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  • Que comprendre du discours d’Emmanuel Macron au Parlement ? Partie 1

    Que comprendre du discours d’Emmanuel Macron au Parlement ? Partie 1

    Que comprendre du discours d’Emmanuel Macron au Parlement ?

    Partie 1 : Concentration du pouvoir et des impôts.

    Emmanuel Macron s’est exprimé devant le Parlement, réuni à Versailles, le 9 juillet. Dans un décorum d’Ancien Régime, il a pris la parole et s’est adressé aux parlementaires dans un discours fleuve de 85 minutes. Le coût de l’événement, immense, a contribué à entretenir une crispation autour des dépenses de la présidence de la République, entre usage de jet pour 100 pauvres kilomètres, vaisselle hors de prix et piscine privée à Brégançon.

    Mais le fond de l’affaire est ailleurs. Il est dans le fond du discours plus que dans la forme qu’a pu prendre cet événement. Les prétentions d’humilités qu’a pu mettre en avant le Président de la République ne peuvent qu’être risibles dans le sanctuaire du pouvoir monarchique. Un semblant hypocrite d’autocritique a été tenté. Il ne concerne que quelques points particuliers. Nous ne voyons pas auprès de qui s’excuse le Président de la République, tant il a pu remplir avec un zèle dévoué les objectifs que lui ont assignés les grands et grandes bourgeois et bourgeoises. Cependant, de l’autre côté il annonce des résultats magnifiques, résultats qu’un an d’exercice du pouvoir de peuvent permettre de mesurer, même dans le cadre de la politique bourgeoise, en particulier concernant l’éducation. Cela mis de côté, le fond du discours est plus que glaçant.

    La conception du pouvoir chez Emmanuel Macron pourrait quasiment être caractérisée comme un orléanisme à la sauce macronnienne. Au travers de lui, la bourgeoisie exerce en commandite directe le pouvoir. Humble, mais pas tant que ça, puisque tout suinte l’arrogance d’un pouvoir qui avance, pour reprendre la formulation de Clausewitz « en vedette », il est sur la crête de la vague et doit poursuivre son avancée avant que le contrecoup de sa politique de kamikaze ne l’entrave ou ne le paralyse.

    Certaines caractéristiques de l’État vu par Macron peuvent évoquer un retour à une période gaullienne, avec une concentration des pouvoirs et une concentration des compétences entre les mains de l’État. Le projet de réforme constitutionnelle de LREM vise à cela. Il vise à réduire le nombre de parlementaires, donc de réduire la représentativité de ceux-ci -déjà plus que minable en régime bourgeois- il vise également à changer la fonction de Président et à pouvoir doter celle-ci d’un pouvoir plus étendu. Pour le moment, le Président, hormis ce discours, n’a pas la possibilité de s’exprimer devant les parlementaires ni de débattre avec eux. N’étant pas responsable devant le parlement, il ne peut participer à cet événement au nom de la séparation des pouvoirs. Avec la réforme constitutionnelle, il le pourra.

    Seul des naïfs invraisemblables tels que Jean-Luc Mélenchon peuvent y voir une avancée ou une démocratisation. Celui-ci s’est exprimé « Victoire ! Macron s’incline. La prochaine fois, il devra écouter et répondre. Victoirissime, » Nous ignorons où Monsieur Mélenchon voit une victoire dans le fait que les pouvoirs se concentrent davantage entre les mains du Président de la République. Même les élus de « Les Républicains » ont fait preuve d’une clairvoyance nettement plus importante, en qualifiant cette manœuvre de « fusion » entre le poste de président et de premier ministre, l’irresponsabilité en plus. Dictant l’ordre du jour des débats, il pourra donner le ton à sa majorité, ajouter un système de commande directe de l’exécutif sur le législatif. Mélenchon ne le voit pas, car il est aveuglé par cette idée de mano-à-mano entre lui-même et le président de la République, tout comme son obsession l’avait poussé à se présenter à Hénin-Beaumont pour faire face à Marine Le Pen. Pourtant, son virage à 180° cinq ans après semblait illustrer un certain renoncement à ce genre de pratiques, qui ne lui portèrent guère chance.

    La culture politique de Macron, comme mentionné plus haut, est celle d’un orléaniste. Elle est celle de la direction directe, absolutiste. Il ne voit dans le Parlement qu’un rempart inutile, un espace de tergiversation et de négociation sans raison, autre que pour respecter la tradition. Missile kamikaze de la bourgeoisie, il n’a que faire de ces négociations, de ces entraves. N’ayant, pour le moment, pas l’intention de réfléchir à l’avenir politique, elles lui sont pénibles, lui sont insupportables. Au mieux le Parlement doit être une chambre d’enregistrement qui doit répercuter servilement les désirs de la grande bourgeoisie.

    Le discours, en tant que tel, n’est pas si libéral. Il est pire. Il met fin au pseudo-tabou libéral de la non-intervention de l’Etat. Au contraire, il annonce que les contribuables -payant des impôts auxquels la bourgeoisie se soustrait d’ores et déjà- paieront pour aider les grands trusts et les grands monopoles à maintenir ou accroître leurs taux de profit. In fine, cette taxation pour aider la grande bourgeoisie est un prélèvement sur salaire. Les travailleurs et une part de la petite bourgeoisie devront davantage cotiser pour que les grands patrons et les grands bourgeois ne soient pas menacés par la crise. En clamant qu’avant de partager le gâteau, il faut un gâteau, Emmanuel Macron indique que les prochaines années se dérouleront sous le mot d’ordre du sacrifice pour que «un jour » l’économie soit en embellie et que le mensonger ruissellement reprenne. En attendant, il promet une résurrection économique sous l’égide d’un capitalisme « populaire ».

    « Si l’on veut partager le gâteau, la première condition est qu’il y ait un gâteau. Et ce sont les entreprises, rassemblant actionnaires, dirigeants et travailleurs, ce sont les producteurs qui font ce gâteau et personne d’autre. Il est mensonger de défendre les salariés si on ne défend pas les entreprises. »

    Derrière le slogan de capitalisme populaire se cache une nouvelle farce au goût amer. Il s’agit de faire participer les travailleurs et les travailleuses au capitalisme. Les faire participer en investissant dans leur propre machine à exploiter, dans l’espoir que cela leur donne la possibilité d’être des travailleurs-actionnaires. Dans les faits, il s’agit, là encore, d’une saisie directe sur le salaire des travailleurs, et d’un actionnariat plus que pervers. Cette duperie sous vernis autogestionnaire contribue à saper la situation des travailleurs et des travailleuses. D’une part car le taux de profit de l’entreprise aura une conséquence directe sur les rentrées d’argent des exploités, mais également car ils auront tout intérêt à le hausse au maximum, quitte à devoir sacrifier sur d’autres plans, au niveau des conditions de travail ou au niveau des licenciement. Ce genre de marché de dupe fait que cette parodie d’autogestion est un coup de poignard dans le dos des travailleurs. De plus, il offre au grands bourgeois des garanties de capitaux, tandis qu’ils peuvent commettre des délits d’initiés à la chaîne.

    La question de la fiscalité est évoquée de nouveau, mais pour servir d’artillerie lourde dans le but de pulvériser les droits sociaux. Auparavant, les caisses de cotisation sont le fait des travailleurs et des travailleuses (au sens large) eux et elles-mêmes. Ces cotisations permettent de doter la Sécurité Sociale ; l’assurance chômage et les retraites d’un budget de fonctionnement. Ce budget de fonctionnement est ce qui garantit des droits individuels à la santé, à la retraite, au chômage. A l’origine, l’Etat lui-même n’avait pas de droit de regard sur ces questions. Innaceptable pour la grande bourgeoisie ! Elle n’a eu de cesse de vouloir mettre tout cela sous la coupe de son Etat, pour le brimer, le réduire et le briser. Macron, désormais touche au but. Sa fiscalité rassemble sous la même ligne de compte l’ensemble de ces caisses séparées.

    « La solidarité nationale est de plus en plus financée par l’impôt, ce que vous avez voté en matière d’Assurance Chômage a ainsi supprimé toute cotisation salariale remplacée par la CSG mais il faut bien expliquer l’ensemble de cette réforme, ne pas voir que la CSG qui augmente d’un côté, en oubliant que ce sont toutes les cotisations sociales salariales qui ont baissé de l’autre. »

    CSG -dont on peut remercier Michel Rocard, membre du Parti Socialiste- qui, malgré ses apparences, est payée dans la sa très grande majorité par le prolétariat et une partie de la petite bourgeoisie. La grande bourgeoisie s’y soustrait, car les revenus du capital sont taxés d’une manière ridiculement faible (1,1%). Désormais, l’Etat possède la haute main pour ventiler les rentrées d’argent de l’impôt comme bon leur semble. Voilà l’annonce de Macron :

    « il n’y a plus un droit au chômage, au sens où l’entendait classiquement, il y a l’accès à un droit qu’offre la société mais sur lequel on ne s’est pas garanti à titre individuel, puisque tous les contribuables l’ont payé. »

    Il n’existe donc plus de droit au chômage fruit des cotisations individuelles. Il existe une aumône que l’Etat bourgeois pourra verser, selon ses modalités, sont son bon vouloir, aux pauvres, aux sans-le-sou, aux exclus et exclues qui, à ses yeux, le mériteraient. La contrepartie empoisonnée, la voici :

    « Cette réforme a permis d’améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs tout en préservant la compétitivité et en garantissant le maintien des droits mais ceci conduit aussi à transformer la philosophie même de notre solidarité nationale et en quelque sorte d’en retrouver le sel. »

    La grande bourgeoisie promet plus de salaire direct contre une réduction massive du salaire indirect. Ce qu’elle entend par pouvoir d’achat ne peut être compris autrement qu’en termes de bénéfices engrangées par les fabricants de biens de consommation. En fait de cadeau fait aux masses populaires, il s’agit de cadeaux faits aux grands trusts. De plus, la dévastation de la protection sociale obligera les masses populaires à se tourner vers les assurances, les fonds de pension, les mutuelles. Voilà l’objectif final de la bourgeoisie : mettre le main sur un marché qui lui échappait, sur une manière d’engranger des sommes faramineuses sur la santé et la maladie, sur la misère et la souffrance. D’autant que cette trésorerie lui offre aussi des moyens de réaliser des investissements profitables ailleurs. Rappelons-nous un instant du rôle de ces caisses dans la crise des subprimes. Certains et certaines ont tout perdu dans cette gigantesque arnaque. Voici le « sel » que Macron souhaite retrouver.

  • FISC et lutte des classes – Partie Finale – Macron le royaliste.

    FISC et lutte des classes – Partie Finale – Macron le royaliste.

    Macron le royaliste

    Partie finale. 

    Macron, au final, se montre particulièrement radical dans son rapport à l’impôt.  Son but est de faire une réforme particulièrement profonde du système d’imposition, pour le ramener à celui préconisé par le bâtisseur de forteresse qu’était Vauban.

    D’une part, il liquide déjà l’impôt sur la fortune, en ne l’appliquant plus que sur les possessions immobilières, mais sans que le patrimoine ou le capital ne soient touchés.

    De l’autre, il initie un vaste mouvement de réforme par rapport à l’impôt sur le revenu, en faisant réduisant les cinq tranches d’imposition  -qui déterminent le pourcentage des revenus taxés- pour les faire passer à trois. Au lieu d’avoir un lissage de la courbe de progression de l’impôt, ce sont de véritables cataractes qui se forment. Des marches de géants. Cela signifie que sur le seuil de la marche, la taxation est terriblement vécue, tandis qu’au sommet, elle est ridicule. Pour peu que les revenus soient tout juste au dessus du début de la marche, le taux est astronomique. A l’heure actuelle, déjà, passer de l’exemption à la première tranche se ressent vivement. Cette marche est, pour les ménages modestes, une véritable marche, dans laquelle les impôts représentent une charge lourdement vécue. Moins de tranches, c’est moins de progressivité. C’est une inégalité nettement creusée.

    Moins de taxe pour les riches, tout pour les pauvres ! Tel est le slogan de la fiscalité Macron.

    Un aspect très important se profile également, la question de la Cotisation Sociale Généralisée.

    Un grand nombre de cotisations vont être transférées sur la CSG. Or, cet impôt est prélevé sur les comptes épargnants par les banques. D’une part, c’est une hausse injuste, la bourgeoisie ne fait pas dormir son argent sur ses comptes, mais investit, donc cela se répercute sur les petits épargnants et les Plans Epargne-Logement, d’autre part, cela accroît le contrôle des banques sur leurs clients. Les banques sont en cooptation avec l’Etat pour devenir un organisme de perception, ce qui lui donne un regard sur les entrées et les sorties de revenus de ses clients. Donc sur leur santé financière d’ensemble.

    La CGS remplacera, notamment, la taxe d’habitation. Tout d’abord en augmentant la CSG, puis en baissant cette dernière.

    La taxe d’habitation, nous l’avions mentionné plus en amont, est une taxe qui est généralement haïe par les locataires. Elle est épouvantablement lourde, et représente un vrai budget pour les ménages, surtout les plus modestes. Pourtant, cette taxe est une garantie de la possibilité de disposer d’une autonomie financière pour les mairies. Le fait de tout faire fusionner dans un grand pool fiscal, entre les mains de l’Etat, lui permet de pouvoir ventiler comme bon lui semble son budget.

    Cela signifie, fondamentalement, que l’Etat peut mettre fin aux autonomies locales, lesquelles représentaient une démocratisation. Il lui est possible de réduire les salaires, de réduire le nombre de postes, de pouvoir brider certaines fonctions. Au lieu d’un impôt maitrisé, l’Etat peut étrangler les mairies qui déplaisent ou qui n’ont pas un poids politique suffisant. Cela se sent déjà avec la réduction de 320 millions de la dotation pour les collectivités locales. Cela s’accentuera par la suite.

    Gérard Collomb, ex-maire de Lyon, ministre de l’Intérieur, s’est ainsi fait épingler pour le fait d’avoir capté la quasi intégralité du budget des métropoles de Rhône-Alpes Auvergne, privant de subsides Saint-Etienne et Clermont-Ferrand.

    Plus grave encore, la Sécurité Sociale :

    La suppression de la Sécurité Sociale est un doux rêve de marchand de mutuelles. Une nouvelle fois, Macron fait preuve d’un immense sens de la démagogie. Il promet une suppression d’une très large partie des charges sociales, salariales ou patronales –in fine, elles sont les mêmes, car toujours issues du salaire- en échange d’un petit peut plus de salaire net. Au final, parce qu’une incompréhension de ce qu’est le salaire brut existe chez une large partie des masses, il existe une adhésion à ce projet.

    Il est vécu comme une augmentation de salaire, mais il est, en vérité, une baisse de celui-ci.

    Mieux encore, cette hausse de salaire provoquera une inflation, et sera donc absorbée au sein de celle-ci. Mais, et c’est là la joie des patrons et des patronnes, cet argent ne sera plus immobilisé par des cotisation, mais circulera, créant du PIB, de la croissance, de la richesse en plus pour leur classe sociale de parasites. Le pouvoir d’achat promis est bel et bien fourni, mais auprès des patrons et des patronnes.

    Mais l’objectif est atteint, l’autonomie financière de la sécurité sociale sera tuée, et elle sera rattachée au budget général de l’Etat, lequel pourra ventiler, là aussi, comme bon lui semble l’argent des travailleurs et des travailleuses.

    Le ministère de la santé a indiqué, pour rassures les inquiets et les inquiètes, que aucune médicalement ou soin important ne serait déremboursé. Nous soulignons ce terme, car, en raisonnant par opposition, il offre une très grande possibilité d’action pour détruire le remboursement d’un très vaste panel de soins.

    Cette logique se retrouvera très certainement dans la réforme des retraites qui se préparent.

    Retraites : secret défense.

    Ce point souffre d’une très grande vacuité, pour une raison éloquente : très peu de choses ont filtré sur la réforme des retraites.

    Autant, sur les réformes du code du travail, des éléments ont été portés à la connaissance du public, autant, dans la démocratie bourgeoise de Macron, les masses sont interdites de connaître leur sort.

    Cependant, il est évident que l’intention de Macron, lorsqu’on jette un regard sur sa ligne politique, ne peut être que liquidatrice.

    Une finalité bien sombre.

    Fondamentalement, Macron semble avoir l’intention d’intégrer et d’associer les mutuelles ainsi que les assurances au fonctionnement du système de soin et de protection. Cela pousse à penser que nous serons bientôt confrontés à un mode de gestion à l’Américaine, avec, par ailleurs un regard inquisitorial de ces organismes privés.

    A savoir que les assurances, les mutuelles, les banques achètent des données aux réseaux sociaux, au « big data », dans le but de proposer des contrats individualisés. l’idée est que plus vous risquez d’avoir besoin de soin, plus la facture sera lourde. Belle mentalité.

    Dans l’ensemble, après une mise en perspective au regard de l’histoire du fonctionnement du système d’imposition, quelque chose saute aux yeux. Les impôts et le système d’imposition sont le reflet de la lutte des classes. La forme d’imposition, qui paie et pour quoi sont indexé sur la lutte que se mènent la bourgeoisie et le prolétariat. Après une montée en puissance et des avancées, sous l’angle des luttes, sous l’angle de l’organisation syndicale et politique, une lente descente aux enfers se produit. L’affaiblissement des organisations de lutte et de masse suit parfaitement l’accroissement de la charge que font peser les bourgeois et les bourgeoises sur les épaules de celles et ceux qu’elles exploitent.

    Tout cela amène de l’Ancien Régime à une forme rénovée de celui-ci.

    Macron ne s’attaque pas de manière directe aux systèmes de protection sociales, mais, comme un disciple de sir Basil Lidell-Hart, il privilégie l’approche indirecte. En attaquant par le financement, il fait d’abord pourrir l’arbre entier, avant de scier la branche. En détruisant leur financement, il le met à mort à plus ou moins brève échéance . Bien que camouflée, c’est une attaque d’une ampleur jamais vue. Même de Gaulle, avec les pleins pouvoirs d’avait pas réussi à mettre en place un tel dispositif de retour en arrière, un tel transfert de la plus grande majorité des coûts auprès des classes populaires et d’une partie de la petite bourgeoisie.

    Tout ceci se paie cher. Il ne fait aucun doute que le niveau de vie de la population, d’une manière générale, en particulier pour les classes populaires, va plonger d’une manière inédite. De fait, cela se traduira immanquablement par des troubles, par des tensions. Macron, qui est mandaté par la bourgeoisie pour briser les protections sociales, fait son travail avec une grande efficacité. Il est l’agent du chaos et de la destruction sociale.

    Toujours est-il que, en détruisant le centre de l’échiquier politique, en créant une situation inédite et à forte entropie, il ouvre une voie à l’arrivée, dans quatre ans, d’une vague réactionnaire d’une intensité particulièrement forte, invitée au pouvoir par la bourgeoisie pour écraser les masses, pour  imposer par la force l’ordre dans une France où la colère populaire sera explosive.