Étiquette : Bastion Social

  • Toutes et tous unis contre les exploiteurs

    Toutes et tous unis contre les exploiteurs

    Toutes et tous unis contre les exploiteurs


    Nous sommes pour l’unité la plus large contre les attaques du gouvernement, contre sa répression et sa violence, contre ce régime despotique au service des exploiteurs capitalistes.

    Notre unité s’est faite dans la lutte, dans le fait de marcher ensemble, de subir ensemble les tirs de Flash-balls, les bombardements de lacrymogènes, les lancers de grenades. C’est une unité qui a été scellée dans le sang. Nous étions des étrangers les uns pour les autres, des inconnus. Désormais tous ceux qui portent le gilets jaunes sont devenus des frères et sœurs de combat.

    Halte aux diviseurs et aux provocateurs racistes

    Seulement certains veulent briser cette unité. Ils décrètent que des camarades gilets jaunes, parce qu’ils sont nés avec une autre couleur de peau, parce qu’ils aiment d’autres personnes, parce qu’ils pratiquent d’autres religions, sont indignes de vivre et doivent être liquidés. Voilà ce que pensent ces agresseurs lâches. Ils instillent la haine et fracturent nos cortèges pour imposer leurs mots d’ordres.

    Le samedi 26 janvier, à Lyon, une bande de 80 militants fascistes ont formé une colonne pour attaquer des gilets jaunes jugés «gauche» ou des d’origine immigrée. Ce n’était pas le premier incident de ce type. Des groupes fascistes organisés, essentiellement du «Bastion social», identitaires ou Action Française, ont entrepris à plusieurs reprises d’infiltrer les cortèges de gilets jaunes pour commettre ce type de forfaits. Et les choses s’aggravent semaine après semaine.

    Le racisme, le sexisme, l’homophobie, l’antisémitisme… C’est cela qui créé la division ! Les dénoncer et les chasser nous rend plus fort, plus unis, plus sincèrement liés dans un combat commun. D’autant que ce combat commun, ils s’en moquent !

    Ne laissons pas les gilets jaunes être les otages de traîtres !

    Nous savons qu’il existe des positions différentes dans le mouvement, que chacun porte son opinion. C’est très bien ainsi. Mais nous dénonçons les manœuvres de ces traîtres à la cause ! Ils ont commis un acte d’une gravité extrême en prenant en otage les cortèges de gilets jaunes pour imposer leurs mots d’ordres de diversion, pour éloigner le combat de ses revendications !

    Ils diffusent de fausses informations, des rumeurs, des mensonges conspiratifs car ils ne veulent pas de revendications sociales ! Ils sont contre ce pour quoi les gilets jaunes se battent. Ils ne sont ni pour l’augmentation du SMIC, ni pour la justice fiscale. Ils ne combattent pas le capital financier et ne son pas pour une démocratie du peuple. Eux ne sont que pour un Etat policier dont ils seraient les maîtres absolus !

    Jamais ils n’ont été dans la rue pour défendre le code du travail, pour défendre l’école, pour défendre les hôpitaux, pour défendre les opprimés et les exploités. Au contraire ! ils ont toujours voté pour les lois qui écrasent le peuple, tout ce qui alourdit son fardeau. Ces mercenaires au service des capitalistes attaquaient les manifestations. Ils servaient d’auxiliaires zélés de police, toujours prêts à servir d’indicateurs, de mouchards.

    Les fascistes poignardent dans le dos les Gilets Jaunes

    Hier, le rassemblement national s’est prononcé contre la hausse du SMIC. Demain il votera la loi anti-gilets jaunes, traîtreusement nommée loi « anti-casseurs », car elle correspond à son programme anti-populaire et anti-social.

    Jamais le « bastion social » ne parle des revendications populaires. Jamais il ne parle du RIC. Il ne fait que diffuser ses mensonges haineux. Et quand ils disent « nos SDF d’abord » c’est uniquement pour diviser entre français et immigrés. Mais chaque fois que des mairies deviennent d’extrême-droite, voire des pays, les premières lois passées ont été contre ceux qui n’ont rien, pour aggraver leur misère, voir les mettre en esclavage. C’est ce que fait l’Italie, c’est ce que fait la Hongrie.

    En France, le RN/FN est le 1er parti en termes d’élus mis en examen. Les fascistes sont les élus les plus corrompus de France. Ils sont dans tous les coups tordus, dès qu’il y a des profits à en tirer.

    Dehors les agents des exploiteurs !

    Ils se disent « patriotes » mais ce sont eux qui négociaient des contrats avec Daech pour la société Lafarge. Ce sont eux qui ont vendu les armes qui ont servi à faire les attentats en France. En fait de « patriotes », leur seul travail est d’anesthésier ceux qui souffrent, ceux qui se révoltent, et de les vendre pieds et poings liés à leurs premiers bourreaux : les banquiers et les grands patrons français. Leurs discours pleurnichant ont le même fond : qu’ils disent défendre la race, la patrie, la nation, dans le fond ils ne défendent que les intérêts d’impitoyables exploiteurs.

    Nous ne voulons pas d’un Führer, d’un Roi, d’un dictateur aux ordres des cartels de la bourgeoisie. Nous voulons remettre le pouvoir entre les mains du peuple, créer la démocratie populaire, unir tous les exploités et les opprimés dans leur combat contre nos bourreaux.

    Eux, leur seul rêve est d’être appelés au pouvoir pour réprimer de toutes leurs forces ceux qui ne veulent plus être écrasés sous les chaînes de l’exploitation, ceux qui veulent mettre fin à l’oppression et à la misère.

    Ce sont des traîtres à la lutte, des ennemis du peuple, les sbires des exploiteurs !

    Ils n’ont pas leur place dans les manifestations, dans les cortèges ! Chassons-les !

  • Communiqué de soutien à la CGT 5/9 après la dégradation de son local par les fascistes.

    Communiqué de soutien à la CGT 5/9 après la dégradation de son local par les fascistes.

    Communiqué de soutien à l’Union Locale CGT 5/9.

    Camarades,

    L’Unité Communiste de Lyon vous assure de son soutien face aux dégradations que vous avez pu subir de la part de militants de l’extrême-droite. Cette attaque s’inscrit dans la droite ligne d’un processus d’intimidation orchestré par ces militants réactionnaires, anti-syndicaux, anti-populaires. Ils veulent faire taire toute contestation sociale face à l’offensive du capitalisme contre les classes populaires, contre les travailleurs et les travailleuses.

    Mais, en s’en prenant à votre local, les fascistes, nous le savons, ne vous feront pas taire. Ils ne vous feront pas cesser la défense que vous assurez pour les travailleurs et les travailleuses, pour conserver et accroître les droits de ceux-ci et de celles-ci, indépendamment de leurs origines et de leur nationalité. Car la classe ouvrière est unique. Car les exploités n’ont qu’un seul ennemi, qui ne sera jamais les autres exploités, mais bien leurs exploiteurs, leurs bourreaux. Nous savons que sous la pression, dans l’histoire, la CGT à poursuivi sa lutte et sa mission. Ce ne sont pas des nostalgiques de Vichy qui vous feront taire.

    Les fascistes, en vérité, vous honorent. Leurs graffitis haineux sont autant de couronnes de fleurs qui vous sont adressées. Elles vous sont adressées car vous êtes le camp des exploités, du peuple, des masses. Elles vous sont adressées car les fascistes, quant à eux, travaillent pour l’autre camp, celui des bourgeois, celui des patrons, celui des exploiteurs et des exploiteurs. Au final, elles vous sont adressés car vous remplissez vos tâches, car vous êtes un des fers de lance de la défense des travailleurs.

    Ils ont beau se dire “Bastion Social”, ils ont beau se prétendre des amis de ceux et de celles qui souffrent, leurs actes les inscrivent comme des alliés objectifs du gouvernement, comme les amis de Macron, de Collomb, de Pénicaud. Leurs actes font d’eux, et d’elles, des petits soldats du capitalisme.

    Car c’est ainsi que l’extrême-droite à toujours agi.

    Camarades, l’Unité Communiste de Lyon vous salue et salue votre travail. Unitaires, portons ensemble l’étendard de l’antifascisme. Portons ensemble l’étendard de la riposte populaire à l’exploitation et à la misère. Portons ensemble l’étendard de la CGT !

  • Mobilisation contre le « Pavillon Noir », une nouvelle manche de la lutte antifasciste Lyonnaise.

    Mobilisation contre le « Pavillon Noir », une nouvelle manche de la lutte antifasciste Lyonnaise.

    Mobilisation contre le « Pavillon Noir », une nouvelle manche de la lutte antifasciste Lyonnaise.

    Les organisations fascistes ont pignon sur rue depuis bien longtemps, à Lyon. Leur tentacules s’étendent sans cesse au travers de la ville. Auparavant, ce fut le Bunker Korps Lyon, repaire de néo-nazis, fermé sous la pression, puis d’autres pustules ont fleuri. Les fascistes bénéficient d’une tolérance complice de la part des autorités, de la mairie de Lyon, de la préfecture, de l’Etat.

    Ils ont aujourd’hui bâti un réseau important, avec leurs bars, leurs magasins, leurs lieux à eux, réservé à ceux de leur espèce. Ils et elles veulent faire de Lyon leur paradis, en commençant par le quartier ancien, rive droite de la Saône.

    L’an passé, les fascistes ont tenté, inspirés par leur modèle italien, d’instrumentaliser la misère des plus démunis pour installer une tête de pont sur la Presqu’île de Lyon. Leur prétendu lieu d’accueil, le « Bastion Social », réservé aux « français de souche » -aux blancs- n’était qu’une couverture pour l’installation d’une base d’opération de l’autre côté de la Saône.

    La mobilisation a permis d’exercer une pression importante sur les autorités, forçant celles-ci, qui ne toléraient plus les rassemblements récurrents dans cette zone touristique, à clore ce bubon. Cela n’a pas empêché l’Etat de faire payer chèrement cette victoire, en exerçant une répression particulièrement aigüe sur les mobilisés, en particulier sur nos camarades antifascistes.

    Aujourd’hui, un nouveau round se lance pour poursuivre cette lutte, avec comme idée de combattre la nouvelle tentative de construction de place-forte des fascistes : « Le Pavillon Noir. » Sous ce nom se cache la résurrection d’un bar ouvert les années passées par les fascistes et fermé pour cause de non respect des normes de sécurité (sic.) . Aujourd’hui, ils et elles tentent de redonner vie à un de leurs points d’appui.

    Nous appelons à combattre cette ouverture.

    L’Unité Communiste de Lyon se joint à la signature d’un appel commun lancé par plusieurs organisations et collectifs militants lyonnais. Elle appelle à venir au rassemblement du 13 janvier, organisé à 17 h place de la Comédie, à Lyon.

    Soyons unis et solidaires. Les fascistes doivent être chassés partout où ils se trouvent !

    Nous joignons ici l’appel commun à ce rassemblement.

    Rendez-vous le samedi 13 janvier 17h, place de la Comédie pour le 1er rassemblement contre l’ouverture du Pavillon Noir!

    Et il y aura d’autres mobilisations à venir!!

    Un blog sera très prochainement en ligne pour permettre à chacun-e de voir qui se cache derrière le Bastion Social.

    Signataires de l’appel : CGA, PG, YDG, Jeune Garde, NPA, Ras L’Front, Planning Familial, JC, CNT, Ensemble 69!, FSU, Solidaires Etudiant-e-s, Lesbian and Gay Pride Lyon, Pink Bloc Lyon, Unité Communiste de Lyon…

    Toutes et tous ensemble

    Fermons le local fasciste « Le pavillon noir »

    Le 13 janvier 2018, un nouveau local d’extrême-droite ouvrira sur Lyon.
    Le GUD, groupuscule violent proche des milieux néo-nazis, va tenter sous une nouvelle entité « Bastion Social » de ré-ouvrir un local appelé « Le Pavillon Noir ».

    Qu’est-ce que le Bastion Social ?

    Le Groupe Union Defense (GUD) s’est mis récemment en sommeil pour essayer de fédérer divers groupuscules radicaux sous le mouvement « Bastion Social ».

    Ce mouvement est directement inspiré du modèle néo-fasciste italien « Casa Pound » et du mouvement néo-nazi grec « Aube Dorée ».

    Leur stratégie est simple : appliquer une politique sociale – nationale et essayer de la diffuser dans la société. C’est ce qu’ils ont tenté de faire en juillet dernier en tentant d’ouvrir un bâtiment soi-disant réservé aux sdf français alors qu’il s’agissait plutôt d’avoir un local en centre-ville pour former des militants.
    Un de leur « modèle », la Casapound italienne, est une organisation qui se présente aux élections sur des bases de division ethnique et d’opposition entre classes populaires « de souche » (selon eux) et les autres, avec des résultats électoraux non négligeables.

    Il faut donc contester ce modèle et c’est le sens de cette première action du 13/01.

    Ne pas laisser ce local ouvrir à Lyon.

    A Strasbourg, le « Bastion Social » a ouvert un local début décembre et une mobilisation unitaire s’est mise en place avec une 1ère manifestation le 9 décembre et une prévue le 20 janvier.
    Sur Lyon, il est hors de question de laisser un nouveau local ouvrir ! (voir cartographie sur le blog en lien en fin de tract)

    Depuis peu, les agressions commises par ces groupuscules se multiplient et laisser le Gud-Bastion Social avoir un local ouvert au public sur Lyon n’est pas une option tolérable : ce lieu leur permettra de rassembler, de former idéologiquement et au combat…

    Il y a besoin d’unité entre les classes populaires qui voient leurs droits à l’existence menacés (dans l’emploi, la protection sociale, la santé…) et qui ne devraient pas se tromper de colère. Leurs ennemis ne sont pas « les étrangers » mais « le chômage et la précarité » ainsi que les politiques de droite comme de gauche qui ne cherchent pas des solutions par la voie, notamment, d’une autre répartition plus juste des richesses.

    Par solidarité envers les personnes agressées, ciblées de par leur couleurs de peaux, leurs orientations sexuelles, leurs genres ou le simple fait de militer pour une société égalitaire, nous devons nous mobiliser !!

    C’est pourquoi, nous appelons à un rassemblement le samedi 13 janvier à 17h place de la Comédie (métro Hôtel de Ville).

    Toutes et tous ensemble, fermons le Pavillon Noir !

    Le Pavillon Noir est notre 1er objectif mais nous n’oublions les autres locaux existant sur Lyon.

  • 2017 : Le bilan – partie 1 : Le bilan de l’année politique.

    2017 : Le bilan – partie 1 : Le bilan de l’année politique.

    2017 : Le bilan

    L’année 2017 s’achève.

    2017, année centenaire de la Grande Révolution d’Octobre, a été une année riche, complexe, éreintante. Elle fut intense en termes de calendrier politique et en termes d’offensives de la part de la bourgeoisie. Elle fut une année intense en termes d’activités militante.

    L’Unité Communiste de Lyon en dresse un bilan, tout comme un bilan de son activité.

    Partie I : Le bilan de l’année politique

    L’année 2017 a été une année en trident. Une année marquée, au sein de l’Etat français, par trois aspects majeurs.

    Le premier fut celui des présidentielles, dans lesquelles l’Unité Communiste de Lyon a adopté une position de boycott et de rejet, appelant conjointement avec le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs, ainsi que des individus, à un rassemblement le 4 février, dans le but de dénoncer la mascarade présidentielle.

    Les élections présidentielles ont ramené au centre du débat toute la putréfaction politique. Le barycentre du débat fut, in fine, la question de l’immigration, la question de l’Islam, la question du terrorisme. Des sujets qui furent autant de tremplins pour l’expression des fascistes.

    Nous considérions alors, et nous considérons toujours, que les positions de soutien critique -en particulier au second tour- que la position trotskiste de « ni boycott, ni vote » ou, pire, que le soutien sans faille à Macron étaient des positions erronées. Cette élection a été une formidable cuve de décantation pour les mouvements politiques. Elle a permis de voir le poids terrible du réformisme et des conceptions parlementaristes de la lutte, même au sein des mouvements communistes ou anarchistes. Ce poids est logique et compréhensible, il n’est pas réellement possible de le blâmer tant qu’une issue révolutionnaire, par le truchement d’une organisation capable de la diriger, n’existe pas.

    A notre sens, et nous le maintenons, la seule possibilité de sortir « par en haut » de cette mascarade, dans l’état actuel des choses, était l’idée d’impulser une ligne d’opposition extra-parlementaire. Cette opposition extra-parlementaire demeure à construire, conjointement, sans esprit de cercle ou de secte. Elle demeure la possibilité de pouvoir réclamer une légitimité à l’expression politique issue de l’extérieur de l’Assemblée, du Parlement, ou des organisations traditionnelles et institutionnelles.

    Ces élections ont débouché, au final, non pas sur un raz-de-marée Bleu Marine, comme certains prophètes l’annonçaient, mais sur une victoire hégémonique du centre, sur une victoire de la lance la plus affûtée de la bourgeoisie : Macron. Cette victoire à eu deux effets.

    ·         D’une part la bourgeoisie à les mains libre pour faire ce qu’elle veut. Et, depuis elle ne s’en prive pas. Chemin faisant, le centre s’attire la haine des classes populaires et même d’une partie de la petite bourgeoisie, laissant supposer son effondrement aux prochains enjeux électoraux.

    ·         D’autre part le concept du FN est arrivé à bout de souffle, s’est effondré sous son propre poids. Mais, derrière la difficulté tactique et passagère, se consolident les bases pour une poussée nettement plus puissante d’ici les prochaines élections.

    Ces deux effets laissent présupposer des élections particulièrement glaçantes. Si Laurent Wauquiez, l’autoproclamé Trump français, parvient à réussir son opération, il sera le centre d’un coalition redoutable, d’autant que, à gauche, l’opposition, si elle parvenait au second tour, se heurterait à une levée de boucliers sans précédent. Même un Mélenchon parvenant à fédérer et à rassembler très largement se heurterait à une croisade sans précédent de la part du patronat et de la bourgeoisie.

    La classe des exploiteurs, dès les élections passées, s’est mise en marche -sans jeu de mot – avec brusquerie et brutalité. Tous les fronts sociaux ont été attaqués.

    ·         Le Droit du Travail, avec une poursuite de l’ANI (Accord National Interentreprises) de la Loi El-Khomri, devenue la Loi Travail finale. Son but est toujours le même, liquider le contrat de travail, baisser les salaires, donner le contrôle absolu au patronat. Sa finalité : un contrat unique, conçu comme le mix parfait entre CDI et CDD, c’est à dire déterminé uniquement par les tâches à effectuer, et non plus par une durée.

    ·         Des attaques contre l’éducation, contre l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, avec une ligne réactionnaire vers le premier (uniformes, rigidité, programme nationaliste) , et libérale vers les seconds (fin du bac comme examen, appel aux contractuels, autonomie de gestion et de frais d’inscription…). L’objectif final : privatiser en catimini l’enseignement et briser le cadrage des diplômes, ce qui leur donne leur valeur aux yeux de conventions collectives agonisantes.

    ·         Des attaques sur le système d’imposition, permettant de pouvoir casser l’alimentation des caisses de cotisation. Systèmes de cotisation sociales d’ailleurs directement en ligne de mire, avec une offensive plein tubes contre la Sécurité Sociale, contre les Retraites, contre l’Assurance Chômage. Une offensive qui a déjà écrasé les APL, menaçant ainsi les parts les plus précarisées de la société, et qui vise à s’étendre et se poursuivre.

    ·         Des attaques contre les collectivités locales, en ayant pour ambition de supprimer leur autonomie et de recentrer la forme de l’Etat en un état de type gaullien, ultra-vertical et hyper-concentré, tout en développant à l’extrême la Révision Générale des Politiques Publiques, cette entreprise de purge des services.

    ·         Des lois sécuritaires qui visent à briser la capacité combative des travailleurs et des travailleuses. Elles permettent un répression à tout va, sans la moindre retenue. Elles se sont accompagnées d’un discours visant à les justifier, discours dont Manuel Valls fut le porte-étendard, véritable agent-provocateur, visant à stigmatiser sans cesse les musulmans et à faire naître une composante politique, véritable ennemi-intérieur : l’islamo-gauchiste.

    ·         Une politique anti-migrants scélérate et criminelle, sans la moindre pitié, chassant les réfugiés, détruisant leurs biens, semant la terreur… Tout cela, avec, en fond, l’omniprésence de l’opportuniste en chef : Gérard Collomb, grand clientéliste et bras armé de la répression.

    ·         Une poursuite et une volonté d’intensification de la politique impérialiste de la France. Notamment au travers d’opérations militaires de grande envergure, mais également en maintenant le diktat du Franc CFA sur une Afrique chaque jour plus étranglées par l’impérialisme et le néo-colonialisme.

    ·         En revanche, un regard plus que conciliant sur les méfaits et les abus commis par la bourgeoisie. Malgré les cadeaux, malgré les offrandes, fiscales ou légales, sa soif de richesse n’est toujours pas assouvie. Dernière offre en date, une hausse de 40% du salaires des maires des grandes villes.

    Ce qui mène au dernier point, la lutte contre les attaques de la bourgeoisie. Cette lutte, marquée par les journées d’actions, n’a pas, pour le moment, été à la hauteur de la tâche qui lui incombe. Cependant, elle avance toujours. Front Social est une expérience qui a porté certains fruits, malgré la défiance qui existe -et qui n’a pas lieu d’être- entre les syndicats et ce front. De même, une certaine étape dans le rapport à la violence à été franchie. Les cortèges de tête » ont matérialisé une radicalité dans l’action, auparavant diffuse. Cela ne les a pas empêchés de chercher à mener une difficile politique d’unité avec les organisations plus traditionnelles. Cette combativité et cette conflictualité au sein de chacune des manifestation a été le reflet d’une montée en tension sans cesse aggravée avec la police.

    La misère sociale qui se profile risque d’être terrible. Les grands gagnants, dans la situation actuelle, sont les fascistes, tant ils sont appuyés sans cesse par des provocateurs tels Valls, Onfray, Finkielkraut, Zemmour et autres. 2017 est une année que les fascistes peuvent saluer.

    Dans ce cadre, nous avons, par ailleurs participé à la mise en place d’une mobilisation antifasciste sur Lyon. Une lutte importante s’est engagée, durant la première partie de l’année, contre le Bastion Social. Ce squat détenu par les fascistes servait à instrumentaliser la misère des sans domiciles fixes pour la tourner contre les réfugiés. Par la mobilisation, ce « bastion » a été contraint à fermer. Cependant, lorsqu’un appel à la mobilisation pour une manifestation antifasciste internationale s’est lancé, la préfecture s’est empressée de l’interdire. Lorsqu’un rassemblement a tout de même été lancé, la police s’est empressée de l’encercler.

    L’Etat s’est montré, une fois nouvelle, sous son jour le plus sombre.

    Le centenaire de la Révolution d’Octobre a occupé un grand nombre d’esprits. Combien ont pu avoir l’espoir qu’un sursaut grandiose en naîtrait ? Cet anniversaire à été l’occasion de tirer des conclusions sur la situation et la stratégie des forces communistes dans le monde, dont ferons, plus tard, le bilan. Mais elle fut l’occasion de remettre sur le devant de la scène la question de la révolution et celle de la dictature du prolétariat. Elle fut également un marqueur, par les réaction qu’elle a suscité, de la véritable nature politique de certains courants et de certaines organisations, lesquelles se sont empressées d’attaquer ce contenu politique et de ne rester que sur des questions démocratiques.

    Elle fut l’occasion, cependant d’une campagne d’affichage de notre part, ainsi que de la participation à la conférence de l’ICOR, à laquelle nous avons participé au côtés de nos camarades de l’UPML, mais également d’une galaxie d’organisations politiques internationales, unis autour d’un but : unifier le mouvement communiste.

    En effet, l’année politique ne serait être complète sans évoquer les questions internationales.

    Celle du Moyen-Orient, tout d’abord, où la situation Syrienne prend de manière sans cesse croissante la tournure d’une répétition générale avant un conflit inter-impérialiste de grande ampleur. Où l’Etat turc joue un billard à plusieurs bandes, faisant monter les enchères entre occident et Russie, pour tenter de s’imposer comme la puissance du secteur, en face de l’Iran.

    La réapparition du conflit israélo-palestinien, à la suite des provocations de l’Etat colonialiste, au travers du nouvel emprisonnement de Salah Hamouri, mais également avec la tentative conjointe de Netanyahou et de Trump de faire de Jérusalem la capitale de l’Etat hébreux.

    Enfin, surtout celle de nos camarades Kurdes, qui, pris en étau entre Daesh et les Etats interventionnistes, se battent dos au mur pour construire un espace de liberté entre les mâchoires de l’ennemi. L’écrasement du Kurdistan Irakien et de sa tentative d’indépendance ont révélé un fois de plus que les papiers, les traités, les votes, les lois ne protègent pas. Seule la mobilisation populaire et le peuple en arme sont la garantie effective de l’indépendance.

    Dans cet ordre d’esprit, la Catalogne a vu les regards se plonger vers elle. La question de l’indépendance d’une partie de l’Etat espagnol est intervenue à plusieurs reprises. Elle prouve là aussi que les votes et les référendums ne sont nullement des garanties pour l’exercice de la souveraineté nationale. Aujourd’hui, un nouveau gouvernement indépendantiste à été élu, mais il n’existe nulle preuve que l’Etat espagnol puisse tolérer la moindre velléité d’indépendance.

    De l’autre côté de la Terre, les menaces de guerre couvent. Entre les USA et la Corée du Nord, la tension monte sans cesse. Les provocateurs américains semblent jouer un jeu dangereux, pour tenter de soumettre le régime Nord Coréen. Au cour de l’année, nous avons à plusieurs reprise rappelé les raisons de ce conflit, notamment après la victoires aux élections d’une ligne pacifiste en Corée du Sud. Aujourd’hui, la Corée du Nord déclare que les sanctions de l’ONU représentent un acte de guerre, la situation est donc loin de la désescalade.

    2017, d’un point de vue politique, fut une année brûlante. Elle le fût tout autant d’un point de vue diplomatique. 2018 offre une promesse d’être une année tout aussi cruciale, tant à l’intérieur qu’a l’internationale.

    Il reste aux organisations communistes à donner leur réponse à ces défis, à trouver la voie pour les surmonter.

    L’Unité Communiste tiendra sa place à côté d’elles, dans cette lutte à l’échelle de la planète pour constituer un nouveau front révolutionnaire.