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  • LA TURQUIE FAIT LES YEUX DOUX A L’ORGANISATION DE SHANGAI

    La Turquie, comme nous l'avions mentionné dans notre article Trump élu, la fin du Monde n'est pour autant pas pour demain, mis en ligne suite à l’élection américaine, est devenue vacillante. Après une passe d'arme avec la Russie, dans laquelle la Turquie devenait le fer de lance de l'opposition est-ouest, le ton a molli.

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    Pour cause, la Turquie est tiraillée entre les deux, elle est un enjeu géopolitique majeur pour les deux forces opposées: la coalition des impérialismes occidentaux contre l'impérialisme Russe. Verrou de la mer Noire, verrou de l'exportation du pétrole Russe, la Turquie est courtisée.

    Cherchant sa place dans un échiquier géopolitique au sein duquel elle voudrait exister en tant que puissance régionale, pas seulement en tant que zone d'opération, logiquement, elle monnaie.

    Elle a monnayé sa politique sur les migrants auprès de l'UE, acceptant subsides et investissements, mais n'obtenant pas ce qu'elle souhaite, une reprise des discussion sur son adhésion. Critiqué -mais pas condamné- par l'Union Européenne et l'ONU à la suite de la vague de répression qui s'est abattue sur le pays depuis Juillet, ciblant principalement les progressistes de HDP et les kurdes, le président de l'Etat Turc a donc répondu par une pique.

    Erdogan a donc déclaré: "Certains pourraient me critiquer mais je fais part de mes opinions. Par exemple, je me demande pourquoi la Turquie ne rejoindrait-elle pas l'Organisation de Shanghai?" De même, il menace d'un référendum sur le processus d'adhésion à l'UE avant la fin de l'année si celle-ci ne reprend pas les négociations.

    Bonne marchande, elle monnaie son allégeance à l'autre coté, pour flairer si l'Organisation de Shanghai lui offre mieux. Quant à savoir si il s'agit d'un virage complet ou d'un bluff pour faire monter les enchères, difficile à dire.

    Pour autant cela est révélateur de la situation particulière dans laquelle se trouve l'équilibre militaire: La Turquie, depuis son apparition, à la partition de l'Empire Ottoman, a été l'objet de toutes les attentions, pour bloquer l'URSS naissante, pour verrouiller ses détroits, à l'inverse, de pressions de l'URSS pendant la Seconde Guerre Mondiale, pour qu'elle intervienne; mais également bastion de l'Otan et de la réaction pendant la guerre froide.

    Aujourd'hui, le fait qu'elle hésite montre donc que la Russie, et le "bloc continental" auquel elle appartient, ont des offres à faire qui pourraient rivaliser avec celles de l'occident. Cela concoure à laisser penser qu'effectivement la parité militaire et géopolitique s'atteint progressivement au niveau international.

    Reste à voir comment les discrets zélateurs de Poutine, le présentant comme un champion de la liberté face au fasciste Erdogan, pourront politiquement digérer ce revirement s'il a lieu. Reste à voir la réaction de l'Union Européenne.

    Cela reste une affaire à suivre de près.

  • Wauquiez veut siffler la fin de la "récré" pour les bénéficiaires du RSA.

     

    Laurent Wauquiez, tout comme la cohorte de charognards qu'il traîne dans son sillage, peut siffler tant qu'il veut.

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    Ces individus et la classe qu'ils représentent n'ont jamais su ce qu'était le travail honnête, ils ne connaissent que le parasitisme, se contentant de se partager le gâteau du travail fait par les prolétaires, par les travailleurs.
    Ils se réjouissent du chômage, pourtant, ces capitalistes, ils se réjouissent de pouvoir faire pression sur les salaires, sur les conditions de vie des travailleurs, par le terrorisme de l'exclusion sociale.
    Ce n'est pas de gaieté de cœur que les ouvriers, que les travailleurs en général, acceptent les réductions de salaires, les hausses de temps de travail. C'est le couteau contre la gorge.
    Ce n'est pas en sautant de joie que la petite et moyenne paysannerie s'endette jusqu'au suicide, qu'elle se saigne à blanc pour les profits des firmes agro-alimentaires, c'est parce qu'elle y est contrainte, c'est parce qu'elle est pieds et poings liés.
    Mais pour les Wauquiez, dépendre du RSA, dépendre de la misère institutionnalisée, c'est s'épanouir dans une cour de récréation, dans l'insouciance et le bonheur, tandis que les patrons du CAC40 sueraient sang et eaux pour nous sauver tous.

    Mais, pourtant, nous le prenons au mot, ce candidat, et oui, effectivement, un jour la "récré" sera sifflée. Un jour, ceux qui n'ont fait que voler le travail devront eux même travailler de leur main, si ils veulent un toit, du pain, et la liberté. Ils devront payer les crimes et les abus qu'ils ont commis, tant dans l'Etat Français que dans les régions dominées par son impérialisme, où, pour une poignée d'euros, le sang coule.
    Oui, M. Wauquiez, la "récré" sera sifflée. Elle le sera. Et ce jour là, vous serez bien en peine, vous les profiteurs, de devoir travailler si vous ne voulez pas être châtiés!

    Peut-être le réactionnaire fini, candidat à la primaire de droite, M. Poisson, dirait que "Dieu pardonne". Peut-être. Mais pas nous, ni le prolétariat.

  • Attaque contre la librairie anarchiste La Plume Noire à Lyon.

    Hier, la librairie libertaire La Plume Noire, également local de la Coordination des Groupes Anarchistes, a été attaquée par un groupe d'une quinzaine de militants d'extrême-droite.

    Cela fait bien longtemps, déjà, que s'implantent les fascistes dans l'agglomération lyonnaise. Bien longtemps qu'ils commettent leurs agressions sur tout ce sur quoi leur colère peut se déverser, que cela fusse les personnes issues de l'immigration, les personnes ne partageant pas leur vision rétrograde et pourrie des rapports de genre, des pratiques amoureuses, ou les militants progressistes, syndicalistes et révolutionnaires.
    Ils ne le font pas seuls !
    Ils sont aidés !

    Aidés en cela par l'impunité dont ils bénéficient, voire même la collusion avec les forces de l'ordre. Aidés par les discours réactionnaires, xénophobes, racistes qui affluent des bouches de tous les ténors de la politique.

    L'autodéfense militante, populaire et indépendante des institutions et des partis bourgeois est une nécessité chaque jour plus pressante ! Mais nous ne tomberons pas dans le piège que tendent les opportunistes, qui veulent faire des militants progressistes, des causes justes, des marchepieds pour leurs élections. Ces laquais du capitalisme, qui veulent que les révolutionnaires les servent, servent leur accession au pouvoir, plutôt que de lutter pour les détruire.

    Nous ne sombrerons pas dans ce piège.

    Nous aussi nous ne sommes pas seuls !
    Solidarité avec nos camarades anarchistes attaqués !
    Solidarité avec les victimes des fascistes, dans l'Etat français comme partout dans le Monde !

     
  • UNITÉ N°1 -Mis à disposition-

    Nous mettons à disposition publique notre N°1 de notre journal, UNITE.
    Sorti en Mai 2016.

    Sommaire:

    Pourquoi l'Unité Communiste – Lyon ?

    L'Etat d'urgence: une nouvelle conception de la répression d'Etat.

    Loi El Khomri: Les funérailles du CDI.

    Hommage aux victimes de la catastrophe de Tchernobyl et aux liquidateurs.

    Qui sommes nous ?

    Nous vous souhaitons bonne lecture.

     

  • Corée du sud : l’affaire du « Choi gate » ou le Raspoutine sud-coréen

    Samedi 12 novembre, le peuple de Séoul est descendu dans la rue par centaines de milliers, selon la police, par millions selon les manifestants, pour exiger la démission de l'actuelle présidente de la Corée du sud, Park Geun-hye, dont la relation obscure avec une secte « chamanique » a été percée à jour.

    La fille de l'ancien dictateur anti-communiste Park Chung-hee -qui a dirigé la Corée du sud d'une main de fer du putsch de 1961 à sa mort en 1979- était en effet sous l'influence d'une mystérieuse éminence grise, Choi Soon-sil. Ce dernier aurait utilisé son influence sur la présidente pour obliger de grosses firmes nationales -notamment Samsung)- à verser d'importantes sommes à des organisations servant uniquement de façade légale, avant de servir à des usages personnels ou de financement de la secte.

     Un scénario digne des plus abracadabrantesques théories du complot.

     Les liens entre le gouvernement de Séoul et les mouvements sectaires ne date pas d'hier. Avant Choi Soon-sil, Park Geun-hye nouait une relation particulière avec le père de celle-ci. Choi Tae-min, gourou de la secte « l'église de la vie éternelle », et surnommé le Raspoutine coréen, avait obtenu les faveurs de l'actuelle présidente en 1975, après lui avoir affirmé être en contact avec sa défunte mère.

    Très tôt, la Corée du sud ayant a été le terrain privilégié de sectes telle que la secte Moon, fondée par Sun Myung Moon. Ces sectes ont une chose en commun : l'anticommunisme viscéral et agressif comme base d'idée et comme fond de commerce. D'où un soutien financier énorme de la part des États-Unis, dans leur politique de sabotage de la réunification de la péninsule et d'où des liens toujours étroit avec le pouvoir autoritaire de la présidente Park, tout comme avec celui de son père avant elle.

    Illustration: mariage dans la secte Moon. (Source Rue 89)

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     Alors que la Corée du sud est voisine avec l'un des derniers pays se revendiquant du socialisme -sous le nom de leur propre courant le Juche, dont la perception particulière du marxisme soulève des questions d'analyses qui sont loin d'être tranchées- ces sectes demeurent puissantes et ont pignon sur rue. Les conceptions métaphysiques, le dogmatisme religieux, l'esprit de secte, sont en effet parmi les armes les plus efficaces de la bourgeoisie pour détourner le peuple des idéologies progressistes et révolutionnaires. Elles s'opposent frontalement à leur base scientifique est remplacent le matérialisme-dialectique par la foi aveugle.

    Mais derrière les superstitions et les promesses de vie éternelle se cache la réalité : les intrigues politiques, la corruption, l'accaparement des richesses. Une histoire qui en apparence prête à rire, mais qui masque en effet une réalité, les dirigeants de cette secte, père et fille, ont favorisé l'ascension politique de Park Geun-hye, et ont fait fortune grâce à elle. Une réalité qui s'avère être la goûte d'eau de trop pour les coréens du sud, déjà écrasés par un société inégalitaire et élitiste. C'est également la goûte d'eau de trop au sein de cette société caporalisée et militarisée, dans laquelle toute forme de contestation sociale peut être considérée comme une trahison, toute opposition est vu comme une allégeance en douce à Pyongyang.

     Malgré certaines mesures prises en catastrophe, comme le limogeage du 1er ministre, ou la promesse d'une restriction de son pouvoir par la présidence, rien n'y fait, le peuple ne veut plus se laisser duper.

    L'Unité communiste de Lyon affirme son soutien au peuple coréen dans sa lutte contre ses oppresseurs, contre l'impérialisme, contre l'injustice. L'obscurantisme est le voile de la corruption et de la réaction !

    Pour la paix et la fin de la guerre froide entretenue pour des interêts géopolitiques en Corée !

    Korea is One! 
     

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  • Les cendres encore chaudes de la Première Guerre Mondiale.

    Les cendres encore chaudes de la Première Guerre Mondiale.

     

    La onzième heure du onzième jour du onzième mois de l'année mille neuf-cent dix-huit, le clairon sonnait la fin des hostilités à la suite d'une guerre démarrée quatre années plus tôt. Des millions de morts plus tard, l'épreuve de force entre deux coalitions impérialistes prenait fin.

     

    Américains, français et britanniques, accompagnés de celle de l'Empire Russe face aux intérêts tout aussi rapaces des empires centraux, de l'Autriche-Hongrie mourante, de l'Empire Allemand montant, et d'un Empire Ottoman à bout de souffle.

    Ce conflit s'est étendu sur l'intégralité du globe, de l'aventure des marins des l'amiral Graf von Spee dans les Iles Bismarck, dans les colonies d'Afrique, dans l'impasse des Dardanelles comme dans les boucheries de Tannenberg et de Verdun.

    Les banquiers, les marchands d'armes s'en sont frotté les mains, engrangeant par millions, par milliards les bénéfices, tandis que le sang des prolétaires, mais aussi des peuples colonisés, se mêlait à l'acier et aux gaz en une apocalypse criminelle.

    Cette guerre, cependant, effraya les bourgeoisies du Monde entier. Elle donna naissance à leur cauchemar concrétisé: la révolution communiste. Celle d'union soviétique souleva un espoir gigantesque pour les masses et les peuples opprimés, apparaissant comme un champion de la liberté et de la paix. Celles d'Europe, les tentatives de Bavière, de Finlande, de Hongrie, de Berlin, de Strasbourg furent écrasés sans pitié par les capitalistes et leurs laquais, qu'ils fussent corps francs ou sociaux-démocrates. Dès la fin de la guerre, les armées de tous les pays impérialistes et capitalistes furent dirigés contre la République des Soviets, où elles furent défaites.

    La Grande Guerre Impérialiste accouchait ainsi de sa propre négation, la révolution soviétique. La croisade antibolchevique lancée dans les années quarante accouchera d'une négation encore plus grande: de 1/6, le Monde libéré s'est porté à près de la moitié de la population mondiale.

     

    Symétrie, cent ans après.

     

    Aujourd'hui, alors que les capitalistes et leurs alliés de gauche et de droite se réjouissent de la défaite -temporaire- du communisme, les cendres de la première guerre mondiale n'ont jamais été plus chaudes.

    Les tensions internationales, près de cent ans après la fin de la seconde guerre mondiale n'ont jamais été aussi fortes depuis la fin de la guerre froide. Pourtant elles étaient tempérées à ce moment par la menace de la dissuasion nucléaire crédible, de la parité militaire est-ouest.

    La pax americana proclamée comme une ère nouvelle, éternelle, n'est plus. Ceux qui prêtaient une crédibilité quelconque à cette thèse se vautrent dans les conceptions du super-impérialisme de Karl Kautsky et des révisionnistes. Le monopole américain, pourrissant, ne pouvait se maintenir, et les bourgeoisies n'acceptent pas de se faire dicter leur conduite à tenir. Elles respectent leur destin de classe: devenir impérialistes, réclamer leur place au soleil, comme le formulait Otto von Bismarck, ou accepter de devenir compradores, de simples clients.

    Ni la bourgeoisie française, ni la bourgeoisie chinoise, ni la bourgeoisie russe ou allemande n'acceptent de devenir des compradores.  Elles choisissent donc la voie adaptée à leurs intérêts.

    Les élections américaines sont significatives: La période Bush père et Clinton consacraient les USA comme la seule hyperpuissance, gendarme du Monde, triomphante. C'est la période de la guerre du Golfe, la période de la grande coalition red white and blue.

     

     

    La période suivante marque un premier recul. L'élection de Vladimir Poutine sur un programme de restauration de la grandeur impériale, de défi vers l'occident, marque un retour d'un nouvel acteur dans la partie. Le 11 septembre 2001 est un réel trauma pour les USA, lesquels se sentent de nouveau vulnérables, comprennent que les menaces sur leur hégémonie se sont adaptées, mais que leur dispositif militaire issu de la guerre froide, lui, non. Depuis, l'échec de la guerre en Afghanistan, en Irak, démontre que ce n'est toujours pas le cas.  L'opposition de la France à la guerre en Irak, qui faisait partie de sa sphère de marché, marque une fissure, relative certes, dans la coalition.

    L'Amérique de Bush fils est une Amérique belliqueuse, agressive, mais en perte de vitesse. Dans les discours, elle est toujours la superpuissance, mais la posture d'Obama, son discours, marque un nouveau recul. L'année de son élection, l'année 2008, est une année qui marque un recul important: Les américains lâchent la Géorgie de Saakachvili, aspirant pourtant à rejoindre l'OTAN. L'armée Russe, qui s'est illustrée par sa capacité opérationnelle à aplatir la résistance Tchétchène, au mépris des pertes et des vies humaines, par son utilisation de la force brute, écrase également l'armée géorgienne.
     

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    Les deux mandats d'Obama marquent un fléchissement plus important. Le discours est moins arrogant, plus réaliste, plus basé sur les liens d'alliances, sur une tendance à répugner à s'engager plus en avant dans des aventures militaires. En bref, le régime gère. Il prend peu d'initiatives, temporise même l'agressivité d'Israël, s'humilie devant la face du Monde avec ses "lignes rouges" contre Bachar Al Assad. Comparativement l'impérialisme français, qui s'engage dans la guerre au Mali, dans les bombardements contre la Libye, dans le soutien à peine voilé aux opposants à Bachar, mais également dans les coups tordus et coups d'Etat, l'exemple même étant la Côte d'Ivoire.

    L'arrivée de Trump au pouvoir soulève bien des interrogations dans un monde qui devient de plus en plus multipolaire. L'aigle américain n'est pas mort, loin de là, mais il a le plumage terni. La ligne défendue par l'inénarrable candidat américain, par ce roi de la provocation, est intéressante à étudier.

    Selon l'analyse et la compilation du programme par Igniacio Ramonet, Trump se marque comme un recul de l'impérialisme américain. L'application de son programme serait même un saut périlleux arrière. Son protectionnisme militant, sa déclaration de vouloir rompre avec l'ALENA, qu'il estime contraire aux intérêts américains, de remettre des barrières douanières, n'est pas la déclaration d'un bourgeois triomphant, mais bien de celui du repli. Populisme ou réalisme ? La question reste en suspens.

    « Il n’y aura plus de garantie d’une protection automatique des Etats-Unis envers les pays membres de l’OTAN. » La déclaration sonne comme un coup de tonnerre. Cette déclaration est une rupture complète avec les principes même de l'organisation. Si elle est passée à peu près inaperçue en occident, elle a été très bien reçue par Moscou, qui, également, a approuvé la proposition d'acter l'annexion de la Crimée.

     

    Parité militaire en danger ?

     

    Le programme militaire américain, quant à lui, marque le pas. La Russie ne s'est pas privée de parader, pour les 70 ans de la victoire contre l'ogre hitlérien, avec son nouveau matériel de combat, ses Soukhoï T-50, les derniers nés de son programme de chasseurs cinquième génération. Cette année, c'est le T-14 Armata, le char le plus moderne du Monde, qui défile sous les acclamations. Le salon naval IMDS de 2015 a également révélé son lot de surprises: une nouvelle gamme de forces maritimes, renforcement bienvenu dans une politique de contrôle des mers nouvelles du pôle. Mais l'élément le plus significatif est le Projekt 23000 Shtrom -tempête-, un porte-avion géant de 90 à 100 000 tonnes de déplacement -à comparer aux 88 000 tonnes du Ronald Reagan américain-.

     

     

    De son côté, la Chine n'est pas en reste, avec la sortie officielle du J-20, lui aussi classé en avion de chasse de cinquième génération, et dont les caractéristiques restent à l'heure actuelle spéculatives. Sa modernisation du porte-avion Liaoning se poursuit, un sister-ship est par ailleurs en construction, avec des caractéristiques modernisées. Surtout, la RPC vient de franchir un bond technologique énorme, en mettant au point son premier radar quantique. Le CETC, qui peut détecter des appareil furtifs, indépendamment de leur camouflage, jusqu'à cent kilomètres  de distance, pose une question cruciale quant à la suprématie technologique américaine. De même, le premier satellite de communications quantique Micius inquiète les services de renseignement du Monde entier.

    De son côté, l'armée américaine semble dans une passe complexe. Malgré une suprématie indéniable en terme de projection de force et en terme de puissance de feu à longue portée, cette suprématie se heurte à des bottlenecks, des goulots d'étranglement importants.

     

    Le programme F-35, lancé en 1996, déjà émaillé de problèmes, ne trouve aucune résolution satisfaisante. L'avion est simplement mauvais, vulnérable, victime d'une inflation budgétaire terrifiante. A tel point que ses acheteurs se détournent maintenant, le concentré de technologie ne justifiant pas le coût, financier et opérationnel. Pire encore, plusieurs téraoctets de données ont été piratées, les soupçons se portant sur la Chine, rendant l'appareil aussi translucide que si il était de cristal, aux yeux des analystes étrangers.
     

    L'Army, elle aussi, abandonne plusieurs concepts de blindés, censés remplacer le M1A1 Abrams, vieux de près de quarante ans, et censés compléter la gamme pour le combat urbain. L'improvisation continue, pour une armée comptant de plus en plus sur ses contractuels des S.M.P [sociétés militaires privées], qui paient le plus lourd tribut en pertes, mais permettent de prétendre que le no boots in ground est toujours valable.

    La Navy quant à elle, vient d'annuler une série de projets de croiseurs multi-rôles, lesquels se sont heurtés à un échec complet, tandis que ses projets de porte-avions se heurtent à des écueils budgétaires, ainsi qu'à l'incertitude de la nouvelle élection.

     

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    La loi d'Augustine, sur l'inflation logarithmique des coûts, les industriels se gavant de bénéfices monstrueux au passage, réduisent le format des armées occidentales, tandis que le choix d'une technologie plus fruste, plus accessible, plus éprouvée, par d'autres, permettent une capacité opérationnelle plus importante, et , surtout, sur une plus grande durée qu'une blitzkrieg version 2000.

     

     

     

    L'armée Française n'a pas brillé non plus ces dernières années. Le modèle monopolistique, Nexter et Dassault aviation se partagent le marché des armes lourdes et aériennes, ne permet à l'armée française que des opérations digne des guerres coloniales, avec un format réduit.

    L'épreuve de la guerre de Syrie, véritable guerre d'Espagne-bis quant à l'application des doctrines de chaque forces, à montré l'incapacité de cette dernière à pouvoir soutenir de manière efficace les troupes au sol, au contraire des Russes, fervents utilisateurs du choc en profondeur et de l'opératique. Pendant ce temps, dans le reste du Monde, le réarmement est la tendance générale, que cela soit au Japon, où le militarisme renaît, en Corée du Sud, mais également dans un Caucase toujours brûlant.

    D'une manière générale, les armées issues de la guerre froide ne sont pas en mesure de répondre aux nouvelles conflictualités et aux nouvelles formes de combat asymétriques.

    Le doute marque partout.

     

    Les incertitudes subsistent. Et ces incertitudes sont favorables à l'entropie, la tendance au chaos.

     

    Pour supprimer l'inévitabilité des guerres, il faut détruire l'impérialisme.

    J. Staline cité in Les problèmes économiques du socialisme en URSS.

     

    Aujourd'hui, la symétrie entre notre situation et celle d'il y a un siècle peut frapper. Les terrains d'affrontement pour un repartage du Monde entre puissances impérialistes ne manquent pas. Le cas ukrainien est symbolique, de même que la tentative de coup d'Etat au Monténégro. L'Europe reste un terrain privilégié de la conflictualité et des rivalités.

    La guerre peut surgir du Pacifique, du pôle Nord, du Caucase ou du Moyen-Orient, mais la seule certitude est qu'elle finira par surgir. C'est une loi inévitable du capitalisme, celle de l'inégalité de développement, mais aussi celle du pourrissement qu'induit le capitalisme monopolistique. Les impérialisme dominants se succèdent, mais leur passation ne se fait jamais dans la douceur et la tendresse, le plus souvent dans le sang et les flammes.

    Aujourd'hui, la tendance au conflit est toujours présente. Elle le sera tant que le capitalisme et l'impérialisme n'auront pas été liquidés. Ni le libéralisme, ni le protectionnisme ne sont des barrières à la rapacité du capitalisme et de l'impérialisme, seul le socialisme l'est.

    Les discours des candidats au poste de directeur de la bourgeoisie française sont variés, atlantistes convaincus, pro-russes, indécis, ou, comme Mélenchon, partisans de l'aventure en solo de l'impérialisme français, ce qu'ils appellent "la place de la France dans le Monde." Mais la mission des communistes n'est pas de conseiller la bourgeoisie et d'espérer qu'elle "fasse le bon choix". Nous ne sommes pas un pays dominé et sous la tutelle de Berlin ou de Washington, contrairement à ce que prétendent les révisionnistes du marxisme et les fascistes. Nous sommes un état impérialiste, un des plus agressifs, des plus barbares.
     

    Notre rôle n'est pas de dire "hors de l'OTAN", "Hors de l'UE" comme si ces deux instances étaient le mal incarné. Non, notre tâche est de cibler notre impérialisme, ses méfaits, et de le combattre jusqu'au bout avec résolution. Nous serons du côté du peuple, du côté de la paix, du côté de ceux qui luttent sans relâche contre les méfaits du système capitaliste.

    La tâche des communistes est d'être les instigateurs de la résistance contre les manœuvres des faucons pour égorger nos frères et sœurs de classe. Chaque fois, à chaque guerre, les exploiteurs creusent leur propre tombe.

    Nous ne paierons pas de notre sang la prochaine guerre, nous n'enterrerons pas nos frères et nos sœurs.

     

    Nous ferons en sorte que ce soit la bourgeoisie qui soit exterminée !

    Nous devons être solidaire et fraternels avec tous les peuples qui constituent le Monde. Nous sommes le camp de la paix, le camp du peuple, le camp de la Révolution 

  • De quoi Trump est il le paravent ?

    De quoi Trump est il le paravent ?

    Ou

    Comment l'épouvantail Trump est utilisé pour ressusciter un PS moribond.

     

    "Si vous ne votez pas pour nous, Marine le Pen -notre Trump bien de chez nous- passera au pouvoir, et les enfers se déchaînerons sur la France. Alors à vos urnes, citoyens, votez pour le candidat le plus rationnel, tant pis si il applique le même programme, le light est toujours préférable à l'orignal !"

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    Il n'est pas faux de dire que l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, l'outsider, le controversé, l'U.F.O. des élections américaines, a créé un électrochoc dans le Monde entier.

    Celui qu'on créditait d'1% de chance de victoire, face à une Hillary Clinton parée de tous les atouts, à créé la surprise. Un coup de tonnerre dans un ciel sans nuages.

    L'isolationniste, le passéiste, le misogyne, le voilà aux commandes du plus puissant état de la planète. Il est tout à fait normal, en effet, de sentir un frisson glacé courir le long de l'échine a l'idée d'imaginer quatre années de déchaînement réactionnaire, de bigoterie, de sexisme et de xénophobie aux USA. 

    Si nous avons déjà donné notre position sur le sens de cette élection pour la situation des USA, nous voulons apporter notre pierre pour la compréhension des répercutions, chez nous, que cette élection va entraîner. Surtout, nous ne pouvons faire l'impasse sur ce que cela va déclencher comme torrent de flots boueux et putrides, comme shitstorm comme il est dit outre-Atlantique, sur notre propre élection présidentielle.

    Sensiblerie, émotion, chantage et politique font bons ménage dans les républiques bourgeoises. Les charognards se nourrissent sans scrupule des sentiments que peut éprouver -légitimement- le peuple.

    Cela s'est vu après les attentats, où le sang n'avait pas été épongé que déjà se ruaient sur les politiciens avide d'audimat et de reconnaissance, chacun y allant de sa surenchère morbide.

    Cela permettait de glaner des voix pour les futures élections, et d'accentuer une percée dans les deux thèmes les plus porteurs du moment: l'Islam et le sécuritaire.

    Qu'importe si, pour de nombreuses personnes, cela se traduit par un durcissement de leur conditions de vie: agressions racistes, menaces, injures, exclusion des sphères de la vie collective. Paris vaut bien une messe, aurait dit Henri IV, l’Élisée vaut bien de sacrifier, sur l'autel du populisme, quelque milliers de personnes.

    Mais le terrible problème d'un attentat, c'est qu'il se produit un effet de résilience. Les spécialistes de la question estiment que le retour à la normale se produit aux alentours de six mois après l'événement. C'est donc six mois, pour nos cher politiques, d'utilisation de l'événement en la noyant dans l'émotionnel. Passé ce délai, il commence à apparaître des réticences à avaler tant de couleuvres.

    Passé ce délai, il devient difficile de pouvoir capitaliser uniquement sur ces événements pour se gorger de voix.

    Pour un parti sur le déclin comme le Parti Socialiste, lequel renonce même à présenter un programme, il reste peu de cartes.

    C'est là où il est possible de remercier Donald Trump.

    Trump, l'épouvantail parfait, qui permet de glisser sur l'une des litanies favorite du PS, mais aussi de tous les réformistes: "Nous ou le Pen."

    Ceux qui se saisissent de cette carte, et ils seront nombreux, de gauche ou de droite, se parent d'une immunité: plus besoin de présenter de programme positif, il suffit de clamer que le meilleur barrage contre l'hydre fasciste est de voter pour son parti.

    Faire un programme positif est une tâche ardue. Souvent, les électeurs finissent par se rendre compte qu'il est inapplicable, qu'il est contraire à leurs intérêts, ou cela demande de le défendre publiquement. Difficile et dangereux.

    La victoire de Trump solutionne tout.

    Image result for affiche ps fn Elle rend crédible et palpable le risque de victoire du FN, elle vient de donner un poids conséquent à la thèse du barrage, à la thèse du "tout sauf…" Elle permet de lyncher les abstentionnistes, de souder son camp, chaque dissident devenant un agent de facto du fascisme rampant. Elle permet de culpabiliser les abstentionnistes, comme avait si bien sur le faire Mélenchon, en les parant de tous les maux, et en les accusant d'être des idiots finis, des auxiliaires de la réaction.

    Elle permet de neutraliser une partie de l'extrême-gauche, de l'opposition extra-parlementaire, accusée d'être des saboteurs du front uni antifasciste. Les appelant à jouer la carte du vote utile, du vote rationnel, du sursaut républicain. Tous derrière les partis électoralistes, et que le moins pire gagne !

    Et voilà ceux qui criaient "la peste ou le choléra", les voilà qui se rétractent, qui se recroquevillent, car dans le fond, ils n'ont jamais cru à leurs slogans. Ceux qui mettaient sur le même plant Trump et Clinton, qu'on devine finalement hypocrites, rassurés qu'ils auraient été par la victoire de la candidate démocrate. Après tout, ce ne sont pas eux qui sont sous les bombes de la bannière étoilée.

    Les voilà, encore, ces mêmes qui, terrifiés, n'ayant aucune confiance, se préparent à mettre un bulletin marqué de la rose du PS dans l'urne, tout en se vomissant eux-mêmes. "Les élections ne changent rien" le jour d'avant, "faire barrage au FN" le lendemain.

    Seulement l'application du programme du FN se fait déjà, par notre gouvernement prétendument de gauche: liquidation des conquêtes sociales, racisme d’État, expulsions, politique agressive impérialiste, répression dans la plus grand style colonial à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie, soutien aux régimes fascisants, dont la Turquie, prison des peuples. Ce n'est pas la horde fasciste, c'est la social-démocratie qui se colle à cette tâche, tâche qui résume intégralement l'existence du mouvement réformiste: une épée pour frapper le peuple, un couteau pour lui faire rendre gorge.

    Manuel Valls s'est exprimé aujourd'hui :

    "Dans ce monde si troublé, que nous dit la démocratie américaine ? Le besoin de frontières, le besoin de réguler l'immigration, la nécessité bien sûr de combattre le terrorisme, et de nommer le totalitarisme islamiste. Le besoin aussi de mieux redistribuer les richesses. Le besoin de protection pour les couches populaires et les classes moyennes, qui vivent ce sentiment de déclassement."

    Manuel Valls

    Voilà ce qu'un vote "socialiste" a créé comme monstruosité. Pourquoi ? Parce que ce qui intéresse ces partis sans scrupules c'est un siège, un poste, une sinécure. Lorsque le PS réalise le programme du FN, ce dernier crie au scandale, au vol, alors qu'il devrait se réjouir: ses idées ont gagné. Lorsque le PS réalise le programme économique de LR, ils crient également, au lieu de ce réjouir de le voir appliqué.

    Pourquoi ne le font-il pas ? Car ils sont les aventuriers de l'opportunisme, qui ne vivent que pour trouver une niche heureuse dans laquelle s'épanouir aux frais du contribuable.

    Parce qu'ils ont compris, mieux que quiconque, que les élections ne servaient à rien, et qu'ils ne font que réaliser l'agenda de la bourgeoisie, d'être tous des agents de l'impérialisme français, tous des agents du patronat français qui se pressent d'exécuter ses ordres.

    Qu'ils le teintent d'un peu de rose, d'un peu de bleu, qu'importe !

    Les voilà qui mendient nos voix, encore, les voilà qui réclament l'approbation populaire pour ensuite la trahir.

    Nous ne leur feront pas ce cadeau, nous n'acceptons pas ce jeu truqué.

    Le pouvoir n'est pas dans l'urne, il est dans la rue. L'action politique ne se fait pas dans les bureaux de vote, mais dans les luttes, dans les combats, dans l'action militante.

    Pas une seule voix pour la démocratie bourgeoise !

  • Trump élu: la fin du Monde n’est pour autant pas pour demain.

     

    Défiant la grande majorité des analystes politiques et électoraux, le résultat de l'élection américaine tombe, pour notre fuseau horaire, un peu comme un réveil le lendemain d'une soirée trop arrosée: Un sentiment de confusion, d'incompréhension, nous prend.

    Les sondages et les analystes donnaient avec certitude une confortable victoire pour Hilary Clinton. Cette victoire était celle de la logique, celle du centre, sur la position extrémiste de l'homme d'affaire.

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    Victoire de la logique car les va-t-en-guerre du Pentagone, le complexe militaro-industriel, une grande partie de l'industrie tournée vers l'exportation et l'etablishment étaient des supporters de l'ancienne première dame. Lâché par une partie de son électorat, lâché par une partie des Républicains -même Georges W. Bush aurait voté pour Hilary Clinton- cette victoire semblait impossible.

    Pourtant elle le fût.

    C'est la victoire d'une Amérique sur une autre.

    C'est la victoire des Rush Limbaugh, des Alex Jones, de cette Amérique d'outsiders réactionnaires, ces relents d'Amérique du "Sud profond", contre l'Amérique de Mickael Moore, du New York progressiste et cosmopolite.  C'est le conflit d'une bourgeoisie américaine contre une autre.

    C'est la victoire de la métapolitique, une campagne menée tant dans la rue que sur internet, où l'imageboard 4chan a réussi même à défrayer la chronique, faisant de l'image d'une grenouille mal dessinée un signe de haine et de ralliement à Trump. Image result for pepe trump

    Cela signifie-t'il que Clinton aurait été l'ange de paix et de justice: Non.

    Les révélations de Wikileaks sur les e-mails de Mme. Clinton ont montré une implication de chaque instant de la part de la candidate démocrate, et de la part de l'équipe présidentielle dirigée par Barack Obama, dans des sabotages, des pressions, des opérations de déstabilisation contre les gouvernements d'autres Etats. Cela n'est cependant pas une surprise. Mais le camp de Trump a particulièrement exploité ces histoires, ainsi que la confusion de la candidate entre son mail personnel et professionnel, pour lancer la rumeur de l'avènement d'un règne personnel et absolutiste de la part de la Démocrate. Il semble par ailleurs que des hackers russes auraient donné du grain à moudre, en participant aux piratages.

    Ceci, ainsi que la méfiance traditionnelle des états-uniens pour leurs élites, à contribué à donner un avantage à Trump.

    La Dialectique Trumpienne.

    La victoire de Trump est-elle donc cette fin du Monde tant annoncée ?

    Progressistes des USA, accrochez-vous !

    "L’heure est venue de nous rassembler et de ne faire qu’une nation. Je promets à chaque citoyen de ce pays que je serai le président de tous les américains. Pour ceux qui avaient décidé de ne pas me soutenir, je me tourne vers vous, nous devons travailler ensemble."

    Nous ne nous faisons pas d'illusions. Bien que le discours de Donald Trump soit, en terme de politique intérieure, d'une modération ahurissante, quant revient à la mémoire la campagne, son élection va sonner comme le clairon pour tout ce que les USA comptent en terme de racistes et de réactionnaires. Afro-américains, latinos, asiatiques, natifs américains, mais aussi nos camarades communistes américains vont passer de tristes moments sous une présidence qui a tant jeté de l'huile sur le feu. De même, nous redoutons de voir les mouvements progressistes, pour l'égalité entre les genres, pour l'avortement, pour que la Bible ne soit pas la loi, dans une bible belt majoritairement républicaine.

    Pour autant, la présidence de Barack Obama ne fut pas non plus un long fleuve tranquille. Les meurtres d'afro-américains par la police, la construction du pipe-line à travers la réserve native, les inégalités sociales, l'effondrement de la ville de Détroit, ont eu lieu sous ses mandats.

    Mais le grand revirement se situe dans la politique extérieure .

    Make america isolationist again.

    La victoire de Trump ne peut être regardé que comme la victoire de la position du déclin américain. Que de la position isolationniste et de repli de la part des USA. Hilary Clinton disposait d'un soutien réel de la part des huiles du Pentagone, mais aussi de l'industrie, car elle était d'une tradition interventionniste, d'une position sur la nécessité pour les USA de rester un gendarme du Monde.

    Si l'élection d'Obama était apparue comme un vent frais après 8 ans de bushisme et d'aventures militaires, les USA ont pour autant poursuivi une politique similaire à l'extérieur. Toutefois, le discours était passé d'une Amérique seule face au monde, à celle d'une Amérique cherchant un hegemôn, cherchant un nouveau réseau d'alliances.

    Trump, lui, prononce là aussi un discours d'une incroyable modération: "Je tiens à dire à la communauté internationale que si nous allons mettre en avant l’intérêt national, nous n’oublierons personne et nous traiterons avec tous les autres pays. Nous essaierons de trouver un terrain d’entente. Nous essaierons de trouver un terrain d’entente. Nous conclurons des partenariats et pas des conflits. Et je tiens à remercier toute mon équipe, tous ceux qui ont contribué à faire de cette nuit une victoire historique."

    La désescalade continue. Cette Amérique qui se cache derrière ses murs est une Amérique épuisée et en déclin.

    Son réseau d'alliance s'est affaibli, s'est amoindrie. Alors qu'elle reste le pays le plus dépensier en terme Image result for F-35 échec d'armement, sa capacité à pouvoir maintenir la parité technologique semble devenir un cauchemar, tant les programmes de renouvellement marquent le pas. Le chasseur nouvelle génération F-35 est un échec complet, et est une humiliation pour les USA et leur complexe scientifique et militaire. Face à l'augmentation en qualité et en volume des forces concurrente: Chine, Russie; face à l'augmentation de l'influence de ces derniers à travers le Monde; Turquie vacillante, Philippines de Duterte carrément pro-russe; les USA sont dans une passe difficile.

    Or, Trump n'est pas un America is back bis. Il ne mise pas tout sur la dérégulation et le néo-libéralisme de son prédécesseur des années 80. Trump, l'homme du mur, n'est pas Reagan, l'homme du tear down this wall. Il est une Amérique qui, si elle se prive de l'immigration mexicaine, légale ou non, va voir son PIB stagner d'autant plus. Liquider la manne des maquiladoras n'apportera rien. Il est d'une Amérique coincé entre un libre échangisme traditionnel, et une tentation du protectionnisme et du repli sur soi.

    Nous assistons donc à un affrontement entre deux stratégie de la bourgeoisie américaine, laquelle n'a plus l'unité de volonté qui la caractérisait auparavant.

    En 1939, le président Mao écrivait: " Etre attaqué par l'ennemi est une bonne chose et non une mauvaise chose; en ce qui nous concerne, qu'il s'agisse d'un individu, d'une armée, d'un parti ou d'une école, j'estime que l'absence d'attaque de l'ennemi contre nous est une mauvaise chose, car elle signifie nécessairement que nous faisons cause commune avec l'ennemi.

    Si nous sommes attaqués par l'ennemi, c'est une bonne chose car cela prouve que nous avons établi une ligne de démarcation bien nette entre lui et nous."

     

    Or, qui a salué l'arrivée au pouvoir de Trump ? Des alliés de l'Amérique ? Non.

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    Vladimir Poutine a appelé de ses vœux l'arrivée de Trump.

    Selon l'agence Reuters, le leader de la RPDC, Kim Jong-Un, également.

    Même si cette information est à prendre au conditionnel, comme tout ce qui sort des agences de presse chinoises et sud-coréennes, le fait que cette information ne soit pas choquante en soi est révélateur.

    Les deux ne sont pas des amis des américains, et sont des rivaux, ou des ennemis de son impérialisme. Pour autant, ils ont été séduits par le programme international de Trump, qui passe par la levée des sanctions, par le repli des bases, en bref par un recul sensible de la présence américaine.

    Si les ennemis de l'Amérique saluent l'arrivée de ce candidat, c'est bien qu'ils soupçonnent que celui-ci servira, même indirectement, leur cause.

    Marine le Pen, bien que pro-russe, a soutenu Trump. Ceux qui sont dans ce cas de figure l'ont fait, en grande partie, par ignorance, sans la moindre compréhension des enjeux géopolitiques.

     La France est particulièrement en retard dans sa compréhension des enjeux mondiaux, c'est en partie pour cette raison que son impérialisme est si agressif. Il ne fait que tomber de Charybde en Scylla, incapable de se projeter dans une pensée cohérente. Une partie de la bourgeoisie française est sur une position ouvertement atlantiste, tandis qu'une autre adhère à la conviction que ses intérêts se trouvent plus du côté de la Chine et de l'Oural.

     

    Cette Amérique du repli est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle pour le reste du Monde.

    Elle marque un déclin de l'impérialisme pourrissant des USA, et en cela, elle est une bonne nouvelle. Dialectiquement, cependant, la fonte de la calotte glaciaire que représentait les USA sur la concurrence inter-impérialiste, son affaiblissement, peut entrainer une série de guerres de repartages, peut permettre aux impérialismes brimés de prendre de l'ascendant et de tenter de faire leur place au soleil.
    La victoire de Trump, en tout état de cause, semble tirer le rideau sur la Pax Americana, déjà endommagée depuis 15 ans, depuis le 11 septembre 2001.

    Rien d'intégralement positif n'était, de toute manière, à attendre de cette élection. Entre les deux clans de la bourgeoisie américaine, nous n'avions pas à laisser notre cœur balancer. Cependant, nous restons vigilant: Bien que n'était pas au stricto sensu un émule de Hitler, Trump va certainement mener la vie dure à tous les progressistes américains. C'est vers eux, vers ceux qui combattent l'impérialisme de leur propre Etat, que nos pensées vont en priorité. C'est vers ceux qui, au cœur du monstre, luttent pour les droits des minorités, contre l'obscurantisme et la réaction, contre les menées guerrières, que va nos salutations.

    Nous sommes pour des Etats-Unis d'Amérique démocratiques et socialistes. Nous espérons que le déclin de son impérialisme est un préalable à ce que naisse un puissant mouvement populaire et révolutionnaire au sein de cet Etat.

    Vive la lutte héroïque des progressistes et des révolutionnaires américains !

    Contre l'impérialisme et la réaction !

     

     

  • 99 ans après, la révolution d’octobre est toujours un phare éclairant l’avenir !

     

    Nous célébrons cette année le 99ème anniversaire de la Révolution d'Octobre -25 octobre selon le calendrier julien en vigueur dans l'Empire Russe, dans la nuit du 7 au 8 novembre pour le calendrier grégorien.-

    99 ans après, cette révolution marque toujours une étape titanesque franchie par les masses en lutte, sous la direction du Parti Bolchevik. En effet, après la Commune de Paris, en 1871, elle est la seconde expérience d'un régime nouveau, d'un régime qui à chassé la bourgeoisie et les capitalistes, elle est la seconde expérience de prise du pouvoir par le peuple.

    Résultats de recherche d'images pour « revolution octobre »

    Cette révolution à jeté à bas les résidus du tsarisme et du parlementarisme bourgeois. Elle à jeté à bas la fausse démocratie, laquelle marchât sur les revendication du peuple en cette dure année 1917: Le pain, la terre, la paix.

    Les bolcheviks ont démontré aux yeux des masses la fausseté du réformisme, qui s'est enterré lui même, en tentant de servir deux maîtres à la foi: le capital et le peuple, ne finissant que par servir le premier des deux.

    Ils ont démontré aux yeux des masses que seule une révolution conduite de manière déterminée, organisée et structurée de la manière la plus poussée pouvait battre les forces de la réaction et de la bourgeoisie.

    Ils ont démontré que l'alliance étroite et renforcée des paysans et des ouvriers était invincible tant qu'elle était dirigée avec justesse par le Parti.

    Ils ont démontré que les masses pouvaient partir à l'assaut du ciel, et gagner !

    Cette révolution a été le coup d'envoi de la construction de l'Etat socialiste, de l'Etat prolétarien, sous la direction du Parti Communiste (bolchevik) d'Union Soviétique.

    Cette révolution a ouvert la voie à un processus long, émaillé de difficultés, de victoires et de reculs, qu'a été la lente édification du socialisme.

    Elle a été un laboratoire expérimental de l'avancée humaine, de l'avancée des droits des travailleurs, des droits des femmes, des droits des minorités opprimées. Tout comme elle a démontré que la bourgeoisie n'abandonnait pas, d'abandonnait jamais tant qu'il lui restait des forces, et que seule la dictature du prolétariat permettait au peuple de tenir sa forteresse contre les assauts des réactionnaires.

    Elle a démontré la véracité des thèses de Lénine sur la possibilité de construire le socialisme, même si la  terre entière n'avait pas basculée dans la révolution, enterrant les théories pourries des capitulards et des couards.

    Elle a démontré que les pays socialistes, par leur supériorité en terme de forces productives, pouvaient rattraper les pays capitalistes, les dépasser, tout en fonctionnant avec économie et sans gaspillage.

    Elle a donné un formidable élan d'espoir aux peuples opprimés, souffrant dans la nuit du colonialisme, de l'esclavagisme. Elle à inspiré les mouvements de libération nationale, les a aidé, les a mené sur le chemin de la liberté.

    La révolution bolchevik a ouvert l'ère des révolutions populaires, de celle de l'Albanie, de la Chine, de la République Tchèque, de Cuba… L'ère des luttes victorieuses contre l'impérialisme: Chine, Corée, Viet-Nam, Algérie…etc. Elle a ouvert une ère de lumière.

    Hélas, dans les recoins, plus forte est la lumière, plus forte est l'ombre.

    La bourgeoisie paniquée a soutenu les hordes fascistes, a mené les bouchers sanglants, les Hitler et les Mussolini à la conquête du monde, dans une croisade antibolchevique génocidaire, raciste et criminelle.

    C'est le second anniversaire que nous devons célébrer. Celui, de la parade du 7 Novembre 1941, aujourd'hui, il y a 75 ans.

    Fight for Moscow. Parade 1941

    Devant l'ennemi assiégeant Moscou, lors du dur hiver 1941, rien n'avait plus de symbolisme, rien n'incarnait plus le courage et la détermination aux yeux du peuple, aux yeux du monde, que de célébrer l'instant ou les masses ont jeté le gant du défi contre la bourgeoisie et les réactionnaires, et où ils prirent les armes et les vainquirent.

    L'Armée Rouge, renouvelant ce défi, défilèrent dans Moscou, et se portèrent à la contre-attaque, repoussant les nazis et sauvant la capitale. Le discours de Staline reste une exemple même du parallèle évident qui existait entre les deux situations:

    "Il y avait un temps où notre pays était dans une position toujours plus difficile. Rappelez-vous l'année 1918, quand nous avons célébré le Premier Anniversaire de la Révolution d'Octobre. En ce temps-là les trois-quarts de notre pays était dans les mains d'interventionnistes étrangers.
    Nous avions temporairement perdu l'Ukraine, le Caucase, l'Asie Centrale, l'Oural, la Sibérie et l'Extrême-Orient. 
    Nous n'avions aucun allié, nous n'avions aucune Armée Rouge – nous commencions juste à la créer – et nous avons éprouvé un manque de pain, un manque d'armes, un manque d'équipement.
     
    En ce temps-là 14 États ont été rangés contre notre pays (incluant les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France-) 
    Mais nous ne sommes pas devenus déprimés ou découragés! 
    Au milieu de l'incendie de guerre, nous avons organisé l'Armée Rouge et avons converti notre pays en un camp militaire. 
    L'esprit du grand Lénine nous a inspiré ce temps-là, pour la guerre contre les interventionnistes étrangers. Et qu'est-il arrivé ?

    Nous avons défait les interventionnistes, regagné tous nos territoires perdus et avons réalisé la victoire. 
    Aujourd'hui notre pays est dans une bien meilleure position alors c'était il y a 23 ans. 
    Aujourd'hui il est plusieurs fois plus riche dans l'industrie, l'alimentation et les matières premières. 

    Aujourd'hui nous avons des alliés qui conjointement avec nous forment un front uni contre les envahisseurs allemands. Aujourd'hui nous avons la sympathie et l'appui de tous les peuples d'Europe, qui sont tombés sous le joug de la tyrannie Fasciste. Aujourd'hui nous avons une armée et une marine splendides, défendant la liberté et l'indépendance de notre pays avec leurs vies. Nous n'éprouvons aucun manque sérieux ou d'alimentation ou d'armes ou d'équipement.
    Notre pays entier, tous les peuples de notre pays, supportent notre armée et marine, les aidant à briser les hordes Nazies.
    Nos réserves dans la main d'œuvre sont inépuisables. L'esprit du Grand Lénine nous inspire pour notre Guerre Patriotique aujourd'hui comme il l'a fait il y a 23 ans.

    (…)Laissez la bannière victorieuse du grand Lénine flotter sur vos têtes!
    Détruisez totalement les envahisseurs allemands!

    Mort aux armées allemandes d'occupation!
    Vive notre Patrie glorieuse, sa liberté et indépendance!
    Sous la bannière de Lénine – en avant à la victoire!"

    L'Armée Rouge est partie de la place Rouge, devant le mausolée de Lénine, pour finir sa course devant le bunker de la chancellerie, exterminant les dernier SS -français qui plus est- protégeant leur Moloch hitlérien assoiffé de sang.

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    Hélas, un triste anniversaire est à célébrer aussi. Celui de la trahison du XX ème congrès du PCUS

    La révolution bolchevik et la construction du socialisme en URSS ne se sont pas déroulés comme s'écoule une douce nuit d'été. Cela a été une lutte de chaque instant. Cela a été un combat ardu, impitoyable. Cela était également une expérimentation, qui devait déceler les pièges au moment où elle posait le pied dessus.

    Or, il est un fait indéniable, c'est que la victoire de la révolution d'octobre n'a pas été complète. Elle a été battue par un ennemi insidieux et protéiforme: la bourgeoisie, laquelle s'est accordée ainsi un sursis.

    1917-1956, voilà les 39 années de socialisme qu'a connu l'Union Soviétique. A la suite de cela, le révisionnisme, l'opportunisme, le social impérialisme prirent le dessus sur le marxisme-léninisme et menèrent le pays à la ruine, sabotèrent les partis communistes honnêtes et loyaux, et portèrent au nu le droitisme et le réformisme.

    Présenter l'Histoire de l'URSS comme un monolithe  revient à faire disparaitre par un tour de passe-passe le XX ème congrès du PCUS et ses conséquences, et il revient à faire apparaître, de manière subite, de manière complotiste, la classe sociale bourgeoise, qui liquide l'URSS.

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    Or, qu'est ce que nier le congrès de 1956 et la victoire des révisionnistes: C'est nier l'existence du révisionnisme, nier la liquidation des principes fondamentaux du léninisme par la clique de Khrouchtchev, c'est coller à la ligne de coexistence pacifique pitoyable, c'est coller à la monétarisation de l'économie, c'est coller aux principes économiques stupides de développement des biens de consommation et de l'industrie légère au détriment du développement de fond du pays.

    C'est adopter sans embage la coercition fasciste de Brejnev, qui traite ses opposants de malades mentaux et les fait enfermer dans des asiles psychiatriques, au lieu d'utiliser le débat et la persuasion, sous le prétexte qu'être contre lui, c'est être malade. C'est participer au retour de l'héritage dans la législation soviétique, c'est participer, le sourire au lèvre, à la clique antisoviétique, vils servants du complexe militaro-industriel soviétique.

    C'est jeter l'héritage de Staline par dessus-bord. C'est faire insulte à l'URSS socialiste. C'est cracher au visage de Voroshilov, de Molotov, de Kaganovitch, qui subirent la répression et les accusation de la clique révisionniste.

    C'est également nier la légitimité de ceux qui continuèrent le marxisme authentique, ceux qui rejetèrent la trahison: Enver Hoxha, Mao Zedong, Che Guevara…. En revanche c'est prodiguer mille caresses à la clique anticommuniste de Tito, milles caresses aux partis révisionnistes. C'est nier un pan entier de l'histoire du mouvement communiste et ouvrier, c'est rester benoitement sur un fantasme, c'est ne pas être tourné vers l'avenir.

    Faire surgir la contre-révolution de derrière les fagots, c'est être un antimarxiste.

    La clique liquidatrice de l'URSS n'est pas sortie de nulle part. Elle est la maturation d'une bourgeoisie intérieure qui trouve sa base sociale quelque part ! Or, une des lois de la dialectique est que les choses naissent, grandissent, ou stagnent et meurent. Si une bourgeoisie, qui est toujours au pouvoir, y est parvenue, c'est qu'elle s'est nourrie et à grandi sur un terreau.

    Comment y répondent les révisionnistes: "Ce sont des aigrefins, ce sont des déçus, des ambitieux, des agents étrangers. Jamais une classe sociale née de la restauration du capitalisme amorcée en 1956."

    Pourtant c'est bien cela. C'est bien que des failles à colmater sont apparues. Il nous faut les trouver.

    Nous, nous les cherchons, nous les cherchons dans le travail des continuateurs du marxisme, de ceux qui ont critiqué avec justesse et avec fraternité les manques de la direction soviétique. Ces mêmes dont les révisionnistes se privent d'étudier les écrits. Nous les cherchons, ces failles, par nos cherches, par nos analyses, par un travail minutieux que doivent faire les communistes, pour que l'idéologie soit la plus aiguisée.

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    Mais pour les folkloristes cela serait briser en éclat le paradigme du "paradis" socialiste, casser leur folklore, leur mythe, en bref, cela leur causerait de la peine.

    Nous n'avons aucune sensiblerie vis-à-vis de notre histoire. Elle n'existe pas pour nous faire plaisir, elle existe pour être critiquée, pour que nous en tirions des conclusions et des améliorations. Si nous n'avons pas vaincu, c'est que nous avons failli. Il nous FAUT le comprendre.

    C'est la le travail dévolu à notre génération de militant communistes: faire émerger cette synthèse, aiguiser la lame la plus affûtée de la théorie, et ne pas l'utiliser comme un hachoir. C'est là nos tâches, que de porter au plus haut notre compréhension de notre propre histoire, de notre propre héritage.

    Ne laissons pas les bandits réformistes prendre en otage l'héritage de 1917

    Ne laissons pas le bandit Poutine prendre en otage l'héritage de 1941

    Ne laissons pas les bandits révisionnistes mentir sur le sens de 1956

    Nous, communistes, nous ne devons pas que crier le nom de la révolution de 1917. Que crier au nom des défenseurs de Moscou. Nous devons nous montrer dignes d'eux. Digne de l'héritage idéologique que nous ont laissé nos prédécesseurs. Or, cette dignité se gagne en relevant le gant de la bataille idéologique, pour restaurer sa grandeur. De la bataille organisationnelle en construisant de nouveau nos organisations, notre parti, que les révisionnistes nous ont volé et ont annihilé. De la bataille suprême, en battant une bonne fois pour toute la bourgeoisie impérialiste de France, la bourgeoisie impérialiste du Monde entier !

  • Soutien aux révolutionnaires et aux progressistes de l’État Turc !

     

    4 novembre 2016 : La police aux ordres de l’État turc a pris possession des habitations des coprésidents du HDP, Selahattin Demirtaş et Figen Yüksekdağ, qui ont été arrêtés, incarcérés et entendus par un juge dans la journée même. Au même moment, les neuf députés Sırrı Süreyya Önder, Leyla Birlik, Ferhat Encü, Ziya Pir, Nursel Aydoğan, İdris Baluken, Gülser Yıldırım, Abdullah Zeydan et Selma Irmak, ont été arrêtés et incarcérés pour des liens présumés avec la Parti des Travailleurs du Kurdistan, le PKK. Plus tard dans la même journée, les députés Idris Baluken, Leyla Birlik et Nursel Aydoğan ont été incarcérés pour avoir manifester en soutien à leur camarades. En tout, 15 députés ont été arrêtés.

    Cette attaque n’est nullement le fruit du hasard, elle est une menée réactionnaire et fasciste contre l’organisation politique HDP, qui porte la voix des progressistes et des nations opprimées dans cette prison des peuples qu’est la Turquie.

    Le gouvernement turc, dominé par le parti AKP, poursuit une politique de chasse aux organisations progressistes et révolutionnaires au sein de l’État Turc. Tirant parti de la tentative de coup d’État, en juillet, orchestrée par une clique de réactionnaires au sein de l’armée, la Turquie a instauré un état d’urgence qui délie les mains de la police et de la justice. Dès lors, tout est permis, et les arrestations se sont succedées.

    Déjà en Août une purge à frappé le corps des fonctionnaires, avec 5000 limogeages. 146 mandats d’arrestation ont été édictés contre des universitaires accusés d’être défavorables au président.

    Dernièrement, le président Erdoğan a déclaré vouloir remettre en place la peine de mort, abolie en 2004. Geste significatif: Erdoğan ne veut pas seulement museler ses opposants, il veut les exterminer, et les communistes Turcs et Kurdes sont dans le viseur de l’apprenti-fasciste.

    Il ne faut pas oublier que l’État turc mène en parallèle une sale guerre au Kurdistan Nord Bakur, par ailleurs fief du HDP. Les opérations militaires, les bombardements, le siège des villes se poursuit et s’intensifie. Soutenant des réactionnaires en Syrie, et trouvant des visées communes avec Daech, AKP veut écraser la résistance Kurde entre le marteau et l’enclume.

    Erdoğan veut réaliser ses ambitions fascisantes et écraser les résistants et les révolutionnaires.

    Il échouera.

    Malgré la complicité de nombreux impérialistes, malgré celle de la France notamment, grande souteneuse de criminels, malgré tout l’appui de ses alliés, Erdoğan échouera !

    Il échouera comme tout ceux qui veulent écraser les peuples sous leur domination, sous l’oppression.

    Le 1er novembre, nous avons fêté le second anniversaire de la victoire de Kobanê, victoire contre Daech par les forces de la résistance Kurde, leurs alliés Turcs progressites et internationaux. Cette victoire est plus que militaire, elle est le symbole vivant que les armées populaires, que la résistance populaire est invincible !

     

    L’Unité Communiste – Lyon apporte tout son soutien à la lutte pour l’indépendance du Kurdistan et pour le maintient des libertés démocratiques en Turquie.

    LIBERATION IMMEDIATE DES PRISONNIERS  

    Les Erdoğan vont et viennent, mais la force du peuple est éternelle !