Étiquette : environnement

  • Mauvais climat.

    Mauvais climat.

    Le temps est franchement mauvais en France et ailleurs. Ces nuages noirs sont à la fois physiques et métaphoriques.

    A Lyon, nous avons pu voir que les phénomènes extrêmes sont de plus en plus fréquents. Torrents de pluie, inondation et orage de grêle ont frappé la région. A Annonay, en Ardèche, une tornade a pu être observée en train de se former. Heureusement sans conséquence. Mais d’autres n’ont pas eu cette chance.

    En revanche, en République Tchèque, c’est même une tornade qui s’est formée, ravageant le village de Hrusky, causant 3 morts et 60 blessés. Des vents de 322 km/h ont été relevés. Le maire du village a ainsi déclaré : « C’est l’enfer sur terre ». D’autres phénomènes du même genre ont frappé le reste de l’Europe centrale. L’Europe découvre un climat de mousson inconnu habituellement.

    Beaucoup plus au sud, le glacier Thwaites suscite une inquiétude importante. Il est le rempart qui protège toute une partie de l’Antarctique du dégel. Ce monstre se détache progressivement sous l’influence de courants chauds, lesquels sapent les attaches qui le relient au fond marin. A lui seul, il pourrait représenter une hausse de 65cm du niveau des océans. Ces éléments épars sont l’expression d’un phénomène d’ampleur dont on ne peut ignorer l’existence. Le réchauffement climatique n’est plus une abstraction, il est une réalité visible, qui s’accélère.

    Le GIEC (Groupe Indépendant d’Étude sur le Climat) vient d’ailleurs de rendre un rapport à l’ONU. Ce rapport est terrifiant puisqu’il laisse entendre que les possibilités de survie de l’humanité sont en train d’être atteintes. Le rapport est laconique : « La vie sur Terre peut se remettre d’un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes. L’humanité ne le peut pas. » Tous les compartiments de la vie sont atteints. Accès à l’eau douce, accès à l’alimentation, protection contre les chaleurs…Mais aussi pauvreté, faim, maladies… Le rapport se conclut ainsi : « Nous avons besoin d’une transformation radicale des processus et des comportements à tous les niveaux: individus, communautés, entreprises, institutions et gouvernement.« 

    Nous sommes donc, en plus de la pandémie toujours active, toujours capable de rebondir, face à des enjeux immenses, écrasants. Des enjeux qui sont centraux par rapport à notre avenir. Mais des enjeux qui, à l’heure actuelle, peine à trouver leur place. Il suffit pour cela de regarder la vie politique française, elle aussi saturée de nuages noirs.

    Entre deux tours.

    Quelles élections passionnent moins que les régionales ? Peut-être les européennes, et encore. Avec une abstention entre 65 et 85 %, beaucoup ont boudé l’offre politique faite pour le renouvellement des régions. Il faut dire qu’elles ont été peu médiatisées, que les enjeux sont méconnus, mais également que l’offre politique est massivement rejetée par les électeurs et électrices.

    Mais, cela n’empêche pas celles-ci d’avoir une certaine importance : elles les régions possèdent certaines prérogatives politiques et économiques locales. Elles sont aussi un moyen pour les partis d’engranger de l’argent et de posséder des voix en plus pour les sénatoriales. Pour nous, qui sommes dans une posture extra-parlementaire, elles sont une chambre d’écho des stratégies des organisations parlementaristes.

    Or, aujourd’hui, qu’observons nous ? Nous pouvons voir que l’implantation de l’extrême-droite reste relativement fragile, faute de relais locaux. Ce n’est pas négatif. En revanche, nous voyons aussi un climat politique particulièrement violent. Dans certains cas, on entend même des discours qu’on aurait cru remisés depuis la fin de la Guerre Froide. Ainsi, en Île de France, où la coalition PS-EELV-LFI pourrait l’emporter, bon nombre de personnalités sont montés au créneau. Des anciens PS, comme Manuel Valls ou Jean-Paul Huchon ont appelé à voter pour la candidate LR Valérie Pécresse pour empêcher la victoire de «gens irresponsables, irréfléchis et beaucoup trop idéologues». Pour l’ancien ministre de l’intérieur, revenu de l’extérieur, s’allier à Jean-Luc Mélenchon, lui-même ex-PS, est une « faute morale ».

    Pour Valls, cette liste est toxique car elle condense «les ambiguïtés, les compromissions de membres des listes de La France insoumise en Ile-de-France avec l’islamisme, par rapport à la lutte contre l’antisémitisme, au soutien aux policiers, sur la laïcité». Nous en sommes presque revenus à 1972 et la menace du totalitarisme lorsque Mitterrand était candidat de la gauche parlementaire coalisée. En revanche, Jean Sol, candidat de LR aux élections départementales, est prêt à travailler avec le RN. Cela ne choque plus. De toute manière, il devient difficile de discerner, dans l’application des politiques, la séparation entre droite classique et extrême.

    Cette médiocrité des discours, ces invectives paranoïdes, contribuent a alimenter un climat d’ensauvagement. Nous employons ce terme à dessein. Il fait partie désormais du vocabulaire d’un ministre de l’Intérieur sans vergogne. Dans sa bouche, il sert à montrer que la société est devenue plus violente, et qu’il faut la gérer par des expéditions punitives. A ses yeux, le RN est devenu mou, et il se fait fort de le remplacer. Et cela même si c’est le sentiment, et bien le sentiment, d’insécurité qui a augmenté, et non les violences.

    Nous, nous l’employons dans un autre sens, dans celui qu’employait Aimé Césaire.

    « Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral […] il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de tous ces prisonniers ficelés et « interrogés », de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. »

    Cet ensauvagement n’est pas celui de « classes dangereuses » qui se démènent et qui s’émeutent. Il est celui d’élites intellectuelles, de penseurs, de philosophes, de politiciens, chez qui l’idée d’une gestion militaire des choses fait son chemin. Il est dans l’acceptation d’une gestion par l’expédition punitive, par la police à la coloniale.

    Brutalité et violence.

    Faire la liste de toutes les violences d’État serait terriblement fastidieux. Nous ne prendrons que deux exemples : la rave de Redon et l’agression raciste de Dole.

    Concernant la première, nous ne partageons pas particulièrement les conceptions sur la « libération par la fête ». Nous comprenons le désir de liberté après cette période de confinement, mais nous ne pensons pas que ce mode opératoire permette d’en gagner de nouvelles. Et surtout de transformer la société, car certains organisateurs se comportent parfois avec des attitudes de boutiquiers. Mais la question n’est pas là.

    L’intervention des forces de l’ordre a été particulièrement brutale. Elle a dépassé largement le cadre permis par la loi. Au delà de ça, les gendarmes se sont livrés à des actions extra-légales, notamment la destruction, sous les yeux des caméras, du matériel de son. C’est une pratique illégale dont le but n’est pas d’assurer le maintien de l’ordre, mais bien de détruire, de manière très clausewitzienne, les capacités matérielles à morales de l’adversaire. Il en est de même dans certaines pratiques répressives, nous pensons aux antifascistes Lyonnais il y a quelques années, qui ont vu leur matériel militant et leurs bibliothèques détruites. Il s’agit là d’une méthode qui possède des caractéristiques terroristes.

    Dans le cas de l’agression raciste de Dole, nous avons une dimension supplémentaire qui est franchie. C’est la justice elle-même qui a mis en accusation un homme d’origine nord-Africaine sur lequel un individu a foncé en voiture, dans le but manifeste de le tuer. Il est désormais inculpé de dégradation volontaire sur la voiture de son agresseur. Décidément, un sale temps règne.

    Dans une dimension plus internationale, ces tensions et ces brutalités se retrouvent largement. Nous avons pu ainsi voir la marine russe tirer des coups de semonce sur des navires anglais au large de la Crimée. De même, l’armée française modifie progressivement sa doctrine pour intégrer à nouveau des opérations symétriques. Cela va de paire avec une militarisation de la société, dans laquelle le SNU (Service National Universel) joue un rôle central : il permet une reprise en douceur de la notion de conscription, tout en ayant une apparence civile.

    De bien piètres réponses.

    Quand nous voyons la hauteur des enjeux sociaux, écologiques, politiques, géopolitiques et la médiocrité des réponses fournies, une seule question vient à l’esprit : pourquoi ?

    Le capitalisme, l’impérialisme, la division de la société en classes et en intérêts contradictoires explique cela. Les capitalistes ne souhaitent pas la fin du monde, non. Mais ils sont incapable de sortir d’un dilemme terrible : le premier qui respectera les règles du jeu écologique et rationnel perdra une partie de sa rentabilité et sera dévoré par ceux qui n’ont pas fait ces choix. Même s’ils trouvent un terrain d’entente pour réaliser quelques menues avancées, la tentation de la tricherie, la tentation de la transgression sera écrasante. Respecter l’environnement et les êtres humains est une véritable suicide économique.

    La réponse ne peut venir que de quelque chose, d’une force politique, qui non seulement dépasse ces contradictions, mais est capable de se montrer l’émanation politique des intérêts profonds de la société dans son ensemble. Et ces intérêts sont simples : il s’agit d’avoir un avenir, premièrement. D’assurer la survie de l’humanité et de son environnement. D’assurer une vie saine, décente, à l’ensemble de ses membres. De permettre leur épanouissement individuel et collectif. D’assurer la possibilité enfin d’une amélioration continue des loisirs, de la culture, de la santé.

    Toute tentative de résoudre cela se heurte à des réticences, des oppositions, des égoïsmes. L’idée même d’une réponse qui implique l’intégralité de la population est taxée de totalitaire. Pourtant, face à des enjeux aussi immenses, aussi importants, aussi vitaux, il n’est pas possible de laisser le pouvoir être au main d’une poignée. Il mérite d’être remis entre les mains non seulement du plus grand nombre, mais surtout de ceux et de celles qui n’ont rien à gagner à l’exploitation, mais tout à son abolition : ceux et celles qui produisent les richesses, dont le labeur nourrir l’ensemble de la société. Une démocratie populaire, avec une souveraineté populaire absolue.

    C’est à cela que nous voulons travailler. C’est avec ces responsabilités en tête que nous avançons.

    C’est uniquement ainsi que ces lourds nuages noirs seront dispersés, et qu’un avenir rayonnant pourra apparaître.

  • Journée internationale de l’environnement – ICOR.

    Journée internationale de l’environnement – ICOR.

    Appel de l‘ICOR à l‘occasion de la journée de lutte  internationale pour l‘environnement samedi, le 14 novembre 2020

    La crise économique et financière mondiale, la crise sanitaire et la crise environnementale constituent un défi :

    Sauvons l’environnement de l’économie de profit !

    En lien avec la profonde crise économique et financière mondiale, la crise de Corona et la crise environnementale mondiale, une course se développe dans le monde entier pour sauver les bases de l’existence humaine. La pandémie de Covid-19 fait les plus grandes victimes, entre autres, dans les endroits où l’empoisonnement de l’environnement est le plus grave, où les gens sont entassés dans des logements insalubres et travaillent dans des conditions misérables et où l’exploitation capitaliste se fait avec peu ou pas de protection sanitaire.

    Contrairement à toute la propagande utilitaire des impérialistes, qui prônent un « répit pour l’environnement grâce à la pandémie de Corona », la transition accélérée vers une catastrophe environnementale mondiale se montre dans toute sa netteté. Partout dans le monde, de grandes surfaces de forêts brûlent, les masses de glace polaires fondent, les sols du permafrost dégèlent et les forêts tropicales sont défrichées par le feu à un rythme accéléré pour le plus grand profit des entreprises. En 2021, la forêt amazonienne, l’un des « poumons verts de la terre », est menacée à long terme d’un point de basculement et avec lui sa transformation irréversible en steppe. Avec plus de 411 ppm, la teneur en CO2 de l’atmosphère a atteint une nouvelle valeur maximale, tout comme la température de la terre et de l’eau. La température mondiale moyenne a déjà augmenté de 1,22 degré par rapport à l’époque préindustrielle, alors que les classes dirigeantes débattent encore de l’intention non contraignante de la limiter à un « objectif de 1,5 degré » dans le traité de Paris sur le climat. Cependant, cela accepte sciemment des conséquences dévastatrices et déclenche des processus destructeurs qui s’auto-entretiennent et qu’il faudrait en fait empêcher. Les violentes tempêtes, les inondations, la sécheresse et la famine détruisent des millions d‘existences humaines et poussent les survivants à fuir. Dans de nombreux pays, l’exploitation minière excessive empoisonne l’eau, le sol et l’air.

    Les monopoles internationaux, les gouvernements impérialistes et ls alliance impérialistes telles que l’UE font pression en faveur de politiques et d’opinions pseudo-écologiques, axées sur le profit et impérialistes, comme „l’Alliance Européenne des Piles“, qui promeut la fièvre du lithium avec toutes ses conséquences pour les peuples. Ils fantasment sur un « green deal » avec des milliards de subventions au capital financier international pour tromper les masses, ou se présentent ouvertement réactionnaires comme Trump ou Bolsonaro, face à la protection de l’environnement. Ni cela, ni les promesses non contraignantes faites dans le cadre de l’accord sur l’environnement ne sauveront l’environnement. Avec la ligne de fond « protection de l’environnement seulement si les profits sont justes », l’humanité va périr !

    Les luttes de masse jusqu’aux développements de type soulèvement dans certains pays et les critiques du capitalisme, surtout parmi les jeunes, se multiplient. Les masses ont besoin de plus de clarté et d’organisation ! Dans les luttes contre les licenciements massifs, la destruction de l’environnement, contre les crises de la faim et les développements vers la droite  des gouvernements, ainsi que dans les manifestations du mouvement des Vendredis pour l’avenir, la recherche d’une alternative sociale se développe !

    Avec la propagation massive de l’anticommunisme, ce débat, cette recherche et cette organisation doivent être supprimés. Les impérialistes savent que leur pouvoir destructeur sera renversé lorsque les masses du monde entier, dans la perspective du socialisme, s’uniront et entreprendront la lutte pour leur avenir sous la direction du prolétariat international !

    En invoquant la pandémie de Corona, les impérialistes ont, pour commencer, reporté d’un an, du 1er au 12 novembre 2021, la 26e Conférence mondiale des Nations unies sur le climat à Glasgow. Le mouvement révolutionnaire et ouvrier et le mouvement environnemental mondial combatif n’ont aucune raison de reporter leurs activités. Le temps presse !

    Comme prévu, l’ICOR tiendra sa journée annuelle de lutte environnementale le 14 novembre, date de la traditionnelle Global Action Day du mouvement environnemental combatif. Nous faisons appel aux jeunes, aux travailleurs, aux écologistes et aux militants des mouvements populaires et sociaux : Émettons ensemble un signal combatif en ce jour :

    • dans la lutte pour l’emploi et la protection globale de l’environnement au détriment des profits.
    • pour la mise en œuvre des énergies renouvelables
    • contre l’intoxication de l’homme et de la nature, contre le pillage et l’invasion massive de déchets de la planète
    • contre la destruction des forêts et de l’écologie marine
    • dans la lutte pour nos droits et libertés démocratiques, pour les droits et la protection de millions de réfugiés dans le monde
    • Contre toute division dans la lutte pour l’emploi et pour la sauvegarde de l’environnement naturel : construisons ensemble un front de résistance international actif pour sauver l’environnement ! Le mouvement ouvrier, populaire et environnemental main dans la main !
    • Discussion de masse sur la sauvegarde de l’unité de l’homme et de la nature, sur le véritable socialisme comme alternative sociale !
    • Lutte offensive contre la politique environnementale destructrice des pays impérialistes – seuls la révolution démocratique et enfin le socialisme et le communisme rendront possible la solution de la question vitale de l’environnement.

    Participez à la journée de lutte pour l‘environnement de l‘ICOR, le 14 novembre – à l‘échelle mondiale !

    Renforcez l‘ICOR et ses organisations membres !

    Signataires (situation 13 novembre, d’autres sont possible) :

    1. UPC-Manidem   Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    2. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    3. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    4. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    6. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    7. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    8. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    9. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    10. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    11. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    12. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    13. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    14. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    15. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    16. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    17. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    18. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    19. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    20. UMLP   União Marxista-Leninista Portuguesa ()
    21. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    22. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    23. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    24. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    25. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    26. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    27. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    28. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    29. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    30. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    31. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
  • Crise écologique : solution politique.

    Crise écologique : solution politique.

    L’été 2019 a été un été de tous les records et de tous les dangers.

    Un record de 46.0 °C enregistré en France le 28 juin 2019 ; un mois de juillet 2019 considéré comme le mois le plus chaud jamais enregistré dans le monde ; des températures mortelles en Inde ou en Iran… A cela s’ajoute des records de formation d’algues vertes en Bretagne, de consommation d’énergie (59 715 mégawatts  le 24 juillet à 12h45 pour la France)…

    Records de fonte de la calotte polaire et des inlandsis, notamment en Alaska et au Groenland.

    Surtout, ce sont les invraisemblables incendies qui ont ravagé les grandes forêts, que celles-ci soient en Sibérie, en Afrique subsaharienne ou l’Amazonie.

    La situation empire. Aujourd’hui, plus personne ne peut porter un regard serein vers demain sans que ne se posent des questions brûlantes. L’enjeu écologique, les luttes sociales, les tensions géopolitiques forment une épée de Damoclès sur l’ensemble des espoirs d’avenir. La situation se dégrade avec une rapidité telle qu’elle en est parfaitement discernable en quelques étés.

    Il n’est plus possible de nier la réalité concrète et manifeste de cette question, qui n’impacte pas uniquement le confort de vie, mais commence à menacer la possibilité de celle-ci. Les origines en sont multiples, mais leur racine est commune : le système de production et de consommation. Celui-ci ruine progressivement les ressources naturelles, que ce soit dans l’exploitation minière ou de la biomasse. L’impact est flagrant. « Les humains représentent 60 millions de tonnes de carbone, le bétail pèse 100 millions de tonnes, les mammifères sauvages 7 millions de tonnes, les poissons 700 millions de tonnes, les oiseaux sauvages 2 millions de tonnes. » (Olivier Monod, 2018)

    98 % des mammifères sont soit des humaines soit des animaux d’élevage. Cette inconcevable déséquilibre produit logiquement un effet sur la capacité qu’a la Terre à se régénérer.

    Nous ne sommes pas égaux face à la pollution et à la destruction de l’environnement. Entre pays dominés et dominants, les flux de matière premières et de déchets décrivent l’inégalité des échanges. Les suds sont étouffés sous les déchets, se noient dans la pollution. De plus les infrastructures de ces pays ne sont pas capables de supporter les transformations liées au réchauffement climatique. La ville de Jakarta, en Indonésie, s’enfonce inexorablement dans la mer. Les institutions et les quartiers riches déménagent, tandis que les pauvres restent sur place.

    Dans les pays développés, malgré une certaine amélioration par rapport à l’époque du Grand Smog de Londres, qui a tué 12 000 personnes en 1952, les problèmes restent. Si les activités les plus polluantes ont été transférées ailleurs, il n’en demeure pas moins que l’exposition aux substances nocives n’en est pas moins le reflet des inégalités sociales. Les agriculteurs sont exposés aux pesticides, qui contiennent notamment des produits tératogènes (attaquant le patrimoine génétique), tandis que les quartiers populaires sont le plus souvent à l’est des villes, dans le flux d’air pollué. Ce n’est pas un hasard si les quartiers riches sont à l’ouest de Paris ou de Lyon.

    Pour beaucoup, enrayer cette spirale infernale passe par une modification des habitudes, des pratiques de consommation. C’est quelque chose de respectable. Nous regardons l’ensemble des initiatives personnelles qui peuvent être faites comme étant positives. Il est aisé de balayer d’un revers de la main le fait de limiter sa consommation de viande, de vouloir tendre vers le zéro déchet, de vouloir faire des économies d’énergies…Nous pensons qu’il faut, au contraire, encourager cet effort personnel, le rendre collectif. Il est positif à une petite échelle et il contribue à une prise de conscience.

    Mais la sphère individuelle est la face émergée d’un iceberg. La plus grande part de la pollution et de dévastation de l’environnement est issue du secteur de la production et du transport, secteur sur lequel les citoyens et citoyennes, même des États les plus démocratiques du monde, n’ont pas leur mot à dire. Même les élus, les députés, les sénateurs et sénatrices ne sont pas consultés sur les décisions les plus stratégiques de l’économie. Elles sont trop importantes pour être posées sous la forme de question. Elles rejoignent l’existence d’une sphère qui est celle du capitalisme monopolistique d’État. Elle est l’État profond, là où il n’existe pas de vote, pas d’élection. Les invasions du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Tchad ne sont pas des sujets qui sont soumis aux votes de députés. Elles sont trop importantes, trop stratégiques pour être discutées, même devant des laquais et des exécutants serviles des désirs des impérialistes. Les contrats des grandes entreprises de l’armement ou de l’industrie sont directement des affaires d’État.

    C’est ce que certains appellent l’intérêt de la France dans le monde, intérêt qui fait consensus au sein de l’ensemble des partis qui prétendent au pouvoir sous un régime capitaliste. Dans le fond, nous n’avons pas notre voix au chapitre pour exiger que les marchandises soient produites différemment. Nous n’avons pas de droit de regard sur l’eau que nous buvons, sur l’air que nous respirons, sur les produits néfastes que nous ingurgitons. Ils représentent des marchés trop précieux pour être discutés.

    Sans remise en cause du capitalisme, il n’est tout simplement pas possible d’obtenir une transformation radicale du mode de production et de consommation. Les capitalistes ne sont pas pour autant subjectivement des assoiffés de destruction. Cependant, ils voient bien que s’ils réduisent leur rentabilité pour quelque raison que ce soit, s’ils renoncent à ravager une forêt, s’ils perdent un marché, ils seront dépassés par d’autres et broyés. Car tel est le jeu du capitalisme et de la concurrence entre monopoles. Il faut donc brûler les forêts, éventrer les sols et assécher les marais, car « si ce n’est pas moi, ce sera mon voisin qui en profitera » et « après moi le déluge ».

    Cette spirale infernale rend objectivement les capitalistes rapaces, assassins et écocides.

    Les seules fois où des normes sont évoquées, elles ne le sont que dans la mesure où elles permettent à ces monopoles de conserver leurs marges et leurs marchés, voir de les agrandir en mettant à l’amende les entreprises ou les cartels les plus faibles. C’est le sens des normes européennes. Elles sont le produit des rapports de forces entre les cartels. D’ailleurs, elles ne s’appliquent qu’aux plus faibles, les entreprises françaises de l’agro-alimentaire rejetant celles sur les pesticides par exemple.

    Nous ne pouvons décemment pas faire confiance dans les dirigeants et dirigeantes pour régler cette question. Lorsqu’ils parlent d’écologie, comme l’a fait Macron, avec des trémolos dans la voix, c’est uniquement si cela leur sert de point d’appui pour avancer leur propre agenda. Ainsi, Macron s’en est pris à Bolsonaro uniquement dans un but de se faire valoir lui-même et de se démarquer du fasciste. Les attaques rendaient impossible pour le Brésil de pouvoir accepter l’aide extérieure sans être humilié d’une manière très colonialiste. Aide extérieure d’autant plus minable qu’elle se résumait à un pourboire. 20 millions de $, quand le musée des Confluences à Lyon, par exemple, en a coûté 380 000 000. Cette aumône ridicule illustre le mépris envers l’Amazonie et la biosphère de la part des grands dirigeants de ce monde.

    Conscients que la question est un enjeu important pour les élections, chaque camp se prépare à sortir son arsenal de mesurette, pour promettre un avenir plus vert, plus doux, plus écologiste. Ainsi, Édouard Philippe fait sa rentée à Roubaix sur le terme du zéro déchet. Mais cela reste de l’esbroufe, tout comme la montée de EELV, qui se couchera devant les libéraux dès le moment venu.

    Dans tous les cas, l’écologie bourgeoise et réactionnaire ne propose que deux voies :

    Celle d’un libéralisme vert, d’un greenwashing de l’économie capitaliste, dans le seul et uniquement but de lui donner un souffle nouveau et d’exploiter des ressources différentes. Au mieux, elle est un label publicitaire, au pire, elle est même une écologie impérialiste, déclenchant des guerres pour les terres rares, pour l’or bleu, pour les ressources.

    Celle d’une écologie fasciste, basée sur l’exigence de sacrifices pour les masses, sur le maintien de la misère et de l’arriération pour des régions entières du monde, pour les prolétaires et les sous-prolétaires, tandis que les bourgeois et les bourgeoises peuvent continuer à rouler dans l’opulence et la richesse.

    Nous avons besoin d’une écologie révolutionnaire.

    Les rapports établis par les scientifiques sont formels quant à la menace sur notre environnement, voire sur les possibilités pour l’espèce humaine d’habiter encore dans certaines des parties les plus chaudes de la planète. Les scientifiques sont unanimes, même s’ils ne le prononcent pas sous ces termes-là : L’économie de marché n’est pas compatible avec la survie de l’espèce humaine.

    Nous sommes confrontés à une situation dans laquelle, à terme, la dégradation de l’environnement conduit à la catastrophe. La démocratie, en régime capitaliste, ne permet que de moduler le temps qui nous sépare de cette situation, mais ne permet absolument pas de pouvoir éviter celle-ci. Quant aux dégâts sur les biotopes, ils sont d’ores et déjà, pour certains, irréversibles.

    Nous sommes au pied du mur. Si nous voulons même survivre en tant qu’espèce, nous devons prendre les choses en main en tant que classe sociale ! Face à la puissance des intérêts des grands monopoles capitalistes, nous avons besoin de nos propres institutions, populaires et démocratiques. La rentabilité est le critère premier, suprême, de la production. Celui-ci doit devenir le fait de fournir une réponse aux besoins matériels et culturels de l’Humanité, dans le respect des capacités de production et de régénération de la Terre. Pour réaliser cela, nous avons besoin du pouvoir. Nous avons besoin d’être organisés largement, politiquement.

    Seul le contrôle réel du pouvoir, par les masses populaires, contre l’ordre de la bourgeoisie et des exploiteurs peut permettre d’atteindre l’objectif de mettre en place une économie planifiée. Une économie qui élimine le concept de concurrence et de rentabilité.

    Une économie basée sur la réponse aux besoins.

    Une économie qui prend en compte des cycles naturels de la Terre.

    Une économie démocratique.

    Les régimes socialistes n’ont pas toujours su poser avec discernement la question de l’écologie, prisonniers qu’ils étaient entre des clés de compréhension primitives des écosystèmes et d’un impératif de tenir le rythme imposé par les agresseurs capitalistes.

    Cela n’enlève en rien le fait qu’ils ont été les premiers à poser la question de la biosphère et d’un développement harmonieux de l’économie par rapport à la nature. Celle-ci n’était plus considérée comme une marchandise, mais comme une source de richesses, dont la vie était la plus précieuse.

    En dépit des failles qu’on put connaître ces régimes pionniers ils forment la « voie étroite vers la survie ». Une véritable économie de guerre contre l’écocide et la dévastation de l’environnement.

    Soyons unitaires sur cette question en dépit de nos divergences :

    Il existe une quantité de questions sur la production industrielle, alimentaire, sur les perspectives pour l’ensemble de l’espèce humaine et de la planète. Les perceptions diffèrent en fonction des individus, des groupes politiques et sociaux, des idéologies. Nous ne pensons pas que notre organisation doit, de manière autoritaire, imposer un point de vue sur cette question, qui relève de la démocratie populaire.

    Ces questions sont importantes et ont droit de cité. Mais leur résolution, dans le cadre d’un débat démocratique, ne peut avoir lieu qu’uniquement dans le cadre de la démocratie populaire. Elle doit être construite.

    A l’heure actuelle, il n’existe pas de grand Parti révolutionnaire pouvant fédérer les forces qui veulent combattre le capitalisme et mobiliser les masses populaires. Ce Parti doit naître. Nous travaillons à cela, avec d’autres forces, ici comme à l’international.

    Cette lutte, vitale, est essentielle pour que l’Humanité ne soit pas balayée d’un revers de la main par l’histoire, qu’elle ne rentre pas dans la longue liste des espèces qu’elle a fait – de sa propre action – disparaître.

    Unifions nos forces, battons les exploiteurs, construisons la seule société écologiste : la société communiste.

  • Marche pour le climat : formons un cortège anticapitaliste !

    Marche pour le climat : formons un cortège anticapitaliste !

    Marche pour le climat : formons un cortège anticapitaliste !

    Le 16 mars, dans la continuité du mouvement de grève de la jeunesse le 15 mars, auront lieu partout en France des marches pour le climat. À cette occasion, nous appelons à la formation d’un cortège anticapitaliste.

    Pourquoi un tel cortège ?

    Car c’est le mode de production capitaliste qui détruit la planète. Certains voudraient nous faire croire que c’est chacun de nous, par notre consommation individuelle, qui sommes responsables de la destruction de l’environnement. C’est un non sens car, par définition, on ne peut consommer que ce qui a été produit, c’est donc la façon dont nous produisons qui doit changer. Dans le système capitaliste, les entreprises sont concurrentes entre elles, si elles veulent survivre, elles doivent faire du profit et donc produire le moins cher possible. Ainsi, leur priorité n’est pas de produire ce dont la population a besoin dans le strict respect de l’environnement mais bien de faire du profit, y compris si pour cela elles doivent détruire la planète.

    Même lorsque les États imposent des normes environnementales aux entreprises, elles se débrouillent pour ne pas les respecter comme l’a fait VolksWagen avec les moteurs truqués ou comme le font de très nombreuses entreprises qui délocalisent dans des pays où les normes environnementales sont moins contraignantes.

    Former un cortège anticapitaliste lors de cette marche pour le climat doit servir à rappeler que c’est bien le capitalisme qui est responsable de la destruction de l’environnement. Former un tel cortège doit servir à montrer aux capitalistes que nous ne sommes pas dupes et que nous avons bien compris que ce sont eux les responsables de la destruction de l’environnement. Former un tel cortège a également pour but de montrer que la question écologique est indissociable de la question sociale.

    Au delà de notre critique du système capitaliste, notre cortège doit proposer une alternative. Nous voulons un système dans lesquelles entreprises, usines et de manière générale les moyens de production appartiennent au peuple et sont gérés par celui-ci. Nous voulons produire pour servir les intérêts du peuple avec comme priorité le respect de la planète.

    Pour toutes ces raisons, rejoignez le cortège anticapitaliste à la marche pour le climat du 16 mars !

    Rendez-vous à 15h le samedi 16 mars à la Cour d’appel de Lyon pour manifester contre le système capitaliste qui détruit la planète !

    Organisations signataires de l’appel au 12 / 03 : Jeunes Révolutionnaires, Unité 2 Classe, CGA Lyon, Earth Resistance, Unité Communiste Lyon.

  • Contre la destruction de l’environnement, détruisons le capitalisme !

    Contre la destruction de l’environnement, détruisons le capitalisme !

    Contre la destruction de l’environnement, détruisons le capitalisme !

    Une nouvelle fois, un appel international à marcher pour protester contre la destruction du climat et de l’environnement a été lancé. Ces appels font écho à l’urgence dans laquelle nous sommes. Malgré les promesses des politiciens, la dégradation de l’environnement et le dérèglement du climat se poursuivent toujours et s’intensifient.

    Les températures continuent de monter, du fait des rejets de gaz à effet de serre.

    La biodiversité, en particulier dans les océans, subit de plein fouet la pêche intensive, qui transforme les océans en désert.

    Des espaces immenses sont rasés pour être transformés en pâture pour l’élevage extensif, tandis que les sols et les eaux sont rendus toxiques par les déchets de l’industrie porcine.

    Des forêts sont détruites pour accéder aux richesses en sous-sol, ou pour faire place à des plantations commercialement porteuses….

    En moyenne 280kg de nourriture sont gaspillés par ans et par personnes en Europe, dont 190kg durant la production et la vente. Cela représente presque 1/3 de la production de nourriture. Cette surproduction est organisée par les capitalistes pour s’assurer que leurs produits sont bien en rayon dans les supermarchés… même si personne ne les achète.

    Car la nature est, en système capitaliste, une marchandise dont il faut tirer le plus de profit possible et le plus rapidement possible. Et pour cause ! Hésiter reviendrait à courir le risque de voir un concurrent s’emparer du dernier thon rouge, de la dernière goutte de pétrole, de la dernière parcelle de forêt vierge. L’importance des rendements des investissements et des taux de profit est telle qu’elle justifie tout. Elle justifie notamment les expéditions militaires de l’impérialisme, dans le but de prendre le contrôle des zones de ressources. Elle justifie la domination coloniale et néo-coloniale dans le but d’imposer un développement économique uniquement centré sur les intérêts de la métropole. Elle crée une division internationale du traitement des déchets, dans laquelle ce sont les pays les plus pauvres qui se retrouvent noyés sous les flux de produits toxiques.

    Les grands capitalistes s’en moquent. Ils ne subissent pas directement les méfaits de leurs affaires. Le plus souvent, ce sont les quartiers pauvres des villes qui sont dans les nuées de pollution, comme à Mumbai, où on estime que celle-ci fait perdre jusqu’à 10 ans d’espérance de vie.

    Ils sont en revanche prompts à s’en prendre au mode de vie des classes populaires, exigeant qu’elles se serrent la ceinture, qu’elles paient des taxes lourdes, pendant qu’eux peuvent continuer à mener un train de vie sans commune mesure.

    Le mouvement des Gilets Jaunes a démontré l’hypocrisie des gouvernements capitalistes. Les « taxes carbone » ne sont en réalité qu’une pénalité imposée aux plus pauvres. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une manière de leur faire assumer les coûts d’une possible « transition écologique » sans toucher aux bénéfices des grands pollueurs.

    Les ressources renouvelables et les nouvelles technologies ne sont, pour les capitalistes, que de nouveaux marchés comme les autres, qui n’attirent les investissements que dans la mesure où ils peuvent rapporter gros. Greenwasher (maquiller d’écologie) est un argument commercial, rien de plus. Bien souvent, ces produits cachent des méthodes de production polluantes, car il est toujours plus rentable de ne pas respecter les règles que de les suivre !

    Ce n’est pas une fatalité ! Nous pouvons enrayer la catastrophe avant qu’il ne soit trop tard !

    Il existe un grand nombre de personnes, qui, individuellement, font des efforts immenses pour réduire leur impact personnel sur l’environnement. Ces efforts sont à saluer. Mais la seule possibilité qui permette de mettre fin au gaspillage des ressources, à leur surexploitation, à la destruction de l’environnement de manière globale, c’est par un changement radical d’économie. Aujourd’hui, le marché dicte sa loi. Le seul critère est la rentabilité des productions, au mépris de toute projection dans l’avenir.

    C’est autour des besoins que doit s’axer la production, non du profit !

    Nous avons besoin d’une nouvelle économie, d’une nouvelle politique, non pas avec les profiteurs, avec les capitalistes, mais bien contre eux ! L’attrait du gain, la rapacité, ne peuvent être négociés. Le capitalisme, basé sur la recherche du profit maximal, ne peut être le système économique qui permettra de surmonter le terrible obstacle que nous rencontrons.

    Nous avons besoin d’une économie organisée, planifiée, permettant de connaître les besoins matériels de la population et d’y répondre avec efficacité, économie et en éliminant le gaspillage. Des productions basées sur la durabilité, sur la possibilité de réparation, de recyclage, de réutilisation. Une production alimentaire basée sur les capacités de la Terre à produire et à se régénérer, non sur le fait d’extraire au plus vite, à marche forcée, la richesse du sol.

    Une lutte pour la recherche de nouvelles sources d’énergie qui ne dépendent pas des ressources fossiles, qui se détruisent pas l’environnement. Un urbanisme nouveau, capable de mettre fin à la fragmentation des écosystèmes et de résoudre les contradictions entre les villes et les campagnes. Une possibilité de débattre démocratiquement de ce qu’on produit et de comment cela est produit, pour mettre fin à la dictature des corporations de l’agro-alimentaire et à la division internationale de la production agricole.

    Nous savons que les exploiteurs et les exploiteuses, ceux qui font des fortunes sur le fait de saigner la terre et de la ravager, n’acceptent pas de renoncer à leurs fortunes et leurs trains de vie. Nous savons toute la puissance de ces firmes. Nous savons comment elles traitent ceux qui s’opposent à elles.

    Nous savons que pour cela, il nous faudra être forts et fortes, nombreux et nombreuses, organisés, ensemble. Nous savons que ce changement ne peut provenir des urnes, qui ne servent qu’à élire de nouveaux exécutants de l’ordre du jour de ces immenses conglomérats.

    Aujourd’hui en France, comme partout dans le monde, de plus en plus d’individus mettent en cause le régime dans lequel nous sommes. Pour sa soumission intégrale aux désirs des patrons. Pour le fait que les grands monopoles ont fusionné depuis longtemps avec l’État. Cette remise en cause est légitime et nécessaire !

    La Terre est bien assez riche pour nourrir dignement l’humanité entière. Assez riche pour offrir un avenir radieux. Mais celui-ci ne peut émerger que si la réalité du pouvoir est assurée par ceux et celles qui produisent ces richesses. Que si ce sont les travailleurs et les travailleuses de l’industrie, de l’agriculture, des services, qui définissent les besoins auxquels l’économie doit répondre, dans le respect de l’environnement.

    Ensemble, défendons l’environnement et le climat : abattons le capitalisme ! Construisons le socialisme !

  • Résistance active à l’échelle mondiale aux attaques des dirigeants impérialistes du monde contre l’homme et la nature  -ICOR

    Résistance active à l’échelle mondiale aux attaques des dirigeants impérialistes du monde contre l’homme et la nature -ICOR

    Résistance active à l’échelle mondiale aux attaques des dirigeants impérialistes du monde contre l’homme et la nature

     Pour la sauvegarde de l’environnement naturel face à l’économie de profit !

    Du 3 au 14 décembre, la Conférence de l’ONU sur le changement climatique se réunira à Katowice, en Pologne. Malgré les 23 conférences mondiales sur le climat qui ont eu lieu jusqu’à ce jour, le mode de production impérialiste entraîne l’humanité vers une catastrophe environnementale planétaire. La destruction de la nature remet en question d’un façon centrale les bases même qui permettent l’existence de l’humanité. En 2018, il y a eu de nouveau des périodes de chaleur et de sécheresse, parfois mortelles, une augmentation d’incendies de forêt, de chutes de pluie très fortes, d’inondations et de tempêtes record à l’échelle mondiale…

    L’intensification des contradictions inter-impérialistes et de la préparation générale des impérialiste à la guerre font que les mesures de protection de l’environnement sont réduites. Elles sont réduites par la pression sur les sphères du pouvoir et à l’augmentation de l’influence du capital financier international, qui agit ainsi pour ses profits. Cela fait que les attaques contre l’homme et la nature sont intensifiées. Les forces dirigeantes répandent l’impression trompeuse que les masses n’auraient de choix qu’entre le fauteur de troubles Trump et des « impérialistes » en apparence « plus modérés ». Si, dans les questions de la paix, de l’environnement ou des emplois, on se fie à l’un ou l’autre des impérialistes, à l’une ou l’autre entreprise ou qu’on se laisse manipuler, on tombe dans le piège du social-chauvinisme.

    L’ICOR (la Coordination internationale de partis et organisations révolutionnaires) appelle, encourage et soutient la réalisation d’une journée de lutte commune pour l’environnement le 8 décembre avec des manifestations, des rassemblements et des activités combatives dans le monde entier.

    Le mouvement écologique a besoin de d’une union combative mondiale et de l’unité des ouvriers, des paysans, des femmes, des jeunes et des peuples indigènes. Il a également besoin que se coordonne et s’unisse la résistance active pour sauver l’environnement, en menant la lutte contre les guerres impérialistes, l’exploitation et l’oppression. La construction d’un front uni international contre l’impérialisme et la guerre, contre la destruction de l’environnement est à l’ordre du jour.

    Nous avons besoin de transformations immédiates, radicales et cohérentes ! Un changement de paradigme en ce qui concerne les modes de production, de consommation et de vie sous la ligne directrice de l’unité de l’homme et de la nature exige que l’impérialisme et le capitalisme soit surmontés de manière révolutionnaire pour ouvrir la voie à une société socialiste libérée.

    Organisez et participez à la journée mondiale de lutte pour l’environnement, le 8 décembre, pour sauver l’environnement de l’économie de profit !

    Renforcez l’ICOR et ses organisations membres !

    Devenez amis de l’ICOR !