Étiquette : 1er Mai

  • 1er mai prolétarien et internationaliste !

    Contre la guerre impérialiste, la réaction, le fascisme, la répression, la misère et l’oppression, prolétaires et peuples opprimés du monde, unissons-nous !

    Nous n’avons rien à perdre que nos chaînes et nous avons un monde à gagner !

    Descendons dans la rue le 1er mai, journée internationale de lutte de la classe ouvrière et des peuples opprimés qui cette année se tient dans un contexte de contradictions croissantes du système impérialiste, de répression croissante ; à laquelle s’oppose une résistance croissante des prolétaires et des peuples.

    Les attaques féroces de l’impérialisme, de ses États et de ses gouvernements contre les prolétaires et les masses représentent le déchargement sur les prolétaires et les masses de l’aggravation de la crise générale.

    Tous les États et gouvernements impérialistes augmentent les dépenses militaires de manière disproportionnée et disent explicitement qu’il est nécessaire de se préparer à la guerre.

    Les puissances impérialistes US/OTAN/UE s’équipent d’armes de plus en plus modernes et dévastatrices et prévoient l’utilisation d’armes nucléaires ; ils renforcent les armées, militarisent les territoires, développent l’économie de guerre.

    L’impérialisme russe et le social-impérialisme chinois sont du côté cible de cette offensive et, d’autre part, ils surfent sur la crise de l’impérialisme US/OTAN/UE pour préparer un nouvel ordre mondial qui leur est plus favorable.

    La guerre impérialiste a son origine dans la crise économique mondiale du système capitaliste impérialiste qui exige un nouveau partage du monde.

    L’invasion russe de l’Ukraine, le génocide en cours en Palestine par l’État sioniste d’Israël, les attaques contre le Liban, le Yémen, la Syrie, l’occupation du Kurdistan et les massacres du peuple kurde par l’État fasciste turc, les préparatifs des États-Unis pour attaquer et encercler la Chine à travers les Philippines avec les alliances dans l’indopacifique sont des aspects de la marche vers la guerre de partition dans le monde.

    À cela s’oppose la Chine dans l’arène économique mondiale, l’invasion de l’Ukraine par la Russie et à l’alignement progressif d’autres pays du monde dont les régimes réactionnaires aspirent à devenir et à se convertir en gendarmes dans leurs zones au sein du système impérialiste, de la Turquie à l’Inde, en passant par le Brésil, etc.

    La guerre et le réarmement se déchargent sur les prolétaires et les masses populaires avec le coût de la vie élevé, le chômage, la précarité, la réduction des dépenses sociales, l’attaque contre les droits et les luttes des prolétaires et des masses populaires. Les capitalistes intensifient l’exploitation et transforment de plus en plus les prolétaires et les secteurs les plus exploités d’entre eux en esclaves modernes au service du profit.

    Dans les pays opprimés par l’impérialisme, la misère et l’oppression des peuples s’aggravent, ce sont les pays qui paient également pour la crise climatique environnementale mondiale et les effets des catastrophes naturelles.

    Les États et les gouvernements impérialistes, tout en se préparant à la guerre à l’extérieur, font progresser à l’intérieur la tendance au fascisme moderne combinée à la crise de l’impérialisme et à la tendance à la guerre impérialiste mondiale qui trouvent aujourd’hui dans la présidence Trump et dans la fraction de la classe dirigeante de la bourgeoisie impérialiste qui a pris le pouvoir aux États-Unis un point de référence, en réduisant et supprimant les vestiges de la démocratie bourgeoise elle-même, en attaquant les libertés démocratiques et remplissant les prisons, en établissant des formes de gouvernement de plus en plus dictatoriales, à l’intérieur desquelles les partis fascistes et le fascisme moderne progressent, en fonction des caractéristiques des différents pays.*

    Les droits des femmes et la liberté de pensée sont attaqués, la haine est fomentée, le chauvinisme et le nationalisme viennent frapper la résistance populaire, diviser les prolétaires et les masses, au service de la domination des classes dominantes et de leurs serviteurs. Le racisme s’intensifie avec des attaques contre les immigrants sous toutes leurs formes, des décès en mer aux camps de concentration, de l’exploitation des esclaves aux expulsions et aux déportations. Le monopole des anciens et nouveaux moyens de communication s’accroît entre les mains d’oligarchies technologiques qui font d’immenses profits, de plus en plus ils veulent imposer la culture obscurantiste dans les écoles et les universités.

    Partout dans le monde, les prolétaires et les peuples se rebellent et résistent contre l’impérialisme, le fascisme, l’aggravation des conditions de vie et de travail.

    Dans les pays impérialistes et capitalistes, les ouvriers mènent des grèves générales, comme en Grèce ; ils bloquent les navires transportant des armes de guerre, comme en Italie, en Grèce, etc. Les jeunes remplissent les places contre le fascisme et le racisme.

    La nouvelle présidence fasciste-impérialiste de Trump avec le bras opérationnel sioniste Netanyahou a lancé un plan de « solution finale », de génocide et de déportation contre le peuple palestinien. Contre tout ça se développe la résistance héroïque du peuple palestinien, de ses organisations qui, également avec l’action du 7 octobre, ont ramené au centre du monde l’objectif d’une Palestine libre et d’un État palestinien « du fleuve à la mer ». La lutte du peuple palestinien nourrit le réveil de toutes les masses arabes, pour une lutte de libération des régimes arabes complices du sionisme et en tout cas inféodés à l’impérialisme.

    La solidarité internationaliste avec le peuple palestinien est un grand drapeau qui appelle les peuples à la lutte contre l’impérialisme. En Turquie, les étudiants, les femmes, les travailleurs, les masses opprimées s’opposent au régime fasciste d’Erdogan, le mettant de plus en plus en crise.

    Dans divers pays opprimés, de l’Amérique latine à l’Asie, de l’Afrique au Moyen-Orient, les protestations et les soulèvements populaires progressent, exigeant l’intensification de la bataille révolutionnaire en direction de révolutions de Nouvelle Démocratie marchant pour le socialisme. À l’avant-garde de ces luttes se trouvent les femmes guérillas, les ouvrières, les organisations de femmes révolutionnaires qui attisent le feu de la résistance et la lutte nécessaire pour la libération des femmes combinée à la lutte des classes.

    Dans de nombreux pays, la jeunesse se rebelle et est en première ligne de l’opposition qui exige et cherche la voie de la révolution.

    Dans le contexte des luttes révolutionnaires et anti-impérialistes dans le monde, les guerres populaires menées par les forces marxistes-léninistes-maoïstes, en particulier en Inde et aux Philippines, inspirent et montrent au prolétariat international et aux peuples opprimés du monde la voie d’une véritable libération de l’impérialisme, ce qui exige l’abandon de toutes formes de révisionnisme et de réformisme, ainsi que de toutes les formes de liquidationnisme et de défaitisme pour affirmer que la seule véritable alternative à la barbarie capitaliste et impérialiste est la révolution prolétarienne et que la seule solution est le socialisme. Nous dénonçons et mobilisons toutes les forces possibles contre l’opération Kagar du régime indien réactionnaire de Modi contre le Parti communiste d’Inde (maoïste) et les luttes des masses exploitées, des Adivasis et des nationalités opprimées luttant pour la libération et la dignité.

    Le soutien aux guerres populaires prolongées est un devoir et une tâche fondamentale des partis et organisations communistes révolutionnaires du monde entier.

    Le prolétariat est la plus grande armée qui existe, si les exploités et les opprimés s’unissent, ils peuvent mettre fin au système capitaliste mondial.

    Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de l’unité des partis et des organisations communistes dans le monde sur la base des grands enseignements du marxisme-léninisme-maoïsme qui se développent de plus en plus dans le feu de la lutte de classe, devenant de plus en plus l’avant-garde de la classe ouvrière, noyau dirigeant de l’ensemble du prolétariat et du peuple, promoteurs et élément central de la construction d’un front uni révolutionnaire contre l’impérialisme, le fascisme, l’exploitation et l’oppression.

    L’internationalisme prolétarien exige la marche pour avancer par l’unité et la lutte pour une nouvelle Internationale communiste. En ce 1er mai, il est nécessaire de promouvoir cette tendance et de l’affirmer dans les rangs du prolétariat et des peuples opprimés engagés dans la lutte révolutionnaire.

    EN CE 1ER MAI, NOUS LEVONS DE PLUS EN PLUS HAUT LE DRAPEAU ROUGE DE LA RÉVOLUTION !

    Arrêtons la guerre impérialiste, transformons-la là où elle se développe et éclate en une guerre révolutionnaire pour le pouvoir prolétarien !

    Mort au fascisme sous toutes ses formes !

    Palestine libre du fleuve à la mer !

    Mort à l’impérialisme, l’avenir appartient au socialisme et au communisme !

    Parti communiste (maoïste) d’Afghanistan

    Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste)

    Comité de construction du Parti communiste maoïste de Galicie

    Parti communiste d’Inde (maoïste)

    Parti communiste de Turquie marxiste-léniniste

    Union ouvrière communiste (marxiste-léniniste-maoïste) — Colombie

    Unité communiste — France

    Parti communiste maoïste — Italie

    Comité communiste maoïste — Brésil

    Parti prolétarien de Purbo Bangla — Bangladesh

    Parti communiste révolutionnaire du Népal

    Voie rouge d’Iran (groupe maoïste)

    Unité démocratique des étudiants du peuple — Bangladesh

    Parti elkadihines — Tunisie

    * Unité communiste n’adhère pas à la théorie du fascisme moderne et ne pense pas que la progression contemporaine de la réaction (néolibéralisme, xénophobie, racisme, masculinisme, répression, etc.) dans les pays impérialistes soit une fascisation.

  • ICOR : En mai, les journées internationales de lutte pour les droits des travailleurs, la paix, la liberté et le socialisme !

    ICOR : En mai, les journées internationales de lutte pour les droits des travailleurs, la paix, la liberté et le socialisme !

    Le 1er mai 2022 et le 8/9 Mai 2022 ‒ Journées internationales de lutte pour les droits des travailleurs, la paix, la liberté et le socialisme !

    Résistance active à toute guerre impérialiste

    Le 1ᵉʳ mai 2022, en tant que journée internationale de lutte de la classe ouvrière, est placé sous le signe d’une invasion barbare de l’impérialisme russe en Ukraine et d’une aggravation massive du danger général de guerre inter-impérialiste et de guerre mondiale. Des pays impérialistes ou bien les blocs de Russie et des États-Unis en tant que principal fauteur de guerre dans le monde en association avec l’OTAN s’affrontent de manière différente sur le territoire ukrainien – avec le potentiel d’une troisième guerre mondiale.

    Les 8 et 9 mai symbolisent la victoire des Alliés, en particulier de l’Armée rouge de l’Union soviétique socialiste sur le fascisme hitlérien en 1945. Les masses en Russie et en Europe de l’Est célèbrent ce jour jusqu’à maintenant et l’ICOR l’a élevé au rang de journée de lutte contre la guerre.

    La classe ouvrière internationale, en particulier le prolétariat industriel international sont mis au défi de constituer l’épine dorsale décisive de la lutte des masses, des travailleurs, des femmes, des jeunes, des écologistes, des antifascistes contre l’impérialisme et, aujourd’hui, tout particulièrement, contre le danger imminent d’une III guerre mondiale nucléaire.

    L’interaction entre la crise économique et financière mondiale persistante, la pandémie de Corona, l’intensification dès à présent de l’armement à l’échelle mondiale et la transition accélérée vers une catastrophe écologique mondiale ont affecté la vie des masses populaires dans le monde entier, au point de remettre en question leurs bases d’existence. L’inflation augmente rapidement, rendant la vie toujours plus difficile à financer pour les masses populaires de plus en plus grandes. On estime que 17 millions de personnes sont mortes de Covid-19. Beaucoup seraient encore en vie si elles avaient été vaccinées. Mais les pays impérialistes et les monopoles continuent de protéger avidement leurs brevets générateurs de profits au détriment de la vie de millions de personnes. 160 millions de personnes de plus ont été plongées dans la pauvreté. Dans plus de 100 pays, les prestations sociales et de santé acquises de haute lutte ont été réduites, voire supprimées, pendant la crise. Des millions d’emplois ont été détruits ou sont sur la liste noire.

    Les masses populaires se défendent dans des manifestations, des actions de résistance, des grèves et des mouvements quasi-insurrectionnels. Elles défendent leurs intérêts existentiels lors d’émeutes de la faim et de luttes contre l’inflation et la politique des prix monopolistiques des groupes énergétiques.

    ICOR s’est clairement positionnée. Il s’agit maintenant de passer de la parole aux actes : Le 1ᵉʳ mai est en particulier le jour où nous faisons le bilan du renforcement de l’ICOR et de toutes nos organisations membres afin de faire retentir dans le monde entier le cri : en avant vers le socialisme et le communisme ! Ce n’est qu’alors, avec la conquête du pouvoir par le prolétariat, que la voie sera ouverte pour que les guerres impérialistes, l’exploitation et l’oppression des travailleurs et des larges masses, la destruction de l’environnement et l’absence de perspectives pour la jeunesse appartiennent au passé.

    Résistance active :

    • Non à la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine !
    • Non à toute politique impérialiste ‒ renforçons la lutte anti-impérialiste contre le danger d’une guerre mondiale ‒ renforçons le Front uni anti-impérialiste et antifasciste !
    • Contre le transfert des fardeaux de la guerre et de la crise sur le dos des travailleurs et des masses laborieuses !
    • Pour le droit des nations à disposer d’elles-mêmes !
    • Vive l’amitié entre les peuples ukrainiens et russes !
    • Lutte mondiale pour la démocratie, la paix, la liberté, le socialisme !

    Signataires (en date du 27/04/2022, d’autres signataires sont possibles) :

    1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
    2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    3. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PCT Parti Comuniste du Togo
    6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    12. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    13. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    14. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    15. UC Unité Communiste, France
    16. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    17. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    18. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    19. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    20. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
    21. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    22. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    23. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    24. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    25. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    26. OAPCM Organización Apoyante del Partido Comunista de México (Organisation de soutien du Parti communiste du Mexique)
    27. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    28. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    29. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    30. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    31. ROL Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis
  • Résolution de l’ICOR Pour le 1er Mai 2021

    Résolution de l’ICOR Pour le 1er Mai 2021

    1er Mai 2021
    Journée de lutte internationale de la classe ouvrière et des peuples opprimés du le monde ! Développons partout la combativité des ouvriers et ouvrières !

    Renforçons à l’échelle mondiale le Front uni anti-impérialiste international contre le fascisme et les guerres réactionnaires ! Pour une alternative socialiste au capitalisme en crise !

    Le 1er mai est le jour de l’année qui appartient sans équivoque à la classe ouvrière et aux peuples opprimés du monde. La classe ouvrière a la force, la raison et la vigueur pour mettre fin à l’exploitation capitaliste de l’homme et de la nature – si elle est organisée et convaincue de la lutte pour la libération nationale et du socialisme ! La classe ouvrière a commencé sa lutte il y a 150 ans avec la Commune de Paris, elle l’a poursuivie avec les révolutions socialistes du 20ème siècle et elle continuera son combat jusqu’à la victoire. Le 1er mai nous célébrons notre force, nous confirmons notre détermination à lutter face à la pression réactionnaire, en nous tendant la main dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien.

    À l’occasion du 1er mai 2021, on célèbre quelque chose d’exceptionnel : Après presque deux années de préparation le Front uni anti-impérialiste et antifasciste international a été fondé par près de 500 organisations des cinq continents et son comité consultatif de coordination de dix organisations internationales.

    Le 1er mai de cette année, la classe ouvrière internationale et les masses populaires opprimées sont confrontées aux conséquences désastreuses de la crise économique et financière mondiale et de la pandémie de Covid-19. Quelque pays sont en train de surmonter la pandémie. Beaucoup de pays sont touchés par une troisième vague et des mutations nouvelles de plus en plus dangereuses surgissent. Quelques pays impérialistes tirent profit de leur possibilités d’accès à la vaccination qui est toujours inaccessible pour beaucoup des pauvres de ce monde. En raison de la lutte contre la pandémie, il a été nécessaire de renoncer temporairement à certains droits de liberté comme la liberté de réunion. Mais les forces dominantes se sont servis de la lutte contre la pandémie de prétexte pour tester jusqu’où ils peuvent aller dans la limitation des droits et libertés des travailleurs et jusqu’où ils peuvent faire avancer les mesures d’État policier. La destruction de l’environnement se poursuit sans perturbation. La pandémie a mis à jour et aggravé les contradictions de classe, l’exploitation et l’oppression par le capitalisme. Les différents niveau de la gestion de la pandémie ont révélé les inégalités entre les pays riches et les pays pauvres. La crise sanitaire ne présage rien de bon pour l’avenir. D’innombrables personnes dans le monde sont confrontés à la perte de leurs emplois, à la pauvreté et à la précarité de l’existence. D’un côté, nous voyons augmenter de façon vertigineuse les fortunes des grands patrons et des actionnaires des grands groupes. De l’autre côté, ils demandent aux travailleurs de faire des sacrifices. Les travailleurs renoncent à une partie de leurs salaires, à leurs congés. C’est soi-disant pour sauver leurs emplois. Les petits indépendants sont poussés à la ruine.

    L’impérialisme des États-Unis, ennemi de tous les peuples et actuellement fauteur de guerre principal, n’a pas disparu avec Trump. Biden est résolu :« Les États-Unis sont de retour ! », a-t-il déclaré dans un avertissement aux peuples du monde, pour confirmer sa prétention à l’hégémonie. C’est pratiquement la déclaration que les impérialistes vont faire de la politique avec plus de guerres. Si les peuples opprimés osent à lutter et à se soulever, l’impérialisme américain s’occupera d’eux ensemble avec ses alliés dans l’OTAN. La crise économique mondiale a aggravé l’inégalité du développement entre les différents pays et les puissances impérialistes. La concurrence qu’ils se livrent continue à s’intensifier. Le danger croissant de guerre est soutenu par une politique chauvine accrue.

    Dans le monde entier le mouvement ouvrier et les masses populaires ont montré clairement que même face à la crise ils sont en mesure de lutter. Les révolutionnaires du monde en particulier sont la cible du terrorisme impérialiste et anticommuniste. Sous la politique du gouvernement philippin consistant à qualifier indistinctement ses opposants de « communistes » ou de « terroristes », nos amis philippins sont persécutés et assassinés dans le cadre de véritables pogroms.

    Contre le fascisme et la guerre, forgeons notre nouvelle arme forte, le Front uni anti-impérialiste !

    Nous sommes inspirés par la combativité qui empreint l’histoire du mouvement ouvrier. Nous lutterons pour les revendications et les intérêts de notre classe et nous nous libéreront de ceux qui nous exploitent et nous oppriment.

    Nous lutterons, nous nous unirons et nous nous organiserons de mieux en mieux. La classe ouvrière, ensemble avec ses alliés, luttera avec les ouvriers et ouvrières du secteur précaire et informel, avec les paysans, les femmes et la jeunesse, avec les peuples indigènes, les mouvements de libération des peuples opprimés, les grandes luttes contre la destruction de l’environnement par le capitalisme, dans la lutte pour les droits et libertés démocratiques et contre le développement vers la droite et les gouvernements fascisants. Ces mouvement ont grand potentiel anti-impérialiste et révolutionnaire.

    Aujourd’hui la construction de partis révolutionnaires marxistes-léninistes forts et de l’organisation révolutionnaire mondiale ICOR est la conclusion la plus importante pour la lutte pour le socialisme. Nous lutterons, construirons nos organisations, renforcerons leur coordination et coopération et ainsi nous nous préparerons à des développements rapides vers des situations révolutionnaires.

    PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS ET PEUPLES OPPRIMÉS UNISSEZ-VOUS !

    Développons la combativité et l’organisation et élevons le niveau de la lutte !

    En avant avec l’ICOR et le Front uni anti-impérialistes !

    Unissons-nous contre l’impérialisme et le fascisme !
    Pour la paix avec la justice, la liberté et les droits des peuples et – le socialisme !

    Résistance active contre les préparatifs impérialistes de guerre ! En avant vers la révolution socialiste internationale !

    Signataires (en date du 22/4 2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    6. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    7. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    8. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    9. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    15. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    16. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    17. UC Unité Communiste, France
    18. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    19. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    20. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    21. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    22. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    23. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    24. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    25. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    26. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    27. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    28. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    29. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    30. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    31. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    32. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    33. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)

  • Communiqué et prise de parole du 1er mai.

    Communiqué et prise de parole du 1er mai.

    Nous ne pouvons pas nier que ce premier mai est spécial. Il est le premier mai d’une époque nouvelle. Une époque d’incertitude et d’inquiétude.

    Nous sommes à la charnière entre deux ères. Si la crise économique et les conflits étaient déjà là avant la pandémie, ils se sont accrus comme jamais, faisant tomber les bourses, accélérant l’effondrement de l’Union Européenne et de l’Euro, plongeant le monde dans le chaos.

    Ce premier mai confiné est un premier mai terrible pour tous, mais surtout pour les plus précaires et les plus vulnérables.

    Nous le dédions à toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui, en plus de l’exploitation quotidienne, se confrontent à la maladie et la mort.

    Les soignantes et les soignants, les travailleuses et les travailleurs de la distribution, du transport, du ramassage de déchets, le secteur de l’industrie, de l’agriculture, de l’énergie, de la recherche… Ceux et celles qui retrouvent, dans la crise, leur centralité, leur caractère essentiel, vital…et pourtant déconsidérés, sous-payés, endettés, exploités.

    Mais nous pensons aussi à ceux et celles qui ont perdu, dans cette crise, leurs sources de revenus, qui s’inquiètent de voir les dettes s’accumuler, sans qu’il ne semble y avoir une issue à court terme.

    Nous pensons aux femmes, qui subissent les violences conjugales et la charge des tâches domestiques. Nous pensons à ceux qui n’ont pas de chez eux. A ceux qui sont dans les prisons et dans les centres de rétention. Nous pensons à ceux qui, ailleurs, même dans des pays riches, n’ont pas de place dans les hôpitaux, où se soigner est un luxe, et se confiner une impossibilité.

    Une nouvelle ère naît. Elle est inquiétante.

    Les certitudes que nous pouvions avoir sur l’avenir, même proche, sont réduites au rang d’hypothèses. Aurais-je encore mon emploi ? Aurais-je encore un salaire ? Des aides ? Un avenir ? Un diplôme ?

    D’autres questions, sinistres, apparaissent aussi. « Que se passera t-il si je tombe malade ? Est-ce que mes parents, mes amis, mes proches risquent de mourir ? » Une angoisse étreint toute la société. Une angoisse qui ne trouve pas de remède simple.

    Les périodes d’incertitudes font aussi naître de faux-espoirs, portés par des vendeurs de remèdes miraculeux, par ces explications simplistes, rassurantes et fausses, basées sur des bouc-émissaires, sur des forces occultes tapies dans les ténèbres. Ceux qui les répandent servent souvent de bien sinistres maîtres, qui n’ont qu’une hâte : reprendre et accroître l’exploitation.

    D’autres attendent, tapis dans l’ombre, leur heure. Ils essaient d’instiller la haine entre tous ceux et toutes celles qui courbent l’échine sous le poids des mêmes chaînes. Ils appellent à la guerre raciste, cannibale, des exploités les uns contre les autres. Ces individus se disent du côté du peuple, mais ils ne désirent qu’une chose : devenir les nouveaux maîtres, ceux qui manieront le fouet.

    En ces temps de trouble, les charlatans et les faux-prophètes sont légion. Ils sapent toute unité, toute solidarité, tout espoir commun.

    A l’inverse, comme d’autres, nous pensons que ce sont justement ces valeurs qui nous unissent. Nous appelons tous et toutes à travailler en commun, dans un esprit de front uni, sans sectarisme, sans chauvinisme.

    Quelque soit la situation sanitaire, la période qui s’ouvre doit être celle de luttes renouvelées, d’une solidarité accrue et d’une plus grande fermeté. Il est évident que cette crise devra être payé. Il est tout aussi évident que ceux et celles qui sont en première ligne pour la payer sont les mêmes : ces travailleuses et travailleurs essentiels hier, demain à presser au maximum. De toutes les solutions envisagées pour régler le solde de cette pandémie, les seules qui sont retenues sont celles qui exonèrent les plus riches et font payer les plus précaires et les plus vulnérables.

    Allonger le temps de travail, réduire les salaires, prendre sur les maigres épargnes… mais surtout pas rétablir l’ISF ou taxer le capital !

    Les notions de démocratie et de liberté seront peut-être, demain, réduites à leur plus simple expression, tant la pression est forte. Si nous ne voulons pas que demain ressemble au siècle dernier, nous allons devoir nous mobiliser et nous battre avec la dernière énergie.

    Cette nouvelle ère peut être aussi une ère d’espoir et de victoire.

    Derrière cela il y a le fait que tous les gouvernements précédents, quelque soient les partis au pouvoir, ont contribué à cette crise sanitaire, sociale, et politique. Quelle que soient leurs bannières, ils se sont tous compromis dans la liquidation des hôpitaux, dans la fragilisation de notre système de santé et de solidarité. Ce n’est pas un hasard si celui-ci a du être arraché, sous le menace des armes, il y a 75 ans.

    Nous ne pouvons rien attendre d’une alternance, d’une nouvelle clique nommée pour appuyer la même politique, aux intérêts des mêmes personnes : cette poignée de milliardaires, parasitaires, vampires des richesses produites par d’autres, et par la nature.

    Nous ne pouvons pas non plus oublier que la pandémie est aussi une illustration de la menace immense qui sur l’humanité. La destruction des espaces naturels contribue à des contaminations par des zoonoses de plus en plus fréquentes. Plus grave encore, le déséquilibre toujours croissant entre les capacités de régénérations de la planète et les exigences de croissance absurde menacent la survie même de l’humanité.

    Il n’est pas possible de se contenter d’espérer qu’un « bon prince » ou qu’un « bon gouvernement », règle la question. Le poids des intérêts économiques est trop fort. Nous devons prendre les choses en main, construire un système réellement démocratique. Une démocratie populaire qui puisse remettre la réalité du pouvoir entre les mains de celles et ceux qui, avec la nature, produisent les richesses. Une démocratie qui puisse faire de l’économie un moyen de satisfaction des besoins, non plus une fuite en avant éperdue pour les rendements financiers, pour les banques, pour les rentiers et les rentières.

    Pour parvenir à cela, nous avons besoin d’être soudés, d’être nombreux et nombreuses, d’être organisés. Au niveau mondial, de plus en plus de groupes se lient, se rassemblent, pour avancer en commun vers de même but. Nous devons faire de même. Nous, l’UCL, avec d’autres, voulons tenir notre rôle.

    Vous qui voulez lutter, vous qui voulez défendre vos droits, vous qui voulez en gagner d’autres, rejoignez-nous !

    Ensemble, bâtissons et forgeons les moyens d’en finir avec la dictature des exploiteurs, des profiteurs, de celles et ceux qui nous écrasent !

    Prise de Parole :

    En ce premier mai, nous prenons la parole.

    Nous la prenons comme nous le pouvons dans une situation imposée par ces circonstances exceptionnelles.

    Le premier mai est, depuis 1886, un jour de lutte important pour l’ensemble des travailleurs et des travailleuses.

    Mais cette année, ce jour se déroule dans des circonstances exceptionnelles, dramatiques. Ce premier mai, confiné, doit cependant être célébré.

    Pour saluer celles et ceux qui font face au virus, dans les hôpitaux, dans les EHPAD, dans les laboratoires. Celles et ceux qui, subissant la liquidation des hôpitaux par les gouvernements successifs, risquent leur santé jour après jour.

    Pour saluer ceux qui produisent la nourriture, ceux qui produisent les biens manufacturés, ceux qui les transportent, ceux qui les vendent, et ceux qui font fonctionner le ramassage de déchets. Ce n’est pas un hasard si ces professions méprisées ont été reconnues essentielles. Elles le sont.

    Au delà de cela, comment ne pas penser aux enseignants et enseignantes, qui, eux aussi continuent leur activité.

    Beaucoup les nomment héros, même dans le camp de ceux qui ont tout fait pour réduire leurs salaires, leurs droits, leurs protection sociale. C’est là un cynisme innommable et un opportunisme ignoble.

    Dans cette période d’incertitude, nous avons tous et toutes eu des pensées sombres, des inquiétudes, des moments durs. En particulier les plus précaires, les femmes, les plus jeunes et les plus âgés. Le confinement n’est un jeu que pour une frange extrêmement faible et privilégiée de la société.

    Mais dans ces moments durs et sombres, nous avons aussi pu voir un espoir.

    L’entraide, la solidarité, la protection, le soutien…. Dans chaque ville, dans chaque quartier, dans de nombreux immeubles, des réseaux de solidarité, d’entraide, se sont formés. Beaucoup veillent les uns sur les autres, et cela est irremplaçable.

    Personne ne peut prédire précisément de quoi demain sera fait.

    Cela dépend des choix politiques d’un gouvernement qui a toujours travaillé pour les intérêts d’exploiteurs, de profiteurs, de rentiers. Il est clair, il est limpide que ceux-ci veulent renvoyer au travail au plus vite, pour ne pas perdre un centime de leurs fortunes ; pour ne pas être concurrencés ; pour espérer engranger des richesses supplémentaires malgré la catastrophe.

    Mais cela dépend aussi, surtout, de nous.

    Ce nous, ce sont les ouvriers et ouvrières, les employés et employées, les travailleurs et travailleuses de l’agriculture, des service, de la santé… Ce sont aussi ceux et celles qui sont privés d’emploi, les précaires, les saisonniers et les saisonnières. Ceux et celles qui risquent de tout perdre, sous les dettes, sous les impayés, sous la pression…

    Ensemble, cela représente une force immense. Une force capable de partir à l’assaut du ciel. Unis, organisés, nous pouvons faire face aux défis qui attendent l’humanité.

    La crise sanitaire, la crise économique, la crise écologique sont les grands défis de l’humanité entière. Partout dans le monde, ce premier mai, d’autres répercutent les mêmes discours, poursuivent les même buts. Ensemble, nous pouvons triompher, ensemble nous pouvons reléguer les horreurs de la pandémie, de la famine, de la crise, de la guerre, dans les oubliettes du passé.

    Ensemble, nous pouvons remettre entre les mains de ceux qui produisent les richesses les rênes du pouvoir. Décider en commun, démocratiquement, de notre avenir.

    Ce premier mai 2020 peut être le premier jalon, le point de départ, d’une ère d’espoir. Construisons la !

  • Déclaration de l’ICOR sur la célébration d’un nouveau 1er mai

    Déclaration de l’ICOR sur la célébration d’un nouveau 1er mai

    A l’initiative de nos camarades de l’Uruguay, cette déclaration a été rédigée par l’ICOR pour le premier mai. Nous publierons nous-même notre propre position nous même pour le 1er mai proprement dit. Nous saluons le travail réalisé par l’ICOR et l’ILPS pour essayer de faire vivre cette date essentielle malgré le contexte extrêmement complexe. Nous appelons tous ceux et toutes celles qui le désirent à se mettre en relation avec le Front Uni animé par les deux coordinations internationales.

    En ce 1er mai, la classe ouvrière internationale et ses alliés doivent mener la lutte pour surmonter la double crise du système impérialiste-capitaliste – la pandémie du coronavirus et la grave crise économique et financière. De nouvelles maladies frappent gravement et de plus en plus souvent la population mondiale. Le système impérialiste a créé un monde dans lequel le climat et l’environnement changent d’une manière qui constitue une réelle menace pour la vie humaine.

    La voracité du système capitaliste, avec le capital financier et les monopoles au sommet, les politiques des gouvernements bourgeois ont conduit, entre autres par le biais des privatisations, à une orientation accrue des systèmes de santé sur le profit, et ont sapé en particulier le système de santé publique. C’est pourquoi ils sont souvent au bord de l’effondrement face à la pandémie actuelle.

    Cette crise économique et financière, qui touche déjà les principales puissances impérialistes, a entraîné une forte baisse de la production en Chine ainsi qu’aux États-Unis, en Europe, au Japon et dans la plupart des pays opprimés. Historiquement, cette crise économique et financière mondiale aura une profondeur, une durée et des conséquences imprévisibles.

    Nous rejetons le fait que les dirigeants tentent d’utiliser la pandémie du coronavirus pour couvrir l’évolution de cette crise économique et se décharger de son poids sur le dos des larges masses !

    Ces gouvernements fournissent des milliards de dollars aux banques et aux entreprises, argent qui n’est pas utilisé comme il se doit pour améliorer immédiatement les systèmes de santé, la protection de l’environnement et la sécurité sociale urgente des grandes masses.

     Dans de nombreux cas, les dirigeants tentent de maintenir la production industrielle à tout prix et dans des conditions d’hygiène totalement inadéquates, voire d’accroître l’exploitation même dans ces circonstances.

    Le l’ICOR salue, encourage et soutient les grèves comme en Italie, en Espagne, aux États-Unis, en Chine et dans d’autres pays, les mobilisations et d’autres formes de protestation des travailleurs et des secteurs populaires !

    Dans les pays opprimés, il y a un pourcentage particulièrement élevé de chômeurs, et des milliers de travailleurs qui vivent d’un travail occasionnel, de la vente dans la rue, du travail indépendant et des petits commerçants, qui restent sans moyens dans cette situation, même pour se nourrir. Dans le cas des aides d’État celles-ci sont généralement totalement insuffisantes.

    C’est pourquoi, dans plusieurs pays, comme en Argentine ou en Uruguay, il y a un grand développement de cuisines populaires dans les quartiers prolétariens, expression de la solidarité, premier grand pas et germe de l’organisation autonome des masses dans la perspective d’affronter les effets de la crise actuelle de manière combative. Il existe également des réseaux de solidarité en Colombie, en Haïti, en Équateur, au Pérou, au Chili, aux Philippines et dans de nombreux autres pays. Dans les pays impérialistes aussi, une immense solidarité et une volonté de s’entraider se sont développées parmi les masses.

    Les classes dirigeantes de nombreux pays profitent de la crise sanitaire et de la nécessité de contraintes sociales pour restreindre les droits et libertés démocratiques en interdisant les manifestations et les protestations, ce qui va souvent jusqu’au couvre-feu, en mobilisant non seulement la police mais aussi les forces armées. Ces mesures sont très dangereuses et sont dirigées contre la lutte des travailleurs et des larges masses ! Ces mesures sont utilisées par les dirigeants pour faire avancer la fascisation à l’intérieur.

    Cette réalité aggrave également la situation des femmes qui, outre les effets de la crise, assument davantage de tâches domestiques et de responsabilités dans les soins aux enfants et aux personnes âgées, et qui sont elles-mêmes victimes d’un plus grand nombre de cas de violence domestique patriarcale.

    Les tensions internationales se sont accrues en raison des menaces de guerre, du chantage et des sanctions des États-Unis contre des pays comme l’Iran, Cuba, la Chine, le Venezuela ou le Nicaragua.

    Cette double crise sanitaire et économique va tôt ou tard ouvrir la voie au développement de crises politiques, déjà très prononcées dans de nombreux pays. Cela peut déboucher sur une fermentation révolutionnaire.

    Mais seulement la lutte du prolétariat international et de ses alliés peut surmonter ce système de manière révolutionnaire ! Pour cela, nous avons besoin de fortes organisations révolutionnaires et une ICOR forte ! Un système qui a pour but le profit maximum des monopoles et non l’humanité, ses besoins et le respect de la nature appelle à relancer la lutte pour le socialisme ! Le principe directeur du socialisme est de surmonter l’exploitation de l’humanité et de la nature et de développer les forces productives dans l’unité de l’économie et de la santé. Seul le pouvoir de la classe ouvrière garantira ces lignes directrices !

    Ce 1er mai, l’ICOR, qui promeut la coordination et la coopération internationales des partis et organisations révolutionnaires dans une perspective révolutionnaire et socialiste, appelle à développer la solidarité, l’organisation et la lutte avec la plus grande énergie et propose la construction d’un Front anti-impérialiste et antifasciste mondial et un programme actualisé pour celui-ci :

    • Une véritable suspension des paiements de la dette nationale imposée aux  pays opprimés !
    • Création de nouveaux emplois à grande échelle dans le secteur de la santé et augmentation des salaires dans ce secteur !
    •   Luttons pour un changement du système de santé qui place les humains au centre.
    • Renforcement immédiat des mesures de protection pour tous les travailleurs du secteur de la santé et des autres secteurs qui continuent à travailler. Luttons contre l’égoïsme national et la concurrence dans la recherche des causes, le diagnostic et le traitement ! Un débat scientifique compréhensible par les masses !
    • Non à la tentative réactionnaire de déplacer le poids de la crise sur les larges masses et la classe ouvrière !
    • Non aux restrictions des libertés et des droits démocratiques !
    • Arrêt immédiat de toute production actuellement non essentielle dans la société ! Dispense des travailleur.se.s et des employé.e.s de ces industries, avec compensation intégrale du salaire !
    • La production, dont l’entretien est actuellement indispensable, doit être réalisée avec les plus grandes garanties sanitaires possibles, avec la désinfection des machines et des outils et en respectant une distance minimale de 1,5 à 2 mètres !
    • Aide d’urgence de l’État et soins d’urgence pour les enfants, les personnes âgées et les personnes ayant besoin d’aide. Aide d’urgence pour les sans-abri, les réfugiés, les sans-papiers et les personnes en situation précaire ! Mesures de grande envergure pour des soins de santé gratuits, avec de la nourriture et des médicaments pour tous au détriment des profits du gros capital !
    • Renforcez votre activité organisée d’entraide et de solidarité, dans la lutte contre le transfert du fardeau de la crise sur les masses populaires !

    PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !

    Pour la fin de toutes les guerres impérialistes d’agression et des blocus contre les peuples opprimés du monde !
    Pour un 1er Mai Internationaliste et la lutte pour une perspective Révolutionnaire et Socialiste!

    Vive le renforcement de l’union mondiale dans l’ICOR !
    Vive le Front anti-impérialiste et antifasciste mondial !
    Vivent la santé, la démocratie, la paix, la liberté, le socialisme !

    Signataires (état actuel 27/4/2020, d’autres signataires sont les bienvenus):

    1. ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    2. UPC-Manidem   Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
    3. CPK   Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    4. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    5. PCT   Parti Comuniste du Togo
    6. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
    7. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    8. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    9. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    10. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    11. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    12. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    13. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    15. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    16. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    17. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    18. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    19. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    20. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    21. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    22. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    23. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    24. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    25. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    26. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    27. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    28. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    29. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    30. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    31. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    32. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    33. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    34. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  • Communiqué commun  UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Communiqué commun UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Nous considérons que le mouvement social en France arrive dans une situation charnière. Nous pensons que, plus la situation se développe, plus la crise s’approfondit, nationalement et internationalement, plus le besoin de structuration devient criant.

    A nos yeux, toutes les initiatives qui vont dans le sens de plus de solidarité internationale et de plus de combativité dans les masses populaires sont à saluer. Nous avons apporté notre approche, d’autres en ont apporté une parallèle, que ce soit le cortège internationaliste à l’initiative des Jeunesses Communistes de Lyon ou le cortège de tête masqué unissant Gilets Jaunes et plusieurs forces politiques, syndicale ou antifascistes.

    Toutes vont dans un sens positif, qui contribue à appuyer un renforcement des organisations de lutte, chose primordiale dans la période d’incertitude dans laquelle nous sommes.

    L’Unité Communiste de Lyon, l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste et, d’une manière générale, toutes les organisations de l’ICOR, promeuvent un travail unitaire entre toutes les organisations combatives, dans le but de battre l’impérialisme et la capitalisme.

    1er mai – cortège internationaliste et révolutionnaire – meeting sur l’UE.
    Communiqué commun UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Nous avons marché ensemble à Lyon, sous la bannière de la révolution et de l’internationalisme !

    A Lyon, le premier mai, jour de lutte internationale pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses, nous avons conjointement défilé. Sous les couleurs de l’Unité Communiste de Lyon, de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, de l’ICOR, mais également de Partizan et du Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands, nous avons battu le pavé et scandé notre solidarité avec les luttes démocratiques et révolutionnaires dans le monde entier.

    Nous considérons que le fait de pouvoir organiser ce cortège de manière conjointe, en tant qu’organisations membres de l’ICOR, avec l’appui et le soutien d’autres forces progressistes alliées, représente un succès. Un succès à la fois en termes de travail préparatoire, en termes d’exécution, mais également un succès sur la voie d’une plus ample coordination et intégration à un ordre du jour commun entre nos organisations.

    Nous pensons que le fait que l’ICOR puisse se développer en France est essentiel. En tant que puissance impérialiste agressive et réactionnaire, la France joue un rôle important dans l’écrasement et l’asservissement colonial et néo-colonial d’une partie de la planète. Le prolétariat de France ne peut non plus être isolé internationalement des mouvements menés pas ses frères et sœurs de classe, notamment en Allemagne ou en Espagne, où de grandes organisations membres de l’ICOR existent. 

    Pour nous, ce cortège représente une première étape dans ce travail. Un premier jalon. Chaque année, il est plus fourni. 
    Nous saluons les organisations qui ont soutenu et participé à ce cortège, comme nos camarades de la Maison de la Mésopotamie ou l’organisation antifasciste Jeune Garde Lyon.
    Nous saluons également l’ensemble de ceux qui ont pris la rue, sous les couleurs de leurs syndicats, sous le gilet jaune de la lutte, dans leurs organisations politiques.
    Nous saluons également ceux et celles qui, en tant qu’individus, sont venus, avec leur combativité propre, grossir les rangs de cette manifestation.
    Sans la présence de cet ensemble de forces, ce premier mai n’aurait pas été la réussite qu’il a pu être. La manifestation de Lyon, comme celles de France ou du monde entier, ont été marquée par un dynamisme et un esprit revendicatif puissant.

    Face à cette montée des mouvements populaires, la réponse de la bourgeoisie et des impérialistes est invariablement la même : la répression. 
    Nous ne pouvons oublier les combats menés, dans leurs pays respectifs, par les camarades qui défilaient à nos côtés. En ce moment, dans l’Etat prison Turc, les luttes sociales sont à leur paroxysme. Le régime d’Erdogan a subi un revers lors des élections municipales, mettant en avant le fait que les peuples de Turquie n’adhèrent pas à son projet fasciste. Dans les geôles, la grève de la faim impulsée par Leyla Güven se poursuit depuis plus de 170 jours, mettant en péril la vie de plusieurs centaines de militants et de militantes pour la liberté. 
    Nous ne pouvons oublier le fait que les méthodes terroristes d’emprisonnement sans jugement de l’Etat Turc, sa pratique de la sale guerre, les crimes qu’il commet ne lui sont pas spécifiques.

    Demain, même dans les pays impérialistes, se targuant de leur « démocratie », de leurs « libertés fondamentales », ces pratiques peuvent s’appliquer. En Allemagne, le processus de droitisation restreint progressivement les droits sociaux et politiques des masses populaires. L’Etat Allemand n’a pas hésité ainsi à tenter de censurer nos camarades du MLPD, à obtenir que les organisations bourgeoises l’isolent. En vain !

    En France, la lutte des Gilets Jaunes a jeté à terre le masque démocratique. Le pouvoir a frappé fort, sans respect pour ses propres lois, pour liquider la colère sociale. Il n’a pas hésité à manœuvrer à coups de pseudo-débats pour essayer d’appuyer sa politique de liquidation complète des acquis sociaux. Il n’hésite plus à limiter les libertés démocratiques, votant des lois contre les manifestations arrêtant préventivement, interpellant sur de simples soupçons et menant une politique de provocation pour justifier un écrasement physique des manifestations. 

    À Lyon, la police est venue intimider et fouiller les participants au cortège internationaliste et révolutionnaire, avant même le départ de la manifestation. Après celle-ci, elle a manœuvré pour nasser ceux qui voulaient notamment se rendre au repas libertaire organisé chaque premier mai. Le but de tout ceci était de trouver un prétexte pour frapper.
    À Paris, le régime s’est vautré dans les mensonges les plus éhontés, affirmant que les manifestants étaient entrés pour saccager l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Dans les faits, les manifestants et manifestantes s’étaient réfugiés pour échapper aux coups, aux gaz et aux tirs. Des policiers ont même jeté des pavés sur ceux qui arpentaient la rue.

    Nous dénonçons ce jeu de provocation et ces violences orchestrées par l’Etat bourgeois et sa police. Nous appelons à la solidarité entre les manifestants et manifestantes !

    Nous avons saisi l’occasion de ce travail commun pour inviter à une conférence-débat commune sur la question de l’UE et de son effondrement. Nous savons qu’il existe des analyses variées sur la situation de l’Union européenne et sur son développement probable. 

    Cette conférence-débat était l’occasion de poser tant la question de l’histoire de l’Union européenne que de pouvoir également poser à la fois les questions des tendances à l’intégration qu’ont les bourgeoisies, tout comme de leur concurrence exacerbée. Elle était l’occasion de rappeler la nature de l’Union européenne : une alliance réactionnaire d’impérialismes pour le partage de marchés. Nous avons voulu tordre le cou à plusieurs conceptions fausses, qui tendent à penser que l’Europe est amendable, réformable, qu’elle peut changer de nature. Mais également qui séparent la question de l’UE de la question du capitalisme et de l’impérialisme en général, et qui tendent à considérer que la France est dominée par un capital apatride, par l’Allemagne ou par les USA.

    Surtout, cette conférence a pu indiquer un point central : la crise de l’UE est avant toute chose la transcription européenne de la crise du capitalisme. Ce n’est pas l’UE qui crée la crise, ni la sortie de celle-ci qui permettra de la juguler. La seule et unique résolution de cette question passe par la destruction du système d’asservissement et d’exploitation capitaliste-impérialiste. 

    Alors, et uniquement alors, la question d’une « Union Européenne » pourra se poser sans qu’elle implique une exploitation et une domination d’Etats -et de classes sociales- sur d’autres. 
    Nous pensons qu’il faut s’opposer à l’UE dans ses actions antisociales, mais ne pas perdre de vue que le cœur battant de notre ennemi est chez nous : c’est notre bourgeoisie impérialiste en tout premier lieu.

    En présence d’un camarade délégué de l’ICOR, nous avons pu également présenter la coordination, ses buts et ses moyens d’action. Nous pensons qu’il faut saisir chaque occasion pour illustrer le fait que l’internationalisme de l’ICOR n’est pas fait de phrases creuses, mais qu’il est concret et réel, se traduisant par de véritables victoires.

    Nous pensons que pour gagner,nous avons un besoin impérieux d’un Parti organisé pour lutter contre notre impérialisme et notre bourgeoisie monopoliste, mais également une alliance internationale de partis révolutionnaires. Nous voulons travailler, conjointement avec d’autres forces, à construire tout cela. 
    Nous appelons ceux et celles qui partagent cette volonté à rejoindre les organisations membres de l’ICOR et à soutenir l’ICOR.

    Cette journée de lutte est, à nos yeux, un succès. Un succès qui en appelle d’autres, qui peuvent et doivent se concrétiser par le renforcement des organisations communistes et des organisations de défense populaire.

    Vive l’ICOR, vive le communisme ! 

  • Appel de l’ICOR pour le 1er mai 2019 

    Appel de l’ICOR pour le 1er mai 2019 

    Après avoir publié l’appel du Conseil Continental Européen, nous publions l’appel mondial lancé par les organisations membres de l’ICOR pour faire du premier mai une journée de lutte !

    Nous saluons nos camarades du monde entier, nous saluons leur courage, leur combativité, leur abnégation face à la répression. Nous-mêmes, depuis les citadelles de l’impérialisme, dans lesquelles nous sommes, avons notre rôle à jouer pour appuyer l’ensemble des luttes.

    Entravons l’action de notre impérialisme ! Unissons et coordonnons nos forces avec ceux et celles qui en subissent le joug. Frappons comme une seule lance portée contre le cœur de l’impérialisme français !

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, Partizan et nous même, Unité Communiste de Lyon, appelons à marcher ensemble, à Lyon, pour donner corps à cette unité politique et cette unité d’action.

    Dans la rue le 1er mai – la journée internationale de lutte de la classe ouvrière !

    Partout dans le monde, le mouvement ouvrier est mis au défi : Combattons l’exploitation transnationale intensifiée et l’oppression de la classe ouvrière ! Arrêtons le développement vers la droite des gouvernements, le renforcement des forces fascistes et les crues menaces de guerre !

    Face à l’augmentation des crises et à l’intensification de la concurrence, l’agressivité de tous les impérialistes s’accroît. La guerre commerciale ouverte des États-Unis contre leurs concurrents impérialiste est menée sur le dos des masses. Une série de nouveaux foyers de guerre extrêmement explosifs se développe. Des catastrophes environnementales régionales, la fracturation hydraulique ou la fraude dans l’affaire des gaz d’échappement des groupes automobiles manifestent la menace d’une destruction des bases de l’existence humaine. Aujourd’hui, la lutte pour l’emploi et la lutte pour la protection de l’environnement ne doivent plus être jouées l’une contre l’autre !

    L’impérialisme us-américain est toujours la puissance impérialiste la plus forte et le principal fauteur de guerre. Ce sont en particulier les États-Unis qui soutiennent l’expansion sioniste et l’agression en Palestine ou de manière systématique les activités subversives et l’agression contre-révolutionnaires contre la souveraineté du Venezuela.

    Il faut constamment analyser précisément les changements dans le système impérialiste mondial, les discuter dans le mouvement ouvrier et en tirer des conclusions afin de développer une stratégie et une tactique correctes. Dans tous les continents, les ouvriers industriels et les travailleurs ressentent les conséquences d’une concurrence fébrile des monopoles impérialistes qui s’approfondit de plus en plus. Des licenciements massifs dans l’industrie automobile, hiring and firing de dizaines de milliers de salariés intérimaires, l’étranglement des droits ouvriers qui va jusqu’aux formes d’esclavage des ouvriers sont les lourdes expériences du prolétariat international. Les masses dans toutes les parties du monde se voient incitées à la rébellion, en liaison avec la recherche d’une alternative sociétale. Tandis que le manque inhumain de perspectives de la vie sous l’impérialisme augmente, une nouvelle perspective naît dans la lutte et l’orientation communes des larges masses. Nous assistons à des manifestations de masse comme celles contre le sommet du G20 en Argentine ou avant l’élection de Bolsonaro au Brésil. Au Moyen Orient et en Afrique du Nord le mécontentement général de la classe ouvrière et des opprimés et leurs leçons des rébellions de 2010/2011 se manifeste dans des nouveaux soulèvements puissants. Des dictateurs de longues années tombent comme au Soudan et en Algérie.

    Le mouvement combatif mondial des femmes lancent un signal fort avec des manifestations puissantes. Il deviendra un potentiel révolutionnaire, s’il comprend et attaque les structures patriarcales implicites au système capitaliste avec sa double exploitation et oppression de la masse des femmes.

    Actuellement le mouvement écologique grandissant attire des centaines de jeunes gens à l’échelle mondiale et leur permet d’exprimer leur colère sur l’exploitation capitaliste de l’homme et de la nature. En Pologne, en Hongrie ou en Allemagne, des centaines de milliers de personnes ont manifesté contre le démantèlement des droits et libertés démocratiques. En France, en un rien de temps, un mouvement politique de masse contre la politique gouvernementale a émergé du mouvement des « gilets jaunes » contre la hausse des prix de l’essence. Les travailleurs industriels sont souvent à la tête, comme les mineurs en Afrique du Sud et en Ukraine avec leurs grèves durant des semaines. C’est juste le 1er mai en tant que journée de lutte internationale de la classe ouvrière que le socialisme doit être propagé et mis au centre de la discussion comme seule perspective orientée vers l’avenir !

    Les forces dirigeantes réagissent à ce nouveau revirement de l’état d’esprit progressiste international par une oppression accrue, une fascisation des appareils d’État et la promotion des forces ultra-droitières et fascisantes. Des régimes réactionnaires et fascisants comme au Brésil, aux Philippines, en Inde ou en Hongrie exigent beaucoup de courage et de détermination au mouvement ouvrier. En témoigne comment le gouvernement chinois criminalise les travailleurs de Jiashi à Shenzen. À ce jour, 44 travailleurs et étudiants marxistes ont été arrêtés sans inculpation ou ont disparu.

    La guerre commerciale commencée par les États-unis va de pair avec une propagande chauvine et une préparation psychologique à la guerre. Les dirigeants appellent les mêmes mesures réactionnaires sont appelées « tarifs douaniers punitifs » ou « tarifs de protection » ; mais ce que l’on protège de la sorte, ce ne sont que les intérêts des monopoles dans leur base national respective. La diffusion du social-chauvinisme vise à ce que les masses prennent parti pour l’un ou l’autre impérialiste dans les questions de la paix, de l’environnement ou de l’emploi, ou que les travailleurs se laissent attacher au char de leur « propre » entreprise. Cependant, la force des travailleurs réside dans l’unité ouvrière internationale. Ainsi les travailleurs de Ssangyong en Corée du Sud ont ainsi remporté une victoire enthousiasmante en septembre 2018 au bout de 10 ans de lutte contre la fermeture des usines et contre la criminalisation. Tous les travailleurs licenciés ont été réintégrés. Les travailleurs d’Audi à Györ/Hongrie ont également mis à genoux les capitalistes de VW par une grève totale de 7 jours.

    Face au développement mondial vers la droite, toute lutte progressiste doit s’inscrire dans une lutte à l’échelle mondiale. Soutenez l’initiative de l’ICOR visant à construire un front uni anti-impérialiste contre le fascisme et la guerre ! Les travailleurs doivent en prendre la tête ! La construction de partis marxistes-léninistes révolutionnaires et de l’organisation mondiale révolutionnaire ICOR est la conclusion la plus importante aujourd’hui !

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous ! Vive le 1er mai comme journée de lutte internationale de la classe ouvrière !

    Signataires (en date du 25/04/2019, liste actuelle des signataires sur www.icor.info ):

    1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    2. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)

    3.MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    5. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    6.CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    7. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    8. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)

    9. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    10. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    11. UCLyon Unité Communiste Lyon, France

    12. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France

    13. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    14. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

    15. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    16. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    17. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    18. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    19. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    20. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)

    21.PC/ML Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)

    22. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    23. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou

    24. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    25. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

    26. ROL Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis

    27.PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)


  • Révolutionnaires, internationalistes, marchons ensemble le 1er mai !

    Révolutionnaires, internationalistes, marchons ensemble le 1er mai !

    Ce 1er mai, journée internationale des travailleurs et des travailleuses, doit être sous le signe de la combativité et de la solidarité ! L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste, toutes deux membres de l’ICOR, appellent à la constitution, à Lyon, d’un cortège révolutionnaire et internationaliste.

    Révolutionnaire, car le capitalisme et l’impérialisme ne sont pas amendables, ne sont pas réformables. Les Etats capitalistes et impérialistes sont des parodies de démocratie. 

    Internationaliste, car nous ne sommes pas seuls, partout dans le monde, les masses opprimées et exploitées rejettent leurs chaînes. Nous formons un seul front de lutte international, dans lequel les victoires et les défaites des uns sont également celles des autres. 

    Nous appelons les organisations et les individus qui défendent ces deux points fondamentaux à se joindre à nous et à renforcer ce cortège. Cette année est une année de combat ! Nous voulons juguler la dispersion qui caractérise la situation des forces combatives à l’heure actuelle. Nous pensons que la situation sociale -et par extension politique- nous pousse à devoir serrer les rangs, unir nos forces. 

    Ce cortège n’est pas une fin en soi, il est un point, pour que nous nous reconnaissions mutuellement comme partageant des objectifs, des principes, une volonté de triompher de l’ordre capitaliste et impérialiste. D’autant que cet ordre nous mène une lutte constante et impitoyable. 

    Le poids de la crise économique se fait sentir. La menace d’un second choc aiguillonne encore davantage les angoisses des exploiteurs.

    Ici, elles imposent un programme de liquidation des droits sociaux dans leur ensemble, elles préparent un avenir de misère, de précarité, de pauvreté. Ces attaques, aujourd’hui sur les aspects économiques de la vie des masses, ont jeté dans la rue des pans entiers de la société. Ces luttes immenses n’ont eu d’autres réponses qu’un resserrement des libertés démocratiques et politiques. 

    Ailleurs, notre impérialisme maintient d’une poigne de fer des régions entières du monde sous sa domination. Pour extraire le maximum de profits, les grands monopoles économiques, les cartels, organisent des élections truquées, des coups d’état, des guerres civiles. 

    Les élections européennes vont bientôt dominer la scène politique. Elle attise les convoitises des organisations qui ne vivent que par et pour les élections. Elle réveille également ceux qui veulent faire endosser à l’UE la responsabilité de tous les maux qui nous frappent. 

    Nous considérons que l’UE est une alliance d’impérialismes, elle ne peut changer de nature et devenir une union progressiste. Elle est une alliance dans laquelle l’impérialismes français et allemand, au premier chef, trouvent leur compte. 

    Ce n’est pas l’UE qui domine la France, c’est l’impérialisme français qui se sert de l’UE pour accroître son influence et ses profits !

    Partout, dans le monde, les menaces de guerre grondent ! La crise économique et la montée de concurrences génèrent des tensions internationales puissantes et explosives. Elles justifient la mise en place et le soutien à des régimes ultra-réactionnaires, comme la Turquie d’Erdogan, la Hongrie d’Orban, les Philippines de Duterte ou l’Inde de Modi. 

    L’UCL, l’UMPL et les organisations membres de l’ICOR dénoncent cette montée pression des relations internationale et les opérations de déstabilisation qui sont faites pour préparer un repartage du monde.

    Ensemble, prolétaires de tous les pays, unissons nos forces contre la marche à la guerre !

    Ensemble, réunissons nos forces !

    Ensemble, en un bloc, nous pouvons donner corps à cette ligne !

    Faisons exister, à Lyon, un front unitaire, marchant derrière la même banderole, scandant les mêmes slogans, montrant en ce jour symbolique de lutte. 

    Nous représentons une force avec laquelle les exploiteurs vont devoir compter !

    Faisons du premier mai une démonstration de force !

  • Le couperet acéré de l’Etat.

    Le couperet acéré de l’Etat.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon : le couperet acéré de l’Etat.

    L’attitude des procureurs, dans les procès, est le reflet de la volonté du pouvoir politique. Les réquisitions sont celles décidées en haut-lieu, au sein du ministère. Or, la ligne du ministère de la Justice, la ligne du gouvernement, dans le cas des procès à la suite des arrestations du premier mai, est celle de la brutalité maximale.

    Le gouvernement choisit de faire un exemple, en demandant que les procureurs requièrent des peines hors normes. A Lyon, les inculpés se sont retrouvés face à une situation kafkaïenne.

    Arrêtés pour de menus graffitis, ils ont été placés en garde à vue pendant 48h00. L’un d’entre eux, ressortissant de l’UE, s’est vu gratifié d’un Ordre de Quitter le Territoire Français par la préfecture, avant même de passer devant le juge. Belle manière de mettre la charrue avant les bœufs.           L’autre a été accusé de jets de projectiles contre les forces de l’ordre.

    Dans un cas comme dans l’autre, l’attitude prévisible de la justice, qui n’aurait probablement pas hésité à recourir à la détention préventive, a poussé les avocats à conseiller la comparution immédiate. Or, il s’agit d’une chose habituellement dangereuse, puisque, souvent, cela se résume à la parole inégale d’un policier contre celle de l’accusé. Sans enquête, sans preuves matérielles.

                    Le réquisitoire du procureur a confirmé les craintes : 10 mois de prison dont 2 ferme avec mandat de dépôt pour les graffitis ; 10 dont trois fermes pour les projectiles.  

    Un rassemblement de solidarité s’est tenu devant le commissariat, puis devant le tribunal. La police, au mépris de la publicité du fonctionnement de la justice, en a filtré l’entrée, en excluant toute personne susceptible d’être un ou une militante. L’Unité Communiste de Lyon condamne cette violation de l’article 6-1 de la Convention européenne des droits de l’homme et de la procédure pénale.

    Dans la soirée, le juge a rendu son verdict : 3 mois de prison avec sursis et 500 € d’amende pour l’un ; 6 mois de sursis et 140 h de travaux d’Intérêt généraux pour l’autre. Des peines lourdes en regard des faits reprochés. Des peines handicapantes pour ces jeunes étudiants. Des peines dures et illustratives.

    Il ne fait nul doute, dans la situation actuelle, que l’Etat vise à user de tous les moyens à se disposition pour réprimer et briser les mouvements sociaux. Il ne fait nul doute que la répression policière, judiciaire et même extra-judiciaire -par les milices fascistes- va s’accentuer davantage.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à la solidarité la plus large avec les inculpés et inculpées des mouvements sociaux. Elle appelle à soutenir financièrement et politiquement ceux et celles-ci.

    L’Unité Communiste de Lyon condamne, d’une part, l’attitude du ministère de la Justice, qui agit comme un couperet tranchant contre les faibles et les exploités, mais qui se montre d’une magnanimité invraisemblable avec les bourgeois et bourgeoises. Quelle prétendue égalité républicaine existe entre le traitement d’un Sarkozy et celui d’un inculpé du mouvement social ? Hypocrisie.

    Nous condamnons également l’attitude de la police, qui entretient un jeu de provocation constante, exacerbée, qui viole constamment son code de déontologie pour pousser à la confrontation les masses populaires, dans le seul but de les écraser par la suite. Nous mentionnons également le fait que des militants du Bastion Social aient été libérés au bout de quelques heures de garde à vue, sans poursuite judiciaire aucune, illustrant un traitement sous la forme de deux poids, deux mesures.

    Enfin, nous ne saurions que condamner l’attitude de celles et ceux qui appellent à plus de répression. A plus d’intervention policières. Celles et ceux qui ont condamné les « débordements », qui ont abandonné des camarades face à la justice et face à la police. A celles et ceux qui, au final, trahissent une plus grande proximité avec l’Etat bourgeois qu’avec des camarades avec lesquels il est possible d’avoir des désaccords tactiques.

                    Soyons solidaires ! Soyons unitaires ! Halte à la violence d’Etat ! Halte à la répression !

     

  • La répression frappe le jour des travailleurs et travailleuses.

    La répression frappe le jour des travailleurs et travailleuses.

    Solidarité avec les inculpés et inculpées du mouvement social !

    Ce premier mai fut sous le signe de la répression la plus sévère. plus de 200 interpelés à Paris. Plus d’une centaine de plus dans le reste de la France. La bourgeoisie a montré les dents et a frappé fort. L’Unité Communiste de Lyon affirme sa solidarité avec l’ensemble des inculpés du mouvement social, avec l’ensemble de celles et ceux qui subissent les foudres de la police, de la justice, dont la nature de classe est indéniable.

    L’Unité Communiste de Lyon soutiendra les événements visant à défendre les inculpés et inculpées, à leur fournir solidarité et soutien financier. Nous formons tous et toutes une même ligne de front, une même ligne de combat contre l’ordre bourgeois, contre la dictature de classe.

    D’autres font raisonner un sont de cloche tout à fait différent, et que nous, communistes, trouvons répugnant.

    Nous ne sommes pas pro-« black blocs ». Nous considérons que ce mode de fonctionnement correspond à une stratégie et des tactiques que nous ne partageons pas. Les menus dégâts sur des vitrines, sur des banques, sur quelques policiers ne sont pas les prémices de la révolution. La « propagande par le fait », chère à Bakounine, n’a jamais débouché sur les succès promis, n’a jamais formé « l’étincelle qui met le feu à la plaine. »

    Dans certains cas, des membres d’organisations -bien que ce mot soit récusé par leurs membres- ont agit de manière opportuniste, traitant les cortèges de manifestant comme des boucliers humains. Il s’agit là de pratiques qui sont incorrectes et qui dénotent une conception individualiste et romantique de la lutte politique.

    Ce n’était pas le cas à Paris. Ce n’était pas le cas à Lyon. Les actions se sont faites dans leurs cortèges, au sein desquels ils et elles se sont organisées. Leurs actions ont été faites sous leurs modalités. Ils et elles en ont assumé la responsabilité et en paient le prix fort.

    Alors, allons nous crier avec les loups ? Allons nous crier que ce sont des fascistes, comme l’a fait Mélenchon ? Allons nous condamner avec fermeté, comme le fait le PCF ? Allons nous, comme certains révisionnistes, dire qu’il faut un « Guépéou » anti-black blocs ? Allons nous pleurnicher pour quelques vitrines cassées et réclamer une fermeté sans précédent de la part de la Justice ?

    Alors nous faire bloc avec Le Pen et Wauquiez, dans leur exigence de sanctions ?

    Non. Nous sommes solidaires des interpellés et des interpellées.

    Il est possible d’être en désaccord avec les pratiques des Black Blocs. Il est tout à fait possible de considérer que leur tactique est inadaptée. Il est tout à fait tolérable et acceptable de publiquement le faire. Nous venons d’en apporter la preuve.

    Mais on ne poignarde pas -et c’est là une habitude des réformistes et des perfides cliques à double visage- ses camarades dans le dos, surtout quand ils et elles subissent la répression. Faire cela est une trahison. Celles et ceux qui l’ont fait ont révélé leur vrai visage, celui de réformistes complets, celui d’agent de la dictature de la bourgeoisie.

    Ils et elles demandent des enquêtes, demandent à comprendre comment la bourgeoisie, comment l’Etat a pu laisser passer cela, comment n’a t’il pas prévenu la présence de ces grossiers personnages vêtus de noir ! Ce que cela veut dire, in fine, c’est « comment se fait-il que la police ne les aient pas interpellés, interdits de manifester, assignés à domicile, retenus en détention de sécurité. » Voilà ce que signifient ces discours. Ces discours sont des appels du pied à la réaction.

    L’Etat n’est pas une institution neutre. L’Etat n’est pas un arbitre juste. L’Etat est un Etat de classe. Il est un Etat conçu, organisé, structuré, pour servir les ordres et les désirs de la bourgeoisie. C’est pour cela que la « révolution citoyenne par les urnes -dans les respect des institutions », promue par Mélenchon, est une farce. C’est pour cela que les nationalisations -démocratiques ou non- ne sont pas des ersatz de révolution. C’est pour cela que sans pouvoir prolétarien, sans Etat prolétarien, aucune victoire stratégique n’est possible.

    Les arguments des « anti » sont plus ridicules les uns que les autres.

    L’image médiatique ? Ont-ils, ont-elles, oublié à qui appartiennent les médias ? Qui détermine les lignes éditoriales ? Qui conçoit l’ordre du jour des rédactions ? La bourgeoisie. Elle fait tout pour trainer dans la boue les grévistes, celles et ceux qui luttent.

    Il n’y aurait pas eu d’affrontements, cela aurait été les allergies, le muguet, ou n’importe quel fait divers. Les revendications des manifestants et manifestantes auraient été, quelque soit la situation, passées à la trappe. Suivre cette logique revient à dire qu’il ne faut pas faire grève pour ne pas nuire aux usagers, qu’il ne faut pas manifester, car on ne retiendra que les embouteillages, qu’il faut ne faire que des pétitions polies et -surtout- voter.

    La peur de la violence ? Les cortèges de tête ont résolu le problème d’une manière plutôt élégante, en créant un espace dans lequel ceux et celles qui acceptent tacitement le risque d’un tir de lacrymogène peuvent se retrouver. De plus cette peur de la violence est hypocrite. La violence institutionnelle contre les masses est sans commune mesure avec une vitrine brisée. Une vie brisée, sans assurance derrière, jetant dans la misère les individus, voilà la violence véritable.

    Ceux et celles qui subissent de plein fouet l’oppression et l’exploitation savent reconnaître cette violence et cette colère. N’oublions pas que le luddisme, le fait de détruire les machines-outils lors des grèves, tout comme les émeutes, font partie de l’histoire ouvrière. Non, cette peur de la violence camoufle surtout une peur petite-bourgeoise d’effrayer les homologues de classe.

    « La violence est partout, vous nous l’avez appris

    patrons qui exploitez, et flics qui matraquez

    mais à votre oppression, nous crions « résistance »

    vous expulsez Kader, Mohammed se dresse.

    Car on expulse pas, la révolte du peuple…. » chantait Dominique Grange dans Les nouveaux partisans. Cela est toujours valable. Seulement les réformistes et les opportunistes veulent se prétendre la seule et unique porte de sortie. Tout doit passer par eux et par le vote. Ils se déclarent l’alpha et l’oméga de la politique et de la démocratie.

    L’argument de la répression est le plus ironique de tous. Ironique car, en prétendant protéger les manifestants de la répression, les tenants des ces tribunes appellent, en réalité, à réprimer certaines portions des manifestants. Ce serpent qui se mord la queue est d’autant plus vicieux que les lois répressives, même appliquées à des cas anecdotiques, tendent à le systématiser par la suite. Fichage ADN réservé aux délinquants sexuels puis adapté à tous et toutes ; contrôle des téléphones portables, écoutes illégales… etc. La bourgeoisie est une opportuniste : chaque loi peut lui fournir un angle d’attaque pour frapper. Tout est utilisable, du moindre fait divers à l’attentat le plus abominable.

    Oui, il est vrai que ces violences servent de point d’appui pour faire passer des lois scélérates. Mais sont-ce les anarchistes ou les autonomes qu’il faut condamner, ou bien une bourgeoisie vicieuse et agressive ?

    Gérard Collomb, grand artisan de la répression, s’est fendu d’un tweet fustigeant les violences inqualifiables. Nous allons les qualifier : elles sont faibles.

    Elles sont faibles en regard de celle qu’exerce, chaque jour, la bourgeoisie française. En France, où elle jette dans la misère, dans la rue, les masses populaires. Où elle condamne à un sombre avenir les travailleurs et travailleuses de l’hexagone. Mais également dans ses colonies et néo-colonies, où elle surexploite, vole, spolie des nations entières. Où son armée occupe les territoires, commettant exactions et crimes, tout en empêchant l’émergence de tout pouvoir indépendant. Dans le monde entier, le pays des droits de l’homme marchande des armes, signe des contrats avec des fascistes obscurantistes, noue des traités avec les fanatiques de Daesh.

    Et les larmes coulent pour des vitrines, montées en épingle, pour justifier tout et n’importe quoi. Simplement car, aux yeux de certains, de certaines, les manifestations sont là pour se pavaner, pour investir, et récolter les dividendes sous forme de vote.

    Nous, communistes, ne croyons pas dans les méthodes des blacks blocs, mais nous ne laisserons pas les loups de la bourgeoisie et du réformisme hurler à plus de brutalité policière, plus de violence, à un renforcement de la machine d’oppression étatique.

    Solidarité avec les inculpés et les inculpées ! Soutenons les initiatives de solidarité.