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  • Arrêt immédiat de toute agression de la Turquie et ses partenaires réactionnaires contre le Rojava !

    Arrêt immédiat de toute agression de la Turquie et ses partenaires réactionnaires contre le Rojava !

    Arrêt immédiat de toute agression de la Turquie et ses partenaires réactionnaires contre le Rojava !

    Communiqué de l’ICOR – 2 janvier 2019

    Le 12 décembre, l’État fasciste turc avec le gouvernement Erdoğan à la tête a annoncé une nouvelle invasion militaire contre la région autonome de la Syrie du Nord. Les attaques prévues sont extrêmement étendues, à savoir sur une longueur de 500 km. Entre-temps, le camp de réfugiés de Mexmur et la zone des Kurdes Yézidi à Sengal ont été bombardés, faisant plusieurs morts et blessés. L’une des raisons principales est l’objectif déclaré d’anéantir la zone libérée du Rojava/Fédération démocratique du nord et de l’est de la Syrie, où vivent ensemble différents groupes ethniques sous un régime d’autonomie.

    Depuis le début, l’ICOR se tient aux côtés de la lutte de libération du peuple kurde. Et ceci dans l’unité de la parole et de l’action, comme dans la construction de la « Clinique ICOR » à Kobanê et son aménagement écologique ; dans d’innombrables manifestations et à l’échelle mondiale lors de la dernière Journée de solidarité avec Afrine en mars 2018. Elle suit le principe : Aucune lutte de libération ne doit se trouver seule et isolée !

    Concernant l’attaque contre Afrine, l’ICOR avait écrit : « La coopération et la coordination mondiales des luttes pour la paix, la liberté, le socialisme dans la préparation de la révolution socialiste internationale est à l’ordre du jour. Toute lutte progressiste doit faire partie de la lutte anti-impérialiste mondiale et de la construction d’un front uni anti-impérialiste. »

    La construction démocratique au Rojava/Syrie du Nord représente la lutte réussie contre l’État islamique, pour la démocratie et la liberté, les droits de la femme, la protection de l’environnement, le respect de toutes les ethnies et religions. Elle encourage les combattants pour la liberté dans le monde entier. Inversement, la solidarité internationale est marquée par la solidarité inébranlable et inclut la lutte de libération kurde dans la lutte mondiale contre l’impérialisme. L’ICOR a développé sa solidarité pratique avec la « Clinique ICOR ». La 8e brigade de l’ICOR vient de terminer son travail et a mis en place un système photovoltaïque solide à la maternité. Il renforce le travail de la clinique avec la puissance du soleil – pratiquement et comme symbole de l’énergie de la révolution du Rojava. Ce qui est déterminant pour cette révolution est le fait que les forces de l’autogestion du Rojava se fient avant tout aux propres forces des ethnies au Rojava et à la force de la lutte de libération kurde. Cette position a mobilisé le soutien à l’échelle mondiale. Le caractère anti-impérialiste est une épine dans le pied d’Erdoğan, des États-Unis et de toutes les forces impérialistes concurrentes. Car en Syrie, diverses puissances se battent pour la division de la sphère d’influence. Ainsi, la Turquie diffame les combattants kurdes de l’YPG en les qualifiant de terroristes. C’est une dérision qu’Erdoğan semble faire preuve de solidarité avec le peuple palestinien, mais attaque brutalement le peuple kurde.

    Avec le retrait des troupes américaines du Nord de la Syrie Trump joue, de concert avec  Erdoğan, un sale jeu froid et dangereux qui vise à liquider la lutte de libération kurde. Les forces kurdes SDF, YPG et YPJ n’avaient jamais l’illusion que l’armée américaine serait une force de protection. Le projet A des États-Unis de renverser le régime Assad et de refouler l’impérialisme iranien et russe, a échoué. Maintenant Trump joue au niveau tactique de nouveau la carte d’Erdoğan dans le cadre de l’OTAN. Cette manœuvre se heurte à une opposition massive même dans ses milieux gouvernementaux. Le ministre de Défense Mattis et l’envoyé spécial pour la Syrie ont tout de suite démissionné. L’armée américaine déclare que l’objectif de vaincre Daech en Syrie est obtenu. C’est un mensonge en toute conscience de cause. Il y a encore 3 000 fascistes armés de Daech à Hajin en Syrie, d’autres 20 000 se trouvent du côté irakien de la frontière. Environ 3 000 fascistes de Daech sont prisonniers de l’administration autonome syrienne. Une attaque de la part de la Turquie présente un danger aigu pour le Rojava démocratiquement autonome et pour un nouveau renforcement de Daech. La « coalition anti-Daech » impérialiste révèle ici son vrai visage hostile aux peuples.   

    * Arrêt immédiat de toute agression de l’État fasciste turc et de toutes les puissances impérialistes et régionales !

    * Lutte contre la coopération réactionnaire des différents gouvernements tels que l’Allemagne, les États-Unis et d’autres avec le gouvernement fasciste turc.

    * Solidarité avec la région d’autonomie démocratique de la Syrie du Nord, avec la lutte pour la liberté kurde et palestinienne !

    * Construction d’un front international de résistance anti-fasciste et anti-impérialiste contre le fascisme et la guerre à l’échelle mondiale !

    * En avant avec la construction de l’ICOR !

    * Renforcez la voix kurde dans l’ICOR !

    * En avant, préparons la révolution socialiste internationale !

     

    Signataires (en date du 03/01/2019, liste actuelle des signataires sur www.icor.info):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    2. SDP   Social Democratic Party (Parti social-démocrate), Kenya
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    6. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    7. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    8. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    9. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    10. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    11. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    12. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    13. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    14. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    15. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    16. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    17. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    18. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    19. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    20. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    21. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    22. UCL Lyon Unité Communiste Lyon, France
    23. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Leniniste, France
    24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    25. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    26. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    27. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
    28. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  • C’est ainsi qu’on marche sur des cadavres.

    C’est ainsi qu’on marche sur des cadavres.

                    Un crime, un meurtre, un attentat, cela induit en tout premier lieu de proches éplorés, des familles brisées, des amis et des amies en détresse, devant la perte d’êtres chers. Ce sont des moments de drame, des moments abominables, que seuls les cyniques les plus désabusés peuvent souhaiter.

                    Dans le cas de la prise d’otage de Trèbes, dans le cas du meurtre de Mireille Knoll, ce sont d’abord vers celles et ceux qui les pleurent que vont nos pensées. Nous leurs transmettons chaleureusement notre salut.

                    En revanche, d’autres n’ont pas ce regard. Les vautours sont légion, autour de chaque affaire sordide, qu’ils veulent monter en épingle, autour de chaque crime, autour de chaque acte de violence, autour de tous ces faits qui ne pour eux que des occasions de vomir leur bile. Les morts ne comptent pas à leurs yeux. Seul compte l’instrumentalisation qu’il est possible d’en faire.

                    Il est vrai que chaque expression de violence est une illustration des contradictions de notre société, qui les génèrent. Les individus perdus, les exclus, les parias, qui se livrent au petit banditisme, qui sont récupérés par tous les prédicateurs de la haine, sont les enfants d’une société malade. Leur trajectoire chaotique se termine par le fait de faire couler le sang, par une balle tirée ou reçue. Cela n’excuse pas les actes, mais cela les explique.

                    Or, les explications, les vautours n’en veulent pas. Expliquer, pour eux, pour elles, c’est demander de comprendre. Demander de comprendre, c’est déjà excuser. Excuser, c’est en faire l’apologie. Ils et elles n’en veulent pas, car il est nettement plus pratique d’en faire des monstres inhumains, portant le mal de manière innée, ou dans leur gènes. Les morts sont des prétextes, les cadavres qui s’entassent servent de piédestaux.

                    L’extrême-droite et la droite réactionnaire font leurs affaires sur les morts des attentats. Ce n’est pas une nouveauté. Elles tentent de s’ériger en rempart de protection de la « civilisation » contre la « barbarie », alors qu’elle partage un véritablement fond politique commun avec celui des terroristes réactionnaires, quand ce ne sont pas des rapports commerciaux. Elles cherchent à en tirer profit, où dans le but d’instiller plus de division, plus de vexations, plus de ségrégation dans la société – ce qui légitime, par effet de miroir, le discours de Daesh. Les déclarations populistes et démagogues d’une Marine le Pen, d’un Laurent Wauquiez, sur la question de l’enfermement des fichés S, sont des attaques contre la présomption d’innocence, une volonté de liquider préventivement les menaces réelles ou supposées… En somme il s’agit d’une mesure fasciste, écrite par le sang des victimes.

                    Quelle absence de vergogne que de voir les représentants d’un Etat qui traque les réfugiés, qui emprisonnent ceux et celles qui leur viennent en aide, qui laisse mourir des femmes enceintes dans les Alpes, marcher  en mémoire de quelqu’un qui en a subit elle-même les foudres. Ceux et celles qui organisent la misère, la stigmatisation, l’exclusion sociale, ce qui pousse au crime en somme, viennent se pavaner en espérant que des louanges leur seront adressées.

                    Que dire de la présence du Front National, qui plus est protégé par la Ligue de Défense Juive, couverture du Betar, organisation considérée comme terroriste aux USA et en Israël ? Fondé par des anciens SS, sur la base d’une défense de Vichy, connu pour ses dérapages antisémites notoires, la présence du Front National est une humiliation pour la mémoire de Mme Knoll. Quant à celles et ceux qui le leur ont fait remarquer, la police les ont tout simplement braqués de leurs armes. pour les faire reculer. Marine Le Pen avait été déclarée indésirable par le CRIF, Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, tout comme Jean-Luc Mélenchon. L’un et l’autre ont par la suite été exfiltrés.

                    Que CRIF se permette de blacklister qui bon lui semblait, au nom de sa propre perception politique pose des questions. Nous ne soutenons ni Marine le Pen, ni Jean-Luc Mélenchon -que nous ne plaçons pas sur le même plan, cependant- et nous considérons qu’il y a une part essentielle d’opportunisme à leur présence.

                    Tandis que le fils de Mireille Knoll a déclaré que tout le monde serait le bienvenu, le CRIF ne s’est pas posé la question sous cet angle là. Ce conseil, pro-israélien, a décidé de salir la mémoire de Mme Knoll pour imposer son ordre du jour et ses considérations politiques. Dans les faits, les tentatives de créer l’amalgame nauséabond entre l’opposition à la politique de l’Etat Israélien et l’antisémitisme sont des méthodes qui salissent les mémoires et qui contribuent à, ironiquement, légitimer un discours qui entremêle effectivement les deux.

                    Alors que lors de la « journée du retour à la terre » plus de 1000 Palestiniens et Palestiniennes ont été tuées par Tsahal, alors que Gaza subit toujours le blocus, alors que des révélations sur les raids secrets de l’aviation Israélienne sur la Syrie viennent d’être révélés, tenter de lier les deux est un acte sordide. Nous sommes solidaires du peuple Palestinien, qui subit l’occupation et les brimades de la part du colonialisme israélien, pourtant cela ne se lien nullement avec l’antisémitisme. Les Israéliens et Israéliennes comptent également parmi les otages de cette politique aventuriste et criminelle menée par le gouvernement de l’Etat hébreux.

                    Beaucoup, dans le cas de l’assassinant immonde de Mireille Knoll, ont voulu utiliser celui-ci. Non pour dénoncer l’antisémitisme qui existe dans la société, non pour lutter contre lui, non pour s’attaquer à ses racines, mais uniquement pour l’attiser ou l’utiliser à des fins politiques. L’enquête, pour le moment, ne démontre pas que le crime commis soit, à l’origine, un crime antisémite. Ce qu’elle démontre c’est que des stéréotypes antisémites -la richesse supposée, soupçonnée- sont à la base de celui-ci.

                                    L’antisémitisme existe, de pair avec les autres formes de racisme, au sein de la société de l’Etat français. Il est un poison, un fléau, un cancer à éradiquer. Les victimes sont à soutenir, sont à protéger. Mais il n’est pas acceptables que ceux et celles qui meurent de la bêtise, de la haine, de la crapulerie soient utilisés comme enjeu politique, à l’encontre de leur pensées, à l’encontre de leurs désirs. D’autant que le racisme, l’antisémitisme, est attisé par la politique réactionnaire de nombreux Etats, de nombreux agents, lesquels ne sont que trop heureux de pouvoir diviser les classes populaires, dresser les nations les unes contre les autres, scinder l’unité de celles et ceux qui partagent les mêmes intérêts. Trop heureux que la haine divise, sépare. Que la méfiance, la défiance, la peur, isolent. Ainsi, l’exploitation peut continuer dans les conditions les plus favorables pour ces parasites ! Ainsi l’impérialisme, qui est le terreau fertile de la guerre, peut s’étendre, légitimé par l’instrumentalisation de la souffrance des masses populaires de l’Etat français.

                    L’Unité Communiste de Lyon s’oppose à toute récupération. Elle considère que toutes celles et tout ceux qui usent de victimes comme promontoire pour leurs discours ne devraient que se taire. La solidarité est ce qui est à offrir, non les larmes de crocodile !

  • Lettre d’information n°2 de l’ICOR concernant la situation à Afrîne

    La traduction que nous vous proposons est une traduction issue de nos propres militants. Elle sera complétée et corrigée à la suite de la publication de la version définitive par l’ICOR.

    Lettre d’information n°2 de l’ICOR concernant la situation à Afrîne

    Chers camarades,

    Ci-dessous est la lettre d’information n°2 concernant les récents développements à propos de la solidarité avec Afrîne et contre l’agression fasciste Turque.

    1. Les forces armées des fascistes Turcs et les gangs fascistes qui leurs servent d’alliés ont occupé Afrîne. La journée d’action internationale prévue par l’ICOR et l’ILPS [Ligue Internationale des Peuples en Lutte] doit devenir un événement incontournable.

    Cédant face à la supériorité de l’armée Turque, les forces armées des YPG/YPJ ont du se replier. La population a été évacuée. A peu près la moitié de la ville a été capturée par les forces turques. 500 civils ont perdu la vie, 1030 ont été blessés, tandis que 820 soldats des FDS [Forces démocratiques Syriennes] sont tombés. Les FDS ont déclaré que désormais elles feront usage de la guérilla dans et autour d’Afrîne.

    Depuis le 20 janvier 2018, le régime fasciste Turc a mené une guerre d’agression contre le canton d’Afrîne de la Fédération Démocratique de Syrie du Nord / Rojava. La Turquie, membre de l’OTAN, a adjoint à son attaque des supplétifs syriens fascistes, lesquels se cachent sous l’appélation « Armée Syrienne Libre. » Dans les faits, les rangs de cette armée sont constitués de différentes cliques issues d’Al-Qaïda ; d’Al-Norsa et de l’Etat Islamique. Les combattants et combattantes des FDS, avec les Unités de Défense du Peuple et les Unités de Défenses des Femmes (YPG – YPJ) comme noyau dur, appuyés par les masses populaires, ont mené une résistance héroïque de huit semaines contre l’armée Turque, la seconde armée de l’OTAN, malgré sa supériorité numérique, militaire et technique.

    Dans le centre-ville d’Afrîne, de grandes manifestations et mobilisations. Le 8 mars, des milliers de femmes ont marché dans les rues de la ville assiégée pour dénoncer la violence du régime d’Erdogan à l’encontre des femmes. Les masses d’Afrîne ont offert une résistance vaillante.

    Dans le Kurdistan-sud/Irakien, là aussi, des centaines de milliers de personnes ont pris la rue. Les unités armées des FDS qui étaient engagées dans le combat contre les fascistes de l’Etat Islamique ont accouru à Afrîne pour renforcer la résistance sur place. Les combattants et combattantes du Bataillon International de la Liberté ont joué un rôle important dans la défense. Le MLKP nous a informé que, dans ce combat héroïque, leurs camarades Ruhat Askara ; Erdal Demirhan et Sedat Akyuz sont tombés. Nous portons le deuil aux côtés des familles de tous les combattants et combattantes de la Liberté, ainsi que des civils, qui ont donné leur vies pour la résistance.

    L’association Kurde KCDK-E a adressé un appel urgent au monde, écrivant : « La Russie soutient et aide l’attaque de l’Etat Turc contre Afrîne en retirant ses soldats des environs de la ville. Les USA ont déclaré que la coopération avec les forces kurdes ne concerne que la rive est de l’Euphrate et qu’ils n’interféreront pas avec l’occupation d’Afrîne. Les USA ont également déclaré qu’ils approuvaient cette occupation. Depuis le début, les Nations Unies ignorent les massacres de la population civile, le bombardement des villages et la destruction des foyers, opérations faites pour déclencher un mouvement de réfugiés. De ce faits, ils sont devenus des complices de ces crimes. Deux réunions du Conseil de Sécurité de l’ONU ont eu lieu, pour discuter de la protection des civils dans la guerre de Syrie. Aucune n’a adopté une résolution explicite en lien avec Afrîne et avec la population civile présente. L’Etat Turc ne reçoit pas seulement un soutien politique de la part de l’ONU, des USA et de l’UE. Pour l’attaque sur Afrîne, les armes de l’OTAN, les avions de fabrication américaine et les chars Allemands Léopard ont été utilisés. »

    L’armée Turque et le gang de fascistes ont subit des pertes lourdes. Au lieu du Blitzkrieg de trois jours escompté, il leur a fallu 58 jours pour pouvoir atteindre Afrîne ! Les combattants et combattantes de la Liberté ont épousé une cause juste et ont un moral intact, ce qui a joué un rôle décisif dans la victoire à Kobanê.  Cela est encourageant et une force grandissante de millions d’hommes et femmes ont pris la rue dans le monde entier en solidarité avec Afrîne. La solidarité internationale grandit de jours en jours. Nombre d’organisations de l’ICOR s’activent de tout cœur à l’animer. En Allemagne, 20 000 personnes ont manifesté à Hanovre en dépit des tentatives massives de blocage par la police.

    2. Actions internationales de solidarité avec Afrîne le 21 mars.

    Les développements récents  soulignent, avec un fort accent anti-impérialiste l’importance d’une journée mondiale d’action de solidarité avec Afrîne le 21 mars. L’ICOR rejoint l’ILPS dans cet appel commun. Le 21 mars est également le jour traditionnel du nouvel an célébré par les Kurdes et d’autres peuples du Moyen-Orient.  Plus encore, il est un symbole de résistance contre l’oppression, pour la Liberté et la Démocratie. Avec cette journée d’action, l’ICOR honore ses obligations contractées dans la mise en place du Pacte de Solidarité avec la lutte de libération Kurde, tant contre l’aggravation de la guerre impérialiste pour le dépeçage de la Syrie, que contre l’attaque du fasciste Turc Erdogan sur le canton d’Afrîne, au nord de la Syrie. La coopération avec l’ILPS, le mouvement de libération Kurde et ses alliés dans différents pays est à la fois une étape significative dans la coopération contre les forces impérialistes dans le monde, tout comme une étape dans le développement d’un « Front anti-impérialiste et antifasciste unifié » à l’échelle mondiale, dans l’esprit de la résolution finale de la troisième conférence mondiale de l’ICOR.

    3. Le but explicite de l’agression fasciste, selon Erdogan, est de liquider la Fédération Démocratique de Syrie du Nord et les réalisations de la révolution démocratique au Rojava.

    Cyniquement, les révisionnistes et les trotskistes ont poignardé dans le dos la lutte de libération nationale et déclarant que celle-ci fragmente la Syrie. Cela n’a pour but que de défendre le régime réactionnaire d’Assad et l’impérialisme Russe [|Pour ce qui est de la France, les Trotskistes ont applaudi à deux mains l’ASL, et ne se sont pas privés de participer hypocritement aux manifestations organisées par les Kurdes tout comme à celles organisées par les pro-Erdogan.] Nilüfer Koç, vice-président du Congrès National du Kurdistan (KNK), déclarait en mars 2018 : ‘La Fédération Démocratique de la Syrie du Nord (FDSN), est une alliance de Kurdes, d’Arabes, d’Assyriens, de Tchétchènes, de Turkmènes et des communautés religieuses Yezedies, Chrétiennes, Alévies et MusulmanesElle est une obstacle a la partition de la Syrie car elle se dresse pour l’unité de celle-ci et se bat pour la transformation radicale du régime actuel, répressif, du parti Baas. La FDSN combat pour l’unité et non la division de la Syrie.« 

    La défense d’Afrîne doit être un combat anti-impérialiste. Cela rend d’autant plus crucial la création d’un lien avec les travailleurs et travailleuses Turques et Arabes, tout comme les opprimés de foi musulmane, et d’agir contre tout séparatisme chauvin. La résolution de Seconde Conférence de l’ICOR au Moyen-Orient déclare : « Une coopération plus étroite entre les luttes de libération Kurdes et Palestinienne et des forces révolutionnaires croissantes peuvent donner une importante impulsion à la combinaison entre les forces révolutionnaires et progressistes. (…) La révolution démocratique [est] (…) un signal (…) qui illustre comment la lutte pour la démocratie et la Liberté peuvent déboucher sur une perspective positive. » A l’heure actuelle, les attaques réactionnaires et les menaces du régime sioniste en Israël, ainsi que celles de l’impérialisme Américain, contre la Palestine, le Liban et la Syrie se sont accrues. Elles ont déjà débouché sur des confrontations militaires directes. Après qu’un appareil militaire israélien, qui bombardait Damas, ait été abattu le 10 février, le Maher Al-Taher/FPLP a déclaré : « Tel Aviv n’est plus de maintenir isolés Gaza, le Liban ou la Syrie. … La coordination de la résistance a pris la décision stratégique de riposter sur chaque front contre Israël lorsque celui-ci attaque sur l’un d’entre eux. »

    Les forces anti-impérialistes sincères ont également des questions relatives à la coopération entre les FDS et l’armée Américaine. N. Koç a ainsi répondu a cet interrogation : « La Russie a exigé le leadership politique de la FDSN et que le canton d’Afrîne soit remis entre les mains du régime Syrien… Le Canton de Cizîrê, lui aussi, n’a pas été libéré pour les USA, mais bien pour les Kurdes, les Arabes, les Assyriens, les Yézédis, les Tchétchènes et les Turkmènes. Les YPG/YPJ et les Forces Démocratiques Syriennes sont constituées d’hommes et de femmes qui ne sont pas des mercenaires et des outils au service des USA.  La coopération des YPG/YPJ et des FDS avec les forces Américaines ou Russes était une coopération militaire contre l’Etat Islamique (…) Cela signifie : Cizîrê n’est pas une colonie Russe, ni Afrîne une colonie Russe (…) Les deux superpuissances [peuvent voir] les choses sous un angle différent, mais l’essentiel est la manière dont les habitants de la FDSN les conçoivent.(…) La résistance d’Afrîne parle pour elle-même : Afrîne ne sera pas une néo-colonie de quelque puissance que ce soit, quelqu’en soit le coût. »

    La bataille de Kobanê a déjà démontré que la solidarité internationale est une arme puissante. Elle est dirigée contre la contre-révolution internationale et contre tous les impérialistes. La révolution démocratique au Rojava est une épine dans le pied de tout ceux-ci. La lutte pour Afrîne, aujourd’hui, est une lutte pour tous ceux et celles que se sont dressés pour la paix, la liberté, la démocratie et le socialisme.

    4.Les récents développements de la situation à Afrîne illustrent qu’aucune aide n’est à attendre de la part des puissances impérialistes tant pour la population Kurde que pour les peuples de Syrie.

    Plus de sept million de personnes ont quitté la Syrie et près d’un demi-million ont été tués. Le régime réactionnaire d’Assad et toutes les puissances impérialistes et réactionnaires portent l’entière responsabilité de cette situation. Chacune veut se partager la Syrie sur le dos des peuples qui la composent. Les Etats-Unis, comme premiers fauteurs de guerre, veulent agressivement étendre leur influence, de pair avec l’OTAN. Les autres impérialistes et puissances régionales, comme la Russie, la Turquie, l’Iran ou l’Arabie Saoudite veulent se maintenir dans la région et accroître leur emprise.

    Il s’agit d’une évolution dangereuse, notamment car le grand nombre d’acteurs impérialistes, comme les USA, la Russie, Israël, l’Iran et la Turquie ont franchi l’étape de l’intervention directe avec leurs armées. Cela exacerbe terriblement le danger de guerre. Avec cynisme, les impérialistes occidentaux versent des larmes de crocodile sur les victimes civiles dans la Ghouta et dans l’est de Damas, en pointant du doigt les crimes de guerre d’Assad et de la Russie, notamment l’usage du gaz, mais restent silencieux sur la terreur exercée contre les civils par les gangs islamo-fascistes, gangs auxquels ils ont donné naissance. Dans le même temps, le silence est total quant à l’agression militaire faite par la Turquie, membre de l’OTAN. L’ICOR rejette catégoriquement toute intervention impérialiste dans quelque région de la Syrie que ce soit. Elle défend un mouvement pour la paix mondiale et pour la lutte des masses contre les agressions militaires par l’intégralité des puissances impérialistes sans exception.  L’ICOR rejette l’utilisation des armes chimiques, biologiques et nucléaires contre les peuples. Elle réclame le bannissement et la destruction de ces armes. Les intérêts du peuple Kurde, ainsi que de tous les peuples du Moyen-Orient ne peuvent être uniquement réalisés qu’à travers une lutte anti-impérialiste et la victoire contre l’impérialisme.

    Les développements récents démasquent la nature de l’impérialisme de manière claire. Les guerres impérialistes et le danger de guerre ne peuvent être éliminés que par la destruction du système impérialiste mondial, par la révolution. Seule la lutte pour un futur socialiste offre une issue.

    Pour parvenir a cette fin, l’ICOR et ses organisations membres doivent se renforcer davantage !

  • Le terrorisme comme arme de l’extrême-droite.

    Le terrorisme comme arme de l’extrême-droite.

    Le terrorisme comme arme de l’extrême-droite.

    La veille effectuée sur les attaques terroristes illustre d’une manière terrible la situation internationale : pas un jour ne passe sans qu’une bombe, une balle ou un véhicule ne soit utilisé dans le but de semer la terreur au sein des populations civiles. En Irak, en Syrie, en Afghanistan mais également dans de nombreux états africains, la mort frappe par surprise avec une régularité d’horloge terrifiante.

    Ces derniers jours n’ont pas fait exception. Un grand nombre d’attaques et d’assassinats ont été menés partout dans le monde.

    Fusillade à Waza, au Cameroun ; voiture bélier en Catalogne et à Charlottesville ; assassinat du dirigeant du TKP/ML – Tikko, Nubar Ozanyan, par balle… Le et caetera est terrible.

    La liste, chaque jour, s’allonge. Le traitement médiatique de ces attaques a été le reflet d’une terrible arithmétique : la valeur de la vie n’est pas là même en fonction de la position géographique et de l’origine. A nos yeux, ces morts sont des drames équivalents.

    Les pensées de nos militants vont, ainsi, vers les victimes de ces actes, vers leurs familles, vers les blessés. Nous exprimons notre solidarité par delà les océans et les frontières. Ces actes, hélas, ne sont pas isolés.

    Derrière les actions, un nombre incalculables de tentatives : incendies de mosquées, piraterie maritime contre les réfugiés, menaces de mort…

    Malheureusement les exemples sont légion.

    Quelles que soient les cibles, quelles que soient les auteurs, quelles que soient les méthodes, ces attaques portent une marque similaire : celle des provocateurs fascistes, des provocateurs réactionnaires, des assassins et des fauteurs de guerre. Chacun de leurs actes ne servent qu’à tuer, blesser, mutiler des civils, des membres des classes populaires ou ceux et celles qui vouent leur vie à servir le peuple.

    Leurs actions ne visent nullement à desserrer l’étau autour des opprimés et des exploités, mais, au contraire, à insuffler la méfiance, la paranoïa, la défiance et l’hostilité entre celles et ceux que tout devrait réunir. Ces crimes visent à briser toute solidarité entre ceux qui courbent l’échine sous le joug des mêmes exploiteurs.

    Le mouvement révolutionnaire et progressiste a parfois utilisé les attentats et les assassinats, il est vrai. Mais ces attaques ne furent jamais des crimes aveugles, des massacres commis pour envenimer les choses. Il s’agissait d’actes inclus dans une stratégie de défense ou de soulèvement.

    Lorsque les partisans, les combattants de la libération nationale, les révolutionnaires frappaient les rouages essentiels de l’ennemi.

    Lorsqu’ils frappaient ses moyens de communication, ses installations essentielles et ses agents.

    Rien de commun en cela avec les actes commis aujourd’hui. En plus d’un siècle et demi de militantisme, les révolutionnaires ont eu le temps de disserter sur le terrorisme individuel, sur l’usage de la terreur au sein des masses. Les communistes rejettent cette stratégie, laquelle sert in fine les intérêts de l’Etat et des exploiteurs, laquelle brise l’organisation des masses en mouvement politiques et syndicaux, laquelle dresse les uns contre les autres les membres des classes populaires.

    La stratégie terroriste renforçait les pouvoirs des Etats réactionnaires. Et c’est bien pour cela que les réactionnaires l’emploient.

    Fascistes et fascistes-obscurantistes, malgré leur haine de façade, marchent main dans la main.

    Ils marchent main dans la main dans leur course à la guerre réactionnaire, servant de valets aux grandes puissances impérialistes, qui les nourrissent lorsqu’elles le jugent nécessaire.

    Suprématistes blancs, identitaires et Daesh sont ainsi des alliés objectifs.

    Ils portent la même idéologie. Les uns et les autres se servent d’un argument de pseudo nostalgie d’un âge d’or fictif: Apartheid ; Califat ; Monolithisme racial… Mais ils veulent, en vérité, soumettre les classes populaires à la dictature intégrale  des exploiteurs ; refouler les femmes dans les églises, les maternités et les cuisines ; briser et brimer toute volonté d’émancipation, tout esprit de liberté.

    Ils sont les miroirs les uns des autres.

    Lorsque Daesh s’exclame que l’occident rejette les musulmans et les maltraitent, les fascistes y voient leur programme. Lorsque ces derniers commettent des attaques et des agressions , Daesh s’en sert de moyen de recrutement. Lorsque Daesh fait agir ses agents, les fascistes, en bons charognards, s’empressent de se servir de ces actes pour justifier leurs attaques contre les musulmans. Ainsi, le cycle se répète, s’intensifie, se poursuit.

    Lorsque ce cycle ne s’entame pas, les fascistes n’hésitent pas à opérer des attaques eux-mêmes, à mentir, à inventer des faits. Leur théorie pourrie étant incapable d’analyser la réalité, ils se doivent de la tordre. Mensonges et stratégie de la tension sont leurs armes. Tant que cela sert leurs objectifs, tout est bon. La leaderless resistance américaine, ainsi, mène assassinats, attentats, crimes sur crimes en rêvant que cela déclenche une « guerre des races ». Ils espèrent ainsi que les autorités feront appel à eux pour rétablir l’ordre et la discipline.

    Lorsque, en utilisant les arguments des fascistes, les impérialistes interviennent, sèment des bombes, sèment la misère et la surexploitation, ils créent les conditions d’implantation des organisations réactionnaires obscurantistes. Lorsque ces organisations attaquent, ces actions servent à renforcer les factions les plus belliqueuses des états dominants.

    Cette boucle est une boucle infernale. Elle est une boucle dont la conclusion est l’hégémonie politique des réactionnaires dans les pays impérialistes comme dans les pays dominés.

    Seules les organisations révolutionnaires peuvent la briser. Seules les organisations révolutionnaires peuvent avancer vers la voie de la paix, de l’émancipation de la fin de la misère et de l’exploitation.

    En stoppant les interventions militaires et la subordination économique. En nuisant à l’impérialisme des pays dominants dans les métropoles. En mobilisant les masses populaire pour abattre le pouvoir des agresseurs.

    En organisant les masses des pays dominés pour avancer sur le chemin de l’indépendance réelle, sur le chemin de l’émancipation.

    Ce n’est que lorsque le cercle terrible, menant à la mort et à la misère, sera remplacé par celui de l’entraide et de la coopération, sous le signe de la lutte politique contre la bourgeoisie, que les crimes finiront. Cette issue est la seule.

    Les fascistes et les charognards ne cherchent qu’à marcher sur les cadavres pour s’en faire des piédestaux. Ils ne veulent que les utiliser pour vociférer leurs discours de haine et de division.

    Ils utilisent la mort et la souffrance comme un moyen pour recruter et fédérer dans leurs projets guerriers.

    Ne prêtons pas l’oreille à ces vermines abjectes.

    Rejetons-les et chassons-les.

    Soyons solidaires, unitaires, et avançons ensemble, internationalement, dans la lutte contre l’impérialisme et, au premier chef, notre propre impérialisme !

    Ni guerres ni attentats entre les classes populaires.

    Unité et solidarité contre la bourgeoisie et ses serviteurs fascistes !

  • Hommage au martyr Nubar Ozanyan. Assassiné par les fascistes !

    Hommage au martyr Nubar Ozanyan. Assassiné par les fascistes !

    Hommage au martyr Nubar Ozanyan. Assassiné par les fascistes !

    Le 14 août, les communistes du monde entier se sont vu arracher un camarade, un frère d’armes. Un combattant du front militaire comme du front théorique.

    La camarade Nubar Ozanyan, plus connu sous son pseudonyme de commandant Orhan, est en effet tombé au Rojava, sous les balles de l’organisation fasciste-obscurantiste Daesh. Nul doute que cet assassinat doit remplir d’aise les fascistes turcs comme les fascistes-obscurantistes de Daesh. Pour eux, un implacable ennemi est tombé.

    Membre depuis 40 ans du Parti Communiste de Turquie/ Marxiste-Léniniste, commandant aguerri de la branche armée du parti, la Tikko (Armée ouvrière et paysanne de libération de la Turquie), le camarade Ozanyan laisse un grand vide, après une vie vouée à la lutte révolutionnaire, à l’éducation politique, et à la formation militaire des jeunes recrues qui combattent notamment dans le Rojava aujourd’hui.

    Mais, comme le chante le « chant de la Libération », aussi nommé « chant des partisans », « Ami, si tu tombe, un ami sort de l’ombre à ta place. » Nul doute que les jeunes cadres, les jeunes combattants et combattantes poursuivront sa lutte, poursuivront son combat.

    Nubar Ozanyan  est d’origine arménienne, né dans la Turquie kemaliste, laquelle s’est vouée à détruire tout ce qui ne rentrait pas dans le cadre de la « révolution » du « père des turcs ». Il lutta, avec bravoure et humilité, partout où le système capitaliste pourrissant, et où l’impérialisme semaient la mort. En Turquie, en Palestine, au Karabakh, en Arménie ou encore au Kurdistan, le commandant Orhan se battait du côté des opprimés, prouvant aux bourgeoisies impérialistes et compradores que désormais, elles ne connaîtraient plus que des revers, jusqu’à la victoire totale du camp du peuple.

    L’Unité communiste de Lyon se joint à la tristesse des camarades du TKP/ML, et des révolutionnaires du Rojava. Mais si l’homme est mortel, les idées de Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao, et Ibrahim Kaypakkaya , pour lesquelles Nubar Ozanyan a donné sa vie, ne le sont pas ! L’idéologie qui permet la libération des masses populaires est une hydre qui sans-cesse renaît, car, chaque jours, les capitalistes et les impérialistes dressent les masses populaires contre eux. Chaque jour, ils creusent leur propres tombes.

     Contrairement à ce que prétend la bourgeoisie, via son monopole médiatique, et via les relais de propagande de leurs éducations nationales, la flamme du communisme n’est pas éteinte ! Elle ne le sera jamais.

    Dans l’Etat turc et dans le Rojava, le TKP/ML mène la lutte aux côtés des kurdes du PKK, du PYD, du YPG et des YPJ , contre le fasciste Erdogan, et ses pions obscurantistes ; en Inde, la rébellions naxalite contrôle des régions entières où sont tenus en échec les capitalistes et leurs milices sanguinaires ; aux Philippines, la lutte de la Nouvelle armée populaire avance, malgré les oscillations et les trahisons des bourgeois, lesquels soutiennent le boucher Duterte ; au Pérou, la pensée du président Gonzalo guide encore ceux qui sont épris de liberté, et de justice.

    Partout où l’oppression sévit, les masses s’organisent et ripostent !

    Dans l’État français, le mouvement communiste, toujours divisé doit tourner ses yeux vers ces exemples. Nous devons nous inspirer de l’exemple du commandant Orhan, de son combat, de sa rigueur, de son humilité.

    Rassemblons nous, organisons nous, formons nous, ressuscitons le Parti communiste de la classe ouvrière, reformons le camps du peuple ! Le meilleur hommage à ceux qui sont tombés est de poursuivre leur combat, et de le mener à son terme !

    En Turquie, dans le Rojava, comme partout à travers le monde, les martyrs de la révolution nous regardent !

    Honorons les !

  • Attentat aux Champs-Elysées – combattre l’opportunisme.

    Attentat aux Champs-Elysées – combattre l’opportunisme.

     

    Jeudi 20 avril 2017, un homme a attaqué à main armée une camionnette de Police sur les Champs-Elysées, tuant un policier, en blessant grièvement un second ainsi qu’une touriste avant d’être lui-même abattu. Immédiatement après, l’organisation fasciste Daesh revendiquait l’attentat.

    Tout aussi immédiatement, les charognards habituels se sont empressés d’agir en fonction de leurs intérêts : François Fillon et Marine Le Pen ont ainsi immédiatement vociféré, s’empressant de dévorer les corps encore chauds, d’en faire des piédestaux pour lancer leurs discours de division, de haine, de fracturation des classes populaires.

    François Fillon, enfonçant le clou, parla même de « plusieurs attaques », malgré leur inexistence. Plongeant à pieds-joints dans les fake news, au détriment des preuves. Tant que la peur subsiste, la vérité peut bien être tordue en tout sens.

    Nous condamnons cet attentat comme une volonté d’attiser la division et la haine. Nous condamnons les récupérateurs, les nécrophages, qui, immédiatement, s’en emparent.

    Comme nous le mentionnions dans cet article déjà daté mais toujours valable : « Mettre dos à dos les fascistes et Daesh. » De facto, les deux sont des alliés objectifs et s’entraident dans un système de pensée circulaire qui se renforce mutuellement.

    La misère, l’exclusion sociale, le racisme sont un terreau de recrutement pour l’organisation obscurantiste. Celle-ci table son fond de commerce sur un discours symétrique à celui des fascistes : L’Islam et l’occident seraient incompatibles, antithétiques, irrémédiablement insolubles l’un dans l’autre. L’un et l’autre des discours se font écho, se répondent mutuellement, en bref, se montrent cohérents et compatibles l’un envers l’autre.

    Les deux sont les acteurs d’une prophétie auto réalisatrice.

    Plus l’extrême-droite avance ses pions idéologiques, plus ses tentacules pénètrent la société, les pensées, les actes, plus – par effet de symétrie – celles de Daesh trouvent un appui. Daesh, au contraire d’autres organisations prosélytes, ne prône pas un « califat mondial », une volonté d’évangéliser la Terre entière.

    Elle veut, dans une espèce de soupe informe mêlant nationalisme et messianisme, la création d’un califat localisé dans le Levant et en Irak. Au maximum, l’ensemble de ses branches revendique un territoire qui correspond grossièrement à l’expansion maximale du monde musulman avant la Reconquista et les Croisades.

    Les fascistes, eux aussi, défendent une propagande axée sur une volonté de contrôler, de conserver, de structurer un espace revendiqué comme national. Cela ne se double pas d’un message universaliste, d’une prétention d’apporter à l’humanité entière une réponse à ses problèmes, mais bien, uniquement, de clamer « chacun chez soi et chacun ses problèmes. »

    L’un et l’autre des projets ne s’excluent pas mutuellement. Les fascistes se gargarisent du chaos que peut semer Daesh -n’hésitant pas, comme en est soupçonné le Flamand Claude Hermant, à fournir aux assassins l’armement nécessaire à leurs opérations. D’une part par appât du gain, de l’autre par véritable intérêt politique. Le chaos réactionnaire est l’opportunité, pour les fascistes, d’arriver comme des sauveteurs, des sauveurs, et d’être appelés au pouvoir. C’est ainsi qu’ils ont toujours obtenu leurs fonctions, les urnes étant, au final, secondaires. Faciliter la tâche de leurs alliés -objectifs et même subjectifs dans ce cas de figure – est donc parfaitement dans leurs cordes.

    Il ne fait pas de doute que la présidentielle dans l’Etat Français est dans les esprits de Daesh. Cette attaque est un cadeau fait à l’extrême-droite. C’est une offrande.

    L’ironie des ironies est que ceux qui s’empressent de jouer les spéculateurs forcenés, de faire monter les enchères, sur la mort de ce policier, n’auraient probablement pas bénéficié du moindre soutien de celui-ci de son vivant.

    Xavier Juegle, 37 ans, était un policer membre du syndicat FLAG !, la branche LGBT+ de la Police, au sein duquel il était particulièrement impliqué. Il était également pacsé avec son compagnon, et, depuis peu, père adoptif. Les documents qui ont pu être rassemblés sur ses opinions et sur ses pensées laissent peu de doutes quant au fait qu’il n’aurait probablement pas glissé un bulletin national-catholique ou fasciste dans l’urne.

    François Fillon et Marine Le Pen, tous deux hostiles au mariage pour tous et toutes, tous deux hostiles au PACS, tous deux hostiles à l’adoption pour les couples homosexuels, n’indiquent pas une forte proximité avec les positions de la victime.

    Les opportunistes n’en ont cure, ils se nourrissent, en bons charognards, de tout ce qu’ils peuvent trouver, quitte à tordre la vérité.

    En revanche une partie de l’extrême-gauche a été immédiatement ciblée par les « démocrates », les « progressistes », sous le prétexte qu’un policier progressiste ait été tué, et que cela exige que les communistes et les anarchistes marchent main dans la main et pleurent de concert avec la police républicaine.

    Il est essentiel de répondre à ceci.

    Lorsque les manifestations de policiers eurent lieu, l’an passé, l’Unité Communiste de Lyon avait déjà donné une position sur la Police. Oui, il existe des policiers authentiquement progressistes, gentils, aimables, sincères dans leur volonté de faire régner une certaine idée de la justice et de l’ordre public. C’est une indéniable vérité. Cependant, il est tout aussi indéniable que les idées progressistes sont loin d’être hégémoniques au sein de ce groupe social.

    Il existe une grande part de membres de la police qui, à l’inverse, sont des réactionnaires convaincus, des fascistes de premier ordre, des brutes épaisses enrobées de sadisme. C’est, également, un fait indéniable.

    L’existence d’une aile gauche et d’une aile droite, de positions plus progressistes et de positions plus réactionnaires est une constante dans chacun des compartiments de la société, quelque soit l’échelle. Même entre deux individus, l’un sera plus progressiste, l’autre sera plus réactionnaire. De même Il existe des ouvriers réactionnaires et des bourgeois progressistes.

    Cependant, notre rapport à la Police n’est pas un rapport individuel, il est une question de fonction sociale.

    La fonction de la police est d’exécuter les ordres de l’Etat bourgeois, de maintenir l’exploitation la plus efficace des travailleurs par la bourgeoisie. Elle est le moyen par lequel l’ordre tient, reste, résiste contre les volontés de changement, contre les volontés de transformation de la société. Elle n’est pas, contrairement aux prétentions de Lutte Ouvrière, une part de la classe ouvrière, elle est un corps détaché, séparé, dévoué uniquement à la répression. Par sa fonction, elle représente, indépendamment de la qualité de ses membres, un ennemi.

    Que la police le fasse dans le respect de la déontologie, comme le voudrait Mélenchon, ou dans la violence maximale, comme l’appelle de ses vœux Le Pen, ne change pas le fond de l’affaire. Elle est une ligne de défense de l’ordre bourgeois contre les travailleurs, contre les révolutionnaires.

    Certes, il est plus agréable de savoir la police contenue par des règles et des brides, mais elles sont illusoires et seront lâchées dès qu’une menace apparaîtra.

    C’est pour cela que nous ne nous réclamons pas de l’esprit « Charlie », que nous n’avons pas « embrassé un flic. »

    Nous condamnons cet attentat comme étant l’expression d’une volonté de chaos réactionnaire, d’une volonté consciente de servir la soupe aux fascistes.

    Nous sommes solidaires des familles des victimes et nous exprimons notre solidarité. Nous ne nous réjouissons jamais des tueries et des massacres.

    Mais nous ne saurions clamer « vive la Police. » Nous ne saurions soutenir les forces de répression et acclamer leur œuvre.

    Nous ne saurions acclamer l’Etat bourgeois et de ses gouvernements, grands fournisseurs du terreau fertile d’où naissent les réactionnaires.

    Les thèses et les discours qui promeuvent la division, la fracturation des classes populaires, ces thèses dont les fascistes et les obscurantistes sont porteurs, doivent être balayées sans la moindre concession.

    L’unité populaire est l’arme contre ceux qui veulent instiller la division.

    L’unité populaire est le fer de lance de la contre-offensive contre les exploiteurs et leurs alliés réactionnaires -occasionnels ou réguliers.