Étiquette : Erdogan

  • ATIK : Nous sommes aux côtés de notre peuple dans la région du tremblement de terre

    Appel aux dons

    Le lundi matin, 6 février, vers 04h20, un séisme de magnitude 7,7 s’est produit dans le district de Pazarcik, dans la province de Kahramanmaras. En plus de Maraş, il a été ressenti dans de nombreuses régions telles que Malatya, Mardin, Bingöl, Elazığ, Siirt, Sivas, Van, Muş, Bitlis, Hakkari, Adana, Osmaniye, Batman, Urfa, Kilis, Diyarbakır, Antep, Hatay, le nord de la Syrie et les provinces du Rojava. Le tremblement de terre a causé d’importants dégâts et des pertes en vies humaines. Selon les dernières déclarations officielles, des milliers de personnes ont perdu la vie dans la région du Kurdistan de Turquie, tandis qu’environ 6 000 personnes auraient été blessées. Les efforts de sauvetage deviennent plus difficiles avec l’ajout des conditions hivernales et des difficultés de transport causées par la destruction de nombreuses maisons, bâtiments et hôpitaux, ainsi que les graves dommages des aéroports et des routes. De plus, des dizaines de répliques ont ensuite été enregistrées, avant un nouveau séisme de magnitude 7,5 et il y a encore beaucoup de monde sous les décombres. Les équipes de secours et d’aide n’ont toujours pas été en mesure d’atteindre de nombreuses zones, et les personnes poursuivent les efforts de sauvetage avec leurs propres forces. Par conséquent, il est vrai que le nombre de personnes qui ont perdu la vie et ou sont blessées est beaucoup plus élevé que les chiffres officiels annoncés.

    Cependant, les informations diffusées dans les médias ne restent qu’à l’intérieur des frontières de la Turquie. Dans le nord de la Syrie et la région du Rojava, des centaines de personnes ont perdu la vie et des milliers d’autres ont été blessées… En plus d’être une zone transfrontalière et de guerre, les conditions météorologiques difficiles aggravent le problème dans la région.

    Comme ATIK, Nouvelle Femme et YDG; Tout d’abord, tout en transmettant nos pensées à notre peuple, nous partageons sa douleur, exprimons nos condoléances aux proches de ceux qui ont perdu la vie, souhaitons un prompt rétablissement à nos blessés et déclarons que nous sommes à leurs côtés.

    Nous savons que l’État fasciste turc, qui détruit la nature avec ses politiques de rente qui servent ses propres intérêts, en augmentant l’exploitation. L’actuel représentant de l’État fasciste, R.T.Erdoğan et de ses collaborateurs AKP + MHP verseront une fois de plus des larmes de crocodile face à la catastrophe que vit aujourd’hui notre peuple et diront que leur douleur est grande. Notre peuple vivant au Kurdistan de Turquie, dont le fascisme ne vient à l’esprit qu’en période électorale, a été ignoré pendant des années avec les politiques de destruction et de négation, et ses ressources vitales ont été délibérément détruites par les politiques de guerre. Malgré le fait que la Turquie soit une zone sismique, au lieu de construire des bâtiments parasismiques, ceux qui invitent aux catastrophes avec les politiques de construction menées sous le nom de «transformation urbaine» visant les intérêts du pouvoir, avec des bâtiments établis à d’énormes hauteurs, tentent de rallier les réactions de la population en versant des larmes de crocodile après les catastrophes.

    Mais en vain… Ils ne sont plus capables de cacher le fait que l’ampleur de la victimisation dans les catastrophes naturelles n’est pas naturelle et que les seuls responsables sont les agents de l’État et leurs politiques d’intérêt.

    Renforçons notre solidarité avec nos victimes du tremblement de terre !

    En tant que (ATIK) La Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe, Yeni Kadin (Nouvelle Femme) et YDG (Nouvelle jeunesse démocratique). Nous avons lancé une campagne de dons dans le but d’être solidaires avec notre peuple victime des tremblements de terre au Kurdistan de Turquie et au Rojava et de diffuser la campagne directement au public.

    Nous appelons tout notre peuple, en particulier toutes nos institutions opérant dans les géographies européennes, et les forces démocratiques locales et immigrées à se mobiliser contre cette catastrophe, à rejoindre la campagne et à la renforcer. Guérissons les blessures de notre peuple touché par le tremblement de terre avec les dons que vous envoyez au numéro de compte bancaire que nous avons publié ci-dessous !

    Ce n’est pas le tremblement de terre, ce sont les politiques de l’État qui tuent !

    Les portes frontalières devraient être ouvertes pour apporter leur solidarité aux victimes du tremblement de terre du Rojava !

    Compte de don :

    ATIK

    NG BANK N.V. AMSTERDAM

    “Spende Erdbeben2023”

    IBAN: NL08 INGB000 6068972 BIC / SWIFT: INGBNL2A

  • ATIK : Encore une fois, contre le fascisme et le racisme, NOUS NE NOUS TAIRONS PAS !

    ATIK : Encore une fois, contre le fascisme et le racisme, NOUS NE NOUS TAIRONS PAS !

    Faşizme, Irkçılığa Karşı Bir Kez Daha ; SUSMAYACAĞIZ !

    Dans l’attaque raciste fasciste du 23 décembre contre le Centre culturel kurde Ahmet-Kaya, à Paris dans le 10 ᵉ arrondissement, trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées, dont une demeure en état d’urgence absolue. Les attaques contre les associations kurdes et les organisations de Turquie, les pressions, les dissolutions d’associations, les interdictions de drapeaux et de banderoles, ces activités criminalisées par la loi ont finalement atteint leur plus haut niveau de répression avec cette attaque armée. Nos associations, qui ont été ciblées en pointant leurs activités politiques dans les États de l’UE, sont maintenant la cible des organisations fascistes-racistes européennes conjointement à la menace du réseau d’espionnage créé par l’état fasciste turc en Europe.

    Cette attaque n’est pas indépendante de l’orientation des États de l’UE envers les organisations de la Turquie et du Kurdistan. En France, en Allemagne, en Autriche et en Suisse, les perquisitions au domicile, les dissolutions d’associations et l’arrestation et l’enfermement de leurs employés sont mise en œuvre pour réprimer les activités les plus démocratiques en les incluant dans le champ du « terrorisme », comme dans le cas de 129 lois A-B en Allemagne. Les prisons européennes sont ainsi remplies de militants politiques de la Turquie et du Kurdistan. Les organisations fascistes et racistes motivent leurs attaques en mobilisant les mêmes arguments que les États européens.

    Presque toutes les institutions mettent depuis longtemps en garde contre le racisme croissant dans les pays de l’UE. Récemment, il a été révélé que ces organisations racistes ont commencé à prendre les armes en Allemagne et en France. Les attaques contre les immigrés et leurs institutions politiques sont de la responsabilité de ceux qui ferment les yeux sur cette escalade.

    D’autre part, le réseau d’agents créé par la République fasciste turque sur le sol européen constitue l’autre face à ces attaques dans les sales négociations qu’elles entament avec les États de l’UE. Cette récente attaque, à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Söylemez, assassinés le 9 janvier 2013 également à Paris, montre que les activités secrètes et ouvertes et les négociations menées par la République fasciste dans les pays de l’UE peuvent avoir une ampleur grave.

    En tant qu’ATIK (La Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe) ; nous déclarons une fois de plus que nous nous tenons aux côtés du peuple kurde et de ses institutions, qui sont la cible de destructions et d’attaques, confrontés à des massacres dans toutes les régions où ils se trouvent, tuées et brûlées avec des produits chimiques pas plus tard qu’hier, et dont l’existence ne peut être tolérée même dans les pays dits démocratiques. Tout en réaffirmant que nous resterons au côté du peuple kurde sur le terrain, avec un esprit de lutte uni, nous appelons les forces démocratiques locales et immigrées en Europe à se joindre fermement aux actions de résistance, à en entreprendre, et à condamner le massacre qui a eu lieu.

    — Épaule contre épaule contre le fascisme, le racisme et toutes les sortes d’attaques !

    — Nous n’oublierons pas le massacre de Paris, nous ne le laisserons pas tomber dans l’oubli.

  • Attentat terroriste à Paris : Solidarité avec nos camarades kurdes

    Attentat terroriste à Paris : Solidarité avec nos camarades kurdes

    Aujourd’hui en fin de matinée, un terroriste d‘extrême-droite a tué 3 Kurdes et en aurait blessé au moins 3 autres avec une arme à feu.
    Cet attentat rappelle celui qui avait déjà coûté la vie en 2012 à trois militantes kurdes, tuées par un fasciste du MIT turque.

    Le terroriste était déjà connu pour des faits de violence et une tentative d‘homicide sur des migrants. Pour autant, il serait « inconnu des services de renseignements », ce qui en dit long sur la complaisance dont bénéficient nos ennemis.

    Pour l‘instant, le traitement médiatique reste minimal et se contente d‘utiliser un lexique très judiciaire et précautionneux. Bien que le parquet antiterroriste soit saisi et que les antécédents de l‘individu soient connus, il n‘est quasiment pas nommé « terroriste » ou « fasciste ». La première ministre parle d’un « acte odieux » et pas d‘un attentat.

    Cet événement doit nous pousser à agir et faire prendre conscience aux gens du danger que représentent les fascistes en France. Tout ceux qui seront pour une démocratie populaire seront ciblés afin protéger les intérêts capitalistes.

    Unité communiste porte toute sa solidarité aux camarades kurdes.
    Justice sera rendue.
    Les martyrs sont immortels.

  • ATIK : 41 mineurs tués à Amasra !

    ATIK : 41 mineurs tués à Amasra !

    La Turquie a été secouée par la nouvelle de l’explosion dans une mine de charbon à Amasra dans la province de Bartin dans laquelle 41 travailleurs ont perdu la vie et de nombreux autres ont été blessés. La mort de 41 des 90 mineurs d’Amasra affiliée à l’institution de Turquie du charbon (TTK), à la suite de l’explosion dans la carrière vers 18 h 15 (17 h 15 heures de Paris) le 14 octobre 2022, ce qui constitue un nouvel indicateur de la non-valeur accordée à la vie des ouvriers travaillant dans les mines.

    De nombreux responsables de l’État, en particulier Erdogan, et des partis d’opposition, n’ont pas tardé à déclarer leurs tristesses, les uns après les autres. Surtout dans le cadre de l’entrée de la Turquie en période électorale, ils sont presque dans une course pour se créer une opinion publique favorable grâce aux mineurs qui ont perdu la vie.

    Les massacres dans les mines en Turquie se poursuivent.

    La faible importance accordée à la santé et à la sécurité des travailleurs dans les mines en Turquie se traduit par les accidents miniers qui se produisent chaque année. Ces accidents se produisent parce que la plupart des mines sont sous le contrôle de l’État, ou parce qu’elles sont privatisées et vendues à des entreprises proches du gouvernement, et parce que les mesures d’inspection et de sécurité nécessaires ne sont pas appliquées de manière adéquate. L’absence de ces précautions a été révélée une fois de plus à Amasra.

    Dans l’audit effectué par la Cour des comptes dans la mine d’Amasra, en 2019; bien qu’il ait été signalé que la teneur en gaz était élevée dans les zones de travail, que le risque d’explosion soudaine de gaz augmentait, que le nombre de travailleurs était réduit de manière dangereuse et que les dysfonctionnements n’étaient pas éliminés, aucun changement n’a été effectué. Selon d’autres audits de la Cour des comptes, il a été fait état de 190 accidents du travail en 2019 et 164 en 2020 à la mine d’Amasra.

    De même, des centaines de travailleurs ont perdu la vie dans des accidents miniers ces dernières années en raison de précautions insuffisantes. Par exemple; 301 travailleurs ont perdu la vie à la suite de l’incendie qui s’est déclaré dans la mine, le 13 mai 2014, dans le district de Soma à Manisa. 38 travailleurs ont perdu la vie lors de l’inondation du 28 octobre 2014 dans la mine de charbon de lignite du district d’Ermenek à Karaman. 16 travailleurs ont perdu la vie dans l’accident survenu dans la mine de cuivre, le 17 novembre 2016, dans le district de Şirvan à Siirt. Ce ne sont là que quelques exemples d’accidents dans les mines de l’histoire de la Turquie, au cours desquels des centaines de travailleurs ont perdu la vie.

    Ceux qui frappent les mineurs au sol ne peuvent pas éliminer la victimisation.

    Immédiatement après l’explosion de la mine, le gouvernement tente de dissimuler l’accident en faisant des déclarations successives. Dans sa déclaration, Erdoğan a dit qu’il « ne permettrait pas la victimisation et soutient les familles », mais il pense que les travailleurs ont oublié comment les mineurs ont été frappés à Soma dans le passé. De même, les familles qui ont perdu leurs proches dans le massacre de la mine de Soma savent très bien que c’est un gros mensonge qu’elles ne permettront pas la victimisation. L’ensemble du public a suivi de près la façon dont ils ont été traînés au sol à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau lors de leur marche vers Ankara pour leurs revendications, sans parler du fait qu’ils n’ont pas pu recevoir d’indemnisation pour les proches qu’ils ont perdus pendant des années.

    L’opinion public est bien conscient du fait que Yusuf Yerkel, qui faisait partie de la délégation lors de la visite d’Erdoğan aux travailleurs qui ont survécu au massacre de Soma, a donné des coups de pied aux travailleurs au sol, sous les yeux d’Erdoğan, et qu’il a presque été récompensé, et encore moins puni, et nommé attaché commercial au consulat général de Francfort avec un salaire mensuel élevé. Les mineurs n’ont jamais oublié et n’oublieront jamais comment Erdoğan a défendu le massacre en disant « c’est dans la nature du travail » en référence au massacre de Soma.

    Nous n’avons pas oublié les massacres de travailleurs, nous ne vous laisserons pas oublier !

    L’histoire de la République fasciste turque est une histoire de massacre sous de nombreux aspects. Les massacres, notamment contre les ouvriers et les travailleurs, font également partie de cette histoire. Des dizaines de travailleurs perdent la vie chaque année dans les mines, les constructions, les usines et les chantiers navals. Les revendications de droits des travailleurs, les grèves et même les marches pour la paix sont constamment attaquées par la République fasciste turque. Un exemple de cela : Le 10 octobre 2015, 103 travailleurs ont été tués dans les bombes qui ont explosé lors de la marche des travailleurs à Ankara pour des revendications de paix.

    En tant qu’ATIK (La Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe), nous commémorons nos collègues qui ont perdu la vie dans l’explosion de la mine d’Amasra, nous exprimons nos condoléances à leurs familles et à leurs collègues. Nous appelons les syndicats et les forces démocratiques en Europe à lutter ensemble pour que les responsables du massacre des travailleurs d’Amasra rendent des comptes. Nous n’oublierons pas le massacre de la mine d’Amasra, nous ne le laisserons pas tomber dans l’oubli.

  • TKP-ML : Nous rendons hommage à İbrahim Kaypakkaya à l’occasion du 49e anniversaire de son assassinat !

    TKP-ML : Nous rendons hommage à İbrahim Kaypakkaya à l’occasion du 49e anniversaire de son assassinat !

    Comité central du TKP-ML, déclaration n° : 2022/6, 16 mai 2022

    Nous rendons hommage à İbrahim Kaypakkaya à l’occasion du 49e anniversaire de son assassinat !

    Nous sommes au 49e anniversaire de l’assassinat du leader fondateur de notre parti, le camarade İbrahim Kaypakkaya, dans le cachot d’Amed. Nous commémorons le leader communiste İbrahim Kaypakkaya une fois de plus en cette 50ème année de guerre et de lutte de son parti, dont il est le fondateur, et notre source d’inspiration et de force. Nous réitérons notre engagement et notre détermination à lutter pour son idéal de révolution démocratique populaire et de lutte pour le communisme.

    Les conditions qui ont révélé le leader communiste İbrahim Kaypakkaya ne sont pas indépendantes des développements internationaux et nationaux et des luttes de classe à cette époque. İbrahim Kaypakkaya a été la réponse communiste à cette montée dans la section historique où l’appel à bombarder les quartiers généraux révisionnistes et bourgeois de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne menée en Chine sous la direction du président Mao a balayé le monde, et la lutte de la paysannerie et de la jeunesse, en particulier la classe ouvrière, s’est élevée dans notre géographie.

    Le fait que Kaypakkaya ait constitué le visage communiste de la percée révolutionnaire de 1971 au sein du Mouvement révolutionnaire turc est l’une des raisons qui le rendent « spécial ». Le sens de son être « spécial » vient du fait qu’il faisait partie de la lutte des masses et qu’il adhère fermement au « principe d’être révolutionnaire dans la pratique ». Comme İbrahim Kaypakkaya a pris part à la lutte des masses et a appris d’elles, il a utilisé la science du Marxisme-Léninisme-Maoïsme comme un guide d’action révolutionnaire et a formé sa théorie. Pour cette raison, même après un demi-siècle, ses thèses sont toujours valables et ses vues brillent toujours comme une arme dans les mains de la classe ouvrière et de notre peuple, des femmes et des jeunes de diverses nations, nationalités et croyances.

    C’est exactement la raison pour laquelle nos ennemis de classe le craignent toujours. Sur sa tombe, dans le cimetière d’un village désert d’Anatolie, la station de gendarmerie continue de persécuter le peuple. Ils ont peur de sa photo. Ils attaquent férocement les bannières qui affichent son visage, décrivant sa commémoration comme un crime. Parce qu’ils ne trouvent rien à redire sur Kaypakkaya. Parce que, malgré la 49ème année qui s’est écoulée, Kaypakkaya continue à être le « représentant du communisme révolutionnaire dans notre géographie » et continue à effrayer les classes dirigeantes turques avec sa définition claire de l’essence de classe et de la réalité contre-révolutionnaire du kémalisme, sa défense de la nation kurde en tant que tel et du droit à la libre séparation.

    Au cours des 49 années écoulées depuis l’assassinat de İbrahim Kaypakkaya et à l’occasion du 50e anniversaire de la fondation de notre parti, nous avons connu d’innombrables défaites et remporté d’innombrables victoires dans la lutte contre nos ennemis de classe. Nous pouvons dire sans hésiter que le drapeau, qui a été hissé devant tout le monde par un nombre limité de camarades sous la direction de İbrahim Kaypakkaya, n’est jamais tombé à terre. Il continue à fluctuer en fonction de l’analyse concrète des conditions concrètes. Ce drapeau continue de flotter dans le Mouvement révolutionnaire du peuple uni et le Mouvement révolutionnaire uni des femmes, dans la réalisation et la défense de la révolution au Rojava, dans la lutte de la classe ouvrière, de la paysannerie, des femmes et des LGBTI+, des jeunes dans notre géographie, et dans les prisons.

    Bien que 49 ans se soient écoulés depuis l’assassinat du camarade İbrahim Kaypakkaya, il est clair qu’il est toujours « vivant » et qu’il se tient juste à côté de nous. En effet, avec son 1er Congrès, notre parti a confirmé une fois de plus la validité scientifique des thèses avancées par İbrahim Kaypakkaya. Notre 1er Congrès ne s’est pas contenté de cela, il a franchi une étape importante en transformant les « vues programmatiques » du camarade Kaypakkaya en un programme de parti.

    Notre 1er Congrès a analysé les formes actuelles de la lutte de classe dans notre région et a clairement défini ses objectifs et devoirs pour l’avenir. Notre Congrès a déterminé que la lutte contre l’oppression et les massacres sur les nations et croyances opprimées, l’exploitation et l’oppression du système patriarcal sur les femmes et les LGBTI+, et la destruction de la nature et de l’environnement par le système capitaliste, sont les tâches révolutionnaires du moment.

    En même temps, il a déclaré la création de l’Union des femmes communistes, a vu les déficiences du système patriarcal et de la lutte des femmes et des LGBTI+, et a pris des mesures d’importance historique. La conférence de la TİKKO (Armée de libération des ouvriers et des paysans de Turquie) et la conférence européenne, ont été organisées avec la devise « approfondir la guerre populaire, se spécialiser dans la guérilla ». Des mesures pratiques ont été prises pour approfondir idéologiquement, devenir compétent en politique et en science MLM afin d’accomplir les tâches révolutionnaires du jour et de gagner l’avenir.

    Aujourd’hui, 49 ans après l’assassinat du camarade Leader, notre géographie s’est transformée en un véritable enfer pour les peuples. Le peuple de Turquie a été confronté à la plus grave crise économique de l’histoire de la république. Les masses sont en grand danger d’appauvrissement, de faim et de misère. Des millions de personnes sont au chômage. Les homicides contre les femmes et les LGBT+ se poursuivent. L’absence d’avenir est imposée à la jeunesse. Les attaques contre la nation kurde se poursuivent à toute vitesse à l’intérieur et à l’extérieur de la frontière. La pression sur les croyances opprimées, notamment les Alévis, continue. Cependant, malgré toutes ces attaques, la résistance dans tous les domaines ne quitte pas la rue et la colère s’accumule. Les actions menées par la classe ouvrière depuis les premiers mois de 2022 sont les signes avant-coureurs de cette colère et d’une nouvelle tempête.

    A l’occasion du 49ème anniversaire de son assassinat, le camarade İbrahim Kaypakkaya, nous commémorons une fois de plus son « Salutations, j’embrasse passionnément tes yeux… Je te souhaite un combat plus dur, plus fort et plus déterminé. Adieu », nous adhérerons à ses souhaits en continuant à faire avancer notre combat plus déterminé que jamais.

    İbrahim Kaypakkaya restera dans notre combat en ce 49ème anniversaire de son assassinat !

    Nous serons victorieux grâce à l’expérience et à l’accumulation de notre 50e année !

    Vive l’armée populaire TKP-ML (Parti Communiste de Turquie – Marxiste Léniniste) TİKKO, KKB (Union des Femmes Communistes) et TMLGB ! (L’Union de la Jeunesse Marxiste-Léniniste de Turquie)

    Vive le marxisme-léninisme-maoïsme !

    Comité central du TKP-ML

    16 mai 2022

  • Union de Force Démocratique Européenne : Arrêtons Erdoğan, vainquons le fascisme !

    Union de Force Démocratique Européenne : Arrêtons Erdoğan, vainquons le fascisme !

    De Gezi au Kurdistan, la résistance gagnera, le fascisme sera vaincu !

    Malgré toutes sortes d’oppressions, d’attentats, d’arrestations et de massacres, le gouvernement de Erdoğan, incapable d’étouffer la résistance des peuples de Turquie et du Kurdistan, a de nouveau lancé une vague massive d’attaques. Tout en intensifiant les opérations militaires dans le Sud et l’Ouest du Kurdistan, il mène également des attaques et des arrestations illégales contre des dissidents en Turquie.

    L’audience du procès contre la résistance de Gezi Park, en 2013, a eu lieu hier, et les représentants de la lutte pour la démocratie jugés dans cette affaire ont été condamnés à de lourdes peines. Dans le « procès Gezi » de 2013, sont jugées des millions de personnes qui ont exercé leurs droits de protestation démocratiques pour vivre dans un pays d’égalité, libre, démocratique, juste, pacifiques et en harmonie avec la nature. Osman Kavala a été condamné à perpétuité aggravée pour avoir prétendument « cherché à renverser le gouvernement de la République de Turquie ou de l’empêcher partiellement ou complètement d’exercer ses fonctions en utilisant la force et la violence ». tandis que Mücella Maker, Can Atalay, Cigdem Mater, Hakan Altinay, Mine Özerden, Tayfun Kahraman et Yigit Ali Ekmekçi ont été condamnés à 18 ans de prison chacun. Nos amis, qui ont été jugés et qui comparaissaient libres, ont été arrêtés dans la salle d’audience et emmenés en prison.

    Alors que ceux qui s’opposent aux politiques inhumaines et anti-nature du gouvernement sont condamnés à de lourdes peines de prison, la vaste offensive militaire et la tentative d’invasion de l’État turc contre le Sud (Irak) et l’ouest du Kurdistan (Syrie) se poursuivent. Dans les mêmes jours, Garo Paylan du HDP, le seul député arménien de l’Assemblée, qui a exprimé le génocide arménien à la Grande Assemblée nationale de la Turquie, est lynché et est la cible de tentative de meurtre, tout comme Hrant Dink.

    L’Alliance populaire d’Erdoğan sur le chemin des élections, a entraîné la Turquie dans un bourbier, les peuples de Turquie dans la pauvreté, le chômage, la polarisation et la guerre civile, et considère que l’escalade des tensions, des agressions et des conflits sont les seuls issus possibles. De cette manière, il s’efforce de consolider la masse nationaliste, chauvine et religieuse-sectaire autour de lui. Il essaie de dissimuler le chômage, la pauvreté, la hausse des prix, la cherté de la vie, l’anarchie de la société, l’incompétence politique, l’hostilité à la nature, aux femmes et aux LGBTI+ en attaquant les Kurdes, en crachant la haine envers les Arméniens, en ignorant les Alévis, en arrêtant les patriotes, les socialistes, les démocrates et tous les dissidents.

    Nous, en tant que forces démocratiques de la Turquie et du Kurdistan, sommes conscients du jeu joué par le dictateur Erdoğan et l’Alliance populaire ! Mais malgré toutes les oppressions et les attaques, notre peuple continue de résister et continuera de le faire.

    Nous ne lui abandonnerons pas notre pays et notre avenir, ni à lui ni à sa coalition fasciste, nous ne nous rendrons pas ! Parce que nous sommes les producteurs de ce pays, nous sommes les femmes, nous sommes les jeunes, nous sommes les LGBTI+. Nous sommes les Kurdes, les Alévis, les Arméniens, les Arabes, les Circassiens, les Laz et les Grecs de ce pays que vous ignorez. Nous sommes ceux de ce pays en faveur de l’égalité et de la liberté. En bref, comme nous l’avons toujours dit, nous sommes le peuple.

    Ceux qui ont été jugés et condamnés à des peines sévères lors des manifestations de Gezi, résistant dans les montagnes et les villes pour leurs identités, leurs cultures et leurs libertés sont les fleurs de l’honneur et de la résistance des peuples de Turquie.

    Nous voulons que les défenseurs de la démocratie et de la liberté en Europe se joignent à nous dans cette lutte honorable des peuples de Turquie et du Kurdistan contre le fascisme. Tout comme ce fut le cas avec l’Allemagne hitlérienne, quand le fascisme s’enracine dans un pays, il veut engloutir le monde entier comme un cancer malin. C’est pourquoi nous disons qu’il est maintenant temps de porter et d’élever le niveau de la lutte internationaliste et d’envoyer ensemble le fascisme en Turquie dans la poubelle de l’histoire.

    Vive la lutte internationaliste !
    Tenez-vous coude à coude contre le fascisme, l’occupation et les guerres de partage du monde !

    Union de Force Démocratique Européenne – ADGB

  • ICOR: Nous sommes aux côtés des femmes qui défendent la Convention d’Istanbul !

    ICOR: Nous sommes aux côtés des femmes qui défendent la Convention d’Istanbul !

    « Nous n’allons pas nous taire – nous n’allons pas céder »

    Depuis des années, la lutte pour la libération des femmes ainsi que la lutte contre contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression millénaires que subissent les masses féminines ne cessent de croître dans le monde entier. Les moyens de cette lutte sont de plus en plus diversifiés et les masses qui descendent dans la rue contre les violences faites aux femmes et aux LGBTI+, contre les inégalités salariales, les interdictions du droit à l’avortement deviennent de plus en plus nombreuses. La nature globale de l’exploitation et de l’oppression de la femme par l’ordre de l’État et de la famille féodal, fasciste et bourgeois devient de plus en plus visible, ce qui fait augmenter considérablement la conscience des masses sur l’oppression sexiste et ses causes. En conséquence, l’ordre social capitaliste dans son ensemble est de plus en plus remis en question et la recherche d’une alternative de la femme libérée dans une société libérée se développe clairement. Les mouvements de masse des femmes contre la violence à l’égard des femmes, des ouvrières comme par exemple les ouvrières du textile, la lutte contre l’oppression et le viol terroristes et contre-révolutionnaires des combattantes et des femmes révolutionnaires sont parmi les mouvements de masse les plus forts du monde.

    Les dirigeants s’y opposent de toutes leurs forces, ils s’attaquant aux droits combattus par les femmes et répondent par une réaction patriarcale aux revendications légitimes de liberté, d’égalité et de justice. Ainsi, la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe, un accord d’États bourgeois qui établit des normes juridiques pour la protection des femmes contre la violence avec un effet contraignant, est devenue un important enjeu de lutte des femmes. En juillet 2020, il a été annoncé que la Pologne se retirerait de la Convention d’Istanbul. La Turquie, premier signataire de la Convention d’Istanbul, s’est retirée de l’accord international du jour au lendemain, le 20 mars 2021, par décret d’Erdoğan.

    Dans ces deux pays, les femmes se mobilisent depuis des années résolument pour leurs droits, opposant une énorme résistance aux attaques patriarcales, réactionnaires, fascisants et fascistes et à la répression de leurs États. En Pologne, par exemple, les femmes luttent contre les politiques anti-femmes du parti PiS au pouvoir qui, outre le droit à l’avortement, s’attaque aussi aux droits fondamentaux des femmes afin de protéger l’ordre familial bourgeois. Aussi sous Erdoğan, l’actuel représentant de l’État fasciste, les femmes en Turquie sont toujours repoussées dans le rôle traditionnel au sein de la famille. La violence contre les femmes et la maltraitance des enfants sont encouragées par une politique d’impunité. Les LGBTI+ sont particulièrement visés par une nouvelle vague de répressions. Sans aucun doute, la Convention d’Istanbul est aussi un acquis démocratico-bourgeois de la lutte inlassable des femmes pour l’égalité en droits et l’autodétermination. La résistance des femmes en Pologne comme en Turquie est un signal important pour toutes les femmes de ce monde. Car seule une lutte déterminée et unie permettra de repousser les attaques des dirigeants et d’obtenir de nouveaux droits. Leurs actions montrent clairement que la lutte pour la libération de la femme est une partie indispensable et une échelle des luttes révolutionnaires.

    En tant qu’ICOR, nous sommes solidaires de toutes les femmes qui luttent pour que la Convention d’Istanbul reste en vigueur, et soit appliquée dans leurs pays, et nous appelons à exprimer cette solidarité par toutes formes d’action et de protestation sur tous les continents jusqu’au 1er juillet. Nous exigeons également que les États qui n’ont pas encore signé la Convention d’Istanbul la signent ou à la ratifient (par exemple la Russie, la Bielorussie, l’Ukraine). Cet appel est là non pas pour une lutte pour un bout de papier signé, mais comme lutte contre la violence à l’égard des femmes, pour une vie d’autodétermination et de dignité et un avenir sans exploitation ni oppression, et pour renforcer les formes d’organisation des femmes. Nous soutenons les femmes en Turquie qui appellent à arrêter la vie sociale et à se battre pour leurs revendications. Nous saluons les femmes du monde entier qui résistent et nous crions : Les femmes qui luttent sont des femmes qui vivent !

    En tant que femmes, ensemble avec les ouvriers, les jeunes, les écologistes, les défenseurs des droits de l’homme, nous allons bouleverser le système de manière révolutionnaire !

    Femmes signataires initiales – femmes de partis de l’ICOR et d’organisations de masse des femmes liées à elles :

    • Afrique du Sud: Gloria Mgaju et Margaret Tini, Abanqobi Women Together.
    • Australie:Alice M., Vice-chairperson, CPA (M-L) – Parti Communiste d’Australie (marxiste-léniniste), Louisa L., Vice-chairperson, CPA (M-L) – Parti Communiste d’Australie (marxiste-léniniste)
    • Allemagne : Gabi Fechtner, Présidente du MLPD – Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne
    • Inde : Camarade Pramila, Présidente de AIRWO – All India Revolutionary Women’s Organisation.
    • Maroc : Meriam Chhaibi et Btissam – MMLPL – Marxistes-Léninistes Marocains – Ligne Prolétarienne
    • Népal: Camarade. Durga Paudel et la camarade Mina Pun, présidente de l’ANWA, All Nepal Women’s Association
    • Portugal : Ana Vomhof, femme combative de UMLP – Union Marxiste-Léniniste Portugaise
    • Tunisie : Comité des femmes Latifa Taamalah, PPDS – Parti Patriotique Démocratique Socialiste de Tunisie – Nesrine Gharbi, membre du Bureau Politique et responsable des femmes, Amira Dallech responsable de la coordination au plan mondial et avec la Coordination Européenne des femmes et pour le procès de la prochaine Conférence mondiale des femmes en Tunisie
    • Ukraine : Alina et les femmes de KSRD – Conseil de coordination du mouvement ouvrier
    • Uruguay : Front des femmes du PCR-U – Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay

    Signataires (en date du 29/6 2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    6. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    7. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    8. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    9. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    14. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    15. UC Unité Communiste, France
    16. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    17. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    18. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    19. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    20. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    21. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
    22. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    23. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    24. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    25. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    26. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    27. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    28. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    29. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    30. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    31. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)

  • 106e anniversaire du génocide des Suryoye, Arméniens et Grecs de Pontos, commis par l’Empire ottoman en 1915.

    106e anniversaire du génocide des Suryoye, Arméniens et Grecs de Pontos, commis par l’Empire ottoman en 1915.

    Le ministre de l’Intérieur par intérim de l’époque a ordonné une « réinstallation massive » de tous les Suryoye, Arméniens et Grecs de Pontos vivant dans l’Empire ottoman. Les Suryoye se réfèrent à ce chapitre sombre de leur passé comme Sayfo, en araméen : épée. La Turquie continue de nier les crimes commis contre les peuples chrétiens dans l’Empire ottoman. Cependant, la reconnaissance du Sayfo de 1915 est d’une importance capitale pour les Suryoye et la mémoire collective de ce peuple.

    Les réinstallations massives se sont transformées en marches de la mort, des centaines de milliers de Suryoye ont erré sans but dans le désert de Mésopotamie et y sont morts. 500 000 Suryoye, 1,5 million d’Arméniens et 300 000 Grecs du Pontos ont été victimes du génocide, soit un total de plus de 2,3 millions de personnes. Les faits historiques à ce sujet sont toujours niés en Turquie, les livres d’histoire restent falsifiés et quiconque évoque le génocide, en tant que journaliste par exemple, s’expose à de sévères représailles.

    Les biens et les terres des Suryoye et des autres minorités chrétiennes ont été confisqués par le gouvernement ottoman ou turc. Les biens confisqués de la minorité non-musulmane constituent la base économique de la République turque.

    Aujourd’hui, l’oppression, la persécution et le meurtre du peuple Suryoye par l’État turc fasciste se poursuivent. De 1987 à 1998, plus de 45 Suryoye ont été enlevés, torturés et assassinés dans la ville de Midyat. Les Suryoye ne sont pas reconnus en Turquie comme un peuple distinct avec une langue, une histoire et une culture. Ainsi, l’acquisition de biens, la construction ou la préservation des bâtiments de l’église sont semées d’embûches, la formation de la prochaine génération de prêtres et l’enseignement officiel de la langue araméenne sont interdits. Les Suryoye sont dénigrés dans les manuels scolaires turcs comme des traîtres à la patrie. Les champs des Suryoye sont régulièrement incendiés par l’armée turque sous prétexte de combattre la guérilla kurde. Avec l’occupation de la Turquie dans le nord de la Syrie, qui est contraire au droit international, et le soutien des milices terroristes djihadistes fascistes, l’État fasciste de Turquie commet un nouveau génocide contre le peuple Suryoye en Syrie et en Irak.

    L’impérialisme allemand poursuit également sa politique d’intérêts avec et pour le gouvernement fasciste turc et criminalise et persécute les activistes révolutionnaires Suryoye en Allemagne.

    Pour commémorer le 100e anniversaire du génocide des Suryoye de 1915 en Turquie, des Suryoye intellectuels de Tur Abdin se sont réunis et ont fondé le Mouvement populaire révolutionnaire Suryoye (araméen. Suryoye Qauwonye) à Midyat en 2015.

    La lutte pour la reconnaissance du génocide des Suryoye fait partie de la lutte anti-impérialiste mondiale. Pour gagner, il faut construire des partis révolutionnaires et promouvoir l’union et la coordination dans l’ICOR. La construction du front uni anti-impérialiste et antifasciste est également à l’ordre du jour !

    A l’occasion du 106ème jour de commémoration, le 15 juin 2021, nous, comme l’ICOR, exigeons immédiatement, sans condition et avec toutes les conséquences :

    – Reconnaissance du génocide contre les Suryoye par l’Etat turc !

    – La reconnaissance du Suryoye en tant que peuple autochtone en Turquie et une protection constitutionnelle de ses droits et libertés !

    – L’égalité devant la loi avec les autres citoyens vivant en Turquie sans aucune discrimination selon leur religion, leur langue, leur ethnie et leur région géographique !

    – Le droit à la diffusion de la langue araméenne !

    – Le droit à la culture et aux traditions araméennes !

    – Le droit à la pleine pratique de la religion et la restitution des biens expropriés !

    – Le droit de retour !

    – Droits de l’homme et justice pour le Suryoye assassiné !

    Signataires (en date du 15/06 2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    2. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    3. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    4. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    5. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    6. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    7. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    8. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    9. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    10. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
    11. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    12. SGB Suryoye Gawonoye d´Bethnahrin (SGB Araméens communistes de Mésopotamie), Turquie
    13. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    14. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    15. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    16. UC Unité Communiste, France

    Signataires additionnels (Non-ICOR):

    1. International Solidarity United Front of Suryoye (ISUF-S)
    2. National Council of the Suryoye of Mesopotamia (MUSB)
    3. Popular Front of Suryoye (Turkey)
    4. Popular Front of Suryoye in Europe
    5. People’s Council of Suryoye (Turkey)
    6. People’s Council of the Aramean Suryoye
    7. People’s Council of the Assyrian Suryoye
    8. People’s Council of the Chaldeans Suryoye
    9. People’s Council of the Suryoye in Syria
    10. People’s Council of the Suryoye in Europe (Germany, Austria, Switzerland, Sweden, Netherlands)
    11. People’s Movement Revolutionary Suryoye
    12. Suryoyutho TV

    (Les Suryoye d’aujourd’hui sont d’origine sémitique et leurs racines remontent aux anciens peuples du Proche-Orient et aux civilisations avancées de Mésopotamie, les Akkadiens, les Babyloniens, les Assyriens, les Araméens et les Chaldéens. Ils sont également connus sous les noms d’Araméens, d’Assyriens, de Chaldéens, de Syriens, ainsi que sous d’autres termes régionaux ou confessionnels tels que Syriaque orthodoxe, Maronites, Melkites, Église chaldéenne et Église assyrienne. Le terme ethnique générique est « Suryoye ». La patrie des Suryoye est le Proche-Orient et se concentre dans la région mésopotamienne (Beth Nahrin), connue comme le berceau de la civilisation.)

  • 105ᵉ anniversaire du génocide des Araméens, des Arméniens et des Grecs Pontiques

    105ᵉ anniversaire du génocide des Araméens, des Arméniens et des Grecs Pontiques

    Communiqué du Conseil populaire des Araméens d’Europe, que soutiennent les Araméens communistes de Mésopotamie (membre de l’ICOR), 15 juin 2020

    Le 15 juin marque le 105ᵉ anniversaire du génocide des Araméens, des Arméniens et des Grecs Pontiques, qui a été commis par l’Empire ottoman en 1915.

    Deux mois plus tôt, les « Jeunes Turcs », partisans d’un parti nationaliste ottoman, avaient expulsé des intellectuels arméniens de Constantinople, aujourd’hui Istanbul.

    Un mois plus tard, la « loi sur la « réinstallation de la population ». Talat Pacha, alors ministre de l’Intérieur par intérim, a ordonné une « réinstallation massive », qui s’appliquait à tous les Araméens, Arméniens et Grecs Pontiques vivant dans l’Empire ottoman.

    Les réinstallations massives se sont transformées en marches de la mort, des centaines de milliers d’Araméens ont erré sans but dans le désert mésopotamien et y sont morts. Les soldats ottomans ont exécuté des Araméens au bord de la route. En désespoir de cause, les femmes araméennes jetèrent leurs bébés dans le Tigre.

    Les femmes enceintes qui se sont défendues ont été tuées vivantes. Les enfants ont été éventrés. Les filles araméennes étaient violées et gardées dans des harems turcs ou kurdes. Les enfants étaient arrachés à leur famille et enlevés. Pour survivre, certains se sont convertis à l’Islam.

    Le génocide a coûté la vie à 500 000 Araméens, 1,5 million d’Arméniens et 300 000 Grecs Pontiques, soit un total de plus de 2,3 millions de personnes.

    Les faits historiques à ce sujet sont toujours niés en Turquie, les livres d’histoire restent falsifiés et quiconque mentionne le génocide en tant que journaliste, par exemple, s’expose à de graves représailles.

    Le 19 janvier 2007, le journaliste arménien Hrant Dink, qui a fait un reportage sur le génocide, a été abattu par un fasciste turc à Istanbul. Les responsables de cette tentative d’assassinat au sein de l’appareil d’État turc n’ont toujours pas été appelés à rendre des comptes.

    Les biens et les terres des Araméens et des autres minorités chrétiennes ont été confisqués par les gouvernements ottoman et turc. Les biens confisqués de la minorité non musulmane constituaient la base économique de la République turque.

    L’appropriation et le pillage des richesses araméennes, arméniennes et grecques, mais aussi juives, ont également servi de base à la création d’une nouvelle bourgeoisie turque.

    De nombreux individus et entreprises turques, dont les grandes familles d’industriels Sabancı et Koç, ont bénéficié directement ou indirectement de l’expulsion et de l’élimination des Araméens et de la confiscation de leurs biens.

    L’exécution de l’oligarque Özdemir Sabanci à Istanbul en 1996 par le « Front populaire révolutionnaire de libération » (DHKP-C) a fait sensation sur la scène internationale.

    Le DHKP-C a justifié cette exécution en disant qu’il s’agissait de représailles pour les peuples opprimés et massacrés en Mésopotamie, ainsi que pour la classe ouvrière exploitée par la famille Sabanci en Turquie.

    Tous les registres fonciers ont reçu l’instruction en 1983 et 2000 : Quiconque s’enquiert d’une propriété de 1915 ne reçoit aucune information et ses données personnelles doivent être communiquées au gouvernement.

    En 2005, le Conseil national de sécurité de Turquie a en outre décidé que toutes les questions concernant la propriété des terres par les chrétiens relèvent de la sécurité nationale. Aujourd’hui, en Turquie, les inscriptions au cadastre sont donc devenues une question de sécurité nationale.

    La Turquie et l’Allemagne étaient alliées pendant la Première Guerre mondiale. Au moment du génocide, de nombreux Allemands se trouvaient en Turquie et sont devenus des témoins oculaires ou des témoignages. Ils sont également devenus des auteurs de crimes. En voici quelques exemples :

    Les plans de déportation des Arméniens et des Araméens ont été élaborés par Colmar Feiherr von der Goltz, qui était actif comme instructeur et organisateur militaire dans l’Empire ottoman depuis 1883, où, en tant que maréchal turc, il ne s’appelait que « Golz-Pascha ».

    En 1913, sous le commandement du général Liman, quelque 800 officiers allemands se sont rendus à Istanbul pour armer militairement le futur allié. Certains de ces officiers ont participé à la planification et à l’exécution des déportations.

    Le général allemand Fritz Bronsart von Schellendorf, le chef d’état-major général de l’armée ottomane à Istanbul, a justifié ses actions criminelles contre les Arméniens même après la guerre et a écrit en 1919

    « L’Arménien, comme le Juif, est un parasite hors de sa patrie, absorbant la santé de l’autre pays où il s’est installé. C’est de là que vient la haine qui, à l’époque médiévale, s’est déchaînée contre eux en tant que peuple indésirable et a conduit à leur assassinat ».

    En revanche, les grands philosophes Karl Marx et Friedrich Engels ont décrit la situation des chrétiens dans l’Empire ottoman dès 1853 dans les termes suivants

    « Seuls les Turcs appartiennent « à la religion et à la nation privilégiées » et auraient « le droit de porter des armes, et le chrétien le plus haut placé doit donner au musulman le plus bas un chemin clair s’il le rencontre ».

    Le député communiste Karl Liebknecht déclare en janvier 1916 au Reichstag :

    « Le gouvernement turc a causé un terrible massacre parmi les Arméniens ; le monde entier est au courant – et le monde entier blâme l’Allemagne parce qu’à Constantinople, les officiers allemands commandent le gouvernement. Il n’y a qu’en Allemagne qu’ils ne savent rien, parce que la presse est bâillonnée ».

    La communiste Rosa Luxemburg parle spécifiquement des intérêts allemands impériaux en Turquie asiatique :

    Il s’agirait de maintenir ensemble ce « tas de décombres pourris et désintégrés » de ce despotisme oriental des Turcs en tant que « petite minorité » d’une « caste de conquérants au pouvoir » avec ses multiples « questions nationales qui ont brisé l’État turc » : arménien, kurde, araméen, arabe, grec ».

    Les persécutions, les crucifixions, les décapitations et la destruction des biens culturels font à nouveau partie de la vie quotidienne des Araméens au Moyen-Orient. Les crimes de l’Empire ottoman contre les chrétiens se répètent aujourd’hui par la persécution et l’oppression persistantes et constantes des Araméens par l’État fasciste turc.

    En turc, les Araméens chrétiens sont appelés “Süryaniler” (de aram. Suryoye). Les Araméens ne sont pas reconnus en Turquie comme un peuple indépendant avec une langue, une histoire et une culture.

    Par exemple, l’acquisition de biens immobiliers, la construction ou l’entretien des édifices religieux sont associés à des difficultés, la formation de la prochaine génération de prêtres et l’enseignement officiel de la langue araméenne sont interdits.

    Les Araméens sont dénigrés dans les manuels scolaires turcs comme étant des traîtres à leur pays. Les champs araméens sont régulièrement incendiés par l’armée turque sous prétexte de combattre le PKK.

    En juin 2017, l’État turc, dans le cadre d’une opération d’expropriation, a confisqué au moins 50 églises, monastères et cimetières chrétiens anciens, de vastes terres ainsi que des monuments, et a transféré les églises en tant que « lieux de culte » à l’autorité religieuse sunnite d’État, la Diyanet.

    L’expropriation des propriétés remonte à 2008, lorsqu’un tribunal a exproprié le monastère de Mor Gabriel, fondé en 397, ainsi que de nombreux autres monastères, églises et maisons privées.

    Avec la récurrence de l’occupation de la Turquie par le droit international dans le nord de la Syrie et le soutien des milices terroristes fascistes djihadistes comme la soi-disant « armée nationale syrienne » ou « l’État islamique », la Turquie commet un nouveau génocide contre le peuple araméen en Syrie et en Irak.

    Les massacres et les génocides sont caractérisés par les cent ans de coopération militaire, économique et politique de l’impérialisme allemand avec le gouvernement de l’État fasciste de Turquie.

    Et parce que le premier génocide a été nié et n’a pas été traité, le deuxième génocide est entré dans l’histoire du monde.

    Ainsi, quelques jours avant l’invasion allemande de la Pologne, le fasciste Adolf Hitler a demandé lors d’une réunion, dans laquelle il a, entre autres, exprimé sa désapprobation de l’action dure des unités SS à tête de mort contre la population civile :

    « Qui parle encore d’exterminer les Arméniens ? »

    C’est une citation remarquable, qui montre que le génocide arménien et araméen était déjà largement connu à l’époque et a servi de modèle à des nationalistes fanatiques comme Hitler.

    C’est également ainsi que les armes chimiques du massacre à Dersim de dizaines de milliers d’Alévis et de Zazas dans le Reich allemand fasciste ont été produites et livrées à la Turquie.

    Lors de la destruction des villages araméens et kurdes dans les années 1990, l’armée turque a principalement utilisé des armes fournies à la Turquie par le gouvernement allemand.

    Et actuellement, ce sont des armes allemandes qui sont utilisées par la Turquie dans l’occupation de la Syrie du Nord et qui terrorisent les chrétiens ainsi que les Yidis.

    Les meurtriers de 1915 ont largement échappé aux procès d’Istanbul immédiatement après la Première Guerre mondiale. Dans ce contexte également, l’Allemagne s’est distinguée en accueillant des meurtriers recherchés. Par exemple, Talaat Pasa, qui vivait à Berlin en 1921 en tant que citoyen respecté.

    Il a ensuite été abattu par l’étudiant patriote arménien Solomon Teilirian, dont la famille a été victime du génocide.

    Aujourd’hui, l’impérialisme allemand poursuit sa politique de défense des intérêts avec et pour le gouvernement fasciste de l’État turc, et il criminalise et traque les révolutionnaires araméens en Allemagne.

    Neuf militants du mouvement populaire araméen Revolutionary Suryoye doivent être jugés en Bavière en raison de leurs activités en faveur du peuple araméen.

    Le principal accusé dans ce procès est Sami Grigo Baydar. Ce jeune homme de 28 ans est théologien de l’Église orthodoxe syrienne d’Antioche. En tant que militant politique de gauche, il défend les droits des Araméens en Turquie.

    Le ministère public fédéral de Karlsruhe a également entamé une procédure d’examen contre Baydar. Il accuse le théologien d’avoir « formé une organisation criminelle et terroriste à l’étranger », selon le paragraphe 129b du Code Pénal Allemand.

    Le « Conseil populaire des Araméens d’Europe » demande des comptes aux peuples d’Anatolie, de Mésopotamie et du Moyen-Orient qui sont devenus les victimes de cette politique impérialiste allemande d’intérêts avec le gouvernement d’État fasciste de Turquie

    Le « Conseil populaire des Araméens d’Europe » demande des comptes aux peuples d’Anatolie, de Mésopotamie et du Proche-Orient qui sont devenus victimes de cette politique impérialiste allemande d’intérêts avec le gouvernement d’État fasciste de Turquie et la fin des poursuites contre les membres du Suryoye révolutionnaire.

    Ce n’est que lorsque le règne de l’impérialisme sera brisé dans le monde entier, lorsque la dictature du capital sera enfin abolie, que les victimes de ce massacre se verront accorder le droit et la justice.

    La solution au problème des minorités populaires est une lutte anti-impérialiste et anti-oligarchique pour une révolution populaire socialiste.

    Conseil populaire des Araméens d’Europe

  • Solidarité avec les prisonniers politiques de Munich (ATİK)

    Solidarité avec les prisonniers politiques de Munich (ATİK)

    Le procès des 10 révolutionnaires accusé-e-s d’être les membres du comité international du TKP/ML va enfin se terminer dans quelques semaines. Sur dix révolutionnaires, hommes et femmes, qui ont été emprisonné-e-s par le passé, seul Müslüm Elma est toujours détenu à la prison de Stadelheim. Cette affaire judiciaire est le plus grave procès politique des 10 dernières années en Allemagne. À juste titre, le TKP/ML n’est pas interdit, ni en Allemagne, ni dans d’autres pays européens, et ne figure sur aucune des listes terroristes nationales ou internationales. Ni Müslüm Elma ni aucun-e des neuf autres communistes ne sont accusé-e-s d’actes de violences ou d’autres délits punissables – à l’exception de l’appartenance à cette organisation.

    A première vue, il s’agit simplement d’un geste de courtoisie du gouvernement fédéral envers le régime fasciste d’Erdogan. Sans « mandat de persécution » du ministère fédéral Judiciaire, les communistes n’auraient jamais été arrêtés ni emmenés en justice. Le procès est rempli de scandales. Une partie importante des « preuves » ont été fournies par les services secrets turcs. Le tribunal de Munich ignore délibérément le fait que celles-ci ne peuvent être obtenues autrement que par des manœuvres d’espionnage illégal.

    Müslüm Elma est passible d’une peine de prison de six ans et neuf mois en tant que présumé «meneur». En raison de son appartenance présumée au Comité International du TKP/ML, Haydar Bern, Musa Demir, Sami Solmaz, le Dr Sinan Aydin et le Dr Banu Büyükavci sont censés être condamnés à quatre ans de prison, Erhan Aktürk et Seyit Ali Ugur quatre ans et neuf mois, Deniz Pektas cinq ans, et Mehmet Yesilcali trois ans et six mois. Même le représentant du GBA (Procureur général) a dû admettre dans son discours de clôture que plusieurs allégations de l’accusation ne pouvaient pas être confirmées et a demandées que Müslüm Elma soit remis en liberté après cinq ans et trois mois d’emprisonnement.

    Ce procès est explicitement une procédure anticommuniste, qui, sur la base de la décision d’interdire le KPD par la Cour constitutionnelle fédérale en 1956, vise à criminaliser l’activité révolutionnaire. Dans un arrêt, d’autres possibilités seront créées pour injustement accuser les antifascistes, les gauchistes et les révolutionnaires, les emprisonner et les extrader (s’ils ne sont pas des citoyens allemands).

    Nous sommes scandalisé-e-s par le système judiciaire allemand, qui contribue à nouveau à faire taire l’opposition turque en Europe. Par conséquent, le 16 juin 2020, à l’occasion du quatrième anniversaire du « procès communiste », nous vous invitions à venir protester contre cette attitude intolérable de l’état allemand.

    ATİK- La Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe