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  • Alerte à la catastrophe écologique – protestations mondiales !

    Alerte à la catastrophe écologique – protestations mondiales !

    -Nous reproduisons ici l’article de nos camarades de l’UPML sur la question du danger de catastrophe écologique mondiale-

    Canicules et sécheresses, l’Amazonie en feu, disparition massive d’espèces, fonte des glaciers – la course à l’abîme s’accélère ! Les mouvements de révolte se multiplient et s’amplifient dans le monde entier : les maires contre les pesticides aux abords des villages ; la jeunesse des « vendredis pour notre futur », des mineurs au Pérou, les ouvriers de l’automobile en Allemagne se mobilisent également pour l’environnement. On pourrait ajouter les antinucléaires ; les consommateurs contre la malbouffe, etc. Et maintenant, la grève mondiale pour sauver notre avenir !

    Combattre la course au profit…

    La conscience progresse. Partout on réalise que rien n’aboutira sans une transformation en profondeur de toute cette société pour qui seul compte le profit maximum.

    C’est sur le plan national et sur le plan mondial qu’il faut agir pour l’avenir de l’humanité. Au Brésil, Bolsonaro fait brûler la forêt amazonienne qui produit à elle seule 20 % de l’oxygène et appelle à chasser les indiens qui y vivent. Trump continue l’exploitation des gaz de schistes polluant les nappes phréatiques. Merkel autorise les rejets de produits toxiques dans les mines ainsi que l’exploitation du lignite à ciel ouvert. 

    Macron critique Bolsonaro et Trump, mais n’interdit ni le glyphosate ni ne réduit le parc nucléaire de plus en plus dangereux. Il est favorable au nouvel Accord de libre Echange entre le Canada et l’Union européen, le CETA. Cet accord, au nom de « la concurrence libre et non faussée », est des plus néfastes au niveau social et écologique.

    « Changez le système, pas le climat », crient les écologistes. Des chefs indigènes du Brésil dénoncent : « Le responsable, c’est le capitalisme ».

    ou se soumettre au capital ?

    Certains défenseurs de l’environnement veulent cependant marier leur engagement avec « l’économie de marché » et refusent de se confronter aux capitalistes et à leur système. Les grands groupes capitalistes se servent de la position ambiguë de ces écolos pour faire croire qu’ils vont prendre des mesures (« green washing »). Ils se servent d’eux comme d’un rempart contre la dénonciation globale de la dictature du capital.

    Des petites solutions techniques conciliables avec les intérêts capitalistes comme les taxes sur le CO2, la voiture électrique (énergie surtout fournie par le nucléaire ou le charbon !), le développement des agro-carburants et le retour à la petite production n’arrêteront pas la menace d’une catastrophe écologique mondiale. De façon toujours plus massive aujourd’hui, les populations trient les déchets, luttent contre les pollutions locales et cherchent des solutions comme le covoiturage. C’est respectable, mais c’est complètement insuffisant pour retourner la situation. Complètement !!

    « Après moi, le déluge ! »

    Sous ce mot d’ordre, les grands groupes industriels et financiers, imposent leurs intérêts dans le monde entier. La concurrence les pousse à exploiter jusqu‘à leur destruction l’homme et la nature. Ils brassent des milliards, développent la productivité –  toujours dans le sens du profit maximum, de la domination, de l’anéantissement des concurrents. Illusoire de penser sauver l’environnement dans le cadre de la société capitaliste!

    Soumis aux monopoles, Macron et son gouvernement sont d’accord : pas question de toucher au profit des entreprises.  Pour endormir la révolte populaire, ils font des promesses sans lendemain comme lors de la COP 21. Mais en pratique, ils répriment les manifestants comme à Bure, par ex. ou actuellement les décrocheurs des portraits de Macron. 

    Croire que par des élections on pourra obliger les gouvernements à changer de politique est soit naïf ou soit trompeur. Les votes pour les Verts expriment certainement le désir profond de protéger la nature. Mais pour leur participation aux gouvernements, les Verts ont abandonné leurs projets radicaux. Où était leur opposition contre le glyphosate, contre la trahison des objectifs de la COP21 – déjà très insuffisants, contre le nucléaire ?  

    Nos propositions: ORGANISONS-NOUS contre toute tentative de nous endormir par des promesses, de nous intimider ou de nous réprimer.

    Résistance active contre l’économie de profit. Promouvoir l’union de la jeunesse avec le prolétariat pour lutter ensemble. Combattre le fatalisme. Partir de nos résistances et progresser vers  la révolution socialiste nécessaire pour mettre fin à l’exploitation et à la destruction de nos conditions naturelles d’existence. Voilà les tâches urgentes de tout militant écologiste, progressiste et communiste.

    Pour cela, il faut être très, très organisé !  La construction du parti révolutionnaire et prolétarien est aujourd’hui une nécessité. Pour défendre les intérêts du plus grand nombre, il faut un programme et une force, une alternative positive au capitalisme unifiant toutes les oppositions!

    Sauvons l’environnement allons vers 

    la révolution socialiste !

    Les dérèglements climatiques, les pollutions n’ont pas de frontières.

    La Coordination Internationale des Organisations et Partis Révolutionnaires (ICOR) avec ses 57 organisations dans le monde, dont l’UPML et l’UCL en France, appelle à participer à la lutte mondiale pour sauver la planète et l’humanité de l’économie de profit – pour le socialisme révolutionnaire.

    Issu de Prolétaire Debout !

    Bulletin de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste   no.10

    Rentrée 2019

  • Texte fondateur d’Eco Défense

    Texte fondateur d’Eco Défense

    Nous relayons le texte de lancement de nos camarades de l’organisation Eco Défense. Face à l’urgence climatique, dans l’esprit de l’Alliance des Révolutionnaires et de l’internationalisme unitaire propre à l’ICOR, nous considérons que leur projet est à soutenir. Nous appelons à renforcer et rejoindre la lutte écologiste, mais également à travailler pour forger les outils de la victoire contre le capitalisme, l’impérialisme et la destruction de l’environnement.

    PRÉSENTATION

    ⚠️ Devant l’urgence climatique en cours, et l’essor des mouvements écologistes en France et dans le monde, nous avons décidé de lancer ECO DEFENSE, un collectif luttant pour la protection de la planète, de ses écosystèmes et de tous ses habitants et habitantes : populations humaines et animales.

    ? Pourquoi créer un nouveau collectif alors qu’il existe une multitude d’associations et mouvements écologistes ?

    Nous constatons qu’il y a en France plusieurs courants écologistes majeurs ou se revendiquant l’être. Pour expliquer la démarcation de notre ligne politique par rapport aux autres, il faut revenir sur ces courants et analyser brièvement ce qu’ils sont, ce qu’il font, et pointer leurs limites.
    Ces analyses pourront paraître simplistes voire caricaturales, mais elles donneront un rapide aperçu des différents mouvements écologistes aux personnes non-initiées.

    ❌ Pour commencer, nous balaierons d’un revers de la main toutes les arnaques libérales initiées par les entreprises ou les campagnes publicitaires gouvernementales, nous incitant à sauver la planète en achetant des ampoules basse-consommation. Des capitalistes se servant de l’écologie pour faire du profit, et jouant avec la culpabilité de la population afin de la renvoyer à un rôle passif de consommateur (ou dans sa version bio : consom’acteur). 
    ❌ Nous ne nous attarderons pas non plus sur l’extrême droite qui tente de se réapproprier cette thématique pour mieux la détourner, en se basant comme à son habitude sur un argumentaire nationaliste et xénophobe, avec pour cheval de bataille la défense du patronat français, du terroir, et des traditions chauvines. L’extrême droite reste par excellence le camp des réactionnaires et des climato-sceptiques. Si nous avions déjà toutes les raisons du monde de la combattre, désormais nous en avons une supplémentaire.

    ● Le premier courant, et le plus connu, est l’écologie institutionnelle et réformiste. Dans cette catégorie on retrouve autant les partis bourgeois et opportunistes comme Europe Ecologie Les Verts, que certaines grandes ONG, pouvant être financées par des milliardaires, et fonctionnant comme de véritables entreprises.
    Ce courant vise principalement à maintenir et à accompagner le système capitaliste dans une transition écologique impossible, puisque l’écologie et le capitalisme sont par définition incompatibles. (Ce point sera développé dans un autre texte)

    ● Les altermondialistes et mouvements citoyens, pouvant se réclamer parfois « anticapitalistes » mais en n’assumant à aucun moment le renversement de la bourgeoisie, la classe sociale dominante qui défendra à tout prix le système capitaliste, par la force s’il le faudra. 
    Toujours réformistes, ces mouvements basent toute leur stratégie sur le dogme de la non-violence, et la sensibilisation par des actions symboliques et inoffensives : boycott, initiatives éco-citoyennes, consommation éthique et décroissance, le tout dans une ambiance festive et conviviale. 
    Les jardins bio partagés, le vélo, ainsi que les circuits courts de petits producteurs peuvent paraître des solutions locales séduisantes, pourtant il est totalement illusoire de penser que ces petits gestes peuvent stopper le rouleau compresseur des états impérialistes et le capitalisme mondial. On n’arrêtera pas les pétroliers et la déforestation en plantant des légumes dans son jardin. 
    Ces organisations peuvent proposer par moment des actions de désobéissance civile ponctuelles, néanmoins elle ne sont pas préparées ni conçues pour faire face à la violence implacable de l’État bourgeois (plus un mouvement contestataire sera efficace et donc dangereux pour la bourgeoisie, plus celle-ci se montrera impitoyable au niveau de la répression). 
    Ces mouvements misent donc leur réussite sur la retenue de l’appareil répressif. 
    Cette vision est malheureusement idéaliste, voire naïve, pourtant ces organisations réussissent à rassembler beaucoup de personnes désireuses de faire quelque chose pour sauver la planète.

    ● On voit depuis quelques temps en France l’émergence d’un courant se revendiquant de l’écologie radicale et de l’anticapitalisme : les anti-civilisationnels, ou primitivistes.
    Malgré le fait que nous partageons un certain constat et des idées politiques, nous ne sommes pas d’accord avec leur projet d’avenir basé sur le retour de l’humanité en petites communautés de chasseurs-cueilleurs, calquées sur une image fantasmée des peuples primitifs.
    Nous pensons que la civilisation, le progrès et la technique auront forcément un impact sur la nature, mais cet impact peut être très largement diminué si nous réorganisons la production de nos sociétés afin que celle-ci serve les intérêts de l’ensemble de l’humanité, et non l’appétit de quelques capitalistes avides de profits. 
    La croissance dans une société basée sur le partage des richesses, l’optimisation et la planification de la production, l’économie des ressources naturelles et la prise en compte du respect des écosystèmes deviendra alors un modèle de société démocratique, égalitaire, moderne, et compatible avec la vie sur Terre.

    ● C’est pourquoi nous nous revendiquons en grande partie du courant éco-socialiste, courant anticapitaliste qui allie lutte pour le progrès social, avec un projet d’avenir de société égalitaire, démocratique, et bien sûr écologiste. Ce courant est porté principalement par des organisations et partis d’extrême gauche, malheureusement leur implication dans les luttes écologistes reste limitée.

    ● Enfin, il y a toutes les associations de défense de la nature qui œuvrent au quotidien pour protéger les écosystèmes et les animaux, en menant autant des campagnes médiatiques en direction des politiciens et du grand public, mais aussi et surtout des actions de terrain. Malgré qu’elles soient dans une logique apolitique, ces associations font un travail concret et essentiel pour les zones naturelles.

    ?Nous voulons mettre en avant une approche scientifique, matérialiste et rationnelle afin de lutter contre les dérives new-age et conspirationnistes qui polluent les mouvements écologistes. Dans une époque où les plus grandes puissances mondiales voient des dirigeants conservateurs et climato-sceptiques se faire élire en partie grâce à la diffusion massive de fake news, il est primordial d’entamer un gros travail de debunkage et d’autodéfense intellectuelle afin de contrer les charlatans et gourous d’internet qui veulent parasiter nos luttes et intoxiquer nos esprits.

    Nous voulons également promouvoir une mentalité combative et positive, en nous basant sur la riche histoire des luttes sociales et révolutionnaires à travers le monde, afin de ne pas s’enfermer dans le pessimisme et le défaitisme. Tout ce qui mène à la résignation, et favorise les attitudes négatives, les postures misanthropes et nihilistes, doit être refusé.

    Nous revendiquons également une écologie moins anthropocentrée, qui se soucie du vivant dans son ensemble, et de l’importance de la sauvegarde des écosystèmes. Nos sociétés sont à l’origine de la 6ème extinction de masse, et à l’origine de multiples catastrophes impactant les autres espèces animales. Comment pourrions-nous dans ce contexte nous préoccuper uniquement du sort de l’humanité, en laissant de côté toute bienveillance envers la faune et la flore ? Nous nous positionnons donc contre l’exploitation animale, pour la généralisation d’un mode de vie vegan (accessible à toutes et tous), et pour la sanctuarisation des espaces naturels pas encore impactés par l’urbanisme et les activités humaines.

    ?¬タヘ??¬タヘ? En tant que travailleuses et travailleurs, nous souhaitons construire un mouvement écologiste s’adressant à notre classe sociale, le prolétariat, c’est-à-dire à la majorité de la population.
    Nous souhaitons créer des alliances et travailler aux côtés des organisations qui luttent pour les droits des travailleuses et travailleurs, avec les organisations antiracistes et dé-coloniales, avec les mouvements féministes, ainsi qu’avec les mouvements pour les animaux et pour la défense de la Terre. C’est par l’unité de ces luttes que nous pourrons faire reculer l’Etat bourgeois, faire progresser la société et construire l’avenir équitable dont le capitalisme nous prive.
    La défense de la planète ne doit pas rester une lutte simplement défensive, mais une lutte offensive afin d’abattre le système économique responsable des crimes contre l’humanité et la planète.

     L’écologie c’est la lutte des classes !

    ? Nous défendrons donc à travers ce collectif une écologie radicale prenant en compte les intérêts des écosystèmes et des animaux, et une écologie sociale prenant en compte les intérêts de l’ensemble de l’humanité, avec toujours une approche anticapitaliste et révolutionnaire.

    Nos objectifs à court terme sont la création d’un grand mouvement de résistance écologiste, guidé par le prolétariat. 
    Notre objectif sur le long terme est la construction d’une société égalitaire, solidaire, démocratique, vivant harmonieusement avec la nature et de manière pacifiques avec les autres espèces animales de cette planète.

    Prolétaires pour la défense de la Terre !

  • Appel de l’ICOR à la lutte écologiste !

    Appel de l’ICOR à la lutte écologiste !

    20 et 27 septembre*- Grève mondiale pour le climat !

    * selon les pays, les jours peuvent varier.

    Sauvons l’environnement de l’économie de profit ! Résistance active !

    A l’initiative du mouvement de la jeunesse rebelle international Fridays for Future, les journées du 20 au 27 septembre vont être marquées par des protestations de masse retentissantes dans le monde entier. Les jeunes ont appelé à une semaine d’action pour la lutte pour la sauvegarde de l’environnement, parce que « … c’est une tâche pour toute l’humanité. (…) C’est pourquoi nous appelons tous les hommes [et les femmes] à participer à une grève mondiale pour le climat. ». La jeunesse prend ses responsabilités, le mouvement est passé à plus de 1,5 million et n’est pas qu’un feu de paille. Depuis des mois, la jeunesse est active dans la rue, dans plus de 100 pays, tous les vendredis.

    Les protestations des Fridays for Future sont justifiées : Canicules, sécheresses, inondations – aujourd’hui déjà, la crise climatique détruit la vie et les moyens d’existence de millions de personnes au plan mondial. Elle exacerbe les inégalités déjà existantes, viole des droits fondamentaux de l’Homme, génère des flux de réfugiés et contribue à aggraver les dangers de guerre. Si l’on n’arrive pas à arrêter le réchauffement de la planète radicalement et sur le champ, la menace de catastrophe climatique se concrétisera.

    Récemment, le glacier Okjökull a été « liquidé» en Islande. Un glacier qui a grandi pendant plus de 500 ans disparaît en seulement 50 ans. Il s’agit d’une illustration massive du changement climatique. Avec le déboisement de la forêt tropicale, le « poumon vert » et un grand réservoir de carbone de la terre sont détruits pour une longue durée. L’objectif capitaliste est d’arracher des profits maximaux pour les monopoles agricoles et commerciaux. 74 000 feux ravagent la région amazonienne et atteignent la Bolivie et le Pérou après le Brésil. 

    Le 20 septembre, non seulement les jeunes quitteront les écoles et se réuniront sur les places publiques, mais l’ensemble de la population est appelé à faire de cette journée une grande journée internationale de protestation : en plus des jeune, les ouvriers dans les usines, les syndicats, les organisations de femmes, les organisations environnementales, les partis et mouvements révolutionnaires, doivent se rejoindre. 

    Il va de soi que l’ICOR appelle ses 57 organisations membres sur les cinq continents à faire de cette journée une journée d’action à l’échelle mondiale. Cela fait partie de la construction d’un front de résistance international. Un front pour sauver l’environnement de l’économie de profit, pour la fraternisation du mouvement ouvrier et écologique, contre la division. Un front qui appuie la lutte pour l’emploi et les questions sociales, d’une part, et pour la protection de l’environnement naturel d’autre part.

    Depuis sa fondation, l’ICOR a mis en place une journée d’action annuelle pour l’environnement. 

    Le gaspillage de matières premières précieuses sape les fondements de la vie des générations futures. Démagogiquement, les bourgeoisie exigent que nous choisissons entre la protection de l’environnement naturel et nos emplois. Ils mettent en concurrence, par l’action des gouvernements qui leurs sont soumis, les possibilité économique de vie contre les possibilités environnementales. Nous n’acceptons plus cela ! Les criminels environnementaux qui siègent dans les conseils d’administration des cartels capitalistes sont tout autant responsables de la dégradation de l’environnement que des pénuries de logement, de la pauvreté de masse.  

    La lutte pour la protection de l’environnement naturel et nos revendications sociales sont inextricablement liées. 

    Cette année, la Conférence des Nations Unies sur le climat se tiendra au Chili du 2 au 13 décembre. L’ICOR participera au « Contre-sommet alternatif » et fera du 7 décembre la Journée de lutte pour l’environnement 2019

    Mais il importe que l’ICOR apparaisse déjà au mois de septembre au niveau international et puisse susciter le débat sur la solution stratégique de la question environnementale. Elle a pour ambition de contribuer à donner au mouvement de rébellion de la jeunesse une plus grande clarté de vue, une détermination et des perspectives révolutionnaires. Notre but est de restaurer l’unité et l’harmonie de l’humanité et de la nature par le changement de société. 

    Pour réussir ce changement, nous avons besoin de la lutte victorieuse pour la démocratie, la liberté et la révolution socialiste internationale. 

  • Crise écologique : solution politique.

    Crise écologique : solution politique.

    L’été 2019 a été un été de tous les records et de tous les dangers.

    Un record de 46.0 °C enregistré en France le 28 juin 2019 ; un mois de juillet 2019 considéré comme le mois le plus chaud jamais enregistré dans le monde ; des températures mortelles en Inde ou en Iran… A cela s’ajoute des records de formation d’algues vertes en Bretagne, de consommation d’énergie (59 715 mégawatts  le 24 juillet à 12h45 pour la France)…

    Records de fonte de la calotte polaire et des inlandsis, notamment en Alaska et au Groenland.

    Surtout, ce sont les invraisemblables incendies qui ont ravagé les grandes forêts, que celles-ci soient en Sibérie, en Afrique subsaharienne ou l’Amazonie.

    La situation empire. Aujourd’hui, plus personne ne peut porter un regard serein vers demain sans que ne se posent des questions brûlantes. L’enjeu écologique, les luttes sociales, les tensions géopolitiques forment une épée de Damoclès sur l’ensemble des espoirs d’avenir. La situation se dégrade avec une rapidité telle qu’elle en est parfaitement discernable en quelques étés.

    Il n’est plus possible de nier la réalité concrète et manifeste de cette question, qui n’impacte pas uniquement le confort de vie, mais commence à menacer la possibilité de celle-ci. Les origines en sont multiples, mais leur racine est commune : le système de production et de consommation. Celui-ci ruine progressivement les ressources naturelles, que ce soit dans l’exploitation minière ou de la biomasse. L’impact est flagrant. « Les humains représentent 60 millions de tonnes de carbone, le bétail pèse 100 millions de tonnes, les mammifères sauvages 7 millions de tonnes, les poissons 700 millions de tonnes, les oiseaux sauvages 2 millions de tonnes. » (Olivier Monod, 2018)

    98 % des mammifères sont soit des humaines soit des animaux d’élevage. Cette inconcevable déséquilibre produit logiquement un effet sur la capacité qu’a la Terre à se régénérer.

    Nous ne sommes pas égaux face à la pollution et à la destruction de l’environnement. Entre pays dominés et dominants, les flux de matière premières et de déchets décrivent l’inégalité des échanges. Les suds sont étouffés sous les déchets, se noient dans la pollution. De plus les infrastructures de ces pays ne sont pas capables de supporter les transformations liées au réchauffement climatique. La ville de Jakarta, en Indonésie, s’enfonce inexorablement dans la mer. Les institutions et les quartiers riches déménagent, tandis que les pauvres restent sur place.

    Dans les pays développés, malgré une certaine amélioration par rapport à l’époque du Grand Smog de Londres, qui a tué 12 000 personnes en 1952, les problèmes restent. Si les activités les plus polluantes ont été transférées ailleurs, il n’en demeure pas moins que l’exposition aux substances nocives n’en est pas moins le reflet des inégalités sociales. Les agriculteurs sont exposés aux pesticides, qui contiennent notamment des produits tératogènes (attaquant le patrimoine génétique), tandis que les quartiers populaires sont le plus souvent à l’est des villes, dans le flux d’air pollué. Ce n’est pas un hasard si les quartiers riches sont à l’ouest de Paris ou de Lyon.

    Pour beaucoup, enrayer cette spirale infernale passe par une modification des habitudes, des pratiques de consommation. C’est quelque chose de respectable. Nous regardons l’ensemble des initiatives personnelles qui peuvent être faites comme étant positives. Il est aisé de balayer d’un revers de la main le fait de limiter sa consommation de viande, de vouloir tendre vers le zéro déchet, de vouloir faire des économies d’énergies…Nous pensons qu’il faut, au contraire, encourager cet effort personnel, le rendre collectif. Il est positif à une petite échelle et il contribue à une prise de conscience.

    Mais la sphère individuelle est la face émergée d’un iceberg. La plus grande part de la pollution et de dévastation de l’environnement est issue du secteur de la production et du transport, secteur sur lequel les citoyens et citoyennes, même des États les plus démocratiques du monde, n’ont pas leur mot à dire. Même les élus, les députés, les sénateurs et sénatrices ne sont pas consultés sur les décisions les plus stratégiques de l’économie. Elles sont trop importantes pour être posées sous la forme de question. Elles rejoignent l’existence d’une sphère qui est celle du capitalisme monopolistique d’État. Elle est l’État profond, là où il n’existe pas de vote, pas d’élection. Les invasions du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Tchad ne sont pas des sujets qui sont soumis aux votes de députés. Elles sont trop importantes, trop stratégiques pour être discutées, même devant des laquais et des exécutants serviles des désirs des impérialistes. Les contrats des grandes entreprises de l’armement ou de l’industrie sont directement des affaires d’État.

    C’est ce que certains appellent l’intérêt de la France dans le monde, intérêt qui fait consensus au sein de l’ensemble des partis qui prétendent au pouvoir sous un régime capitaliste. Dans le fond, nous n’avons pas notre voix au chapitre pour exiger que les marchandises soient produites différemment. Nous n’avons pas de droit de regard sur l’eau que nous buvons, sur l’air que nous respirons, sur les produits néfastes que nous ingurgitons. Ils représentent des marchés trop précieux pour être discutés.

    Sans remise en cause du capitalisme, il n’est tout simplement pas possible d’obtenir une transformation radicale du mode de production et de consommation. Les capitalistes ne sont pas pour autant subjectivement des assoiffés de destruction. Cependant, ils voient bien que s’ils réduisent leur rentabilité pour quelque raison que ce soit, s’ils renoncent à ravager une forêt, s’ils perdent un marché, ils seront dépassés par d’autres et broyés. Car tel est le jeu du capitalisme et de la concurrence entre monopoles. Il faut donc brûler les forêts, éventrer les sols et assécher les marais, car « si ce n’est pas moi, ce sera mon voisin qui en profitera » et « après moi le déluge ».

    Cette spirale infernale rend objectivement les capitalistes rapaces, assassins et écocides.

    Les seules fois où des normes sont évoquées, elles ne le sont que dans la mesure où elles permettent à ces monopoles de conserver leurs marges et leurs marchés, voir de les agrandir en mettant à l’amende les entreprises ou les cartels les plus faibles. C’est le sens des normes européennes. Elles sont le produit des rapports de forces entre les cartels. D’ailleurs, elles ne s’appliquent qu’aux plus faibles, les entreprises françaises de l’agro-alimentaire rejetant celles sur les pesticides par exemple.

    Nous ne pouvons décemment pas faire confiance dans les dirigeants et dirigeantes pour régler cette question. Lorsqu’ils parlent d’écologie, comme l’a fait Macron, avec des trémolos dans la voix, c’est uniquement si cela leur sert de point d’appui pour avancer leur propre agenda. Ainsi, Macron s’en est pris à Bolsonaro uniquement dans un but de se faire valoir lui-même et de se démarquer du fasciste. Les attaques rendaient impossible pour le Brésil de pouvoir accepter l’aide extérieure sans être humilié d’une manière très colonialiste. Aide extérieure d’autant plus minable qu’elle se résumait à un pourboire. 20 millions de $, quand le musée des Confluences à Lyon, par exemple, en a coûté 380 000 000. Cette aumône ridicule illustre le mépris envers l’Amazonie et la biosphère de la part des grands dirigeants de ce monde.

    Conscients que la question est un enjeu important pour les élections, chaque camp se prépare à sortir son arsenal de mesurette, pour promettre un avenir plus vert, plus doux, plus écologiste. Ainsi, Édouard Philippe fait sa rentée à Roubaix sur le terme du zéro déchet. Mais cela reste de l’esbroufe, tout comme la montée de EELV, qui se couchera devant les libéraux dès le moment venu.

    Dans tous les cas, l’écologie bourgeoise et réactionnaire ne propose que deux voies :

    Celle d’un libéralisme vert, d’un greenwashing de l’économie capitaliste, dans le seul et uniquement but de lui donner un souffle nouveau et d’exploiter des ressources différentes. Au mieux, elle est un label publicitaire, au pire, elle est même une écologie impérialiste, déclenchant des guerres pour les terres rares, pour l’or bleu, pour les ressources.

    Celle d’une écologie fasciste, basée sur l’exigence de sacrifices pour les masses, sur le maintien de la misère et de l’arriération pour des régions entières du monde, pour les prolétaires et les sous-prolétaires, tandis que les bourgeois et les bourgeoises peuvent continuer à rouler dans l’opulence et la richesse.

    Nous avons besoin d’une écologie révolutionnaire.

    Les rapports établis par les scientifiques sont formels quant à la menace sur notre environnement, voire sur les possibilités pour l’espèce humaine d’habiter encore dans certaines des parties les plus chaudes de la planète. Les scientifiques sont unanimes, même s’ils ne le prononcent pas sous ces termes-là : L’économie de marché n’est pas compatible avec la survie de l’espèce humaine.

    Nous sommes confrontés à une situation dans laquelle, à terme, la dégradation de l’environnement conduit à la catastrophe. La démocratie, en régime capitaliste, ne permet que de moduler le temps qui nous sépare de cette situation, mais ne permet absolument pas de pouvoir éviter celle-ci. Quant aux dégâts sur les biotopes, ils sont d’ores et déjà, pour certains, irréversibles.

    Nous sommes au pied du mur. Si nous voulons même survivre en tant qu’espèce, nous devons prendre les choses en main en tant que classe sociale ! Face à la puissance des intérêts des grands monopoles capitalistes, nous avons besoin de nos propres institutions, populaires et démocratiques. La rentabilité est le critère premier, suprême, de la production. Celui-ci doit devenir le fait de fournir une réponse aux besoins matériels et culturels de l’Humanité, dans le respect des capacités de production et de régénération de la Terre. Pour réaliser cela, nous avons besoin du pouvoir. Nous avons besoin d’être organisés largement, politiquement.

    Seul le contrôle réel du pouvoir, par les masses populaires, contre l’ordre de la bourgeoisie et des exploiteurs peut permettre d’atteindre l’objectif de mettre en place une économie planifiée. Une économie qui élimine le concept de concurrence et de rentabilité.

    Une économie basée sur la réponse aux besoins.

    Une économie qui prend en compte des cycles naturels de la Terre.

    Une économie démocratique.

    Les régimes socialistes n’ont pas toujours su poser avec discernement la question de l’écologie, prisonniers qu’ils étaient entre des clés de compréhension primitives des écosystèmes et d’un impératif de tenir le rythme imposé par les agresseurs capitalistes.

    Cela n’enlève en rien le fait qu’ils ont été les premiers à poser la question de la biosphère et d’un développement harmonieux de l’économie par rapport à la nature. Celle-ci n’était plus considérée comme une marchandise, mais comme une source de richesses, dont la vie était la plus précieuse.

    En dépit des failles qu’on put connaître ces régimes pionniers ils forment la « voie étroite vers la survie ». Une véritable économie de guerre contre l’écocide et la dévastation de l’environnement.

    Soyons unitaires sur cette question en dépit de nos divergences :

    Il existe une quantité de questions sur la production industrielle, alimentaire, sur les perspectives pour l’ensemble de l’espèce humaine et de la planète. Les perceptions diffèrent en fonction des individus, des groupes politiques et sociaux, des idéologies. Nous ne pensons pas que notre organisation doit, de manière autoritaire, imposer un point de vue sur cette question, qui relève de la démocratie populaire.

    Ces questions sont importantes et ont droit de cité. Mais leur résolution, dans le cadre d’un débat démocratique, ne peut avoir lieu qu’uniquement dans le cadre de la démocratie populaire. Elle doit être construite.

    A l’heure actuelle, il n’existe pas de grand Parti révolutionnaire pouvant fédérer les forces qui veulent combattre le capitalisme et mobiliser les masses populaires. Ce Parti doit naître. Nous travaillons à cela, avec d’autres forces, ici comme à l’international.

    Cette lutte, vitale, est essentielle pour que l’Humanité ne soit pas balayée d’un revers de la main par l’histoire, qu’elle ne rentre pas dans la longue liste des espèces qu’elle a fait – de sa propre action – disparaître.

    Unifions nos forces, battons les exploiteurs, construisons la seule société écologiste : la société communiste.

  • « Les verts ne sont pas verts » MLPD

    « Les verts ne sont pas verts » MLPD

    Nous reproduisons ici l’article écrit par le MLPD dans Rote Fahne. Depuis les élections européennes, les partis dit-verts ont pris un ascendant important, notamment à la suite des mouvements et des marches pour le climat. Cependant, le caractère composite des organisations vertes les rends extrêmement vulnérables à une OPA libérale. En France, Jadot s’est ainsi déclaré favorable à des alliances avec la droite pour les municipales, tandis que le « Festival l’An Zéro » a été étrillé pour servir de tribune aux libéraux et aux réactionnaires. Alors que la « droite élargie » ou la « droite hors les murs » représente l’alternative réactionnaire, la proposition libérale, pour les prochaines échéances électorales, semble se tourner vers les Verts.

    Le climat et l’environnement sont parmi les questions politiques les plus importantes au sein de la population.

    La conscience écologique s’est éveillée sur un large front. Depuis le début de l’année, plus d’un million de personnes, surtout des jeunes, ont manifesté en Allemagne dans le cadre du mouvement mondial « Fridays for Future ». La transition vers une catastrophe environnementale mondiale s’accélère clairement et sensiblement. En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, l’inondation des mines commencée par la société du charbon Ruhrkohle Aktiengesellschaft (RAG) menace d’entraîner une catastrophe régionale dans le domaine de l’eau potable. La grande majorité de la population ne veut pas accepter ce processus de destruction délibérée des bases d’existence naturelles. Pendant que les partis de la grande coalition (dite « GroKo »)CDU/CSU et SPD sont devenus indignes de confiance pour une grande partie des masses sur la question environnementale, les Verts sont actuellement en train de vivre une envolée. Mais ils ne sont en aucun cas la bonne réponse à cette évolution menaçante pour l’humanité. Dans la dernière étude de l’Agence fédérale allemande pour l’environnement sur la sensibilisation écologique, la majorité des personnes interrogées se sont déclarées mécontentes de la protection du climat par l’industrie et la politique. Pour 81 pour cent d’elles, le tournant énergétique progresse trop lentement. Une profonde crise de confiance frappe l’ensemble de la politique bourgeoise. La sonnette d’alarme retentit parmi ceux qui sont au pouvoir : Les critiques à l’égard du capitalisme s’intensifient, en particulier en ce qui concerne sa destruction de l’environnement, aujourd’hui immanente.

    Dans le sens de la manipulation bourgeoise de l’opinion au moyen d’une présentation constante aux masses de nouvelles « alternatives » dans le cadre bourgeois, les Verts sont en train d’être massivement revalorisés. Avec tous les moyens : On prétend que Robert Habeck est l’homme politique le plus attractif, que le personnel n’est pas épuisé et que leur politique est strictement respectueuse du climat. Ce n’est pas vrai ! Si l’on considère la politique des Verts d’un point de vue rigoureusement environnemental, tout ce qui est vert va s’assécher comme les prairies et les champs pendant la sécheresse de l’été 2018 : Entre autres, les Verts sont censés aider à organiser de nouvelles réalités gouvernementales stables et sont considérés comme garants importants de majorités pour les futurs gouvernements. Pour ces raisons, aucun des partis bourgeois n’attaque vraiment les Verts. Le MLPD est différent. Il dit : Les Verts ne sont pas verts !

    Quiconque veut faire aujourd’hui une politique environnementale sérieuse doit être jugé sur la manière dont il ou elle traite les questions existentielles de l’avenir. L’interaction et l’intensification de neuf facteurs principaux accélèrent actuellement la transition vers une catastrophe environnementale mondiale : La destruction de la couche d’ozone, la déforestation, la catastrophe climatique mondiale imminente, l’augmentation significative des catastrophes environnementales régionales, le danger d’asphyxie des océans, la destruction des écosystèmes régionaux et l’extinction des espèces, la surexploitation impitoyable des ressources naturelles, l’invasion par les déchets, les empoisonnements et la pollution ainsi que l’utilisation irresponsable de l’énergie nucléaire. La catastrophe environnementale mondiale ne peut être évitée que par une lutte visant à transformer la société. Comment les Verts répondent-ils à ces questions  ?

    Le trou d’ozone ? Le dépérissement des forêts ?

    Pour les Verts, c’est le passé. « Les rivières sont redevenues plus propres, le ciel bleu à nouveau », se réjouit en avril 2019i Michael Kellner, le gérant fédéral des Verts, de la politique environnementale depuis la fin des années 1980. Alléluia ! À quel point pense-t-il que les gens sont stupides ? Avec en tête la devise : ils ne remarqueront même pas que la RAG pollue les rivières de la Ruhr et de la Rhénanie avec des PCB par le rejet non filtré des eaux de mine. Avec les travailleurs qui ont découvert ce gâchis, les Verts n’ont de toute façon jamais rien eu à voir.

    C’est également un fait que le trou de la couche d’ozone s’élargit à nouveau dans certaines régions en interaction avec le réchauffement planétaire et des nouveaux destructeurs chimiques de l’ozoneii. Et la destruction des forêts pluviales est massivement poursuivie par les supermonopoles internationaux, y compris le président brésilien Bolsonaro. Et les Verts ? Ils ne demandent qu’une renégociation du traité Mercosur de l’UE avec les pays de l’Amérique latine avec des « normes sociales et écologiques contraignantes »iii. Comme si les groupes dirigeants limitaient le diktat de leurs profits sur toute la société au moyen de garde-fous aussi illusoires.

    En 2016, les Verts – au gouvernement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie avec le SPD – ont décidé de nouveaux permis d’exploitation pour RWE dans la mine à ciel ouvert de Hambach et de détruire ainsi la forêt de Hambach. Contre cela se sont développées des protestations de masse à l’automne 2018, avec le succès d’un arrêt temporaire du déboisement. Wibke Brems, porte-parole des Verts pour la politique énergétique au Parlement du Land, a présenté une « défense » révélatrice. Elle est allée jusqu’à dire que les Verts avaient « négocié durement avec le SPD » à l’époque, que le résultat était « un succès politique incroyable ». En fait, l’extension et la poursuite de l’exploitation à ciel ouvert, destructive pour l’environnement, ont été approuvées et déguisées en « entrée dans la sortie ». Au début de l’année, les Verts ont joué un rôle de premier plan dans la proposition de la Commission du charbon de maintenir la combustion de houille, si profitable pour les monopoles énergétiques, encore 20 ans, voire plus si nécessaire.

    Un schéma qui a déjà bien fonctionné avec la décision peu enthousiaste de déclassement des centrales nucléaires. Sous l’égide du ministre vert de l’Environnement Jürgen Trittin, des « reliquats de quantités d’énergie » transférables ont été convenus en 2002, des dates fixes de fermeture n’ont pas été expressément fixées, les transports des Castoriv ont été matraqués contre les blocus des écologistes. En 2018, les Verts, avec Jürgen Trittin, ont une nouvelle fois participé au trafic d’indulgences en faveur des groupes nucléaires, afin de les débarrasser à jamais de tous les coûts éternels et consécutifs pour 23 milliards d’euros.

    Les Verts se vantent effrontément d’être le seul Parti de la protection du climat. Cependant, au vu du réchauffement climatique dramatique, on s’étonne des rares demandes concrètes du Parti Vert pour les élections européennes et de la « Gemütlichkeit » [lenteur confortable] verte : Le passage complet aux énergies renouvelables ne devrait pas être achevé avant 2050v. Déjà en 2013, une étude de l’université de Stanford a montré que cet objectif pourrait être atteint d’ici 2030 avec des coûts d’investissement annuels représentant environ 7 % du produit social mondial. Le seul climat que les Verts protègent est celui des investissements et des profits capitalistes.

    Face aux déplacements en masse de populations dans le monde entier, y compris par le biais d’une augmentation des catastrophes environnementales régionales, les Verts ne pensent à rien de plus banal que d’appeler à « un façonnement digne de la migration et la fuite induites par le climat »vi, ce qui est la conséquence si l’on se considère avant tout responsable du maintien en vie du système mondial impérialiste destructeur. Alors ils ne savent rien de mieux que de soigner les pires effets avec quelques minuscules pansements. En tant que pôle opposé, le MLPD est fier de lutter pour le droit de fuite sur une base antifasciste ainsi que contre les causes de la menace d’une catastrophe environnementale mondiale. Et de combiner cela avec la lutte pour le dépassement révolutionnaire de l’impérialisme.

    Les « contraintes objectives » capitalistes  mortelles pour l’humanité

    Les soi-disant « contraintes pragmatiques » souvent évoquées, auxquelles tous les partis bourgeois monopolistes – et donc aussi les Verts – se voient liés, garantissent la compétitivité et la maximisation des profits des supermonopoles en activité au niveau international. Ce n’est que lorsque ceux-ci sont sécurisés que l’environnement peut éventuellement être pris en faible considération. Le problème dramatique de ces « contraintes objectives » capitalistes : Avec elles, la survie de l’humanité est à risque aigu prévisible. Elles empêchent l’adoption de mesures immédiates et cohérentes, nécessaires et urgentes pour protéger l’environnement.

    Le livre « Alerte à la catastrophe ! Que faire contre la destruction délibérée de l’unité de l’homme et de la nature ? » caractérise de façon pertinente le rôle des Verts : « Sous le slogan  » donner à l’économie une orientation verte  » (Programme électoral pour le Bundestag de 2013, p. 21), le parti est devenu aujourd’hui de par son programme, sa politique au niveau fédéral et sa direction, un vecteur principal de l’écologisme impérialiste. Il pratique l’écoblanchiment pour la politique monopoliste bourgeoise … »vii

    Annalena Baerbock du duo dirigeant des Verts a même été autorisée à prononcer le discours de clôture lors de la « Journée de l’industrie » du 4 juin, juste après ses « brillants » résultats des élections européennes. Cette « demande d’embauche » a été accueillie très favorablement par les monopolistes réunis. Deutsche Welle [canal médiatique allemand – NdT] commente : « Quiconque s’attendait à ce que le chef du parti écologiste Baerbock se consacre principalement à la politique climatique a été surpris. Au lieu de cela, elle s’est surtout préoccupée du conflit avec la Chine et les États-Unis et de l’avenir du marché intérieur européen »viii. Elle a explicitement donné le feu vert aux intérêts bénéficiaires des patrons des grands groupes : « Je ne menace pas de nouvelles valeurs limites … mais je veux sécuriser les sites de l’industrie en Europe de manière concertée »ix. Cela en dit long : avec les Verts, les principaux pollueurs et les principaux responsables de la destruction de l’environnement, les grands groupes internationaux et les banques, sont écartés de la cible. Plus encore : le chauvinisme européen répandu par les Verts s’inscrit pleinement dans la lignée des associations monopolistiques pour une gestion rigoureuse de leurs intérêts dans la lutte concurrentielle mondiale. Avec cela, les travailleurs et l’environnement sont écrasés dans la même mesure.

    La politique des Verts doit certainement être distinguée de ce que beaucoup de leurs électeurs attendent subjectivement. Pour beaucoup de gens, la croix chez les Verts était l’occasion rêvée d’inscrire sur le bulletin de vote leur conscience environnementale croissante, de mettre l’accent sur les exigences du mouvement environnemental, etc. Mais ici, ces besoins sont carrément mal satisfaits. L’élection des Verts peut possiblement rassurer l’une ou l’autre conscience, elle nourrit l’illusion de contribuer à la protection de l’environnement et ça semble plus commode à première vue que de devenir actif personnellement … Mais les Verts n’empêcheront pas la catastrophe environnementale. Tout au contraire !

    Un parti qui prend vraiment fait et cause pour la protection de l’environnement doit faire preuve de fermeté. Il ne peut pas se marier au capitalisme. Il doit s’en prendre aux monopoles dirigeants qui sont responsables de toute la misère. Avant tout, il doit prôner un changement fondamental vers une société, où l’unité de l’homme et de la nature deviendra la ligne directrice de de la société dans son ensemble. Si le capitalisme est le mal de fond de la destruction de l’environnement, alors il ne peut y avoir qu’une seule conclusion : Ceux qui veulent sauver l’environnement et l’humanité doivent aussi surmonter l’impérialisme et le diktat du profit des monopoles sur l’ensemble de la société. Cette perspective d’une société socialiste libérée de l’exploitation de l’homme et de la nature n’est représentée en Allemagne que par le MLPD. Il organise la résistance active sur place pour le sauvetage de l’environnement naturel et encourage que les luttes environnementales concrètes se développent en une école de la lutte visant à transformer la société. Qu’elles contribuent à rassembler les forces de la révolution internationale. Le MLPD est le parti de la protection radicale et cohérente de l’environnement.

    Lutter pour la protection de l’environnement et l’emploi

    Un point central de l’empoisonnement chronique de l’homme et de la nature, de la lutte pour l’eau potable et de l’unité nécessaire des mouvements ouvrier et environnemental se trouve actuellement dans la Ruhr et en Sarre. Avec l’inondation des mines de charbon désaffectées, la RAG veut « enterrer » son crime environnemental légalisé consistant à stocker sous terre 1,6 million de tonnes de déchets toxiques et à polluer les mines avec plus de 10 000 tonnes de PCB ultra toxiques. Le mouvement des mineurs « Kumpel für AUF », le mouvement militant ouvrier et écologiste, des alliances électorales communales non-liées à un parti et le MLPD, entre autres, luttent vigoureusement ensemble contre cette menace d’empoisonnement du sol et de l’eau potable pour plus de six millions de personnes, contre le licenciement de 200 mineurs, pour des emplois dans la protection environnementale et contre le vol des pensions et l’usure du loyer par la RAG.

    Alors qu’une ou deux protestations tièdes contre les PCB dans l’eau des mines peuvent être entendues des Verts, les 1,6 million de déchets toxiques sont notoirement dissimulés par eux. Il y a des raisons à cela : Sous la responsabilité de la première ministre de l’Environnement vert du Land NRWx Bärbel Höhn (mandat 1995-2005), absolument rien n’a été entrepris contre le stockage de déchets toxiques approuvé par l’ancien gouvernement SPD. Cela n’a pas non plus été sérieusement problématisé ni rendu public – et ce malgré le fait que les Verts aient abordé la question à plusieurs reprises avant le mandat de Mme Höhn. Soudain, il a disparu. Cette procédure a donc été protégée et tolérée. Après tout, c’étaient aussi « leurs » déchets toxiques enfouis. Une grande partie provient des scories et des filtres usagés des usines d’incinération des déchets. Celles-ci ont été imposées de 1998 à 2005 sous la direction du ministre vert de l’Environnement Jürgen Trittin en tant que traitement des déchets régulier européen. Contre des protestations massives.

    Actuellement, 70 ans de la Loi fondamentale [Constitution fédérale] sont célébrés partout. Que diraient les Verts d’une modification de la Loi fondamentale avec obligation de protection radicale de l’environnement et des animaux ? Ou de l’interdiction de stocker des substances toxiques qui nuisent à l’unité de l’homme et de la nature ? Il apparaîtra bientôt clairement à quel point les Verts seront réticents à prendre des engagements aussi fondamentaux. Savent-ils avec certitude qu’ils porteraient ainsi atteinte aux intérêts des monopoles – et – à quels crimes liés aux déchets toxiques ont-ils eux-mêmes contribué ?

    Le projet vert vénéneux  sauver le capitalisme par l’anticommunisme

    Tandis que les alliances avec les patrons des groupes et les principaux responsables de la destruction de l’environnement ne sont explicitement pas un problème pour les Verts, ils sont également à l’avant-garde de l’anticommunisme moderne. Et puis ils deviennent vert vénéneux ! Beaucoup de leurs représentants sont les témoins principaux repentis de l’anticommunisme. Ils sont devenus des facteurs d’ordre agressifs contre les marxistes-léninistes dans les mouvements antifasciste, environnemental et pacifiste. Ils combattent les forces critiques envers le capitalisme et révolutionnaires, par exemple dans le mouvement Fridays-for-Future [vendredis pour l’avenir] – avec tous les moyens jusqu’à la force physique et l’exclusion avec l’aide de la police, comme récemment à Berlin, Heilbronn, Braunschweig, Villingen et Düsseldorf le 24 mai. Pour eux, les escapades de l’anticommunisme moderne sont plus importantes que la lutte environnementale commune. En tant que facteur anticommuniste d’ordre conforme au système au sein du mouvement environnemental, ils jouent le même rôle que les dirigeants syndicaux sociaux-démocrates de droite dans le mouvement syndical. Ainsi, le battage médiatique sur les Verts se termine dans la défense pure et simple du capitalisme et de son écoblanchiment à tout prix.

    Jens Petring, parlementaire des Verts en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, déclarait fièrement en 1997 : « Nous sommes les meilleurs modérateurs de l’inévitable »xi. Démarrés en tant que parti de protestation petit-bourgeois dans les années 1970, les Verts se sont développés en parti monopoliste bourgeois soutenant l’État jusqu’à arriver au sommet de leur participation au gouvernement fédéral en 1998. Leur soumission aux intérêts monopolistes est ainsi devenue « inévitable ». La contrainte économique actuelle du capitalisme de détruire systématiquement et universellement l’unité vitale de l’homme et de la nature ne peut et ne doit pas être « co-modérée » si l’humanité ne veut pas périr. Par conséquent, un mouvement environnemental efficace doit également faire face à l’écologisme impérialiste des Verts. Vraiment « inévitable » pour la solution de la question environnementale, c’est une lutte environnementale visant à transformer la société !

    Sauver l’environnement de l’économie de profit…

    … est la ligne de base du travail quotidien en matière de politique environnementale du MLPD avec ses cellules d’environnement. En tant que membre fondateur de l’organisation mondiale révolutionnaire ICOR, il travaille également à l’internationalisation et à l’unification nécessaires des luttes (environnementales). Dans un front de résistance international et actif – pour un avenir de l’humanité dans les États socialistes unis du monde. Une lutte environnementale changeant la société avec une perspective révolutionnaire a besoin d’un MLPD fort. Quiconque s’oppose constamment au développement vers la droite du gouvernement et des partis bourgeois, qui s’engage constamment pour le sauvetage de l’environnement de l’économie de profit doit également venir à bout de la pensée « verte » petite-bourgeoise, qui aspire à s’établir dans le capitalisme et le justifier avec une musique de fond pseudo-critique. Il doit venir à bout de l’anticommunisme moderne, avec lequel les Verts se présentent également de manière particulièrement « non dogmatique » et libérale, afin de mettre en œuvre des politiques réactionnaires et impérialistes-écologistes dans la réalité. Il n’y a pas d’entre-deux : Ou l’on se tient du côté de la classe ouvrière, des opprimés et de la libération de l’exploitation et de l’oppression capitalistes. Ou bien on se réconcilie avec le capitalisme. Par conséquent, il faut aussi soutenir l’ensemble de la politique au mépris de la dignité humaine. À long terme, aucune feuille de vigne verte au monde ne peut cacher cela chez les Verts. Aujourd’hui, il est temps de prendre des décisions courageuses – pour des solutions et des changements réels et fondamentaux ! Rejoignez le MLPD et son organisation de jeunes Rebell. Renforcez au sein du MLPD les cellules d’environnement et celles d’implantation ! (gb/hs)

    i

    https://www.gruene.de/artikel/ozonloch-klimawandel-planetare-grenzen-die-oekologie-in-gruenen-grundsatzprogrammen

    ii Bulletin de l’Organisation météorologique mondiale (WMO) du 22.11.2018

    iii Programme électoral européen des Verts, p.148

    iv Castor : Cask for storage and transport of radioactive material [conteneur de stockage et de transport du combustible nucléaire]

    v Programme électoral européen des Verts, ibid.

    vi Ibid. p. 18

    vii P. 266

    viii https://www.dw.com/de/kanzlerin-angela-merkel-schlagabtausch-auf-dem-tag-der-deutschen industrie/a-4905121211

    ix Extrait du discours prononcé par Annalena Baerbock à la conférence BDI, juin 2019

    x NRW = Rhénanie-du-Nord-Westphalie

    xi « Riche ou de droite ? », Jörg Bergstedt, p. 255

  • Marche pour le climat anticapitaliste : tract commun.

    Marche pour le climat anticapitaliste : tract commun.

    L’Unité Communiste de Lyon est signataire de ce tract commun concernant la destruction du climat par l’exploitation capitaliste et ses conséquences. L’Unité Communiste de Lyon appelle à diffuser ce tract et à rejoindre les signataires, dans le but de faire émerger un véritable pôle écologiste et anticapitaliste à Lyon comme partout ailleurs.

    Nous considérons que, dans le cadre où la question écologiste va être instrumentalisée comme réclame publicitaire dans les élections, il est fondamental de marteler certains faits.

    Une approche uniquement moraliste de la question de l’écologie, la réduisant à une attitude individuelle n’est pas suffisante -bien qu’elle soit positive. Une très grande partie de la Planète n’a pas même le choix. Elle dépend d’une production à bas coût, polluante, destructrice, car elle est la seule à leur portée. Elle est la seule qui corresponde aux moyens qui leur autorise à avoir les salaires misérables versé par les exploiteurs.

    Nous voyons, derrière la question de l’écologie, la question de la manière dont la production est faite et dont les richesses sont accaparées. Et derrière la question de la production et du fait que celle-ci est dirigée uniquement vers la production de profits, se trouve la question de « comment changer cela ? »

    L’expérience électorale nous a montré ses limites. Et lorsque qu’on touche de trop près aux intérêts de l’agro-alimentaire, nous voyons les représailles. Se pose alors la question de l’exercice réel et démocratique du pouvoir, question à laquelle la seule réponse possible ne peut que être par un renversement de l’ordre établi -profond et révolutionnaire, et non par des réformes et des amendements.

  • Marche pour le climat : formons un cortège anticapitaliste !

    Marche pour le climat : formons un cortège anticapitaliste !

    Marche pour le climat : formons un cortège anticapitaliste !

    Le 16 mars, dans la continuité du mouvement de grève de la jeunesse le 15 mars, auront lieu partout en France des marches pour le climat. À cette occasion, nous appelons à la formation d’un cortège anticapitaliste.

    Pourquoi un tel cortège ?

    Car c’est le mode de production capitaliste qui détruit la planète. Certains voudraient nous faire croire que c’est chacun de nous, par notre consommation individuelle, qui sommes responsables de la destruction de l’environnement. C’est un non sens car, par définition, on ne peut consommer que ce qui a été produit, c’est donc la façon dont nous produisons qui doit changer. Dans le système capitaliste, les entreprises sont concurrentes entre elles, si elles veulent survivre, elles doivent faire du profit et donc produire le moins cher possible. Ainsi, leur priorité n’est pas de produire ce dont la population a besoin dans le strict respect de l’environnement mais bien de faire du profit, y compris si pour cela elles doivent détruire la planète.

    Même lorsque les États imposent des normes environnementales aux entreprises, elles se débrouillent pour ne pas les respecter comme l’a fait VolksWagen avec les moteurs truqués ou comme le font de très nombreuses entreprises qui délocalisent dans des pays où les normes environnementales sont moins contraignantes.

    Former un cortège anticapitaliste lors de cette marche pour le climat doit servir à rappeler que c’est bien le capitalisme qui est responsable de la destruction de l’environnement. Former un tel cortège doit servir à montrer aux capitalistes que nous ne sommes pas dupes et que nous avons bien compris que ce sont eux les responsables de la destruction de l’environnement. Former un tel cortège a également pour but de montrer que la question écologique est indissociable de la question sociale.

    Au delà de notre critique du système capitaliste, notre cortège doit proposer une alternative. Nous voulons un système dans lesquelles entreprises, usines et de manière générale les moyens de production appartiennent au peuple et sont gérés par celui-ci. Nous voulons produire pour servir les intérêts du peuple avec comme priorité le respect de la planète.

    Pour toutes ces raisons, rejoignez le cortège anticapitaliste à la marche pour le climat du 16 mars !

    Rendez-vous à 15h le samedi 16 mars à la Cour d’appel de Lyon pour manifester contre le système capitaliste qui détruit la planète !

    Organisations signataires de l’appel au 12 / 03 : Jeunes Révolutionnaires, Unité 2 Classe, CGA Lyon, Earth Resistance, Unité Communiste Lyon.

  • Contre la destruction de l’environnement, détruisons le capitalisme !

    Contre la destruction de l’environnement, détruisons le capitalisme !

    Contre la destruction de l’environnement, détruisons le capitalisme !

    Une nouvelle fois, un appel international à marcher pour protester contre la destruction du climat et de l’environnement a été lancé. Ces appels font écho à l’urgence dans laquelle nous sommes. Malgré les promesses des politiciens, la dégradation de l’environnement et le dérèglement du climat se poursuivent toujours et s’intensifient.

    Les températures continuent de monter, du fait des rejets de gaz à effet de serre.

    La biodiversité, en particulier dans les océans, subit de plein fouet la pêche intensive, qui transforme les océans en désert.

    Des espaces immenses sont rasés pour être transformés en pâture pour l’élevage extensif, tandis que les sols et les eaux sont rendus toxiques par les déchets de l’industrie porcine.

    Des forêts sont détruites pour accéder aux richesses en sous-sol, ou pour faire place à des plantations commercialement porteuses….

    En moyenne 280kg de nourriture sont gaspillés par ans et par personnes en Europe, dont 190kg durant la production et la vente. Cela représente presque 1/3 de la production de nourriture. Cette surproduction est organisée par les capitalistes pour s’assurer que leurs produits sont bien en rayon dans les supermarchés… même si personne ne les achète.

    Car la nature est, en système capitaliste, une marchandise dont il faut tirer le plus de profit possible et le plus rapidement possible. Et pour cause ! Hésiter reviendrait à courir le risque de voir un concurrent s’emparer du dernier thon rouge, de la dernière goutte de pétrole, de la dernière parcelle de forêt vierge. L’importance des rendements des investissements et des taux de profit est telle qu’elle justifie tout. Elle justifie notamment les expéditions militaires de l’impérialisme, dans le but de prendre le contrôle des zones de ressources. Elle justifie la domination coloniale et néo-coloniale dans le but d’imposer un développement économique uniquement centré sur les intérêts de la métropole. Elle crée une division internationale du traitement des déchets, dans laquelle ce sont les pays les plus pauvres qui se retrouvent noyés sous les flux de produits toxiques.

    Les grands capitalistes s’en moquent. Ils ne subissent pas directement les méfaits de leurs affaires. Le plus souvent, ce sont les quartiers pauvres des villes qui sont dans les nuées de pollution, comme à Mumbai, où on estime que celle-ci fait perdre jusqu’à 10 ans d’espérance de vie.

    Ils sont en revanche prompts à s’en prendre au mode de vie des classes populaires, exigeant qu’elles se serrent la ceinture, qu’elles paient des taxes lourdes, pendant qu’eux peuvent continuer à mener un train de vie sans commune mesure.

    Le mouvement des Gilets Jaunes a démontré l’hypocrisie des gouvernements capitalistes. Les « taxes carbone » ne sont en réalité qu’une pénalité imposée aux plus pauvres. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une manière de leur faire assumer les coûts d’une possible « transition écologique » sans toucher aux bénéfices des grands pollueurs.

    Les ressources renouvelables et les nouvelles technologies ne sont, pour les capitalistes, que de nouveaux marchés comme les autres, qui n’attirent les investissements que dans la mesure où ils peuvent rapporter gros. Greenwasher (maquiller d’écologie) est un argument commercial, rien de plus. Bien souvent, ces produits cachent des méthodes de production polluantes, car il est toujours plus rentable de ne pas respecter les règles que de les suivre !

    Ce n’est pas une fatalité ! Nous pouvons enrayer la catastrophe avant qu’il ne soit trop tard !

    Il existe un grand nombre de personnes, qui, individuellement, font des efforts immenses pour réduire leur impact personnel sur l’environnement. Ces efforts sont à saluer. Mais la seule possibilité qui permette de mettre fin au gaspillage des ressources, à leur surexploitation, à la destruction de l’environnement de manière globale, c’est par un changement radical d’économie. Aujourd’hui, le marché dicte sa loi. Le seul critère est la rentabilité des productions, au mépris de toute projection dans l’avenir.

    C’est autour des besoins que doit s’axer la production, non du profit !

    Nous avons besoin d’une nouvelle économie, d’une nouvelle politique, non pas avec les profiteurs, avec les capitalistes, mais bien contre eux ! L’attrait du gain, la rapacité, ne peuvent être négociés. Le capitalisme, basé sur la recherche du profit maximal, ne peut être le système économique qui permettra de surmonter le terrible obstacle que nous rencontrons.

    Nous avons besoin d’une économie organisée, planifiée, permettant de connaître les besoins matériels de la population et d’y répondre avec efficacité, économie et en éliminant le gaspillage. Des productions basées sur la durabilité, sur la possibilité de réparation, de recyclage, de réutilisation. Une production alimentaire basée sur les capacités de la Terre à produire et à se régénérer, non sur le fait d’extraire au plus vite, à marche forcée, la richesse du sol.

    Une lutte pour la recherche de nouvelles sources d’énergie qui ne dépendent pas des ressources fossiles, qui se détruisent pas l’environnement. Un urbanisme nouveau, capable de mettre fin à la fragmentation des écosystèmes et de résoudre les contradictions entre les villes et les campagnes. Une possibilité de débattre démocratiquement de ce qu’on produit et de comment cela est produit, pour mettre fin à la dictature des corporations de l’agro-alimentaire et à la division internationale de la production agricole.

    Nous savons que les exploiteurs et les exploiteuses, ceux qui font des fortunes sur le fait de saigner la terre et de la ravager, n’acceptent pas de renoncer à leurs fortunes et leurs trains de vie. Nous savons toute la puissance de ces firmes. Nous savons comment elles traitent ceux qui s’opposent à elles.

    Nous savons que pour cela, il nous faudra être forts et fortes, nombreux et nombreuses, organisés, ensemble. Nous savons que ce changement ne peut provenir des urnes, qui ne servent qu’à élire de nouveaux exécutants de l’ordre du jour de ces immenses conglomérats.

    Aujourd’hui en France, comme partout dans le monde, de plus en plus d’individus mettent en cause le régime dans lequel nous sommes. Pour sa soumission intégrale aux désirs des patrons. Pour le fait que les grands monopoles ont fusionné depuis longtemps avec l’État. Cette remise en cause est légitime et nécessaire !

    La Terre est bien assez riche pour nourrir dignement l’humanité entière. Assez riche pour offrir un avenir radieux. Mais celui-ci ne peut émerger que si la réalité du pouvoir est assurée par ceux et celles qui produisent ces richesses. Que si ce sont les travailleurs et les travailleuses de l’industrie, de l’agriculture, des services, qui définissent les besoins auxquels l’économie doit répondre, dans le respect de l’environnement.

    Ensemble, défendons l’environnement et le climat : abattons le capitalisme ! Construisons le socialisme !

  • Le 8 décembre, une double journée de lutte.

    Le 8 décembre, une double journée de lutte.

    Le 8 décembre, une double journée de lutte.

    Journée en vert, jaune et rouge !

    La journée du 8 décembre a été une journée de combat.

    L’Unité Communiste de Lyon – Amis de l’ICOR a défilé dans les rangs du cortège anticapitaliste. Au sein de ce cortège unitaire les membres de Unité 2 Classe, de la CGA, de Solidaire étudiant-e-s, de Sud éduc, parmi d’autres, et des individus non organisés ont scandé leur même rejet de la destruction de la planète.

    Nous regardons ce cortège comme un succès tant en termes de contenu que d’image renvoyée. Nous considérons que la nécessité d’une unité large contre les attaques que nous subissons est chaque jour plus cruciale.

    Pour l’Unité Communiste de Lyon, comme pour l’ICOR, la destruction de l’environnement est une conséquence directe de l’exploitation capitaliste. Pour les capitalistes, la planète est une marchandise qui doit être exploité sans merci et vendue au prix le plus fort. Il n’existe aucune limite à la rapacité du profit.

    Dans les têtes de ces bandits, la moindre hésitation à raser une forêt, à détruire un océan, à saccager une montagne signifierait courir le risque de voir un concurrent s’en emparer. Toute entrave est vue comme une menace directe sur leur capacité à générer des taux de profit qui attirent les investisseurs. Et cela, ils le voient comme une menace de mort. En revanche, ces mêmes criminels ne se privent pas de fustiger les masses populaires. Ils exigent des efforts. Ils exigent des sacrifices. Les masses doivent renoncer à leurs désirs pour qu’eux puissent maintenir leurs train de vie. Pire, ils font hypocritement de l’écologie un argument de vente, pour gonfler leurs prix et leurs taux de profit, tout en continuant à liquider la nature.

    Aujourd’hui, lutter pour défendre la planète, c’est lutter pour la sauvegarde de l’humanité, pour qu’elle puisse survivre. Pour nous, la solution n’est pas dans le passé. Elle est dans l’avenir. Elle est dans le contrôle de la part des prolétaires sur la production. Que celle-ci réponde aux besoins de l’humanité dans le respect des possibilités de la planète, non aux désirs des investisseurs, des banquiers, des patrons.

    Mais notre participation à la marche sur le climat, telle que nous autres et une majorité de manifestants la concevaient, est indissociable de notre participation au mouvement de masse, populaire, dont les gilets jaunes sont devenus une des emblèmes. Le cortège anticapitaliste à d’ailleurs rendu hommage aux victimes de la répression, notamment aux lycéens et lycéennes de Mantes-La-Jolie.

    Beaucoup de gilets jaunes ont participé aussi à la marche sur le climat, et inversement. C’est la seconde date de ce 8 décembre.

    Le pouvoir voulait faire croire que l’augmentation des taxes sur l’essence poursuivait un objectif de réduction des émissions de CO2, alors qu’elle ne servait en réalité qu’à boucler un budget de l’Etat grevé par les cadeaux fiscaux consentis aux riches et aux grandes entreprises. Ce même pouvoir qui exerce, contre les classes populaires, un véritable chantage à l’écologie, laisse au capital les mains libres pour réaliser des projets au coût environnemental toujours plus ruineux.

    La manœuvre du gouvernement Macron, notamment à travers son infâme ministre de l’écologie, François de Rugy, qui voulaient opposer le mouvement des gilets jaunes à la revendication écologique, a lamentablement échoué. Nous avons pu le constater aujourd’hui. Le pouvoir, au comble de la panique, devant le désaveu populaire massif, a mobilisé aujourd’hui 80 000 policiers dans toute la France, et procédé à l’arrestation de 1385 manifestants. Il a tenté d’empêcher par la force les manifestations, provoquant des affrontements de rue dans tous le pays. Beaucoup d’arrestations préventives ont été pratiquées, basées sur des intentions, fondées ou non. La paranoïa d’Etat règne.

    D’une manière générale, malgré son ampleur, la répression fut un échec. Les manifestations se sont tenues partout. À Lyon aussi, où toute manifestation avait été interdite par la préfecture de police pendant l’après-midi, elles se sont poursuivies jusqu’en début de soirée, bravant menaces, interdiction, et répression. Bravant, également, la clique de petits provocateurs d’extrême-droite qui essaient de s’infiltrer. Ceux-ci, incapables de pouvoir défendre une ligne dans le mouvement social, ne font que tenter de l’aiguiller sur des revendications réactionnaires. A la souffrance des travailleurs, ils n’offrent que des mensonges sur la race. A leur oppression, ils ne répondent que par des offres de soumission aux projets de guerre du patronat français, des milliardaires « bien de chez nous ». A l’unité des classes populaires, ils n’offrent que la division et la fragmentation.

    Dans les faits, ils se disent amis du peuple, mais ne sont que des agents inconscients ou conscients du gouvernement et du patronat. Ils sont les mercenaires zélés de la bourgeoisie, à laquelle ils livrent en offrande les travailleurs.

    L’UCL se tient toujours mobilisée pour la poursuite et l’amplification de la mobilisation à Lyon.

    Comme nous le scandions aujourd’hui « Une seule ligne, un seul combat ! Un seul ennemi ; le patronat ! »

  • Résistance active à l’échelle mondiale aux attaques des dirigeants impérialistes du monde contre l’homme et la nature  -ICOR

    Résistance active à l’échelle mondiale aux attaques des dirigeants impérialistes du monde contre l’homme et la nature -ICOR

    Résistance active à l’échelle mondiale aux attaques des dirigeants impérialistes du monde contre l’homme et la nature

     Pour la sauvegarde de l’environnement naturel face à l’économie de profit !

    Du 3 au 14 décembre, la Conférence de l’ONU sur le changement climatique se réunira à Katowice, en Pologne. Malgré les 23 conférences mondiales sur le climat qui ont eu lieu jusqu’à ce jour, le mode de production impérialiste entraîne l’humanité vers une catastrophe environnementale planétaire. La destruction de la nature remet en question d’un façon centrale les bases même qui permettent l’existence de l’humanité. En 2018, il y a eu de nouveau des périodes de chaleur et de sécheresse, parfois mortelles, une augmentation d’incendies de forêt, de chutes de pluie très fortes, d’inondations et de tempêtes record à l’échelle mondiale…

    L’intensification des contradictions inter-impérialistes et de la préparation générale des impérialiste à la guerre font que les mesures de protection de l’environnement sont réduites. Elles sont réduites par la pression sur les sphères du pouvoir et à l’augmentation de l’influence du capital financier international, qui agit ainsi pour ses profits. Cela fait que les attaques contre l’homme et la nature sont intensifiées. Les forces dirigeantes répandent l’impression trompeuse que les masses n’auraient de choix qu’entre le fauteur de troubles Trump et des « impérialistes » en apparence « plus modérés ». Si, dans les questions de la paix, de l’environnement ou des emplois, on se fie à l’un ou l’autre des impérialistes, à l’une ou l’autre entreprise ou qu’on se laisse manipuler, on tombe dans le piège du social-chauvinisme.

    L’ICOR (la Coordination internationale de partis et organisations révolutionnaires) appelle, encourage et soutient la réalisation d’une journée de lutte commune pour l’environnement le 8 décembre avec des manifestations, des rassemblements et des activités combatives dans le monde entier.

    Le mouvement écologique a besoin de d’une union combative mondiale et de l’unité des ouvriers, des paysans, des femmes, des jeunes et des peuples indigènes. Il a également besoin que se coordonne et s’unisse la résistance active pour sauver l’environnement, en menant la lutte contre les guerres impérialistes, l’exploitation et l’oppression. La construction d’un front uni international contre l’impérialisme et la guerre, contre la destruction de l’environnement est à l’ordre du jour.

    Nous avons besoin de transformations immédiates, radicales et cohérentes ! Un changement de paradigme en ce qui concerne les modes de production, de consommation et de vie sous la ligne directrice de l’unité de l’homme et de la nature exige que l’impérialisme et le capitalisme soit surmontés de manière révolutionnaire pour ouvrir la voie à une société socialiste libérée.

    Organisez et participez à la journée mondiale de lutte pour l’environnement, le 8 décembre, pour sauver l’environnement de l’économie de profit !

    Renforcez l’ICOR et ses organisations membres !

    Devenez amis de l’ICOR !