Étiquette : Antifascisme

  • Construire la riposte antifasciste indépendante et populaire !

    A Lyon, dans l'Etat Français, comme partout dans le Monde, les mouvements réactionnaires gagnent du terrain. Il n'existe pas de pays où les fascistes, les obscurantistes ne se manifestent pas. Aux Etats-Unis après l'élection de Trump, où ils crient victoire, au Royaume-Uni, où ils paradent  dans les rues après le Brexit, au Brésil où le coup d'Etat a remplacé la social-démocratie par la réaction, les vieux démons semblent renaître.

    Dans nos rues même, dans notre ville, les identitaires, les royalistes, les néo-nazis  s'implantent. Ils ne se contentent plus de marauder pour chercher des victimes, commettre des agressions racistes, xénophobes ou sexistes. Non, désormais, ils ouvrent des locaux, des salons de tatouage, des magasins, des bars.

    Le tout avec toute la candeur et la douceur dont sait faire preuve la police et la justice vis-à-vis des siens.  Car ni la justice, ni la préfecture, ni la police ne s'opposent autrement que mollement, pour ne pas perdre la face.

    Les apprentis-nazis, qui se griment en soldats du Reich, qui se déguisent en Waffen SS ou qui chantent les louanges du roi sont loin d'être des prolétaires, des travailleurs en colère. Ce sont des fils et des filles de bonne famille, des petit-bourgeois réactionnaires. Leur colère est celle d'enfants gâtés. Ils sont terrifiés car leur monde pourrissant s'effondre. Leurs valeurs vieillottes et archaïques, sombrent  avec leur ordre social. Comme un sursaut du passé, ils se battent avec rage. Ils se voient nouveaux croisés, mais ne sont déjà plus que des ombres.

    Pourtant, ils s'accrochent, et sont aidés, en cela, par d'autres.

    Car le fascisme, le racisme, la xénophobie, cela fait bien les affaires des exploiteurs. Instiller la haine, la défiance, la désunion dans le peuple, sont de vieilles recettes. Elles reviennent au goût du jour pourtant.

    Car la crise économique est passée par là, le marasme s'est installé, et avec  lui les tensions sociales, mais aussi les tensions internationales.

    Pour le patronat, il faut pressurer les ouvriers, réduire les salaires, imposer des sacrifices. S'ils se haïssent pour leur couleur de peau, leur religion ou leur orientation sexuelle, ils ne s'unissent pas pour combattre. S'il est possible d'accuser et d'accabler de maux les nations étrangères, de justifier les guerres néocoloniales, de justifier les manœuvres impérialistes, voilà qui est parfait.

    Les fascistes sont portés par la lame de fond réactionnaire.

    Le racisme d'Etat, les discours haineux, agressifs, chauvins, ont donné une légitimité nouvelle à ces vermines. Le gouvernement PS / EELV / PRG ne s'est pas privé pour attiser les flammes, pour souffler sur les braises. En contribuant à la marée antisociale et réactionnaire, celui-ci s'est fait un des artisans de la relance des groupes fascistes.
    Les Républicains, eux aussi, ont leur part de responsabilité. Ce n'est pas un hasard si le retour des groupes fascistes sur Lyon a coïncidé avec le débat sur l'Identité Nationale d'Eric Besson. Ils devront, un jour ou l'autre, assumer leur responsabilité.

    Chassons les fascistes, où qu'ils soient !

    Nous devons lutter contre eux, pas seulement car ce sont des virus installateurs de haine, mais parce qu'ils sont les laquais, les servants des exploiteurs. Ils se prétendent du côté du peuple, mais le trahissent. Ils prétendent lutter contre les oppresseurs, contre ceux qui profitent grassement du travail des travailleurs de l'Etat Français, mais ils en sont les chiens fidèles. Ils accusent les étrangers des maux dont leur classe, la bourgeoisie, est responsable. C'est elle qui vit en parasite. C'est elle qui vole le pain des travailleurs, qui les opprime.

    Nous devons les chasser de nos rues, de nos quartiers, de nos campagnes. Nous devons les dénoncer pour ce qu'ils sont, des ennemis des travailleurs et des travailleuses, pour les fidèles lieutenants des patrons.

    Ils ne sont forts que parce que nous sommes désunis.

    Nous devons nous unir, travailler ensemble, unitairement, dans les organisations antifascistes comme dans les collectifs, pour faire de la vie des fascistes un enfer. Mais l'unité n'existe pas sans base, ni sans limite.

    Il n'est pas possible de faire de l'antifascisme avec les responsables de la situation actuelle.

    Ceux qui sont responsables de cette situation sont les alliés objectifs de l'extrême-droite, ils et elles jouent avec elle, la nourrissent comme un monstre enchaîné, pour effrayer comme pour attaquer. Le Parti Socialiste, sa coalition, ses alliés ont bien assez fait de dégâts comme cela. Ils n'ont rien à faire dans nos rangs, dans lesquels ils ne viennent que lorsque son image est ternie ou que des voix sont en jeu. Nous ne voulons pas d'un antifascisme républicain, nous voulons chasser les exploiteurs, dont les fascistes ne sont que l'avant-garde.

    Ni justice bourgeoisie, ni police dans nos rangs !

    La police qui tue, qui meurtrit, qui matraque, la justice qui enferme nos frères et sœurs de classe, qui condamne nos camarades, serait soudain devenue notre allié ? Combien d'exemples d'une justice à géométrie variable existent ? Combien de fois la police s'est-elle directement servie des fascistes comme troupes de choc ? Les manifestations de policiers ont, de plus, montré le contenu idéologique de l'institution, les pensées de ses membres. Nous ne voulons pas d'assassins dans nos rangs. Pas plus, nous ne voulons des préfets et des autres larbins de l'Etat.

    Nous ne sommes pas les larbins de qui que ce soit !

    Dès le décès de Clément Méric, dès les attaques des fascistes, combien de vautours ont rôdé autour de nous, se sont clamés nos amis pour nous trahir par la suite ? Les élections approchent, nous ne pouvons l'ignorer.  Les partis réformistes non plus, ne l'ignorent pas. Nous ne sommes pas là pour leur servir de caution antifasciste, pour servir leur soupe infâme et nauséabonde. Nous ne sommes pas là pour appuyer la campagne du social-chauvin Mélenchon, agent de l'impérialisme français, qu'il ose maquiller d'universalisme et de Lumières.

    Nous n'avons pas peur. Si certains se jettent dans les jupes de l'Etat, de la démocratie bourgeoise, du PS, c'est leur choix, ils devront l'assumer.

    C'est avec une confiance inébranlable en notre capacité, unis, unies, à mobiliser, à organiser qu'ensemble nous chasserons les fascistes !
    Vive l'antifascisme populaire, indépendant et unitaire !

     

  • Appel à une coordination et une mobilisation antifasciste unitaire : rassemblement et réunion publique

    Agressions, multiplications des locaux d’extrême droite, et en février, lancement de la campagne du FN à Lyon. Face à la déferlante réactionnaire, appel de plusieurs organisations à constituer un front uni contre l’extrême droite : réunion publique le 13 décembre à La Gryffe, et rassemblement place Raspail le 7 janvier.

    Depuis plusieurs années, la présence de l’extrême droite à Lyon comme ailleurs s’est renforcée considérablement, n’échappant pas à la déferlante réactionnaire. Cette lame de fond trouve ses origines dans la crise économique, dans le climat guerrier qui règne actuellement sur la planète, ainsi que dans les politiques antisociales des gouvernements successifs.

    Or ces organisations sont bien loin de sympathiques associations culturelles. Elles se revendiquent des idées fascistes, propagent un discours raciste, antisémite et islamophobe, LGBT+phobes et mysogine ; défendant une société sexiste et ségrégationniste.

    Ces organisations fascistes, qui s’implantent toujours plus dans Lyon, se sont fait connaître à plusieurs reprises par leurs actions brutales et violentes. La dernière en date étant l’attaque menée la librairie anarchiste la Plume noire, également local de la Coordination des Groupes Anarchiste, occasionnant plusieurs blessé.es légers et de lourds dégâts matériels.

    Nous nous devons de riposter, nous nous devons d’être uni.es car cette situation est l’affaire de toutes et tous !

    Nous ne pouvons pas compter sur l’action des pouvoirs publics ou de l’État, qui non content de les laisser ouvrir leur locaux, autorise et protège les rassemblement et manifestations de l’extrême droite.

    Fortes de cette impunité, les organisations fascistes et racistes telles que le GUD, les Jeunesses Identitaires, les Jeunesses Nationalistes n’ont eu de cesse de tenter de s’implanter et de commettre des violences et des agressions envers les personnes racisées, les immigrées, les personnes de la communauté LGBT+ et les militants et militantes progressistes et antifascistes.

    Le GUD a annoncé avec fierté l’ouverture de leur dernier bar « le Pavillon noir ». Il vient s’ajouter à la liste des 6 locaux fascistes lyonnais et autres boutiques et salon de tatouage où ils propagent leur discours haineux.

    Le 4 février, le Front National souhaite lancer officiellement, depuis Lyon, sa campagne présidentielle. Cela, non plus, nous ne pouvons l’accepter ! Pas un pouce de notre ville ne doit appartenir aux fascistes !

    Nous lançons cet appel à nous organiser en commun, de manière indépendante des institutions.

    Nous appelons toutes les organisations et individu.es qui pensent que ces locaux et ces discours n’ont pas leur place à Lyon, à nous rejoindre pour constituer ce front uni contre l’extrême droite.

    L’antifascisme est l’affaire de toutes et tous !

    Rassemblement le 7 janvier à partir de 15h place Raspail

    Réunion publique le mardi 13 décembre à 19 h à la librairie La Gryffe, 5 rue Sebastien Gryffe, Lyon 7e, pour organiser la riposte au meeting de Marine Le Pen du 4 février 2016.

    Premiers signataires : Alternative Libertaire ; Groupe Antifasciste de Lyon et Environs ; Jeunes Communistes de Lyon ; Unité Communiste – Lyon ; des individu.es…

  • Pas d’unité avec les agents de la bourgeoisie !

    Travailler unitairement ou être un serviteur ?

    En ces temps difficiles, il est plus que légitime de vouloir serrer les rangs. Il est plus que légitime de vouloir faire bloc pour se défendre. La caporalisation de la société, l'offensive débridée de la bourgeoisie, aiguillonnée par la crise, mais aussi les tensions internationales sont autant de facteurs qui concourent à ce que les forces du progrès et de la révolution soient en difficulté.

    L'avancée de mots d'ordres réactionnaires, la montée en puissance des fascistes, qui découle directement de cette situation se traduit par un impact direct sur la manière dont nous pouvons mener nos luttes.

    L'autodéfense militante, mais aussi populaire, n'est pas un vain mot. Ou du moins ne doit pas l'être. Elle demande une mise en commun de nos forces, de nos énergies, de nos capacité de lutter. Des différences existent entre toutes les organisations voulant lutter pour la révolution. Des différences idéologiques, des différences d'analyse, des différences de stratégie… Ces différences font que nous ne portons pas le même message  "positif", "affirmatif", le même programme politique.

    Pour autant, elles n'empêchent pas une union "négative", défensive, laquelle doit nous permettre de résister aux attaques de nos ennemis, bourgeoisie, réactionnaires, appareil d'Etat. Cette logique de front uni, de front défensif à toujours animé le mouvement révolutionnaire et le mouvement ouvrier.

    Aujourd'hui, alors que nous sommes au creux de la vague, cette logique doit nous animer.

    L'unité est notre but.

    Mais il n'est pas possible de faire d'unité sans ligne de démarcation.

    L'opportunisme n'est pas une exception, il est même une règle générale. Certes nous sommes dans un temps difficile, mais également dans un temps d'élection. Et c'est là que nous voyons les rapaces se ruer sur tout ce qu'ils peuvent dépecer. Dans le but de pouvoir aspirer les forces vives de la lutte, de siphonner tout leur travail et leur énergie, ces traitres ne reculent devant aucune manœuvre, aussi basse soit-elle.

    Camouflant leur drapeau, passant par le truchement d'organisations, d'associations "présentables", ils vampirisent les luttes, vampirisent le travail acharné, et écrasent notre discours politique.

    Tous les prétextes sont bons pour détourner les mots d'ordres politiques défendus, pour les ramener vers la platitude, vers le moralisme, vers leurs intérêts et leurs mots d'ordres réformistes. Que cela soit la volonté d'être "large", que cela soit la volonté "d'avoir des relais", que cela soit la volonté "d'être présentable", à chaque pas ils sèment des embûches et des entraves pour saper la lutte et le développement d'une ligne qui ne se finisse pas par un bulletin dans une urne.

    Et lorsque toute vie, toute énergie à été aspirée, ils jettent l'emballage, vidé, aux ordures. Lorsque les élections sont passées, ils et elles les lâchent comme un kleenex usagé.

    Le Parti Socialiste s'est fait une spécialité, grâce à son héritage trotskiste, de ces méthodes. Il parasite, vampirise, s'accapare tout ce qu'il peut, et écrase le reste. Il transforme, par le chantage, les militants honnêtes en serviteurs zélés, en échange de promesses que ce parti ne tiendra jamais.

    Nous ne pouvons pas travailler avec ces gens qui sont nos ennemis, qui sont les ennemis du peuple.

    Notre bataille est autour de la constitution d'une force en toute indépendance de classe.

    Sans cette indépendance, nous sommes les serviteurs de la stratégie de partis bourgeois. De partis, d'organisation dont le seul but est d'occuper la tête de l'Etat impérialiste français, de le diriger, de cogérer avec la bourgeoisie l'exploitation des travailleurs et des néo-colonies.

    Nous ne pouvons pas accepter d'agents de l'impérialisme parmi nous. Cela serait trahir ceux qui luttent pour leur indépendance, pour leurs droits, qui luttent pour couper une à une les têtes de l'hydre de l'impérialisme de notre propre Etat. Nous ne pouvons accepter dans nos rangs les sociaux-chauvins, qui rêvent de "la place de la France dans le Monde", qui parlent de la Guyane comme d'un joyau, non d'une terre colonisée. Nous ne pouvons accepter ceux qui refusent de reconnaître l'artificialité du "roman national", et qui s'arc-boutent à la position d'une France "unie et indivisible."

    Ces gens sont des négationnistes de la lutte des classes. Ils nient le fait qu'il n'existe pas de compromis possible entre la bourgeoisie et les exploités. Parler de "France" c'est parler de la bourgeoisie de France. La "France dans le Monde", c'est la place de la bourgeoisie de France dans le Monde.

    Ces organisations sont des serviteurs de la bourgeoisie la plus réactionnaire et la plus chauvine, qu'ils se camouflent derrière un vernis "de gauche" ne change rien. Nous ne pouvons croire à de la bêtise de leur part, connaissant leur parcours politique. Or, si ce n'est pas de la bêtise, c'est donc du mensonge conscient. Enver Hohxa, en 1960, avait prononcé à Moscou les mots suivants: « Qui ne voit pas cela est aveugle, qui le voit mais le cache est un traître au service de l'impérialisme. » C'est bien ce à quoi nous avons à faire aujourd'hui.

    Nous ne pouvons accepter d'organisation qui sont à la tête de l'appareil d'Etat, ni leurs succursales. Nous ne pouvons serrer la main de nos bourreaux, de ceux qui sont les premiers responsables de cette situation politique, de ce marasme. De ceux qui nous ont matraqués, de ceux qui ont ordonné à la police de tuer, à l'armée d'écraser, au sein de l'Etat Français ou dans les néo-colonies.

    De même que nous ne pouvons travailler avec nos bourreaux de l'appareil d'Etat, de la Police, de la Justice, au service de la classe bourgeoise, au service de leur ordre injuste. Se mettre à leur remorque, c'est se changer en auxiliaires du pouvoir bourgeois, non en agent de la lutte populaire. C'est tirer en arrière la lutte, la dépolitiser, la ravaler au rang de supplique demandant l'intervention des pouvoirs publics, demandant aux candidats des gages, bref, c'est être inféodé.

    Ayons foi en nos forces !

    Nous sommes peu nombreux. Nous sommes faibles. Nous sommes isolés. La tentation pourrait être grande de signer ce marché de dupes, de mettre nos forces au service de nos ennemis, en espérant y gagner quelques miettes.

    Mais le propre des marchés de dupes, c'est qu'ils sont fait pour duper.

    Quelle ironie que de vouloir renverser l'ordre bourgeois, mais d'être effrayé dès les premiers obstacles. Quelle ironie d'être si ambitieux, mais de se réfugier dans les bras rassurants du réformisme le plus plat, dès que les choses tournent un tant soi peu au vinaigre. Ne surestimons pas l'ennemi ! Il se gonfle, montre les muscles, mais il n'est pas invincible !

    Aujourd'hui, la promotion de la peur, de l'effroi, fait le jeu des réformistes et de ceux qui ne voient comme forme de lutte que le bulletin. Effrayer, c'est mobiliser pour voter. Effrayer et gonfler la taille de l'ennemi, c'est une manœuvre pour ramener les militants, les masses, derrière la bannière ensanglantée du réformisme.

    Tant que nous cautionneront l'opportunisme et sa présence néfaste, tant que nous nous mettrons à sa remorque , nous ne grandirons jamais. Nous serons un paillasson sur lequel les opportunistes s'essuierons les pieds.

    Les réformistes sont nos ennemis, ils ne seront jamais nos alliés. Il est inutile d'inviter ces loups dans la bergerie.

    Nous ne sommes pas seuls, nous avons le pouvoir et le devoir de gagner les larges masses, de rassembler, de mobiliser et de les organiser. Nous devons avoir foi en notre capacité à être moteur, en toute indépendance, à nous massifier, à grandir, sur nos forces propres. Nous avons le devoir d'être confiant en notre capacité à surmonter les obstacles, à dépasser et à combattre par nous même par les masses nos ennemis.

    Pas d'unité sans démarcation !

    Pas de place dans nos rangs pour les agents de la bourgeoisie et de l'impérialisme !

    Unité populaire !