Étiquette : Corée

  • Rencontre Trump / Kim Jong Un, un espoir de paix ?

    Rencontre Trump / Kim Jong Un, un espoir de paix ?

    Rencontre Trump / Kim Jong Un, un espoir de paix ?

    L’improbable rencontre a eu lieu. Le 13 juin, le président des USA et celui de la RPDC se sont rencontrés à Singapour. Après une série de tensions importantes, de menaces d’intervention militaire, de provocations liées à l’arme nucléaire, les deux Etats se sont concertés en “terrain neutre.”

    A la suite de 12h de conférence, les deux dirigeants ont signé l’un et l’autre une déclaration commune. Celle-ci est extrêmement succincte  :

     

    • « Les Etats-Unis et la RPDC s’engagent à établir de nouvelles relations entre les Etats-Unis et la RPDC en accord avec les désirs de paix et de prospérité de leurs peuples. »
    • « Les Etats-Unis et la RPDC joindront leurs efforts pour établir une paix durable et stable dans la péninsule coréenne. »
    • « Réaffirmant la Déclaration de Panmunjom du 27 avril 2018, la RPDC s’engage à œuvrer pour la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne. »
    • « Les Etats-Unis et la RPDC s’engagent à récupérer les restes de militaires des Etats-Unis, [morts ou disparus durant la guerre de Corée]  à commencer par le rapatriement immédiat de ceux déjà identifiés. »

     

    La déclaration est plus que symbolique. Seul le dernier point est concret, le reste demeure marqué par le flou, marqué par le vague. Ce n’est pas une feuille de route sur la suppression des armes nucléaires, ce n’est pas un bouleversement géopolitique, ce n’est pas la fin de la présence US en Corée du Sud non plus. Pas de signature d’un traité de paix, qui justifie cette présence militaire, les deux Etats étant, juridiquement parlant, toujours en guerre.

    Pourtant il existe des choses à analyser : d’un point de vue d’image, Kim Jong Un est le grand gagnant. Non pas en ayant gagné un ascendant sur Donald Trump, mais en ayant pu parler “à sa hauteur”, en étant apparu comme un dirigeant d’envergure équivalente. Le fait que, dans l’appréciation générale de la situation, les USA et la RPDC ont été jugés à égalité est, en réalité, une immense victoire pour la diplomatie coréenne. La direction de la RPDC est donc ainsi légitimée aux yeux du monde.

    Les exercices militaires communs entre la Corée du Sud et les USA sont également suspendus. Ces exercices ont régulièrement été dénoncés par la RPDC comme des provocations et comme des pressions exercées contre elle. L’arrêt de ces exercices militaires est donc perçu comme un soulagement pour l’ensemble de la péninsule, nord comme sud, dont la population aurait payé un lourd tribut en cas de guerre. Il est d’ailleurs notable que 2 millions de civils sont morts lors de la guerre de Corée, principalement victimes des bombardements sur les zones urbaines opérées par l’US Air Force et les alliés. Civils coréens du sud et du nord sont donc certainement hostiles à l’idée de se retrouver de nouveau sous les bombes.

    La destitution de Park Geun-hye, ancienne présidente de la Corée du Sud, fille du dictateur Park Chung-hee, marionnette d’une secte anticommuniste, avait créé une situation de tension importante. L’irruption d’un parti favorable à l’apaisement des tensions dans la péninsule avait poussé les USA à envenimer à dessein la situation. Pour ne pas perdre leur bastion en Corée, leur flanc-garde contre les intérêts chinois et russes, les USA ne pouvaient tolérer ni élections libres, ni diplomatie indépendante de la part de Séoul.

    Le modus vivendi de Singapour est donc une surprise positive pour le camp de la paix. La promesse de dénucléarisation est une promesse, certes, mais une promesse qui demeure positive.

    Dans la situation incertaine et instable que nous vivons actuellement, où les provocations et les tensions sont en constante inflation, cette rencontre et cette déclaration commune, tout en n’étant qu’un bout de papier, sont néanmoins de bonnes nouvelles pour la planète entière.

    Nous regardons le risque de guerre dans l’Asie tout comme sur tous les autres continents, comme l’émanation des intérêts rapaces des capitalistes monopolistes. La situation conflictuelle en Corée est la porte d’entrée d’une situation conflictuelle sino-américaine ou russo-américaine. Il ne s’agit pas de dire qu’un impérialisme est plus moral, plus soutenable qu’un autre, à travers cela. Mais il s’agit de pointer du doigt le caractère particulièrement agressif et menaçant, dans cette partie du globe, de celui des USA.

     

  • L’Unité Communiste de Lyon est-elle réformiste ? – Quatrième partie : La faillite de l’attaque contre l’UCL.

    L’Unité Communiste de Lyon est-elle réformiste ? – Quatrième partie : La faillite de l’attaque contre l’UCL.

    La faillite de l’attaque contre l’UCL

    Dans ce communiqué, si empressés qu’ils soient d’apporter des épithètes malsonnantes, les immatérialistes ont oublié une chose essentielle. Ils ont oublié de prendre une position politique sur la situation de conflit latent entre la Corée du Nord et les USA.

    Rappelons la phrase qui nous incrimine : « Ainsi, voilà ce que nous trouvons : Il n’y a, ici, du point de vue maoïste, rien à sauver. Il faut avoir le romantisme le plus délirant d’Alain Soral ou Dieudonné pour y voir des vertus (ils y seront d’ici quelques jours pour un voyage organisé), et il est vrai qu’un tel « anti-impérialisme » totalement national-révolutionnaire se retrouve également chez des gens se voulant de gauche (comme « Unité Communiste de Lyon » et autres révisionnistes et réformistes du genre). » (7 septembre 2017)

    Ils se sont rués sur le fait d’insinuer que l’Unité Communiste de Lyon soutiendrait un gouvernement « fasciste », de déclarer ce gouvernement digne d’être cloué au pilori, de dire que « d’un point de vue maoïste, rien n’est à sauver », uniquement pour apporter une contradiction vis-à-vis de notre communiqué.

    Mais ce communiqué n’est pas constitué uniquement de cela. « Il n’y a, ici, du point de vue maoïste, rien à sauver.  » disent-ils. Rien, même pas les masses Coréennes. Même pas la paix. Plus fort que les interventionnistes les plus virulents, plus fort que les trotskistes et les « humanitaristes », le « PCF(mlm) » nous offre sa science : Le gouvernement et les masses de Corée sont un tout, une même bouillie infâme.

    Or, en clamant que rien n’est à sauver, ces maîtres de la rhétorique insinue que « tout est à jeter. » Partant de ce constat, le feu peut bien descendre sur la Corée du Nord, peu leur en chaut. Mais qu’en est-il de l’argument principal que nous développions dans ce communiqué, argument que leurs yeux glissants, cherchant la faille à exploiter, n’ont pas vu ? Nous avons insisté, dans ce communiqué, que nous étions opposés au bombardements, à la guerre, à l’invasion de la Corée.

    Qu’elle soit, nous ne le nions pas, un croupion de la Chine, qu’elle soit son flanc garde, qu’elle soit son glacis, la question ne se pose pas. Que sont gouvernement n’aie -une nouvelle fois nous ne désirons pas prendre de position à l’emporte-pièce- pas grand chose de prolétarien, nous sommes prêts à l’admettre. Mais qu’on nous attaque sur la position -principe important- d’opposition à la guerre impérialiste, laquelle est payée par les masses, par leur sang, un Rubicon est franchi.

    Voilà ce que disent les « Matérialistes » de la situation de la Corée et de sa quête de l’arme nucléaire : « C’est l’expression d’une incapacité à aller dans le sens de la réunification de la nation coréenne par la mobilisation démocratique, tel que c’était l’objectif dans les années 1950. Au lieu des masses, on a les bombes atomiques qui sont censées apporter la solution « miracle ». » Plus fort, là, que le Livre noir du communisme. La Corée du Nord a décidé unilatéralement de se mettre en butte avec sa voisine du sud. Elle décide seule de s’encercler de bases US, de se positionner sur un pivot géopolitique. Elle est seule et unique responsable de son destin, d’après le « PCF(mlm) »

    Quant au fait de mordre dans les articles des tabloïds Sud-Coréens, le « PCF(mlm) » s’y adonne avec une joie sans bornes : « À cela s’ajoute bien entendu l’idéologie raciste paranoïaque du régime, forçant les masses à la soumission la plus servile et infantile, avec des manuels expliquant que la Nature s’est littéralement arrêtée à la naissance de chaque dirigeant d’une véritable dynastie. » Encore échappons-nous aux licornes auxquels les nord-coréens sont censés croire.

    Mais cela éclaire sur ‘l’enquête’ que peuvent faire les « Matérialistes. » Utilise-t-elle comme source le Daily Mirror ? Rivarol ? Gala et Voici ? Des références bibliographiques auraient été les bienvenues.

    Quant au positionnement… Comment comprendre celui position du « PCF(mlm) » autrement que comme une manière de se placer au dessus de ce conflit, de refuser de prendre position, et, ironie pour des matérialistes, de ne guère vouloir mettre le nez dans la transcription pratique de ce que signifie la guerre qui couve entre la Corée du Nord et les USA.

    Au fond, les matérialistes se considèrent au dessus des questions géopolitiques, au dessus des questions d’impérialisme, au dessus de tout cela. En ce sens, ils sont dans un centrisme particulier, se disant « nous ne prenons pas position quand l’impérialisme américain frappe. » « Nous nous contentons de cible le fait que la Corée du Nord fait de la drogue, qu’elle est fasciste et qu’elle n’est pas à sauver, mais nous ne parlerons pas du fond de l’affaire. »

    Si nous pêchons par « révisionnisme » et par « réformisme », voilà devant nous des prétendus maoïstes qui agissent à la manière d’adolescents boudeurs dans leur manière de voir les choses. Nos positions, nous les avons en rapport à l’impérialisme américain, russe et français, nous les avons développées dans divers brochures, mise à disposition du public. Nous invitons nos lecteurs à être juge. Mais nous les invitons aussi à se questionner sur la position du prétendu PCF maoïste.

    Auraient-ils agit de la même manière pour applaudir l’invasion d’Irak par les USA en 2003, d’Afghanistan en 2001, mais également -pourquoi pas- les interventions françaises en Afrique ou en Asie.

    Tout est possible avec l’idéalisme des « matérialistes ». Y compris d’affubler de tous les noms les militants et militantes, les organisations… Mais n’est-ce pas autre chose qu’une volonté d’injurier ?

    Les accusations que profèrent le quotidien de la bêtise et de l’idéalisme mériteraient d’être écartées d’un revers de la main. Mais pourtant, nous pensons qu’il n’est pas inutile, qu’il est même souhaitable de revenir sur celles-ci. Nous pensons qu’il est important de se saisir de l’opportunité de s’exprimer sur notre positionnement politique, sur notre contenu idéologique.

    Voilà où nous voulons en venir, sommes-nous des réformistes et des révisionnistes comme le clament des « Matérialistes » ?

  • Moon Jae-In est devenu président de la République de Corée.

    Moon Jae-In est devenu président de la République de Corée.

    Alors que les habitants de l’Etat français avaient les yeux fixés sur l’élection présidentielle, de l’autre côté du globe se déroulait un événement majeur: celles de la Corée du Sud. Importantes à la fois politiquement mais également géopolitiquement, étant donné les lignes défendues par les différents acteurs.

    A la suite de la destitution de la « princesse » Park Geun-Hye, fille de Park Chung-Hye, ex-dictateur, une élection anticipée dut être organisée. L’ancienne présidente fut la digne héritière de l’idéologie de son père : autoritarisme, contenu anti-ouvrier, mais également liaisons étroites avec les sectes anticommunistes et réactionnaires. La corruption entrainée par ces liens fut le casus belli d’un mouvement de protestation massif, lequel déboucha une procédure de destitution.

    Dépités par le parti au pouvoir, de nombreux sud-coréens ont tournés leurs suffrages vers le candidat de l’alternance : Moon Jae-In, du Parti Démocrate. Ce parti est une formation politique de centre-gauche, marquée par un contenu social-libéral. 41.4% des voix plébiscitent celui qui s’était illustré comme une des figures de proue de la défense des droits de l’homme et dans la lutte contre la corruption. Là où la situation devient géopolitiquement intéressante, c’est que l’organisation qui accède au pouvoir est partisane d’une désescalade vis-à-vis du voisin du Nord.

    Moon Jae-In est un ancien avocat qui s’est fait un nom et une réputation dans la défense des droits de l’homme, des syndicalistes, des droits sociaux. Sa lutte contre le despotisme lui valut même un séjour en prison et une interdiction d’exercer. Il émerge comme étant aux antipodes de Park Geun-Hye, « princesse » issu des élites, descendante de généraux… En effet, lui-même est issu des classes populaires de la Corée, il est marqué par des prises de position progressistes, hostiles à la présence américaine, favorable à un renouement du dialogue. Ce sont deux conceptions de la Corée du Sud qui se rencontrent et s’affrontent.

    Cette campagne s’est faite sous des torrents d’accusation. Hong Jun-Pyo, le candidat à la succession de Park, à ainsi insisté sur ces points : Moon Jae-In serait un agent de Pyongyang, un terrible bolchevique…Or, son élection n’est pas une révolution prolétarienne, n’est même pas une hypothétique « révolution citoyenne par les urnes. » Elle reste dans des cadres institutionnels, dans le jeu de la démocratie bourgeoise -étroite certes- de la Corée du Sud.

    En revanche, elle s’attire l’ire des grands truts, les chaebols¸ car sa ligne insuffle un vent de libéralisation, dans un marché clos et dominé par ces immenses conglomérats industriels. Elle joue également sur la carte d’une hausse des salaires, d’une autorisation des syndicats – considérés comme une Vème colonne du nord et donc réprimés fortement.

    Dans cette société extrêmement caporalisée, digne d’une caserne, cette prise de position est déjà un séisme. La Corée du Sud, dans sa marche forcée vers l’industrialisation, s’est hissé parmi les pays du Nord au détriment des droits sociaux, syndicaux, démocratiques, dans une atmosphère d’occupation militaire -par les USA- et de paranoïa entretenue par les gouvernements successifs.

    La Corée n’est pas n’importe quelle région du globe.

    Elle est un des éléments clé du dispositif de sécurité US, l’un des piliers de son front Pacifique contre les deux adversaires géopolitiques : Chine et Russie. Elle est perçue comme un verrou devant être maintenu fermé à tout prix. D’où l’organisation, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, d’un sabotage constant des tentatives de réunification ; d’où la guerre de Corée ; d’où le stationnement de 29 000 soldats US de la USKF [United States Korea Forces] au Sud. Ces troupes d’occupation ont été, par le passé, impliquées dans des affaires de prostitution, d’exactions, de trafic d’êtres humains. Les relations entre ces troupes et la population sont complexes et tendues. Elles sont une épée de Damoclès au dessus des gouvernements dissidents de la ligne imposée par Washington.

    Pour eux, la division coréenne permet de la maintenir dans leur sphère, dans leur orbite. Très marquée par un sentiment antijaponais, la péninsule réunifiée ne manquerait pas de se tourner alors vers des liens avec son voisin chinois, lui fournissant ainsi un promontoire capable de gêner militairement le Japon, second poste clé de la géopolitique US. Une Corée divisée est essentielle pour maintenir la Chine encerclée. Cependant, en Corée du Sud, la population est globalement lasse de ce climat, d’autant qu’à force de crier au loup en permanence, la menace du méchant voisin du nord perd de son effet.

    Lorsque le candidat gagnant propose d’ouvrir des discussions, de reprendre les liens diplomatiques et, même, de visiter le voisin du nord, cela ne peut susciter que de vives inquiétudes. Inquiétudes de la part d’une bourgeoisie hostile à toute idée marxiste et de la part des américains, résolument hostiles à tout rapprochement.

    Cela explique la campagne de calomnies, mais également la décision de Trump de mettre en œuvre du bouclier antimissile Thaad, près du village frontalier de Soseong. Le président US a également informé de l’envoi d’une flotte de guerre vers la péninsule. Fake news, de la part du président, le groupe aéronaval faisant route vers l’Australie.

    Ironiquement, cette pression inamicale, de la part de l’allié gênant, a certainement penché dans la balance électorale. D’autant que, cerise sur le gâteau, le malhabile dirigeant de la première puissance mondiale a annoncé que la Corée du Sud assurerait l’intégralité des frais du déploiement. Un geste de politique intérieure qui, pour son grand malheur, fut très bien entendu à l’extérieur.

    Même la municipalité de Séoul, marquée très à droite, s’est offusquée de ces déclaration et de cette « prise d’otage » de la part des Etats-Unis.

    Le score électoral du programme de « détente » de Moon Jae-In révèle la lassitude du peuple sud-coréen. La diatribe martiale de l’ancienne administration, l’inflexibilité vis à vis de Pyongyang, encouragée par la maison blanche, s’émoussent. Le sud semble vouloir s’orienter vers la normalisation des relations, préalable à la paix.

    Dans une certaine mesure, Moon se place sur une position semblable à celle du membre du SPD Willy Brandt, chancelier de RFA entre 1969 et 1974, connu pour son Ostpolitik, permettant une reconnaissance mutuelle des deux Allemagne. Il est possible qu’il cherche ainsi à atteindre deux objectifs : Créer une division du travail entre les deux Corée, mais également pousser le régime nord-coréen à s’ouvrir au pluralisme, et à se libéraliser économiquement.

    Moon représente une position de bourgeoisie nationale progressiste, au niveau de son pays, mais néanmoins solidement pourvue en appétits propres sur son étranger proche.

    Cependant, ce programme social-libéral suffit à attirer des foudres terribles. La réorientation géopolitique qu’il induit pousse à l’agressivité les fractions les plus réactionnaires de sa bourgeoisie, les chaebols, les sectes anticommunistes ainsi que les USA en perte de vitesse face à la Chine.

    La Corée du Sud est vulnérable à un coup de force, à une déstabilisation visant à lui faire regagner sa place de verrou. La capacité de Moon à faire appliquer son programme est une des inconnues qui rentre en ligne de compte. L’hostilité de la part des réactionnaires et des impérialistes en est une autre.

    En tant qu’organisation communiste, nous regardons les bourgeoisies nationales avec un œil circonspect. Si cette élection propulse, certes, un candidat progressiste, elle n’est nullement une garantie de paix ou une garantie d’avancée.

    Les bourgeoisies nationalistes sont vives à trahir leurs mandats, vives à se coucher. Nous savons que la seule issue réellement positive provient du prolétariat coréen, de ses organisations de masses et de ses partis. La lutte du peuple de Corée avance, soutenons-la !

     

  • Présidentielle en Corée du sud : une démocratisation ?

    Présidentielle en Corée du sud : une démocratisation ?

    Présidentielle en Corée du sud : une démocratisation ?

    Quelque mois auparavant, dans nos colonnes, nous avions abordé la question de la Corée du Sud et de la destitution prochaine de sa présidente. En effet, après la révélation de liens entre la présidente Park Geun-Hye et une des multiples sectes anticommuniste des manifestations monstres se sont déroulées au pays du matin calme.

    Cette destitution ouvre non seulement la voie à de nouvelles élections, lesquelles auront lieu le 9 mai 2017., mais également a une possible alternance avec le Parti Démocrate Unifié, plutôt partisan d’une ouverture vers la Corée du Nord.

    La présidente destituée.

    La mobilisation populaire, les manifestations de grande ampleur qui ont secoué Séoul, ont porté leurs fruits. La présidente Park Geun-Hye, fille de l’ancien dictateur Park Chung-Hee, a été destituée. Etant inculpé dans pas moins de treize affaires de corruption, d’abus de pouvoir, ou de coercition, elle se trouve actuellement en détention provisoire.

    Manifestations en Corée du Sud – Source 20 Minutes

    Cette président était la dirigeante autoritaire d’un pays à la société caporalisée. En Corée du Sud, le simple fait de défendre les droit sociaux peut être vu comme une trahison au profit du voisin du nord, tenir un piquet de grève peut valoir cinq années d’emprisonnement.

    Dans ce cadre, la chute de la présidente Park peut être vue comme une première étape d’un processus de démocratisation en Corée du Sud.

    En effet, à l’instar de l’État espagnol, la dictature anti-communiste ne s’est jamais réellement dissoute. Elle s’est parée des ors de la démocratie bourgeoisie, s’est libéralisée pour éviter l’opprobre générale et l’explosion des tensions internes. Cela ne doit pas tromper pour autant, tout comme dans l’Etat espagnol, les institutions et les dispositifs juridiques issus de la dictature sont toujours présents, toujours prêts à servir.

    L’élection à venir n’est nullement une révolution prolétarienne. Cependant, elle peut potentiellement être un signe d’une certaine démocratisation de la société, étouffée par le poids des réactionnaires et la présence militaire US.

    Un favori en faveur de l’autonomisation du pays

    Les sondages préalables à l’élection du 9 mai donnent le démocrate Moon Jae-In favori. Il était le principal opposant à Park. Son programme présente une volonté d’apporter un « changement de gouvernement ». Plus de droits sociaux, la défense des droits de l’homme, régulièrement bafoués par une police qui n’a rien à envier au Kempetaï de l’époque coloniale.

    Fait intéressant, son parti est un promoteur d’une ouverture au nord. En effet, le Parti Démocrate propose des sommets réguliers, un accord de paix -la situation est toujours formellement un armistice- et -chose étonnante- une politique commune de défense ainsi qu’une reconnaissance mutuelle. Ce sont dans ses aspects qu’il est important de chercher une explication à la manœuvre militaire US.

    Le Japon Showa en 1931

    Ce projet représente, même si son application se heurte à une cohorte d’obstacles, une déclaration de volonté fracassante. Une première rupture avec la situation actuelle, celle de l’assujettissement de la Corée du sud par les USA, celle de son maintient en caserne militaire, en chien de garde du front Pacifique.

    La propagande bourgeoise fait de la République Populaire Démocratique de Corée le seul et unique responsable des conflits, tant de la Guerre de Corée que des tensions actuelles. Ceci représente une falsification de l’Histoire. En effet, comme ce fut le cas dans les zones d’occupation en Allemagne, en Indochine / Viêt-Nam et dans la péninsule coréenne, les occidentaux ont entériné la partition. Ceci n’est pas une affabulation, il s’agit -simplement- d’une stricte application de la doctrine du containement.

    Dans le cas de la Corée du Sud, les USA, qui occupaient la ligne en dessous du 38° parallèle, ont autorisé la participation des partis issus de la collaboration et du colonialisme japonais. Certains historiens américains actuels comparent, non sans humour, la Guerre de Corée comme étant l’équivalent d’une attaque de la France sur la France de Vichy.

    Cet attachement, renouvelé sans cesse, des USA à la Corée du Sud est la résultante de plusieurs facteurs : la Corée est profondément antijaponaise, suite au passé colonial, dont le Japon, par ailleurs, s’obstine à nier les crimes.

    Entre le géant japonais pro-US et le géant Chinois, la Corée n’hésiterait probablement pas dans ses choix d’alliance, si elle était livrée à elle-même et réunifiée.

    Cela menacerait ce verrou US, lequel contenait l’accès maritime de l’URSS au Pacifique ; lequel contient l’accès de la Chine à ce même espace aujourd’hui.

    Nous ne faisons pas d’angélisme cependant, l’exploitation de la main d’œuvre du Nord par le Sud est une idée qui séduit le candidat. Celui-ci ne veut pas, non plus, limiter le pouvoir des capitalistes Coréens, au contraire, son souhait est de leur donner plus d’allant, plus d’entrain.

    Mais ceci pourrait nuire aux intérêts US, lesquels regardent d’un mauvais œil tout velléité d’indépendance.

    Un revers pour les États-Unis

    Si Moon Jae-in est élu, et applique son programme, cela signifiera un nouveau revers pour les Etats-Unis en Asie.

    Rodrigo Duterte

    Aux Philippines, l’élection du pro-Poutine Rodrigo Duterte a été un coup dur pour Washington, qui perd son plus vieil allié dans la région. Le Japon est toujours présent, mais subit le poids d’une dette colossale. Les relents ultranationalistes, nostalgiques de l’ère Showa qui transparaissent dans les discours de Abe Shinzo, laissent supposer une certaine volonté de faire cavalier seul.

    Les USA ne peuvent se permettre de perdre la péninsule coréenne. Cela serait un signal extraordinairement néfaste. Tandis que le discours officiel est basé sur l’isolationnisme, la nouvelle administration a pourtant réitéré des promesses d’aide accrues à la Corée du Sud, contre le voisin terrible.

    La seule région où les Etats-Unis sont encore en position de force reste l’île de Taiwan. L’île est un bastion du Guomindang depuis la fuite de son armée en 1949, face à la victoire de l’Armée Populaire de Libération. Les tensions menacent de prendre une tournure belliqueuse à tout moment.

    De la Syrie à la Corée : la riposte US.

    Le porte-avions américain «USS Carl Vinson» accoste au port de Busan, en Corée du Sud le 15 mars, pour les manœuvres conjointes «Foal Eagle».
    Porte-avion « USS Carl Vinson » ; à Busan, Corée du Sud, le 15 mars 2017. – Source Reuters


    Aussi curieux que cela puisse paraître, la frappe -assez inefficace au demeurant- des missiles Tomahawks contre une base militaire syrienne, est une démonstration de force visant la Corée et la Chine.


    La ligne de l’administration Trump, à l’heure actuelle, semble être l’inverse de celle de Richard Nixon. Au lieu de jouer la carte de l’ouverture vers la Chine contre l’URSS, il semble que les USA soient plus dans une idée de réduire la pression sur la Russie pour contrer une Chine nettement plus menaçante.


    Ainsi, avant la frappe, le président Trump a averti son homologue russe, pour qu’aucun soldat russe ne soit touché. Il serait improbable de croire que l’information ne fut pas transmise aux syriens.


    Appliquant une politique du « frapper un singe pour effrayer un tigre », les USA visent ainsi à répondre aux démonstrations de force de la Corée du Nord, et, à travers elle, à avertir la Chine.


    Le départ, ces jours derniers, d’un groupe aéronaval dans la région, est ainsi une nouvelle politique de la canonnière. Elle vise à faire pression sur un allié vacillant, à colmater une brèche.


    Certains rêvent de guerre mondiale, d’une apocalypse qu’ils et elles appellent de leurs vœux. Ce fantasme survivaliste, ce fantasme eschatologique, est un danger, non une joie. Nous, communistes, sommes pour la paix entre les nations. Nos luttes concernent la liberté et l’égalité.


    Dans ce cadre, nous considérons que le recul des impérialistes est une chose positive, et nous soutenons tout processus de paix en Corée. La guerre est faite pour les bourgeoisies, et est payée par les travailleurs et les travailleuses.


    Au Moyen-Orient ; en Corée ; halte aux agressions impérialistes !

  • Que révèlent les sanctions prises par la Chine contre la Corée du Nord ?

    Le 19 février, le gouvernement de la République Populaire de Chine a annoncé sa décision de cesser toutes se importations de charbon en provenance de la Corée du Nord. Le ministère du commerce a ainsi indiqué que cette suspension provisoire sera maintenue jusqu’au 31 décembre.

    La raison de cette sanction contre le régime de Pyongyang trouve sa source dans le nouveau test, effectué quelques jours auparavant, d’un missile balistique Pukguksong-2. Ce test à suscité un vif émoi au sein des Etat-majors Japonais et Américains.

    Résultats de recherche d'images pour « Pukguksong-2 »

    Bien que la Chine maintienne une position de négociation à six [Les deux Corées, le Japon, la Russie, la Chine et les USA] autour de la question du nucléaire nord-coréen, elle a pour la première fois accepté d’appliquer des sanctions directes contre la RPDC.

    Les échanges commerciaux entre la RPC et la RPDC représentent les liens économiques le plus importants, en terme de volume, pour l’Etat du Juche. L’embargo contribue à étrangler une économie déjà anémiée par des années de sanctions internationales.

    Nous n’avons pas, au sein de l’Unité Communiste de Lyon, de position précisément définie sur le régime Nord Coréen. D’une part car ce régime est difficile à analyser, faute d’informations fiables, d’autre part car nous n’en avons simplement pas eu le temps ou les moyens. La Corée du Nord ne fait pas partie des pays envers lesquels nous exprimons un soutien positif. Nous considérons qu’a l’heure actuelle, ce régime apparait globalement comme un régime de nationalisme bourgeois social.

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    Nous restons également circonspects sur ce régime, dans le sens où nous nous méfions du fait de crier avec la meute déchaînée de loups, avide de rumeurs sur cet Etat. Nous regardons avec une certaine répugnance la campagne d’acharnement, d’autant qu’elle est orchestrée par des Etats impérialistes, portant la mort, la misère et le crime partout sur leur passage. Dans le sens également où il nous paraît bien plus pressant de condamner d’autres régimes avant celui dirigé par Kim Jong-Un.

    Présentée comme l’archétype de l’Etat « méchant », la Corée du Nord est pourtant avant tout un état qui lutte contre l’impérialisme, qui tente d’exister indépendamment de toute vassalité et assujettissement face à un autre Etat. C’est également un Etat qui essaie d’obtenir la légitime réunification de la péninsule. Le régime Sud-Coréen, dans lequel les sectes anticommunistes et obscurantistes tirent les ficelles du pouvoir, apparaît comme un havre de paix.
    Etrange havre ou les militants pour la réunification, les communistes et les syndicalistes sont menacés et torturés par la police.

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    La réunification elle-même est un casus belli pour les USA, qui se doutent bien qu’une Corée unifiée et indépendante aurait plus tendance à balancer -dans la rivalité entre la Chine et le Japon- du côté de la première, tant le sentiment anti-japonais est encore présent. Rien qu’à titre d’exemple, participante au malheureux programme F-35 soutenu par les USA, la Corée du Sud fait pourtant le choix d’entretenir ses appareils en Australie plutôt qu’au Japon tout proche, tant la défiance est fort.

    Dans ce cadre, comment comprenons nous les sanctions ?

    La Corée du Nord, hormis une rectification de frontière maritime demandé au Sud, source de conflits depuis la partition, ne fait pas partie des pays les plus agressifs de la planète. Elle ne lance pas d’opérations à l’étranger, ne déploie pas d’armée dans des bases militaires extérieures, ne revendique pas de territoire. En revanche, elle est une cible géopolitique récurrente.

    Le budget militaire consomme une quantité astronomique de ressources, quant on songe au PIB relativement faible de l’Etat.

    Le développement de la bombe atomique, ainsi que de missiles longue portée, est dans ce cadre un choix rationnel, permettant de sanctuariser le territoire tout en limitant le format des forces conventionnelles.

    L’opposition et les sanctions que subit la Corée du Nord quant à ce programme révèlent, non pas de la sûreté de la paix mondiale, mais bien d’une punition contre ces Etats cherchant à se soustraire à l’autorité des « grands ». C’est la sanctuarisation du territoire qui est condamnée.

    L’arme atomique, dans l’esprit des grandes puissances impérialistes, doit rester l’apanage des arbitres de ce monde. En sanctuarisant son territoire, la Corée fait fondamentalement un doigt d’honneur à ceux qui voudraient la transformer en régime croupion, Chine y compris.

    Car tel est ce que nous pouvons déterminer de la position chinoise. Un aveu du fait que ce sont les rapports de suzeraineté et de vassalité quoi doivent décider de la sécurité des Etats, et non pas leur propre capacité à pouvoir assurer leur protection. Cette attitude est digne de celle de la France, lorsqu’elle sabote tout projet d’armée Africaine, pour maintenir les états dans son giron, par la dépendance militaire.

    La RPC se démasque comme un Etat impérialiste, voulant satelliser et rendre tributaire les Etats qu’elle domine.

    Bien que nous puissions formuler des critiques fondamentales vis-à-vis de la République Populaire et Démocratique de Corée, nous ne saurions renier son droit à l’indépendance vis-à-vis des grande puissances militaires. Nous considérons que la paix mondiale n’est pas garantie par la dissuasion, cette dernière ne garantit que la sécurité des impérialistes.

    Nous réclamons le fait que les sanctions contre la RPDC soient levées intégralement. Elles sont hypocrites et criminelles. Nous considérons qu’un débat sur le désarmement général, et nucléaire en particulier, ne peut avoir lieu sans une bonne volonté générale. Or cette bonne volonté se heurte aux intérêts des capitalistes et des impérialistes. Ces intérêts forment un infranchissable Himalaya, que seule la lutte des classes peut franchir.

    Quelle erreur de croire que les armes nucléaires protégerons les impérialistes de la lutte des classes. Elle n’est, comme l’écrit Mao Zedong, qu’un « Tigre de Papier ». Jamais la bourgeoisie ne pourra échapper au fait qu’elle creuse sa tombe, jour après jour.

    Tout comme le mouvement communiste s’opposera aux guerres contre les peuples, il organisera celle contre les classes !

  • Fidel Castro nous a quitté.

    Aujourd'hui, Fidel Castro nous a quitté.

    Le dernier dirigeant révolutionnaire de la deuxième vague (1945-1959) s'est éteint à l'âge de 90 ans. Pendant toutes ces années, il a incarné l'image vivante de la lutte du tiers-monde contre l'oppression impérialiste américaine, contre la main mise des USA sur l'Amérique Latine. Il a incarné la solidarité des peuples, l'amitié qui naît dans le creuset de la lutte de libération contre l'oppresseur colonialiste ou néo-colonialiste, quelque fusse son drapeau.

    Héros à la peau d'acier, ayant survécu à tellement de tentatives d'assassinats que celles-ci en sont presque devenues une routine, Fidel Castro nous laisse, ainsi que les peuples en lutte, tous un peu orphelins.

    Il a incarné un Etat indépendant, une réussite au sein d'une Amérique Latine marquée par les narcotrafics, la prostitution, les gangs, mais également la pauvreté endémique, l'absence d'accès au logement, aux soins, à l'éducation et la corruption liée à la patte de l'exploitation impérialiste.

    Cuba n'a cessé d'attirer l'amour des peuples, n'a cessé d'attire l'admiration pour ces réussites: l'indicateur de développement humain le plus élevé de sa région, un nombre de médecin par habitants le plus élevé du Monde, un taux d'alphabétisation quasi-total.

    Même ceux qui reviennent de Cuba des critiques plein la bouche ne peuvent que reconnaître qu'on y croise pas les va-nu-pieds et les mendiants, les enfants loqueteux et les favelas de l'Amérique du Sud. Même si il n'y règne pas l'abondance la plus totale, les besoins primordiaux du peuple n'y sont pas oubliés.

    Fidel Castro n'est pas exempt de défauts, mais nier les qualités dont il a fait preuve serait d'une effronterie sans nom. La "voie  Cubaine" également, avec ses avancées et ses erreurs. 

    Cuba fait partie de l'histoire du mouvement révolutionnaire mondial, et à ce titre, doit être analysée pour en tirer les éléments bénéfiques et les éléments négatif. Cet événement, tragique, doit être l'occasion d'un retour sur le passé de la révolution cubaine, sur le positionnement de Cuba dans les débats qui ont traversé le mouvement communiste, et sur la construction du socialisme. C'est également l'occasion de voir les terribles dégâts que la politique de division internationale du travail de Nikita Khrouchtchev a pu créer. Dégâts terribles et irréparables.

    Aujourd'hui, nous saluons un homme dont la place est au sein du Panthéon des révolutionnaires.

    VIVA FIDEL ! 

  • Corée du sud : l’affaire du « Choi gate » ou le Raspoutine sud-coréen

    Samedi 12 novembre, le peuple de Séoul est descendu dans la rue par centaines de milliers, selon la police, par millions selon les manifestants, pour exiger la démission de l'actuelle présidente de la Corée du sud, Park Geun-hye, dont la relation obscure avec une secte « chamanique » a été percée à jour.

    La fille de l'ancien dictateur anti-communiste Park Chung-hee -qui a dirigé la Corée du sud d'une main de fer du putsch de 1961 à sa mort en 1979- était en effet sous l'influence d'une mystérieuse éminence grise, Choi Soon-sil. Ce dernier aurait utilisé son influence sur la présidente pour obliger de grosses firmes nationales -notamment Samsung)- à verser d'importantes sommes à des organisations servant uniquement de façade légale, avant de servir à des usages personnels ou de financement de la secte.

     Un scénario digne des plus abracadabrantesques théories du complot.

     Les liens entre le gouvernement de Séoul et les mouvements sectaires ne date pas d'hier. Avant Choi Soon-sil, Park Geun-hye nouait une relation particulière avec le père de celle-ci. Choi Tae-min, gourou de la secte « l'église de la vie éternelle », et surnommé le Raspoutine coréen, avait obtenu les faveurs de l'actuelle présidente en 1975, après lui avoir affirmé être en contact avec sa défunte mère.

    Très tôt, la Corée du sud ayant a été le terrain privilégié de sectes telle que la secte Moon, fondée par Sun Myung Moon. Ces sectes ont une chose en commun : l'anticommunisme viscéral et agressif comme base d'idée et comme fond de commerce. D'où un soutien financier énorme de la part des États-Unis, dans leur politique de sabotage de la réunification de la péninsule et d'où des liens toujours étroit avec le pouvoir autoritaire de la présidente Park, tout comme avec celui de son père avant elle.

    Illustration: mariage dans la secte Moon. (Source Rue 89)

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     Alors que la Corée du sud est voisine avec l'un des derniers pays se revendiquant du socialisme -sous le nom de leur propre courant le Juche, dont la perception particulière du marxisme soulève des questions d'analyses qui sont loin d'être tranchées- ces sectes demeurent puissantes et ont pignon sur rue. Les conceptions métaphysiques, le dogmatisme religieux, l'esprit de secte, sont en effet parmi les armes les plus efficaces de la bourgeoisie pour détourner le peuple des idéologies progressistes et révolutionnaires. Elles s'opposent frontalement à leur base scientifique est remplacent le matérialisme-dialectique par la foi aveugle.

    Mais derrière les superstitions et les promesses de vie éternelle se cache la réalité : les intrigues politiques, la corruption, l'accaparement des richesses. Une histoire qui en apparence prête à rire, mais qui masque en effet une réalité, les dirigeants de cette secte, père et fille, ont favorisé l'ascension politique de Park Geun-hye, et ont fait fortune grâce à elle. Une réalité qui s'avère être la goûte d'eau de trop pour les coréens du sud, déjà écrasés par un société inégalitaire et élitiste. C'est également la goûte d'eau de trop au sein de cette société caporalisée et militarisée, dans laquelle toute forme de contestation sociale peut être considérée comme une trahison, toute opposition est vu comme une allégeance en douce à Pyongyang.

     Malgré certaines mesures prises en catastrophe, comme le limogeage du 1er ministre, ou la promesse d'une restriction de son pouvoir par la présidence, rien n'y fait, le peuple ne veut plus se laisser duper.

    L'Unité communiste de Lyon affirme son soutien au peuple coréen dans sa lutte contre ses oppresseurs, contre l'impérialisme, contre l'injustice. L'obscurantisme est le voile de la corruption et de la réaction !

    Pour la paix et la fin de la guerre froide entretenue pour des interêts géopolitiques en Corée !

    Korea is One! 
     

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