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  • Offensive Turque contre les Forces Démocratiques Syriennes au Rojava

    Offensive Turque contre les Forces Démocratiques Syriennes au Rojava

    Dimanche dernier, le président de l’État turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé une offensive contre le Rojava, état autonome contrôlé par les forces démocratiques syriennes, coalition politique et militaire de différentes forces dont la plus influente est le YPG/YPJ, bras militaire du PYD Kurde.

    Ce n’est pas une première, l’an dernier déjà, le régime fasciste turc a mené des opérations contre le canton d’Afrin, son objectif étant d’écraser le Rojava. En effet, cette zone représente tout ce que les réactionnaires turcs ont en horreur: l’autonomie des kurdes au bord de la frontière Turque, et des revendications politiques progressiste en contradiction avec les intérêts des fascistes turcs dans la région.

    Le Moyen-Orient est une véritable poudrière, et, depuis toujours, un champ de bataille où les puissances impérialistes se disputent les zones d’influence. La question du nord Syrien est dès lors un sujet épineux entre ces puissances. Les États-Unis ont apporté un soutien matériel aux FDS, afin de combattre Daech, et ont mis en place une zone de sécurité entre le Rojava et l’état Turc, en espérant créer une zone tampon. Cette zone militaire permet aux Américains de se rapprocher de l’ennemi principal des intérêts Américains du continent, l’état Iranien. Les FDS ont accepté cette alliance de circonstance comme aide matérielle bienvenue dans le combat contre les fascistes djihadistes, vu le risque de l’isolation totale face à Daech et aux Turcs, mais aussi comme moyen de pression sur l’état Syrien qui jongle dangereusement entre l’alliance de fait et l’opposition armée contre les FDS selon les circonstances tactiques de la guerre.

    L’état Turc, avancent leurs pions de manière à prendre le contrôle de cette région, pour taire la contestation au régime fasciste, et étendre leur influence, dans un projet de restauration de la suprématie Turque, dans un esprit digne des fascistes génocidaires Jön Türk. Les FDS doivent, pour les impérialistes, se soumettre et servir leurs intérêts sans conditions, ou être exterminés par les Turcs. Permettre la création d’une région autonome en Syrie, qui exporte des idéologies progressistes dans le continent, présente sur le long terme une grande menace pour les forces impérialistes.

    Erdogan représente un danger mortel, car il manie parfaitement les opérations de marketing géopolitique qui iront dans son sens avec l’accord tacite des impérialistes. Les fascistes Turcs courtisent les états-unis pour trouver un terrain d’entente qui livrera le Nord Syrien aux milices djihadistes et à l’armée Turque, conduisant les peuples de la région, Kurdes, Arabes, Assyriens, Yézidis, etc. à l’extermination pure et dure, et à la soumission aux néo-Ottomans.

    Assad, dans son jeu d’opportunisme réactionnaire et son lien fondamental avec les impérialistes Russes et Chinois, se présente comme un allié de circonstance potentiel qu’il ne faut pas négliger. Face aux Turcs et ses milices fascistes, l’état Syrien aura la responsabilité de joindre les opérations militaires avec les FDS pour créer une zone tampon contre les Turcs, au risque de vendre la Syrie aux djihadistes. Les Américains et les forces européennes n’hésiteront pas à livrer la Syrie au plus offrant tant que le montant des gains est suffisant, et Erdogan est leur partenaire le plus prometteur.

    Il est certains que nos camarades qui se battent sur place contre la barbarie fasciste, ainsi que les peuples du territoire Syrien auront à traverser encore bien des épreuves, nous, communistes, avons le devoir de soutenir les peuples opprimés, en combattant notre propre bourgeoisie, notre propre impérialisme, la France jouant un rôle important dans la déstabilisation de la région, l’héritage du protectorat français de Syrie est encore chaud dans l’esprit de nos bourreaux.

    Nous dénonçons la politique génocidaire du régime fasciste d’Erdogan, et nous dénonçons la volonté des impérialistes d’asservir les peuples du Moyen-Orient par l’outil formidable que représente pour eux les forces fascistes.

    Nous continuerons de soutenir nos camarades et les peuples opprimés, pour la libération totale et inconditionnelle des peuples face aux réactionnaires et aux impérialistes de tout bords.

    A bas le fascisme, à bas l’impérialisme !

  • Lettre d’information n°2 de l’ICOR concernant la situation à Afrîne

    La traduction que nous vous proposons est une traduction issue de nos propres militants. Elle sera complétée et corrigée à la suite de la publication de la version définitive par l’ICOR.

    Lettre d’information n°2 de l’ICOR concernant la situation à Afrîne

    Chers camarades,

    Ci-dessous est la lettre d’information n°2 concernant les récents développements à propos de la solidarité avec Afrîne et contre l’agression fasciste Turque.

    1. Les forces armées des fascistes Turcs et les gangs fascistes qui leurs servent d’alliés ont occupé Afrîne. La journée d’action internationale prévue par l’ICOR et l’ILPS [Ligue Internationale des Peuples en Lutte] doit devenir un événement incontournable.

    Cédant face à la supériorité de l’armée Turque, les forces armées des YPG/YPJ ont du se replier. La population a été évacuée. A peu près la moitié de la ville a été capturée par les forces turques. 500 civils ont perdu la vie, 1030 ont été blessés, tandis que 820 soldats des FDS [Forces démocratiques Syriennes] sont tombés. Les FDS ont déclaré que désormais elles feront usage de la guérilla dans et autour d’Afrîne.

    Depuis le 20 janvier 2018, le régime fasciste Turc a mené une guerre d’agression contre le canton d’Afrîne de la Fédération Démocratique de Syrie du Nord / Rojava. La Turquie, membre de l’OTAN, a adjoint à son attaque des supplétifs syriens fascistes, lesquels se cachent sous l’appélation « Armée Syrienne Libre. » Dans les faits, les rangs de cette armée sont constitués de différentes cliques issues d’Al-Qaïda ; d’Al-Norsa et de l’Etat Islamique. Les combattants et combattantes des FDS, avec les Unités de Défense du Peuple et les Unités de Défenses des Femmes (YPG – YPJ) comme noyau dur, appuyés par les masses populaires, ont mené une résistance héroïque de huit semaines contre l’armée Turque, la seconde armée de l’OTAN, malgré sa supériorité numérique, militaire et technique.

    Dans le centre-ville d’Afrîne, de grandes manifestations et mobilisations. Le 8 mars, des milliers de femmes ont marché dans les rues de la ville assiégée pour dénoncer la violence du régime d’Erdogan à l’encontre des femmes. Les masses d’Afrîne ont offert une résistance vaillante.

    Dans le Kurdistan-sud/Irakien, là aussi, des centaines de milliers de personnes ont pris la rue. Les unités armées des FDS qui étaient engagées dans le combat contre les fascistes de l’Etat Islamique ont accouru à Afrîne pour renforcer la résistance sur place. Les combattants et combattantes du Bataillon International de la Liberté ont joué un rôle important dans la défense. Le MLKP nous a informé que, dans ce combat héroïque, leurs camarades Ruhat Askara ; Erdal Demirhan et Sedat Akyuz sont tombés. Nous portons le deuil aux côtés des familles de tous les combattants et combattantes de la Liberté, ainsi que des civils, qui ont donné leur vies pour la résistance.

    L’association Kurde KCDK-E a adressé un appel urgent au monde, écrivant : « La Russie soutient et aide l’attaque de l’Etat Turc contre Afrîne en retirant ses soldats des environs de la ville. Les USA ont déclaré que la coopération avec les forces kurdes ne concerne que la rive est de l’Euphrate et qu’ils n’interféreront pas avec l’occupation d’Afrîne. Les USA ont également déclaré qu’ils approuvaient cette occupation. Depuis le début, les Nations Unies ignorent les massacres de la population civile, le bombardement des villages et la destruction des foyers, opérations faites pour déclencher un mouvement de réfugiés. De ce faits, ils sont devenus des complices de ces crimes. Deux réunions du Conseil de Sécurité de l’ONU ont eu lieu, pour discuter de la protection des civils dans la guerre de Syrie. Aucune n’a adopté une résolution explicite en lien avec Afrîne et avec la population civile présente. L’Etat Turc ne reçoit pas seulement un soutien politique de la part de l’ONU, des USA et de l’UE. Pour l’attaque sur Afrîne, les armes de l’OTAN, les avions de fabrication américaine et les chars Allemands Léopard ont été utilisés. »

    L’armée Turque et le gang de fascistes ont subit des pertes lourdes. Au lieu du Blitzkrieg de trois jours escompté, il leur a fallu 58 jours pour pouvoir atteindre Afrîne ! Les combattants et combattantes de la Liberté ont épousé une cause juste et ont un moral intact, ce qui a joué un rôle décisif dans la victoire à Kobanê.  Cela est encourageant et une force grandissante de millions d’hommes et femmes ont pris la rue dans le monde entier en solidarité avec Afrîne. La solidarité internationale grandit de jours en jours. Nombre d’organisations de l’ICOR s’activent de tout cœur à l’animer. En Allemagne, 20 000 personnes ont manifesté à Hanovre en dépit des tentatives massives de blocage par la police.

    2. Actions internationales de solidarité avec Afrîne le 21 mars.

    Les développements récents  soulignent, avec un fort accent anti-impérialiste l’importance d’une journée mondiale d’action de solidarité avec Afrîne le 21 mars. L’ICOR rejoint l’ILPS dans cet appel commun. Le 21 mars est également le jour traditionnel du nouvel an célébré par les Kurdes et d’autres peuples du Moyen-Orient.  Plus encore, il est un symbole de résistance contre l’oppression, pour la Liberté et la Démocratie. Avec cette journée d’action, l’ICOR honore ses obligations contractées dans la mise en place du Pacte de Solidarité avec la lutte de libération Kurde, tant contre l’aggravation de la guerre impérialiste pour le dépeçage de la Syrie, que contre l’attaque du fasciste Turc Erdogan sur le canton d’Afrîne, au nord de la Syrie. La coopération avec l’ILPS, le mouvement de libération Kurde et ses alliés dans différents pays est à la fois une étape significative dans la coopération contre les forces impérialistes dans le monde, tout comme une étape dans le développement d’un « Front anti-impérialiste et antifasciste unifié » à l’échelle mondiale, dans l’esprit de la résolution finale de la troisième conférence mondiale de l’ICOR.

    3. Le but explicite de l’agression fasciste, selon Erdogan, est de liquider la Fédération Démocratique de Syrie du Nord et les réalisations de la révolution démocratique au Rojava.

    Cyniquement, les révisionnistes et les trotskistes ont poignardé dans le dos la lutte de libération nationale et déclarant que celle-ci fragmente la Syrie. Cela n’a pour but que de défendre le régime réactionnaire d’Assad et l’impérialisme Russe [|Pour ce qui est de la France, les Trotskistes ont applaudi à deux mains l’ASL, et ne se sont pas privés de participer hypocritement aux manifestations organisées par les Kurdes tout comme à celles organisées par les pro-Erdogan.] Nilüfer Koç, vice-président du Congrès National du Kurdistan (KNK), déclarait en mars 2018 : ‘La Fédération Démocratique de la Syrie du Nord (FDSN), est une alliance de Kurdes, d’Arabes, d’Assyriens, de Tchétchènes, de Turkmènes et des communautés religieuses Yezedies, Chrétiennes, Alévies et MusulmanesElle est une obstacle a la partition de la Syrie car elle se dresse pour l’unité de celle-ci et se bat pour la transformation radicale du régime actuel, répressif, du parti Baas. La FDSN combat pour l’unité et non la division de la Syrie.« 

    La défense d’Afrîne doit être un combat anti-impérialiste. Cela rend d’autant plus crucial la création d’un lien avec les travailleurs et travailleuses Turques et Arabes, tout comme les opprimés de foi musulmane, et d’agir contre tout séparatisme chauvin. La résolution de Seconde Conférence de l’ICOR au Moyen-Orient déclare : « Une coopération plus étroite entre les luttes de libération Kurdes et Palestinienne et des forces révolutionnaires croissantes peuvent donner une importante impulsion à la combinaison entre les forces révolutionnaires et progressistes. (…) La révolution démocratique [est] (…) un signal (…) qui illustre comment la lutte pour la démocratie et la Liberté peuvent déboucher sur une perspective positive. » A l’heure actuelle, les attaques réactionnaires et les menaces du régime sioniste en Israël, ainsi que celles de l’impérialisme Américain, contre la Palestine, le Liban et la Syrie se sont accrues. Elles ont déjà débouché sur des confrontations militaires directes. Après qu’un appareil militaire israélien, qui bombardait Damas, ait été abattu le 10 février, le Maher Al-Taher/FPLP a déclaré : « Tel Aviv n’est plus de maintenir isolés Gaza, le Liban ou la Syrie. … La coordination de la résistance a pris la décision stratégique de riposter sur chaque front contre Israël lorsque celui-ci attaque sur l’un d’entre eux. »

    Les forces anti-impérialistes sincères ont également des questions relatives à la coopération entre les FDS et l’armée Américaine. N. Koç a ainsi répondu a cet interrogation : « La Russie a exigé le leadership politique de la FDSN et que le canton d’Afrîne soit remis entre les mains du régime Syrien… Le Canton de Cizîrê, lui aussi, n’a pas été libéré pour les USA, mais bien pour les Kurdes, les Arabes, les Assyriens, les Yézédis, les Tchétchènes et les Turkmènes. Les YPG/YPJ et les Forces Démocratiques Syriennes sont constituées d’hommes et de femmes qui ne sont pas des mercenaires et des outils au service des USA.  La coopération des YPG/YPJ et des FDS avec les forces Américaines ou Russes était une coopération militaire contre l’Etat Islamique (…) Cela signifie : Cizîrê n’est pas une colonie Russe, ni Afrîne une colonie Russe (…) Les deux superpuissances [peuvent voir] les choses sous un angle différent, mais l’essentiel est la manière dont les habitants de la FDSN les conçoivent.(…) La résistance d’Afrîne parle pour elle-même : Afrîne ne sera pas une néo-colonie de quelque puissance que ce soit, quelqu’en soit le coût. »

    La bataille de Kobanê a déjà démontré que la solidarité internationale est une arme puissante. Elle est dirigée contre la contre-révolution internationale et contre tous les impérialistes. La révolution démocratique au Rojava est une épine dans le pied de tout ceux-ci. La lutte pour Afrîne, aujourd’hui, est une lutte pour tous ceux et celles que se sont dressés pour la paix, la liberté, la démocratie et le socialisme.

    4.Les récents développements de la situation à Afrîne illustrent qu’aucune aide n’est à attendre de la part des puissances impérialistes tant pour la population Kurde que pour les peuples de Syrie.

    Plus de sept million de personnes ont quitté la Syrie et près d’un demi-million ont été tués. Le régime réactionnaire d’Assad et toutes les puissances impérialistes et réactionnaires portent l’entière responsabilité de cette situation. Chacune veut se partager la Syrie sur le dos des peuples qui la composent. Les Etats-Unis, comme premiers fauteurs de guerre, veulent agressivement étendre leur influence, de pair avec l’OTAN. Les autres impérialistes et puissances régionales, comme la Russie, la Turquie, l’Iran ou l’Arabie Saoudite veulent se maintenir dans la région et accroître leur emprise.

    Il s’agit d’une évolution dangereuse, notamment car le grand nombre d’acteurs impérialistes, comme les USA, la Russie, Israël, l’Iran et la Turquie ont franchi l’étape de l’intervention directe avec leurs armées. Cela exacerbe terriblement le danger de guerre. Avec cynisme, les impérialistes occidentaux versent des larmes de crocodile sur les victimes civiles dans la Ghouta et dans l’est de Damas, en pointant du doigt les crimes de guerre d’Assad et de la Russie, notamment l’usage du gaz, mais restent silencieux sur la terreur exercée contre les civils par les gangs islamo-fascistes, gangs auxquels ils ont donné naissance. Dans le même temps, le silence est total quant à l’agression militaire faite par la Turquie, membre de l’OTAN. L’ICOR rejette catégoriquement toute intervention impérialiste dans quelque région de la Syrie que ce soit. Elle défend un mouvement pour la paix mondiale et pour la lutte des masses contre les agressions militaires par l’intégralité des puissances impérialistes sans exception.  L’ICOR rejette l’utilisation des armes chimiques, biologiques et nucléaires contre les peuples. Elle réclame le bannissement et la destruction de ces armes. Les intérêts du peuple Kurde, ainsi que de tous les peuples du Moyen-Orient ne peuvent être uniquement réalisés qu’à travers une lutte anti-impérialiste et la victoire contre l’impérialisme.

    Les développements récents démasquent la nature de l’impérialisme de manière claire. Les guerres impérialistes et le danger de guerre ne peuvent être éliminés que par la destruction du système impérialiste mondial, par la révolution. Seule la lutte pour un futur socialiste offre une issue.

    Pour parvenir a cette fin, l’ICOR et ses organisations membres doivent se renforcer davantage !

  • Afrîne est tombée, mais la lutte continue !

    Afrîne est tombée – La lutte continue !

    Le 18 mars 2018, l’Armée Turque a déclaré qu’elle tenait le centre-ville d’Afrîne. Au bout de près de deux mois de combats acharnés, les immenses armées engagées contre les Forces Démocratiques Syriennes ont repoussé celles-ci.

    Les troupes du YPG / YPJ, ainsi que leurs alliés, ont choisi de céder la ville et de se replier. Au lieu de faire d’Afrîne un champ de ruine et un piège mortel, de choisir la guerre urbaine, elles ont décidé de protéger la population des bombardements et des massacres.  Accepter cela a exigé un courage hors du commun.

    Afrîne n’en est pas moins une ville occupée par les forces de la réaction. Après avoir connu la liberté, la cité martyr est entre les griffes des obscurantistes. Le premier acte des laquais de l’Etat Turc a été de faire la traque aux résistants et aux résistantes, puis de pulvériser les statues érigées par les kurdes, notamment, celle de Kawa, figure mythologique de leur histoire. Si l’armée Turque a officiellement annoncé qu’elle n’avait pas participé à la destruction de ce symbole, la volonté des mercenaire de l’ASL est claire : poursuivre le travail de Daesh.

    Les craintes concernant un nettoyage ethnique et religieux de la région se basent sur une réalité.

    La volonté de la Turquie est ni plus ni moins que de soumettre à l’esclavage les Kurdes, ne nier tout droit à leur existence, et d’écraser celle-ci, par les méthodes terroristes, l’assassinat, l’enfer carcéral.

    Afrîne a été trahie !

    La combat émancipateur des Kurdes a été trahi par ses prétendus amis, qui ne l’ont, au final, jamais été. Les forces combattantes Kurdes ont été sacrifiées sur l’autel des intérêts géopolitiques et économiques.

    L’occident a toléré l’existence de cet espace de liberté, dans la mesure où les Kurdes sont le fer de lance de la lutte contre Daesh. Dans ce cadre, ils ont fait mine d’être leurs alliés, leurs amis, jusqu’au moment où les intérêts ont divergé.

    La Russie et le gouvernement de Bachar Al-Assad ont toléré les Kurdes, car ceux-ci étaient aux prise avec les fascistes de l’ASL et l’Etat Turc, géopolitiquement hostile à la Syrie. Le modus vivendi trouvé a tenu jusqu’au moment où le temps est venu du partage des lambeaux de la Syrie avec l’Etat Turc.

    Macron ; Merkel ; Trump ; Poutine… tous courtisent Erdogan, tous sont prêt à le laisser génocider, tant qu’il est possible d’en tirer quelque chose. Les lettres d’amour au peuple Kurde n’étaient que des déclarations de façade, permettant de prétendre que les uns et les autres soutenaient les « gentils », tout en travaillant à leur mort.

    Même au sein des organisations progressistes et révolutionnaires de France cette situation se retrouve ! Combien soutiennent hypocritement les forces combattantes Kurdes, tout en marchant avec l’ASL ou avec les laquais du régime d’Assad ? Nous laissons ces groupes à double-visage seuls face à leur conscience souillée.

    Combien, à l’inverse, ont brandi l’étendard de la pureté révolutionnaire, de la blancheur immaculée, pour trouver mille et une raison de ne rien dire, de ne rien faire, de laisser la mort frapper ? Nous pouvons avoir des désaccords, avoir une perception différente du programme politique que celle du PYD, des YPG-YPJ, mais ces critiques sont des critiques de camarades à camarades. Lorsqu’elles servent à ne pas soutenir, elles sont des déclarations d’hostilité.

    Malgré les rêves d’Erdogan, malgré les souhaits des impérialistes, malgré les désirs secrets de celles et ceux qui soutiennent à moitié les Kurdes, la lutte n’est pas finie.

    Le combat contre tout un peuple que mène l’Etat Turc et ses sbires ne peut triompher. L’oppression, l’exploitation, appelle à la résistance chaque fois plus ferme et chaque fois plus forte. Les coups de marteau sur le peuple Kurde et sur ses organisations progressistes ne font que les rendre plus dures, plus solides, plus liées avec les masses.

    Le retour à la guérilla rurale est un recul, certes, mais un recul qui, dans cette immense bataille des peuples, des classes, contre les exploiteurs et les bourreaux, n’est que temporaire. Les causes qui font que cette lutte existe sont toujours là. Et tant qu’elles seront là, de nouveaux hommes, de nouvelles femmes, rejoindrons les rangs de la résistance et de la lutte.

    Afrîne est toujours vivante ! Elle a besoin de nous !

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à rejoindre et à accroître les campagnes de solidarité avec Afrîne, avec le Kurdistan, avec les forces progressistes et révolutionnaires du monde entier.

    En ce jour de Newroz, ce jour de l’an Kurde, soyons dans la rue avec nos camarades, soyons là pour les soutenir et leur offrir une solidarité concrète et anti-impérialiste !

    Afrîne vivra ! Afrîne vaincra !

  • Appel à un Newroz de solidarité internationale !

    Appel à un Newroz de solidarité !

    Depuis maintenant deux mois, l’opération militaire déclenchée par l’Etat turc se poursuit. La seconde armée de l’OTAN et ses supplétifs djihadistes ont encerclé la ville de Afrîne, dans le Rojava -Kurdistan Syrien. Deux mois de terreur continuelle pour la population civile et pour celles et ceux qui résistent.

    Bombardements aériens, frappes d’artillerie, gaz de combat…l’immense horde fasciste ne recule devant rien pour écraser la résistance du YPG – YPJ et de ses alliés.

    Erdogan prétend qu’il ne touchera pas aux civils. Dans une guerre comme celle-ci, que mène un occupant contre un peuple, il n’y a ni civils, ni militaires. Il n’y a que l’oppression générale. Ces propos ont été démentis par la réalité : hôpitaux éventrés, civils assassinés…

    Les massacres ne font pas peur à l’armée Turque. Les colonialistes et les impérialistes n’ont jamais, dans toute l’histoire, agi autrement.

    Celui qui débute se produit dans le silence, dans l’opacité. Les yeux du monde sont bandés par la censure, par l’intimidation, par la répression.

    Le seul tort le celles et ceux qui résistent stoïquement est d’avoir voulu conquérir leur indépendance et leur liberté. D’avoir voulu créer un monde plus juste. Le Rojava expérimente un modèle de progressisme, de volonté d’aller vers plus de Justice, une plus grande égalité, la fin de l’oppression sur les femmes, sur les minorités, sur les religions. Surtout, le Rojava est un espace qui se constitue contre les impérialisme, une zone où ce ne sont pas les intérêts des grandes puissances dominantes qui sont dictés.

    Là réside leur crime : celui d’oser exister.

    Le débat politique est une chose constante, mais l’Unité Communiste de Lyon s’horrifie de voir que certains et certaines cherchent tous les prétextes pour renier leur solidarité. A nos yeux, tout s’efface devant le déferlement de bandits sanguinaires sur Afrîne. Il ne peut y avoir qu’un seul cri, celui de la solidarité totale. Les moyens de la réaliser concrètement sont divers et variés, mais tous comptent !

    Certains et certains sont allés physiquement aider les combattants et les combattantes kurdes. Nous les saluons, nous rendons hommage à celles et ceux qui ont fait ce choix courageux et qui ont donné leur vie pour que le Kurdistan vive ! Ils et elles ne seront jamais oubliés. Les barbares ne tuent pas les résistants et les résistantes, ils les rendent immortelles !

    Clamons notre solidarité en ce jour de l’an Kurde ! Que celui-ci devienne le point de départ de l’an 1 d’un Kurdistan libre !

    En cette journée du Newroz, le nouvel an Kurde, nous clamons toutes et tous notre solidarité avec celles et ceux qui souffrent sous le joug des fascistes, des obscurantistes, des impérialistes. Nous clamons notre solidarité avec ceux et celles qui se dressent pour la Liberté, pour l’Egalité, pour la dignité du plus grand peuple sans Etat du monde.

    En cette journée, nous pointons du doigt la responsabilité écrasante et totale des impérialistes étrangers, des « démocraties défenderesses des droits de l’homme », qui ont agi en apprentis sorciers, en jouant avec les flammes de la réaction de du fascisme, pour satisfaire des ambitions géopolitiques et commerciales. Nous pointons du doigt le fait que dans les villes d’Europe, la répression grandit. Les manifestations sont attaquées, les drapeaux sont confisqués, les organisateurs sont intimidés. Les grandes puissances ne sont pas neutres : elles sont complices !

    A travers cette solidarité, nous clamons notre soutien à toutes celles et tous ceux, qui, dans une nuit qui s’éternise, subissent la faim, la misère, les privations, les coups et les violences du capitalisme et de l’impérialisme.

    L’Unité Communiste de Lyon relaie l’appel de l’ICOR [Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires] à une journée de solidarité envers le peuple Kurde, envers les combattants et les combattantes d’Afrîne !

    Vive la solidarité internationale des peuples !

    Les flambeaux du Newroz sont les flambeaux de la liberté !

    Rendez vous le 20 mars, à 19h00, place Bellecour.

  • A Afrîne, c’est l’humanité qu’on assassine !

    A Afrîne, c’est l’humanité qu’on assassine !

    A Afrîne, c’est l’Humanité qu’on assassine !

    Afrîne est en passe d’être encerclée.

    Après une longue période de stagnation, en face d’une résistance héroïque, les troupes turques et leurs supplétifs -mercenaires, assassins et djihadistes- sont parvenus à percer. Afrîne vit désormais un état de siège. La ville est le refuge de milliers de civils, fuyant les bombardements, les chars, les meurtriers de la seconde armée de l’OTAN.

    Les YPG / YPJ et leurs alliés, ainsi que les volontaires des bataillons internationaux, tiennent leur rôle jusqu’au bout. Mais l’impitoyable machine mathématique ne laisse guère entrevoir d’espoir : que peuvent 15 000 combattants et combattantes des armées populaires, encerclées, contre les bombardiers, les chasseurs, les blindés, l’artillerie lourde, les gaz de combat ?

    Les Forces Démocratiques Syriennes et le peuple Kurde ont été trahies !

    Par l’occident, dont la France, qui les ont encensés lors de leurs combats contre Daesh -allié objectif de la Turquie. Hier, les portraits des combattants et des combattants kurdes étaient dans tous les magazines, dans tous les journaux. Aujourd’hui, pour satisfaire les ambitions de l’ami Erdogan, l’occident livre sans sourciller les kurdes à leur bourreaux.

    Par la Russie et par Damas. La promesse d’une aide, extorquée en échange d’un renoncement à l’indépendance du Rojava (Le Kurdistan Syrien) ne s’est pas concrétisée par le moindre acte réel. Soucieux de plaire au maître d’Ankara, Poutine accepte de céder une partie de la Syrie, en échange d’une plus grande proximité géopolitique avec le pays vacillant qu’est l’Etat Turc.

    Ces actes illustrent un fait essentiel, crucial : les grandes puissances géopolitiques ne considèrent leurs alliés que comme des pions, comme des mouchoirs jetables, comme des agents qu’elles utilisent puis abandonnent. Les « démocraties » regardent sans mot dire le massacre qui se prépare.

    Pour des enjeux géopolitiques ou économiques, on laisse l’armée Turque massacrer. Dans cette affaire, notre impérialisme, celui de la France, n’est pas neutre, il soutient activement Erdogan, par des partenariats économiques, par l’exploitation conjointe des masses populaires turques, par un soutien politique sans faille.

    L’Etat français impose le silence. Les médias sont muets. Afrîne meurt dans l’obscurité d’une nuit sans fin.

    L’Unité Communiste de Lyon, membre des Amis de l’ICOR en France, appelle à la solidarité concrète avec le peuple Kurde, avec ses organisations de combat et ses alliés. L’ICOR est la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires, rassemblant 49 partis et organisations sur 4 continents. Fin 2014 l’ICOR a conclu un pacte de solidarité avec la lutte de libération kurde. Nous appelons à le concrétiser !

    Nous appelons à soutenir financièrement et politiquement les campagnes de solidarité envers les forces combattantes, mais également en faveur de la reconstruction du Rojava encore libre. La Campagne de Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava, dans le but de fournir une assistance médicale aux forces combattant contre la réaction, l’impérialisme et le fascisme.

    Le 21 mars -nouvel an Kurde ou Newroz– l’ICOR appelle à une journée de mobilisation en solidarité avec le peuple Kurde. L’Unité Communiste de Lyon appelle les organisations et les individus qui désirent participer à ce mouvement de solidarité, à le renforcer, à le développer, à nous contacter pour donner à cet événement l’ampleur qu’il mérite.

    Ce 21 mars doit être une démonstration de force et de solidarité envers nos camarades qui luttent et tombent pour la Liberté, pour l’Egalité, pour la Révolution !

    Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon appelle à participer à la manifestation de solidarité, à 15 h 00, place Bellecour. Soyons nombreux et nombreuses à répondre à cet appel !

    Par notre engagement et notre solidarité, nous contribuons à défaire les menées des impérialistes et de leurs agents fascistes et réactionnaires.

    Vive la lutte internationale des peuples ! Vive la lutte anti-impérialiste !

  • Lettre d’information de l’ICOR sur la situation à Afrin

    Lettre d’information de l’ICOR sur la situation à Afrin

    Afrin– Lettre d’information no 1

    20.02.2018

    1. Le Pacte de solidarité de l’ICOR avec la lutte de libération kurde

    Le Pacte de solidarité de l’ICOR, adopté en mars 2015, était un engagement volontaire à développer un travail pratique intensif de solidarité avec le Rojava, libéré de Daesh, à soutenir sa construction et à relier la lutte de libération kurde au mouvement révolutionnaire et ouvrier international. Il a été signé par 37 organisations. Les brigades de solidarité de l’ICOR avec 177 brigadistes de 10 pays pour construire le centre de santé à Kobaně en sont un exemple brillant. Entre-temps il est achevé en tant que maternité et plus de 4 000 bébés y sont déjà nés. Après que le régime fasciste turc a lancé une campagne d’extermination contre la lutte de libération kurde et les structures d’autonomie démocratique au Rojava, le pacte de solidarité a été modifié en octobre 2016. En cas d’escalade aiguë des attaques contre le Rojava, on avait déclaré, le cas échéant, d’appeler à une journée d’action mondiale. Ceci a également été confirmé à l’unanimité par la 3e Conférence mondiale de l’ICOR! Cette escalade aiguë s’est maintenant produite avec la guerre impérialiste pour la division de la Syrie.

    2. L’attaque du gouvernement fasciste turc contre Afrine
    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste turc d’Erdoğan a attaqué militairement le canton d’Afrine dans la Fédération démocratique de la Syrie du Nord/Rojava. L’EI fasciste (Daesh) fut en grande partie battu par l’alliance militaire des Forces démocratiques syriennes (FDS) en Syrie sous la direction des forces d’autodéfense kurdes YPG et YPJ. Un facteur important à cet égard a été le lien avec la solidarité organisée à l’échelle mondiale, dans laquelle l’ICOR a également joué un rôle majeur.

    Dans une déclaration de l’organisation de l’ICOR MLKP, chargée de construire l’ICOR au Moyen-Orient, il est dit : « Afin d’empêcher la démoralisation de la population, ils (la Turquie) mènent une propagande massive. Les médias mentent en battant leur plein. Malgré toutes leurs pertes, ils rêvent toujours de contrôler les régions du Rojava et d’anéantir le mouvement pour la liberté. Mais ce que les fascistes et les contre-révolutionnaires de la région ont oublié : Le peuple a une volonté ! Ils ont gagné la liberté au Rojava et vivent une vie décente. Ils ont une avant-garde qui lutte et ils sont organisés. Les travailleurs, les femmes, les jeunes et les opprimés ont gagné la sympathie des peuples de ce monde. » (Bulletin international, 2/2018 – traduit de l’allemand)

    L’attaque militaire de la Turquie a été menée, tolérée par l’impérialisme américain et en coopération avec le régime russe de Poutine.

    Le 10 février, l’équipe syrienne de défense aérienne a abattu un chasseur israélien du F-16 près de la frontière commune. L’armée de l’air israélienne avait déjà attaqué des cibles en Syrie à plusieurs reprises. Elle a justifié ses attaques récentes comme réponse à un drone « iranien » qui aurait pénétré dans l’espace aérien israélien.

    L’année dernière, les États-Unis et la Russie s’étaient mis d’accord sur leurs zones d’influence. A l’ouest de l’Euphrate, la Russie et la Syrie feraient valoir leurs droits, à l’est les États-Unis. Les contradictions entre les États-Unis et la Russie s’accentuent actuellement.

    Le président turc Erdoğan menace l’impérialisme américain d’une « gifle ottomane », s’ils continuent à maintenir leur coopération avec les forces militaires des SDF. Depuis quelque temps, les forces fascistes islamistes iraniennes se trouvent sur le territoire syrien.

    L’impérialisme allemand est impliqué indirectement, mais maintenant aussi directement dans la guerre de la Turquie et dans l’agression contre Afrine, en fournissant des chars et en participant à des vols de reconnaissance en coopération avec les États-Unis. De plus il collabore étroitement avec le régime fasciste turc d’Erdoğan. Et il s’efforce de renforcer ses relations avec le régime irakien en lui offrant une formation militaire, afin d’accroître son influence au Moyen-Orient.

    Alors que les impérialistes les plus divers se sont servis jusqu’à présent avant tout de mercenaires ou de forces mandataires, maintenant un développement est en train de se produire où ils peuvent s’affronter directement, en particulier les États-Unis et la Russie. C’est un nouveau foyer incendiaire et dangereux pour la paix dans le monde.

    Au fur et à mesure que la crise du système impérialiste s’approfondit, la peur de développements révolutionnaires s’accroît chez les forces dirigeantes. Elles n’ont pas oublié le soulèvement démocratique en Afrique du Nord et dans le monde arabe, survenu fin 2010/début 2011. Par la répression, des concessions et l’établissement temporaire de gouvernements islamistes pro-impérialistes, il a abouti, après le renversement des dictatures, dans une impasse.

    Les États-Unis, en tant que principal belliciste dans le monde, ont provoqué le développement en Syrie de façon déterminante dans leur lutte pour l’influence en Syrie respectivement au Moyen-Orient. La Russie tente agressivement d’assurer son accès stratégique à la Méditerranée et coopère avec le régime anti-populaire d’Assad.

    Dans cette situation, il est très important que les forces kurdes et leurs alliés de toutes les populations du Nord de la Syrie se battent explicitement indépendamment de toutes les forces impérialistes. Riza Altun, membre du comité exécutif de la communauté des sociétés du Kurdistan (KCK) a expliqué dans l’article « La lutte pour la liberté poursuit sa propre ligne » (https://anfdeutsch.com, 28.01.2018): « Le maintien du régime en Syrie est très important pour la Russie. Mais l’approche russe va au-delà du régime en Syrie et d’Assad. Ce n’est pas Assad, mais la domination et l’hégémonie de la Russie en Syrie qui sont considérées comme absolues. (…) Alors que les États-Unis établissent d’un côté des relations avec les YPG, ils menacent et font chanter les YPG de l’autre côté pour les mettre en conformité avec une ligne nationaliste et d’État national. (…) Les États-Unis, donc une force impérialiste qui veut établir son propre système mondial, essaient d’exploiter les valeurs créées par la lutte pour la liberté d’une société. (…) Nous sommes engagés dans une lutte anti-impérialiste. (…) Les partenaires stratégiques de notre ligne sont les forces démocratiques mondiales, les forces sociales et les forces anti-systémiques. » (traduit de l’allemand)

    L’ICOR fait clairement la distinction entre les forces révisionnistes, néo-révisionnistes et trotskystes qui, actuellement, poignardent ouvertement dans le dos la lutte de libération du Rojava et la résistance à l’agression fasciste de la Turquie. C’est un atout de l’organisation révolutionnaire mondiale ICOR et de sa position anti-impérialiste cohérente.

    3. Le mouvement ouvrier et révolutionnaire international est mis au défi

    Afrine lutte – Afrine vit!

    Malgré l’agression, depuis un mois, des forces armées turques et des bandes fascistes se dissimulant comme islamistes, les lignes de défense kurdes des unités de défense du peuple et des femmes continuent à résister sans fléchir. Les combattants composés de multiples ethnies – femmes et hommes – offrent une résistance farouche avec un grand courage héroïque, et les troupes d’invasion turques de la deuxième plus grande armée de terre de l’OTAN ne progressent que très lentement et se heurtent à une résistance féroce.

    Il y a une large mobilisation des masses au Rojava. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté à Afrine contre l’invasion turque. Des dizaines de milliers de personnes ont participé à une marche à travers le Rojava jusqu’à Afrine.

    Au Rojava, des milliers de personnes des autres cantons viennent dans le canton d’Afrine pour lutter contre l’invasion de la Turquie. Depuis une semaine, des dizaines de milliers de femmes manifestent dans le centre d’Afrine malgré les bombardements.

    La déclaration de Leila Khaled de la direction du FPLP (Front du peuple pour la libération de la Palestine) est un signal important dans la lutte contre la division entre Arabes et Kurdes. Elle a déclaré lors du 3e Congrès du HDP (Parti Démocratique des Peuples – Turquie) : « Je vous salue de la part du peuple palestinien. … Aujourd’hui, à Ankara, j’ai vu deux façades différentes. D’une part, tous les policiers qui ont encerclé la salle de congrès et occupé les rues. Nous voyons la même image également en Palestine. Mais d’autre part, j’ai vu ici les peuples de Turquie et du Kurdistan. Les voix qui s’élèvent dans cette salle couvriront le bruit des chaînes de toutes les prisons et deviendront l’écho des voix de tous les peuples. … Nous aussi, nous élevons nos voix contre la guerre en Afrîne. … Les peuples construisent la vie et l’avenir. Depuis cette salle, je salue tous les peuples qui résistent » (ANF, 11.2.2018)

    Dans le contexte de la solidarité avec Afrine, des millions de personnes dans le monde entier sont déjà descendues dans les rues et des manifestations ont lieu chaque jour. Dans de nombreux pays, nous connaissons également une forte polarisation, en particulier entre Kurdes et Turcs. Dans ce contexte, l’ICOR fait un travail d’éducation très important dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien!

    La 3e Conférence mondiale de l’ICOR en automne 2017 a décidé de développer l’initiative pour un front uni anti-impérialiste et antifasciste, également contre l’accroissement du danger de guerre, le virement à droite des gouvernements et la fascination des appareils d’État.

    L’ICOR est mise au défi de défendre la révolution démocratique d’Afrine/Rojava contre l’invasion militaire du régime turc, de défendre la lutte du peuple syrien pour sa libération du régime d’Assad et contre l’ingérence de toutes les forces impérialistes, et aussi dans la lutte contre le danger d’une guerre mondiale.

    À cette fin, une journée mondiale d’action serait appropriée pour la solidarité avec la lutte pour la démocratie et la liberté, pour le retrait immédiat de toutes les troupes turques d’Afrine, pour le retrait de toutes les troupes impérialistes de Syrie et pour la paix, la liberté, le socialisme.

    Le développement actuel contribue à clarifier le caractère de l’impérialisme et qu’il ne peut y avoir de libération de l’exploitation et de l’oppression par le biais ou en alliance avec les impérialistes. Seule la lutte pour un avenir socialiste offre une issue. Pour ce faire, il faut renforcer l’ICOR même et toutes ses organisations membres.

  • Déclaration de l’ICOR concernant l’agression militaire de la Turquie à Afrin.

    Déclaration de l’ICOR concernant l’agression militaire de la Turquie à Afrin.

    En tant que membre des Amis de l’ICOR, l’Unité Communiste de Lyon retransmet les déclarations de l’ICOR concernant les questions internationales.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle, par ailleurs, à rejoindre les manifestations de soutien à la cause des combattants et combattantes Kurdes.

    Stoppez la guerre d’agression fasciste contre le Rojava / Syrie du Nord! Afrin vivra!

    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste Erdogan a ouvert un nouveau front de guerre contre Afrin et de nombreux endroits à Rojava-Nord de la Syrie. Ceci fait apparaître un nouveau foyer de guerre au rayonnement mondial.

    La résolution finale de la 3e Conférence mondiale de l’ICOR affirmait:

    « Nous soutenons le mouvement de libération kurde contre les aspirations de l’impérialisme à influencer l’orientation de la révolution au Rojava, et nous continuerons à faire vivre le pacte de solidarité entre l’ICOR et la lutte de libération kurde ».

    Les FDS (Forces Démocratiques Syriennes dans lesquelles les forces kurdes jouent le rôle dirigeant) avaient infligé de lourds coups à « l’État islamique » réactionnaire-fondamentaliste fasciste à Kobané et à Raqqa. Aujourd’hui, les contradictions inter-impérialistes se déploient autour de la répartition des sphères d’influence. Les États-Unis, l’UE, Israël, la Russie et aussi la Turquie, l’Iran et l’Arabie Saoudite se battent pour la suprématie au Proche et Moyen-Orient.

    Le but de la Turquie est d’établir un corridor frontalier large de 30 kilomètres à travers le Rojava. Cela mettrait toutes les grandes villes, là-bas, sous leur contrôle.  Derrière la Turquie se trouve l’alliance de l’OTAN. Les impérialistes américains ont annoncé à l’avance qu’ils n’étaient « pas présents à Afrin ». Mais l’attaque a été rendue possible aussi par la Russie, puissance protectrice du régime d’Assad, en retirant sa puissance militaire à 17 km de la frontière turque. Cette attaque, la tentative d’occuper Afrin et des massacres parmi la population, sont dénommées cyniquement « Opération branche d’olivier  » par l’État fasciste turque. Il collabore à ce propos avec des milices de l’ASL (« Armée syrienne libre », armée surtout par la Turquie et aussi par l’alliance de l’ouest).

    En même temps, cette attaque en est aussi une contre la classe ouvrière internationale et tous les opprimés ! Dans le monde entier, Rojava représente la lutte victorieuse contre l’EI (« État islamique »), pour la démocratie et la liberté, les droits des femmes, la protection de l’environnement, le respect de toutes les ethnies et religions. Un soutien à la lutte contre l’invasion turque est aussi fourni par les populations arabe et turkmène.Comme si souvent dans l’histoire, la nation kurde est laissée seule par les impérialismes qui se prétendent être « amis ». La limite de «l’amitié» des impérialistes est toujours déterminée par leurs propres intérêts. Les alliés de la lutte pour la liberté, la démocratie et le socialisme sont les simples gens, le mouvement ouvrier international et les peuples du monde.

    Avec la 3ème Conférence mondiale, l’ICOR s’est préparée à des ébranlements inattendus et à un essor des luttes. Avec prévoyance, elle voyait le renforcement de la lutte kurde ainsi que la nouvelle flambée de la lutte pour la liberté et la démocratie dans la région avec les protestations de masse en Iran et la rébellion nationale en Tunisie, les luttes en Palestine.

    Le Pacte de solidarité de l’ICOR avec la lutte de libération kurde de 2014 gagne en influence et en importance. Le principe de l’ICOR est qu’aucune lutte de libération ne doit être seule et isolée. La coopération et la coordination mondiales des luttes pour la paix, la liberté, le socialisme dans la préparation de la révolution socialiste internationale est à l’ordre du jour. Toute lutte progressiste doit faire partie de la lutte anti-impérialiste mondiale et pour la construction d’un front uni anti-impérialiste. À cette fin, l’ICOR a décidé de mener un travail de conscientisation parmi la classe ouvrière et les marges masses sur le caractère de l’impérialisme et sur son développement actuel.

    31/01/2018

    Par conséquent: Organisez et soutenez des actions de protestation et de solidarité dans le monde entier!

    Battez les pattes d’Afrin! La Turquie hors du Rojava! Tous les impérialistes hors de Syrie!

    Arrêt des livraisons d’armes et du soutien militaire de la Turquie!

    Arrêt de la persécution politique des activités démocratiques et révolutionnaire kurdes et turques sur l’ordre de la dictature d’Erdogan!

    Vive l’internationalisme prolétarien!

    Pour la paix, la liberté, le socialisme! En avant avec l’ICOR!

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous! Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!

    Signataires (en date du 31/01/2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    3. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    4. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    5. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    6. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    7. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    8. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    9. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    10. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    11. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    12. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    13. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    14. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    15. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    16. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    17. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

    18. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine

    19. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    20. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    21. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)

    22. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    23. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    24. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    25. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

    26. Krasnyj Klin   Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes « Krasnyj Klin »  [coin rouge]), Bélarus

    27. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))

    28. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque (signé après la date de sortie)

  • Solidarité internationaliste et anti-impérialiste avec Afrin et le Kurdistan !

    Solidarité internationaliste et anti-impérialiste avec Afrin et le Kurdistan !

    Solidarité internationaliste et anti-impérialiste avec Afrin et le Kurdistan !

    Depuis plus d’un mois maintenant, l’assaut lancé par l’Etat Truc se poursuit. Sous le nom cynique de « rameau d’olivier », cet assaut éventre les villes du Rojava, jette les populations sur la route de l’exode, assassine les civils, martyrise des populations qui croyaient trouver refuge dans les zones tenues par les forces combattantes de la coalition progressiste [PKK, PYD, YPG, YPJ, TKP/ML, TIKKO, MLKP ainsi que les bataillons internationaux].

                    Malgré sa force, la deuxième armée de l’OTAN et ses mercenaires de l’Armée Syrienne Libre, piétinent misérablement. Elles n’ont pris que 450km², de leur propre aveu, tout en subissant des pertes terribles. Elles se heurtent à la ferme résolution des combattants et des combattantes progressistes et révolutionnaires, lesquelles ne cèdent pas un pouce de terrain sans l’avoir défendu avec ardeur. Chaque pouce de terrain arraché par l’armée de mercenaires turcs est arrosé de son sang. Chaque mètre carré gagné est marqué d’une tombe.

    Mais l’étau se resserre d’heure en heure. Contre plus fort que soi, l’énergie et la volonté seule ne suffit pas.

                    La communauté internationale laisse faire. Elle laisse les kurdes se faire écraser par les hordes de la réaction, de l’obscurantisme, du fascisme, de l’asservissement. Elle laisse faire, car elle ne veut pas d’un Kurdistan qui puisse devenir un exemple de ce dont les peuples sont capables, lorsqu’ils possèdent leur terre, sans les exploiteurs et les criminels.

                    L’occident -dont la France au premier chef- laisse faire, pour permettre à la Turquie fasciste de sortir renforcée du conflit syrien. Elle y voit l’occasion d’affermir ses intérêts dans cette région convoitée. Elle ne voit que la possession des ressources en sous-sol, que les moyens de pouvoir les accaparer, que les moyens de contrer les concurrents internationaux.

                    La Russie et le régime syrien laissent faire, car ils ne désirent rien au monde plus que des Forces Démocratiques Syriennes affaiblies, obligées de demander de l’aide pour survivre et ne pas périr sous le feu de l’artillerie turque.

                    Un accord de la dernière heure a été trouvé, dans lequel les Kurdes doivent renoncer à leur indépendance chèrement payée, en l’échange de promesses de la part de Damas et de Moscou. Nous ne pouvons blâmer les combattants et les combattantes du Kurdistan, sans que cela ne remette en cause la nature profonde de ces régimes.

                    Les uns et les autres sont des impérialistes cyniques, sans la moindre considération pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Plus encore, ces forces sont même hostiles au projet des organisations combattantes de la région.

                    Les forces combattantes du Kurdistan Turc et Syrien veulent l’indépendance. Elles veulent la constitution non pas d’un état bourgeois de plus, mais bien d’un État libre de démocratie populaire. Elles combattent, dans un front uni avec leurs alliés, contre l’impérialisme, le capitalisme, l’obscurantisme, le sexisme et la destruction de l’environnement.

    Et cela, les capitalistes et les impérialistes ne peuvent le tolérer !

    Nous devons être solidaires et soutenir les combattants et combattantes de la liberté !

    L’Unité Communiste de Lyon salue la lutte exemplaire du peuple Kurde et appelle à rejoindre les manifestations contre l’agression au Rojava ! 

    Offrir une solidarité concrète : une tâche internationaliste.

    L’Unité Communiste de Lyon n’a pas cru un seul instant aux promesses qu’ont fait un temps l’Etat français ou les USA aux Forces Démocratiques Syriennes. Elle ne croit pas non plus un seul instant aux promesses de Damas et de Moscou.  Certains sont ravis de celles-ci, car elle leur permet de mêler leur soutien de façade aux kurdes avec leur soutien profond à la cause de l’impérialisme russe et de ses croupions. Il s’agit du même genre d’hypocrisie sans bornes que celui de celles et ceux qui soutenaient l’Armée Syrienne Libre tout en se prétendant amis du peuple Kurde.

    L’Unité Communiste de Lyon est engagée dans plusieurs actions de solidarité concrète en direction du peuple Kurde :

     

    La Campagne de Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava, dans le but de fournir une assistance médicale aux forces combattant contre la réaction, l’impérialisme et le fascisme. Le Bataillon International de Libération (International Freedom Batallion, IFB) est un bataillon indépendant composé de révolutionnaires venus de Turquie, d’Europe et d’ailleurs pour défendre la révolution du Rojava en se positionnant comme une force indépendante aux côtés des YPG/YPJ/QSD. Fondée le 10 juin 2015 à l’initiative du MLKP (Parti Communiste Marxiste-Léniniste en Turquie et au Kurdistan) sur le modèle des Brigades Internationales qui défendaient la révolution espagnole en 1936, elle a été rejointe par plusieurs autres groupes révolutionnaires communistes et anarchistes.

    L’Unité Communiste de Lyon est également membre des Amis de l’ICOR en France.

    L’ICOR est la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires, rassemblant 49 partis et organisations sur 4 continents. Fin 2014 l’ICOR a conclu un pacte de solidarité avec la lutte de libération kurde. À cet égard, l’ICOR a fait ses preuves de façon exemplaire. Le pacte de solidarité a fait évoluer la solidarité internationale avec la lutte du peuple kurde pour la libération nationale et sociale et le lie au mouvement révolutionnaire et ouvrier international. Les militants et militantes de l’ICOR ont ainsi participé à la construction d’hôpitaux, dans lesquels plus de 4 000 enfants sont nés depuis 2014. Le pacte de solidarité de l’ICOR a permis atteindre d’importants succès ; maintenant il est nécessaire de le développer.

    L’Unité Communiste de Lyon rend hommages aux hommes et aux femmes qui ont quitté leur pays pour se joindre à la lutte des combattants et combattantes de la liberté. C’est avec une tristesse sans bornes que nous avons appris le décès au champ d’honneur de Kendal Breizh (Bretagne),  Baran Galicia (Etat espagnol) à Afrin,  Baran Sason (Flandre) à Deir Ez Zor.

    Nous saluons ces camarades, nous saluons leur engagement militant et internationaliste.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à soutenir politiquement et financièrement la campagne de Soutien au Bataillon International du Rojava. Elle appelle également à soutenir les initiatives de l’ICOR.

    Par notre engagement et notre solidarité, nous contribuons à défaire les menées des impérialistes et de leurs agents fascistes et réactionnaires.

    Vive la lutte internationale des peuples ! Vive la lutte anti-impérialiste !

  • 21 jours. Afrin tient toujours ! – communiqué de l’Unité Communiste de Lyon

    21 jours. Afrin tient toujours ! – communiqué de l’Unité Communiste de Lyon

    L’ignoble opération lancée par le gouvernement Turc, appuyée par ses mercenaires djihadistes de la prétendue Armée Syrienne Libre, fait long feu. Cette agression, nommée par pure provocation « rameau d’olivier » dure depuis maintenant trois semaine et semble s’enliser complètement.

    Pourtant la Turquie ne lésine pas sur les moyens. Bombardiers F-16, chars Allemands, artillerie Française sont utilisés pour écraser l’enclave contrôlée par les forces combattantes révolutionnaire Kurdes, sous l’égide des YPG (Unités de protection du peuple), aidés d’alliés turcs et internationaux, motivés par la solidarité internationale.

    La Turquie, dans ce conflit, cherche a annexer le Rojava à sont Etat, a fragmenter la Syrie. Elle négocie avec la Russie et avec le régime Syrien le partage de celle-ci, en échange de l’arrêt de l’aide aux Djihadistes et aux fascistes. Moscou espère certainement un rapprochement géopolitique avec la Turquie en échange de ce marché.

    Malgré les bombes, les obus, malgré les massacres d’enfants, de vieillards, Afrin résiste.

    Hommes et femmes capable de porter les armes combattent la tentative d’annexion du régime fasciste turc. Ils et elles se battent héroïquement. Entre 8 000 et 10 000 combattants et combattantes font face à la seconde armée de l’OTAN et à entre 10 et 25 000 mercenaires de l’ASL.

    Pourtant, les chars Leopard-2 éclatent toujours sous les roquettes des YPG.

    Après la terrible bataille de Kobané, les forces révolutionnaires et le peuple en arme démontrent une fois de plus qu’on ne peut les broyer sans subir la morsure du fer et la brûlure du feu !

    Comment ne pas penser, en ce début d’année 2018, à la bataille de Stalingrad, il y a 75 ans, où les soldats soviétiques ont battu les fascistes, malgré leur infériorité numérique initiale, et les ont raccompagnés jusqu’à Berlin, jusqu’au tombeau d’Hitler.

    Comment ne pas penser aux 50 ans de l’offensive du Têt, au Vietnam, où les forces de l’armée nord Vietnamienne et la résistance Vietminh brisaient la capacité des USA à poursuivre leur intervention.

    Comment ne pas penser qu’il y a 100 ans, les hommes et les femmes de la Russie Tsariste mourante se levaient et battaient toutes les armées coalisées lancés contre eux et elles.

    Chaque fois, les armées populaires ont triomphé, car elles ne s’appuient pas sur des mercenaires, elles ne s’appuient pas sur des bouchers et sur des valets. Elles s’appuient sur les aspirations justes à défendre son foyer, à protéger les siens, à défendre la construction d’un monde meilleur, libre et égalitaire.

    Même si elles subissent parfois des revers, ces armées du peuple renaissent sans cesse tant que leur lutte n’est pas menée jusqu’au bout.

    Les Hitler, les Erdogan, les fascistes vont et viennent, mais le peuple est toujours là !

    La Turquie se venge, la communauté internationale collabore !

    Face à la résistance exemplaire des combattantes et des combattants d’Afrin, Erdogan s’emplit de fureur.

    De rage, la Turquie fasciste se venge. Elle commet des crimes de guerre, bombardant les villes et les villages, elle assassine les prisonniers -au mépris de toutes les conventions. Elle mutile les corps des combattants et, surtout, des combattantes. Elle se comporte comme tout colonialiste, rempli de colère par le fait qu’on ose lui résister.

    Elle en profite pour raser les sites archéologiques des civilisations anciennes présentes. Le temple d’Ain Dara, datant de 1400 avant J.-C. a été rasé. La Turquie se sert de l’effacement des traces archéologiques pour dénier toute légitimité aux populations quant à leurs revendications d’indépendance. Elle veut annihiler leur passé pour leur interdire un avenir.

    Dans l’Etat truc, des voix se sont levées pour condamner l’agression perfide. Le PKK, parti frère du PYD de Syrie, le TKP/ML, le MLKP…etc. se sont mobilisés. La réponse du pouvoir Turc fut invariablement la répression et l’enfermement.

    Pas après pas, le régime s’enfonce dans le fascisme le plus débridé.

    La communauté internationale a appelé Erdogan à la « modération. » Cela signifie qu’il peut tuer, massacrer, piller, violer, mais avec « retenue. » Cette attitude revient à autoriser l’agression, à l’adouber.

    La France, qui exploite les travailleurs turcs dans les usines de Renault -actuellement en lutte sociale- qui vend des canons et des armes de par le monde, qui est toujours prompte à soutenir les dictateurs et les terroristes qui font son sale boulot, que fait-elle ? Elle déclare qu’il existe un risque terroriste au Rojava, pour justifier l’occupation turque.

    Encensés un temps par l’occident pour leur succès face à Daesh, aidés par les forces spéciales US dans les combats contre l’ogre obscurantiste, les FDS sont désormais lâchés, abandonnés, traités comme des agents jetables. Loin de l’alliance stratégique avec l’occident que certains voulaient essayer de leur faire endosser, les Kurdes des FDS sont de nouveau seuls, avec comme aide notre solidarité, notre soutient financier et politique, nos camardes partis les rejoindre.

    Aujourd’hui, l’occident sacrifie les kurdes et leur cause. Elle ne l’intéresse plus.

    La Russie et le régime de Bachar Al-Assad, quant à eux, ont proposé un marché de dupe. Certains rêveraient de voir l’armée Russe comme les champions de la liberté. La vérité est que la Russie ne proposait que l’annexion du Rojava à la Syrie en échange de la protection de son armée. Une manière de révéler les intentions des impérialistes : le Rojava est un lot à se partager.

    Mais malgré ces répugnantes tractations Mais malgré ces répugnantes tractations, malgré ces tentatives pour broyer les forces combattantes du peuple, cette bataille ne fait que creuser un peu plus le tombeau de l’impérialisme et du capitalisme.

    Le Moyen-Orient souffre de la guerre depuis trop longtemps. Mais cette guerre se retourne contre ses auteurs. Du chaos, du sang, de la souffrance naissent les forces qui instaurent, qui construisent, qui défendent le monde nouveau : le monde socialiste !

  • Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Hier, l’Unité Communiste de Lyon était présente à la manifestation en solidarité avec Afrin et les forces Kurdes, face à l’agression perfide et criminelle orchestrée par la Turquie et ses alliés djihadistes. Afrin, prise entre le marteau fasciste et l’enclume impérialiste, résiste toujours, se bat toujours ! La force du peuple n’est pas aisément brisée par les bandits et les criminels. Les YPG/YPJ combattent toujours, et coûtent aux fascistes de lourdes pertes.

    Nous avons pris la parole lors de cette manifestation, pour exprimer notre solidarité avec celles et ceux qui subissent les bombardements et l’invasion sanglante. L’opération militaire menée contre l’enclave, avec la complicité passive de la Russie et de l’occident, rentre dans le cadre d’une phase de dépeçage de la Syrie, dépeçage dans lequel la Turquie souhaite absorber le Rojava, et l’intégrer à son Etat, à cette prison des peuples.

     Mais nous voulions également nous adresser à celles et ceux qui, ici, ont eu l’esprit empoisonné par la propagande de l’Etat français en faveur de l’ASL, mais également par celle des pseudo-amis du peuple que prétendent être la Russie et son laquais Bachar Al-Assad.

    Enfin, nous voulions nous adresser aux fascistes turcs, venus clamer leur amour pour Erdogan, leur soutient à l’agression et aux crimes de guerres. Ces braves guerriers, à Lyon, n’en ont pas moins détalé devant les mobilisés, après une tentative honteuse de provocation.

    Pourquoi nous-sommes nous adressés à eux et elles ?

    Depuis le début de la guerre en Syrie, un mélange d’ignorance et d’opportunisme règne. Intoxiqués, certains ont cru les mensonges sur la nature de l’Armée Syrienne Libre, sur son caractère fondamentalement réactionnaire et obscurantiste, sur son rôle de laquais de la Turquie, du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de l’occident.

     Beaucoup, aveuglés par une fausse association URSS / Russie, ont opté pour un soutien au régime de Bachar Al-Assad, à l’Iran, à la Russie, mordant ainsi à pleine dents dans les fausses-promesses des agences de propagande réactionnaire que sont Russia Today et Sputnik. Le campisme fait toujours des ravages.

    Cette ignorance est pardonnable. Mais ce qui ne l’est pas est le double jeu de certains, de certaines, qui soutiennent les Kurdes et les Forces Démocratiques Syriennes par opportunisme, par effet de mode. Qui travaillent sur deux fronts sans la moindre vergogne, en toute connaissance de cause, et qui un jour sont sous les drapeaux de l’ASL et de la Turquie, et le lendemain sous ceux de Partizan, du PKK, du MLKP. Nous nous sommes adressés à eux, en compagnie d’autres organisations, pour leur demander de comprendre que cela n’est pas possible, qu’il faut choisir.

    Il est possible d’être critique, mais dans le débat entre camarades, pas dans le soutien aux forces qui écrasent, qui égorgent, qui pillent, violent et tuent.

    L’attaque sur Afrin les a forcé à choisir.

    Quant aux fascistes turcs, ils suivent aveuglement Erdogan, débordant d’un orgueil honteux de celui qui voit ses bombes faucher enfants et vieillards dans les rues de villes martyrs. Ils le suivent aveuglement car ils sont persuadés que la Turquie sera gagnante dans cette guerre. Que des massacres ressortira une Turquie affermie, plus grande, plus puissante, plus libre.

    Erdogan lui-même doit partager, dans une certaine mesure, cette illusion, cette croyance que cette opération lui permettra d’affirmer son Etat comme une puissance régionale, comme un acteur incontournable.

    Ni l’un ni l’autre ne se rendent compte qu’ils ne sont, au final, que des petites marionnettes dans un jeu de dupe, dans un jeu dans lequel ils seront absolument tous perdants. En fait de grandeur, la Turquie ne sert que de valet, de serviteur, de laquais, aux grandes puissances impérialistes, qui jouent là le partage du monde. Elle est une variable d’ajustement, un pion, qui sert à la Russie, aux USA, à la France, pour définir la carte du monde.

    En fait de nationalisme, ces fascistes ne font qu’œuvrer à mettre en esclavage leur Etat. En fait de grandeur, ils seront par la suite utilisés comme paillasson par les autres puissances. En fait de gain, ils ne contribuent qu’a se soumettre, qu’a agir en parfaite chair à canon pour le compte de leurs maîtres. Aujourd’hui, le monde les courtise. Demain ils seront partagés eux aussi, réduits en miettes, balayés, hachés menus et massacrés.

    Car telle est l’inéluctable logique de la guerre impérialiste, car telle est l’inéluctable nature de la situation actuelle. Les impérialistes n’ont pas de fidélité ni d’honneur. Hier, ce furent les Kurdes qui furent trahis par leurs alliés de la veille, demain, qui sait ce qu’il en sera de la patrie que les fascistes prétendent défendre ?

    Ces « nationalistes » devraient plutôt brûler leur drapeau que de le brandir, cela serait plus cohérent. Car ils travaillent pour les bourreaux du peuple turc, qui sont également les bourreaux du peuple Kurde. Erdogan est un valet qui se donne des airs de seigneur. Mais il travaille  contre son peuple, contre les masses populaires de l’Etat truc, contre ceux qui souffrent, qui sont exploités et opprimés.

    Si les « nationalistes » turcs étaient cohérents, ils jetteraient à bas le drapeau de l’oppression. Erdogan est l’ennemi des Turcs, des Turques, des Kurdes. Il est l’ennemi des classes populaires de ces deux nations. Ses serviteurs fascistes sont tout autant les ennemis de ces deux peuples, et ne conduisent qu’à la ruine et à la misère.

    Les barricades ont ceci de fantastique qu’elles n’ont que deux côtés. Et celui que prennent les « nationalistes » turcs est celui de l’esclavage, celui de la servilité auprès des grandes puissances impérialistes, celui d’un valet qui brûle de bien agir pour être récompensé par son maître.

    Celui des Turcs révolutionnaires, celui des organisations de lutte Kurde, celui des forces progressistes et des forces communistes, est le seul camp de la liberté, le seul camp de la défense des peuples, le seul camp de la justice, de la paix et de la prospérité pour tous ceux et celles qui souffrent dans la longue nuit de l’impérialisme.

    Les agents de l’impérialisme échoueront devant la ferme résolution des combattants et des combattantes d’Afrin, du Rojava, des FDS, des organisations révolutionnaires. Car la force du peuple ne peut être muselée par les chaînes, elle triomphera toujours !

    Vive les forces combattantes ! Vive la lutte anti-impérialiste et antifasciste !

    Vive la lutte révolutionnaire !

    Nous adjoignons à ce message la déclaration des Amis de l’ICOR concernant la situation d’Afrin.

    les Amis de l’ICOR déclarent avec le message de solidarité ci-dessous leur entière solidarité et leur soutien à la lutte internationale contre l’agression de la part de la Turquie contre Afrin et Rojava !

    Amis de l’ICOR – France24 janvier 2018

    Message de solidarité avec la lutte de libération du peuple kurde :

    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste turc d’Erdogan vient d’ouvrir un nouveau front de guerre dans le nord de la Syrie. Après la victoire sur Daesh, remportée surtout par les femmes et les hommes des forces d’autodéfense du peuple YPJ/YPG et ses alliés arabes des Forces Démocratiques de Syrie, les différentes puissances impérialistes veulent se partager la Syrie entre elles.

    Cela ouvre une nouvelle phase dans cette guerre et crée une nouvelle zone de combat militaire mettant encore plus en danger la paix mondiale.

     L’acte agressif de la Turquie vient avec la bénédiction de l’impérialisme américain, de l’OTAN et du régime russe de Poutine. Le gouvernement français est un proche allié du régime d’Erdogan, qui a été reçu tout récemment par Macron. Nous savons d’expérience qu’aucun pouvoir impérialiste n’est et n’a jamais été un allié honnête des justes luttes de libération. Les seuls vrais alliés se trouvent dans le prolétariat international et chez les peuples du monde qui luttent pour la liberté, la démocratie et le véritable socialisme.

    Les Amis de l’ICOR en France se dresseront contre toute agression impérialiste en Syrie. Nous continuerons à soutenir la lutte de libération kurde dans le cadre du Pacte de solidarité passé avec l’ICOR

    Les amis d’ICOR se joignent à la protestation mondiale et à la résistance active contre l’agression fasciste :

    Stoppons la guerre d’agression fasciste de la Turquie contre Afrin et Rojava au Nord de la Syrie!

    Soutien à la lutte de libération du peuple kurde et de tous les peuples opprimés !

    Combattons ensemble l’impérialisme. Pour le socialisme révolutionnaire !