Étiquette : Covid19

  • Combien de confinements ?

    Combien de confinements ?

    Après bientôt une quarantaine de jours de confinement, la question qui est légitimement dans tous les esprits est : comment en sortir ? Or, la réponse n’est absolument pas évidente.

    Ces dernières semaine, la mortalité a été extrêmement fortes. Plus de 21 000 morts, principalement des personnes âgées. Mais le bilan est loin d’être encore réellement réalisé. Il a déjà été annoncé que la mortalité anormale avait largement dépassé celle de la canicule de 2003 tout comme celle de la plupart des épidémies de grippe saisonnières. Et l’épidémie n’est pas encore terminée. Nous adressons nos condoléances les plus sincères à toutes celles et ceux qui ont perdu un être cher. Nos pensées vont vers eux et elles.

    Malgré ces terribles deuils, il est important de reconnaître que le confinement a permis un aplanissement de la courbe des infections. En dépit de toutes les inégalités, en dépit des violences policières innombrables et cruelles, en dépit des violences conjugales et familiales, le confinement à contribué à éviter une destruction complète du tissus hospitalier.

    Mais quelque part, il est aussi victime de son succès. Avec un taux d’infection de 5,7 % (estimé) de la population, le confinement a fonctionné. Mais il laisse aussi un sentiment amer et inquiétant : celui d’une pandémie qui est loin d’être terminée. Il n’est pas non plus rassurant de penser qu’il y a eu une saturation des services de santé avec un taux d’infection qui est demeuré, malgré tout, très bas.

    Cela signifie qu’il reste donc, au minimum, un potentiel de 94,3 % de la population qui court le risque d’être touchée, en partant du principe d’une immunité acquise à 100 %. Principe qui d’ailleurs n’est pas encore avéré et qui est, en dernière instance un problème insurmontable.

    La question qui se pose est de savoir quels sont les projets du gouvernement, projets qui ont tendance à avoir l’air pris au jour le jour, avec des ordres, des contre-ordres, des revirements brutaux…Une partie de ce qui suit est donc du domaine de la spéculation. Spéculation cependant alimentée par des principes de rationalité qui sous-tendent tout raisonnement.

    En somme, nous pouvons penser que les objectifs du gouvernement sont les suivant :

    • Tenter de juguler au plus vite et avec le moins de casse possible la crise pandémique. En réalité il n’y a pas d’intérêt au fait de causer des morts.
    • Tenter de limiter la pression au maximum sur le cœur de l’économie à la fois pour éviter de nuire aux intérêts de la grande bourgeoisie, mais également pour tenter de limiter le délitement du tissus économique du pays.
    • Tenter de ménager une certaine stabilité politique dans le pays pour éviter une crise politique majeure.
    • Ne pas se laisser enterrer par les États qui peuvent se permettre une politique de remise en route beaucoup plus rapide et brutale.

    Mais ces objectifs sont extraordinairement difficiles à atteindre sans que cela ne dépasse les limites de l’acceptable pour la population, déjà largement échaudée par l’incompétence du gouvernement et par les tensions sociales préexistantes. Il existe des points de ruptures qui sont déjà dépassés, notamment dans les quartiers populaires, dans lesquels 40 jours d’isolement n’ont absolument rien de romantique ou de reposant, bien au contraire. Plus les discriminations sociales étaient fortes avant le confinement, plus elles ont eu tendance à s’accentuer, avec d’ailleurs le rôle de catalyseur, voire de détonateur, de la police.

    L’idée d’une reprise progressive le 11 mai, puis d’un retour en classe le 18 mai, est probablement une remise en route temporaire. Il serait tout à fait envisageable et rationnel pour le gouvernement, et conforme aux intérêts de la bourgeoisie, que de tenter au maximum de faire coïncider une nouvelle étape pandémique avec la prise des congés payées.

    • D’une part cela éliminerait le besoin d’une législation spéciale sur la réduction de celles-ci, ce qui serait mal perçu et pourrait accentuer encore davantage les tensions.
    • De l’autre, le secteur du travail saisonnier (hors agriculture) risque, quelque soient les scénarios, de demeurer fermé.

    Nous nous dirigeons donc vers une possible série de confinements, suivis de sas de décompression, pendant lesquels la maladie se répand à nouveau, puis avec de nouveaux confinements. Ces espaces permettraient des contaminations « contrôlées » et adaptées à la dimension du système hospitalier.

    Mais, d’une part cette solution va se heurter au poids de plus en plus grand de l’endettement et de la concurrence internationale toujours plus aiguë. La baisse de la consommation intoxique aussi l’espoir d’une reprise rapide de l’économie. Et ceux et celles qui, sous la sidération, ont accepté des mesures d’autorité, les accepteront-ils à nouveau, la deuxième ou la troisième fois ? La lassitude pourrait très bien faire triompher des lignes hostiles au confinement, lignes soutenues par les franges des exploiteurs les plus radicales et les plus déterminées à sacrifier des vies humaines.

    Pour relancer l’économie et éponger rapidement la dette, il n’est d’ailleurs pas exclu que soit mis en marche la menace de taxer l’épargne. Cette taxe, non seulement frapperait les plus petits épargnants, mais pousserait à sortir l’argent des comptes pour le dépenser. Cette mesure est extrêmement inéquitable, puisqu’elle ne touche pas aux investissements, aux placements, à l’immobilier, ce qui représente le patrimoine des plus aisés.

    Pour faire accepter cette stratégie, maintenir le pays sous contrôle, pressurer le plus vulnérables, gérer le chaos de la perte de plusieurs millions d’emploi, des mesures politiques seront certainement mises en œuvre. Il n’est pas dit que la notion de liberté démocratique ne change pas de sens rapidement, sur l’autel de la gestion de crise.

    Quelque choix les stratégies employées par le gouvernement, il n’en reste pas moins que la réponse reste la même : préparer les luttes à venir, quelques soient leurs formes. Mais surtout, préparer également une réponse politique à la hauteur des enjeux de la période. Une réponse politique qui ose poser la question de la nature du régime, de la nature du pouvoir et de quels intérêts sert l’État.

    Cette crise, la crise économique et la crise écologique doivent mettre à l’ordre du jour l’idée d’un pouvoir populaire, seul à même de mettre fin à la dictature des rendements financiers, à la dictature de l’argent.

    Cette pandémie, est, en réalité, non pas un événement isolé, mais bien un symptôme de la déstabilisation des écosystèmes. Il est vital que cette déstabilisation s’arrête.

    La philanthropie, la charité, ne seront pas les réponses efficaces à ces maux. La seule réponse est par une gestion démocratique et populaire de l’ensemble des moyens de production des richesses et par l’exercice du pouvoir politique par celles et ceux qui les produise.

    Elle passe aussi par le fait de chasser du pouvoir les pantins des exploiteurs. Cela demande donc d’être organisés et organisées.

    Nous sommes dans le purgatoire du confinement. Ce temps peut, et doit, être mis à profit pour avancer sur cela, pour se préparer à affronter la sortie.

    Confinement I, confinement II, ou pas, organisons-nous pour ne plus revivre cela !

  • Communiqué de l’UCL sur le 11 mai.

    Communiqué de l’UCL sur le 11 mai.

    Comme l’ensemble de la population, nous avons pris note de la déclaration d’Emmanuel Macron relative au déconfinement.

    Nous considérons que nous sommes hostiles, dans l’état actuel des choses, à ce que l’activité des écoles et d’un grand nombre de lieux de travail reprennent le 11 mai.

    Nous considérons que, à l’heure actuelle, il n’existe aucune des conditions qui puisse permettre à cette reprise d’avoir lieu dans des conditions de sécurité suffisantes.

    A l’heure actuelle, les études sur l’immunité acquise contre le virus donnent des résultats plutôt déprimant.

    • A Wuhan, seul 2 à 3 % du personnel médical, pourtant très exposé, a développé des anticorps.
    • Il y a eu des cas de recontamination (il y a eu plusieurs cas recensés en Corée du Sud), ce qui laisse supposer une caractère cyclique de l’épidémie, notamment du fait des mutations du virus.
    • Certaines études laissent supposer que les réactions immunitaires, plus fortes après la première exposition, pourraient en réalité aggraver l’état de santé des patients. L’une des causes des décès étant une surréaction immunitaire.

    Donc il n’y a pas, de très loin, d’immunité de masse, ni en Chine, ni en France.

    • Les test sont particulièrement faibles, la France est un des pays qui a le moins dépisté : 5000 dépistages par million. C’est 5 fois moins que la Suisse, 4 fois moins que l’Allemagne.
    • Il n’y a toujours pas de matériels qui permettent une protection suffisante de la population, et donc de pouvoir faire passer le taux de contamination en dessous de 1.
    • Le système hospitalier, sans être complètement saturé, reste sous une tension forte, avec un personnel, un matériel, qui s’épuise. Il a besoin de pouvoir souffler.

    Aussi terrifiant que cela puisse paraître, il faut envisager que la sortie réelle, définitive, peut potentiellement arriver uniquement après la mise en œuvre d’un vaccin définitif.

    Nous jugeons que la réouverture des lieux d’éducations, sous un prétexte cynique (le risque de décrochage et d’accroissement des inégalités), n’a vocation qu’à décharger les parents pour qu’ils retourner travailler. Elle fait courir des risques immenses tant à la communauté éducative qu’aux élèves, et, par voie de conséquence, à leur parents et leurs proches…

    Ce sont uniquement des impératifs économiques qui dictent cette reprise prématurée. Dans son rapport du 7 avril, l’OIT estime que 2,7 milliards de travailleurs et de travailleuses sont touchés par le confinement, soit 81 % de la main d’œuvre mondiale. La productivité mondiale a diminué de 6,7 %, ce qui correspond à 195 millions d’emplois à plein temps.

    1,25 milliards de personnes (soit 38 % de la main d’œuvre mondiale) est menacée soit dans son salaire, soit dans son temps de travail. Le commerce de détail, l’hôtellerie, la restauration, l’activité manufacturière sont les plus touchés par la crise économico-sanitaire.

    Les femmes, en particulier dans l’aide à la personne et les tâches domestiques, et les populations des pays dominés (dans lesquels le secteur informel représente une part immense de l’économie) sont les plus touchés.

    L’effondrement du secteur informel ailleurs aura d’ailleurs des répercutions sur l’économie ici-même, accentuant par là même la crise économique mondiale.

    C’est donc devant cette situation que la bourgeoisie envisage de passer les morts en perte et profit.

    • D’une part, il y a l’avidité et l’appât du gain, la contraction de près de 10 % du PIB effraie les exploiteurs.
    • Il y a la peur panique qu’une fraction de la bourgeoisie puisse tirer profit de la situation mieux qu’elle, et capter les intérêts des investisseurs.
    • Surtout, une inquiétude immense les étreint : le premier pays qui lâchera le confinement sera probablement bien placé pour occuper les vides dans le commerce international, et donc prendre l’ascendant sur les autres.

    Cette panique doit les empêcher de dormir, sachant que la Chine est économiquement sur le pied de guerre, alors que l’Europe et les USA sont au point mort. Une grande partie de la bourgeoisie se converti alors progressivement à une ligne que nous pourrions qualifier de Raoult-Trumpienne. Cette ligne est répercutée massivement dans les journaux bourgeois, tels que le Figaro.

    • Elle appelle à un déconfinement le plus rapide possible.
    • Elle considère qu’il faut « prendre des risques », risques que la bourgeoisie est prête à faire assumer aux classes populaires.
    • Elle offre, en échange, un élixir de longue vie, une promesse de soin, le fameux traitement à la chloroquine. Ce traitement, qui a suscité des espoirs immenses, est devenu un enjeu plus politique que médical. L’étude d’impact de ce produit a d’ailleurs été maquillée grossièrement pour permettre d’être élogieuse. Voir ici

    Elle s’accompagne donc d’une intense propagande de défiance envers le confinement et envers une politique d’État jugée trop timorée. Même le poulain des exploiteurs, Macron, a du mal à prendre une posture aussi radicale, qui le mettrait dans une position très inconfortable. Sa rencontre avec Raoult ne peut être cependant comprise que comme un premier pas vers un déconfinement.

    Nous redoutons que celui-ci prenne la forme d’un déconfinement « à la hongroise », c’est à dire d’une possibilité de sortie qui se limite au travail et qui remette à d’autres lendemain la possibilité d’exercer les droits démocratiques, notamment celui de manifester.

    L’Unité Communiste de Lyon s’inquiète également du caractère hégémonique des théories conspirationnistes.

    L’inquiétude face à la situation, le sentiment d’impuissance nourrissent ces théories. A cela s’ajoute une peur panique devant le sentiment d’être le jouet de la nature et des éléments, cette peur panique pousse à chercher des boucs-émissaires et des explications « rassurantes », « rassurantes » car faisant intervenir des acteurs humains, identifiables.

    Elles place des biais d’intentionnalité dans chacune des actions qui ont pu donner naissance au virus et le disséminer. Ainsi, il y a eu des controverses sur l’origine du virus, sur son « utilité » ou sur l’attitude des autorités par rapport à la crise. Or, nous remarquons des similitudes frappantes et classiques :

    • Un biais d’intentionnalité : il existe un « but » à ce qui se passe.
    • Des acteurs nébuleux et monolithiques.
    • Une aggravation volontaire de la situation par les autorités.

    Elles ont été souvent diffusées et soutenues par des acteurs en mal de reconnaissance, à l’exemple du très controversé Dr Luc Montagnier, qui préconisait la papaye pour guérir le VIH ; ou encore par les groupes fascisants, pour semer les germes de la terreur et de la discorde.

    En revanche, ce qui devient inquiétant, c’est sa diffusion larvée par des médias « mainstream », comme le Nouvel Obs ou le Point, qui mettent en avant des titres racoleurs et répugnants.1 Elle est reprise également au niveau des directions politiques, telle Trump ou même Macron2. A noter que le Figaro, qui défend une ligne libérale, s’est empressé de démonter l’argumentaire. L’idée d’un virus de longue durée, du type VIH, ne fait effectivement pas les affaires de la politique anti-confinement.

    • Nous dénonçons cette campagne de désinformation propre à stimuler l’inquiétude et à anesthésier toute analyse rationnelle de la situation.
    • Nous soutenons que les processus d’apparition des virus et des zoonoses sont suffisamment maîtrisés pour qu’une origine naturelle et une diffusion par les canaux de la mondialisation soit la théorie centrale.
    • Nous constatons que les États ont agi de manière différentes, et que des contradictions très importantes sont apparues dans les gouvernements, montrant qu’il n’y a pas de plan unique et que les États ont souvent réagi dans la panique et la précipitation.
    • Que, selon l’adage de « à quelque chose malheur est bon », certaines cliques de la bourgeoisie utilisent cette catastrophe sanitaire. Les investisseurs, d’ailleurs, sans vergogne, se sont reconvertis vers les secteurs sanitaires. Cela ne signifie pas qu’elles l’aient provoquée.
    • Nous considérons que la politique de lutte contre les Fake News, menée par Facebook, est faite sous une forme contre-productive. En permettant de créer un sentiment de persécution, elle donne un caractère de prophétie autoréalisatrice aux théoriciens du complot.
    • Nous dénonçons également la préparation mentale à une ère de dureté.

    D’autant qu’il y aura des tensions extrêmement fortes à l’issue de ce confinement. Des tensions économiques, sociales, et donc, par voie de conséquence, politiques. Si le spectre du chômage est une peur constante, quotidienne, il s’ajoute à cela d’autres phénomènes. Notamment, l’effondrement d’une partie de la petite bourgeoisie commerçante, petite-manufacturière, sous-traitante (notamment dans l’automobile) pose des questions inquiétantes. L’attitude de 3 000 000 d’artisans et d’artisanes, ruinés, peut créer une situation d’instabilité politique majeure, voire de crise de régime.

    L’Unité Communiste de Lyon, ainsi que l’UPML en France, mais aussi les coordinations mondiales de l’ICOR et de l’ILPS appellent à préparer une solidarité active et à construire un mouvement pour défendre les intérêts des travailleuses et des travailleurs.

    Nous appelons :

    • A ne faire aucun sacrifice pour les intérêts de la bourgeoisie et de militer pour un report du déconfinement dans les secteurs à risque.
    • A la construction de front uni locaux, avec l’ensemble des forces progressistes, anticapitalistes et populaires.
    • A la coordination des organisations politiques pour préparer un premier mai offensif, malgré la situation.
    • A la réunion et la coordination des organisations communistes dans le but de faire entendre une position politique claire et à construire un mouvement de masse.
    • A une diffusion la plus large possible d’explications scientifiques et rationnelles sur la pandémie, permettant de lutter tant que le conspirationnisme, mais également d’être armé politiquement pour affronter la situation future.

    1https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200417.OBS27646/comment-est-apparu-le-coronavirus-la-pression-monte-sur-pekin-qui-se-defend-de-toute-desinformation.html

    2https://www.atlantico.fr/pepite/3588872/gestion-du-virus-en-chine–emmanuel-macron-estime-qu-il-y-a-des-choses-qui-se-sont-passees-et-qu-on-ne-sait-pas-

  • Déclaration sur la pandémie de Corona

    Déclaration sur la pandémie de Corona

    La pandémie de Corona s’est transformée en une crise sanitaire mondiale aux conséquences drastiques et menaçantes pour la masse des êtres humains. Il est clair que nombre de ces nouvelles maladies et de ces nouveaux virus apparaissent à un rythme accéléré. SRAS 2003, MERS 2012 et maintenant COVID-19, on pourrait en déduire que l’impérialisme a créé un monde où le climat et l’environnement changent de telle manière qu’il est devenu une menace réelle pour la vie humaine. Dans de nombreux pays impérialistes, notamment en Europe, le principal problème est actuellement la propagation exponentielle du virus. Dans de nombreux pays,, cela se heurte à une situation où les systèmes de santé ont été ruinés à force d’économies orientées vers le profit maximum, à tel point qu’ils sont sur le point de s’effondrer ou se sont déjà effondrés. Dans d’autres pays, il n’y a plus de système de santé publique qui fonctionne depuis des années. C’est pourquoi l’ICOR est avec toutes les victimes précédentes, leurs proches et avec ceux qui sont tombés malades.

    Dans le même temps, la pandémie de Corona est utilisée pour masquer l’émergence d’une crise économique et financière mondiale et pour en faire retomber la charge sur les grandes masses. Plusieurs gouvernements rendent disponibles des milliards pour les groupes industriels – mais pas pour les masses et le système de santé. De plus, la production industrielle doit souvent être maintenue à tout prix dans des conditions d’hygiène totalement inadéquates, et l’exploitation doit même être augmentée (En France par exemple, augmentation des durées journalière et hebdomadaire du travail). En Italie et en Espagne, par contre, des grèves se sont développées que l’ICOR encourage et soutient.

    Les armées sont déployées à l’intérieur, tandis que les manifestations et les protestations sont annulées ou interdites. Les publications scientifiques sur une origine artificielle du virus, éventuellement en rapport avec la recherche militaire sur les armes biologiques, doivent être poursuivies et ne doivent pas être reléguées au domaine des théories  conspirationnistes. Bien que la situation soit urgente, dans de nombreux cas, chaque État agit pour lui-même et contre les autres en termes de recherche, de diagnostic et de traitement. Aujourd’hui, la plus grande partie du monde est en « lockdown » (arrêt). Dans cette situation, la plupart des gouvernements n’ont adopté aucune réglementation pour fournir aux masses les matériaux essentiels. La nourriture, les médicaments et les fournitures médicales ne sont pas mis à leur disposition. C’est comme si la seule option pour les exploités et les opprimés les plus pauvres  était de mourir. Seuls les gens au pouvoir et les riches ont le droit de survivre.

    Bien que la Chine et Cuba ne soient pas ou plus des pays socialistes, les infrastructures qui restent de l’ère socialiste leur permettent de protéger au mieux la santé publique. [Sur ce paragraphe, nos opinions ont tendance à diverger : Cuba est-elle parvenue à atteindre le stade du socialisme ? Comment caractériser cette île aujourd’hui ? Ce sont des questions auxquelles l’UCL ne prétend pas avoir de réponse préconçue dans l’immédiat.]

    Cette situation montre la pourriture et l’incompétence du système impérialiste mondial ! Elle montre que l’impérialisme a sérieusement atteint un stade où il n’est plus compatible avec les épreuves à venir. Le socialisme est la seule réponse. L’ICOR, quant à elle, représente la coordination et la coopération de partis et organisations révolutionnaires pour la préparation de la révolution socialiste internationale.

    Le virus ne connaît pas de frontières de classe. Mais les services de santé sont des systèmes à deux classes. Il est désormais absolument clair que l’avenir de l’humanité réside dans une solidarité communiste sans classes et dans la construction de la communauté mondiale sans exploitation de l’homme et de la nature.

    L’ICOR revendique :

    • Des mesures de santé impératives pour les peuples ! De la nourriture, des produits médicaux et d’autres biens essentiels pour les masses populaires !
    • De nouveaux emplois tout azimut dans le système de santé !
    • Mesures immédiates de protection globale pour tous les travailleurs du secteur de la santé et d’autres secteurs vitaux !
    • Augmentation immédiate des salaires des travailleurs du secteur de la santé !
    • Une éducation sanitaire approfondie et des soins de santé gratuits pour tous !
    • Mettre fin à l’égoïsme national et la concurrence dans l’étude des causes, dans le diagnostic et dans le traitement. Pour une discussion scientifique ouverte, mais compréhensible par tous !
    • Pas de transfert des fardeaux de la crise sur les larges masses et la classe ouvrière !
    • Démission des politiciens et politiciennes irresponsables !
    • Arrêt immédiat de la production industrielle non nécessaire sur le plan social ! Congés pour les travailleurs et des employés avec compensation intégrale du salaire !
    • Désinfection des machines et des outils pendant la production nécessaire, en respectant la distance minimale de 1,5 à 2 mètres !
    • Aide immédiate et soins d’urgence par les l’États pour les enfants et les personnes âgées et toute personne dans le besoin ! Aide immédiate pour les sans-abri, les réfugiés, les sans-papiers et les personnes en situation précaire !
    • Mise en place d’installations nationales de stockage d’urgence dans tous les pays – pour stocker des fournitures médicales d’urgence, des produits chimiques contre les feux de brousse, des pompes à eau et d’autres produits nécessaires pour faire face à des pandémies critiques sans précédent et à des catastrophes climatiques naturelles, et les mettre à disposition pour une utilisation immédiate. 
    • Suspension du fardeau de la dette pour les pays opprimés !

    L’ICOR fait appel à ses organisations membres :

    • Envoyez des rapports sur la situation des masses dans vos pays ! Quelles sont les revendications de vos partis ?
    • Faites connaître les protestations dans d’autres parties du monde ! Veuillez propager la page d’accueil de l’ICOR !
    • Racontez votre travail dans l’aide de voisinage, vos discussions sur l’alternative sociale du socialisme !
    • Racontez comment vous pouvez faire connaître vos partis et les renforcer, gagner de nouveaux membres pour l’ICOR et de nouveaux participants pour le Front uni anti-impérialiste !
    • Mobilisez les scientifiques et les experts autour de vous pour rechercher les causes du virus !

    Avec les masses populaires du monde entier, l’ICOR prend l’initiative :

    • Luttons contre la répercussion des fardeaux de la crise et la restriction des droits et libertés démocratiques !
    • Coopération internationale en matière d’étude des causes, de diagnostic et de traitement – au lieu du nationalisme, du chauvinisme et du racisme !
    • Luttons pour la santé, le travail, le pain et la paix – le socialisme !

    En avant pour la construction de l’ICOR – en avant pour le socialisme !

    Signataires (en date du 03.04 2020, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
    2. ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    5. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    6. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    7. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    8. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    9. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    12. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    13. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    14. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    15. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    16. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    17. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    18. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    19. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    20. TKP-ML   Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    21. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    22. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    23. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    25. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    26. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    27. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
    28. ROL   Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis
    29. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    30. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))

  • Prolétaire debout n°14 (UPML)

    Prolétaire debout n°14 (UPML)

    Crise du Corona virus :

    Coupable: le système économique et social capitaliste.

    Macron a mis sa blouse blanche… pour sauver les banques !

    Il faut prendre au sérieux la pandémie du Corona virus qui se répand progressivement partout,  profitant de la circulation des hommes et des marchandises au niveau mondial. Si le plus gros de la crise semble être derrière la Chine, aujourd’hui la République de Corée, l’Iran soumis au blocus des puissances occidentales, l’Europe et les USA sont en première ligne. Demain, ce seront les pays d’Asie du Sud-Est, d’Afrique et d’Amérique Latine qui seront concernés. A un problème mondial, la bonne réponse devrait être mondiale. 

    « Union nationale »?

    Les mesures sanitaires à l’échelle nationale, la fermeture des frontières etc. sont certainement à respecter pour faire obstacle à la propagation du virus et pour protéger les populations conformément aux connaissances scientifiques actuelles, sans sous-estimation ni panique. 

    Macron, son gouvernement et les représentants de l’État nous appellent à « l’union de la nation ». Ils se donnent l’air de bons pères de famille qui protégeraient la population et agiraient dans « l’intérêt général ». En réalité ils continuent à préparer les masses populaires à une période de sacrifice – les soignants et autres salariés, les familles, les personnes âgées. Tout en parlant de solidarité, ils n’ont fait que remettre à plus tard leurs réformes réactionnaires : baisse des retraites, diminution des allocations chômage… et ils répriment les protestations.

    Macron a fait l’éloge de nos « héros en blouse blanche ». Quel culot ?! La politique de fermeture et d’austérité dans les hôpitaux devient en plus mortelle avec le Corona virus. En France le personnel hospitalier en grève depuis un an dénonce l’épuisement et les conditions de travail et  réclame des lits – 17 500 lits ont été supprimés en 10 ans -, ainsi que des embauches et des hausses de salaires. Quelle a été la réponse du gouvernement ? Depuis janvier, il a ignoré le danger et omis par exemple de commander des masques et du gel désinfectant pour l’ensemble du personnel médical. Il compte sur son dévouement. Alors que les hôpitaux sont de plus en plus saturés, les soignants vont être amenés à « trier » (comme en Italie) parmi les malades celles et ceux qui auront la « chance » d’être soignés parce que plus « robustes ».

    Le profit avant tout !

    Les mesures sanitaires en France, et ailleurs en Europe et aux États Unis, prises trop tard, sont surtout dominées par le souci de maintenir l’économie capitaliste et de faire tourner la machine à profit. Macron l’a confirmé dans son allocution qu’il « fera absolument tout pour nos entreprises ».  

    Crise financière et économique : les marchés financiers se sont écroulés, le CAC 40 connaît une chute historique de 37 % depuis janvier 2020, signe à l’échelle nationale d’une désorganisation des économies européenne et mondiale, faisant renaître le spectre d’une situation similaire à celle de 2008.  C’est la panique, les « bulles spéculatives explosent » ! Fermer la Bourse ? La crise sanitaire a semblé déclencher cette nouvelle crise économique ; mais, en fait de multiples signes annonçaient cette dernière que la crise sanitaire ne peut qu’aggraver. Il est évident que la pandémie s’est déroulée sur fond d’internationalisation de la production. 

    Le risque principal aujourd’hui, dans la machinerie capitaliste, semble être du côté bancaire : si un nombre significatif d’entreprises (ou de ménages) se trouvaient incapables d’honorer leurs engagements, ce qui est un danger très sérieux avec le ralentissement économique accéléré par la crise du Corona virus. Ces derniers jours, c’est la principale préoccupation des marchés financiers. 

    Certains mettent en question la « mondialisation » et s’interrogent sur la « dépendance » vis-à-vis de la Chine. Mais ce sont les monopoles industriels de toutes les grandes puissances impérialistes qui se sont précipités en Chine pour produire au moindre coût. Les relocalisations seront limitées et dépendront largement de la soif de profit et des pressions politiques. 

    Pourquoi les productions non indispensables pour la société sont maintenues alors que des millions de salariés se fréquentent encore dans les entreprises ? C’est les mettre en danger avec un risque de relance de l’épidémie. En Italie et en Espagne, les mouvements de grève éclatent contre le manque de respect pour leur santé et leur vie. La CGT à PSA a fait campagne pour arrêter la production et elle a obtenu gain de cause. 

    Écoles, universités, restaurants, cafés, beaucoup de lieux publics sont fermés. Mais que fait-on pour les salariés qui côtoient beaucoup de monde ou une clientèle à risque: les caissières, les prolétaires des transports ou de la surveillance, les salariés du nettoyage qui risquent d’être au contact du virus ? Quand il s’agit de sous-traitants, les entreprises donneuses d’ordre s’en « lavent carrément les mains »…

    Droit au retrait pour tout salarié si le virus s’avère présent ! 

    Protections spécifiques et renforcées ainsi qu’un suivi rapproché dans les secteurs à risques !

    Le financement à 70% du salaire brut et à 84% des salaires nets, souvent déjà insuffisants, du chômage partiel se fera à partir de nos impôts et donc sur le dos des contribuables. Quand les aides pour les salariés, comme pour les petits entrepreneurs à la hauteur de milliards d’euros, arriveront-elles ? Il faut un chômage technique indemnisé à 100 % qu’il s’agisse des fermetures d’entreprises ou de la garde des enfants pour les travailleurs en fixe, les précaires et les autoentrepreneurs …

    Pas d’«unité nationale avec le capital ». Il est à l’origine de la crise sanitaire et économique. Il en reportera la charge sur les classes populaires. De son point de vue il faut réduire massivement les salaires, les pensions, les minimas sociaux et renforcer l’exploitation et aussi pour cela l’oppression.

    Nous n’accepterons pas de payer la crise du grand capital.

    Inévitablement la bourgeoisie profitera de la situation pour faire oublier son agenda réactionnaire et ses réformes scélérates, comme la retraite Macron par ordonnance (49.3)? 

    Quand on nous incite à rester chez nous, faisons toujours attention à défendre nos droits et libertés démocratiques. Macron déclare la « guerre à l’épidémie ». Il évoque une situation d’urgence qui peut être utilisée pour accentuer le contrôle de la population. En Chine, le régime qui n’a plus rien à voir avec le communisme, a exclu des réseaux sociaux des milliers d’internautes pour « propagation de fausses nouvelles ». Toute la population est aujourd’hui suivie à la trace par des applications sur mobile qui partagent avec la police, les sociétés de transport et même les centres commerciaux, l’état de votre risque sanitaire et le détail de vos derniers déplacements. On a connu lors des dernières grèves et luttes une violence policière et juridique inouïe. En France la reconnaissance faciale se met en place ainsi que la communication à la gendarmerie de données sur l’appartenance politique et syndicale. 

    Alors nous disons : pas d ‘abus de la pandémie pour réduire nos libertés!  

    Non à la militarisation et à la fascisation de la société ! 
    La bourgeoisie n’étouffera pas nos colères et nos luttes ! 

    Organisons-nous pour défendre nos droits, défendre notre avenir ! Pas question de prolonger la survie du mode de production capitaliste !

    Tout cela montre un chaos mondial croissant, produit du système capitaliste instable, et  l’amplifie: climat et environnement, guerres et tensions géopolitiques, montée des forces fascistes et fascisation des appareils d’État, crash boursier et endettements publics. Et ce chaos capitaliste du « chacun pour soi »  se poursuit entre pays face à une menace sanitaire pour l’ensemble de la planète. On l’observe dans les mesures contradictoires, les accusations mutuelles, l’absence d’aide et la concurrence dans la recherche médicale pour des médicaments, vaccins etc. 

    Toutefois les masses populaires se lèvent et ne veulent pas vivre dans la barbarie : luttes et grèves, soulèvements populaires se multiplient dans de plus en plus de pays. 

    La gravité de la situation exige:

    • Un système de santé gratuit répondant réellement aux besoins de l’ensemble de la population. 
    • La recherche fondamentale sur l’origine des ‘pandémies modernes’ et le développement des mesures protectrices — en excluant toute « concurrence » entre laboratoires en leur imposant de collaborer.
    •  L’agroalimentaire capitaliste est un berceau de nouvelles pandémies. Pour une agriculture qui respecte les lois de la nature, contre la recherche du profit maximal.
    • Pas de mesures de crise de pandémie du Corona sur le dos des travailleurs ! Arrêt immédiat de la production non nécessaire pour la société. Protection de tous les salariés ! 100% de chômage technique. Mesures de crise à tous les niveaux et hausse des salaires – aux frais des capitalistes au lieu de mettre à contribution l’argent public. Pas d’exonérations d’impôts pour le grand capital !
    • Défense de nos droits et libertés démocratiques et syndicaux. Pour le droit à l’information, à la communication. 
    • Solidarité populaire et de classe – fixes et précaires -, entraide internationaliste et anti raciste – Accueil des migrants. Prise en charge commune des contraintes de la crise. 
    • Renforçons le front mondial contre l’exploitation et contre la réaction en participant au Front Uni Anti Impérialiste et Antifasciste de l’ICOR (voir www.icor.info)

    Le système capitaliste est dépassé. 

     Si la bourgeoisie, cette minorité négligeable de la population, décide de tout et continue à imposer son économie de profit, son système d’exploitation du travail d’autrui et d’oppression, rien ne changera vraiment. Il faut la conquête du pouvoir politique et économique par le prolétariat (ouvriers, employés) et ses alliés. On a besoin d’une société fondée sur une économie planifiée, organisée et au service de l’écrasante majorité des couches populaires où celles-ci décident jour après jour en respectant aussi les besoins de la nature, notre base de vie!

    Pour une société où production, coopération, appropriation et répartition se font de façon collective – le véritable socialisme – aux niveaux national et international. 

    Rejoignez l’UPML! Rejoignez l’ICOR!

    L’origine du Corona virus interroge, tout comme l’origine des épidémies de plus en plus fréquentes, touchant l’homme ou les animaux d’élevage abattus, causant la faillite d’éleveurs. Une explication assez logique dénonce l’exploitation capitaliste de la nature et de l’homme. Nous vivons le retour des grandes épidémies (SIDA, H1N1, SRAS, Zika, Ebola…) Les virus existent dans tous les êtres vivants. Mais : 1° la destruction systématique des habitats naturels et le contact rapproché entre hommes et êtres vivants porteurs de germes peuvent devenir dangereux pour nous. 2° L’agro-business, l’élevage en masse d’animaux. 3° la circulation des marchandises et des hommes dictée par la recherche du profit, des bas salaires, à travers le monde.4° le réchauffement climatique. 5° l’entassement de populations dans des mégapoles. 6° l’absence de services de santé accessibles à tous créent des conditions idéales pour qu’un virus se change en facteur de maladie et crée une épidémie, voire une pandémie. 

    Pour une agriculture et une économie qui respecte l’homme et ses bases naturelles de vie! 
  • Programme d’urgence du MLPD

    Programme d’urgence du MLPD

    Nous publions cet article, premier d’une série, sur les réaction des organisations communistes face à la contagion. Nous pensons qu’elles peuvent être utiles pour se faire une idée de « ce qu’il faudra faire » quand la pandémie sera en décrue, pour éviter d’être écrasés.

    La pandémie de Corona s’est transformée en une crise de santé dune envergure planétaire aux conséquences lourdes et menaçantes pour la masse des personnes. Une situation inhabituelle exige des mesures inhabituelles. Le MLPD a participé à un comportement responsable à un stade précoce en annulant des événements, en informant le public et en s’entraidant. Ses pensées vont aux premières victimes, il souhaite à tous ceux qui sont tombés malades un bon rétablissement et à tous la meilleure protection possible contre le danger d’infection.

    En Allemagne, le principal problème à l’heure actuelle est la propagation exponentielle¹ du virus. Actuellement, le nombre de personnes infectées double environ tous les trois jours. Si ce processus se poursuit au même rythme, il y aurait un million de personnes infectées en un mois et – selon les estimations actuelles – environ 50 000 qui devraient être traitées dans des unités de soins intensifs. Mais il n’y a que 28 000 places pour cela !²

    Les systèmes de soins de santé, avec leur orientation sur la maximisation des profits pour les sociétés hospitalières, les entreprises pharmaceutiques et de « santé », ont été tellement dévastés dans de nombreux pays qu’ils sont au bord de l’effondrement ou déjà en plein milieu. De nombreux hôpitaux ont été fermés ces dernières années. En Italie, le système de santé est tellement surchargé que les médecins doivent décider les yeux grands ouverts qui ils doivent traiter et sauver et qui ils doivent laisser mourir.³ Le MLPD revendique :

    • Création de 150.000 nouveaux emplois⁴ et doublement des places de formation dans les unités de soins infirmiers et intensifs en Allemagne !

    Il est critiquable que le gouvernement fédéral allemand et les monopoles tentent d’utiliser la situation pour faire porter les fardeaux de la crise sur les larges masses dans le sillage de Corona. Ainsi, une nouvelle crise économique et financière mondiale est déjà apparue depuis la mi-2018. La semaine dernière, une crise ouverte de la bourse s’y est ajoutée. Tout cela est bien sûr exacerbé par Corona.

    Toutefois, les programmes de crise globaux du gouvernement, les milliards mis à la disposition des groupes industriels avec l’argent des contribuables, sont devenus nécessaires principalement en raison de cette crise capitaliste profonde. Où Corona devient maintenant un prétexte pour licencier des gens, pour intensifier l’exploitation dans les usines, pour déployer la Bundeswehr à l’intérieur ou pour démanteler les droits et libertés démocratiques etc, le MLPD dit :

    • Aucune acceptation des tentatives de répercuter les conséquences de la crise environnementale, économique et financière mondiale sur les larges masses et la classe ouvrière sous le drapeau de la lutte contre Corona ! La réponse au chaos capitaliste de la crise est la perspective socialiste !

    Tout à fait dans le sens du développement vers la droite de nombreux gouvernements, qui travaillent selon le principe « mon pays d’abord », la recherche et le travail se font aujourd’hui principalement dans le cadre de la concurrence entre les États nations. Cela rend considérablement plus difficile une solution mondiale telle que la création d’un vaccin.

    Le président Trump a même l’audace d’offrir à la société de biotechnologie CureVac à Tübingen, jusqu’à un milliard de dollars pour qu’elle fournisse exclusivement le vaccin contre Covid-19 aux États-Unis !⁵

    • Les politiciens et les gouvernements qui se comportent de manière si chauvine et si égoïste dans une telle situation doivent démissionner immédiatement et être punis !

    Les équipes de crise du gouvernement fédéral et des Länder prennent des décisions qui imposent des restrictions rigoureuses aux masses de personnes dans leur vie privée – mais qui doivent à tout prix maintenir la production des usines. Certains groupes industriels rapportent que les étages de direction communiquent uniquement par Skype. Les travailleurs, cependant, doivent continuer à travailler aux pièces, par équipes, souvent proches les uns des autres sur la « ligne ». Il y a peu ou pas de désinfectant dans les halls d’usine. Si le chômage technique est ordonné, il ne suffit pas pour vivre, surtout avec des salaires plus que bas.

    Des assemblées générales du personnel et des manifestations sont annulées, mais la production doit continuer. Les travailleurs intérimaires sont déjà licenciés en masse. Tout cela est irresponsable et montre comment, dans ce système capitaliste, c’est le profit et non l’être humain qui est au centre des préoccupation ! De l’Italie, on signale des grèves autonomes (partiellement réussies) comme celle chez Fiat pour l’arrêt de la production. En Allemagne, cette revendication se répand parmi les travailleurs. Le MLPD exige :

    • Arrêt immédiat de la production industrielle, de la logistique et de l’administration, sauf s’il s’agit de fournitures socialement nécessaires ou de mesures d’urgence ! Une restriction radicale de la production aurait pour effet secondaire écologique de réduire considérablement les émissions de CO2, les oxydes d’azote, les poussières fines, etc.
    • Dispense des ouvriers/ouvrières et employé-e-s avec compensation de salaire intégrale, sans consommer leurs vacances !
    • Si les travaux sont effectués : Veiller à ce qu’une distance de 1,5 à 2 mètres puisse être maintenue entre les travailleurs.
    • Désinfection des machines et des outils dès que l’utilisateur change.
    • Fin des soins à deux classes : mêmes règles de l’étage de la direction à la chaîne de montage et à la femme de ménage.

    Le gouvernement fédéral ainsi que les gouvernements des Länder, par exemple sous la direction du ministre-président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, M. Laschet, exigent la solidarité et la volonté de faire des sacrifices ‒ mais seulement de la part de la population ! La fermeture des écoles et des crèches, qui est absolument raisonnable, est souvent source de grandes difficultés pour les familles.

    Parce que une fois de plus, les familles, et donc souvent surtout les femmes, doivent assumer la charge en privé ‒ sauf dans des cas extrêmes ‒ et voir comment elles gèrent leur vie. De nombreuses personnes âgées et malades vivent dans une grande peur, ne quittent pas la maison (parfois à juste titre), mais se sentent de plus en plus seules. Les achats de précaution empêchent les achats et l’approvisionnement normaux. Le MLPD appelle :

    • Aides d’État et soins d’urgence aux familles pour les soins aux enfants et aux personnes âgées. Financement de la perte de revenus des parents s’ils ne peuvent pas trouver d’autres possibilités de prise en charge.
    • La solidarité et l’entraide sont à l’ordre du jour : Organisez l’aide de voisinage ! Aidez surtout les personnes âgées et les malades à subvenir à tous les besoins de la vie et à ne pas se sentir seuls ! Si la garde d’enfants est organisée de manière privée ‒ pas plus de cinq enfants !
    • L’organisation de jeunes Rebell est prête à fournir une telle assistance selon sa devise « Servir le peuple ».
    • Discutez de manière offensive contre les achats de précaution égoïstes, la panique, mais aussi les comportements sans égard pour autrui dus à la sous-estimation de la situation.

    Du soutien illimité est offert aux entreprises. Cependant, en réalité, il devient évident que la situation des petites entreprises implique des obstacles bureaucratiques presque insurmontables et, en fin de compte, l’arrêt de leurs activités, alors que les monopoles empochent pleinement. Le MLPD revendique :

    • Les micro, petites et moyennes entreprises, les centres de conférence, les entreprises de restauration et de tourisme doivent bénéficier d’un soutien non bureaucratique à la hauteur de leurs pertes !

    Les causes de cette maladie sont largement débattues. Cela est justifié, mais il faut en discuter en toute objectivité et de manière scientifique. Des théories de conspiration insoutenables sont inacceptables ‒ mais aussi si chaque discussion sur les causes est rejetée comme théorie de conspiration. Il faut répondre aux questions : Qu’en est-il au juste du laboratoire de recherche dans le lieu d’origine (présumé) de Wuhan ? Le Covid-19 a-t-il une origine artificielle ? Quelles sont les interactions avec les crises environnementales ? [A ce propos, nous avons publié un article sur cette question, pour apporter des éléments de réponse aux inquiétudes sur l’origine du virus. NdlR]

    • Le MLPD revendique : Arrêtez l’égoïsme national dans la recherche des causes, le diagnostic et le traitement ! Une discussion scientifique ouverte, mais compréhensible par tous !

    C’est là que toute la pourriture et l’incapacité du système impérialiste mondial deviennent claires. En réalité, les conditions matérielles pour la communication globale, la discussion scientifique, le diagnostic et la thérapie ainsi que le maintien décentralisé des processus économiques essentiels à l’aide de la numérisation sont meilleures que jamais dans l’histoire.

    Sous le capitalisme, elles sont minées par la recherche du profit, la concurrence et le chauvinisme. Dans le socialisme, qui peut être réalisé par une transformation révolutionnaire de la société, elles pourraient être utilisées pour des soins de santé mondiaux rapides et efficaces ! Le MLPD appelle :

    • Intéressez-vous de la recherche des causes, participez au débat de masse sur les alternatives sociales sous la devise « Accordons aucune chance à l’anticommunisme » !
    • Organisez-vous ! L’association non-liée à un parti dans l’intérêt des soins de santé et des conditions de travail et de vie de la masse de la population est à l’ordre du jour !

    Sources et liens :

    ¹ Modèle mathématique pour un processus de croissance dans lequel la taille de base change toujours du même facteur par pas de temps égaux

    ² Campact Info, 16/3/2020

    ³ Tagesschau, 12/3/2020

    ⁴ Analyse de l’institut scientifique de l’AOK (Wido), mars 2020

    ⁵ Welt am Sonntag, 15/3/2020

  • Coronavirus = complot ?

    Coronavirus = complot ?

    Nous écrivons cet article dans le but de pouvoir faire le bilan de discussions que nous avons eu entre camarades ou avec d’autres camarades d’autres organisations. Il s’agit également de faire un point sur des positions que nous avons pu retrouver « flottantes » dans les réseaux sociaux.

    Toutes les crises font naître des interrogations. Et il est légitime de mettre en doute la parole des autorités. Les gouvernements bourgeois ne sont pas des exemples en matière d’honnêteté et de probité.

    Dans l’histoire, il y a eu des complots et des conjurations. Un grand nombre. Mais dans l’histoire, ils ont joué un rôle secondaire, de remous de surface, d’incidents plus que de remises en cause profonde de la société. Un conspiration secrète ne le reste que peu de temps.

    Dans le cas du Coronavirus, un très grand nombre de théorie plus ou moins crédibles sont apparues. C’est un phénomène logique en temps de crise. Il est quelque part rassurant d’imaginer que ce sont les autorités qui inventent des faits immenses tels que le réchauffement climatique ou les pandémies. Cela donne l’impression que ce n’est pas nous même, en tant qu’espèce, qui sommes à la merci de forces plus grandes que nous. D’une manière générale, notre cerveau est conçu pour raisonner par association et par corrélation. Il fonctionne comme une machine à trouver des complots.

    Nous avons ainsi une tendance naturelle à mettre en relation des faits qui sont parfois de simples coïncidences. Cela était vital à une époque reculée. « Je suis malade après avoir mangé ces baies inconnues, elles doivent être toxiques. » ; « J’ai été fiévreux après avoir bu cette eau, elle doit être impure. » Ces mécanismes se retrouvent dans les superstitions : « j’ai vu un chat noir et ma journée était pourrie, il y a une relation ». Cette tendance se retrouve dans la manière dont nous percevons les événements, avec une unité de temps : « La 5G et le Coronavirus apparaissent en même temps, ils sont liés. » Il s’agit d’un premier biais cognitif.

    Deuxième biais : l’équivalence entre les causes et les conséquences. Un grand évènement ne peut avoir qu’une grande cause. Les morts de célébrités sont des exemples constants et récurrents de ce fonctionnement : Lady Di, Claude François, Michael Jackson… mais aussi les personnalités politiques. Pourtant, à bien regarder certains événements, les causes sont parfois fortuites. Le Général Patton meurt d’un refus de priorité à droite, par exemple.

    Troisième biais : l’intentionnalité. La narration entre les causes et les conséquences, qui sont au cœur de l’enseignement de l’histoire, sont trompeurs. L’enchaînement des événements, en particulier lorsqu’il fait intervenir la nature, n’est pas toujours intentionnel. Il existe des paramètres contingents qui échappent à notre appréhension. De même, des processus volontairement déclenchés échappent parfois au contrôle de leurs initiateurs. Dans le cas qui nous intéresse, les politiciens et les politiciennes, les capitalistes comme toutes les autres classes adoptent des stratégies de survie ou de profit en fonction de la situation. Le fait qu’un événement soit utilisé de manière opportune ou opportuniste ne présume en rien de son origine.

    Autre aspect, la tendance paradoxale à s’estimer impuissant et à surestimer la puissance des autorités ou de particuliers. Le système démocratique par représentation dépossède la population du moindre droit de regard sur son fonctionnement. Très souvent, il y a une tendance à le percevoir comme quelque chose d’obscur et d’occulte. Le sentiment qui se développe est que des forces peuvent tout et imposent tout. Il y a une part de vrai : il existe une dictature des intérêts bourgeois. Mais cela ne signifie ni la toute puissance ni l’occultisme. Non seulement la nature est une force immense, bien supérieure à l’humanité, mais les régimes politiques, quel qu’ils soient, y compris des régimes autoritaires ou dictatoriaux, doivent composer, négocier, manœuvrer pour essayer de réaliser leurs objectifs avec la plus grande efficacité et avec le moins de casse possible.

    Prendre le raisonnement à l’envers, en se disant « à qui profite le crime » pour essayer d’en déceler l’origine, c’est raisonner avec une pétition de principe : l’idée qu’il existe une raison première, une intention, derrière chaque acte. Chaque acteur cherche à exploiter les situations nouvelles au mieux possible : cela ne signifie nullement qu’ils en soient les auteurs.

    Dans les raisonnements, il est essentiel d’appliquer avant toute chose le principe de parcimonie. Ce principe, parfois nommé le rasoir d’Ockham, nous indique que, le plus souvent, l’hypothèse la plus simple est la meilleure. Si le COVID-19 ressemble à une grosse grippe brutale, c’est que c’est probablement une grosse grippe brutale, avec les mêmes mécanismes d’apparition que d’autres grippes du même type (H1N1 par exemple.)

    Les zoonose, ces transmissions de virus entre espèces sont rares, mais elles sont dévastatrices. Lorsqu’elles arrivent, elles font naître des virus contre lesquels nous ne sommes pas protégés, contre lesquels nous n’avons pas d’immunité. Si les occurrences sont rares, elles sont marquantes.

    Peste bubonique, Peste pulmonaire, Anthrax, Rage, Variole, VIH, Ebola, Grippe aviaire, Grippe espagnole, Grippe de Hong Kong, SRAS, MERS…

    Ces épidémies et pandémies se sont toutes développées en suivant des schémas similaires : une proximité avec l’animal réservoir et des canaux de diffusion rapides.

    Avec le développement de la mondialisation, ces pandémies prennent une tournure internationale toujours plus croissantes. Elles désenclavent des maladies locales et leur permettent de pouvoir se répandre partout sur Terre. Un des exemples les plus typiques est celui du VIH. Le VIH est certainement plus ancien que son apparition aux USA, dans les années 1980. Il est très probablement apparu dès les années 1920 à Kinshasa, capitale du Congo. A ce moment, la colonisation a entraîné des bouleversement dans l’organisation du pays. Cela s’est manifesté par l’afflux de main d’œuvre vers les centres urbains ainsi que le déploiement d’exploitations forestières et minières. Sans logistique, les villes et les mines devaient trouver de l’alimentation là où elles pouvaient : en chassant dans la forêt profonde. Cela a mis au contact l’Homme avec des virus inconnus et à très grande capacité de mutation. L’infection est restée dans le secteur, avant de se répandre progressivement le long du fleuve. C’est finalement avec le développement de l’aviation, qu’il s’est répandu.


    • À
      voir : SIDA, la piste Africaine.

    La Grippe Espagnole, contrairement à ce que son nom indique, est née au Kansas, dans un élevage mixte de porcs et de volaille. Elle est apparue par la fusion entre la « grippe saisonnière » que portait un éleveur, et la grippe aviaire, que portait un poulet. Les deux peuvent infecter les porcs. Il s’en est suivi une contamination croisée, qui a débouché sur cette grippe ravageuse.


    • À
      lire : L’origine du virus de la grippe espagnole de 1918
      enfin précisée.

    Le cas, plus récent, du SRAS de 2003 a été extrêmement bien documenté, malgré le sceau du secret. Il a été possible de retrouver le patient zéro et de connaître le procès de contamination. Après avoir acheté des aliments au « marché humide » de la province du Guangdong. Les animaux sont tués sur place, dans le but d’avoir une viande la plus fraîche possible. Or, ces marché empilent des espèces qui ne se croisent pas habituellement, et dont les virus ne sont jamais en contact. A l’époque, sur les étals, il y avait notamment des espèces sauvages, braconnées, ramenés des forêts. Non seulement elles étaient proches, mais leurs sangs se mêlaient sur les étals. A Foshan, le 16 novembre 2002, un homme est tombé malade après avoir concocté un plat à base de poulet, de serpent et de chat-civette. C’est dans ce cadre qu’est apparu le SARS-CoV.


    • À
      voir : en bref, la prochaine pandémieparu…en
      novembre 2019.

    Les zoonoses existent et sont nombreuses. Mais malgré cette récurrence et le fait que les procédés de création des virus soient connus, tout comme leurs méthodes de diffusion, un nombre croissant de théories du complot éclosent. Il ne s’agit pas de creuser toutes les théories, cela serait long, fastidieux et inutiles : elles sont bâties pour la plupart sur la foi en des principes intangibles, et non sur des preuves. Toutes les thèses qui impliquent une manipulation mentale, la 5G, ou l’inexistence du virus sont indémontrables, et, par voie de conséquence, impossibles à réfuter. Nous nous focaliserons sur deux théorie qui ont pris une certaine ampleur dans le mouvement communiste et chez certains progressistes :


    • Le
      virus provient d’un laboratoire local.

    • Le
      virus a été importé par les USA.

    Les preuves de l’un comme de l’autre sont extrêmement faibles. La première se base sur la mise en place, en 2017, d’un laboratoire de type P4 à Wuhan, avec l’aide de l’institut Pasteur. Elle supposerait des études sur des virus militaires ou des armes bactériologiques, avec l’hypothèse qu’une expérience se serait échappée. Derrière cela, il existe un fantasme sur le complexe militaro-industriel et sur la peur panique de l’utilisation des armes biologiques. Dans l’ensemble, les preuves sont réfutées en détail dans un fact-checking fait par l’AFP. https://factuel.afp.com/non-le-coronavirus-detecte-en-chine-na-pas-ete-cree-en-laboratoire-puis-brevete

    Mais les preuves sont absentes et illogiques.


    • Les
      armes bactériologiques ont effectivement été utilisées dans
      l’histoire. Mais le plus souvent de manière artisanale. On peut
      citer le cas du siège de Caffa, en 1346, dans lequel les Mongols,
      infectés par la Peste, l’ont transmise aux assiégés. Il s’agit
      du premier acte de l’épidémie en Europe. Cependant,
      l’empoisonnement des puits par les cadavres est contesté. Il
      semble plus que cela ait été le fruit des déplacement de rats
      entre les deux camps.


    • Dans
      la Première Guerre mondiale, des expérimentations ont été
      faites. Elles visent à empoisonner les chevaux. Durant la Seconde
      Guerre mondiale, d’autres expérimentations sont faites, notamment
      par les britanniques. Mais seuls les japonais de l’Unité 731
      l’ont employée sur le terrain, contre les Chinois. Mais cela
      reste anecdotique.

    • Le
      cas de la Corée est plus épineux. Il est encore débattu.
      Cependant, l’ouverture des archives soviétiques laisse penser que
      cela n’a pas été le cas. « Le
      gouvernement soviétique et le Comité central du PCUS furent
      induits en erreur. La diffusion par la presse d’informations
      concernant l’utilisation par les Américains d’armes
      bactériologiques en Corée était basée sur des informations
      fallacieuses. Les accusations contre les Américains étaient
      fausses
      .
      » « Nous
      recommandons que la question d’une guerre bactériologique

      […] ne
      soit plus abordée au sein d’organisations internationales et
      d’organes de l’ONU
      .
      […] Les
      ouvriers soviétiques impliqués dans la fabrication de la prétendue
      preuve d’un emploi d’armes bactériologiques seront sévèrement
      punis.

      »1



    • La
      signature de la Convention sur l’interdiction des armes biologiques
      le 10 avril 1972 (entré en vigueur le 26 mars 1975)
      les interdit officiellement.
      Des
      recherches clandestines continuent d’être menées cependant.
      Celles-ci sont cependant l’apanage de pays qui ne possèdent par
      l’arme nucléaire (comme l’Irak) ou qui sont marqués
      idéologiquement par des tendances eugénistes et racistes (comme
      l’Afrique du Sud, qui cherchait des armes ciblant uniquement les
      noirs).

    En dernière instance, le rôle militaire est quasiment nul et leur utilisation opérationnelle est anecdotique. Les armes biologiques possèdent un très grand nombre de défauts qui les rend nettement moins pratique que d’autres. Principalement un, leur caractère non discriminant. Mais d’autres critères disqualifient le COVID-19 comme un virus militaire, tout comme le VIH.


    • Argument
      fondamental : une arme, pour être intéressante, doit être
      utile. Soit tactiquement, soit stratégiquement. La création
      d’armes stratégique se base sur le principe de stupeur et d’effroi.
      Comme
      arme stratégique, des armes nettement plus efficaces existent.
      Or, un virus est inquiétant mais ne présente pas le caractère de
      stupeur. Comme
      arme tactique, elle est absolument épouvantable : elle peut se
      retourner sans prévenir
      problème contre les troupes de celui qui l’a employée.


    • Le
      VIH et le COVID serait de très médiocres candidats à une
      utilisation militaire. L’un comme l’autre ont un délai
      d’incubation très long, bien trop long pour les échéanciers
      extrêmement brefs d’une opération militaire. De plus, même
      mortel, un virus de ce type est contre-productif. Il pose le même
      problème que l’utilisation de certaines déclinaisons de l’arme
      nucléaire, comme la bombe à neutron. Même dans une santé
      précaire, les soldats se sachant condamnés forment des adversaires
      terribles, fanatiques, impitoyables. Cette walking
      ghost phase

      a poussé à l’abandon de la bombe à neutrons par exemple.


    • De
      plus la surmortalité concerne principalement les personnes âgées,
      tandis que celles qui sont en âge de combattre ou de travailler
      sont à 80 % asymptomatiques. Une nouvelle fois, le très
      faible potentiel militaire d’une telle invention laisse songeur.

    De plus :


    • Un
      virus artificiel se repère assez aisément du fait de la répétition
      de séquences génétique homologues à celles d’autres virus
      connus. Un
      virus « fabriqué » présente
      des anomalies, telles que l’inclusion de séquences génétiques
      issues d’autres virus. Les théories sur l’inclusion de
      « morceau de VIH » sont apparues un moment sur les
      réseaux, mais ont été rétractées par leurs auteurs.


    • Les
      laboratoires d’armes biologiques ont toujours été placés dans les
      lieux les plus éloignés pour éviter précisément ce type de
      problèmes (et pour éviter l’espionnage!). Un
      laboratoire type P4, faisant travailler conjointement français et
      chinois n’est pas un très bon candidat. Les exemples de centres
      de recherche sur les armes top secrètes ou de terrain
      d’expérimentation existent. Ils sont tous loin des grandes villes
      : Lop Nor pour la Chine, Vozpojdiénié dans la mer d’Aral pour
      l’URSS, régions éloignées de la Mandchourie pour l’unité 731
      durant
      l’occupation.


    • Les
      processus d’apparition du virus sont tout à fait cohérents et
      logiques. Les
      espèces réservoir sont grossièrement situées, de même que les
      espèces capable de transmettre le virus à l’homme. Si la date de
      la pandémie n’était pas prévisible, en revanche, le fait
      qu’elle ait lieu « un jour » était inévitable.

    L’argument selon lequel ce virus pourrait être une attaque a été lancé par un site de fake news canadien. Là encore, aucune preuve n’est avancée. Si elle a connu une popularité importante, c’est du fait de sa reprise par des officiels chinois.


    • Or,
      en tout premier lieu, il s’agit d’une réponse du berger à la
      bergère. La Chine a été agonie d’injures et de critiques sur sa
      gestion de la crise. Les USA, dans la bouche de Trump, s’en sont
      servi comme d’un fer de lance pour la frapper. La Chine a saisi
      l’opportunité de riposter.

    • Elles
      sont reprises par des groupes campistes, admirateurs du régime
      chinois. Ils le caractérisent comme un régime favorable aux
      travailleurs et travailleuses, et sont prêts à toutes les
      gymnastiques mentales pour essayer de l’exonérer de ses torts.

    Mais les USA auraient-ils raison de disséminer une maladie ? Peu crédible.


    • Admettons
      que la situation soit extrêmement critique et brutale. La
      bourgeoisie cherche-t-elle a anéantir ou à conquérir ? Si la
      bourgeoisie est « prête à tout », elle n’a cependant pas
      utilisé d’armes de ce type même dans des périodes ou toutes les
      bourgeoisies dans leur ensemble pouvaient se sentir menacées dans
      leur bastions. Ni
      la
      werewolf

      nazie, ni les
      stay behind

      de la CIA, ni les troupes en Corée ou au Vietnam ne les ont
      utilisées.
      Pourquoi
      la situation actuelle serait plus menaçante ?

    • Cette
      question de l’anéantissement est une question importante dans les
      doctrine militaires des différents États.
      L’arme nucléaire est conçue, par exemple, en Russie, comme ne
      devant être utilisée que dans le cas où l’existence de l’Etat
      serait directement menacée. Or,
      il est extrêmement rare qu’une guerre menace directement un État
      et sa survie.
      Il s’agit d’une vision idéalisée de la nature d’un conflit
      militaire, la très grande majorité des conflits se résolvant par
      une négociation. Même
      la Seconde Guerre mondiale a maintenu les fondements de l’État
      Allemand , de l’Italie ou du Japon. Les mêmes appareils d’État
      sont restés en place, à l’exception de la RDA.

      • Si
        les Etats accumulent autant d’armes c’est pour plusieurs raisons
        : Dissuader une autre puissance d’avoir la tentation de
        détruire l’Etat en possédant une capacité de seconde frappe
        (c’est à dire riposter même après avoir été touché).

      • Disposer
        d’une capacité de saturation des défenses antimissiles : un
        missile balistique n’est pas invulnérable à une interception.
        C’est
        pour cela que la plupart sont « mirvés », c’est à
        dire possèdent un grand nombre d’ogives.


      • Disposer
        d’une souplesse d’usage (sous-maris, avions, armes tactiques, armes
        stratégiques…) ce
        qui implique des doublons et donc des redondances.


      • Avoir
        une force à la hauteur de son territoire. La
        France possède théoriquement une puissance capable de tuer une
        population équivalente à la sienne (67 millions). Mais les autres
        États
        doivent non seulement le faire, mais le faire sur
        un plus grand espace.
        Or, chaque grande région de la Russie doit être en mesure de
        posséder cette force de seconde frappe partout.

      • Trouver
        aussi des débouchés pour les industries nucléaires, qui sont des
        cartels puissants, tout comme l’industrie du missile. La
        France en est un excellent exemple, avec des sociétés qui sont
        toutes dédiées à cela.


    • En
      revanche : Les
      armes stratégiques n’ont pas
      n’a pas vocation à être employée de manière offensive, ce qui,
      de toute manière, jetterait l’opprobre sur l’État
      qui le ferait. Or, comme le montre Clausewitz dans
      vom kriege
      ,
      la
      défensive joue un rôle moral prépondérant. Celui
      qui se défend contre un État qui vient d’anéantir la population
      civile d’une grande ville (dans le cas d’un usage stratégique),
      ne reculera devant rien.


    • La
      tentation de la guerre nucléaire a joué un rôle de premier plan
      dans la doctrine de l’après guerre. Mais elle a été abandonnée. 
      La stratégie des représailles massives a été la norme aux USA
      jusqu’en 1962, mais a été remplacée par la riposte graduée.
      Pourquoi ? Car elle était inadaptée. Il y a besoin, même
      entre blocs antagonistes, de marges de manœuvre. Même entre
      cliques rivales, la bourgeoisie est capable de trouver des compromis
      pour avancer (l’UE, après tout, c’est un bon exemple de compromis
      !).

    • Reconstruire
      un pays détruit est un marché, un bon marché pour les
      entreprises. Il suffit de penser à Haliburton pour l’Irak. Mais
      c’est un rendement nettement plus faible que d’exploiter une
      région conquise intacte. Même les envahisseurs comme les nazis ont
      essayé de capturer le maximum de potentiel industriel, même en
      URSS.

    • Celui
      qui aurait lancé cette épidémie a surtout causé des pertes
      économiques terribles sans avoir gagné le moindre avantage. Tuer
      la Chine, pour les USA, c’est tuer un fournisseur et un partenaire
      économique, tout comme un concurrent. Si on le pose la question de
      « à qui profite le crime », ce n’est pas si
      évident. Une crise ou une guerre n’est pas toujours avantageux.
      Parfois, le compromis et la coopération le sont plus.

    • Si
      des tensions existent entre USA et Chine, à l’heure actuelle,
      elles sont des tensions qui devraient déboucher sur des
      négociations ou des renégociations. Elles ne sont pas au paroxysme
      de la brutalité et ne justifieraient pas l’énorme coût de
      l’épidémie.

    Pour ces raisons, et pour d’autres, nous pensons que la thèse officielle sur l’origine du virus tient globalement la route. Cela ne veut pas dire que cette situation ne peut pas ne pas être utilisée géopolitiquement ou économiquement. Mais nous pensons qu’il faut être extraordinairement prudent dans la manière dont ces questionnements peuvent être abordés.

    Des camarades, des organisations, des individus pour lesquels nous avons un grand respect et que nous estimons se posent des questions légitimes sur la pandémie. Seulement, nous pensons que la véritable question n’est pas tant l’origine du virus. Elle n’a, au demeurant, que peu d’importance. Si elle était une nouvelle arme, elle n’en serait pas moins un « tigre de papier » de plus. Son importance, à la limite, est ailleurs.

    S’il y en a une, elle n’est pas dans le « à qui la faute », mais bien dans le rapport que nous entretenons avec la nature, rapport qui prend et qui prendra mécaniquement une tournure toujours plus catastrophique si rien n’est fait.

    La vitesse de contamination, le fait qu’elle se soit propagée par les voies de la mondialisation, le fait qu’elle n’ait pas respecté la moindre frontière… sont des choses dont il faut tenir compte.

    La vulnérabilité immense des pays, même les plus développés, face à cette crise est un deuxième aspect. Tant d’un point de vue médical que d’un point de vue financier. Nous pensons que ce sont ces aspects qui seront bien plus déterminants que l’origine. En revanche, les discours maladroits peuvent nourrir des rhétoriques de division des masses, de défiance envers des conseils sanitaires justifiés. Ils peuvent même contribuer à fragmenter les exploités dans une recherche d’un bouc émissaire ou dans une chasse aux sorcières.

    L’expérience du passé montre que les sociétés, lorsque la peur et l’incompréhension s’installe, peuvent très facilement passer dans des raisonnements qui amènent à agir comme dans les procès de Salem, ou dans les pogroms de Russie.

    Soyons responsables, soyons efficace : combattons les fake news combattons les théories du complot : exposons la responsabilité de la bourgeoisie, de son avidité et de son avarice. Soulignons sa vulnérabilité et sa dépendance face au travail concret des masses populaires.

    Combattons les thèses qui expliquent le monde par un pouvoir occulte : désignons concrètement l’ennemi. Il n’est pas si fort, il n’est pas si puissant. Il est, lui aussi, une espèce en voie de disparition.

    1Cold War International History Project, Virtual Archive : Resolution of the Presidium of the USSR Council of Ministers. Date : 05/02/1953

  • La guerre virale et le grand confinement.

    La guerre virale et le grand confinement.

    La France entre désormais, conjointement avec d’autres États européens, dans un régime de confinement et de quarantaine. Demain, 17 mars, à 12h00, toutes les activités non vitales et les contacts sociaux seront stoppés pour une durée indéterminée.

    Père de la Nation, Macron a grondé ceux et celles qui ont bravé l’interdit du confinement. Il ne s’agit pas de soutenir ces actions, mais de les comprendre : la confiance dans la qualité du système de santé français et dans l’invulnérabilité de notre pays face aux phénomènes catastrophiques, ainsi que le sentiment que les épidémies sont d’un autre temps et d’autres lieux ont joué. De plus, les chiffres des dépistages paraissent si dérisoires qu’ils n’aident pas à prendre conscience de l’ampleur du problème. Les 5 500 cas ne sont que ceux qui sont certifiés, et il est impossible de savoir combien d’autres existent.

    Désormais, le monde extérieur apparaît bien lointain.

    Les élections, qui se sont tenues dans des conditions extrêmement précaires, sont désormais gelées. Il n’y aura pas de second tour dans l’immédiat.

    Les frontières entre l’UE et le reste du monde sont coupées pour 30 jours. Cette bunkérisation de l’Europe peut réjouir certainement l’extrême-droite, qui y voit une « protection ». En réalité, nous sommes la menace. Cette fermeture nous désole d’un point de vue symbolique, mais nous espérons surtout qu’elle puisse limiter le risque de propagation de la pandémie vers des pays au système de santé défaillant. Les 7 % de mortalité que connaît l’Italie seront une goutte d’eau comparé au risque d’une contamination de l’Afrique subsaharienne ou de l’Inde.

    Nous regardons le choix de l’Angleterre ou de certains États avec une stupeur mêlée d’effroi. Si la question de l’immunité est, à terme, la seule solution viable, son irruption soudaine et la saturation des systèmes de soins entraînera fatalement une surmortalité.

    Plusieurs mesures sont de l’ordre du bon sens, il faut le souligner. Les aides mises en place pour permettre aux soignants et aux soignantes de travailler le plus efficacement possible, le fait de leur permettre de se reposer à proximité, la réquisition des taxis… Ce système contribue à soulager leur tâche immense, dans lequel ils sont et elles sont héroïques. Nous appelons d’ailleurs à participer au dispositif enpremiereligne.fr pour aider les soignants et soignantes.

    Cela ne compense pas, cependant, des années d’oubli, de liquidation, de destruction du système de santé. Cependant, il faut reconnaître que l’État bourgeois joue le jeu. Cependant, il reste le problème immense des emplois vitaux pour le fonctionnement du pays ou des emplois manuels invisibles, qui ne peuvent être remplacés par le télétravail. Si certaines activités sont arrêtées, cette situation est loin d’être générale, et fait peser sur le prolétariat les plus grands risques.

    A ce titre, nous rentrons dans une économie de guerre. Cette économie de guerre a pour but de gagner contre le virus, mais de limiter également la casse au niveau de l’économie. Il faut reconnaître à la bourgeoisie qu’elle a l’intelligence de savoir quand faire des concessions et quand temporiser. Durant toute la période qui s’ouvre, l’État joue un rôle immense. Un comble pour un modèle soit-disant libéral.

    300 milliards d’Euros sont mis sur la table pour tenter de maintenir dans une parenthèse le pays. Des promesses mirobolantes ont été faites, reste à voir si elles se concrétiseront. Cela représente du jamais vu.

    Cependant, cette dette se paiera. Elle sera payée chèrement en sortie de crise. Il n’y a pas que la « guerre » qui compte, mais également la manière dont on sort de celle-ci. Et l’issue de cette lutte contre l’ennemi viral sera une autre épreuve de force : qui paiera l’addition ?

    Servira t-elle de prétexte à racler jusqu’à l’os les droits sociaux, les droits des travailleurs et des travailleuses ? Il faudra bien relancer l’économie, après tout. Macron l’a lui-même dit : il faut faire des sacrifices. Et certains plus que d’autres, beaucoup plus que d’autres.

    La bourgeoisie elle même sera t-elle obligée de faire des concessions durables ? Après la Première Guerre mondiale, la France était ruinée. Elle voulait faire payer ses dettes par l’Allemagne, en l’essorant à mort. Or, elle n’est pas parvenu à le faire, notamment devant la résistance ouvrière. La bourgeoisie a du alors accepter qu’un impôt sur le revenu progressif soit mis en place. Une autre raison était l’apparition de la SFIC, futur PC, qui jouait un rôle de premier plan dans les luttes ouvrières.

    Nous appelons à respecter les mesures de sécurité, a mettre tout en œuvre pour limiter les contaminations. Nous appelons à penser en priorité aux plus précaires et aux plus fragiles. Le confinement est une phase pénible dans une lutte que nous pouvons et devons gagner. Nous avons conscience que cette période de stress est propice a une explosion des violences conjugales ou au sein de la famille, ainsi qu’aux violences sexuelles. Nous rappelons que le confinement ne doit pas être un piège mortel, et que le coronavirus tue moins que les féminicides. Quand la situation se dégrade, les femmes subissent toujours davantage.

    Nous appelons à la solidarité et à l’effort commun. Nous appelons à dénoncer les fake news et les théories conspirationnistes.

    Nous appelons également à mettre à profit cette période pénible pour renforcer la connaissance et la maîtrise de la théorie révolutionnaire. Car une grande lutte se préparera à l’issue de cette crise : elle sera cruciale !