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  • Communiqué et prise de parole du 1er mai.

    Communiqué et prise de parole du 1er mai.

    Nous ne pouvons pas nier que ce premier mai est spécial. Il est le premier mai d’une époque nouvelle. Une époque d’incertitude et d’inquiétude.

    Nous sommes à la charnière entre deux ères. Si la crise économique et les conflits étaient déjà là avant la pandémie, ils se sont accrus comme jamais, faisant tomber les bourses, accélérant l’effondrement de l’Union Européenne et de l’Euro, plongeant le monde dans le chaos.

    Ce premier mai confiné est un premier mai terrible pour tous, mais surtout pour les plus précaires et les plus vulnérables.

    Nous le dédions à toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui, en plus de l’exploitation quotidienne, se confrontent à la maladie et la mort.

    Les soignantes et les soignants, les travailleuses et les travailleurs de la distribution, du transport, du ramassage de déchets, le secteur de l’industrie, de l’agriculture, de l’énergie, de la recherche… Ceux et celles qui retrouvent, dans la crise, leur centralité, leur caractère essentiel, vital…et pourtant déconsidérés, sous-payés, endettés, exploités.

    Mais nous pensons aussi à ceux et celles qui ont perdu, dans cette crise, leurs sources de revenus, qui s’inquiètent de voir les dettes s’accumuler, sans qu’il ne semble y avoir une issue à court terme.

    Nous pensons aux femmes, qui subissent les violences conjugales et la charge des tâches domestiques. Nous pensons à ceux qui n’ont pas de chez eux. A ceux qui sont dans les prisons et dans les centres de rétention. Nous pensons à ceux qui, ailleurs, même dans des pays riches, n’ont pas de place dans les hôpitaux, où se soigner est un luxe, et se confiner une impossibilité.

    Une nouvelle ère naît. Elle est inquiétante.

    Les certitudes que nous pouvions avoir sur l’avenir, même proche, sont réduites au rang d’hypothèses. Aurais-je encore mon emploi ? Aurais-je encore un salaire ? Des aides ? Un avenir ? Un diplôme ?

    D’autres questions, sinistres, apparaissent aussi. « Que se passera t-il si je tombe malade ? Est-ce que mes parents, mes amis, mes proches risquent de mourir ? » Une angoisse étreint toute la société. Une angoisse qui ne trouve pas de remède simple.

    Les périodes d’incertitudes font aussi naître de faux-espoirs, portés par des vendeurs de remèdes miraculeux, par ces explications simplistes, rassurantes et fausses, basées sur des bouc-émissaires, sur des forces occultes tapies dans les ténèbres. Ceux qui les répandent servent souvent de bien sinistres maîtres, qui n’ont qu’une hâte : reprendre et accroître l’exploitation.

    D’autres attendent, tapis dans l’ombre, leur heure. Ils essaient d’instiller la haine entre tous ceux et toutes celles qui courbent l’échine sous le poids des mêmes chaînes. Ils appellent à la guerre raciste, cannibale, des exploités les uns contre les autres. Ces individus se disent du côté du peuple, mais ils ne désirent qu’une chose : devenir les nouveaux maîtres, ceux qui manieront le fouet.

    En ces temps de trouble, les charlatans et les faux-prophètes sont légion. Ils sapent toute unité, toute solidarité, tout espoir commun.

    A l’inverse, comme d’autres, nous pensons que ce sont justement ces valeurs qui nous unissent. Nous appelons tous et toutes à travailler en commun, dans un esprit de front uni, sans sectarisme, sans chauvinisme.

    Quelque soit la situation sanitaire, la période qui s’ouvre doit être celle de luttes renouvelées, d’une solidarité accrue et d’une plus grande fermeté. Il est évident que cette crise devra être payé. Il est tout aussi évident que ceux et celles qui sont en première ligne pour la payer sont les mêmes : ces travailleuses et travailleurs essentiels hier, demain à presser au maximum. De toutes les solutions envisagées pour régler le solde de cette pandémie, les seules qui sont retenues sont celles qui exonèrent les plus riches et font payer les plus précaires et les plus vulnérables.

    Allonger le temps de travail, réduire les salaires, prendre sur les maigres épargnes… mais surtout pas rétablir l’ISF ou taxer le capital !

    Les notions de démocratie et de liberté seront peut-être, demain, réduites à leur plus simple expression, tant la pression est forte. Si nous ne voulons pas que demain ressemble au siècle dernier, nous allons devoir nous mobiliser et nous battre avec la dernière énergie.

    Cette nouvelle ère peut être aussi une ère d’espoir et de victoire.

    Derrière cela il y a le fait que tous les gouvernements précédents, quelque soient les partis au pouvoir, ont contribué à cette crise sanitaire, sociale, et politique. Quelle que soient leurs bannières, ils se sont tous compromis dans la liquidation des hôpitaux, dans la fragilisation de notre système de santé et de solidarité. Ce n’est pas un hasard si celui-ci a du être arraché, sous le menace des armes, il y a 75 ans.

    Nous ne pouvons rien attendre d’une alternance, d’une nouvelle clique nommée pour appuyer la même politique, aux intérêts des mêmes personnes : cette poignée de milliardaires, parasitaires, vampires des richesses produites par d’autres, et par la nature.

    Nous ne pouvons pas non plus oublier que la pandémie est aussi une illustration de la menace immense qui sur l’humanité. La destruction des espaces naturels contribue à des contaminations par des zoonoses de plus en plus fréquentes. Plus grave encore, le déséquilibre toujours croissant entre les capacités de régénérations de la planète et les exigences de croissance absurde menacent la survie même de l’humanité.

    Il n’est pas possible de se contenter d’espérer qu’un « bon prince » ou qu’un « bon gouvernement », règle la question. Le poids des intérêts économiques est trop fort. Nous devons prendre les choses en main, construire un système réellement démocratique. Une démocratie populaire qui puisse remettre la réalité du pouvoir entre les mains de celles et ceux qui, avec la nature, produisent les richesses. Une démocratie qui puisse faire de l’économie un moyen de satisfaction des besoins, non plus une fuite en avant éperdue pour les rendements financiers, pour les banques, pour les rentiers et les rentières.

    Pour parvenir à cela, nous avons besoin d’être soudés, d’être nombreux et nombreuses, d’être organisés. Au niveau mondial, de plus en plus de groupes se lient, se rassemblent, pour avancer en commun vers de même but. Nous devons faire de même. Nous, l’UCL, avec d’autres, voulons tenir notre rôle.

    Vous qui voulez lutter, vous qui voulez défendre vos droits, vous qui voulez en gagner d’autres, rejoignez-nous !

    Ensemble, bâtissons et forgeons les moyens d’en finir avec la dictature des exploiteurs, des profiteurs, de celles et ceux qui nous écrasent !

    Prise de Parole :

    En ce premier mai, nous prenons la parole.

    Nous la prenons comme nous le pouvons dans une situation imposée par ces circonstances exceptionnelles.

    Le premier mai est, depuis 1886, un jour de lutte important pour l’ensemble des travailleurs et des travailleuses.

    Mais cette année, ce jour se déroule dans des circonstances exceptionnelles, dramatiques. Ce premier mai, confiné, doit cependant être célébré.

    Pour saluer celles et ceux qui font face au virus, dans les hôpitaux, dans les EHPAD, dans les laboratoires. Celles et ceux qui, subissant la liquidation des hôpitaux par les gouvernements successifs, risquent leur santé jour après jour.

    Pour saluer ceux qui produisent la nourriture, ceux qui produisent les biens manufacturés, ceux qui les transportent, ceux qui les vendent, et ceux qui font fonctionner le ramassage de déchets. Ce n’est pas un hasard si ces professions méprisées ont été reconnues essentielles. Elles le sont.

    Au delà de cela, comment ne pas penser aux enseignants et enseignantes, qui, eux aussi continuent leur activité.

    Beaucoup les nomment héros, même dans le camp de ceux qui ont tout fait pour réduire leurs salaires, leurs droits, leurs protection sociale. C’est là un cynisme innommable et un opportunisme ignoble.

    Dans cette période d’incertitude, nous avons tous et toutes eu des pensées sombres, des inquiétudes, des moments durs. En particulier les plus précaires, les femmes, les plus jeunes et les plus âgés. Le confinement n’est un jeu que pour une frange extrêmement faible et privilégiée de la société.

    Mais dans ces moments durs et sombres, nous avons aussi pu voir un espoir.

    L’entraide, la solidarité, la protection, le soutien…. Dans chaque ville, dans chaque quartier, dans de nombreux immeubles, des réseaux de solidarité, d’entraide, se sont formés. Beaucoup veillent les uns sur les autres, et cela est irremplaçable.

    Personne ne peut prédire précisément de quoi demain sera fait.

    Cela dépend des choix politiques d’un gouvernement qui a toujours travaillé pour les intérêts d’exploiteurs, de profiteurs, de rentiers. Il est clair, il est limpide que ceux-ci veulent renvoyer au travail au plus vite, pour ne pas perdre un centime de leurs fortunes ; pour ne pas être concurrencés ; pour espérer engranger des richesses supplémentaires malgré la catastrophe.

    Mais cela dépend aussi, surtout, de nous.

    Ce nous, ce sont les ouvriers et ouvrières, les employés et employées, les travailleurs et travailleuses de l’agriculture, des service, de la santé… Ce sont aussi ceux et celles qui sont privés d’emploi, les précaires, les saisonniers et les saisonnières. Ceux et celles qui risquent de tout perdre, sous les dettes, sous les impayés, sous la pression…

    Ensemble, cela représente une force immense. Une force capable de partir à l’assaut du ciel. Unis, organisés, nous pouvons faire face aux défis qui attendent l’humanité.

    La crise sanitaire, la crise économique, la crise écologique sont les grands défis de l’humanité entière. Partout dans le monde, ce premier mai, d’autres répercutent les mêmes discours, poursuivent les même buts. Ensemble, nous pouvons triompher, ensemble nous pouvons reléguer les horreurs de la pandémie, de la famine, de la crise, de la guerre, dans les oubliettes du passé.

    Ensemble, nous pouvons remettre entre les mains de ceux qui produisent les richesses les rênes du pouvoir. Décider en commun, démocratiquement, de notre avenir.

    Ce premier mai 2020 peut être le premier jalon, le point de départ, d’une ère d’espoir. Construisons la !

  • Vœux conjoints de l’UCL et de l’UPML.

    Vœux conjoints de l’UCL et de l’UPML.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon, organisations membres de l’ICOR, présentent leurs vœux pour l’année 2020.

    Notre travail avance. Il avance toujours trop lentement par rapport à nos souhaits, mais il avance néanmoins. Notre travail, au cours de l’année 2019, s’est approfondi, s’est amélioré. Ce travail d’hier porte en lui les fruits de demain.

    La situation actuelle est porteuse d’incertitudes, mais également d’espoirs important. Espoirs de lutte, espoirs de victoire. Ce sont des vœux de lutte et de combativité adressés à tous ceux qui veulent que le monde change, que l’exploitation et la misère soient remisés dans les galeries des horreurs des musées de demain.

    Nous saluons tous ceux et celles qui luttent.

    Nous saluons la détermination et le courage de la part du prolétariat et des classes populaires ici et ailleurs. Dans notre État, les masses ont prouvé, une nouvelle fois, leur combativité. Nous saluons ceux qui, syndiqués et syndiquées ou non, se sont lancés dans la lutte. Ceux qui se battent aujourd’hui pour que l’avenir ne soit pas qu’une lente dégringolade.

    Nous saluons ceux et celles qui luttent pour les droits économiques, pour les droits politiques, pour sauver le climat, contre les féminicides ou les agressions contre les minorités de genre ou d’orientation sexuelle.

    Nous saluons aussi ceux et celles qui luttent contre le fascisme et ses tentatives d’intimidation ou d’agression, contre leurs manœuvres pour intoxiquer les masses et les dresser les unes contre les autres.

    Nous les saluons toutes et tous et nous les appelons à s’organiser, se structurer et continuer, chaque fois de manière plus efficace à lutter. Car la lutte que nous menons, toutes et tous, à besoin d’être structurée, synthétisée, rationalisée.

    Le besoin d’organisation politique n’est pas une obsession fétichiste de notre part. En tant que marxiste-léninistes, nous ne pouvons accepter notre état de faiblesse actuel, notre division, notre impuissance. Nous ne pouvons accepter de rester en retrait et de ne pouvoir jouer notre rôle. Nous avons d’immenses tâches à réaliser. Chacun, chacune, dans les luttes que nous menons, jouons un rôle général dans la lutte contre la bourgeoisie exploiteuse. Les différents combats sont différents fronts, fronts qui doivent avancer de manière coordonnée, s’épaulant, se soutenant mutuellement, pour que la victoire soit, demain, à portée de main.

    Nous saluons les communistes de notre pays. Nous leur souhaitons la réussite, car l’importance de celle-ci transcende les barrières de nos organisations. Nous les appelons à collaborer pour reconstruire un mouvement communiste puissant et efficace, ici. Nous avons la responsabilité de parvenir à surmonter nos divisions et nos faiblesses pour parvenir à jouer le rôle qui nous incombe.

    En tant que communistes, nous devons apporter une dimension politique aux luttes qui se déroulent actuellement dans notre pays. La notion de convergence des luttes, notion positive, est néanmoins insuffisante. Nous devons travailler à ce qu’apparaissent des synthèses politiques des luttes, qu’elles dépassent leur dimension économique pour devenir des luttes politiques ouvertes avec un caractère de classe affirmé. Qu’elles puissent passer de combat pour le salaire, pour les retraites, pour les conditions de travail, à des combats pour la démocratie populaire, contre la dictature de la bourgeoisie et de ses laquais, pour la création d’un État véritablement socialiste.

    Ce travail ne se fait pas spontanément. Il est le fruit d’une conjonction : la rencontre entre le mouvement spontané de lutte, porté par le prolétariat, et la théorie révolutionnaire. Si des ébauches de remise en cause de la dictature bourgeoise ont été faits dans le mouvement des Gilets Jaunes, il existe encore un long chemin pour passer d’une exigence d’une démocratie bourgeoise plus large à un véritable changement de système. Cette tâche nous revient, tout comme la tâche de créer les cadres démocratiques qui permettent aux différents secteurs en lutte de pouvoir se rencontrer et de pouvoir s’organiser : assemblées générales de lutte, sur le modèle de ce qui s’est passé l’an dernier. Nous pensons que ces lieux sont des ébauches d’une opposition extra-parlementaire, démocratique et populaire. Nous appelons tous ceux qui se retrouvent dans l’objectif de créer ces espaces et d’avancer vers ces objectifs à travailler avec nous.

    Nous saluons les anti-impérialistes qui se battent contre la domination de la France, contre le colonialisme et le néocolonialisme. Nous adressons tout particulièrement nos vœux au Palika et au FLNKS, lesquels mènent campagne en Kanaky pour l’indépendance. Nous espérons que le référendum de septembre 2020 saura leur donner le résultat qu’ils souhaitent.

    Nous saluons les organisations qui luttent pour mettre fin à l’occupation militaire française, à la domination politique, à l’asservissement économique. Nous n’oublions pas nos tâches primordiales de soutenir politiquement leur combat.

    À nos camarades de l’ICOR mais également à l’organisation ILPS ainsi qu’aux autres partis communistes étrangers, nous adressons notre salut. Les luttes qui se mènent à l’échelle mondiale : économiques, pour la démocratie, contre le fasciste, les menaces de guerre ou la guerre impérialiste, contre les oppressions nationales, religieuses, sexistes ou LGBTphobes… sont des luttes que nous saluons. Ceux qui se battent pour qu’avance la révolution, pour qu’elle vive, pour qu’elle triomphe sont des héros et des héroïnes. Nous leur adressons notre solidarité nos vœux de succès !

    Nous travaillons, autant que nos moyens nous le permettent, pour qu’avance de manière concrète cette solidarité. Pour que renaisse une véritable internationale, comme celle qui s’est dessinée, il y a cent ans.

    Les victoires populaires et les défaites populaires ici ou ailleurs entrent les unes et les autres en résonance : chacune est un pas en avant ou en arrière contre l’ordre despotique des exploiteurs !

  • Communiqué commun UPML/UCL

    Communiqué commun UPML/UCL

    Avançons ensemble !

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste se sont réunies durant l’été. Nos deux organisations ont pu débattre de la situation nationale et internationale, des pratiques de lutte et des perspectives de celles-ci.

    Nous considérons que cette rencontre est un succès sur plusieurs points :

    Plusieurs questions ont été abordées traitant les questions sur le fond, en utilisant une culture du débat prolétarien. Venant d’horizons divers, nous portons des analyses sous des angles différents. Mais ces différences de point de vue qui peuvent parfois apparaître ne forment pas des obstacles à la construction commune. Elles n’ont pas à être aplanies en amont de ce rapprochement. Au contraire, seul un cadre débat unique permet que celles-ci puissent évoluer en profondeur et qu’une position unitaire apparaisse. Nous ne voulons pas d’un débat entre sectes, nous voulons construire une organisation communiste.

    Nous portons un constat commun sur la conjoncture future. La crise du capitalisme et de l’impérialisme n’est pas terminée. Elle s’approfondit, au contraire. Les relations internationales sont soumises à une tension croissante, que ce soit dans le domaine du commerce ou dans les rapports géopolitiques. Cela n’empêche pas l’existence de tendances importantes à l’intégration entre les capitaux et les entreprises, à l’exemple du conglomérat Chrysler-Fiat-Renault.

    Les luttes de l’an passé, quel que soit le domaine, ont montré que les masses populaires recherchent des solutions en dehors du cadre de société capitaliste. L’ensemble des luttes, qu’elle soit celle de Gilets jaunes, celle des écologistes, celle des travailleurs et des travailleuses ou des migrantes et des migrants ont montré que ce système ne parvient plus à apporter autre chose que misère et répression.

    La tendance qu’ont les gouvernements du monde entier à restreindre chaque fois davantage les droits politiques et économiques des masses populaires n’illustre pas la force du capitalisme. Elle illustre, au contraire, la fragilité d’institutions à bout de souffle, qui ne parviennent plus à camoufler leur corruption et leur assujettissement aux désirs des capitalistes. La tromperie ne fonctionnant plus, ils recourent à la force.

    Une année de combat s’ouvre, l’UPML et l’UCL joueront, ensemble, leur rôle.

    Nous avons également abordé, dans ce cadre, l’articulation de la lutte politique et de la lutte économique, notamment par le travail en sein des syndicats, la défense de la syndicalisation, du syndicalisme de lutte et la promotion du rassemblement vers un syndicalisme unique et combatif.

    La manière dont nos organisations conçoivent l’application de la ligne de masse, du travail au sein des luttes, notamment dans celles des Gilets Jaunes, qui a été le centre de gravité des combats de l’année. La nécessité d’agir en tant que militants communistes révolutionnaires, et de donner libre cours au plein potentiel de nos organisations dans les prochaines luttes a été soulignée.

    Nous ne pensons pas que nos rencontres doivent se limiter à une déclaration de principe généraux. Elles n’auraient aucun objet. Elles doivent servir à faire progresser l’unité idéologique et organisationnelle tant de nos groupes respectifs que de l’ensemble du mouvement communiste, ici, en France, dans les régions dominées par celle-ci, en Europe ou internationalement. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste s’accordent sur la nécessité impérieuse de cadres ad hoc permettant le travail commun.

    C’est l’un des buts recherché par nos organisations, au travers de la lettre ouverte envoyée aux organisations communistes présentes en France, pour constituer une alliance des révolutionnaires.

    Au travers de la construction progressive d’un Comité ICOR France, permettant aux organisations et individus membres de la coordination ou qui s’intéressent à ses activités de travailler ensemble.

    C’est également le fondement de notre travail au sein de l’ICOR et à la participation aux campagnes et aux journées d’action impulsées par celle-ci. Cela passe également par la promotion du Front Uni International Antifasciste et Anti-impérialiste, porté tant par l’ICOR que par l’International League of People Struggle (ILPS).

    Ultimement, il s’agit de la raison qui motive nos organisations à se rapprocher et à avancer sur le chemin d’une unification.

    Nos organisations sont porteuses de plusieurs projets de campagnes et de formations communes. À la fois dans le but de répercuter les campagnes de l’ICOR, mais également dans le fait de développer nos propres projets. Nous considérons que l’approche du 150e anniversaire de la Commune de Paris doit être l’occasion de faire de cette étape historique un point de focale pour les révolutionnaires du monde entier, dans le but d’en tirer les conclusions, mais également de créer le point de départ pour que l’histoire du mouvement révolutionnaire aille de l’avant, vers la victoire, vers le communisme.

  • Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

    Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

    Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

    Durant le week-end du 29-30 juin, la Garde Rouge Dijon, l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon se sont rencontrées. Cette rencontre s’inscrit dans une série de rapprochements ayant pour objectif de renforcer les liens de travail entre organisations communistes et l’intégration dans un espace de travail commun.

      Nos organisations partagent la même volonté de lutter contre la fragmentation des organisations communistes, contre le sectarisme et le chauvinisme d’organisation et de secte. Nous avons donc centré notre discussion sur les points permettant de faire avancer le projet d’Alliance des Révolutionnaires. 
    La crise du capitalisme mondial pousse les puissances impérialistes à montrer toujours plus d’agressivité pour maintenir et agrandir les taux de profit des grands monopoles capitalistes et leurs sphères d’influence. Même au sein des métropoles et des citadelles de l’impérialisme, les tensions s’accroissent, les niveaux de vie diminuent. Malgré tout ce que les capitalistes mettent en œuvre pour se sauver, ils ne peuvent conjurer une nouvelle onde de choc, une nouvelle crise économique,  encore plus profonde . 


      L’ICOR, en tant que coordination internationale rassemblant des organisations communistes révolutionnaires, propose aussi un cadre dans lequel il est possible d’avancer conjointement et de rassembler les forces communistes dans un même pays.  L’ICOR, du fait de sa nature internationale, place les organisations des pays impérialistes devant leurs responsabilités, non seulement en face du prolétariat de leur pays, mais également leurs responsabilités vis-à-vis de ceux et celles qui subissent le joug de l’impérialisme français. Nous comprenons les réticences que certaines organisations peuvent avoir à travailler avec d’autres, mais nous pensons que notre responsabilité est trop importante pour  repousser continuellement la question de la construction d’une alliance. Et nous sommes confiants de pouvoir surmonter les divergences existantes.
      
      C’est autour de ce constat et cette prise en compte de nos responsabilités, que nous déclarons vouloir entamer un travail commun d’analyse, des perspectives d’actions communes et de rassemblement. Nous ne nous considérons pas comme étant les propriétaires de ce processus : nous voulons travailler d’égal à égal et inclure le plus grand nombre possible d’acteurs qui partagent le même constat.
    Nous voulons lutter et gagner contre l’impérialisme, le capitalisme et leurs valets fascistes. Pour gagner, nous devons être forts, et pour être fort, nous devons nous rassembler autour de bases politiques communes minimales.


    Aujourd’hui, ce travail débute.
    Nul doute que demain, il portera ses fruits.

    Avançons ensemble vers la révolution !

  • Communiqué commun Jeune Garde Rouge Dijon et Unité Communiste de Lyon.

    Communiqué commun Jeune Garde Rouge Dijon et Unité Communiste de Lyon.

    La Jeune Garde Rouge Dijon et l’Unité Communiste de Lyon se sont réunies durant ce week-end. A l’issue de cette réunion, nous publions conjointement le communiqué suivant. 

    Nous, Unité Communiste de Lyon et Jeune Garde Rouge Dijon, nous avons organisé une première réunion de rencontre et de discussion entre nos deux organisations. Nous considérons que ce premier contact a été extrêmement positif et appelle à d’autres rencontres, mais également à un approfondissement du travail que nous pouvons réaliser en commun. 

    Durant cette réunion, nous avons présenté nos organisations respectives. Qu’est-ce que l’Unité Communiste de Lyon, ses conceptions idéologiques, son appartenance à l’ICOR ; qu’est-ce qu’est la Jeune Garde Rouge Dijon, son historique, ses objectifs.
    À ce titre, l’Unité Communiste de Lyon tient à saluer le travail réalisé, en l’espace d’un peu plus d’un mois, pour la construction d’une organisation antifasciste communiste sur Dijon et sur sa région. Ce travail est un exemple.

    À l’issue de la réunion, nous sommes arrivés à la conclusion que nos organisations partagent un fond similaire, des conceptions des rapports entre organisations similaires et une volonté commune de former une force capable de répondre à la bourgeoisie. 

    Il en ressort que nous considérons comme fondamental la nécessité de lutter contre la dispersion des forces combatives, progressistes et révolutionnaires. Une volonté de lutter au sein des masses populaires, des travailleurs et des travailleuses, pour parvenir à chasser la bourgeoisie du pouvoir. Une dénonciation du fascisme comme d’un ennemi de ceux-ci.

    Nous considérons comme primordiale la nécessité de lutter contre le sectarisme d’organisation, qui contribue à maintenir cette dispersion et qui à affaiblir le mouvement de lutte contre le capitalisme et l’impérialisme. La nécessité de posséder des rapports amicaux, sincères et loyaux envers toutes les organisations qui constituent ceux et celles qui luttent contre l’exploitation, le fascisme et l’impérialisme, dans la mesure où celles-ci respectent également cette même volonté.

    Entre nos organisations, nous partageons une volonté d’entamer un travail commun, à la fois de terrain et à la fois politique. Nous voulons le réaliser dans le respect de l’indépendance de chaque organisation, dans le respect de ses prises de positions politiques.

    Dans la situation actuelle, le fait de rester isolé est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre. La dégradation de la situation sociale et de la situation politique générale fait que, si nous voulons jouer un rôle, nous devons rassembler nos forces et nous soutenir mutuellement.
    Nous avons le devoir de nous soutenir mutuellement dans le développement de nos organisations respectives, dans la participation aux initiatives des uns et des autres, dans le développement d’initiatives communes, dans le soutien politique ou logistique aux uns et aux autres.
    Nous pensons également que nous pouvons travailler à des projets politiques communs, des analyses communes, partagées, sur la situation actuelle, sur ce que peut être l’avenir et sur comment faire progresser la cause des exploités et exploitées, des opprimés et opprimées. 

    Nous considérons enfin que nous devons mettre en place une régularité de travail commun, pour permettre à celui-ci de se concrétiser pleinement. 

    Avançons, ensemble, sur la voie de la révolution !

  • Communiqué du Comité de soutien au Rojava, Lyon

    Communiqué du Comité de soutien au Rojava, Lyon

    Ce communiqué à été écrit dans le cadre d’un comité de soutien au Rojava à Lyon, auquel participe plusieurs organisations progressistes et révolutionnaires. Il a été diffusé en tract au cours d’un rassemblement de soutien au combat de la politicienne Kurde Leyla Güven à Lyon, le vendredi 25 Janvier 2019.


    Contre l’agression impérialiste au Proche-Orient, soutenons le Rojava !

    La défaite de l’organisation fasciste obscurantiste Daesh est presque consommée, grâce notamment à la lutte héroïque des combattants et combattantes des YPG, YPJ, et de toutes les autres forces unies au sein des Forces Démocratiques Syriennes. La paix n’est cependant pas à l’ordre du jour, le régime fasciste turc ayant affirmé sa volonté de lancer une offensive meurtrière sur le Rojava, avec la bénédiction du gouvernement américain. Ne nous y trompons pas, le départ des forces américaine s’inscrit dans une stratégie plus globale de domination du Proche Orient. L’état Turc écrasera les peuples au nord de la Syrie, offrant une marge de manoeuvre pour leurs opérations futures des Impérialistes.

    Si les États-Unis opèrent un retrait tactique, ce n’est que pour pousser leurs alliés (français et allemands notamment) à avancer. Le conflit a atteint un degré nouveau, qui se traduit par un changement du mode opératoire. Les affrontements par milices interposées, permis par une exacerbation des conflits au sein du peuple (ethniques, religieux, entre hommes et femmes…), sont dépassés. Maintenant, les grandes puissances impérialistes se préparent à intervenir directement avec leurs forces armées. Chacun se prépare, veut sa sphère d’influence, veut écraser, diviser, dominer, et c’est pour cette raison que le projet révolutionnaire au Kurdistan Syrien (Rojava) représente un obstacle.

    Le Rojava est l’épine dans le pied des impérialistes, l’épine qui , à terme, va détruire leur projet de division, et de domination. Le projet mis en place au Rojava par le mouvement de libération Kurde permet aujourd’hui la cohabitation de tous les peuples, sans distinctions d’ethnies, de religions, de genres, ou de sexualités. Un danger réel, quand on sait que ces différences ont permis depuis toujours aux impérialistes de dominer le Proche-Orient.

    C’est notamment pour cette raison que le leader Öcalan est aujourd’hui incarcéré en isolement total par l’État turc, avec la bénédiction des puissances occidentales. Un isolement qui en dit long sur les intentions de ces grandes puissances ; toutes les interventions publiques auxquelles Abdullah Öcalan a eu droit ont en effet été vectrices d’apaisement dans la région. Une grève de la faim, soutenue dans plusieurs villes d’Europe, a lieu en ce moment même, pour exiger le droit à la parole pour le dirigeant kurde. Certains participant-e-s à cette grève, notamment Leyla Güven, sont dans un état de santé critique après deux mois de désobéissance civile. Leur lutte pour le droits des prisonniers politiques en Turquie ne doit pas être laissé sous silence !

    Nous devons toutes et tous protester !
    Contre l’agression impérialiste !
    Contre les despotes !
    Pour la libération des prisonniers politiques !
    Pour la paix et la liberté des peuples du Proche-Orient !
  • Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Un premier mai rouge, solidaire, combatif, révolutionnaire !

    Le TKP/ML, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon – ICOR ont défilé conjointement à Lyon, le premier mai.

    La manifestation de Lyon fut massive, avec environ 8 000 manifestants. En effet, la lutte que mènent les travailleurs et travailleuses pour défendre leurs droits est particulièrement intense. La bourgeoisie française mène attaques sur attaques contre le prolétariat de France. Le gouvernement français mène une politique d’anéantissement des droits sociaux, des protections sociales, de l’ensemble de conquêtes arrachées par la lutte au cours du XIXe et du XXe siècle.

    Travailleurs et travailleuses, étudiants et étudiantes, chômeurs et chômeuses ont pris la rue. Il et elles n’étaient pas seules ! Celles et ceux qui combattent l’impérialisme étaient à leurs côtés !

    Car le premier mai n’est pas un jour comme les autres pour les travailleurs et les travailleuses. Il n’est pas un jour comme les autres pour celles et ceux qui subissent l’oppression impérialiste, coloniale, capitaliste ou obscurantiste.

    Le premier mai est le jour de la lutte. Le jour où les rues sont remplies par ceux-là même qui sont exploités.

    TKP/ML et Partizan en Turquie, UCL en France, notre lutte est la même. Nous nous battons contre l’impérialisme mondial, contre les mêmes exploiteurs, contre les mêmes criminels. Ceux qui saignent le peuple et qui accaparent les richesses. Contre les patrons qui pillent ceux qui produisent tout, et qui ne vivent de rien.

    Dans d’autres villes -en France, en Turquie, dans le monde entier- les drapeaux de la révolution se sont dressés. Les masses populaires ont pris la rue, dans les cortèges des organisations syndicales, dans les cortèges des organisations politiques révolutionnaires.

    Nous défilons ensemble, dans la solidarité internationale, dans l’idée que nous réalisons le vœu de Lénine, qui, en 1920, il y a 99 ans, s’exclamait « Travailleurs et peuples opprimés de tous les pays, unissez-vous ! » alors que se fondait le Komintern.

    Notre solidarité, notre volonté de lutter en commun, contre nos ennemis communs, triomphera des ennemis du peuple. Ni le fasciste Erdogan, ni le libéral Macron ne peuvent briser l’inéluctable avancée des masses vers leur libération. Ni l’un ni l’autre, quelque soient les armes employées, ne peuvent mettre fin à la lutte des classes, moteur de l’Histoire.

    Ni l’un ni l’autre ne reculent devant les crimes et les horreurs pour triompher.

    Ni l’un ni l’autre ne triompheront, pourtant.

    Ils ont beau tenter de renverser la roue de l’Histoire, leurs jours sont comptés. Leurs tombes se creusent peu à peu.

    Les immenses forces populaires sont invincibles, lorsqu’elles sont dirigées par les organisations communistes. Elles triomphent de tout, renversent tous les obstacles.

    Inspirées par les expériences fondamentales des révolutions Russes et Chinoises, inspirées par les luttes et les combats menés par le passé, les forces communistes portent l’avenir. Un avenir de liberté, un avenir d’égalité. Un avenir d’une société sans classes ni Etat.

    Une société juste, une société communiste !

    En Turquie comme en France : 1er mai rouge ! 1er mai révolutionnaire !

  • Appel à un communiqué commun des organisations communistes pour le 100 ème anniversaire de la Révolution d’Octobre.

    Appel à un communiqué commun des organisations communistes pour le 100 ème anniversaire de la Révolution d’Octobre.

    Le centième anniversaire, nous devons parler d’une seule voix.

        Nous avons rédigé ce communiqué dans le but de proposer une expression commune à tous les communistes pour cette date essentielle. Il sera également traduit pour en faire proposition aux organisations politiques non-francophones. Nous avons les premiers retours et les premières signatures qui reviennent, notamment de la part de l’UPML (Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste), du CUC (Cellule Unité Communiste), du BUPRACOM (Bureau de Propagande et d’Agitation Communiste), de la  Tribune Marxiste-Léniniste ainsi que des Editions prolétariennes. Nous espérons que cette démarche sera bien accueillie et offrira la possibilité à une expression commune, par delà le cordon sanitaire de la bourgeoisie et de l’anticommunisme. 

    La Révolution d’Octobre a 100 ans cette année. La date est importante, incontournable même.

    L’événement n’est pas seulement historique, il est également un symbole. Il est un symbole pour les communistes comme pour la bourgeoisie.

    De notre point de vue, cet anniversaire correspond à la démonstration de la possibilité de remporter une victoire décisive contre la bourgeoisie, victoire des masses populaires dirigées par le Parti Communiste. Elle est l’illustration de la possibilité de pouvoir construire le socialisme dans un pays, dans une terre libérée de l’oppression capitaliste, du poids de la bourgeoisie.

    La Révolution Prolétarienne d’Octobre a démontré qu’elle libérait les opprimés et les opprimées, les exploités et les exploitées, tout comme elle libérait les forces productives. Elle a démontré les fantastiques possibilités d’une société, lorsque les entraves du parasitisme lui sont ôtées.

     

    Mais elle est aussi un symbole pour la bourgeoisie. Qu’elle mente sur la Révolution Prolétarienne d’Octobre, qu’elle essaie de la faire passer pour une révolution de palais, pour un coup d’Etat, cela n’a rien d’étonnant.

    Mais celle-ci n’a de cesse de traiter cet évènement d’avenir comme une chose du passé, comme quelque chose de mort, comme une parenthèse, comme une anomalie de l’histoire. Elle nie la lutte actuelle des forces communistes révolutionnaires, en Inde, aux Philippines, au Népal, en Turquie, au Kurdistan… Elle nie l’existence toujours vivace de grandes organisations populaires et communistes.

     

    Cela, nous devons le lui rappeler. Lui rappeler qu’un spectre hante le monde, celui du communisme. Nous devons porter ces immenses espoirs en avant, les rappeler aux yeux et aux oreilles de ceux qui refusent de voir que la lutte continue.

    Mais nous même, avons un pas en avant à franchir, au sein de l’Etat français. Nous ne pouvons pas nous contenter de célébrer un folklore. Nous ne devons pas considérer la Révolution Prolétarienne d’Octobre comme un fétiche.

    Le plus grand hommage qu’il est possible de lui rendre, c’est d’avancer, ensemble, tous d’un pas dans la direction de l’unité et de la construction du Parti Communiste révolutionnaire.

    Ce travail immense, nous devons le poursuivre, car nous avons un rôle historique à jouer.

     

    L’Histoire et les masses sont nos juges.

     

    L’Histoire et les masses sont nos juges. Nos seuls juges. Qu’importe ce que la bourgeoisie et ses laquais pensent de nous. Qu’importe ce que les éternels détracteurs peuvent bien dire. Qu’importe les racontars des trotskistes, les lancinantes complaintes des libertaires sur l’autoritarisme de supposé de la révolution.

     

    Qu’allons-nous pouvoir offrir aux masses et à l’Histoire en ce centenaire ? Des déclarations séparées, des célébrations éparses ? Des analyses, brillantes certes, mais qui ne restent que dans nos organisations, nos cercles, dans nos sectes, dans nos groupuscules ?

    Notre responsabilité face à ce centenaire est immense. Elle nous appelle, exige de nous que nous grandissions et que nous avancions. Elle exige de nous que nous soyons en mesure de faire un bond qualitatif. Si nous ne saisissons pas cette chance, nous n’aurons fait que célébrer la Révolution sans en tirer la moindre conclusion, en la traitant comme la traite la bourgeoisie.

    Célébrer la Révolution, cela signifie célébrer le résultat d’une lutte pour l’unité.

     

    Nous voulons que les communistes de l’Etat français, pour l’anniversaire de la Révolution d’Octobre, parlent d’une seule voix et marchent d’un seul pas. Nous voulons pouvoir crier, ensemble, à la face de la bourgeoisie, que la lutte est loin d’être finie. Que cent ans après, nous avons appris, nous avons avancé, et que nos coups redoubleront, jusqu’à la victoire finale.

     

    Nous, l’Unité Communiste de Lyon, sommes un grain de sable à l’heure actuelle, au regard d’autres. Nous sommes de construction récente, nous sommes peu nombreux, bien que nous nous renforcions régulièrement. Nous n’avons que peu d’héritage, peu d’histoire.

    C’est, paradoxalement, ce qui nous permet de rédiger cet appel. Nous n’avons ni appareil à défendre, ni inimités existantes, ni hostilités envers qui que ce soit -excepté peut-être certaines sectes que nous aurions froissées.

    Nous comprenons les clivages, les inimités, les hostilités. Chacun possède ses raisons, et elles sont certainement, à des degrés divers, justifiées. Mais, dans cette lutte immense contre le capitalisme et contre l’impérialisme, dans cette date aussi essentielle, nous pensons que nous devons être capable de nous rassembler, même ponctuellement.

     

    Peut-être cette déclaration est-elle naïve, peut-être sera t’elle écartée d’un revers de la main. Mais nous la formulons tout de même. Nous voulons parler d’une seule voix pour cet événement.

    Une seule affiche, un seul communiqué -qui n’empêche nullement la tenue d’autres événements- une ligne défendue. Pour que, partout, dans chaque ville où des militants communistes marxistes-léninistes, marxistes-léninistes-maoïstes se trouvent, la même marque soit apposée. Qu’elle soit incontournable. Que la bourgeoisie elle-même ne puisse l’étouffer.

    Pour mettre en commun nos ressources, mettre en commun nos forces. Pour que, pour ce centenaire, nous soyons une seule voix, un seul flambeau.

     

    L’Unité Communiste de Lyon propose ainsi que soient invitées les organisations se revendiquant de la Révolution d’Octobre, de l’héritage de la construction du socialisme en URSS, se revendiquant, également, de la même volonté d’organiser la classe ouvrière, d’organiser la révolution prolétarienne aujourd’hui.

    Que ceux et celles qui sont opposés à l’impérialisme français, au parlementarisme, au réformisme, parlent d’une seule voix.

     

    D’une manière pratique nous proposerions : Une affiche commune, signée des organisations participantes, financée dans la mesure de nos moyens respectifs.

    Un communiqué commun, porteur d’une analyse commune sur la Révolution d’Octobre, mais également sur la situation sociale et politique dans l’Etat français.

    Si possible, une série de conférences et d’événements dans laquelle les organisations pourraient s’investir dans la mesure de leurs moyens, et permette une expression conjointe pour cette date.

     

    Nous pensons que nous ne pouvons faire l’impasse sur cette expression, pour cette date, dans un Etat où les forces révolutionnaires sont faibles et embryonnaires. Nous pensons que ne pas parler d’une seule voix, reviendrait à laisser libre champ à l’expression de la bourgeoisie, de ses « historiens », de ces sycophantes, des révisionnistes et des réformistes.

     

    L’héritage de la Révolution d’Octobre est le nôtre. Défendons-le, partageons-le !

    Nous proposons le communiqué suivant :

    Centenaire de la révolution d’octobre :

    La révolution prolétarienne est toujours le phare qui éclaire le monde !

    La révolution prolétarienne d’octobre fête son premier centenaire. Elle fut plus qu’une lueur d’espoir pour tous les exploitées et toutes les exploités, pour les opprimées et les opprimés. Elle fut un phare immense, embrasant la nuit obscure.

    En pleine grande guerre impérialiste, tandis que les prolétaires étaient sacrifiés par millions pour le repartage du monde au profit de grands trusts, elle fut l’incarnation du rejet de la guerre et de la volonté de paix.

    En plein enfer colonial, elle apporta un espoir à tous les peuples souffrant sous le joug des impérialistes. Un espoir de pouvoir s’émanciper et se réaliser en tant que nation. Un espoir de chasser les occupants et les bourreaux. Au sein de cette prison des peuples qu’était l’Empire Russe, elle apporta un vent de liberté.

    Au cœur d’une Europe pouilleuse et miséreuse, elle fut pour les prolétaires, pour les paysans et les paysannes une illustration du fait que les patrons et les patronnes, les créanciers, les créancières, les banquiers et banquières, en somme les parasites qui vivent de la sueur des autres n’étaient pas nécessaires. Qu’il était possible de gouverner sans eux. Qu’il était nécessaire de gouverner contre eux.

    Dans les sociétés réactionnaires, traditionalistes, patriarcales, cette révolution fut également le point de départ d’avancées majeures, d’une possibilité d’émancipation, par delà des sexes, des genres, des préférences.

    Octobre 1917 était tout cela. Elle était plus que « la terre, le pain, la paix », elle était l’incarnation des masses montant à l’assaut du ciel, sous la direction du Parti Bolchevik.

     Octobre 1917 était le point de bascule entre une société où la recherche du profit dicte sa loi et une où la satisfaction des besoins devient l’objectif. Une société rationnelle, juste, équitable, sans les pillages, sans les gâchis, sans l’anéantissement de la planète qui sont inhérents au capitalisme.

    Voilà ce qu’était Octobre 1917.

    Les « historiens » bourgeois voudraient remiser ces espoirs aux oubliettes. Peindre de sang la libération des masses. Tronquer et escamoter les faits. Mentir et inventer. Créer une fiction dans laquelle la Révolution était le coup d’Etat d’une clique, d’une bande de criminels. Voilà ce que la bourgeoisie voudrait.

    Elle ne lésine pas sur les moyens. D’une part en attaquant le socialisme, en attaquant le communisme, en attaquant les fondements d’une société juste, sans états ni classe, en clamant que l’exploitation est la mère de toute vie.

    De l’autre en se faisant les porte-paroles d’une ultragauche anticommuniste, prétendant que les révolutionnaires n’étaient pas assez purs, pas assez désintéressés, que la révolution est belle, sur le papier.

    Elle ment sans honte dans les médias, dans les publications « scientifiques », dans les productions hollywoodiennes, dans ses romans. Elle ment dans les programmes scolaires, essayant de faire de la République des Soviet un symétrique du Reich nazi.

    D’un côté comme de l’autre, leur idée est de faire de ce centenaire gênant une œuvre de musée des horreurs, ou de la minimiser, de la neutraliser, de l’aseptiser, d’en faire un fétiche du passé. Certains prétendus communistes vont certainement contribuer à cela. Ils n’acceptent qu’en façade l’idée révolutionnaire, font mine de le défendre, mais en sapent sans cesse les bases.

    Nous ne les laisserons pas brader cet héritage ! Soyons unis autour de la défense de ce sommet de l’Histoire et de la lutte des classes.

    Nous avons, entre nous, des désaccords, des controverses, des conflits, des dissensions -souvent, des haines -parfois. Nous sommes une multitude d’organisations et une multitude de points de vues.

    Mais, aujourd’hui, nous parlons d’une seule voix, car sur ce point, nous sommes unanimes.

    Nous parlons d’une seule voix pour nous hisser à la hauteur de l’enjeu, à la hauteur de l’importance de cette célébration.

    Nous parlons d’une seule voix car, quelque soient nos désaccords, nous nous retrouvons sur une chose : La révolution prolétarienne n’est pas le passé. Elle est l’avenir de l’humanité.

    Elle est l’avenir, contre les menaces de guerre, contre le bellicisme, contre la volonté de lancer de nouveau les masses les unes contre les autres pour les profits d’une clique.

    Elle est l’avenir, contre l’exploitation capitaliste, contre la misère qui s’accroît, contre la privation des biens les plus fondamentaux.

    Elle est l’avenir, contre la domination impérialiste -et de notre impérialisme, contre l’écrasement des peuples, contre la surexploitation colonialiste, contre la marche à la mort pour les profits.

    Elle est l’avenir, contre le carcan rétrograde et réactionnaire qui emprisonne l’ensemble de la population.

    Elle est la condition pour que l’humanité de s’asphyxie pas, qu’elle continue à avancer sans faire de la Terre une poubelle toxique ou un champ de ruines.

    Elle est la condition pour que l’humanité quitte cette ère d’obscurité . Pour que débute une Histoire dont le fil directeur n’est plus la succession des guerres, des crimes. Dont le moteur n’est plus la lutte pour la survie, contre l’oppression et l’exploitation. La révolution ouvre une aube nouvelle pour l’humanité, une nouvelle séquence dans son histoire. Nous sommes à l’orée de celle-ci.

    La Révolution a une portée universelle, qui embrasse chaque partie de la planète. Partout dans le monde, partout sur la Terre, le prolétariat est la classe qui doit diriger, la seule classe à même de mettre fin à l’exploitation. La seule capable de mettre fin à la division en classes de la société, contre la division du monde en groupes hostiles et aux intérêts antagoniques.

    Nous avons besoin d’un Parti Communiste révolutionnaire pour former l’Etat-major de cette classe, pour aller vers la révolution.

    Aujourd’hui, nous ne formons qu’une seule voix, qu’une seule ligne, qu’un seul camp : celui de la révolution. Celui de la destruction du capitalisme et de l’impérialisme.

    Dans d’autres Etats, les communistes avancent sur le chemin de la révolution, sur le chemin de l’exercice d’un pouvoir populaire et démocratique. Nous les saluons et nous prenons exemple sur leur combat !

    Aujourd’hui, nous clamons que notre héritage, celui de 1917, n’est pas un héritage de musée, mais est une arme, un outil, pour construire l’avenir !

    Le phare de 1917 n’est pas mort. Il renaîtra et éclairera de nouveau le monde !

    Le communisme est la jeunesse du monde !

  • Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon concernant la nasse du 7 octobre 2017.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon concernant la nasse du 7 octobre 2017.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon concernant la nasse du 7 octobre 2017.

    L’Etat réprime de nouveau les antifascistes.

    Aujourd’hui, les fascistes avaient prévu de défiler. L’extrême-droite lyonnaise avait ainsi voulu lancer une manifestation sous des slogans typiques de leur chapelle : « fin de la préférence étrangère ; rupture avec l’Union Européenne ; fermeture des frontières. « 

    Après avoir tenté d’instrumentaliser la misère, l’an dernier, en prétendant aider les plus démunis -à condition qu’ils soient de la bonne race, les fascistes tentent de nouveau de faire parler d’eux.

    Le climat politique et militant ne leur sied guère, il faut dire. Il leur est difficile d’argumenter sur la Loi Travail. Niant la lutte des classes, étant foncièrement des ennemis des intérêts des masses populaires, il ne leur reste qu’a agir en vautours et à trouver quelques charognes à ronger. Lorsqu’ils réussissent à faire parler de leur mouvement, c’est en commettant agressions et bris de vitre dans le quartier de Saint-Jean. Chaque époque à ses croisés, la nôtre les connaît pétris de courage et d’ambition, comme à Nantes, ou 5 fascistes, certains descendant de la noblesse, sont jugés pour avoir attaqué un couple.

    Pour revenir sur le devant de la scène, les fascistes avaient ainsi prévu d’occuper l’espace public depuis place Carnot.

    La préfecture les en a interdit pour cause de risque de trouble de l’ordre public.

    Jusqu’ici, rien de novateur. Les fascistes déposent une manifestation qui n’a aucune chance d’être acceptée, la préfecture refuse, ils crient au complot franc-maçon ou judéo-bolchevique, selon le goût du jour. Bien souvent, ils tentent un coup de force, en comptant sur la tolérance de la part des forces de l’ordre, de la mairie, de la justice.

    De notre côté, sous l’impulsion du Groupe Antifasciste de Lyon et Environs, un contre-rassemblement a été lancé. Ce contre rassemblement avait tant à la fois pour but de contrer la mobilisation fasciste et, de l’autre, de poursuivre une campagne d’information sur l’existence et le contenu politique de ces groupes, tout comme d’éclairer sur l’attitude de la bourgeoisie et des institutions.

    Ce rassemblement fut, lui aussi, interdit pour les mêmes raisons. Le rassemblement s’est néanmoins tenu.

    Il a été accompagné d’une diffusion de tract, bien accueillie par ceux qui les recevaient. Après une demi heure, la police l’a néanmoins nassé, sans qu’aucune provocation de la part des rassemblés ait lieu. Après l’avoir encerclé, il fut déporté à l’intérieur de la rue Victor Hugo, restant ainsi cloitrés pendant une heure et demi.

    Ceux qui ne furent pas encerclés ont, logiquement, exigé que leurs camarades soient libérés. Quelle réponse ont-ils, ont-elles eues ? Une charge et des gaz.

    Une libération fut faire, au compte-goutte, avec fichage et fouille. A noter qu’une dame âgée, ayant eu l’outrecuidance de refuser qu’une policière la tutoie, fut plaquée contre un mur et violentée. Il semble que cela soit une représentation fidèle de l’application du code de déontologie.

    Trois arrestations ont été faites par la police, mais les charges sont -à l’heure actuelle- inconnues.

    Voilà ce qu’il en coûte de vouloir braver un interdit.

    Certains diront que cela découle d’une logique certaine : la suppression de l’un entrainant mécaniquement celui de l’autre. Mais cette logique revient à placer sur un pied d’égalité le fascisme et l’antifascisme, de considérer l’un et l’autre comme les facettes d’une seule pièce.

    Nous considérons que le mouvement antifasciste n’est pas au stricto sensu une simple réponse aux fascistes, ce mouvement va plus loin. Il fait parti du front de défense et d’autodéfense des masses populaires, contribue à la lutte contre l’exploitation, contre l’atomisation, contre l’isolement, pour une culture populaire et combative.

    En revanche, la mairie, la préfecture et les institutions voient les choses d’une manière tout autre.

    Ce qui les embête, ce qui les gênent, ce sont les troubles que pourraient provoquer les petits agitateurs à la croix de bois ou aux bords plus crochus. Au final, ce qui leur importe c’est que Lyon soit une ville proprette, commerçante, touristique. Ce qui leur importe c’est que l’argent coule à flot.

    C’est pour cela que lorsque Macron vient, ils intiment au migrants l’ordre de cacher leurs tentes. C’est pour cela que lorsque les fascistes défilent, ils leur demandent de ranger leurs swastikas et leurs blasons de la SS Charlemagne. C’est pour cela que quant les antifas s’opposent, ils les nassent et les gazent. Cela fait mauvais genre, dans la rue commerçante qu’est Victor Hugo, de voir les drapeaux rouge, rouges et noirs ou noirs flotter.

    Dans le fond, leur préférence va aux petits agités du Vieux-Lyon, après tout, ils ne réclament que la stagnation et le retour en arrière. L’un comme l’autre convient parfaitement à une bourgeoisie qui rêve de retourner à l’âge d’or ou crier « droits sociaux » permettait de visiter de l’intérieur le bagne de Cayenne. Ne partagent t-ils pas un même amour du commerce international ? Les uns vendant des armes aux terroristes de l’Etat Islamique -tout en étant des indics de police- les autre finançant directement Daesh contre une sécurité pour exploiter le sous-sol syrien.

    Après tout, le fascisme est l’enfant de la bourgeoisie, son rejeton de temps de crise. Le fascisme est le monstre difforme, nourri et couvé, que la bourgeoisie garde en réserve pour le lancer sur les masses, lorsqu’elle se rebellent trop.

    Quant aux antifascistes, dans leur grande variété, ils ont ce grave défaut de vouloir que le monde change, de vouloir le transformer. Donc, ils sont par essence des ennemis de cet ordre public, bourgeois, exploiteur, putréfié.

    Pour ne pas être gênés et nuire au bon plaisir des passants, la police encercle, gaze, frappe. En amont, elle avait déjà menacé directement certains militants et certaines militantes quelque peu dérangeants, en exigeant de leur hiérarchie professionnelle qu’elle transmette un ordre de convocation au commissariat. Une méthode scandaleuse.

    Après tout, l’Etat d’urgence inscrit dans le droit commun, avec tout les traitements préventifs des « risques », n’est-ce-pas le fantasme nocturne de tout fasciste ?

    L’Unité Communiste de Lyon déclare sa solidarité envers le mouvement antifasciste. La répression sans cesse croissante contre les mouvements sociaux, politiques, antifascistes illustre l’aggravation de la situation sociale. La politique de kamikaze de Macron emmène inéluctablement à ce que la situation se détériore encore, servant, en cela, de terreau aux réactionnaires les plus répugnants. Cette détérioration ne pourra pas connaître de fin par elle seule.

    Le coup d’arrêt ne peut venir que des forces progressistes et révolutionnaires.

    Elles doivent serrer les rangs, faire front ensemble pour stopper la déferlante.

    C’est ainsi que les attaques pourront être stoppées.

    Mais la fin du règne d’exploitation et de crime de la bourgeoisie ne pourra s’achever qu’au travers de la bataille suprême que représente la révolution prolétarienne. Elle seule pourra mettre fin à cette nuit sinistre de misère, de guerre, de souffrance.

    Elle seule pourra enterrer définitivement ce valet du capitalisme qu’est le fascisme.