Les informations portées contre lui sont fondées sur les informations transmises par les forces de sécurité turques aux forces de sécurité allemandes. Les agents de police ayant donné ces fausses informations et signé ces documents falsifiés ont été arrêtés en Turquie.

    Cependant, Müslüm Elma et ses camarades n’ont pas été acquitté pour autant, une pratique tout à fait contraire aux droits de l’homme et aux libertés. Le procès de longue date a révélé que la détention de Müslüm Elma était entièrement due à son identité politique. Pour la libération de Müslüm Elma, nous vous invitons à protester en écrivant des pétitions à la Cour suprême de l’État de Munich (poststelle@olg-m.bayern.de) ou le ministère fédéral de la Justice (poststelle@bmjv.bund.de)

    Liberté pour Müslüm Elma!
    Liberté aux prisonniers politiques!

  • Etat turc : Discours de défense contre la justice fasciste.

    Etat turc : Discours de défense contre la justice fasciste.

    Nous publions ici une version légèrement abrégée du discours de défense du communiste Süleyman Göksel Yerdut, qui a été accusé avec 70 autres prisonniers pour avoir participé à la résistance à l’autonomie gouvernementale à Nusaybin. Il a été condamné à 25 ans et demi de prison et à une peine aggravée de prison à vie.

    Avant de commencer ma défense, je veux commémorer au nom du représentant de notre parti à la Rojava, Bayram Namaz, qui est devenu un martyr cette année, tous nos martyrs de la Rojava et les soldats de la force de combat de notre parti à Dersim, les camarades Taylan Kutlar, Hıdır Çallı, Hüseyin Akçiçek, Berfu Dilan Canbay, Ümit Yetik, Veli Görgün, Irfan Gerçek et les camarades Fırat Şeran et Ozan Sökmen, qui ont été récemment assassinés par les forces d’État fascistes. Dans cette salle, je voudrais annoncer à nouveau que nous mènerons leurs idéaux à la victoire. Ils sont notre source de force, nous n’effacerons jamais leurs souvenirs, nous réaliserons leurs rêves.

    D’autre part, je voudrais également saluer une fois de plus le 6e congrès de notre parti, le MLKP, qui s’est tenu récemment avec succès.
    Notre parti, qui a commencé le marathon de la révolution le 10 septembre 1994, a passé sa 25e année de lutte. Notre parti, qui a une histoire de résistance militante et auto-sacrifiée avec l’héritage de dizaines de combattants tombés au combat, a toujours pris sa place au centre ou dans tous les moments de la lutte et de la résistance sociales, des barricades contre l’OTAN au 1er mai, du soulèvement de Gazi au soulèvement de Gezi et du Kobanê Serhildan aux barricades autonomes.

    Depuis le début jusqu’à aujourd’hui, elle est devenue la force socialiste d’avant-garde de la révolution de la Rojava, comme l’a dit le camarade Bayam, « la conscience socialiste de la révolution de la Rojava ».
    En même temps, novembre est le mois de la chute de notre parti et en ces jours de novembre, je voudrais commémorer avec respect et gratitude la chute de la révolution et du socialisme en Turquie, au Kurdistan et dans le monde, en commençant par les martyrs de notre parti. Nous leur avons promis une révolution …

    Nous défendrons bien sûr la vérité ici. C’est exactement la mission historique des communistes, nous sommes du côté de la vérité. La réalité du monde d’aujourd’hui est qu’une minorité heureuse vit en grande pompe alors que des milliards de personnes vivent dans la faim, la pauvreté et la misère. De plus, cette splendeur et cette misère, qui s’accumulent sur deux pôles opposés, se causent mutuellement. C’est la plus grande vérité. C’est pourquoi je parle aujourd’hui au nom des travailleurs, dont la sueur coule entre les engrenages des machines ; au nom de la jeunesse dont l’avenir a été volé ; au nom des enfants affamés du monde qui n’ont même pas un morceau de pain ; au nom des communautés nationales et religieuses reniées et au nom des hommes qui ont déclaré la guerre au patriarcat.
    La lutte des peuples opprimés fait l’histoire

    Notre but n’est pas d’empêcher les punitions sévères qui nous sont imposées, mais d’expliquer la réalité historique et sociale. Nous savons depuis longtemps que l’essence de l’histoire est la lutte des classes, les luttes entre les oppresseurs et les opprimés. Ni les héros ni les « incidents » ne font l’histoire. Ce sont les luttes des classes et des peuples opprimés qui produisent à la fois l’histoire et ces héros ainsi que ces « incidents ». En bref, l’histoire est liée aux classes et l’histoire évolue avec la guerre de classes des opprimés contre les oppresseurs. Ne voyons-nous pas ce mouvement de progrès plus clairement aujourd’hui que d’habitude ?

    Le capitalisme impérialiste fluctue aujourd’hui dans une crise existentielle. La montée du fascisme et du racisme, la crise économique et financière mondiale, l’aggravation des guerres régionales-locales des offensives politiques de l’impérialisme, le chômage croissant, la pauvreté, la faim, etc. sont autant de manifestations de cette crise existentielle. De l’autre côté, il y a les peuples qui s’élèvent de l’Amérique latine à l’Europe, du Moyen-Orient à l’Extrême-Orient avec des revendications économiques et politiques. La bourgeoisie mondiale ne peut plus gouverner comme avant, c’est une conséquence naturelle que la bourgeoisie se tourne vers le fascisme et agit contre les soulèvements populaires.

    Notre pays est devenu une base de l’impérialisme

    La situation n’est pas différente en Turquie et dans le nord du Kurdistan. Ceux qui répandent les slogans « local » et « national » ont atteint le point où chaque mètre carré de notre pays a été ouvert à l’exploitation, au pillage et aux politiques d’occupation. Notre pays n’est pas aujourd’hui sous l’occupation des forces armées des impérialistes, mais leur a été remis volontairement. Chaque coin de notre pays est une base impérialiste, il n’y a pas un endroit qui ne soit pas exploité, pillé et occupé.

    L’exemple le plus récent est celui de Mount Isa, qui a été donné aux monopoles internationaux du Canada. Des dizaines de milliers d’arbres ont été abattus pour que ces monopoles puissent remplir leurs coffres. Est-ce votre « local » et votre « national » ? Les capitalistes et les impérialistes, ainsi que leurs collaborateurs régionaux, aiment le profit, les gains, l’exploitation, le pillage et l’occupation. Ils sont les ennemis de la nature. Ils ne s’empêcheront jamais de détruire à la fois l’équilibre de la nature et la santé des peuples pour le profit. Un immense pays est en train d’être dilapidé par les compagnies minières, les compagnies aurifères et les compagnies énergétiques. De la montagne Ida à Hasankeyf, du lac Salda à Fatsa, de Gerze à Munzur, de Eskişehir à Sinop et à la mer Égée, la destruction écologique continue.

    En conséquence, les terres arables ne peuvent plus être utilisées, les animaux ne peuvent plus être gardés dans les prairies, les vallées, les montagnes et les forêts sont dilapidées pour les relations diplomatiques internationales et les affaires sales. Les centrales hydroélectriques (HES), qui sont construites dans le cadre de la politique énergétique, et les barrages détruisent notre nature, les côtes et les baies sont libérées pour le développement et deviennent ainsi les victimes de l’industrie de la construction. Cela n’a pas suffi, nos plages, les plages populaires, sont pillées et vendues pour des commandes ouvertes / secrètes. Alors qu’il ne reste pas une seule parcelle de terre invendue, ceux qui se cachent sous le masque du patriotisme condamnent les autres, comme des traîtres à leur pays, qui disent la vérité et défendent les pauvres travailleurs opprimés. Ceux qui tentent de cacher leur sale politique par le nationalisme doivent savoir que le nationalisme sera la dernière cachette des oppresseurs et des « vrais traîtres ». J’aimerais maintenant commémorer le vénéré Nazım Hikmet. Il a dit : « Si les objets de valeur dans vos coffres-forts et vos comptes bancaires sont du patriotisme, si le patriotisme meurt de faim au bord de la route, si le patriotisme tremble dans le froid comme un coeur et frissonne de la malaria en été, si sucer notre sang écarlate dans vos usines est du patriotisme, si le patriotisme est les griffes des seigneurs de vos villages, si le patriotisme est le catéchisme, si le patriotisme est le club de police, si vos allocations et vos salaires sont du patriotisme, si le patriotisme est les bases américaines, les bombes américaines et les missiles américains, si le patriotisme n’échappe pas à notre ignorance noire puante, alors je suis un traître ».

    Nous disons aussi que si la patrie, c’est les boîtes à chaussures remplies de dollars américains, si la patrie signifie que les pauvres ne peuvent pas ramener de pain à la maison, mais que tous les « fruits du paradis » sont livrés au palais lorsque les travailleurs du troisième aéroport d’Istanbul sont exposés aux punaises de lit, alors vous êtes des amoureux de la patrie, mais nous sommes des traîtres à la patrie. Il est impossible de regarder cela en silence.

    Les relations et les accords internationaux accélèrent la roue de l’exploitation, du pillage et de l’occupation. Les mesures prises, les taxes, les augmentations de prix et le coût élevé de la vie touchent directement les pauvres et les amènent au bord de la misère. En raison de la dépendance extérieure, de l’arrêt de la production industrielle, en plus des dépenses de luxe, les S-400 et autres moyens de guerre similaires sont achetés à l’extérieur, alors que les besoins humains fondamentaux ne peuvent être satisfaits. Alors que les valeurs matérielles et morales des opprimés, des travailleurs et des pauvres sont impitoyablement détruites, il est impossible d’ignorer et de taire tout cela. Le régime colonial fasciste tente de maintenir son pouvoir politique en détruisant des valeurs historiques, sociales et religieuses vieilles de plusieurs milliers d’années. Il tente d’inciter à l’hostilité les peuples qui vivent ensemble sur une base égale et fraternelle. Des méthodes d’assimilation, de génocide, etc. sont pratiquées à l’encontre des Kurdes, des Arméniens, des Tcherkessiens, des Grecs et de tous les autres peuples qui ont vécu fraternellement avec le peuple turc, les espaces communs de vie étant ainsi dissous. Cette politique moniste, raciste, nationaliste, confessionnelle et sexiste est soutenue et menée par l’État, nos peuples luttent avec persistance contre toutes ces approches antidémocratiques pour assurer leur propre existence sur la base d’une vie égale, fraternelle et libre.

    Le chaos dans l’ordre de l’esclavage est le début de la liberté

    Sans aucun doute, la victoire dans la lutte contre le capitalisme, l’impérialisme et ses collaborateurs n’est possible qu’avec une révolution. Cela nécessite une lutte armée. La résistance à la répression, à l’oppression, à l’exploitation et à l’injustice est un critère social de vérité. Tout comme la résistance est légitime, la réparation l’est tout autant. L’utilisation des moyens de résistance est hautement légitime et justifiée.

    C’est pourquoi notre résistance et notre lutte armées contre la dictature coloniale fasciste sont hautement justifiées et légitimes. Un homme sage a dit que si l’ordre signifie esclavage et oppression, alors le désordre est le début de la justice et de la liberté. C’est une explication simple de la légitimité de la destruction de l’ordre des dirigeants. C’est la condition d’existence et la raison d’être de l’avant-garde révolutionnaire pour défendre les revendications des opprimés et susciter leur colère. C’est inévitablement la première tâche fondamentale des révolutionnaires que de construire une société socialiste dans laquelle nos peuples ont des droits et des libertés démocratiques ; dans laquelle les différents groupes religieux, identitaires et culturels peuvent vivre dans des relations égales et libres ; dans laquelle est mise en œuvre une politique économique collective sociale dont la base juridique est constituée et qui abolit les politiques économiques dégradantes et douloureuses comme le chômage ; dans laquelle est institutionnalisée une politique sociale qui, en tant que cellule de base de la société, accorde notamment la pleine égalité aux femmes, aux LGBTI et aux enfants ; dans laquelle le harcèlement, le viol, les meurtres cesseront ; dans laquelle la compréhension de la justice est renforcée et une égalité est établie ; dans laquelle un environnement libre est créé et une compréhension écologique de l’industrie est établie qui accroît la conscience de l’environnement et de la nature ; dans laquelle une révolution dans la façon de penser est réalisée avec la base et la superstructure. Et la révolution est une nécessité pour cela.

    La lutte pour la révolution et le socialisme libère !

    La lutte pour la révolution et le socialisme libère. Elle libère de la saleté et de la rouille du capitalisme. La lutte pour la révolution et le socialisme crée le nouvel humain, contre un humain qui a été dégénéré, décrépit et rendu égoïste par le capitalisme. Le nouveau monde sera sans aucun doute l’œuvre du nouvel humain. Au XVIe siècle, Thomas Hobbes a dit « Homo homini lupus », ce qui signifie « l’homme est un loup pour l’homme ». Oui, le capitalisme, c’est la même chose. Parce que le capitalisme libère l’homme de l’humanité. Mais nous savons depuis Marx qu’un humain est le produit des relations sociales et des conditions matérielles qui l’entourent. Pour que l’homme puisse atteindre sa véritable identité sociale et retrouver son chemin vers l’humanité, le capitalisme doit être banni et détruit ; la victoire du socialisme est à nouveau un phénomène inévitable, une nécessité. La leader révolutionnaire Rosa Luxemburg, qui a dit « le socialisme ou la barbarie », a été l’une des meilleures à comprendre que le socialisme n’était pas un choix mais une nécessité. Aujourd’hui, les communistes qui comprennent cette nécessité sont les précurseurs d’une humanité libérée. La destruction par le capitalisme ne se limite pas à la destruction des valeurs humaines. Dans l’ordre de l’esclavage salarié, les gens sont poussés vers le désespoir et la destruction.

    Il est de notre devoir de détruire l’ordre de l’oppression

    Ce n’est pas une coïncidence si le taux de suicide a augmenté récemment. Le capitalisme est devenu un ordre de suicide. La solution n’est pas le suicide, mais la lutte. Ce ne sont pas ceux qui se voient sous pression qui méritent la mort, mais le capitalisme lui-même, qui exerce cette pression.

    La crise existentielle dans laquelle se trouve le capitalisme impérialiste est structurelle et elle est différente des crises précédentes, car elle correspond à une époque où la part du travail dans le revenu total diminue, où l’abîme entre les pauvres et les riches s’agrandit, où la production flexible s’étend de plus en plus. Le sauvetage des entreprises et des participations par l’État, qui agit dans l’intérêt de la classe capitaliste, montre que le fardeau de la crise pèse sur les travailleurs pauvres opprimés de la population. Les grèves ont été interdites, les droits abolis, les meurtres de travailleurs ont augmenté, les arrestations massives, etc. sont l’expression du soutien impitoyable des règles de l’exploitation, surtout en raison de l’état d’urgence, qui est devenu la norme.

    Après l’échec de la tentative de coup d’État du 15 juillet, qu’Erdogan et l’AKP ont déclaré être une bénédiction, une chasse à toutes les valeurs révolutionnaires et aux droits démocratiques des couches pauvres de la population opprimée a commencé, et des milliers de personnes ont été arrêtées.

    Nous défendons le droit des peuples à l’autodétermination

    Toutes les dépenses effectuées par le palais, par toutes les structures de l’État sont l’expression de la cupidité, du gaspillage et du vol. C’est pourquoi nous sommes les enfants politiques de la rue des banlieues des travailleurs pauvres opprimés et non les imbéciles du palais. Nous ne sommes pas les esclaves du capitalisme impérialiste, mais les combattants de la liberté du socialisme. En tant que combattants révolutionnaires, notre tâche principale est de défendre la vérité en utilisant les valeurs et les réalisations humaines comme base. Dans ce contexte, nous considérons le droit des peuples à l’autodétermination comme un droit humain universel. Ce rapprochement est caractérisé et nié dans notre pays comme une question existentielle. Cela fait également partie de la crise actuelle. Comme s’il ne suffisait pas que le régime colonial fasciste maintienne le Kurdistan du Nord sous le joug colonial pendant un siècle, il tente d’établir le même colonialisme à Rojava et au Basur-Kurdistan aujourd’hui. Aujourd’hui, une partie de la Rojava et du Basur est sous l’occupation de l’État colonial fasciste.

    La révolution de la Rojava, qui en est maintenant à sa 8e année, était apparue sur la scène comme la « troisième voie » des peuples contre l’impérialisme et la réaction régionale. L’État fasciste a essayé d’étouffer la révolution et a mobilisé des bandes fascistes pour elle, après 2016 il a commencé des attaques directes contre l’occupation. La victoire sur les bandes fascistes de Daesh a rendu les attaques des colonialistes encore plus impitoyables. Une étape de cette attaque colonialiste a été l’occupation de l’Afrique. Pendant des semaines, l’Afrique a été bombardée avec la permission des impérialistes, des dizaines de milliers de personnes ont été forcées de quitter leur pays et aujourd’hui l’occupation coloniale en Afrique est comme un poignard sur le sol de la Rojava. Les peuples de Rojava et leur avant-garde briseront ce poignard tôt ou tard. Mais les colonialistes ne peuvent pas être satisfaits, leur regard est dirigé vers la zone appelée « Est de l’Euphrate », à l’est de Rojava. Comme nous le savons par les occupations précédentes, cette occupation sera également confrontée à la volonté du peuple, cela ne fait aucun doute.

    L’autonomie gouvernementale et l’autodéfense sont des droits de l’homme fondamentaux.

    Une autre attaque d’occupation par le régime colonial fasciste est dirigée contre le sud du Kurdistan. Le régime colonial a continuellement bombardé le Kurdistan du Sud avec ses avions de combat. Il est une puissance d’occupation de facto avec ses bases militaires là-bas depuis des années et essaie d’avancer sur le terrain depuis plus d’un an, mais face à l’énorme résistance des guérillas. Le peuple kurde paie la facture de cette guerre et de cette occupation par des massacres, la douleur, la crise, le chômage, la faim, la pauvreté et le suicide au cyanure. Comme si cela ne suffisait pas, ils disent : supportez la sale guerre, la faim, la pauvreté, le chômage, les suicides !

    Erdogan et ses pouvoirs AKP tentent de maintenir leurs positions par une stratégie anti-kurde. Cela ne signifie rien d’autre que de mener la société à la guerre civile. Erdogan et le régime de l’AKP ont sacrifié la vie de milliers de jeunes kurdes et turcs pour rester au pouvoir afin d’accroître les richesses qu’ils ont acquises en exploitant le travail de nos peuples travailleurs et travailleuses. Ils sont prêts à toute attaque et fraude.

    Il s’agit de la demande du peuple kurde pour l’égalité et l’autodétermination. La réponse du colonialisme à cette demande a toujours été les massacres et l’occupation. Cette scène ici, l’accusation contre la résistance à l’autonomie gouvernementale, montre à quel point cette résistance était correcte et légitime. Le droit des nations à l’autodétermination doit être traité comme une revendication légitime et juste dans le cadre des droits de l’homme. Si ce droit est impitoyablement attaqué, alors l’autonomie gouvernementale et l’autodéfense sont également un droit humain fondamental. Lorsque la lutte des mères du samedi pour retrouver leurs enfants enlevés et disparus par l’État et ses gangs est violemment interdite ; lorsque les familles des travailleurs tués dans des meurtres liés au travail cherchent à obtenir justice et sont entravées par des coups de pied, des matraques et des gaz lacrymogènes ; lorsque des femmes sont assassinées chaque jour après que l’État patriarcal et ses tribunaux ont délivré des chèques ouverts aux meurtriers de femmes ; alors l’autonomie et l’autodéfense ne sont pas seulement un droit, c’est plus que cela, une nécessité. Erdogan et son pouvoir AKP, qui ne suivent même pas leurs propres règles, ont nommé des administrateurs pour neutraliser les élus par la volonté du peuple. Les administrateurs ont été établis accompagnés d’unités spéciales et de la police. La volonté de millions de personnes a été déclarée invalide. C’est un coup d’État évident. Bien sûr, nos peuples et leur avant-garde y feront face avec résistance. Dans ces conditions fascistes, dans lesquelles la société est complètement assiégée, il n’y a pas d’autre choix que de résister à l’autonomie et à l’autodétermination. C’est pourquoi notre lutte révolutionnaire est juste et légitime parce qu’elle contient des valeurs humaines.

    Vous ne pouvez pas arrêter le MLKP, c’est l’avant-garde de millions

    Dans tous ces processus, le MLKP a pris et continuera de prendre sa place avec une résistance auto-sacrifiée à Rojava ainsi qu’à Başur et Bakur. Il a été et est toujours au centre des attaques de la dictature fasciste et coloniale. Si, comme d’habitude, les médias de leur palais sale aboient qu’ils ont « nettoyé » avec nous, notre parti fera revivre la tradition de résistance à la dictature fasciste et continuera son chemin partout où règnent l’oppression, l’exploitation et la barbarie.

    La seule vérité que l’oppression et la barbarie ne peuvent pas obscurcir est que le moment des plus grandes ténèbres est aussi le moment le plus proche de l’aube. C’est pour cette raison que nous disons : « Nous sommes l’avenir et l’espoir ! »

    C’est pourquoi vous ne pouvez pas détruire notre parti, le MLKP, car nous sommes la voix, le souffle et l’avant-garde des millions d’opprimés. Je rejette avec véhémence le terme « organisation terroriste » dans l’acte d’accusation. Toute l’histoire de notre parti a été témoin de luttes pour un monde sans sexe, égal, juste et libre. Le MLKP a pris sa place sur la scène de l’histoire au nom du pouvoir de la classe ouvrière.
    Dans notre pratique, vous ne trouverez pas une seule action qui ait dirigé la violence contre des cibles incertaines ou des civils et des peuples. Si les forces de l’ordre veulent trouver des organisations terroristes ou des terroristes, elles n’ont pas besoin de chercher bien loin. Il suffit de regarder l’AKP, qui planifie et exécute les politiques de massacre menées par l’État au Kurdistan et en Turquie. Le but de notre vie est de faire partie de la lumière révolutionnaire, qui est dirigée contre l’immense obscurité, même si c’est au prix de grands efforts. C’est pourquoi une attitude digne, malgré les conditions du fascisme, est l’expression de toute notre vie. Concrètement, il est important de ne pas rompre le travail auquel nous avons participé avec de grands effots, les camaraderies que nous avons construites, les promesses que nous avons faites, jusqu’au dernier moment.

    C’est dans cet esprit que nous poursuivrons résolument notre lutte révolutionnaire avec une grande dignité et une grande résilience. J’ai une vie, je peux la perdre. Mais je ne perdrai jamais ma vie révolutionnaire que j’ai construite avec passion, avec bonheur et avec amour. C’est avec cette dignité et cette fierté que je termine mes propos par le slogan « Vive la révolution, vive le socialisme » pour un monde sans sexisme, égal, juste et libre.

    28 novembre 2019

  • Solidarité avec le Rojava – Défendez la révolution démocratique en Syrie du Nord-Est

    Solidarité avec le Rojava – Défendez la révolution démocratique en Syrie du Nord-Est

    Appel de l’ICOR pour la World Resistance Day [Journée mondiale de résistance] – Journée internationale pour Kobanê

    Pour la cinquième fois, l’ICOR appelle à la journée mondiale pour Kobanê, qui est cette année dénommée World Resistance Day. C’est dans ce sens que j’appelle toutes les organisations membres, les Amis de l’ICOR et toutes les personnes pacifiques et les organisations combatives du monde : Faites du 2 novembre 2019 le jour de la résistance mondiale contre l’attaque turque ! Organisez des manifestations, des actions devant les ambassades des impérialistes impliqués, mobilisez et faites le travail de persuasion parmi les masses. 

    En 2014, encore au milieu des luttes acharnées contre le Daesh fasciste et de la victoire imminente des combattants de libération unis à Kobanê, il y a eu la première journée  mondiale pour Kobanê. En janvier 2015, la ville a été libérée et puis reconstruite selon les objectifs de la « Fédération démocratique de la Syrie du Nord-Est ». Avec une solidarité internationale impressionnante, dont fait partie le Centre médiacl ICOR, qui a été construit en 9 mois par des brigadistes. Avec l’autonomie démocratique, l’égalité des femmes et des hommes, les principes écologiques pour la protection de la nature, le Rojava représente la perspective d’une société libérée.  

    Aujourd’hui, en 2019, Rojava est à nouveau le théâtre d’une résistance efficace et courageuse contre l’invasion de la Turquie, qui viole le droit international et travaille étroitement avec le Daesh et les djihadistes. Depuis le 9 octobre 2019, le régime barbare turc couvre les combattants et la population civile de terreur, d’attentats à la bombe en utilisant aussi des bombes au phosphore interdites. Sous la direction des SDF (Forces démocratiques syriennes), la population arabo-kurde et tous les autres groupes ethniques qui y vivent ont défendu leur territoire, causé des défaites à l’armée turque sur le terrain et obtenu en lien avec la résistance solidaire mondiale un armistice, qui est pourtant constamment brisé. Les accords entre la Russie et la Turquie (accord de Sotchi) et entre la Turquie et les États-Unis signifient la trahison des intérêts du peuple kurde ainsi que des autres groupes ethniques vivant dans la région. Les SDF, en tant que représentantes légitimes de la population vivant dans le nord de la Syrie, n’ont même pas été invitées ou amenées à la table des négociations. Un diktat impérialiste de « paix » a été négocié entre les puissances dominantes. Le marchandage avec Erdogan a largement satisfait ses objectifs de guerre. 

    Mazlum Abdi Kobanê, le commandant général des SDF, a clairement indiqué qu’elles se félicitent bien sûr de l’armistice, mais que la majorité des points de l’accord de Sotchi ne sont pas dans l’intérêt de la population et ne sont pas reconnus par les SDF. 

    Abdi Kobanê exprime sa gratitude pour la remarquable solidarité internationale : « Mes remerciements à tous ceux qui, dans le monde entier, sont devenus la voix de notre peuple contre l’occupation turque » . Avec l’avertissement : « Les gens sur les places et dans les rues, les amis qui nous soutiennent…. doivent tous être vigilants et continuer leur travail. »

    Retrait de toutes les troupes étrangères de la Syrie du Nord-Est – immédiatement !

    Non à tout diktat de négociations impérialistes ! 

    Solidarité avec la révolution démocratique au Rojava !

  • Interview de  Salih Müslim (MLKP)  à propos du Kurdistan syrien

    Interview de Salih Müslim (MLKP) à propos du Kurdistan syrien

    « Nos seuls amis sont dans les rues du monde entier! »

    Salih Müslim a été coprésident du Parti de l’Union démocratique syrienne (PYD) de 2010 à 2017. Il est actuellement coordinateur adjoint du Comité national de coordination pour le changement démocratique. Le 26 octobre 2019, il a pris position par rapport à la guerre d’agression du régime turc fasciste sur la Fédération démocratique du nord-est de la Syrie.

    Salih Müslim a été invité pour prendre la parole lors de la manifestation du Parti communiste marxiste-léniniste de Turquie (MLKP) [Le MLKP est membre de l’ICOR] à Ludwigshafen/Allemagne le 26 octobre à l’occasion de son 25e anniversaire. En raison de la situation de guerre, Salih Muslim n’a pas pu entrer en Allemagne. Il a envoyé le message ci-dessous pour la discussion sur le podium via Skype. La Turquie demande l’extradition de Salih Müslim, car le démocrate convaincu est un terroriste à leurs yeux. Nous publions son message complet ici.

    Salih Muslim :
    « Depuis le 9 octobre, Rojava a été attaqué non seulement par la Turquie, mais également par des bandes terroristes islamistes. Le 17 octobre, un cessez-le-feu est intervenu. Nous sommes prêts à discuter, mais l’autre côté ne nous a pas respectés. L’accord, et avec les Russes et avec les États-Unis, nous ne les acceptons pas. Nous n’acceptons que la trêve. En outre, il n’existe pas de véritable cessez-le-feu, les attaques se poursuivent et la population civile est attaquée.

    Pas le choix mais la résistance par tous les moyens
    Tout le monde est uni et ces pouvoirs n’écoutent personne. Cela vaut en particulier pour l’AKP et le MHP (parti fasciste en Turquie, qui forme le gouvernement avec l’AKP d’Erdoğans, note de l’éditeur). Nous n’avons d’autre choix que de résister par tous les moyens. 300 000 personnes ont déjà pris la fuite. Beaucoup d’entre eux sont seuls, la plupart doivent dormir en plein air n’ayant pas d’abri. À Kobanê ou à Hasaka, ils viennent essayer de s’occuper d’eux, mais dans bien d’autres endroits, ils n’ont personne pour s’occuper d’eux.

    Les organisations d’aide des organismes internationaux n’apportent aucune aide en matière de médicaments. Il y a de moins en moins d’hôpitaux en fonction. Du Kurdistan du Sud¹, nous recevons des marchandises, mais elles sont complètement insuffisantes. L’infrastructure est perturbée – les routes entre les villes ont été fermées.

    L’espace aérien doit être bloqué
    Nous ne sommes plus confrontés seulement à Daesh. Des drones et des avions de chasse des fascistes turcs menacent également nos vies. L’espace aérien doit être bloqué! Depuis plus de deux ans, la Turquie entretient de bonnes relations avec Daesh. Ils avaient occupé les puits de pétrole pendant une période à l’Est, développé un commerce de pétrole dynamique et la famille Erdoğans avait également gagné beaucoup d’argent grâce au gaz naturel.


    La résistance de Kobanê est un signal énergique
    La bataille de Kobanê a commencé alors que Daesh et les membres de gangs devaient se trouver à la frontière. Maintenant, ils se préparent à une nouvelle attaque. Ces gangs assassinent, détruisent et mutilent les gens.

    Il y avait des rassemblements internationaux et des accords contre nous. L’ONU, les États-Unis et la Russie se sont rencontrés trois fois. C’est un ignoble plan, ils se sont tous mis d’accord contre les Kurdes. Nous connaissons le génocide des Arméniens, il s’agit en définitive d’un génocide des Kurdes. Surtout, l’attaque vise le système démocratique, les droits des femmes, l’autonomie gouvernementale et la coexistence pacifique multiethnique. Ils veulent détruire ça !
    Nos seuls amis sont dans les rues du monde entier! Ils devraient le savoir: nous résisterons jusqu’au bout. Nous ne nous sentons pas seuls parce que vous existez! Nous nous défendrons jusqu’au bout – et le but c’est la victoire. Cette victoire profitera à toutes les forces progressistes du monde. Nous n’avons jamais été séparés de vous ces dernières années. Et c’est pourquoi la victoire ne sera pas seulement la nôtre, elle sera aussi la vôtre. »

  • Offensive Turque contre les Forces Démocratiques Syriennes au Rojava

    Offensive Turque contre les Forces Démocratiques Syriennes au Rojava

    Dimanche dernier, le président de l’État turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé une offensive contre le Rojava, état autonome contrôlé par les forces démocratiques syriennes, coalition politique et militaire de différentes forces dont la plus influente est le YPG/YPJ, bras militaire du PYD Kurde.

    Ce n’est pas une première, l’an dernier déjà, le régime fasciste turc a mené des opérations contre le canton d’Afrin, son objectif étant d’écraser le Rojava. En effet, cette zone représente tout ce que les réactionnaires turcs ont en horreur: l’autonomie des kurdes au bord de la frontière Turque, et des revendications politiques progressiste en contradiction avec les intérêts des fascistes turcs dans la région.

    Le Moyen-Orient est une véritable poudrière, et, depuis toujours, un champ de bataille où les puissances impérialistes se disputent les zones d’influence. La question du nord Syrien est dès lors un sujet épineux entre ces puissances. Les États-Unis ont apporté un soutien matériel aux FDS, afin de combattre Daech, et ont mis en place une zone de sécurité entre le Rojava et l’état Turc, en espérant créer une zone tampon. Cette zone militaire permet aux Américains de se rapprocher de l’ennemi principal des intérêts Américains du continent, l’état Iranien. Les FDS ont accepté cette alliance de circonstance comme aide matérielle bienvenue dans le combat contre les fascistes djihadistes, vu le risque de l’isolation totale face à Daech et aux Turcs, mais aussi comme moyen de pression sur l’état Syrien qui jongle dangereusement entre l’alliance de fait et l’opposition armée contre les FDS selon les circonstances tactiques de la guerre.

    L’état Turc, avancent leurs pions de manière à prendre le contrôle de cette région, pour taire la contestation au régime fasciste, et étendre leur influence, dans un projet de restauration de la suprématie Turque, dans un esprit digne des fascistes génocidaires Jön Türk. Les FDS doivent, pour les impérialistes, se soumettre et servir leurs intérêts sans conditions, ou être exterminés par les Turcs. Permettre la création d’une région autonome en Syrie, qui exporte des idéologies progressistes dans le continent, présente sur le long terme une grande menace pour les forces impérialistes.

    Erdogan représente un danger mortel, car il manie parfaitement les opérations de marketing géopolitique qui iront dans son sens avec l’accord tacite des impérialistes. Les fascistes Turcs courtisent les états-unis pour trouver un terrain d’entente qui livrera le Nord Syrien aux milices djihadistes et à l’armée Turque, conduisant les peuples de la région, Kurdes, Arabes, Assyriens, Yézidis, etc. à l’extermination pure et dure, et à la soumission aux néo-Ottomans.

    Assad, dans son jeu d’opportunisme réactionnaire et son lien fondamental avec les impérialistes Russes et Chinois, se présente comme un allié de circonstance potentiel qu’il ne faut pas négliger. Face aux Turcs et ses milices fascistes, l’état Syrien aura la responsabilité de joindre les opérations militaires avec les FDS pour créer une zone tampon contre les Turcs, au risque de vendre la Syrie aux djihadistes. Les Américains et les forces européennes n’hésiteront pas à livrer la Syrie au plus offrant tant que le montant des gains est suffisant, et Erdogan est leur partenaire le plus prometteur.

    Il est certains que nos camarades qui se battent sur place contre la barbarie fasciste, ainsi que les peuples du territoire Syrien auront à traverser encore bien des épreuves, nous, communistes, avons le devoir de soutenir les peuples opprimés, en combattant notre propre bourgeoisie, notre propre impérialisme, la France jouant un rôle important dans la déstabilisation de la région, l’héritage du protectorat français de Syrie est encore chaud dans l’esprit de nos bourreaux.

    Nous dénonçons la politique génocidaire du régime fasciste d’Erdogan, et nous dénonçons la volonté des impérialistes d’asservir les peuples du Moyen-Orient par l’outil formidable que représente pour eux les forces fascistes.

    Nous continuerons de soutenir nos camarades et les peuples opprimés, pour la libération totale et inconditionnelle des peuples face aux réactionnaires et aux impérialistes de tout bords.

    A bas le fascisme, à bas l’impérialisme !

  • Communiqué du TKP-ML à l’issue de son premier congrès.

    Communiqué du TKP-ML à l’issue de son premier congrès.

    AVEC LE PARTI, AVANÇONS VERS LA RÉVOLUTION,

    GLOIRE À NOTRE 1ER CONGRÈS !

    Aux Turcs, Kurdes et autres nationalités de notre peuple.

    AVRIL 2019.

    Établi sous la direction du camarade Ibrahim Kaypakkaya le 24 avril 1972, notre parti a accompli aujourd’hui son 1er Congrès. Ibrahim Kaypakkaya en demeure, dans l’esprit, l’organisateur, mais il n’a pu le diriger organisé à cause de son emprisonnement et de son assassinat.

    Le prolétariat international et les partis communistes, qui incarnent sa lutte, ont toujours, malgré les victoires et défaites historiques, marché en avant. En n’abandonnant pas le drapeau rouge depuis le premier jour de sa fondation, notre parti TKP-ML est resté un poids important dans les luttes.

    Notre parti TKP-ML a accompli son premier congrès avec succès. Ce congrès est vu par le parti comme un creuset, une plateforme, dans laquelle les faiblesses et les limites de notre expérience sont discutées. Nous y avons également formulé les manières de dépasser ces faiblesses et limites. Au cours de ce congrès, l’expérience et la connaissance sont consolidés dans le but de construire sur nos propres forces pour faciliter la marche en avant de notre Parti.

    Notre 1er Congrès a une importance historique spéciale pour le prolétariat international, le prolétariat de notre pays et notre peuple. Notre congrès embrassant fermement ses principes, a salué les victoires des fondateurs de notre parti et rejeté fermement toute forme d’attaque liquidatrice. Ce cap est maintenu, malgré les offensives contre-révolutionnaires contre notre parti, en avril 2015 par l’impérialisme allemand en collaboration avec l’État turc. Malgré, après ceci, l’attaque opportuniste, scissionniste et liquidatrice dirigée par un groupe minoritaire au sein du Parti. Attaque « de gauche » dans les mots, mais de droite dans la pratique. C’est cela qui a été rejeté par le congrès.

    Dans le climat actuel, où la lutte révolutionnaire fait face à des conditions extrêmement désavantageuses, le mouvement populaire [En Turquie] est en reflux, à la suite d’attaques sévères de la part de la dictature fasciste, contre les forces révolutionnaires et patriotes-révolutionnaires. Notre parti TKP-ML a montré sa détermination en organisant avec succès son 1er congrès. En ce sens, notre congrès fur une réponse idéologique et politique aux attaques de la dictature fasciste. Personne ne peut douter qu’ils recevront aussi une réponse en bonne et due forme, sur le champ de bataille, de notre part.

    Nos masses exploitées… Ouvriers, paysans, femmes, jeunes gens…

    La dictature fasciste a gagné des positions par la violence. Ses porte-paroles continuent de lancer des menaces et à vociférer des attaques vicieuses contre le peuple. Ils ont rendu difficile les conditions le lutte du mouvement populaire. Mais cela ne doit jamais être interprété comme un fait négatif ou être compris dans le mauvais sens. Si tout allait dans leur sens, ils n’auraient pas besoin de brailler autant. Non !, le fait est que rien ne se déroule selon leurs plans, et ils sont incapables de régner comme ils le souhaiteraient. La crise économique, qui s’aggrave tous les jours de plus en plus, a atteint un point où ils ne peuvent plus la gérer en continuant de charger le fardeau sur le dos des masses travailleuses.

    C’est pour cela que les exploiteurs hurlent autant.

    Même s‘ils essayent de discipliner la classe laborieuse en lui imposant la pauvreté et la faim, nous voyons des exemples concrets de la manière dont la classe prolétarienne unifiée s’organise et défait ses agresseurs.

    C’est pour cela qu’ils menacent autant.

    Les exploiteurs souhaitent désespérément une bonne nuit de sommeil, à la suite du cauchemar interminable causé par la résistance du peuple Kurde. Peuple qu’ils ont tant essayé d’effacer en détruisant ses maisons et en les égorgeant dans leurs caves. Après un réveil brutal face à la résistance du peuple et la guerre au Rojava, défaisant leurs hallucinations, comme ce fantasme d’une « occupation de Damas en trois jours », ils sont en train d’essayer de trouver une cachette en sécurité, lovés sous les ailes de plusieurs puissances impérialistes.

    C’est pour cela qu’ils voient des « terroristes » partout ou ils posent les yeux.

    Malgré toutes les attaques, ils voient des milliers de femmes et de personnes LGBTI+ s’unir et occuper les rues.

    C’est pour cela qu’ils continueront leurs attaques sexistes.

    En résumé, les motivations de toutes ces attaques ouvertes, ces menaces, ces massacres, tortures, condamnations, etc. sont leur horreur d’avoir à considérer leur inévitable futur, sombre et sans espoir pour eux.

    C’est pour cela qu’ils sont terrifiés ! En raison de cette peur, ils beuglent. Plus ils vocifèrent et braillent, plus ils sont effrayés, et plus violents encore ils seront ! Ils se comportent comme un monstre blessé qui voit sa mort approcher ! Mais la peur ne peut pas les sauver ! Et, sans le moindre doute notre offensive sera à la hauteur de nos souffrances, de notre exploitation, de ns oppressions et des massacres que nous subissons.

    Pour nous, cet aspect de la question que nous observons est essentielle. C’est la lutte organisée du peuple qui va les ensevellir dans les ténèbres. C’est notre fureur consciencieuse et notre hostilité de classe qui écrasera les réactionnaires !

    C’est précisément dans conscience de la réalité que notre parti, TKP-ML, a tenu son 1er Congrès. Il l’a tenu pour signifier que la résistance est toujours en cours, que la lutte continue, et qu’il existe de l’espoir et une volonté déterminée pour la victoire. Le 1er Congrès est une torche éclairant les ténèbres qu’imposent les classes dirigeantes, pour guider le chemin des masses exploitées et les Turcs et Kurdes oppressés. Nous appelons toutes les masses laborieuses à nous rejoindre pour porter, ensemble, cette torche et pour prendre part à la guerre pour la liberté et l’émancipation !

    La plus grande peur des classes dominantes est le pouvoir organisé des masses. Les masses organisées et intégrées au Parti communiste seront les initiatrices de la fin obscure de leur règne. Notre parti, le TKP-ML, avec son congrès et son programme communiste révolutionnaire, a mis en exergue la tâche et la volonté d’intégrer les masses de notre peuple, des autres nations et nationalités. Également, il met en avant la nécessité de remplir notre devoir de manière efficace, et de préparer les rangs pour cette guerre. Notre marche révolutionnaire ira en avant quand, avec détermination, nous aurons réalisé ces tâches, et qu’elles seront portées par le pouvoir de création illimité des masses.

    Dépasser nos limites est notre devoir !

    Le congrès, qui a pour but de se préparer la conquête du pouvoir, déclare que notre tâche immédiate à accomplir est de cibler les faiblesses et les déficiences que nous pouvons identifier comme étant des obstacles à la réalisation de la révolution, pour ainsi avancer vers l’avenir. Cela sera réalisé en restant lié à la lutte des classes et en ciblant les points les plus cruciaux des contradictions. Cela sera achevé sous le contrôle des masses. Avec un plan de travail à court et long terme dans les champs politiques, idéologiques et organisationnels, les objectifs du TKP-ML sont :

    • le développement de la Guerre Populaire,
    • l’organisation des masses laborieuses dans les villes,
    • une intégration plus profonde de la nation Kurde,
    • l’intégration de toutes les dynamiques des masses oppressées, incluant les femmes, la jeunesse populaire et les sans-emploi.

    Notre congrès fut organisé dans un environnement où la démocratie totale existe. Les points importants de notre ordre du jour ont été discutés, et les décisions ont été prises. La teneur du congrès a synthétisé les discussions sur le programme de notre parti et l’a validé. Au même moment, le parti a intégré différents amendements et ajouts dans les statuts, basés sur les suggestions formulées au cours du congrès.

    Notre 1er Congrès a aussi pris des décisions historiques sur la lutte de libération des femmes, en décidant l’établissement de l’Union des Femmes Communistes (Komünist Kadınlar Birliği / KKB) comme une organisation autonome dirigée par le parti.

    Notre 1er congrès a dirigé l’orientation du parti vers un approfondissement idéologique, vers l’accroissement des compétences politiques, vers le renforcement de la solidité organisationnelle, et pour plus de détermination militaire face aux offensives contre notre camp, particulièrement en contre les attaques impérialistes et fascistes.

    Notre parti a pris ces décisions concrètes et importantes, parmi d’autres, au cours du 1er congrès pour que les problématiques soulevées ne le restent pas uniquement en théorie. Avec ces nouvelles organisations et les nouveaux ajustements, notre parti sera capable d’atteindre la dynamique désirée. Cette dynamique sera réalisée par l’analyse de manière plus large les décisions intégrées dans le programme, de la stratégie aux politiques que le parti mène. Notre mission n’est pas d’écrire la révolution sur le papier, mais de la réaliser en pratique.

    En ce sens, notre congrès appelle à tout le peuple, les millions d’oppressés et exploités, tous les travailleurs, Kurdes, femmes et jeunes gens à prendre part à la Révolution Populaire Démocratique, pour établir le pouvoir du peuple, pour l’émancipation et la liberté contre la dictature fasciste. Sans la Révolution Populaire Démocratique, nous ne pouvons pas démolir leurs palais, avancer vers notre futur et réaliser le progrès. Il est évident, au regard de l’histoire, que la dictature fasciste actuelle ne peut être démolie que par la Guerre Populaire.

    Notre parti, le TKP-ML, a souligné la crise de régime des classes dirigeantes turques dans son premier congrès. Dans le même temps, il a aussi mis à l’ordre du jour le combat contre la fragmentation des forces révolutionnaires et démocratiques et le besoin d’unir nos forces. Des décisions claires ont été prises sur cette question, pour continuer à défendre la ligne de lutte idéologique, pour créer des principes communs contre l’agression par les classes dirigeantes, en accord avec nos objectifs directs. Les masses travailleuses oppressées l’exigent de nous, et le TKP-ML accomplira tous les efforts possibles pour remplir ses objectifs.

    Sans le moindre doute, la crise politique et économique mentionnée plus tôt ne s’applique pas qu’a la bourgeoisie turque. Pendant que le système impérialiste-capitaliste continue de pourrir, il continue aussi d’accentuer la contradiction entre les peuples opprimés du monde envers l’impérialisme et la réaction. Il n’est pas possible de parler d’un endroit du monde où, malgré la fragmentation du pouvoir populaire, les masses opprimées ne sortent pas dans les rues en nombre. D’un autre côté, il est un fait que la direction juste de la révolution, constituée par les mouvements communistes, qui en sont la force subjective, n’arrivent pas à suffisamment organiser et transformer la colère générale en révolution. La réflexion sur ce problème permet de tirer la conclusion que la raison première de ceci est la grande faiblesse actuelle des relations internationales révolutionnaires, et l’absence d’une organisation générale et inclusive des organisations.

    Avec les décisions prises dans le 1er congrès, notre parti TKP-ML est prêt à franchir les étapes pour résoudre les faiblesses dans le camp internationaliste, avec la formule « développer la révolution de notre pays pour servir la révolution mondiale ». Pendant que le TKP-ML fera tous les efforts pour accomplir les tâches de la révolution dans notre pays, il fera tout pour étendre la solidarité avec toute initiative révolutionnaire dans la lutte des classes des autres pays. Il travaillera également à la mise en place et au renforcement de la direction idéologique et politique de la révolution prolétarienne mondiale, qui sera le trait d’union de toutes ces luttes.

    Notre 1er congrès a honoré notre martyr et membre du parti Nubar Ozanyan, voyant en lui un exemple de l’implication de notre parti au Rojava. La ligne de notre parti, d’Ibrahim Kaypakkaya à Mehmet Demirdag, et Nubar Ozanyan, souligne le caractère communiste et la qualité des cadres, en qui nous voyons un exemple pour tous et toutes. Il fut souligné que nous pouvons vaincre les difficultés présentes en prenant exemple sur le camarade Ozanyan.

    Notre leader communiste, Ibrahim Kaypakkayya, nos secrétaires généraux martyrs Süleyman Cihan, Kazim Celik et Mehmet Demirdag, immortalisés pendant la guerre, et notre camarade Nubar Ozanyan, auquel ce congrès fut dédié, furent des commandants des forces militaires de notre parti dans des moments difficiles. Ils continueront de nous guider au sein du parti, avec leur direction politique et idéologique, et nous démontreront encore le vrai sens de ce qu’est une révolution dans la réalité.

    GLOIRE À NOTRE 1ER CONGRÈS !

    VIVE NOTRE PARTI TKP-ML, L’ARMÉE POPULAIRE TIKKO, L’ORGANISATIONDE JEUNESSE TMLGB, ET L’ORGANISATION DES FEMMES KKB !

    VIVE LA GUERRE POPULAIRE !

    VIVE LE MARXISME-LÉNINISME-MAOÏSME !

    VIVE L’INTERNATIONALISME PROLÉTARIEN !

    COMITÉ CENTRAL DU TKP-ML – BUREAU POLITIQUE

    AVRIL 2019

  • Communiqué de l’ICOR sur le 8/9 mai 1945.

    Communiqué de l’ICOR sur le 8/9 mai 1945.

    Appel de l’ICOR pour la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre le 8 et 9 mai, le 6 août et le 1er septembre 2019 (Résolution de l’ICOR)

    Il y a 74 ans, les 8 et 9 mai 1945, la fin du fascisme hitlérien et de la Seconde Guerre mondiale était actée. Cette victoire revient surtout l’Armée rouge, aux dizaines de milliers de partisans, aux civils, mais aussi aux forces que les Alliés avaient mobilisé afin de vaincre, au péril de leur vie, la bête fasciste.

    Peu après, les États-Unis lancèrent les premières bombes atomiques de l’histoire – le 6 août 1945 sur Hiroshima et le 9 août 1945 sur Nagasaki – guidés par la crainte que l’influence socialiste de l’Union soviétique ne s’étende. 100 000 personnes sont mortes immédiatement, au moins 130 000 à la fin de 1945 puis de nombreuses autres dans les années suivantes.

    Il y a 80 ans, le 1er septembre 1939, l’impérialisme allemand au travers de son régime fasciste hitlérien avait provoqué la Seconde Guerre mondiale. Plus de 55 millions de morts de cette guerre impérialiste nous le rappellent ! Le mouvement mondial pour la paix doit se renforcer, se coordonner au niveau mondial !

    En commémoration de ces trois événements, l’ICOR célèbre les 8 et 9 mai, 6 août et 1er septembre de chaque année la Journée contre la Guerre. Les dates varient en fonction des régions du monde, pour correspondre au jour le plus marquant.

    Actuellement, la cause de la guerre consiste en particulier dans les contradictions inter-impérialistes croissantes. Le principal fauteur de guerre est l’unique superpuissance : les États-Unis avec leur président, le fascisant Trump. Cependant la lutte contre la guerre impérialiste doit se retourner contre les préparatifs de guerre et contre les actions guerrières de n’importe quel impérialisme.

    Aujourd’hui il est plus urgent que jamais de construire un front uni anti-impérialiste, anti-fasciste international contre le fascisme et la guerre ! En novembre 2018, l’ICOR a lancé un appel international en ce sens.

    L’hostilité à la mort du fascisme hitlérien était dirigée contre l’Union soviétique socialiste et les forces révolutionnaires du monde. “L’extermination du marxisme et de ses racines”, annoncée par Hitler avec arrogance, se termina en 1945 par une défaite cuisante de la réaction anticommunisme. A l’inverse, même,  le camp socialiste vit le jour. Aujourd’hui, il est nécessaire que la lutte pour le socialisme prenne un nouvel essor. Ce n’est qu’avec la victoire mondiale du socialisme que les causes du danger de guerre seront surmontées, que les peuples vivront ensemble en paix et en accord avec la nature.

    A l’heure actuelle, la tendance générale de la préparation impérialiste à la guerre s’intensifie. La Syrie et l’Ukraine restent les points focaux du danger de guerre. Les États-Unis menacent agressivement la souveraineté du Venezuela. Ils sont déjà en guerre contre le peuple vénézuélien : ils ont organisé une situation d’approvisionnement catastrophique, qui est censée justifier une invasion “humanitaire”. Ils génère la menace et une peur constante. Ces forces jouent un jeu dangereux. Elle jouent avec le feu : le danger d’un conflit militaire et d’une confrontation directe de différentes forces armées. Tout cela dans une lutte pour accroître leur influence et les possibilités de contrôle du pays possédant les plus grandes réserves de pétrole du monde.

    Une nouvelle course aux armements nucléaires est lancée avec la fin du traité FNI [Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty – Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire.], qui visait à limiter les missiles nucléaires à moyenne portée entre les États-Unis et la Russie.

    Le régime fasciste d’Erdogan menace ouvertement d’attaquer l’ensemble du Rojava/de la Syrie du Nord. Dès le déclenchement des conflits, l’ICOR a été du côté de la révolution démocratique au Rojava.

    Le président américain Donald Trump continue de soutenir l’Etat d’Israël, sioniste, par ses provocations violant le droit international. Notamment celle reconnaissant le plateau du Golan comme partie intégrante d’Israël. De façon démagogique, toute critique justifiée de l’État d’Israël et de son gouvernement réactionnaire est diffamée comme « antisémite ».

    En vue des élections européennes de ce mois de mai, l’Union européenne (UE) tente de se présenter comme une puissance de paix. En réalité, l’UE est un bloc impérialiste qui se bat de manière de plus en plus indépendante pour le pouvoir mondial. Avec la construction de la structure militaire par la « Coopération structurée permanente » (PESCO), le caractère agressif devient plus clair. L’ICOR Europe participe aux élections européennes sous le slogan : « La rébellion contre l’UE impérialiste est justifiée ! Vive la solidarité internationale – renforcez l’ICOR ! »

    De plus en plus de gouvernements et de partis bourgeois du monde entier se dirigent vers une  droite de plus en plus réactionnaire, ce qui augmente le danger de guerre. Il s’agit non seulement de Donald Trump aux États-Unis, mais aussi de Narendra Modi en Inde, Recep Tahip Erdogan en Turquie ou Jair Bolsonaro au Brésil.

    Mais les travailleurs et les travailleuses, les agriculteurs et agricultrices et les jeunes du monde ne sont pas d’accord ! Des millions de personnes se lèvent pour défendre la paix, dans la lutte antifasciste, dans la résistance contre la menace d’une catastrophe écologique et contre le démantèlement des droits sociaux et politiques. Cela se manifeste dans le monde entier par des luttes croissantes de la classe ouvrière et des masses populaires.

    Dans la rue contre les impérialistes bellicistes !

    Tous les impérialistes hors de Syrie !

    Solidarité avec les luttes de libération kurde et palestinienne !

    Ne touchez pas au Venezuela !

    Pour la construction d’un front uni anti-impérialiste et antifasciste international !

    Pour la paix, la liberté et le socialisme !

    En avant avec la construction de l’ICOR !

    (Image de couverture : extrait de Allemagne, année 0)

  • Communiqué commun du C.C. de la Mésopotamie, de Partizan et de l’UCL.

    Communiqué commun du C.C. de la Mésopotamie, de Partizan et de l’UCL.

    L’Unité Communiste est intervenue à la suite de la manifestation. Nous reproduisons ici le contenu de ce qui a été dit.

    Camarades, 
    Nous pensons qu’être présents et présentes à ce Newroz est une chose importante. Nous saluons toutes celles et tout ceux qui sont ici, ainsi que les organisateurs et organisatrices de l’événement.

    Nous sommes souvent désemparés, en France, quand il s’agit de la solidarité internationale. Bien souvent, nous avons des difficultés à savoir comment lui donner une réalité concrète, à faire en sorte qu’elle ne soit pas faite que de déclarations, qu’elle puisse être une action réelle. 

    D’autant que la solidarité internationale est une chose vitale. Il n’est pas possible de séparer ce qui se passe dans l’Etat turc de ce qui se passe en France. Il n’existe pas de barrière étanche entre la situation des deux Etats. Nous formons un seul front contre les impérialismes, le capitalisme, le fascisme. Les victoires et les défaites des Kurdes et des Turcs révolutionnaires et progressistes ont une action sur notre situation politique et économique, tout comme nos victoires et nos défaites jouent sur la leur. 
    Lorsque nous entravons l’action de notre impérialisme, qui soutien le régime fasciste d’Erdogan, nous continuons à aider la victoire. Lorsque la classe ouvrière au sein de l’Etat turc mène la lutte contre le capitalisme et le fascisme, elle contribue à affaiblir notre impérialisme.

    Tout comme il n’existe pas de barrière étanche entre les secteurs politiques et économiques, il n’en existe pas entre les moyens de répression. Les méthodes du gouvernement de l’Etat turc, employées aujourd’hui, ne sont pas un particularisme de cet Etat. Au fur et à mesure des années, nous voyons des méthodes similaires arriver en France. 
    Plus la situation se dégrade, plus la bourgeoisie fait appel à des méthodes qui évoquent celles de l’Etat turc. Dans quelques années, il n’est pas exclu -il n’est pas possible d’exclure !- le fait que notre gouvernement ou le prochain emploient recourent aux mêmes pratiques que celles d’Erdogan. C’est pour cela que nous devons nous battre. Et chaque coup porté affaiblit le système impérialiste dans son ensemble, tout en renforçant le camp du peuple.
    En tant que membre de l’ICOR, nous sommes engagés dans le soutien d’actions concrètes, notamment celles qui ont été entreprises pour la construction d’hôpitaux à Kobâné. Nous pensons que cet exemple de solidarité est fondamental. Nous appelons chaque organisation de France à trouver, elles aussi, les moyens de pratiquer une aide matérielle.

    Nous pensons également que les mobilisations politiques sont importantes et jouent un rôle. C’est pour cette raison que nous appelons -conjointement avec nos camarades de l’UPML- à un cortège révolutionnaire et internationaliste pour le premier mai, à Lyon. Quelque soient les différences idéologiques, nous appelons à ce que les organisations se retrouvant dans ces deux mots d’ordre -Révolution et internationalisme- rejoignent ce cortège.

    Nous saluons la lutte des camarades Kurdes et Turcs, révolutionnaires et progressistes. Nous saluons leur courage. 

    Vive le Newroz ! Vive la lutte ! Vive l’internationalisme !

    NEWROZ de solidarité avec la lutte du peuple Kurde.

    Le 20 mars, à 19h30, jour de Newroz, le Conseil Démocratique Kurde en France appelle à une marche aux flambeaux à partir de la place Bellecour. Le centre culturel Mésopotamie, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon se rallient à cet appel.

    Longtemps interdit par les autorités du régime fasciste turc, le Newroz est une composante de l’identité kurde ; en le célébrant, les kurdes affirment qu’ils existent, peu importe ce qu’en pense Erdogan ou les autres oppresseur du peuple Kurde.

    Depuis 4 mois, les grévistes de la faim tentent d’interpeller les gouvernements d’Europe sur la situation terrible en Turquie.

    Parmi eux, des centaines de prisonniers politiques ainsi que la députée Leyla Güven qui a dépassé les 126 jours. A Strasbourg, 14 kurdes sont également engagé-e-s dans ce mouvement devant le Parlement Européen, la vie d’un certain nombre d’entre eux est aujourd’hui gravement en danger, il en est de même pour celle de Mme Leyla Güven. Un des grévistes est décédé d’inanition à la suite de cette grève mortelle.

    Ces femmes et hommes demandent la fin de l’isolement du leader kurde Abdullah Öcalan et la libération de tous les prisonniers politiques. Le régime d’isolement auquel est soumis M. Öcalan est contraire aux conventions internationales régissant le respect des conditions d’incarcération des détenu-e-s. La Turquie doit respecter ce droit comme elle doit respecter les droits du peuple kurde à faire valoir son identité, sa culture et ses choix politiques. La solidarité active et concrète avec le peuple kurde passe également par le fait de dénoncer les politiques hypocrites des pays d’Europe, qui parlent sans cesse de liberté, mais commercent avec les pires dictatures du monde.

    La Turquie n’est pas exempte de respecter les principes fondamentaux de la démocratie, des droits des minorités, de la liberté d’expression individuelle et collective. Les militants et militantes révolutionnaires et progressistes Kurdes, en Turquie, en Syrie et ailleurs, luttent non pas pour imposer une nouvelle oppression nationale, mais pour travailler à la libération et l’émancipation générale des populations.

    Les Kurdes et leurs alliés internationaux au sein des Forces Démocratiques Syriennes, ont anéanti l’hydre fasciste Daesh. Aujourd’hui, ils sont abandonnés face à l’ogre fasciste Erdogan, sacrifiés pour des enjeux géostratégiques et économiques.

    Dénonçons l’hypocrisie – soyons solidaires !

    Marchons pour le Newroz, marchons pour la liberté des peuples !

    Erdogan : un ennemi des peuples de Turquie.

    En Turquie, Erdogan est en position de force. La position géostratégique de la Turquie fait que l’État turc est très courtisé. Les impérialistes américains, français, allemands, mais également russes et chinois rêvent de s’attirer les bonnes grâces d’Ankara, pour en faire une tête de pont au Moyen-Orient. Pour obtenir cette position, les grandes puissances sont prêtent à tout concéder à Erdogan. Qu’importent, alors, la question des droits démocratiques, qu’importent les agressions militaires, qu’importent les libertés des peuples de Turquie ou des régions contrôlées militairement par celle-ci !

    Erdogan et son parti fasciste, l’AKP, prétendent faire de la Turquie une grande puissance impérialiste, ils prétendent restaurer l’Empire Ottoman, et cherchent à rallier la population autour de ce projet illusoire. Toute aspiration à la liberté, à la démocratie, est présentée comme une entrave à la grandeur turque, et est réprimé dans le sang.

    Mais derrière les beaux discours, et les promesses de grandeur, Erdogan et l’AKP ne font qu’enchaîner les peuples de l’État turc. Loin d’une restauration impériale, le régime se vend au plus offrant, il est un agent exécuteur, un laquais, un larbin de l’impérialisme ; il vend la force de travail de son État aux entreprises étrangères, comme Renault, qui engrange des profits immenses en surexploitant des peuples réduits en esclavage.

    Erdogan vend des projets de Grande Turquie, mais il ne la voue qu’à être une prison des peuples, qu’a être un camp de concentration à ciel ouvert. Ses rêves de grandeur ne font que creuser sa tombe. Les Hitler et Mussolini ne sont que de passage, mais les peuples restent, et finissent toujours par gagner.

    Nous, militants et militantes progressistes et révolutionnaires, nous le clamons : les fascistes n’ont jamais été le camp du peuple. Ils ont toujours agi pour l’intérêt exclusif des cartels et des grands monopoles. Ils se disent pour le peuple, mais ne font que le livrer pieds et poing liés, muselé, à ses exploiteurs.

    Nous sommes pour libérer les masses populaires de Turquie, du Kurdistan, de France, de l’exploitation et de l’oppression. Aucun peuple n’est notre ennemi, aucun n’est une menace pour l’autre. Ce sont nos bourreaux, nos exploiteurs, qui nous dressent les uns contre les autres, qui nous divisent et qui instillent les haines.

    Nous sommes pour briser les chaînes qui nous écrasent ! Ne nous laissons pas tromper et abuser par le fascisme !

    Signataires : Centre Culturel Mésopotamie ; Partizan ; Unité Communiste de Lyon

  • Communiqué du Comité de soutien au Rojava, Lyon

    Communiqué du Comité de soutien au Rojava, Lyon

    Ce communiqué à été écrit dans le cadre d’un comité de soutien au Rojava à Lyon, auquel participe plusieurs organisations progressistes et révolutionnaires. Il a été diffusé en tract au cours d’un rassemblement de soutien au combat de la politicienne Kurde Leyla Güven à Lyon, le vendredi 25 Janvier 2019.


    Contre l’agression impérialiste au Proche-Orient, soutenons le Rojava !

    La défaite de l’organisation fasciste obscurantiste Daesh est presque consommée, grâce notamment à la lutte héroïque des combattants et combattantes des YPG, YPJ, et de toutes les autres forces unies au sein des Forces Démocratiques Syriennes. La paix n’est cependant pas à l’ordre du jour, le régime fasciste turc ayant affirmé sa volonté de lancer une offensive meurtrière sur le Rojava, avec la bénédiction du gouvernement américain. Ne nous y trompons pas, le départ des forces américaine s’inscrit dans une stratégie plus globale de domination du Proche Orient. L’état Turc écrasera les peuples au nord de la Syrie, offrant une marge de manoeuvre pour leurs opérations futures des Impérialistes.

    Si les États-Unis opèrent un retrait tactique, ce n’est que pour pousser leurs alliés (français et allemands notamment) à avancer. Le conflit a atteint un degré nouveau, qui se traduit par un changement du mode opératoire. Les affrontements par milices interposées, permis par une exacerbation des conflits au sein du peuple (ethniques, religieux, entre hommes et femmes…), sont dépassés. Maintenant, les grandes puissances impérialistes se préparent à intervenir directement avec leurs forces armées. Chacun se prépare, veut sa sphère d’influence, veut écraser, diviser, dominer, et c’est pour cette raison que le projet révolutionnaire au Kurdistan Syrien (Rojava) représente un obstacle.

    Le Rojava est l’épine dans le pied des impérialistes, l’épine qui , à terme, va détruire leur projet de division, et de domination. Le projet mis en place au Rojava par le mouvement de libération Kurde permet aujourd’hui la cohabitation de tous les peuples, sans distinctions d’ethnies, de religions, de genres, ou de sexualités. Un danger réel, quand on sait que ces différences ont permis depuis toujours aux impérialistes de dominer le Proche-Orient.

    C’est notamment pour cette raison que le leader Öcalan est aujourd’hui incarcéré en isolement total par l’État turc, avec la bénédiction des puissances occidentales. Un isolement qui en dit long sur les intentions de ces grandes puissances ; toutes les interventions publiques auxquelles Abdullah Öcalan a eu droit ont en effet été vectrices d’apaisement dans la région. Une grève de la faim, soutenue dans plusieurs villes d’Europe, a lieu en ce moment même, pour exiger le droit à la parole pour le dirigeant kurde. Certains participant-e-s à cette grève, notamment Leyla Güven, sont dans un état de santé critique après deux mois de désobéissance civile. Leur lutte pour le droits des prisonniers politiques en Turquie ne doit pas être laissé sous silence !

    Nous devons toutes et tous protester !
    Contre l’agression impérialiste !
    Contre les despotes !
    Pour la libération des prisonniers politiques !
    Pour la paix et la liberté des peuples du Proche-Orient !
  • Arrêt immédiat de toute agression de la Turquie et ses partenaires réactionnaires contre le Rojava !

    Arrêt immédiat de toute agression de la Turquie et ses partenaires réactionnaires contre le Rojava !

    Arrêt immédiat de toute agression de la Turquie et ses partenaires réactionnaires contre le Rojava !

    Communiqué de l’ICOR – 2 janvier 2019

    Le 12 décembre, l’État fasciste turc avec le gouvernement Erdoğan à la tête a annoncé une nouvelle invasion militaire contre la région autonome de la Syrie du Nord. Les attaques prévues sont extrêmement étendues, à savoir sur une longueur de 500 km. Entre-temps, le camp de réfugiés de Mexmur et la zone des Kurdes Yézidi à Sengal ont été bombardés, faisant plusieurs morts et blessés. L’une des raisons principales est l’objectif déclaré d’anéantir la zone libérée du Rojava/Fédération démocratique du nord et de l’est de la Syrie, où vivent ensemble différents groupes ethniques sous un régime d’autonomie.

    Depuis le début, l’ICOR se tient aux côtés de la lutte de libération du peuple kurde. Et ceci dans l’unité de la parole et de l’action, comme dans la construction de la « Clinique ICOR » à Kobanê et son aménagement écologique ; dans d’innombrables manifestations et à l’échelle mondiale lors de la dernière Journée de solidarité avec Afrine en mars 2018. Elle suit le principe : Aucune lutte de libération ne doit se trouver seule et isolée !

    Concernant l’attaque contre Afrine, l’ICOR avait écrit : « La coopération et la coordination mondiales des luttes pour la paix, la liberté, le socialisme dans la préparation de la révolution socialiste internationale est à l’ordre du jour. Toute lutte progressiste doit faire partie de la lutte anti-impérialiste mondiale et de la construction d’un front uni anti-impérialiste. »

    La construction démocratique au Rojava/Syrie du Nord représente la lutte réussie contre l’État islamique, pour la démocratie et la liberté, les droits de la femme, la protection de l’environnement, le respect de toutes les ethnies et religions. Elle encourage les combattants pour la liberté dans le monde entier. Inversement, la solidarité internationale est marquée par la solidarité inébranlable et inclut la lutte de libération kurde dans la lutte mondiale contre l’impérialisme. L’ICOR a développé sa solidarité pratique avec la « Clinique ICOR ». La 8e brigade de l’ICOR vient de terminer son travail et a mis en place un système photovoltaïque solide à la maternité. Il renforce le travail de la clinique avec la puissance du soleil – pratiquement et comme symbole de l’énergie de la révolution du Rojava. Ce qui est déterminant pour cette révolution est le fait que les forces de l’autogestion du Rojava se fient avant tout aux propres forces des ethnies au Rojava et à la force de la lutte de libération kurde. Cette position a mobilisé le soutien à l’échelle mondiale. Le caractère anti-impérialiste est une épine dans le pied d’Erdoğan, des États-Unis et de toutes les forces impérialistes concurrentes. Car en Syrie, diverses puissances se battent pour la division de la sphère d’influence. Ainsi, la Turquie diffame les combattants kurdes de l’YPG en les qualifiant de terroristes. C’est une dérision qu’Erdoğan semble faire preuve de solidarité avec le peuple palestinien, mais attaque brutalement le peuple kurde.

    Avec le retrait des troupes américaines du Nord de la Syrie Trump joue, de concert avec  Erdoğan, un sale jeu froid et dangereux qui vise à liquider la lutte de libération kurde. Les forces kurdes SDF, YPG et YPJ n’avaient jamais l’illusion que l’armée américaine serait une force de protection. Le projet A des États-Unis de renverser le régime Assad et de refouler l’impérialisme iranien et russe, a échoué. Maintenant Trump joue au niveau tactique de nouveau la carte d’Erdoğan dans le cadre de l’OTAN. Cette manœuvre se heurte à une opposition massive même dans ses milieux gouvernementaux. Le ministre de Défense Mattis et l’envoyé spécial pour la Syrie ont tout de suite démissionné. L’armée américaine déclare que l’objectif de vaincre Daech en Syrie est obtenu. C’est un mensonge en toute conscience de cause. Il y a encore 3 000 fascistes armés de Daech à Hajin en Syrie, d’autres 20 000 se trouvent du côté irakien de la frontière. Environ 3 000 fascistes de Daech sont prisonniers de l’administration autonome syrienne. Une attaque de la part de la Turquie présente un danger aigu pour le Rojava démocratiquement autonome et pour un nouveau renforcement de Daech. La « coalition anti-Daech » impérialiste révèle ici son vrai visage hostile aux peuples.   

    * Arrêt immédiat de toute agression de l’État fasciste turc et de toutes les puissances impérialistes et régionales !

    * Lutte contre la coopération réactionnaire des différents gouvernements tels que l’Allemagne, les États-Unis et d’autres avec le gouvernement fasciste turc.

    * Solidarité avec la région d’autonomie démocratique de la Syrie du Nord, avec la lutte pour la liberté kurde et palestinienne !

    * Construction d’un front international de résistance anti-fasciste et anti-impérialiste contre le fascisme et la guerre à l’échelle mondiale !

    * En avant avec la construction de l’ICOR !

    * Renforcez la voix kurde dans l’ICOR !

    * En avant, préparons la révolution socialiste internationale !

     

    Signataires (en date du 03/01/2019, liste actuelle des signataires sur www.icor.info):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    2. SDP   Social Democratic Party (Parti social-démocrate), Kenya
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    6. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    7. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    8. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    9. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    10. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    11. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    12. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    13. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    14. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    15. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    16. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    17. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    18. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    19. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    20. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    21. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    22. UCL Lyon Unité Communiste Lyon, France
    23. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Leniniste, France
    24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    25. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    26. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    27. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
    28. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou