Étiquette : Alliance des révolutionnaires

  • Communiqué commun UCL – UPML sur notre rencontre d’octobre.

    Communiqué commun UCL – UPML sur notre rencontre d’octobre.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon se sont rencontrées à nouveau pour faire le point de notre activité et déterminer comment poursuivre nos objectifs. À ce titre, nous avons débattu de plusieurs choses, notamment de la conjoncture actuelle.

    Une situation complexe ici.

    La conjoncture actuelle est complexe. Au niveau de notre État, en dépit de la mobilisation immense de l’année passée, en dépit de celle qui naît actuellement, la grande bourgeoisie monopoliste continue son offensive. L’anniversaire de un an de Gilets Jaunes marquera peut-être une relance du mouvement, dont les causes n’ont pas été éteintes. Le 5 décembre marque une autre étape dans la création d’un grand mouvement de lutte sociale.

    Cependant, nous constatons que, en dépit des efforts et de la bonne volonté de ceux qui luttent, en dépit de grèves très dures, que ce soit dans le privé ou dans le public, il n’a pas été possible d’obtenir une victoire autre qu’une dilution dans le temps du programme du gouvernement.

    L’attitude de celui-ci est particulièrement résolue. Aiguillonnée par la crise, mais également par la faiblesse des organisations et partis ouvriers, la grande bourgeoisie avance à grand pas. Elle ne s’embarrasse plus de prétentions démocratiques. Elle fait usage de la répression massive, et construit un arsenal juridique pour être toujours plus efficace. Les mouvements de luttes actuels ne parviennent pas à contrecarrer cette résolution.

    Dans le même temps, elle mène une double campagne : une pour se prétendre écologiste et espérer ainsi place des candidats écologistes-libéraux en lice pour les prochaines échéances électorales. L’autre pour instiller la haine et la division, entretenant un brasier pogromiste contre ceux et celles qui sont issus de l’immigration, contre les réfugiés et réfugiées, contre les migrants et migrantes. Sous couvert de lutte contre l’islam radical, c’est une campagne raciste et discriminatoire qui est menée.

    Pourtant cette attitude n’est pas révélatrice d’une force, mais d’une situation de faiblesse. C’est par dépit que les grands bourgeois et les grandes bourgeoises avancent avec une telle brutalité. Eux-mêmes sentent le sol qui se dérobent sous leurs pieds, du fait de la concurrence internationale, de la surexploitation des ressources, de la baisse des rendements de leurs investissements, de l’endettement sans fond. Surtout, c’est le fait que leurs laquais, leurs serviteurs politiciens et politiciennes sont sans cesse désavoués par les masses populaires. L’illusion démocratique, de l’alternance, du respect des programmes, est morte. Tuée par la répression, tuée par le mépris, tuée par l’incapacité du gouvernement de prendre réellement en considération l’urgence climatique, pourtant vitale.

    Le mur auquel se confrontent ces luttes, cet obstacle invisible, c’est la politisation et l’organisation de celles-ci. Les Gilets Jaunes ont déjà, à leur niveau, franchi une étape immense, en posant les questions non plus en termes économiques, mais également en termes politiques, en posant la question du régime, du pouvoir politique et de sa nature, et en fédérant autour de l’idée d’une démocratie plus juste, bâtie une un contenu de classe, d’une ébauche de démocratie populaire.

    Permettre aux luttes de franchir cette étape, de s’incarner dans une organisation politique, voilà l’une des tâches des communistes dans leur ensemble.

    Partout dans le monde, la lutte se développe.

    Internationalement, la situation est à la fois critique et porteuses de grands espoirs. Les mouvements sociaux frappent partout dans le monde, faisant reculer les gouvernements de certains pays. Chili, Equateur, Irak, Liban, Hong Kong …. etc. , sont le théâtre d’affrontements importants. Partout dans le monde, les peuples se révoltent contre les mêmes maux, contre les mêmes exploiteurs, contre les impérialismes. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, membres de l’ICOR, saluent ces luttes. Nous considérons que nous avons un rôle à jouer, en tant qu’internationalistes, dans le soutien politique mais aussi pratique à ces luttes importantes. Nous soutenons la création du Front Antifasciste et Anti-impérialiste impulsé notamment par l’ICOR et l’ILPS. Nous appelons à ce que les organisations présentes en France s’incluent dans cette démarche essentielle, dans l’esprit d’une alliance internationale révolutionnaire.

    Il existe, parallèlement à cela, une autre situation importante : celle du Rojava. Elle a été au centre des discussions de la IV Conférence Internationale du Moyen-Orient de l’ICOR. Nous considérons que le combat mené par les FDS et leurs alliés est à la fois un combat extrêmement important en tant que tel, pour les enjeux de la résistance à l’oppression et à l’obscurantisme. Mais il éprouve également notre capacité, en tant que militants au sein d’un pays impérialiste, à réaliser une solidarité concrète et à comprendre réellement les enjeux de la lutte révolutionnaire démocratique.

    Ce processus révolutionnaire démocratique et anti-impérialiste a été décrit avec une grande palette de termes par différents courants politiques. Certains se montrent des apologues acritiques, incapables d’en voir les limites. D’autres, au contraire, n’ont vu que celles-ci, et ont rejeté l’intégralité de la lutte des FDS, du YPG, des volontaires internationaux, des communistes et des non-communistes. Nous pensons que nous sommes difficilement en mesure de donner des leçons de révolution à ceux qui ont vaincu Daesh et qui font face à l’armée turque. Nous ne pouvons surtout pas exiger d’eux qu’ils se fassent massacrer jusqu’aux derniers pour l’honneur et la pureté révolutionnaire. Nous avons des critiques à formuler, et nous les formulons de camarades à camarades, dans un esprit de soutien. Peut-être, comme l’affirment les puristes, le PKK et le PYD finirons par trahir la lutte, à devenir des agents de l’impérialisme et à être des relais locaux de telle ou telle force, comme le fait Barzani. Mais nous laissons les prophètes à leurs prophéties. Pour le moment, les faits ne leur donnent pas raison.

    Nous appelons à soutenir les initiatives de l’ICOR en direction du Rojava, notamment la construction d’infrastructures médicales. Nous ne nous satisfaisons pas de slogans, nous voulons pouvoir agir de manière concrète.

    Travailler à construire une riposte unitaire.

    C’est dans cet esprit que nous travaillons à construire un comité qui puisse intégrer autour d’un même ordre du jour les organisations membres de l’ICOR et leurs adhérents et adhérentes. Nous appelons ceux et celles qui seraient intéressés par l’ICOR ou les Amis de l’ICOR à se mettre en rapport avec nous. En particulier, nous appelons les organisations anti-impérialistes des zones contrôlées ou dominées par l’impérialisme français a travailler avec nous pour créer un front contre notre premier ennemi : notre propre bourgeoisie.

    Dans le même ordre d’idée, nous continuons de soutenir l’idée d’un nécessaire travail commun entre les organisations communistes, tant à l’échelle de notre État qu’à l’échelle internationale. Nous considérons que l’importance immense des tâches que les militants et militantes communistes, internationalistes, anti-impérialistes ont a remplir transcende le chauvinisme d’organisation. Nous saluons les organisations qui ont fait un premier pas en notre direction. Nous espérons que d’autres suivront. L’unité ne peut se contenter de déclarations d’intentions, elle se doit d’être réelle.

    Nous ne nions pas les débats idéologiques qui existent entre organisations. Ils sont la preuve d’une santé et d’une vigueur du courant communiste, ici. Cependant, nous pensons que nombre de ces débats ne sont pas contradictoires avec une coopération approfondie entre organisations.

    L’UCL et l’UPML ne font pas exception à cette règle. Cependant, nous pensons que les objectifs que nous avons à remplir exigent de briser le sectarisme et le chauvinisme d’organisation. Nous avançons nous même sur la voie d’une fusion organisationnelle.En dépit des débats idéologiques, politiques, programmatiques, nous considérons que nous avons à faire à un ennemi implacable. Ne nous ignorons pas !

    Nous appelons à des prises de position communes, notamment sur l’actualité politique ou internationale. Nous appelons à un travail commun, unitaire, réalisé dans un esprit de camaraderie, non de concurrence. Nous appelons à une collaboration dans l’analyse de l’actualité, mais également de notre héritage historique.

    Nous mettons en projet plusieurs chantiers importants pour la construction de nos organisations. Plusieurs formations seront faites pour élever le niveau de compréhension théorie, idéologique et politique de nos membres. Elles donneront lieu à des publications extérieures Nous préparons également plusieurs campagnes, dont certaines sont inspirées par l’ICOR, mais d’autres correspondent à la situation nationale ou locale.

    En 2021, le 150e anniversaire de la Commune de Paris sera aussi l’occasion de tirer les enseignements de cette expérience fondamentale, tant d’un point de vue idéologique qu’organisationnels.

    Nous considérons que notre travail conjoint avance d’une manière satisfaisante et ouvre la voie à un renforcement de nos organisations, mais également de l’influence des conceptions révolutionnaires communistes dans l’ensemble de la société de notre pays.

    Avançons, ensemble, vers la construction du Parti qui nous manque. Avançons, ensemble, vers la victoire.

  • Formons l’alliance des révolutionnaires !

    Formons l’alliance des révolutionnaires !

    Lettre ouverte aux organisations communistes présentes en France et aux militants et militantes isolées pour la construction dune Alliance des Révolutionnaires.

    03 / juin / 2019

    Camarades,              

    1. L’UCL (Unité Communiste de Lyon) et l’UPML (Union Prolétarienne Marxiste Léniniste), membres de l’ICOR (Coordination internationale des organisations et partis révolutionnaires), vous adressent aujourd’hui ce courrier public, car nous considérons que nous devons nous tendre mutuellement la main et nous adresser à l’ensemble des forces se revendiquant du communisme, de la révolution, de la lutte anti-impérialiste.

    2. La réorganisation de la production à l’échelle internationale provoque des crises plus profondes et étendues qu’auparavant. La situation sociale, et, par voie de conséquence la situation politique, est critique. L’application du programme social et économique de la grande bourgeoisie monopoliste, par le truchement des gouvernements, fait sentir ses effets. Les droits sociaux sont très durement touchés et le gouvernement annonce de nouvelles mesures.

    3. Les coups de boutoirs du gouvernement ont jeté dans la rue des pans entiers – et nouveaux!- de la société, déclenchant une résistance de masse d’une ampleur et d’une radicalité sans précédent dans l’histoire récente. Cependant, ce mouvement assez spontané n’est pas parvenu à remporter de victoires ni même à enrayer la charge kamikaze de Macron et de ses sbires. La bourgeoisie continue d’enregistrer des victoires tactiques dans ses réformes liquidatrices.

    4. Or, la menace est plus profonde qu’une « simple » baisse du niveau de vie. Aux attaques contre les droits économiques qui suscitent la colère et le ressentiment, font suite les attaques contre les droits politiques, contre les « libertés formelles » : le droit de manifester, la presse, la justice, le droit à l’éducation…

    5. Les attaques réactionnaires en France vont de paire avec les interventions de l’impérialisme français à l’extérieur. Nous devons combattre d’une part, sa pression croissante sur les régions dominées ou colonisées et, d’autre part, ses tentations de repartage du monde.

    6. Des spectres inquiétants rôdent à l’horizon. Le danger existe d’une « droite élargie ». Cette coalition ultra réactionnaire, unissant les secteurs « fréquentables de l’extrême-droite » et de la droite traditionnelle, lorgne sur la possibilité d’accéder au pouvoir après la fin du mandat de Macron, pour poursuivre sa politique en essayant de se recomposer pour être le prochain outil destiné à écraser le peuple. Les appels du pied que se font les Ciotti, Wauquiez, Dupont-Aignant et Le Pen ne passent pas inaperçus.

    7. L’influence des thèses réactionnaires et sociales-chauvines contamine jusqu’à certaines organisations se revendiquant du mouvement ouvrier ou même du communisme. Plusieurs organisations en France font campagne par rapport à l’UE en clamant que la France impérialiste est un dominion des USA, de l’Allemagne ou de l’OTAN. Ces organisations se placent, en réalité, comme des soutiens objectifs de notre impérialisme en minimisant le rôle souvent déterminant des monopoles français dans les décisions réactionnaires de Bruxelles et même des instances internationales (FMI, OMC …). Elles sont un cheval de Troie dans nos rangs.

    8. Ces forces espèrent tirer bénéfice de la situation, soit en gagnant des positions dans les mouvements sociaux, en jouant sur le confusionnisme par rapport à l’UE impérialiste, en avançant leurs mots d’ordre ; soit en tirant partie du contrecoup réactionnaire qui apparaîtra si les luttes sociales refluent. Il n’est pas possible d’ignorer le caractère particulier de la situation politique et, même si beaucoup d’entre nous rejettent les élections bourgeoises, il n’est pas possible de nier qu’elles sont un moment important de politisation contre la politique bourgeoise, contre la dictature des monopoles.

    9. Les fractions les plus réactionnaires de la bourgeoisie ne laisseront pas passer cette occasion pour avancer leurs positions, d’autant que le climat économique peut être confronté à une nouvelle tourmente. Cependant une partie croissante des masses populaires – gilets jaunes, grévistes, syndicalistes, jeunes, femmes – résiste, lutte, proteste et est ouverte à notre propagande : aujourd’hui plus que jamais elle remet en cause partiellement ou totalement le capitalisme. Cette situation polarisée est donc favorable au renforcement du courant révolutionnaire à condition que notre camp soit crédible et recherche lui-même l’unité et la force pour le combat !

    10. Les forces communistes, dans ce cadre là, sont mises en face de leurs responsabilités. Nous nous sommes battus, dans la mesure de nos forces, de nos possibilités, de nos terrains. Nous nous sommes battus pour faire avancer la conscience politique et l’organisation des masses populaires et particulièrement des prolétaires, en lutte ou non. Mais il n’existe pas encore de « pôle rouge » capable de pouvoir apparaître d’une manière visible, de former un centre d’attraction et de gravité pour avancer vraiment. On ne peut pas continuer comme ça !

    11. Il ne faut pas attendre pour se retrouver ; il existe des différences théoriques, idéologiques, politiques au sein des organisations politiques qui constituent la mouvance communiste en France et dans les régions dominées par elle.

    12. Jusqu’à maintenant chaque organisation a mis l’accent principalement sur les divergences, mais pas assez sur les possibilités d’action commune : ainsi on a trop séparé la théorie et la pratique et pas assez développé un travail de masse commun des différentes organisations : déclarations, pétitions, réunions publiques, cortèges et mots d’ordre communs dans les manifestations. Nous aurions tous à gagner à ce que ce pôle révolutionnaire existe et soit bien visible.

    13. Nous avons le droit d’être en désaccord sur des questions tactiques, mais nous avons aussi le devoir de mener avec les masses populaires la lutte de la manière la plus efficace, car nous nous battons, en dernière analyse, non pas pour rallier à notre groupe, mais pour une cause, servir le peuple et construire, avec les travailleurs les plus combatifs dans la lutte de classe, l’outil de la révolution, une organisation d’avant-garde, le parti dont nous avons tous besoin.

    14. Nous proposons de nous rencontrer, d’acter les uns et les autres de nos existences – et de nos différences!- mais, surtout, acter le fait que nous ne pouvons faire face, seuls, aux tâches immédiates qui nous incombent sur le plan national et international : constitution d’un front uni anti-impérialiste, d’un front unique prolétarien et action commune contre l’UE impérialiste.

    15. Le « saut de puce » que nous proposons est indispensable et fondamental pour  commencer ce travail de construction.

    16. Pour notre part, nous voulons reconnaître chaque groupe qui puisse se retrouver dans des lignes de démarcation simples et basiques, non pas comme un rival, mais comme un partenaire qui contribue à faire grandir collectivement la perspective du socialisme au sein des masses et notre capacité à jouer un rôle concret et réel dans les luttes.

    En espérant de la part de vos organisations des réponses positives.

    Salutations révolutionnaires.                               

    L’UPML et l’UCL, organisations membres de l’ICOR             

  • Communiqué commun Jeune Garde Rouge Dijon et Unité Communiste de Lyon.

    Communiqué commun Jeune Garde Rouge Dijon et Unité Communiste de Lyon.

    La Jeune Garde Rouge Dijon et l’Unité Communiste de Lyon se sont réunies durant ce week-end. A l’issue de cette réunion, nous publions conjointement le communiqué suivant. 

    Nous, Unité Communiste de Lyon et Jeune Garde Rouge Dijon, nous avons organisé une première réunion de rencontre et de discussion entre nos deux organisations. Nous considérons que ce premier contact a été extrêmement positif et appelle à d’autres rencontres, mais également à un approfondissement du travail que nous pouvons réaliser en commun. 

    Durant cette réunion, nous avons présenté nos organisations respectives. Qu’est-ce que l’Unité Communiste de Lyon, ses conceptions idéologiques, son appartenance à l’ICOR ; qu’est-ce qu’est la Jeune Garde Rouge Dijon, son historique, ses objectifs.
    À ce titre, l’Unité Communiste de Lyon tient à saluer le travail réalisé, en l’espace d’un peu plus d’un mois, pour la construction d’une organisation antifasciste communiste sur Dijon et sur sa région. Ce travail est un exemple.

    À l’issue de la réunion, nous sommes arrivés à la conclusion que nos organisations partagent un fond similaire, des conceptions des rapports entre organisations similaires et une volonté commune de former une force capable de répondre à la bourgeoisie. 

    Il en ressort que nous considérons comme fondamental la nécessité de lutter contre la dispersion des forces combatives, progressistes et révolutionnaires. Une volonté de lutter au sein des masses populaires, des travailleurs et des travailleuses, pour parvenir à chasser la bourgeoisie du pouvoir. Une dénonciation du fascisme comme d’un ennemi de ceux-ci.

    Nous considérons comme primordiale la nécessité de lutter contre le sectarisme d’organisation, qui contribue à maintenir cette dispersion et qui à affaiblir le mouvement de lutte contre le capitalisme et l’impérialisme. La nécessité de posséder des rapports amicaux, sincères et loyaux envers toutes les organisations qui constituent ceux et celles qui luttent contre l’exploitation, le fascisme et l’impérialisme, dans la mesure où celles-ci respectent également cette même volonté.

    Entre nos organisations, nous partageons une volonté d’entamer un travail commun, à la fois de terrain et à la fois politique. Nous voulons le réaliser dans le respect de l’indépendance de chaque organisation, dans le respect de ses prises de positions politiques.

    Dans la situation actuelle, le fait de rester isolé est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre. La dégradation de la situation sociale et de la situation politique générale fait que, si nous voulons jouer un rôle, nous devons rassembler nos forces et nous soutenir mutuellement.
    Nous avons le devoir de nous soutenir mutuellement dans le développement de nos organisations respectives, dans la participation aux initiatives des uns et des autres, dans le développement d’initiatives communes, dans le soutien politique ou logistique aux uns et aux autres.
    Nous pensons également que nous pouvons travailler à des projets politiques communs, des analyses communes, partagées, sur la situation actuelle, sur ce que peut être l’avenir et sur comment faire progresser la cause des exploités et exploitées, des opprimés et opprimées. 

    Nous considérons enfin que nous devons mettre en place une régularité de travail commun, pour permettre à celui-ci de se concrétiser pleinement. 

    Avançons, ensemble, sur la voie de la révolution !

  • Révolutionnaires, internationalistes, marchons ensemble le 1er mai !

    Révolutionnaires, internationalistes, marchons ensemble le 1er mai !

    Ce 1er mai, journée internationale des travailleurs et des travailleuses, doit être sous le signe de la combativité et de la solidarité ! L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste, toutes deux membres de l’ICOR, appellent à la constitution, à Lyon, d’un cortège révolutionnaire et internationaliste.

    Révolutionnaire, car le capitalisme et l’impérialisme ne sont pas amendables, ne sont pas réformables. Les Etats capitalistes et impérialistes sont des parodies de démocratie. 

    Internationaliste, car nous ne sommes pas seuls, partout dans le monde, les masses opprimées et exploitées rejettent leurs chaînes. Nous formons un seul front de lutte international, dans lequel les victoires et les défaites des uns sont également celles des autres. 

    Nous appelons les organisations et les individus qui défendent ces deux points fondamentaux à se joindre à nous et à renforcer ce cortège. Cette année est une année de combat ! Nous voulons juguler la dispersion qui caractérise la situation des forces combatives à l’heure actuelle. Nous pensons que la situation sociale -et par extension politique- nous pousse à devoir serrer les rangs, unir nos forces. 

    Ce cortège n’est pas une fin en soi, il est un point, pour que nous nous reconnaissions mutuellement comme partageant des objectifs, des principes, une volonté de triompher de l’ordre capitaliste et impérialiste. D’autant que cet ordre nous mène une lutte constante et impitoyable. 

    Le poids de la crise économique se fait sentir. La menace d’un second choc aiguillonne encore davantage les angoisses des exploiteurs.

    Ici, elles imposent un programme de liquidation des droits sociaux dans leur ensemble, elles préparent un avenir de misère, de précarité, de pauvreté. Ces attaques, aujourd’hui sur les aspects économiques de la vie des masses, ont jeté dans la rue des pans entiers de la société. Ces luttes immenses n’ont eu d’autres réponses qu’un resserrement des libertés démocratiques et politiques. 

    Ailleurs, notre impérialisme maintient d’une poigne de fer des régions entières du monde sous sa domination. Pour extraire le maximum de profits, les grands monopoles économiques, les cartels, organisent des élections truquées, des coups d’état, des guerres civiles. 

    Les élections européennes vont bientôt dominer la scène politique. Elle attise les convoitises des organisations qui ne vivent que par et pour les élections. Elle réveille également ceux qui veulent faire endosser à l’UE la responsabilité de tous les maux qui nous frappent. 

    Nous considérons que l’UE est une alliance d’impérialismes, elle ne peut changer de nature et devenir une union progressiste. Elle est une alliance dans laquelle l’impérialismes français et allemand, au premier chef, trouvent leur compte. 

    Ce n’est pas l’UE qui domine la France, c’est l’impérialisme français qui se sert de l’UE pour accroître son influence et ses profits !

    Partout, dans le monde, les menaces de guerre grondent ! La crise économique et la montée de concurrences génèrent des tensions internationales puissantes et explosives. Elles justifient la mise en place et le soutien à des régimes ultra-réactionnaires, comme la Turquie d’Erdogan, la Hongrie d’Orban, les Philippines de Duterte ou l’Inde de Modi. 

    L’UCL, l’UMPL et les organisations membres de l’ICOR dénoncent cette montée pression des relations internationale et les opérations de déstabilisation qui sont faites pour préparer un repartage du monde.

    Ensemble, prolétaires de tous les pays, unissons nos forces contre la marche à la guerre !

    Ensemble, réunissons nos forces !

    Ensemble, en un bloc, nous pouvons donner corps à cette ligne !

    Faisons exister, à Lyon, un front unitaire, marchant derrière la même banderole, scandant les mêmes slogans, montrant en ce jour symbolique de lutte. 

    Nous représentons une force avec laquelle les exploiteurs vont devoir compter !

    Faisons du premier mai une démonstration de force !

  • UE, ICOR-France et construction du Parti. Déclaration commune UPML-UCL.

    UE, ICOR-France et construction du Parti. Déclaration commune UPML-UCL.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, toutes deux membres de l’ICOR, se sont réunies ce début de mois de mars en région parisienne. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un processus de travail initié depuis maintenant plus d’un an et demi entre les deux organisations. Cette rencontre a été extrêmement positive sur l’ensemble des points évoqués.

    Elle porte un nombre conséquent de projets communs, en France comme internationalement.

    1.Construire la campagne sur l’Europe.

    Les deux organisations sont parties prenantes de la campagne initié par la coordination continentale de l’ICOR sur la question des élections européennes.

    Les luttes prennent un essor – en France, dans d’autres pays européens et au delà de l’Europe. Elles combattent le capitalisme – contre l’exploitation et pour la justice sociale, contre les menaces de l’environnement naturel, contre la corruption et les oligarchies et pour la démocratie populaire. Notre campagne avec l’ICOR dénonce l’Union Européennes comme une alliance réactionnaire servant les intérêts des impérialistes d’Europe, au premier rang desquels se trouvent l’impérialisme Allemand et l’impérialisme Français.

    Nous nous érigeons contre les discours qui visent à faire croire aux masses populaires que l’Europe pourrait être autre chose, qu’elle pourrait être celle des « peuples » ou des « nations ». De faire croire qu’une Europe sociale est possible dans le cadre capitaliste-impérialiste. L’Europe est un outil d’exploitation des hommes, des femmes et des ressources naturelles. L’Europe est une alliance impérialiste pour le repartage du monde en concurrence avec d’autres impérialistes comme les États-Unis, la Chine, la Russie etc. et ne reculera pas devant une guerre.

    Nous nous érigeons également contre les discours qui essaient de faire passer la France pour un État dominé par les traités européennes. Nous affirmons que la France, État impérialiste, n’est pas dominée par l’Europe. La bourgeoisie monopoliste de France tire conjointement profit de celle-ci avec celle d’Allemagne et de d’autres pays.

    Nous rejetons les analyses sociales-chauvines qui inventent une domination venant d’Allemagne, des USA ou d’un capitalisme apatride sur la France. Nous considérons que notre objectif suprême, chasser la bourgeoisie du pouvoir ne dépend pas, comme préalable d’une « sortie des traités européens », de l’UE ou de l’OTAN.

    Nous considérons que les positions qui défendent une « restauration de la souveraineté nationale » comme préalable incontournable au fait de vouloir lutter frontalement contre l’impérialisme français et la bourgeoise monopolistique  ne font qu’inventer des étapes pour, au final, reculer devant la tâche historique qui s’impose à nous.

    Nous considérons comme extrêmement dangereuse la position qui consiste à vouloir rechercher une « alliance patriotique » avec l’extrême-droite contre l’UE.

    Nous considérons que les élections européennes doivent être prises pour ce qu’elles sont réellement : une occasion de dénoncer l’UE comme organisation réactionnaire et de défendre la nécessité impérieuse d’un Parti Communiste Révolutionnaire capable de lutte contre la bourgeoisie et l’impérialisme.

    Entre organisations révolutionnaires dans l’ICOR, nous allons nous coordonner et nous soutenir mutuellement pour soutenir les luttes en cours: Nous combattons pour des revendications communes et nous organiserons des activités et réunions internationales. Prolétaires de tous les pays unissez-vous !  

    Le premier mai 2019 sera une journée importante dans le climat social et politique actuel. Nous proposons de défiler dans un cortège commun, internationaliste et révolutionnaire. Nous invitons les organisations et les individus qui se retrouvent dans nos mots d’ordre à rejoindre et renforcer ce cortège pour qu’il soit le plus massif possible.

    Nous organiserons également des réunions publiques pour à la fois exposer nos positions quant à l’Union Européenne, mais également pour défendre la nécessité d’un Parti Communiste révolutionnaire capable de battre l’impérialisme français et le pouvoir bourgeois.

    2.Construire l’ICOR-France

    Dans le but de renforcer les liens de solidarité internationale et la coordination des forces révolutionnaire, nous annonçons que sera prochainement fondé un Comité ICOR-France. Ce comité sera ouvert aux organisations membres de l’ICOR – qu’elles soient françaises ou non – aux membres des Amis de l’ICOR présents en France. Nous voulons également inviter les forces présentes dans les régions dominées par l’impérialisme français et qui veulent coordonner leur lutte contre celui-ci, a rejoindre ce comité.

    3.Parler d’une voix unique !

    En tant qu’UCL et qu’UPML, nous voulons également nous adresser à l’ensemble des organisations se revendiquant du communisme, de la révolution et de la volonté de renverser l’ordre capitaliste. L’expression communiste, au cours de l’immense mouvement combatif des Gilets Jaunes, a été faible. Nous avons eu, chacun de notre côté, des succès locaux, mais nous ne sommes pas parvenus à nous imposer comme un pôle fondamental de la lutte, comme un centre de gravité de celle-ci. Nos lignes, nos conceptions, ont pu marquer certaines assemblées, ont pu rallier, mais cela reste en deçà de ce que nous pouvons faire.

    Nous ne pouvons pas nous ignorer mutuellement. Nous voulons qu’il soit possible de reconnaître chacun nos existences, de mener une politique de coopération entre nos organisations sans taire les divergences. Nous actons du fait que certaines stratégies sont contradictoires les unes avec les autres et, a fortiori, avec la nôtre. Mais ces stratégies contradictoires ne signifient pas qu’une hostilité ou une ignorance doivent exister.

    Nous pouvons et nous devons chercher l’unité entre nous face à l’exploitation capitaliste et à l’agression impérialiste !

    4.Poser les bases de l’unification.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste actent, enfin, qu’il n’existe aucun obstacle idéologique fondamental et insurmontable à ce que nous deux organisations puissent s’unifier. Nous considérons que nous partageons une stratégie et une conception générale commune et compatible.

    Nos deux organisations pensent que de cette unification doit déboucher autre chose qu’une simple adjonction de forces. Nous voulons créer quelque chose de qualitativement supérieur à l’outil dont nous disposons aujourd’hui.

    Les chantiers importants qu’ont acté nos organisations durant ce week-end demanderont des efforts importants et constants, tout comme des forces nouvelles, pour être menés à bien. Ils sont ambitieux, l’UPML et l’UCL en conviennent, mais ils sont ambitieux car elles doivent se hisser à la hauteur de la tâche qui les attends.

    Le travail d’aujourd’hui portera, demain, ses fruits, au travers des victoires qui seront remportées.

    En avant vers la construction du Parti.
    Renforçons l’ICOR.

    Luttons pour la victoire !