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  • Salutations du KOL pour les 150 ans de la Commune de Paris

    Salutations du KOL pour les 150 ans de la Commune de Paris

    Nous partageons ici les salutations de l’Organisation communiste du Luxembourg (KOL) à l’occasion de la campagne pour les 150 ans de la Commune de Paris. Nous les remercions et les saluons.

    Salutations de l’Organisation communiste du Luxembourg (KOL)

    Cher(e)s camarades,

    Le 18 mars 1871, les ouvriers prennent le pouvoir à Paris. Le 28 mars, la « Commune de Paris » est solennellement proclamée. Pour la première fois dans l’histoire, le prolétariat a réussi à renverser la bourgeoisie et à établir son propre État, la dictature du prolétariat.

    La Commune de Paris a pris toute une série de mesures dans l’intérêt du peuple. Dans le domaine social, il s’agit notamment de l’interdiction du travail de nuit, de l’introduction d’un salaire minimum, de l’école publique… Toute une série de mesures sont également prises dans le sens de la libération des femmes, ainsi que dans le domaine culturel (ouverture des musées pour le peuple…), et dans le domaine de la démocratie (séparation de l’église et de l’état, brûlage de la guillotine…). En même temps, la Commune était sociale et internationaliste dans le sens de l’intégration des étrangers.

    Cette démocratie populaire répugnait naturellement à la bourgeoisie et à la réaction, qui ont tout fait pour anéantir la Commune. Après seulement 72 jours, la bourgeoisie a réussi à étouffer la Commune dans un bain de sang. Le 28 mai 1871, la Commune est écrasée. Plus de 30 000 communards ont été assassinés, des milliers ont été arrêtés ou déportés. La bourgeoisie, qui avait commencé en 1789 avec le slogan « Liberté, Égalité, Fraternité », a montré pour la première fois sa véritable visage fasciste. La bourgeoisie française était soutenue par l’ensemble de la réaction européenne, y compris les réactionnaires luxembourgeois et surtout la couvée cléricale.

    Quant à la Commune de Paris de 1871, il y a plusieurs références directes vers le Luxembourg. En 1871, quelque 20 000 Luxembourgeois vivaient à Paris, soit plus que dans la ville de Luxembourg elle-même à l’époque. Ils vivaient principalement dans le quartier Saint-Antoine – surtout des artisans (tanneurs, serruriers, teinturiers, relieurs, selliers, boulangers, cordonniers, tailleurs et journaliers) – qui avaient été chassés par le besoin et la pauvreté qui régnaient au Luxembourg. Ils se sont battus au coude à coude avec le prolétariat parisien, dans la Garde nationale, sur les barricades ; certains sont tombés dans les combats ou ont été fusillés sans distinction et sans procès par les mercenaires de Versailles après la répression de la Commune. D’après les registres des tribunaux militaires qui ont commencé à sévir après la défaite du mouvement d’émancipation populaire de Paris, il ressort que sur 43 522 communards arrêtés, environ 200 communards luxembourgeois ont été pris et la moitié d’entre eux ont été condamnés, certains à la déportation en Nouvelle-Calédonie.

    Parmi les communistes déportés en-Nouvelle-Calédonie figurent 30 Luxembourgeois. Une autre référence vers le Luxembourg est celle des communards qui se sont réfugiés au Luxembourg. Deux communards morts au Luxembourg sont enterrés dans un cimetière de la ville de Luxembourg. Ce sont : August MARTIN, décédé le 11 juin 1873 à l’âge de 36 ans et François SORDET, décédé le 19 mai 1873 à l’âge de 52 ans. En leur honneur, une fête communarde annuelle est organisée depuis des décennies au cimetière de Siechenhof au Luxembourg.

    Une troisième référence vers le Luxembourg est Victor Hugo, qui a soutenu les communards en fuite à Bruxelles après l’écrasement de la Commune, ce qui l’a contraint à déplacer son exil de Bruxelles à Vianden au Luxembourg le 30 mai 1871. La défaite de la Commune est essentiellement due à deux causes. Premièrement, la brutalité de la bourgeoisie a été sous estimée et la dictature du prolétariat n’a pas été assurée avec assez de vigueur ; deuxièmement, la classe ouvrière, bien que soutenue par l’Internationale, n’avait pas de parti révolutionnaire de lutte. « Si vous voulez une révolution, vous devez avoir un parti révolutionnaire », a déclaré à juste titre Mao·Tsetung. « Forces révolutionnaires du monde entier, unissez-vous, luttez contre l’agression impérialiste ! » (novembre 1948), Mao Zedong’s Selected Works, Vol. IV.

    La Commune de Paris n’était pas un événement historique isolé qui s’est terminé par sa défaite ; au contraire, c’est de sa défaite qu’ont été tirées les autres leçons pour la lutte de classe mondiale. Car malgré sa courte durée et sa défaite, la Commune a eu le mérite historique d’avoir montré aux travailleurs du monde entier que le socialisme était possible. La Commune de Paris constitue un premier pas sur la voie de la révolution prolétarienne mondiale, suivie de la révolution socialiste d’octobre 1917 sous la direction de Lénine, de la construction du socialisme en 1956 sous la direction de Staline, de la révolution chinoise de 1949 et surtout de la grande révolution culturelle prolétarienne (1966-1976) sous la direction de Mao Tse-Toung.

    Dans le monde entier, il existe actuellement de nombreuses luttes dans de nombreux domaines et à de nombreux niveaux : luttes sociopolitiques et démocratiques, luttes contre le racisme et le sionisme, contre l’impérialisme, la guerre et le fascisme, contre l’exploitation et l’oppression, contre le danger et la destruction de l’environnement, pour la libération nationale et sociale, etc. Enfin, toutes ces luttes ne peuvent être couronnées de succès que si elles se déroulent sous la direction d’un parti révolutionnaire et sont sécurisées au niveau international, au sens de l’ICOR fondée en 2010.

    De la Commune de Paris au communisme mondial, c’est la voie lumineuse de l’émancipation de l’humanité.

    Avec des salutations révolutionnaires.

  • Salutations de nos camarades de l’ICOR pour la Commune de Paris

    Salutations de nos camarades de l’ICOR pour la Commune de Paris

    Après la campagne pour les 150 ans de la Commune de Paris, nous avons reçus les salutations de diverses organisations et partis revolutionnaires membres de l’ICOR. Nous les remercions et republions ces messages chaleureux de salutations et de solidarité. Construisons la solidarité internationale avec l’ICOR !

    Salutations pour Paris

    BKP Bulgarie

    Chers camarades,

    Salutations des communistes bulgares !

    La Commune de Paris, en tant que premier succès de la lutte de la classe ouvrière pour la libération sociale, a toujours été un modèle pour nous. Le héros de notre lutte de libération nationale et brillant poète Christo Botev a télégraphié les salutations suivantes à Pâques 1871 :

    «Paris, comité de la Commune.

    Salutation fraternelle et cordiales de la part de la Commune Bulgare.
    Vive la Commune !

    Révolutionnaires émigrés»

    Botiof, Popov


    À cette époque, notre pays était sous domination étrangère et la lutte pour la libération nationale était au premier plan. C’est pourquoi nous n’avons pas d’informations directes sur la Commune et nous utilisons comme source les œuvres de Karl Marx. L’expérience et les leçons de la Commune de Paris en tant que première dictature du prolétariat sont impérissables et toujours d’actualité. De l’ouvrage de Marx « La guerre civile en France », nous tirons la troisième tâche de la dictature du prolétariat : protéger la société socialiste de ses propres fonctionnaires et les empêcher de devenir ses seigneurs et ses maîtres de serviteurs de la société. Très brièvement, cela implique 3 principes :

    1. tous les fonctionnaires, de la base au sommet, ne doivent pas être employés, mais doivent être élus ; ils sont responsables à tout moment et peuvent être exclus par vote à tout moment.
    2. abolition à jamais de tous les privilèges matériels et spirituels.
    3. des salaires fondés scientifiquement pour le travail. Le salaire le plus élevé dans le Comite du

    Commune n’était pas supérieure à celle d’un ouvrier qualifié.

    L’échec de cette tâche de dictature du prolétariat a été l’une des causes de la dégénérescence du socialisme après 1956 et finalement des contre-révolutions en Europe de l’Est en 1989. C’est pourquoi nous ne devons pas oublier les leçons de la Commune et éviter de telles erreurs la prochaine fois. Marx et Engels ont prouvé que le développement objectif de la société conduit au communisme. Mais elle ne viendra pas seule ; comme le montre l’exemple héroïque de la Commune, elle nécessite une lutte acharnée.

    Et aujourd’hui, comme nos précurseurs il y a 150 ans, nous devons crier haut et fort :

    Vive la Commune !

    Salutations à l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris

    KSRD

    Chers camarades !

    La Commune de Paris a été un important rayon de lumière avant l’aube révolutionnaire de l’Europe et du monde entier. Ce rayon a allumé une nouvelle ère dans laquelle le peuple travailleur luttera activement pour ses droits contre le capitalisme et la bourgeoisie. Ils se battront, acquerront de l’expérience – et auront des victoires.

    Cet anniversaire, ce jour remplit à nouveau nos cœurs de feu, de l’énergie de la lutte des classes pour un avenir meilleur, pour le socialisme. Félicitations au nom du peuple travailleur d’Ukraine ! Nous portons nous-mêmes une partie de ce feu dans notre pays au nom de nos objectifs communs, et de nos victoires communes.

    Salutations révolutionnaires,

    KSRD

    Salutations à l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris

    Rode Morgen

    Chers camarades

    Nous vous souhaitons beaucoup de succès avec le merveilleux programme que vous avez organisé en l’honneur du 150e anniversaire de la Commune de Paris.

    Nous sommes vraiment désolés de ne pas pouvoir participer.

    Aux Pays-Bas, de février à mai, de mois en mois, dans notre journal ‘ Rode Morgen ’, nous avons décrit les développements de la Commune de Paris, surtout à la lumière de la lutte pour une société socialiste à l’heure actuelle. Nous avons accordé une grande attention aux expériences et aux leçons de la Commune de Paris lors de la Journée Internationale des femmes et du 1er Mai. Nous avons célébré les deux jours comme des jours de bataille dans les rues – selon les règles anti-corona.

    La Commune de Paris a été la première révolution ouvrière réussie de l’histoire moderne. Du 18 mars à la répression sanglante du 28 mai 1871, elle a offert à la classe ouvrière de Paris, pour la première fois dans l’histoire, un aperçu d’une société véritablement démocratique. Pendant plus de deux mois, les travailleurs ont décidé eux-mêmes de la manière dont leur ville devait être gouvernée, comment les usines et les ateliers devaient être organisés et quelles lois devaient s’appliquer. La Commune a été une source d’inspiration importante pour la révolution russe. Ils ont pris d’assaut le ciel – ça ne pouvait pas durer à cette époque.

    Aujourd’hui, il y a autant de raisons d’abolir le capitalisme – mais il y a incomparablement plus de possibilités d’organiser une véritable démocratie pour la majorité de personnes. Et d’organiser la production et la distribution de manière à ne pas nuire à l’environnement, mais à l’améliorer, et à réparer les dommages causés par l’économie capitaliste de profit.

    Vive la Commune de Paris !

    En avant vers le socialisme !

    Avec solidarité,

    au nom de Rode Morgen

    Jeroen Toussaint

  • Communiqué du Collectif « Vive la Commune de 1871 »

    Communiqué du Collectif « Vive la Commune de 1871 »

    Nous avons contribué à faire vivre l’idéal de la Commune !

    Dès sa constitution, en début mars 2021, le Collectif « Vive la Commune de 1871 » avait dressé son plan de bataille : à travers l’expérience de la Commune faire « entendre la voix des communistes ». Celle qui trace le seul avenir possible abolissant oppression et exploitation. Nous appelions à la coopération et à l’organisation des forces communistes et révolutionnaires, à la construction d’un Parti pour préparer la révolution socialiste.

    Nul doute que nous avons contribué à faire vivre l’idéal de la Commune ! Nous sommes fiers d’avoir pendant ces 3 mois fait briller l’étoile rouge du communisme de cette première Révolution ouvrière, celle qui en annoncera bien d’autres au cours du 20ème siècle.

    Dès sa constitution le Collectif s’est fait connaître :

    Le 8 mars pour la journée internationale de lutte des femmes, valorisant la lutte des femmes dans la révolution de 1871. Pour elles, libération des femmes et libération de l’exploitation et de l’oppression était indissociables.

    Le 18 mars, nous avons déposé à Montmartre un bouquet de fleurs à la gloire du Comité Central de la Garde nationale. Poussé par les couches populaires il prit le pouvoir aux bourgeois capitulards qui s’enfuyaient à Versailles. Place au peuple, place à une nouvelle société !

    Puis le 20 mars, le Collectif organisait un rassemblement-débat sur la Place du Châtelet sur ce premier gouvernement ouvrier et ses acquis, sur la nécessité de construire un parti révolutionnaire fort pour défendre le socialisme sur le chemin du communisme. On a terminé à l’Hôtel de Ville de Paris en entonnant, alors, l’Internationale ce célèbre chant issu de la Commune de 1871.

    Le 1er Mai nous étions là, sur la Place de la République et lors de la manifestation avec nos drapeaux et Déclaration pointant les réalisations de la Commune et qu’une autre société est possible grâce à la prise du pouvoir par le peuple et pour le peuple.

    Le Collectif annonçait la couleur pour le mois de mai : présence dans les quartiers populaires ; Rassemblement et ballade à Montmartre le 15 mai sur les traces des Femmes de la Commune.

    Le 29 mai, après le rassemblement d’organisations politiques, associatives, syndicales à la Place de la République, ce sont jusqu’à 15 000 personnes à manifester vers le « Mur des Fédérés » du cimetière du Père Lachaise. La Commune et le désir d’une autre société sont bien vivants !

    Les drapeaux de mars 1871 flottaient dans la brise printanière. Les drapeaux rouges, que la Commune voulait être le drapeau de la République universelle. Ce glorieux drapeau parsemait joyeusement le chemin qui montait au Mur des Fédérés accompagné de chants et de slogans. Nous en étions, le Collectif Vive la Commune de 1871 !

    Des délégations internationales de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) nous ont joints : de Suisse, de Tunisie, d’Haïti, du Cameroun, plusieurs organisations de Turquie, d’Allemagne, des réfugiés d’Amérique Latine et des camarades de France bien sûr.

    Le 30 mai, nous avons participé au meeting de l’ICOR qui a permis des échanges internationaux autour de : « Vive la Commune de 1871 – organisons-nous pour le socialisme révolutionnaire ! » Des intervenants de plusieurs continents (Afrique, Asie Centrale, Amérique Latine, Moyen-Orient, Europe) ont interrogé l’héritage de la Commune de Paris ; comment en tirer des enseignements pour la période actuelle ; comment avancer sur le chemin de la construction de Partis Révolutionnaires et d’une coordination nationale et internationale efficace dans toutes les nombreuses luttes.

    Nous avons salué la lutte des femmes de ménage des hôtels Ibis. Elles ont arraché la victoire après plus de 20 mois de lutte. Nous avons salué le peuple Palestinien en lutte contre l’État sioniste. Salué les peuples colombien, birman, turc, kurde qui résistent à l’oppression. Salué l’ensemble des peuples qui luttent contre l’impérialisme et contre le colonialisme, tout en n’oubliant pas que, ici même, dans les métropoles nous luttons contre la classe bourgeoise qui durcit l’exploitation, réduit les libertés, etc.

    Nous considérons que la campagne du Collectif ‘Vive la Commune de 1871’ a été un succès important !

    Nous avons coopéré de mieux en mieux et avec une confiance grandissante pour notre objectif commun entre nos organisations. Cette unité d’action a été possible autour d’objectifs pratiques auxquels nous avons lié le débat politique. C’est dans ce sens que les membres du collectif souhaitent continuer d’une façon ou d’une autre et font appel à d’autres organisations à suivre cette voie. Il est possible de coopérer et de nous unifier au fur et à mesure !

    Nous terminons cette belle campagne des 150 ans de la Commune, mais ne laissons pas tomber le flambeau de la lutte. Nous serons toujours en lien les uns avec les autres, car nous savons ce que demain nous réserve et nous sommes conscients de nos responsabilités en tant que communistes. La bourgeoisie profite du désordre qui règne au sein de la classe ouvrière. Nous avons le devoir de l’unifier sur une vision prolétarienne et internationaliste.

    Alors nous pourrons dire avec le Communard Jean-Baptiste Clément :

    « Les mauvais jours finiront,

    et gare à la revanche

    quand tous les pauvres s’y mettront… »

    Paris, juin 2021

    Membres et signataires du collectif « Vive la Commune de 1871»: Amis de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) ; Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT) ; Centre de recherche culturelle de Dersim (CRCD) ; Comite Solidarité Pérou (CSP); Confédération européenne des droits des peuples (ADHK) ; Confédération des travailleurs de Turquie en Europe (ATIK) ; Mouvement démocratique des Femmes en Europe (Paris), ADKH/Paris ; Nouveau Parti Communiste Haïtien (NPCH) ; Union des Populations du Cameroun -Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie (UPC-Manidem) ; Union des travailleurs et de la fraternité des Peuples (Bir-Kar); Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML); Union des Femmes Socialistes (SKB); Unité Communiste (UC).

  • Vive la Commune de 1871 – préparons la révolution socialiste !

    Vive la Commune de 1871 – préparons la révolution socialiste !

    Sous ce slogan, le collectif « Vive la Commune de 1871 » avait appelé samedi 20 mars à Paris à un rassemblement pour célébrer le 150e anniversaire de la Commune de Paris par des discours, des contributions à micro ouvert, des chansons et des poèmes au cœur de Paris. Après que la ville ait refusé le rassemblement devant l’Hôtel de ville, nous nous sommes rassemblés à proximité sur la Place du Châtelet.

    Ce rassemblement a été organisé et maintenu contre vents et marées dans des conditions très difficiles. Les restrictions gouvernementales liées à l’épidémie du Corona, encore renforcées le jour-même, le 20 mars, ne nous ont pas empêché de nous réunir. Le droit de manifester même sous l’État d’urgence sanitaire, confirmé juridiquement, a été défendu !

    Les incertitudes parmi les militants sur la situation sanitaire, les multiples manifestations organisées à la même date contre une politique de crise sur de multiples fronts ainsi que la météo ne nous étaient pas favorables. Nous sommes d’autant plus heureux de la réussite de ce rassemblement en l’honneur de la Commune de Paris.

    L’unité d’action a lancé un appel commun dont la principale leçon est qu’il faut construire un parti communiste fort en France comme dans tous les pays. Des mots de solidarité nous sont parvenus de camarades suisses, de l’ICOR Europe et le MLPD nous a fait l’honneur d’envoyer une délégation.

    Différents participants ont pris la parole pour rappeler les conquêtes des Communards, mais aussi les faiblesses de ce premier gouvernement ouvrier dans l’histoire, pour en tirer les leçons pour aujourd’hui. Un représentant de BIR-KAR* a décrit les conquêtes considérables, instaurées pour et avec les femmes de la Commune, notamment sur l’égalité, le système de crèches et d’écoles etc. L’ACTIT* et SKB* ont parlé des enseignements pour la libération et la construction du Rojava. Les camarades de l’UPML* ont parlé du rôle crucial de la classe ouvrière, hier et aujourd’hui. Un membre du comité solidarité Pérou et Ami de l’ICOR* a rappelé les leçons tirées lors des révolutions qui ont suivi la Commune et l’internationalisme de la Commune de Paris. A plusieurs reprises le rôle crucial de l’organisation, en particulier de la construction du Parti communiste pour la victoire de la révolution a été souligné.

    Pour couronner le tout, un certain nombre de participants et la délégation allemande ont déposé une gerbe à l’Hôtel de Ville de Paris où la Commune a été déclarée il y a 150 ans. On s’est déplacé, les drapeaux rouges flottant dans le soleil et attirant l’attention. Le chant de l’Internationale a clôturé le rassemblement.

    Le rassemblement a été l’ouverture de notre campagne et nous invitons d’autres organisations et personnes à rejoindre notre collectif et nos initiatives pour une célébration révolutionnaire de la Commune de 1871:

    • 1er mai : intervention à la manifestation parisienne
    • 8 mai : événement pour les femmes de la Commune et la lutte des femmes aujourd’hui
    • 29 et 30 mai : week-end de célébration avec des délégations de l’ICOR (manifestation, réunion-débat)

    Le collectif Vive la Commune de 1871
    Paris, 26/03/2021

    * les membres et signataires du Collectif Vive la Commune de 1871 : Amis de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) ; Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT) ; Comite Solidarité Pérou (CSP) ; Nouveau Parti Communiste Haïtien (NPCH) ; Union des Populations du Cameroun -Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie (UPC-Manidem) ; Union des travailleurs et de la fraternité des Peuples (BIR-KAR) ; Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML) ; Union des Femmes Socialistes (SKB) ; Unité Communiste (UC)

    Facebook : Vive la Commune 1871

    Email : communedeparis150@gmail.com

  • Vœux de l’Unité Communiste

    Vœux de l’Unité Communiste

    L’année 2020 se termine. Jusqu’au bout, elle a été une année complexe, difficile. Des problématiques inédites se sont posées, qui ont dû demander une adaptation et une transformation.

    Nous souhaitons à toutes et tous d’excellentes fêtes de fin d’année. Après une année 2020 marquée par la pandémie, les menaces de guerre, les attentats, et l’avancée de la réaction, des lueurs d’espoir apparaissent.

    L’année 2020 mérite un bilan.

    Elle a été marquée par une pandémie inédite depuis plus d’un siècle. Nos pensées vont vers les victimes de celle-ci. 1,840,631 au moment où ces lignes sont rédigées.

    Partie de Chine, la zoonose Covid-19 secoue encore le monde. Elle continue ses ravages, battant semaines après semaines les records de victimes journalières. Les USA approchent doucement d’un nombre de morts supérieur à leurs pertes durant la Seconde Guerre mondiale, tandis que le bilan d’autres États reste inconnu. Si le vaccin arrive, sa distribution sera aussi le reflet des inégalités sociales et économiques mondiales.

    Le confinement est à ce jour l’expérience la plus universellement vécue par l’humanité, avec des écarts considérables dans la manière dont il a été vécu. Des écarts en fonction des caractères, mais aussi en fonction des rôles dans la société. Pour le prolétariat et pour les travailleurs et travailleuses essentielles, il n’a d’ailleurs existé que sous la forme de l’extinction de la vie sociale, celle-ci se limitant aux fonctions économiques.

    Cette reconnaissance de l’essentiel a mis involontairement en exergue l’inutilité et le parasitisme d’une partie de la population : la grande bourgeoisie. Ne produisant rien, oisive, inutile, voire néfaste. Spéculant sur les évolutions boursières, pariant sur l’aggravation ou la résorption de la crise. Jouant avec les vies, et les morts.

    La pandémie a bouleversé les habitudes de vie. Elle a isolé les individus. Elle a fait naître des solidarités immenses, vitales, mais a brisé également le lien social. Cet isolement, cette atomisation, a facilité l’infiltration des conceptions conspirationnistes, y compris dans les rangs des organisations se revendiquant du communisme. Ce fléau s’est greffé sur les désirs et les espoirs d’un monde plus juste. Il s’est nourri des faillites, des incompétences, des imbécilités et des mensonges des gouvernements. Mais ce conspirationnisme est aussi notre miroir, celui de notre propre faiblesse et de notre incapacité à apporter les réponses aux questions que se posent les exploités et les exploitées. Au même titre, la réaction, le conservatisme, le repli est tout autant le reflet de notre faillite à présenter les traits d’un monde meilleur, plus juste, de progrès réel.

    Si la pandémie a été l’événement majeur de la période, il n’est pas possible de faire l’impasse sur le reste.

    La crise écologique continue de s’approfondir. Les immenses incendies en Australie ont dévasté des centaines d’hectares de forêt, mettant en péril la survie même d’espèces. Pendant ce temps, en Antarctique, le glacier Thwaites menace de rompre. S’il se détache, à lui seul, il augmentera le niveau des océans de 65 cm. Ceux qui considèrent que les questions climatiques et écologiques sont des problèmes de demain sont des aveugles ou des naïfs.

    15 millions de visons ont été abattus préventivement par le Danemark. Cette quantité astronomique démontre également la vulnérabilité de l’industrie agro-alimentaire aux épidémies. Nous ne pouvons oublier que les grandes pandémies, Ebola, SRAS, COVID, SIDA, sont avant tout des zoonoses : des maladies qui ont franchi la barrière des espèces.

    La promesse creuse d’Emmanuel Macron de faire entrer l’écologie dans la Constitution est révélatrice : comme de nombreux sujets d’importance, ils ne sont que des colifichets, des jouets, des arguments électoraux. La « vague verte » qui s’est emparée de plusieurs grandes villes à la suite des élections municipales montre rapidement les limites de l’écologie inconséquente : des aménagements – positifs certes – mais extrêmement limités.

    Car la réalité est là : tant qu’il n’existe pas un contrôle populaire sur la production, la plus grande partie de l’iceberg est laissée intouchée. La production détermine bien largement davantage la consommation que l’inverser. Si les actions individuelles sont louables, leur faiblesse fait que confirmer la phrase de Lénine ‘hors du pouvoir, tout n’est qu’illusion’. Il n’en demeure pas moins, non plus, que les partis verts puissent tout à fait être les chevaux sur lesquels miseront les franges les plus libérales de la bourgeoisie pour les prochaines élections.

    Car l’avenir économique – et donc, de fait politique – est inquiétant. La pandémie, sans la déclencher, contribue à accélérer la crise économique et la dégradation de la situation générale, en particulier au niveau de la dette. De surcroît, l’Europe et les USA en ont proportionnellement plus souffert que les puissances montantes, particulièrement asiatiques. La pandémie jette donc de l’huile sur le feu des rapports de force internationaux. Nous avons pu le voir dès le début de l’année avec l’assassinat du général iranien Solemani, mais aussi avec les alliances criminelles entre le gouvernement de Barzani et celui d’Erdogan. Partout, se dessinent les nouvelles alliances et les nouveaux blocs. D’autres, comme l’UE, se délitent, avec la réalisation du Brexit. L’entropie, la tendance au chaos, règne.

    La défaite de Donald Trump marque, à l’inverse, un « retour à la normale », à une direction plus rationnelle de l’impérialisme américain. Mais les USA eux-mêmes sont divisés, marqués par une hostilité profonde, par des clivages immenses. Leur situation est celle d’un empire approchant du déclin. Et, comme le mentionnait déjà Gramsci, c’est dans ce clair-obscur, d’un nouveau monde qui ne demande qu’à naître, que surgissent les monstres.

    La poursuite de l’offensive.

    La pandémie n’a pas stoppé les projets du gouvernement. Au contraire. Les réformes se sont poursuivies avec un rythme effréné. Le KO technique des organisations de lutte, l’isolement, la torpeur du confinement, ont laissé un boulevard. Il aurait été sot de ne pas en profiter ! Et le gouvernement le sait bien. Il avance sur le terrain économique, sur les droits sociaux, mais également porte ses coups sur le cœur de la démocratie et sur les droits fondamentaux.

    Allié d’occasion de celui-ci, le terrorisme a endeuillé l’Europe à nouveau. Tandis que la crise et la détresse radicalisent une partie de la population vers le fascisme suprémaciste, le chauvinisme, d’autres, ceux et celles qui ne trouvent pas leur place ici, sont happés par l’autre branche de la réaction. L’islamisme réactionnaire, qui n’est qu’une variante de la rengaine fasciste, a frappé à plusieurs reprises. Dans la foulée, les gouvernements en ont profité pour enserrer encore davantage la société. Les lois se multiplient, vexatoires, méprisantes, mais dangereuses. Dangereuses car elles étranglent toujours plus les libertés démocratiques. La police, rempart ultime, voit aussi son rôle gradir, son impunité s’affirmer.

    La question de la fascisation mérite d’être posée. Elle demande une analyse sérieuse, profonde, qui ne peut pas uniquement se nourrir de caricatures ou de fantasmes. Il n’est pas évident pour nous, en France, pays impérialiste puissant, de savoir même à quoi ressemble la dictature brutale de la bourgeoisie.

    Il est possible cependant de voir que l’arc narratif formé par les compromis de 1945 se clôture. Les vestiges de la période des trente glorieuses, les vestiges des concessions accordées ou arrachées pendant la guerre froide, sont progressivement balayés. Les exploiteurs n’en ont plus besoin. Pourquoi s’en encombrer ? Les syndicats, les partis politiques populaires et combatifs, ont été pour la plupart broyés ou intégrés dans le « jeu démocratique ». Le miroir aux alouettes de la transition pacifique du capitalisme au socialisme les ont trompés. Aujourd’hui, ce miroir se fracture. Ne voyons-nous pas, par facilité, du fascisme là où réside simplement la dictature normale de nos exploiteurs ?

    Une nouvelle étape ?

    Des éléments semblent pourtant indiquer une nouvelle étape. Les exploiteurs possédaient des moyens répressifs pour détruire toute opposition sérieuse. Ils n’hésitaient pas, non plus, à transgresser leurs propres lois pour liquider les obstacles les plus gênants. Cependant, aujourd’hui, grâce notamment à l’emploi cynique de la stupéfaction des attentats, une nouvelle dimension est apparue. D’une part, le recours à l’enfermement et à la sanction administrative, court-circuitant l’échelon judiciaire. D’autre part celui du traitement « préventif », autorisant de prendre en compte l’intention. Ces éléments préfigurent l’usage massif – et légal, de la rétention de sûreté, empruntée au droit Allemand. Cette Sicherungsverwahrung a été adoptée en Allemagne en 1933 et est toujours en vigueur, tandis que son pendant français est mis en place en 20111.

    A cela s’adjoint l’intense propagande raciste et xénophobe, axée autour de l’islamophobie. Cette campagne rejoint désormais la lutte contre les courants politiques, donnant naissance au répugnant concept d’islamophobie. A travers ce concept, amorphe, inepte, les exploiteurs et les fascistes détiennent une arme redoutable. Nul doute qu’elle sera utilisée pour tenter de conjurer l’inévitable crise de régime qui se profile prochainement.

    Certes le capitalisme et l’impérialisme renoncent progressivement aux interfaces démocratiques. Certes, les droits sociaux et politiques sont attaqués. Mais ce n’est pas par choix, mais par obligation. Le capitalisme est affaibli. Affaibli économiquement. Affaibli politiquement. Sa dureté n’est que le miroir de cette fragilité.

    L’adhésion au système capitaliste, l’adhésion à une démocratie pourrie, fausse, s’effrite. L’adhésion au système d’exploitation est progressivement remise en cause. Les luttes sont plus fortes et plus radicales que jamais, tandis que les exploités et exploitées cherchent des voies politiques pour changer le monde. Pour le moment, les issues politiques sont dominées par le conspirationnisme, par la réaction ou par des voies insuffisantes. Nul n’est à blâmer si ce n’est nous même de ne pas être à la hauteur des attentes des masses.

    Nous devons impérativement reconnaître que les failles ne raisonnement ne nous ont pas épargnés. Certains, y compris dans ceux qui se revendiquent du même héritage historique et idéologique que nous, ont été happé par les logiques conspirationnistes. L’isolement, la méfiance, le sectarisme, la surestimation constante des difficultés en sont le terreau. Nous devons en finir !

    Luttons ensemble !

    Nous adressons également tous nos vœux aux organisations révolutionnaires et particulièrement aux organisations communistes présentes en France et ailleurs.

    Nous saluons l’ensemble des organisations membres de l’ICOR ainsi que l’ILPS. Nous saluons le travail réalisé pour la création du Front International Anti-Impérialiste et Anti-fasciste. En dépit des conditions terribles, l’ensemble du travail avance. Nous sommes fiers et fières de pouvoir les revoir à nouveau et travailler conjointement sur l’anniversaire de la Commune de Paris, pour en faire un succès.

    Notre appartenance à cette coordination internationale ne fait pas de nous des aveugles, nous saluons le travail immense réalisé par les organisations, ici, en France.

    Nous saluons les luttes syndicales, les luttes indépendantistes, les luttes anti-impérialistes. Nous saluons ceux et celles qui portent le drapeau rouge, le drapeau noir, le Gilet Jaune, la Chasuble Rouge, la blouse blanche, ou celui de leur terre, qu’ils et elles veulent libre.

    Nous saluons les organisations communistes. Nous serions des imbéciles de clamer posséder le monopole de la légitimité.

    Nous pensons qu’il faut saluer les travaux qui ont été réalisés, les luttes menées, dans des conditions extrêmement difficiles. Nous voulons reconnaître ce travail et sa valeur. Notre seul souhait étant que l’ensemble des efforts, séparés, que nous menons vers des buts similaires, puissent se mutualiser. Que tombent les barrières qui nous séparent, et que nous pussions faire pas après pas un travail commun pour que naisse la synthèse dont nous avons besoin : celle qui nous permette d’avancer vers la fondation des outils de la révolution.

    Le centenaire du PCF est un anniversaire important. Nous en parlerons bientôt pour apporter notre position. Mais nous pensons qu’elle peut se résumer ainsi : il existe deux héritages de ce centenaire de combat. Un héritage organisationnel, que nous critiquons fermement, en dépit des qualités immenses de celles et ceux qui le composent. Un héritage organisationnel qui, hélas, a emmené la structure PCF vers un renoncement progressif et, nous le pensons, définitif.

    Mais aussi un héritage d’expérience, de lutte, de combats, un héritage qui reste à défricher tant sa dimension est importante. Un héritage vivant, constant, qui s’incarne aujourd’hui dans ceux et celles qui veulent poursuivre jusqu’au bout la lutte révolutionnaire. Un héritage dont nous osons réclamer une parcelle, car nous sommes tous et toutes, que nous le voulions ou non, fils et filles du congrès de Tours.

    Nous saluons cependant le PCF pour ce qu’il a été et pour ce que ses membres voudraient qu’ils soient : l’outil de l’avenir, l’outil de la victoire.

    A ce titre, nous proposons que, en cette année d’anniversaire de la Commune de Paris, il soit possible d’entamer un travail, autant que possible, pour que cette unité, unité dont nous avons toutes et tous besoin, puisse s’initier. Nous en avons besoin pour que notre activité grandisse en importance et en influence, pour que nous puissions franchir cette « accumulation quantitative » qui permette le bond qualitatif vers un parti communiste puissant et efficace, mais également pour que nous puissions atteindre notre but premier : servir le peuple et mettre fin au règne des exploiteurs.

    Il est clair, quoiqu’on puisse penser, qu’une nouvelle ère commence. Plus dure. Plus complexe. Elle nous obligera à intensifier nos efforts et à conjuguer nos forces. Nous ne pouvons plus traiter les questions politiques comme avant. Nous appelons à ce que la mentalité sectaire du ‘temps de paix ‘ s’efface. Construire les outils de défense et de lutte n’est pas un luxe. C’est une nécessité vitale. Si nous ne le faisons pas, nous serons balayés.

    L’année 2021 n’est pas écrite. Ce qu’elle sera dépend de nous, un nous au sens large, qui inclut tous ceux et toutes celles qui veulent qu’un monde nouveau naisse : Un monde de justice, un monde d’égalité, un monde de liberté réelle. Un monde communiste !

    1https://blogs.parisnanterre.fr/content/la-r%C3%A9tention-de-s%C3%BBret%C3%A9-quand-le-droit-fran%C3%A7ais-adopte-une-institution-allemande#:~:text=Depuis%20son%20introduction%20en%201933,mesure%20p%C3%A9nale%20la%20plus%20controvers%C3%A9e.&text=La%20r%C3%A9tention%20de%20s%C3%BBret%C3%A9%20est%20une%20mesure%20p%C3%A9nale%20permettant%20d,%C3%A9viter%20la%20commission%20de%20r%C3%A9cidives.