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  • Communiqué de presse de l’Unité Communiste de Lyon à la suite du rassemblement anti-électoral.

    Construisons l'opposition extra-parlementaire !

    Aujourd'hui, 450 personnes sont venues à l'appel conjoint d'individus, de la GALE et de notre organisation. Ce rassemblement est, à nos yeux, un succès. En toute indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics, vis-à-vis des organisations de la bourgeoisie, vis-à-vis des opportunistes ne rêvant que de bulletins de vote, nous considérons que se posent ici les bases d'une opposition frontale aux élections. Au delà du boycott, ce "4ème meeting du week-end" porte la voix des abstentionnistes, de ceux qui voient, qui comprennent que la démocratie bourgeoise n'est qu'une illusion de démocratie.

    Trois candidats, chacun et chacune se targuant d'être "antisystème", viennent draguer leur électorat, à Lyon, ce week-end.

    Emmanuel Macron, l'ami des patrons, l'agent zélé du MEDEF, le chevalier en armure étincelante du libéralisme. Pour lui, le système qui l'irrite est bien celui de la régulation du travail, de la protection sociale. Lui et son soutien Gérard Collomb rêvent d'un monde d'exploitation accrue et impitoyable.

    Jean-Luc Mélenchon, le social-chauvin insoumis, héraut du peuple, mais surtout grand défenseur de "la place de la France dans le Monde", de l'impérialisme français. Celui qui accuse, cloue au pilori Angela Merkel, l'OTAN, l'UE, mais nie intégralement les agressions, l'exploitation, les rapports néocoloniaux qu'entretiennent la France et l'Afrique.

    Marine Le Pen, l'héritière de son père, qui se prétend, elle aussi, être l'amie du peuple, des travailleurs, mais au programme tout aussi libéral, antisyndical, antisocial que le premier, la xénophobie en plus.

    En dernière instance, l'électeur n'a le choix que de « voter bourgeois ».

    Ce rassemblement s'est tenu dans une atmosphère de motivation et d'entrain, du sentiment de fierté de pouvoir clamer que nous refusons chacun des candidats, chacun des valets de la bourgeoisie qui se présentent.

    A la suite de ce rassemblement, spontanément, les militants et militantes ont défilé, en scandant leur rejet d'élections étriquées, de l'exploitation, du capitalisme et de la police au service d'un Etat qui entretient un ordre injuste.

    La Police, par ailleurs, a encerclé et contrôlé les identités des individus présents, procédant à quelques pressions inamicales envers les manifestants, tels que "sale gaucho, on va te casser la gueule si tu parles", révélateurs d'un état d'esprit plus que réactionnaire dans une institution votant à plus de 50% pour Le Pen.

    Nous rejetons le parlementarisme, la démocratie bourgeoise, nous rejetons des élections dans des cadres étriqués, conçus, encadrés par les règles des exploiteurs. Nous réclamons, nous et bien d'autres, que la démocratie et la politique n'est pas que celle des salons et de la corruption.

    Nous revendiquons le fait de travailler à la constitution d'un camp du peuple, uni, opposé aux exploiteurs qui ne permettent que de choisir un nouveau "maître", mais sont prêts à écraser tout rejet de leur ordre injuste.

    Construisons une opposition extra-parlementaire, anticapitaliste, anti-impérialiste, indépendante et populaire !

  • Communiqué de presse de l’Unité Communiste de Lyon sur le rassemblemennt anti-électoral du 4 / 02.

    Le Pen, Macron, Mélenchon ne sont pas les bienvenus à Lyon !

    L’Unité Communiste Lyon, l’organisation Groupe Antifasciste de Lyon et Environ ainsi que de nombreux individus, aux idéologies et opinions variées, appellent à se rassembler le 4 février 2017, place Raspail, dans le 7ème arrondissement, à 11h00.

    Ce rassemblement est le meeting de celles et ceux qui ne se retrouvent pas dans les cadres étroits, étriqués, de la démocratie bourgeoise. Ce rassemblement est celui de ceux et celles qui considèrent que les courses à l’Elysée sont les courses au populisme, au clientélisme, aux promesses intenables. La bourgeoisie en établit les règles, le fonctionnement, mais elle encadre aussi strictement les postes à pourvoir. L’alpha et l’oméga de ce jeu de lumière se déroule sur son tapis de jeu privé, jalousement gardé. Le vainqueur devient le président du conseil d’administration des grands bourgeois, des monopoles, mais -suprême pouvoir- il lui est laissé la possibilité d’aménagements à la marge. Les élus ne représentent pas le peuple, les élus représentent Total, Areva, Dassault, la BNP Paribas.

    Nous rejetons ce système dans son ensemble. Mais comment ne pas bondir lorsque viennent s’imposer, dans notre ville, les rassemblements de ceux qui jouent ce jeu pervers ?
    Macron, avatar du monde de la loi travail, qui exhorte à suer plus dans le labeur, lui-même n’ayant jamais travaillé de ses mains, n’ayant jamais été qu’un parasite.
    Le social-chauvin Mélenchon, au verni « humaniste » écaillé, cachant mal son chauvinisme outrancier. Pestant contre Bruxelles, Washington et Berlin, dissimulant à grand peine son adhésion à l’impérialisme français. Nous n’avons rien en commun avec cet autoproclamé « champion de la gauche. »
    Le Pen, la fascistoïde, prétendant une proximité avec le peuple, mais dont le programme se caractérise par son contenu anti-social, réactionnaire et xénophobe.

    Nous nous rassemblons pour rejeter en bloc leurs programmes pourris, leurs idées réactionnaires, leur vision étriquée. Certes, le raz-de-marée des moralisateurs déferle, hurlant que ne pas voter est faire le jeu de l’ennemi. Ce discours a amené François Hollande au pouvoir. Nous vîmes quel allié ce fût.

    Que devrions nous faire ? Rester murés dans le silence, tandis que se perpétue cette mascarade ? Non. Nous venons réclamer, nous aussi, notre droit à l’expression. Nous venons clamer le fait que la démocratie n’est pas celle des urnes, n’est pas celle des salons, pas celles des assemblées cossues. La démocratie ce n’est pas lorsqu’un nom sort d’un chapeau, lorsqu’on remet un chèque en blanc à un individu qui va s’empresser de bazarder son programme tout en clamant que « le peuple » l’a mandaté.

    Nous appelons au boycott des élections, mais nous ne nous en tenons pas là ! Nous appelons à l’organisation, indépendamment des élus, des institutions, des liens avec la bourgeoisie.

    Notre démocratie est populaire. Elle est directe. Elle est assumée. Elle est également dirigée contre les exploiteurs, contre les parasites qui se gavent de profits sans jamais trimer un jour de leur vie.

    Nous proclamons que nous sommes une opposition extra-parlementaire.

    Nous ne sommes pas qu’une clique, qu’un groupuscule. Nous sommes l’union de ceux qui comprennent que ce système pourrissant est à bout de souffle. Nous sommes un camp qui existe, un camp qui ne demande qu’a émerger, au milieu du marasme politique, au milieu de la corruption et du compromis. Dans toutes les villes de l’Etat français, des initiatives similaires éclosent, fleurissent et donneront bientôt leurs fruits.

    Nous appelons aux réunions qui visent à constituer un camp antiparlementaire et anti-électoral. Nous appelons à la constitution d’un front, d’une alliance refusant le parlementarisme et la démocratie bourgeoise. Nous appelons à une expression politique commune, sur les bases de l’anticapitalisme, de l’opposition -en premier lieu- à l’impérialisme français, sur la dénonciation de la parodie de démocratie et le rideau de fumée des élections.

    Nous appelons à constituer ce camp du peuple, seul à même de pouvoir exister et peser, à l’heure actuelle, comme une force antibourgeoise. Nous appelons à l’existence d’une opposition au pouvoir de la bourgeoisie, non pas dans les salons et les fauteuils, mais dans la rue, dans les usines, dans les champs, les écoles, les universités, les pôles emploi et les prisons.