Étiquette : Al-Assad

  • Quelle libération en Syrie ?

    Introduction

    Le mercredi 27 novembre dernier, l’Organisation de libération du Levant (Hayat Tahrir al-Cham, HTC), a lancé une vaste offensive contre les positions du régime de Bachar al-Assad. Le vendredi 29 novembre dernier, le HTC est rentré dans Alep, et le lendemain, il contrôlait la ville alors que les troupes gouvernementales se retiraient. Actuellement, le HTC continue son offensive vers Damas, conjointement avec l’Armée nationale syrienne. Le HTC et l’Armée nationale syrienne sont aujourd’hui les deux principales forces antigouvernementales en Syrie.

    Fondé en 2017, le HTC est issu directement du Front Fatah al-Cham, qui est la scission d’Al-Qaïda en Syrie (le Front al-Nosra) d’Al-Qaïda en 2016 ; et de la fusion de divers groupes islamistes, dont certain issus de la décomposition de l’État islamique en Syrie. Depuis sa fondation, le HTC contrôle Idlib et dirige le Gouvernement de salut syrien.

    Le HTC a profité de l’état de faiblesse du Hezbollah au Liban et de la Russie (soutiens du régime de Bachar al-Assad), affaiblis dans leur guerre respective contre Israël et contre l’Ukraine, pour lancer son offensive sur une ligne de front alors figée depuis plus de 5 ans. Cependant, le HTC se prépare à une telle offensive depuis au moins 2020. La débandade des troupes gouvernementales, n’opposant aucune résistance sérieuse aux troupes rebelles à Alep, a stupéfait autant les observateurs internationaux que syriens — dont le régime de Bachar al-Assad lui-même.

    L’avancée fulgurante de HTC en Syrie, et la perspective prochaine de voir le régime de Bachar al-Assad chuter après plus d’une décennie de guerre civile, ont suscité beaucoup de réactions.

    La « libération nationale » ?

    Pourquoi défendre la lutte de libération nationale de HTC en Syrie ?

    Dans un précédent article1, nous avons posé la question « pourquoi défendre la libération nationale », et nous avons ainsi défini ce qu’est une lutte de libération nationale, et pourquoi les communistes doivent en tout lieu et en tout temps être à l’avant-garde de celles-ci. Les communistes doivent se battre avec et à la place de la bourgeoisie pour le contenu démocratique de la libération nationale, dont la révolution communiste a besoin. Sans révolution démocratique là où elle est nécessaire, la révolution communiste est impossible — d’une part, elle n’est tout simplement pas à l’ordre du jour politique des masses, et d’autre part, le développement du mouvement communiste est freiné par l’absence de droits démocratiques. Lorsque la bourgeoisie abandonne les tâches révolutionnaires bourgeoises, le prolétariat doit s’en emparer et les réaliser.

    La libération nationale, au sens marxiste, est une lutte nationale démocratique. Mais toutes les luttes nationales ne sont pas des luttes démocratiques, c’est-à-dire que toute libération d’une nation n’est pas une libération nationale au sens où nous l’entendons. Il peut exister des luttes de libération nationale qui ne sont pas des luttes démocratiques, c’est-à-dire dont le contenu démocratique est secondaire, et dont le contenu compradore ou féodal est principal. Cependant, ces luttes ne sont alors généralement pas qualifiées de « libération nationale », parce qu’elles laissent alors les communistes indifférents. Pourquoi ? Parce que cette « libération » n’est pas démocratique, elle est la libération d’une fraction des classes réactionnaires contre une autre.

    La lutte de « libération nationale » de HTC en Syrie est une de ces luttes.

    La Syrie est une semi-colonie dominée par les impérialismes russe et chinois, et disputée par les impérialismes occidentaux. La Syrie est un lieu de lutte directe entre les impérialistes challengers (russe et chinois) et les impérialistes hégémoniques (occidentaux), qui est à ce titre analogue à l’Ukraine.

    En toute circonstance, les communistes doivent appliquer une analyse de classe. La Syrie est aujourd’hui un pays semi-colonial, dominé par le capitalisme compradore (bureaucratique) et les vestiges féodaux.

    Quelles sont les classes en lutte aujourd’hui en Syrie ? L’État syrien que dirige Bachar al-Assad représente la bourgeoisie bureaucratique compradore. Le HTC représente les féodaux. Ni la bourgeoisie bureaucratique compradore de l’État syrien, ni les féodaux de HTC ne portent un contenu démocratique, car ce ne sont que deux classes réactionnaires en lutte pour la domination de la Syrie, c’est-à-dire la gestion du capitalisme compradore (bureaucratique).

    Qu’est-ce que le « capitalisme semi-féodal » ? Comment le capitalisme peut-il être « semi-féodal » ? Prochainement, un article dédié au problème de la relation entre féodalisme et libération nationale donnera une réponse satisfaisante à ces questions. Cependant, nous pouvons déjà affirmer ce qui suit :

    Le mode de production féodal a disparu avec l’apparition et l’extension mondiale du mode de production capitaliste. Cependant, dans les pays semi-coloniaux, le capitalisme qui s’est développé est un capitalisme semi-féodal, à la campagne. Ces pays sont semi-coloniaux semi-féodaux, parce que leurs modes de production sont le capitalisme semi-colonial et le capitalisme semi-féodal. Dans ce dernier, des élites sociales précapitalistes, issues du mode de production féodal, dominent toujours. Ces élites sociales dites « féodales » sont les propriétaires terriens. Dans les semi-colonies, même lorsque le capitalisme semi-féodal cesse d’être dominant à la campagne (par exemple, des suites d’une réforme agraire), et que le capitalisme compradore (bureaucratique) devient dominant sur tout le territoire (y compris à la campagne), les rapports de production semi-féodaux et les élites féodales peuvent subsister dans des vestiges féodaux.

    En Syrie, les élites féodales sont les chefs religieux et les chefs tribaux (cheiks). Ce sont les élites féodales syriennes qui sont la direction politique de HTC.

    La lutte nationale de HTC n’a pas de contenu démocratique, elle est principalement réactionnaire.

    Soutenir le HTC dans sa lutte contre le régime de Bachar al-Assad, c’est soutenir une alliance dirigée par des élites féodales dans sa lutte contre la bourgeoisie bureaucratique compradore, c’est-à-dire prendre parti dans la lutte réactionnaire entre deux classes dominantes pour la domination du semi-colonialisme en Syrie. Le HTC n’a pas d’autres projets que d’intégrer la bourgeoisie bureaucratique compradore et de devenir sa fraction dominante à la place de celle de Bachar al-Assad.

    La lutte de libération nationale de HTC n’est pas une lutte démocratique. Elle n’est dirigée que contre la fraction au pouvoir de la bourgeoisie bureaucratique compradore, et ne subvertit en rien le semi-colonialisme. Est-ce que le HTC combat l’impérialisme, le capitalisme compradore (bureaucratique) et les vestiges féodaux ? Non. Au contraire, il se propose d’être leur nouveau champion en Syrie.

    Le « moindre réactionnaire » ?

    Certains communistes défendent que soutenir la lutte réactionnaire d’une classe réactionnaire serait justifié en Syrie par l’ignominie du régime de Bachar al-Assad. Si personne ne peut contester ladite ignominie, cela ne représente en rien un argument de classe, c’est-à-dire la justification d’une position révolutionnaire !

    Les spéculations selon lesquelles le HTC serait préférable au régime de Bachar al-Assad ne sont basées sur rien de sérieux, et surtout, sur aucune analyse de classe ! Le HTC promet de respecter les minorités religieuses et de mettre fin au régime de terreur de Bachar al-Assad, mais depuis quand les communistes sont-ils réduits à écouter et croire les promesses qu’une classe réactionnaire fait dans sa lutte pour l’accession au pouvoir ?

    Les communistes doivent défendre l’autonomie politique de classe du prolétariat, et ne pas se rabaisser à soutenir le « moindre réactionnaire », qui finit toujours par ne plus être « moindre ». Lorsque des tâches révolutionnaires démocratiques existent, comme c’est le cas dans les pays (semi-)coloniaux, (semi-)féodaux ou fascistes, les communistes doivent adapter leur stratégie révolutionnaire aux conditions concrètes de la lutte. Dans la révolution démocratique, les communistes peuvent s’allier avec la bourgeoisie progressiste pour réaliser les tâches démocratiques. Mais cette alliance, ce n’est jamais soutenir une classe moins réactionnaire qu’une autre dans sa lutte réactionnaire. Premièrement, les communistes ne doivent défendre que ce qu’il y a de progressiste dans la lutte de la bourgeoisie, c’est-à-dire sa lutte pour les droits démocratiques (contre l’oppression nationale, le féodalisme ou le fascisme). Deuxièmement, les communistes ne doivent jamais se placer sous la direction de la bourgeoisie progressiste, c’est-à-dire ne jamais sacrifier l’autonomie politique de classe du prolétariat. Les communistes doivent mener la lutte démocratique pour leurs propres fins, et dans celle-ci ils doivent trouver autant d’alliés que possible, mais ils doivent diriger leur alliance pour que celle-ci serve leurs fins. Aucune analogie avec la stratégie du front uni démocratique ne peut justifier de soutenir « le moindre réactionnaire ».

    Choisir le « moindre réactionnaire », ce n’est jamais une position révolutionnaire, et ce n’est jamais une position scientifique non plus. Croire sur parole ce qu’affirme le HTC, ce n’est ni plus ni moins qu’un exercice de pensée désidérative (wishful thinking), c’est-à-dire accorder du crédit au HTC parce que nous désirons qu’il soit préférable à Bachar al-Assad, et non pas parce que nous avons de bonnes raisons de le penser. Cela revient à ignorer l’analyse de classe et à lui préférer les discours. Bien sûr, l’horreur réactionnaire du régime de Bachar al-Assad rend compréhensible une telle déviation, mais le rôle des communistes est précisément de maintenir une position de classe révolutionnaire. Sinon, nous sommes condamnés à abandonner toute stratégie et à nous contenter d’allers-retours permanents entre « moindres réactionnaires ».

    Par exemple, pendant la 1re Guerre mondiale inter-impérialiste, il est vrai que la IIIRépublique était moins réactionnaire que le IId Reich, et il est vrai aussi que le IId Reich était moins réactionnaire que l’Empire tsariste. Idem, pendant la Guerre froide, il est vrai que l’URSS révisionniste et social-impérialiste était moins réactionnaire que les USA. Alors, que faire ? Pendant la 1re Guerre mondiale inter-impérialiste, aurait-il fallu défendre la guerre de l’impérialisme français contre l’impérialisme allemand, et la guerre de l’impérialisme allemand contre l’impérialisme russe ? Pendant la Guerre froide, aurait-il fallu défendre le révisionnisme et le social-impérialisme soviétique contre l’impérialisme américain ? Non.

    La différence entre l’alliance et la liquidation, entre le compromis tactique et la compromission stratégique, c’est l’autonomie politique de classe.

    La « résistance islamiste » ?

    Certains communistes inscrivent le HTC dans la continuité d’un mouvement de résistance islamiste au Moyen-Orient, notamment parce que celui-ci a affirmé son soutien au Hamas et au Jihad islamique palestinien (JIP).

    Dire qu’une organisation est « islamiste », c’est ne rien dire. Pas seulement parce que ce terme amalgame une infinie diversité religieuse et politique, mais parce qu’il ne nous dit rien de la nature de classe de l’organisation en question.

    Ainsi, le Hamas est un mouvement nationaliste bourgeois ; le JIP est un mouvement nationaliste petit-bourgeois ; l’État islamique en Syrie et en Irak est (pour ce qu’il en reste) un mouvement fasciste-féodal ; et les talibans, Al-Qaïda et le HTC sont des mouvements féodaux.

    Si chacun de ces mouvements peut être qualifié de « mouvement de résistance », la nature de classe de cette résistance diffère entre chacun d’eux, et avec elle, l’existence ou l’absence d’un contenu démocratique. Un mouvement de résistance peut être progressiste ou réactionnaire, c’est-à-dire mener une lutte démocratique de libération nationale ou non, selon sa nature de classe.

    Par exemple, voilà ce que nous dit le Parti communiste (maoïste) d’Afghanistan sur le mouvement de résistance des talibans :

    « Le C(M)PA ne considère pas les luttes armées des talibans contre les occupants américains et leur régime fantoche comme des luttes armées de libération nationale, mais les considère comme une guerre de résistance réactionnaire qui cherche à mettre fin à la situation coloniale du pays afin de préserver une situation semi-coloniale.

    […]

    Il est évident pour nous que les luttes armées menées par les différents groupes d’Al-Qaïda et de l’État islamique contre les forces américaines et russes dans un certain nombre de pays arabes ne sont pas des “luttes armées de libération nationale”, mais plutôt une résistance réactionnaire contre elles. […] »2

    De plus :

    « Les forces réactionnaires panislamistes telles que l’État islamique, Al-Qaïda, les talibans d’Afghanistan et du Pakistan, ainsi que les mouvements islamistes qui s’appuient sur ces forces et en sont proches dans d’autres pays du Grand Moyen-Orient, y compris en Afrique du Nord, ailleurs en Afrique et en Asie centrale, [sont les] représentant [des] intérêts du féodalisme et de la bourgeoisie compradore, soit en guerre contre les forces d’occupation impérialistes, soit en relation avec les États réactionnaires de la région […]. »3

    Comme vu plus haut, la nature de classe de HTC et de sa lutte le distingue nettement d’autres mouvements islamistes du Moyen-Orient, comme le Hamas et le JIP, qui mènent une lutte démocratique de libération nationale. Le Hamas et le JIP luttent contre le colonialisme en Palestine, le HTC ne lutte pas contre le semi-colonialisme en Syrie. Le Hamas et le JIP sont respectivement bourgeois et petits-bourgeois, le HTC est féodal. La lutte du Hamas et du JIP représente les intérêts matériels et politiques des masses populaires palestiniennes, la lutte de HTC représente les intérêts des féodaux syriens.

    Évidemment, une partie des masses syriennes est engagée dans le HTC, ou le soutient, mais cela ne change pas sa nature de classe, c’est-à-dire les intérêts qu’il représente : ce qui importe, c’est sa direction politique. Par exemple, une partie des prolétaires et des petits bourgeois palestiniens sont engagés dans le Hamas, ou le soutiennent, mais cela ne change pas sa nature bourgeoise, parce que sa direction politique est bourgeoise.

    Du point de vue révolutionnaire communiste, mais aussi du point de vue des masses syriennes, la victoire éventuelle de HTC ne serait pas une avancée par rapport au statu quo.

    1 « Pourquoi défendre la libération nationale ? », Unité communiste, 4 juillet 2024.

    2 « A Glimpse at the Joint International Statement of the Eight Latin American Maoist Parties and Organizations », Shola Jawid, juin 2018.

    3 Ibidem.

  • Lettre d’information n°2 de l’ICOR concernant la situation à Afrîne

    La traduction que nous vous proposons est une traduction issue de nos propres militants. Elle sera complétée et corrigée à la suite de la publication de la version définitive par l’ICOR.

    Lettre d’information n°2 de l’ICOR concernant la situation à Afrîne

    Chers camarades,

    Ci-dessous est la lettre d’information n°2 concernant les récents développements à propos de la solidarité avec Afrîne et contre l’agression fasciste Turque.

    1. Les forces armées des fascistes Turcs et les gangs fascistes qui leurs servent d’alliés ont occupé Afrîne. La journée d’action internationale prévue par l’ICOR et l’ILPS [Ligue Internationale des Peuples en Lutte] doit devenir un événement incontournable.

    Cédant face à la supériorité de l’armée Turque, les forces armées des YPG/YPJ ont du se replier. La population a été évacuée. A peu près la moitié de la ville a été capturée par les forces turques. 500 civils ont perdu la vie, 1030 ont été blessés, tandis que 820 soldats des FDS [Forces démocratiques Syriennes] sont tombés. Les FDS ont déclaré que désormais elles feront usage de la guérilla dans et autour d’Afrîne.

    Depuis le 20 janvier 2018, le régime fasciste Turc a mené une guerre d’agression contre le canton d’Afrîne de la Fédération Démocratique de Syrie du Nord / Rojava. La Turquie, membre de l’OTAN, a adjoint à son attaque des supplétifs syriens fascistes, lesquels se cachent sous l’appélation « Armée Syrienne Libre. » Dans les faits, les rangs de cette armée sont constitués de différentes cliques issues d’Al-Qaïda ; d’Al-Norsa et de l’Etat Islamique. Les combattants et combattantes des FDS, avec les Unités de Défense du Peuple et les Unités de Défenses des Femmes (YPG – YPJ) comme noyau dur, appuyés par les masses populaires, ont mené une résistance héroïque de huit semaines contre l’armée Turque, la seconde armée de l’OTAN, malgré sa supériorité numérique, militaire et technique.

    Dans le centre-ville d’Afrîne, de grandes manifestations et mobilisations. Le 8 mars, des milliers de femmes ont marché dans les rues de la ville assiégée pour dénoncer la violence du régime d’Erdogan à l’encontre des femmes. Les masses d’Afrîne ont offert une résistance vaillante.

    Dans le Kurdistan-sud/Irakien, là aussi, des centaines de milliers de personnes ont pris la rue. Les unités armées des FDS qui étaient engagées dans le combat contre les fascistes de l’Etat Islamique ont accouru à Afrîne pour renforcer la résistance sur place. Les combattants et combattantes du Bataillon International de la Liberté ont joué un rôle important dans la défense. Le MLKP nous a informé que, dans ce combat héroïque, leurs camarades Ruhat Askara ; Erdal Demirhan et Sedat Akyuz sont tombés. Nous portons le deuil aux côtés des familles de tous les combattants et combattantes de la Liberté, ainsi que des civils, qui ont donné leur vies pour la résistance.

    L’association Kurde KCDK-E a adressé un appel urgent au monde, écrivant : « La Russie soutient et aide l’attaque de l’Etat Turc contre Afrîne en retirant ses soldats des environs de la ville. Les USA ont déclaré que la coopération avec les forces kurdes ne concerne que la rive est de l’Euphrate et qu’ils n’interféreront pas avec l’occupation d’Afrîne. Les USA ont également déclaré qu’ils approuvaient cette occupation. Depuis le début, les Nations Unies ignorent les massacres de la population civile, le bombardement des villages et la destruction des foyers, opérations faites pour déclencher un mouvement de réfugiés. De ce faits, ils sont devenus des complices de ces crimes. Deux réunions du Conseil de Sécurité de l’ONU ont eu lieu, pour discuter de la protection des civils dans la guerre de Syrie. Aucune n’a adopté une résolution explicite en lien avec Afrîne et avec la population civile présente. L’Etat Turc ne reçoit pas seulement un soutien politique de la part de l’ONU, des USA et de l’UE. Pour l’attaque sur Afrîne, les armes de l’OTAN, les avions de fabrication américaine et les chars Allemands Léopard ont été utilisés. »

    L’armée Turque et le gang de fascistes ont subit des pertes lourdes. Au lieu du Blitzkrieg de trois jours escompté, il leur a fallu 58 jours pour pouvoir atteindre Afrîne ! Les combattants et combattantes de la Liberté ont épousé une cause juste et ont un moral intact, ce qui a joué un rôle décisif dans la victoire à Kobanê.  Cela est encourageant et une force grandissante de millions d’hommes et femmes ont pris la rue dans le monde entier en solidarité avec Afrîne. La solidarité internationale grandit de jours en jours. Nombre d’organisations de l’ICOR s’activent de tout cœur à l’animer. En Allemagne, 20 000 personnes ont manifesté à Hanovre en dépit des tentatives massives de blocage par la police.

    2. Actions internationales de solidarité avec Afrîne le 21 mars.

    Les développements récents  soulignent, avec un fort accent anti-impérialiste l’importance d’une journée mondiale d’action de solidarité avec Afrîne le 21 mars. L’ICOR rejoint l’ILPS dans cet appel commun. Le 21 mars est également le jour traditionnel du nouvel an célébré par les Kurdes et d’autres peuples du Moyen-Orient.  Plus encore, il est un symbole de résistance contre l’oppression, pour la Liberté et la Démocratie. Avec cette journée d’action, l’ICOR honore ses obligations contractées dans la mise en place du Pacte de Solidarité avec la lutte de libération Kurde, tant contre l’aggravation de la guerre impérialiste pour le dépeçage de la Syrie, que contre l’attaque du fasciste Turc Erdogan sur le canton d’Afrîne, au nord de la Syrie. La coopération avec l’ILPS, le mouvement de libération Kurde et ses alliés dans différents pays est à la fois une étape significative dans la coopération contre les forces impérialistes dans le monde, tout comme une étape dans le développement d’un « Front anti-impérialiste et antifasciste unifié » à l’échelle mondiale, dans l’esprit de la résolution finale de la troisième conférence mondiale de l’ICOR.

    3. Le but explicite de l’agression fasciste, selon Erdogan, est de liquider la Fédération Démocratique de Syrie du Nord et les réalisations de la révolution démocratique au Rojava.

    Cyniquement, les révisionnistes et les trotskistes ont poignardé dans le dos la lutte de libération nationale et déclarant que celle-ci fragmente la Syrie. Cela n’a pour but que de défendre le régime réactionnaire d’Assad et l’impérialisme Russe [|Pour ce qui est de la France, les Trotskistes ont applaudi à deux mains l’ASL, et ne se sont pas privés de participer hypocritement aux manifestations organisées par les Kurdes tout comme à celles organisées par les pro-Erdogan.] Nilüfer Koç, vice-président du Congrès National du Kurdistan (KNK), déclarait en mars 2018 : ‘La Fédération Démocratique de la Syrie du Nord (FDSN), est une alliance de Kurdes, d’Arabes, d’Assyriens, de Tchétchènes, de Turkmènes et des communautés religieuses Yezedies, Chrétiennes, Alévies et MusulmanesElle est une obstacle a la partition de la Syrie car elle se dresse pour l’unité de celle-ci et se bat pour la transformation radicale du régime actuel, répressif, du parti Baas. La FDSN combat pour l’unité et non la division de la Syrie.« 

    La défense d’Afrîne doit être un combat anti-impérialiste. Cela rend d’autant plus crucial la création d’un lien avec les travailleurs et travailleuses Turques et Arabes, tout comme les opprimés de foi musulmane, et d’agir contre tout séparatisme chauvin. La résolution de Seconde Conférence de l’ICOR au Moyen-Orient déclare : « Une coopération plus étroite entre les luttes de libération Kurdes et Palestinienne et des forces révolutionnaires croissantes peuvent donner une importante impulsion à la combinaison entre les forces révolutionnaires et progressistes. (…) La révolution démocratique [est] (…) un signal (…) qui illustre comment la lutte pour la démocratie et la Liberté peuvent déboucher sur une perspective positive. » A l’heure actuelle, les attaques réactionnaires et les menaces du régime sioniste en Israël, ainsi que celles de l’impérialisme Américain, contre la Palestine, le Liban et la Syrie se sont accrues. Elles ont déjà débouché sur des confrontations militaires directes. Après qu’un appareil militaire israélien, qui bombardait Damas, ait été abattu le 10 février, le Maher Al-Taher/FPLP a déclaré : « Tel Aviv n’est plus de maintenir isolés Gaza, le Liban ou la Syrie. … La coordination de la résistance a pris la décision stratégique de riposter sur chaque front contre Israël lorsque celui-ci attaque sur l’un d’entre eux. »

    Les forces anti-impérialistes sincères ont également des questions relatives à la coopération entre les FDS et l’armée Américaine. N. Koç a ainsi répondu a cet interrogation : « La Russie a exigé le leadership politique de la FDSN et que le canton d’Afrîne soit remis entre les mains du régime Syrien… Le Canton de Cizîrê, lui aussi, n’a pas été libéré pour les USA, mais bien pour les Kurdes, les Arabes, les Assyriens, les Yézédis, les Tchétchènes et les Turkmènes. Les YPG/YPJ et les Forces Démocratiques Syriennes sont constituées d’hommes et de femmes qui ne sont pas des mercenaires et des outils au service des USA.  La coopération des YPG/YPJ et des FDS avec les forces Américaines ou Russes était une coopération militaire contre l’Etat Islamique (…) Cela signifie : Cizîrê n’est pas une colonie Russe, ni Afrîne une colonie Russe (…) Les deux superpuissances [peuvent voir] les choses sous un angle différent, mais l’essentiel est la manière dont les habitants de la FDSN les conçoivent.(…) La résistance d’Afrîne parle pour elle-même : Afrîne ne sera pas une néo-colonie de quelque puissance que ce soit, quelqu’en soit le coût. »

    La bataille de Kobanê a déjà démontré que la solidarité internationale est une arme puissante. Elle est dirigée contre la contre-révolution internationale et contre tous les impérialistes. La révolution démocratique au Rojava est une épine dans le pied de tout ceux-ci. La lutte pour Afrîne, aujourd’hui, est une lutte pour tous ceux et celles que se sont dressés pour la paix, la liberté, la démocratie et le socialisme.

    4.Les récents développements de la situation à Afrîne illustrent qu’aucune aide n’est à attendre de la part des puissances impérialistes tant pour la population Kurde que pour les peuples de Syrie.

    Plus de sept million de personnes ont quitté la Syrie et près d’un demi-million ont été tués. Le régime réactionnaire d’Assad et toutes les puissances impérialistes et réactionnaires portent l’entière responsabilité de cette situation. Chacune veut se partager la Syrie sur le dos des peuples qui la composent. Les Etats-Unis, comme premiers fauteurs de guerre, veulent agressivement étendre leur influence, de pair avec l’OTAN. Les autres impérialistes et puissances régionales, comme la Russie, la Turquie, l’Iran ou l’Arabie Saoudite veulent se maintenir dans la région et accroître leur emprise.

    Il s’agit d’une évolution dangereuse, notamment car le grand nombre d’acteurs impérialistes, comme les USA, la Russie, Israël, l’Iran et la Turquie ont franchi l’étape de l’intervention directe avec leurs armées. Cela exacerbe terriblement le danger de guerre. Avec cynisme, les impérialistes occidentaux versent des larmes de crocodile sur les victimes civiles dans la Ghouta et dans l’est de Damas, en pointant du doigt les crimes de guerre d’Assad et de la Russie, notamment l’usage du gaz, mais restent silencieux sur la terreur exercée contre les civils par les gangs islamo-fascistes, gangs auxquels ils ont donné naissance. Dans le même temps, le silence est total quant à l’agression militaire faite par la Turquie, membre de l’OTAN. L’ICOR rejette catégoriquement toute intervention impérialiste dans quelque région de la Syrie que ce soit. Elle défend un mouvement pour la paix mondiale et pour la lutte des masses contre les agressions militaires par l’intégralité des puissances impérialistes sans exception.  L’ICOR rejette l’utilisation des armes chimiques, biologiques et nucléaires contre les peuples. Elle réclame le bannissement et la destruction de ces armes. Les intérêts du peuple Kurde, ainsi que de tous les peuples du Moyen-Orient ne peuvent être uniquement réalisés qu’à travers une lutte anti-impérialiste et la victoire contre l’impérialisme.

    Les développements récents démasquent la nature de l’impérialisme de manière claire. Les guerres impérialistes et le danger de guerre ne peuvent être éliminés que par la destruction du système impérialiste mondial, par la révolution. Seule la lutte pour un futur socialiste offre une issue.

    Pour parvenir a cette fin, l’ICOR et ses organisations membres doivent se renforcer davantage !

  • Lettre d’information de l’ICOR sur la situation à Afrin

    Lettre d’information de l’ICOR sur la situation à Afrin

    Afrin– Lettre d’information no 1

    20.02.2018

    1. Le Pacte de solidarité de l’ICOR avec la lutte de libération kurde

    Le Pacte de solidarité de l’ICOR, adopté en mars 2015, était un engagement volontaire à développer un travail pratique intensif de solidarité avec le Rojava, libéré de Daesh, à soutenir sa construction et à relier la lutte de libération kurde au mouvement révolutionnaire et ouvrier international. Il a été signé par 37 organisations. Les brigades de solidarité de l’ICOR avec 177 brigadistes de 10 pays pour construire le centre de santé à Kobaně en sont un exemple brillant. Entre-temps il est achevé en tant que maternité et plus de 4 000 bébés y sont déjà nés. Après que le régime fasciste turc a lancé une campagne d’extermination contre la lutte de libération kurde et les structures d’autonomie démocratique au Rojava, le pacte de solidarité a été modifié en octobre 2016. En cas d’escalade aiguë des attaques contre le Rojava, on avait déclaré, le cas échéant, d’appeler à une journée d’action mondiale. Ceci a également été confirmé à l’unanimité par la 3e Conférence mondiale de l’ICOR! Cette escalade aiguë s’est maintenant produite avec la guerre impérialiste pour la division de la Syrie.

    2. L’attaque du gouvernement fasciste turc contre Afrine
    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste turc d’Erdoğan a attaqué militairement le canton d’Afrine dans la Fédération démocratique de la Syrie du Nord/Rojava. L’EI fasciste (Daesh) fut en grande partie battu par l’alliance militaire des Forces démocratiques syriennes (FDS) en Syrie sous la direction des forces d’autodéfense kurdes YPG et YPJ. Un facteur important à cet égard a été le lien avec la solidarité organisée à l’échelle mondiale, dans laquelle l’ICOR a également joué un rôle majeur.

    Dans une déclaration de l’organisation de l’ICOR MLKP, chargée de construire l’ICOR au Moyen-Orient, il est dit : « Afin d’empêcher la démoralisation de la population, ils (la Turquie) mènent une propagande massive. Les médias mentent en battant leur plein. Malgré toutes leurs pertes, ils rêvent toujours de contrôler les régions du Rojava et d’anéantir le mouvement pour la liberté. Mais ce que les fascistes et les contre-révolutionnaires de la région ont oublié : Le peuple a une volonté ! Ils ont gagné la liberté au Rojava et vivent une vie décente. Ils ont une avant-garde qui lutte et ils sont organisés. Les travailleurs, les femmes, les jeunes et les opprimés ont gagné la sympathie des peuples de ce monde. » (Bulletin international, 2/2018 – traduit de l’allemand)

    L’attaque militaire de la Turquie a été menée, tolérée par l’impérialisme américain et en coopération avec le régime russe de Poutine.

    Le 10 février, l’équipe syrienne de défense aérienne a abattu un chasseur israélien du F-16 près de la frontière commune. L’armée de l’air israélienne avait déjà attaqué des cibles en Syrie à plusieurs reprises. Elle a justifié ses attaques récentes comme réponse à un drone « iranien » qui aurait pénétré dans l’espace aérien israélien.

    L’année dernière, les États-Unis et la Russie s’étaient mis d’accord sur leurs zones d’influence. A l’ouest de l’Euphrate, la Russie et la Syrie feraient valoir leurs droits, à l’est les États-Unis. Les contradictions entre les États-Unis et la Russie s’accentuent actuellement.

    Le président turc Erdoğan menace l’impérialisme américain d’une « gifle ottomane », s’ils continuent à maintenir leur coopération avec les forces militaires des SDF. Depuis quelque temps, les forces fascistes islamistes iraniennes se trouvent sur le territoire syrien.

    L’impérialisme allemand est impliqué indirectement, mais maintenant aussi directement dans la guerre de la Turquie et dans l’agression contre Afrine, en fournissant des chars et en participant à des vols de reconnaissance en coopération avec les États-Unis. De plus il collabore étroitement avec le régime fasciste turc d’Erdoğan. Et il s’efforce de renforcer ses relations avec le régime irakien en lui offrant une formation militaire, afin d’accroître son influence au Moyen-Orient.

    Alors que les impérialistes les plus divers se sont servis jusqu’à présent avant tout de mercenaires ou de forces mandataires, maintenant un développement est en train de se produire où ils peuvent s’affronter directement, en particulier les États-Unis et la Russie. C’est un nouveau foyer incendiaire et dangereux pour la paix dans le monde.

    Au fur et à mesure que la crise du système impérialiste s’approfondit, la peur de développements révolutionnaires s’accroît chez les forces dirigeantes. Elles n’ont pas oublié le soulèvement démocratique en Afrique du Nord et dans le monde arabe, survenu fin 2010/début 2011. Par la répression, des concessions et l’établissement temporaire de gouvernements islamistes pro-impérialistes, il a abouti, après le renversement des dictatures, dans une impasse.

    Les États-Unis, en tant que principal belliciste dans le monde, ont provoqué le développement en Syrie de façon déterminante dans leur lutte pour l’influence en Syrie respectivement au Moyen-Orient. La Russie tente agressivement d’assurer son accès stratégique à la Méditerranée et coopère avec le régime anti-populaire d’Assad.

    Dans cette situation, il est très important que les forces kurdes et leurs alliés de toutes les populations du Nord de la Syrie se battent explicitement indépendamment de toutes les forces impérialistes. Riza Altun, membre du comité exécutif de la communauté des sociétés du Kurdistan (KCK) a expliqué dans l’article « La lutte pour la liberté poursuit sa propre ligne » (https://anfdeutsch.com, 28.01.2018): « Le maintien du régime en Syrie est très important pour la Russie. Mais l’approche russe va au-delà du régime en Syrie et d’Assad. Ce n’est pas Assad, mais la domination et l’hégémonie de la Russie en Syrie qui sont considérées comme absolues. (…) Alors que les États-Unis établissent d’un côté des relations avec les YPG, ils menacent et font chanter les YPG de l’autre côté pour les mettre en conformité avec une ligne nationaliste et d’État national. (…) Les États-Unis, donc une force impérialiste qui veut établir son propre système mondial, essaient d’exploiter les valeurs créées par la lutte pour la liberté d’une société. (…) Nous sommes engagés dans une lutte anti-impérialiste. (…) Les partenaires stratégiques de notre ligne sont les forces démocratiques mondiales, les forces sociales et les forces anti-systémiques. » (traduit de l’allemand)

    L’ICOR fait clairement la distinction entre les forces révisionnistes, néo-révisionnistes et trotskystes qui, actuellement, poignardent ouvertement dans le dos la lutte de libération du Rojava et la résistance à l’agression fasciste de la Turquie. C’est un atout de l’organisation révolutionnaire mondiale ICOR et de sa position anti-impérialiste cohérente.

    3. Le mouvement ouvrier et révolutionnaire international est mis au défi

    Afrine lutte – Afrine vit!

    Malgré l’agression, depuis un mois, des forces armées turques et des bandes fascistes se dissimulant comme islamistes, les lignes de défense kurdes des unités de défense du peuple et des femmes continuent à résister sans fléchir. Les combattants composés de multiples ethnies – femmes et hommes – offrent une résistance farouche avec un grand courage héroïque, et les troupes d’invasion turques de la deuxième plus grande armée de terre de l’OTAN ne progressent que très lentement et se heurtent à une résistance féroce.

    Il y a une large mobilisation des masses au Rojava. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté à Afrine contre l’invasion turque. Des dizaines de milliers de personnes ont participé à une marche à travers le Rojava jusqu’à Afrine.

    Au Rojava, des milliers de personnes des autres cantons viennent dans le canton d’Afrine pour lutter contre l’invasion de la Turquie. Depuis une semaine, des dizaines de milliers de femmes manifestent dans le centre d’Afrine malgré les bombardements.

    La déclaration de Leila Khaled de la direction du FPLP (Front du peuple pour la libération de la Palestine) est un signal important dans la lutte contre la division entre Arabes et Kurdes. Elle a déclaré lors du 3e Congrès du HDP (Parti Démocratique des Peuples – Turquie) : « Je vous salue de la part du peuple palestinien. … Aujourd’hui, à Ankara, j’ai vu deux façades différentes. D’une part, tous les policiers qui ont encerclé la salle de congrès et occupé les rues. Nous voyons la même image également en Palestine. Mais d’autre part, j’ai vu ici les peuples de Turquie et du Kurdistan. Les voix qui s’élèvent dans cette salle couvriront le bruit des chaînes de toutes les prisons et deviendront l’écho des voix de tous les peuples. … Nous aussi, nous élevons nos voix contre la guerre en Afrîne. … Les peuples construisent la vie et l’avenir. Depuis cette salle, je salue tous les peuples qui résistent » (ANF, 11.2.2018)

    Dans le contexte de la solidarité avec Afrine, des millions de personnes dans le monde entier sont déjà descendues dans les rues et des manifestations ont lieu chaque jour. Dans de nombreux pays, nous connaissons également une forte polarisation, en particulier entre Kurdes et Turcs. Dans ce contexte, l’ICOR fait un travail d’éducation très important dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien!

    La 3e Conférence mondiale de l’ICOR en automne 2017 a décidé de développer l’initiative pour un front uni anti-impérialiste et antifasciste, également contre l’accroissement du danger de guerre, le virement à droite des gouvernements et la fascination des appareils d’État.

    L’ICOR est mise au défi de défendre la révolution démocratique d’Afrine/Rojava contre l’invasion militaire du régime turc, de défendre la lutte du peuple syrien pour sa libération du régime d’Assad et contre l’ingérence de toutes les forces impérialistes, et aussi dans la lutte contre le danger d’une guerre mondiale.

    À cette fin, une journée mondiale d’action serait appropriée pour la solidarité avec la lutte pour la démocratie et la liberté, pour le retrait immédiat de toutes les troupes turques d’Afrine, pour le retrait de toutes les troupes impérialistes de Syrie et pour la paix, la liberté, le socialisme.

    Le développement actuel contribue à clarifier le caractère de l’impérialisme et qu’il ne peut y avoir de libération de l’exploitation et de l’oppression par le biais ou en alliance avec les impérialistes. Seule la lutte pour un avenir socialiste offre une issue. Pour ce faire, il faut renforcer l’ICOR même et toutes ses organisations membres.