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  • Renforcement de la présence militaire en Europe, le spectre de la guerre n’est pas mort.

    L’Otan mise sur la dissuasion face à la Russie : les premiers blindés américains à destination de l’Est de l’Europe sont arrivés à Bremerhaven. C’est le plus grand déploiement de forces depuis la fin de la Guerre froide”.

    Tels sont les propos relatés par le journal Der Spiegel, principal hebdomadaire d'investigation allemand. C'est dans la petite ville portuaire de Bremerhaven que débarquent les hommes, les chars et le matériel de l'Alliance. Avec le soutien logistique de la Bundeswehr, ces derniers vont venir prendre leurs quartiers dans la ville de Sagan en Pologne, laquelle héberge leur centre de commandement. Ce débarquement d'ampleur doit renforcer la présence militaire américaine dans les pays Baltes, en Roumanie, ainsi qu'en Bulgarie et leur fournir une force de réponse rapide. L'objectif est de constituer une démonstration de force face à la politique de la Russie de Poutine, notamment de son implication dans le conflit ukrainien, toujours actif bien qu'il ait quitté la une de l'actualité au profit du conflit syrien où, là aussi, Moscou et l'Alliance poursuivent des buts diamétralement opposés.

     

    Ce n'est pas la première fois que nous relatons la résurgence des tensions entre la Russie et OTAN. L'Europe Orientale et les Balkans sont toujours -cela tend même à s'accentuer- la poudrière du vieux continent. Planifié avant le changement d'administration, ce déploiement de renforts tend à militariser davantage la région. Les confins de l'Europe restent un enjeu géostratégique entre Europe, USA et Russie.

    Le nouvellement nominé Donald Trump affirme une volonté de se tenir à l'écart des conflits, à effectuer un repli vers une politique isolationniste. Le milliardaire est également un apôtre, officiellement, d'une alliance avec son homologue Russe.

    Pour autant, malgré la prise de position du président US, il est douteux de voir les Etats-Unis renoncer à une conception géopolitique antagonisant la Russie comme l'ennemi principal, or du cadre d'une alliance tactique pour contrer la montée de la Chine, contre laquelle le président Trump ne cesse de pester.

    Depuis l'amiral Mahan, à l'aube du XXème siècle, jusqu'à Brzezinski et ses héritiers, la doxa américaine considère qu'il n'est nullement possible de s'accomoder d'une Russie -ou d'une Chine- puissante. Difficile de croire que même le sulfureux Trump puisse tordre une logique aussi établie.

    Provocation de troubles, échec, nouvelle provocation, nouvel échec, et cela jusqu'à leur ruine — telle est la logique des impérialistes et de tous les réactionnaires du monde à l'égard de la cause du peuple; et jamais ils n'iront contre cette logique.

    C'est là une loi marxiste.

    Quand nous disons: «l'impérialisme est féroce», nous entendons que sa nature ne changera pas, et que les impérialistes ne voudront jamais poser leur coutelas de boucher, ni ne deviendront jamais des bouddhas, et cela jusqu'à leur ruine.

    «Rejetez vos illusions et préparez-vous à la lutte» (14 août 1949)

     

    En Allemagne, certaines voix se sont élevées pour dénoncer ce déploiement. Ainsi, le ministre-président du Brandebourg, Dietmar Woidke (SPD), a dénoncé la militarisation de la frontière germano-polonaise. Des protestations ont également été émise par le parti Die Linke -affilié au parti de la gauche européenne auquel prend part notamment le PG et le PCF-, ainsi que par les réactionnaires de l'AfD.

    Aucun des contradicteurs n'analyse ce conflit pour sa véritable nature, c'est-à-dire une aggravation des tensions internationales entre impérialismes concurrents. Si ceux-ci dénoncent l'agressivité de l'occident envers Vladimir Poutine, c'est pour prendre la défense de ce dernier, non pour analyser le risque de conflagration mondiale. Bien qu'étant de bord diamétralement opposés, les réactionnaires virulents et la gauche réformiste radicale voient chacun ce qu'ils veulent voir dans les yeux du président de la Fédération de Russie. Les uns y voient le rempart contre la décadence de l'Europe et comme le symbole d'un rigorisme tsariste teinté de moralisme orthodoxe ; les autres croient y voir les ferments de la révolution anti-américaine et se perdent dans les symboles soviétiques, qu'il agite comme des colifichets devant leurs yeux. L'ironie de la chose veut que ce dernier se soit prononcé pour soutenir François Fillon pour ce qui est des élections au sein de l'Etat français.

     

    Nous communistes, condamnons l'impérialisme dans son ensemble, et celui de notre propre Etat en premier lieu. L'Etat français reste globalement en retrait dans cette affaire, ses liens de clientèle avec l'orient de l'Europe se limitent à la Roumanie -à travers Dacia notamment- ainsi qu'avec la Pologne. La France elle-même, bien que membre de l'OTAN, est dans une position originale. La grande majorité de ses candidats à l'élection présidentielle semblent vouloir vanter les mérites de la Russie comme alliée et comme modèle, et -au final- seul le Parti Socialiste et les trotskistes prennent une position pro-occidentale tranchée.

    La raison est simple, l'Etat français à ses interêts principalement tournés vers l'Afrique. Il ne s'intéresse guère qu'à la concurrence qui pourrait surgir là-bas.

    Nous rejetons la logique campiste qui veut qu'on acclame Vladimir Poutine ou l'OTAN.

    Ce n'est pas notre tâche que de soutenir l'un ou l'autre des camps de nos ennemis. Nous refusons de voir l'Europe redevenir un champ de bataille.

    Si le spectre de la guerre ressuscite une fois de plus, elle ne sera menée que la bourgeoisie monopoliste et ses intérêts. Le prix du sang, en revanche, sera payé par les peuples et les travailleurs. Nous refusons de servir de chair à canon. Mais que la bourgeoisie se méfie !

     

    Actuellement, dans tous les pays du monde, on discute de l'éventualité d'une troisième guerre mondiale. Nous devons être préparés psychologiquement à cette éventualité et l'envisager d'une manière analytique. Nous sommes résolument pour la paix et contre la guerre.

    Mais si les impérialistes s'entêtent à déclencher une nouvelle guerre, nous ne devons pas en avoir peur. Notre attitude devant cette question est la même que devant tous les désordres: primo, nous sommes contre, et secundo, nous n'en avons pas peur.

     

    La Première guerre mondiale a été suivie par la naissance de l'Union soviétique avec une population de 200 millions d'habitants.

     

    La Seconde guerre mondiale a été suivie de la formation du camp socialiste qui englobe une population de 900 millions d'âmes.

     

    Il est certain que si les impérialistes s'obstinent à déclencher une troisième guerre mondiale, des centaines de millions d'hommes passeront du côté du socialisme et seul un territoire peu étendu demeurera aux mains des impérialistes; il est même possible que le système impérialiste s'effondre complètement.

     

    «De la juste solution des contradictions au sein du peuple» (27 février 1957)

    Entre le moment où ces mots étaient couchés sur le papier et aujourd'hui, tant a été perdu. Pourtant, nous devons avoir foi, avoir une foi inébranlable dans l'esprit de paix et de fraternité des peuples.

    Nous devons reconstruire le camp de la paix, reconstruire la solidarité internationale entre les peuples, les liens d'amitié, d'amour que nous entretenons, que nous devons entretenir, entre tous les exploités, tous les opprimés.

     

    C'est ainsi que la guerre de la bourgeoisie se muera en guerre contre la bourgeoisie, qu'elle sera balayée de la surface de la terre, et que des cendres de la guerre naîtra l'Etat du peuple.

     

     

  • À Oullins, on meurt encore de l’amiante.

     

    Depuis plus de dix ans, divers cas de pathologies liées à la présence d'amiante -cancers du poumon, de la plèvre, troubles respiratoires aigus- se sont déclarés chez les cheminots qui travaillaient aux ateliers d'Oullins [Département du Rhône].
    L'amiante, pourtant interdite d'utilisation depuis 1997, est toujours présente dans le matériel roulant de la SNCF construit avant cette date.
    Les cheminots qui travaillent aux ateliers d'Oullins subissent toujours aujourd'hui un contact constant avec cette matière hautement cancérigène, et ce, depuis des années.
    La CGT a pourtant effectué un travail de recueil des plaintes de cheminots malades à cause de leur exposition à l'amiante sur leur lieu de travail et de celles des familles de ces mêmes travailleurs, décédés également à la suite d'une exposition importante à ces produits.
    Malgré le grand nombre de plaintes centralisées, la direction de la SNCF rechigne sans cesse à mettre à la disposition de ses ouvriers les dispositifs de protection nécessaires, masques, combinaisons, pour réduire les risques d'inhalation de fibres dangereuse.
     Depuis que l'amiante est déclaré cancérigène par l'Etat, le problème n'est toujours pas réglé: les cheminots continuent de mourir et les seules mesurettes qui sont prises grâce à la pression des syndicats ne sont en rien suffisantes pour protéger efficacement le personnel.

    Face à des améliorations qui ne viennent pas, toujours repoussées aux calendes grecques, et face à une justice qui se refuse à reconnaître la responsabilité de la SNCF dans les maladies qui touchent les cheminots, nous soutenons les revendications de la CGT.

    Nous exigeons un désamiantage du site d’Oullins.
    Nous exigeons la reconnaissance complète de la responsabilité de la SNCF.
    Nous exigeons une compensation offerte aux familles des victimes de l’amiante.

    L'Etat français est cruellement en retard en termes de respect des normes de sécurité et de santé. Chaque année, les maladies professionnelles et les accidents du travail prennent un lourd tribut sur le contingent des travailleurs et des travailleuses. Chaque année, les dégâts physiques et moraux, les harcèlements et la placardisation frappent des dizaines de milliers de prolétaires. Les mesures judiciaires à la suite d'accidents mortels frappent les responsables, mais aux échelons les plus bas. Les dirigeants, les actionnaires, ceux qui  sont les premiers responsables, échappent à toutes sanctions. Comment seraient-ils condamnés ? La justice est à eux.

    Alors une attitude comme celle de la SNCF n'est en rien étonnante, pour les entreprises privées, les profits des actionnaires sont plus importants que la vie des ouvriers et des ouvrières.  Le capitalisme agit avec la plus grande désinvolture quant à la vie des travailleurs. Leur mort, leur santé, leur protection ne sont que des variables de coût calculées comme les autres. Faire des profits, en faire vite, avec le rendement maximum, voilà leur unique mot d'ordre. Qu'importe si le travail devient un moulin à os, dont les ouvriers et ouvrières ressortent brisés ou malades. Qu'importe si les employés et les employées se suicident. Ce ne sont que des données statistiques.

    Nous, communistes, nous ne nous satisfaisons pas de cela. Les actionnaires, les patrons et les patronnes agissent en vulgaires parasites qui se repaissent du travail des ouvriers et des ouvrières. Ils vivent de rente et d'exploitation, et pour garantir et augmenter celles-ci, commentent méfaits sur méfaits, crimes sur crimes.
    Ils seront jugés, et pas uniquement par l'histoire.
    Il n'est pas possible, il est illusoire de croire que le patronat acceptera de partager son pouvoir, d'être fair play, de partager les richesses. Il est illusoire de croire que, tant qu'il lui restera une once de pouvoir, il acceptera de céder aux revendications et aux réformes que promettent ceux qui croient au pouvoir des urnes.

    Souvent, les révolutionnaires sont traités d'utopistes car ils veulent détruire le pouvoir de la bourgeoisie et construire celui du peuple. Mais n'y a t'il pas plus grande naïveté que de croire qu'il est possible de négocier avec le propriétaire d'esclave ?

    "La force prime le droit," phrase souvent attribuée à Bismarck, est toujours une vérité constante.
    La force des patrons fait office de loi. Et si jamais de doux rêveurs touchent à cette loi, les bourgeois et les bourgeoises n'hésiteront pas à la briser.

    Mais qu'ils prennent gare. Car la force, la vraie force, est celle du peuple. Et le peuple n'oubliera pas leurs méfaits, lorsqu'il les chassera de leur trône d'or.

  • Kurdistan: Choisir son camp ; celui du peuple ! Lettre ouverte à nos camarades.

    Lettre ouverte aux organisations progressistes, révolutionnaires, ainsi qu'aux médias alternatifs et militants.

    Il n'est pas possible de soutenir à la fois les opprimés et leurs oppresseurs.

    Dernièrement, le siège et la chute de la ville d'Alep a causé de violents remous dans l'opinion publique au sein de l’État Français. Les images de morts, de blessés, de destruction, de bombardements ont marqué les esprits. Il est logique, il est sain d'être horrifié par ce genre de scènes.

    Pourtant, l'empathie légitime qu'il est possible de ressentir pour les victimes de ces opérations militaires, des exactions qui ont suivi la reprise de la ville, ne doit pas oblitérer tout jugement politique. Cela ne doit pas occulter la véritable nature politique de l'opposition armée connue sous le nom de « Armée Syrienne Libre » et les intérêts qu'elle sert, entre les mains de ses maîtres.

    Que des individus soient mortifiés et réagissent avec leur cœur, comment le-leur reprocherions-nous ? Si ils sont dans l'ignorance des ramifications et des implications politiques, nous ne saurions les blâmer, c'est à nous, militants, de les en informer.

    Mais qu'une organisation politique ou un média militant prenne position pour soutenir l'appel de la "mairie d'Alep-est", c'est une toute autre chose.

    L'erreur existe, et l'ignorance également. C'est pour cela que nous rédigeons cette lettre. Nous les invitons à repenser leur position, à comprendre qu'on ne peut pas être équidistant entre les progressistes et les réactionnaires sans prendre fait et cause pour eux.

    Beaucoup d'organisations politiques et de médias militants progressistes affirment soutenir la lutte du peuple kurde contre ses oppresseurs en Turquie et en Syrie. Ces organisations et médias retransmettent les informations transmises par la coalition formée autour du PKK, du TKP M/L, de leurs organisations militaires YPG – YPJ – TIKKO, et affirment également soutenir la politique du HDP en Turquie, qui combat contre l'ogre Erdogan et son régime.

    La coalition que forment les organisations de combat kurdes est la seule à œuvrer à une lutte résolue pour le progrès, l'égalité, et pour chasser les impérialistes. Et ce, que ce soit au Rojava (Kurdistan Syrien) au Bakur (Kurdistan de Turquie), sur leur terre, tout comme pour l'émancipation générale des peuples de Syrie et de Turquie.

    Le Parti HDP, dans l’État Turc, mène une lutte exemplaire pour le maintien des droits démocratiques dans un État qui sombre dans le fascisme.

    Que veulent ces forces ?

    Les forces combattantes du Kurdistan Turc et Syrien veulent l'indépendance. Elles veulent la constitution non pas d'un état bourgeois de plus, mais bien d'un État libre de démocratie populaire. Elles combattent, dans un front uni avec leurs alliés, contre l'impérialisme, le capitalisme, l'obscurantisme, le sexisme et la destruction de l'environnement.

    Les forces Kurdes mènent la lutte depuis 1978 dans l’État Turc, date à laquelle a été fondé le Parti des Travailleurs du Kurdistan, sous l'impulsion de Abdullah Öcalan. Depuis le commencement de la guérilla, les forces Kurdes n'ont jamais renoncé à obtenir un état indépendant.

    La coalition des Forces Démocratiques Syriennes est un front dans lequel luttent les Kurdes, contre le régime dictatorial et clientéliste de Bachar Al-Assad, laquais des Russes, et contre les pions de Erdogan et des réactionnaires, la clique de l'Armée Libre Syrienne. Ces forces combattent également les réactionnaires fascistes de Daesh. Pourtant cette alliance n'est pas toujours fiable et connaît des fractures. De nombreuses forces combattent aux côtés des Kurdes contre Daesh, l'ASL ou le régime, mais il est arrivé que les alliés de la veille se retournent contre les combattants kurdes dès que l'ennemi commun prend la fuite. Très peu de forces syriennes acceptent l'idée d'un Rojava indépendant. C'est pour cela que nous devons soutenir nos camarades au front. L'anti-impérialisme et l'internationalisme sont les meilleurs alliés des Kurdes.

    Début 2016, les forces combattantes révolutionnaires Turques et Kurdes se sont unifiées autour d'un front commun nommé “Halkların Birleşik Devrim Hareketi” (Mouvement Révolutionnaire Unis des Peuples) rassemblant une dizaine d'organisations révolutionnaires Kurdes et Turques.
    Voici quelles sont ces organisations:

    • Devrimci Karargâh (QG Révolutionnaire)
    • DKP (Parti de communards révolutionnaires)
    • MKP (Parti communiste maoiste)
    • MLKP (Parti communiste marxiste léniniste) pour combattre le fascisme turc au Kurdistan.)
    • THKP-C/MLSPB ( Parti/Front communiste de Turquie/marxiste-léniniste, brigades armées de propagande)
    • PKK (Le Parti des travailleurs du Kurdistan)
    • TİKB (L’union des communistes Révolutionnaires de Turquie)
    • TKEP-L (Parti communiste de Travail, léniniste)

    D'autres combattent également de manière indépendante ou côte-à-côte avec les forces progressistes Kurdes et Turques. Nous mentionnons leurs noms en annexe
    .
    Leur communiqué résume leurs objectifs:

    • "Notre mouvement a pour objectif d’obtenir un avenir libre, démocratique pour nos peuples, contre l’impérialisme, le capitalisme, le chauvinisme, le fascisme et le racisme. Il considère incontournable la destruction de l’AKP fasciste, avec tous ses soutiens sociaux et par la force révolutionnaire du peuple.
    • Le gouvernement AKP, est en train de détruire la nature, en même temps que la société. Il intensifie l’exploitation de la classe ouvrière et de tous les travailleur/ses, et impose les conditions d’esclavage. Sur toutes les masses de population, il est répressif et meurtrier.
    • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, adopte le principe de réunir et d’organiser toutes ces forces sous les attaques de l’Etat bourgeois de la République Turque et du gouvernement AKP, et de les mobiliser pour la lutte.
    • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, lutte pour l’écologie, pour la libération de la femme, pour la classe ouvrière, les droits et les libertés des travailleurs, ainsi que pour installer le pouvoir du peuple pour la Turquie, et l’autonomie au Kurdistan afin de permettre un avenir libre pour nos peuples.
    • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, appelle toutes les masses populaires meurtries par le fascisme et l’intégrisme, en commençant par les femmes, les jeunes, les ouvriers et les travailleurs, à s’organiser, s’unir et lutter pour la liberté, la démocratie et la fraternité des peuples."

    Certes la guerre force à des compromis. Le mouvement de libération kurde a dû en faire et en fera certainement d'autres. Mais ces compromis n'ont jamais détourné ces forces combattantes de leur but ; contrairement à une ALS qui est directement une marionnette entre les mains de ses maîtres. Ériger ces compromis en obstacles insurmontables est le paravent de la lâcheté et du sectarisme. Pendant que, bien au chaud, des militants s'échinent à trouver des groupes qui soient l'incarnation de la perfection, mais dont l'impact réel est nul, ceux qui combattent réellement meurent au front sans soutien. Dans notre calme État impérialiste, s'offusquer qu'il soit possible de chercher des alliés tactiques lorsque les bombes pleuvent est un luxe que ne peuvent connaître ceux qui subissent la guerre.

    Il est possible, et il est d'ailleurs sain d'être critique. Mais il est nécessaire de savoir choisir également son camp.

    Il est impossible de jouer sur deux tableaux.                

    L'occident, et au premier rang la France, condamne le régime de Bachar Al-Assad pour des motifs hypocrites, camouflant une opposition géopolitique avec la Russie. Lorsque la famille Assad était une bonne cliente de la France, celle-ci ne tarissait pas d'éloge au sujet du régime.
    Certains groupes militants pensent qu'il faut appliquer alors, mécaniquement, le fait que l'ennemi de notre ennemi est notre allié. Ils soutiennent alors Bachar Al-Assad comme un rempart contre l’obscurantisme, comme un chef de file de l'anti-impérialisme. En somme, ils nient que Bachar Al-Assad est un simple agent de la Russie au Moyen-Orient, une marionnette des ambitions Irano-Russes dans l'orient de la Méditerranée.

    Ces organisations peignent en rouge le régime, et peignent en rouge Poutine, ce qui est faux. Elles mettent en avant -tout aussi hypocritement- le fait que le régime serait l'allié des Kurdes, et qu'il est possible de concilier les deux. C'est escamoter le fait que, si des trêves existent lorsque Daech et l'ALS sont présentes, le régime n'a de cesse de tenter d'exterminer les Kurdes dès qu'ils sont seuls à seuls.

    Soutenir le régime de Bachar Al-Assad, c'est célébrer l'impérialisme Russe, c'est célébrer faussement les BRICS [Les états émergents, Brazil, Russia, India, China, South Africa] comme étant la révolution mondiale, c'est se mettre à la solde d'une réaction contre une autre. Pire encore, certains souhaitent l'union de la France et de la Russie dans cette affaire, niant par là même le caractère criminel de l'impérialisme français, et souhaitant simplement qu'ils s'alignent sur un autre camp.

    Qu'est ce que l'Armée Syrienne Libre et que veut cette coalition ?

    L'Armée Syrienne Libre n'est pas unie idéologiquement, elle est une ligue de diverses organisations allant de démocrates sincères jusqu'à des obscurantistes virulents.

    Ces forces sont principalement divisées en deux groupes, ou chambres d'opérations qui sont des alliances temporaires et non-exclusives autour d'objectifs ponctuels ou autour du soutien d'une puissance étrangère. La première Fatah Halab -conquête d'Alep- rassemble les agents d'Erdogan et des occidentaux. Elle est la force qui a été utilisée par la Turquie pour faire barrage à l'unification des zones contrôlées par les Kurdes au Rojava. Elle rassemble grossièrement 50% des forces armées de la nébuleuse de l'Armée Libre Syrienne. Ce sont les fameux "modérés" soutenus par l'occident. Issus des frères musulmans et des organisations réactionnaires locales, ils ne sont considérés comme modérés uniquement parce qu'ils ne menacent pas les intérêts occidentaux.

    Jaish Al Fatah, -l'armée de la conquête- est construite autour des différentes cellules d'Al-Qaïda ayant survécus à la concurrence de Daesh. Cette chambre d'opération se démarque de la première par le fait qu'elle considère celle-ci comme "trop modérée." Egalement, Jaish Al Fatah est principalement le pion de l'Arabie Saoudite et du Qatar, avant d'être celui d'Erdogan.
    Hors de ces chambres d'opération, des poussières qui s'agglutinent parfois dans des configurations différentes, mais toujours à la remorque, dans l'ombre, des deux chambres d'opération principales. C'est dans cette poussière que certaines organisations de l'Etat Français pensent trouver des joyaux d'une pureté révolutionnaire parfaite.

    Le fait est qu'il existe des lignes progressistes au sein de l'Armée Syrienne Libre, c'est indéniable. Mais elles ont fait le choix de se mettre à la remorque des agents les plus réactionnaires de la coalition. Elles ont jeté par dessus bord leur indépendance politique pour se mettre eu ligne aux cotés d'Al-Qaïda et des obscurantistes. Elles ont abandonné toute stratégie en devenant des mercenaires de la Turquie, des USA et de la France. Ces forces, pendant la bataille d'Alep, n'ont servi qu'à assouvir les ambitions expansionnistes de la Turquie, et à être une des branches de la tenaille pour écraser les forces combattantes Kurdes, au lieu de combattre le régime de Bachar Al-Assad. Cette clique est plus une armée de mercenaires au service d'un maître qu'une force politique cohérente.

    Plusieurs organisations politiques au sein de l’État français, mais également en occident en général, trouvent conciliable de marcher et de défiler à l'appel du "maire d'Alep-est" et de soutenir la cause du peuple Kurde. Nous affirmons que cela n'est pas possible. Il n'est pas possible de soutenir ceux qui s'allient avec la France et la Turquie, qui en sont les mercenaires, sans devenir soi-même un renégat.

    Nous affirmons qu'il est impossible de pouvoir jouer sur les deux tableaux et de pouvoir défiler sous le pavillon d'une clique de bandits au service des intérêts de la Turquie. Qu'il est impossible de pouvoir saluer la lutte des YPG – YPJ – TIKKO et de marcher avec leurs bourreaux. Qu'il est impossible de prétendre combattre l'impérialisme et ses ramifications tout en soutenant ses agents.

    Quelques soient les raisons invoquées, quelque soit la faction obscure soutenue par les groupes soi-disant révolutionnaires, soutenir toute branche de l'ASL, marcher avec Free Syria, c'est marcher avec l'AKP et ses sbires. C'est marcher avec les bourreaux du peuple kurde.

    C'est également marcher main dans la main avec les laquais des impérialistes occidentaux dans la région. C'est marcher avec l'impérialisme français et embrasser son drapeau. Il n'est pas possible de tenir ce discours et d'ensuite "compenser" en agitant le drapeau du Kurdistan libre, le salissant par la même occasion.

    Cela n'est pas conciliable.

    Que le régime de Bachar Al-Assad soit un régime d'oppression à la solde des intérêts de la Russie est une vérité. Il est juste de le pointer du doigt et cela doit être fait, il n'est pas conciliable de se dire révolutionnaire tout en le saluant. Mais il est aisé de dénoncer les ennemis de son propre impérialisme.

    Ceux qui, dans l’État français, se réjouissent des victoires de l'ASL, pleurent ses défaites, chantent leurs louanges ne sont pas seulement en contradiction avec le fait de soutenir les kurdes et les Forces Démocratiques Syriennes, ils se déclarent même ennemis de leur cause de libération nationale et de libération de la Syrie de la présence des impérialistes.

    Une ligne de démarcation se trace, elle doit être franchie, que cela soit d'un coté ou de l'autre, par toutes les organisations ayant une position sur la question de la guerre en Syrie.

    Certains prônent l'éclectisme et soutiennent tout ce qui lutte contre le régime de Bachar Al-Assad. Il n'est pas possible de l'être dans une lutte à mort.

    Certains prennent ceci par dessus la jambe, le traitent avec légèreté. Ils se démasquent comme étant des opportunistes qui ne voient le fait de soutenir les kurdes que comme étant "de bon ton". Nous devons dénoncer cet opportunisme.

    Lorsque, rien qu'à Lyon, la mairie Front de Gauche du premier arrondissement de Lyon accepte de relayer l'appel réactionnaire du maire d'Alep-Est, nous devons les dénoncer et dénoncer leur attitude de renégat.

    Lorsque Europe Ecologie / Les Verts signe également cet appel, nous devons dénoncer l'attitude de laquais de l'impérialisme de cette organisation.

    Lorsque "Ensemble" signe ceci aux côtés des agents fascistes d'AKP, c'est qu'ils prennent position en faveur de la répression du peuple Kurde.

    Ceux qui parlent de "soutien critique" lorsqu'ils se rassemblent sous le drapeau de l'ASL de la France et de la Turquie se démasquent donc comme des soutiens de fait à ces forces.

    Nous appelons toutes les organisations progressistes et révolutionnaires de l’État Français ou francophones à relayer cet appel, à prendre position sur le fond de celui-ci et à démasquer les mercenaires de l'impérialisme.

    Nous devons dénoncer les appels hypocrites de la France et des organisations qui sont ses valets. Sous couvert d'humanitaire, ces cris servent à implanter les avant-postes de son impérialisme.

    Nous appelons ces organisations et ces médias à rejeter les positions et la propagande des agents de l'impérialisme, au premier chef duquel l'impérialisme français, notre ennemi premier. Nous souhaitons la défaite de notre propre impérialisme, que ses griffes soient arrachées et ses armes brisées !

    Nous appelons à la constitutions d'initiatives, militantes, politiques, financières pour soutenir depuis l'Etat Français la lutte du peuple Kurde et de ses alliés pour sa libération du Kurdistan et de la Syrie.

    Vive la lutte du peuple Kurde et de ses alliés pour la liberté ! A bas le régime fasciste d'Erdogan et les laquais des impérialistes !

     Vivent les volontaires internationaux qui combattent aux côtés des Kurdes !

     

    Premiers signataires : Maison de la Mésopotamie ; Unité Communiste – Lyon; OCML Voie Prolétarienne ; Organisation Communiste – Futur Rouge ; Jeunes Communistes Lyon ; Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (Paris) ​; YDG – Nouvelle Jeunesse Démocratique

    Pour être cosignataire: Solidarite.kurdistan@gmail.com

    Annexe:
    Les forces des Kurdes et leurs alliés:

     

    HPG : Force de Défense du Peuple.
    YJA-Star : Unités des Femmes Libres.
    PAJK : Parti des Femmes Libres du Kurdistan.
    YPS : Unités de Protection Civile.
    YDG-H : Mouvement de la Jeunesse Révolutionnaire Patriotique.
    HDP : Parti Démocratique des Peuples.
    DBP : Parti Démocratique des Régions.
    HDK : Congrès Démocratique des Peuples.
    PKK: Parti des Travailleurs du Kurdistan.
    YPG: Unités de Défense du Peuple.
    YPJ: Unités de Défense Féminines.
    PYD: Parti de l'Union Démocratique Kurde (en Syrie).

    Organisations turques combattant aux côtés des forces combattantes Kurdes.

    MLKP : Parti Communiste Marxiste-léniniste.
    DHKP-C : Parti-Front Révolutionnaire pour la Libération du Peuple.
    TKP-ML : Parti Communiste Turc – Marxiste-léniniste. Sa branche armée est le Tikko.
    MKP : Parti Communiste Maoïste.
    MLSPB : Union Marxiste-léniniste pour la Propagande Armée.
    DAF : Action Révolutionnaire Anarchiste.

    Organisations de volontaires étrangers:
    Bataillon International de la Libération au Rojava.
    A.I.T.
    Antifascist Internationalist Tabur

  • Déclaration du collectif unitaire antifasciste de Lyon.

    Nous retransmettons ici le communiqué fait par le collectif unitaire antifasciste auquel nous participons. 

    Pas de place au pouvoir pour le FN ni pour ses idées !

    A propos du congrès du Front National, à Lyon, le 4 février 2016.

    Depuis plusieurs années la parole fasciste se libère partout en France et en Europe. Dans un contexte de crise et d’instabilité permanente, l’état ainsi que toutes les forces politiques se dirigent vers des positions, toujours, de plus en plus fascisantes. Ce terreau fertile permet alors un déferlement de haine anti-migrant.e.s, raciste et islamophobes. Pendant ce temps, l’extrême droite française jubile, elle a de quoi !
    Son discours, ses idées, s’invitent partout. Ses thèses sont au centre des débats de la présidentielle. Sécuritaire, chauvinisme, impérialisme et xénophobie se retrouvent dans les discours de tous les candidats, du Parti de Gauche au Front National.
    Le gouvernement sortant ne s’est pas gêné, bien qu’il s’en défende, pour appliquer de grands pans du programme des fascistes.

    Alors l’extrême-droite prend ses aises, s’installe et étend son emprise jusqu’au centre des villes, se taille des royaumes dans les campagnes. A Lyon, elle se dote d’un vrai réseau de magasins, de salons de tatouages, de bars. ELle ne se cache pas de vouloir crée un véritable quartier nationaliste  à St Jean. Là-bas, les groupes identitaires ne cessent de multiplier les provocations ainsi que les agressions.

    Les campagnes électorales ont commencé et 2017 va connaitre une nouvelle fois cette grande mascarade présidentielle. Comme à son habitude nous aurons les mêmes pions sur notre échiquier. Des partis et des individus dans lesquels nous ne nous reconnaîtrons jamais.  Il est temps de reprendre la rue, comme nous l’avions fait lors du Mouvement Loi Travail, réunissons nous, soyons présent.e.s et indomptables, refusons que nos vies soient guidées par de nouvelles chemises brunes.

    Ripostons le 4 Février lors du congrès du front national à Lyon, par une manifestation centrale. Plus que jamais ce parti est une menace, c’est lui qui impose son ordre du jour dans les débats houleux du monde politique dans lequel s’engouffre tous les partis électoralistes !

    Plus que jamais, luttons contre tous les fascismes, qu’ils soient vêtus de costards ou de croix celtiques.

    REUNION PUBLIQUE LE 10 Janvier à 19h.
    Librairie la Gryffe.

    Sus aux présidentielles, sus aux fascismes, 2017 n’aura pas lieu.

  • Construire la riposte antifasciste indépendante et populaire !

    A Lyon, dans l'Etat Français, comme partout dans le Monde, les mouvements réactionnaires gagnent du terrain. Il n'existe pas de pays où les fascistes, les obscurantistes ne se manifestent pas. Aux Etats-Unis après l'élection de Trump, où ils crient victoire, au Royaume-Uni, où ils paradent  dans les rues après le Brexit, au Brésil où le coup d'Etat a remplacé la social-démocratie par la réaction, les vieux démons semblent renaître.

    Dans nos rues même, dans notre ville, les identitaires, les royalistes, les néo-nazis  s'implantent. Ils ne se contentent plus de marauder pour chercher des victimes, commettre des agressions racistes, xénophobes ou sexistes. Non, désormais, ils ouvrent des locaux, des salons de tatouage, des magasins, des bars.

    Le tout avec toute la candeur et la douceur dont sait faire preuve la police et la justice vis-à-vis des siens.  Car ni la justice, ni la préfecture, ni la police ne s'opposent autrement que mollement, pour ne pas perdre la face.

    Les apprentis-nazis, qui se griment en soldats du Reich, qui se déguisent en Waffen SS ou qui chantent les louanges du roi sont loin d'être des prolétaires, des travailleurs en colère. Ce sont des fils et des filles de bonne famille, des petit-bourgeois réactionnaires. Leur colère est celle d'enfants gâtés. Ils sont terrifiés car leur monde pourrissant s'effondre. Leurs valeurs vieillottes et archaïques, sombrent  avec leur ordre social. Comme un sursaut du passé, ils se battent avec rage. Ils se voient nouveaux croisés, mais ne sont déjà plus que des ombres.

    Pourtant, ils s'accrochent, et sont aidés, en cela, par d'autres.

    Car le fascisme, le racisme, la xénophobie, cela fait bien les affaires des exploiteurs. Instiller la haine, la défiance, la désunion dans le peuple, sont de vieilles recettes. Elles reviennent au goût du jour pourtant.

    Car la crise économique est passée par là, le marasme s'est installé, et avec  lui les tensions sociales, mais aussi les tensions internationales.

    Pour le patronat, il faut pressurer les ouvriers, réduire les salaires, imposer des sacrifices. S'ils se haïssent pour leur couleur de peau, leur religion ou leur orientation sexuelle, ils ne s'unissent pas pour combattre. S'il est possible d'accuser et d'accabler de maux les nations étrangères, de justifier les guerres néocoloniales, de justifier les manœuvres impérialistes, voilà qui est parfait.

    Les fascistes sont portés par la lame de fond réactionnaire.

    Le racisme d'Etat, les discours haineux, agressifs, chauvins, ont donné une légitimité nouvelle à ces vermines. Le gouvernement PS / EELV / PRG ne s'est pas privé pour attiser les flammes, pour souffler sur les braises. En contribuant à la marée antisociale et réactionnaire, celui-ci s'est fait un des artisans de la relance des groupes fascistes.
    Les Républicains, eux aussi, ont leur part de responsabilité. Ce n'est pas un hasard si le retour des groupes fascistes sur Lyon a coïncidé avec le débat sur l'Identité Nationale d'Eric Besson. Ils devront, un jour ou l'autre, assumer leur responsabilité.

    Chassons les fascistes, où qu'ils soient !

    Nous devons lutter contre eux, pas seulement car ce sont des virus installateurs de haine, mais parce qu'ils sont les laquais, les servants des exploiteurs. Ils se prétendent du côté du peuple, mais le trahissent. Ils prétendent lutter contre les oppresseurs, contre ceux qui profitent grassement du travail des travailleurs de l'Etat Français, mais ils en sont les chiens fidèles. Ils accusent les étrangers des maux dont leur classe, la bourgeoisie, est responsable. C'est elle qui vit en parasite. C'est elle qui vole le pain des travailleurs, qui les opprime.

    Nous devons les chasser de nos rues, de nos quartiers, de nos campagnes. Nous devons les dénoncer pour ce qu'ils sont, des ennemis des travailleurs et des travailleuses, pour les fidèles lieutenants des patrons.

    Ils ne sont forts que parce que nous sommes désunis.

    Nous devons nous unir, travailler ensemble, unitairement, dans les organisations antifascistes comme dans les collectifs, pour faire de la vie des fascistes un enfer. Mais l'unité n'existe pas sans base, ni sans limite.

    Il n'est pas possible de faire de l'antifascisme avec les responsables de la situation actuelle.

    Ceux qui sont responsables de cette situation sont les alliés objectifs de l'extrême-droite, ils et elles jouent avec elle, la nourrissent comme un monstre enchaîné, pour effrayer comme pour attaquer. Le Parti Socialiste, sa coalition, ses alliés ont bien assez fait de dégâts comme cela. Ils n'ont rien à faire dans nos rangs, dans lesquels ils ne viennent que lorsque son image est ternie ou que des voix sont en jeu. Nous ne voulons pas d'un antifascisme républicain, nous voulons chasser les exploiteurs, dont les fascistes ne sont que l'avant-garde.

    Ni justice bourgeoisie, ni police dans nos rangs !

    La police qui tue, qui meurtrit, qui matraque, la justice qui enferme nos frères et sœurs de classe, qui condamne nos camarades, serait soudain devenue notre allié ? Combien d'exemples d'une justice à géométrie variable existent ? Combien de fois la police s'est-elle directement servie des fascistes comme troupes de choc ? Les manifestations de policiers ont, de plus, montré le contenu idéologique de l'institution, les pensées de ses membres. Nous ne voulons pas d'assassins dans nos rangs. Pas plus, nous ne voulons des préfets et des autres larbins de l'Etat.

    Nous ne sommes pas les larbins de qui que ce soit !

    Dès le décès de Clément Méric, dès les attaques des fascistes, combien de vautours ont rôdé autour de nous, se sont clamés nos amis pour nous trahir par la suite ? Les élections approchent, nous ne pouvons l'ignorer.  Les partis réformistes non plus, ne l'ignorent pas. Nous ne sommes pas là pour leur servir de caution antifasciste, pour servir leur soupe infâme et nauséabonde. Nous ne sommes pas là pour appuyer la campagne du social-chauvin Mélenchon, agent de l'impérialisme français, qu'il ose maquiller d'universalisme et de Lumières.

    Nous n'avons pas peur. Si certains se jettent dans les jupes de l'Etat, de la démocratie bourgeoise, du PS, c'est leur choix, ils devront l'assumer.

    C'est avec une confiance inébranlable en notre capacité, unis, unies, à mobiliser, à organiser qu'ensemble nous chasserons les fascistes !
    Vive l'antifascisme populaire, indépendant et unitaire !

     

  • Valls ne ment pas.

     

    Dernièrement, devant les médias, Manuel Valls a réussi à déclencher un torrent de rires et de moqueries. Dans « L’Emission politique » sur France 2, jeudi 5 janvier, l'ancien premier ministre a affirmé qu'il avait été obligé de recourir au 49.3, contre sa volonté. Son excuse étant que les députés frondeurs de son parti -dont il semble grossièrement surestimer la combativité- auraient gêné la mise en œuvre de la loi El-Khomri.

    Chacun et chacune est allé de son bon mot sur le fait d'avoir subi cette terrible douleur que d'avoir appliqué le 49.3.

    Pourtant, derrière les rires, derrières les moqueries, autre chose se trame.

    Manuel Valls ne ment pas lorsqu'il affirme qu'on l'a forcé à appliquer cette mesure.

     

    "On" lui a imposé le 49.3.

    "On" lui a ordonné d'appliquer 6 fois cette procédure pour forcer la main des députés.

    "On" lui a demandé d'imposer la loi El-Khomri.

    Ce "on" n'est pas un mystique groupe, une chose obscure, c'est simplement une classe qui défend ses intérêts, la bourgeoisie.

     

    Valls ne ment pas quand il se défend d'avoir voulu, dès le départ, appliquer cette méthode. Et c'est là justement le point de clivage avec les futurs candidats à la présidentielle. Ceux qui, parmi une "gauche" qui se dissout lentement dans l'opportunisme et le ridicule, voudraient croire que Manuel Valls a choisi d'appliquer le 49.3, par conviction profonde.

    Manuel Valls, comme le Parti Socialiste, ne se caractérise pas par une idéologie libérale, la loi El-Khomri n'était pas dans leur programme présidentiel. Ils ne sont pas des libéraux faisant de l'entrisme et qui se sont démasqués, ricanant, une fois à l'Elysée.

    La vérité est toute autre.

    Une fois arrivé au pouvoir, le Parti Socialiste s'est mis sous les ordres de ceux qui sont les véritables maîtres de l'Etat; la bourgeoisie. C'est là cette vérité que refusent d'énoncer les partis réformistes, c'est que la démocratie bourgeoise n'est que la dictature des intérêts de cette classe. C'est le programme de la bourgeoisie qu'a été contraint d'appliquer le Parti Socialiste.

    C'est l'ordre du jour des capitalistes, des patrons et des patronnes, des exploiteurs, des rentiers, qui s'est imposé contre le menu programme du PS. C'est la bourgeoisie qui a ordonné la loi El-Khomri, elle est l'émanation de son intérêt.

    Et le PS a appliqué servilement, comme un brave valet, cet ordre du jour.

    Car ce qui caractérise le Parti Socialiste, ce n'est pas le libéralisme. Non. C'est l'opportunisme lâche. Ils n'ont pas renâclé, ils ont exécuté la tâche qui leur était demandée par les bourgeois. C'est cette même tâche qui sera exigée au parti qui le remplacera.

    C'est la bourgeoisie qui a imposé le 49.3, que le laquais Valls a appliqué.

    C'est vers elle que nous devons tourner notre colère, vers tous ceux qui, aussi, sont ces mercenaires de la politique, mentent sur la nature réelle du pouvoir et de l'Etat, sur sa nature de classe.

    Ceux qui veulent jouer ce jeu de tricheur que sont les élections présidentielles.

    Ceux qui mentent en prétendant que votre bulletin est votre arme la plus puissante.

    Ceux qui vous promettent monts et merveilles en omettant ceci: si vous voulez toucher aux intérêts de la bourgeoisie, préparez vous à la guerre.

    Non par méchanceté. Simplement parce qu'elle a une conscience aiguë de ses intérêts et qu'elle se donne les moyens de les défendre.

    Tout comme nous, nous désirons renverser la bourgeoisie et tailler en pièces son ordre injuste. Nous parce que nous serions d'une méchanceté sans bornes, mais car tel est notre intérêt, l'intérêt de la classe que nous défendons. Tel est l'intérêt de l'humanité.

    Tant que le système capitaliste durera, la bourgeoisie imposera son ordre du jour, ses intérêts, au détriment de l'humanité. Tant qu'elle aura la haute main sur les institutions, elle ordonnera à des Manuel Valls d'utiliser le 49.3, voire même de violer sa propre légalité.

    Tant que l'opportunisme régnera, il existera de braves Valls pour exécuter servilement ces tâches.

    Refusons l'échéance pourrie de 2017.

    Pas une voix pour le jeu des bourgeois !

  • Vers une année de lutte et de victoires ! 1917 – 2017

    Cent ans après la révolution d'Octobre, nous devons être capable de montrer à la bourgeoisie de l'Etat Français que le Communisme est toujours le spectre qui hante le Monde.

    Cette année sera l'occasion d'un anniversaire que personne, pas même le plus réactionnaire des bourgeois, ne peut ignorer. L'expérience de la révolution bolchevik a montré à la face du Monde, a jeté au visage des bourgeois, une vérité indéniable: l'ère du capitalisme s'achèvera par la victoire du socialisme

     

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    Cette expérience a montré ce qu'est la force du peuple, lorsqu'il est organisé autour d'un Parti Communiste révolutionnaire. Elle a démontré sa capacité à diriger la société, sa capacité à se dispenser de cette classe de parasites qu'est la bourgeoisie. Elle a montré la capacité des masses à surmonter les obstacles, les difficultés, à édifier une économie conçue pour répondre aux besoins du peuple, non à la seule destination d'engranger des profits.

    En à peine 35 ans, la révolution russe à fait passer la Russie Tsariste d'un pays arriéré et moyenâgeux à une puissance mondiale, capable d'envoyer des hommes et des femmes dans l'espace, de maîtriser l'atome.
    Elle a démontré aussi l'invincibilité des armées du peuple, de l'alliance des ouvriers et des paysans, contre les impérialistes coalisés lors de la guerre civile tout comme contre les bouchers nazis de la seconde guerre mondiale. Une victoire, hélas, arrosée de bien trop de sang, versé pour défendre la forteresse de la révolution.

    La révolution d'Octobre a ouvert une ère nouvelle, expérimentale, dans laquelle tout a été à découvrir, sans autre guide que le marxisme-léninisme. Des insuffisances, des erreurs, des fautes ont été commises. Certains ne font qu'insister sur celles-ci pour condamner l'URSS et la révolution, d'autres les nient. Les deux sont fautifs.

    La construction du socialisme en URSS s'est faite sans qu'existe un manuel, sans qu'existe un corrigé caché, qu'il aurait suffi de consulter. Ceux qui traitent les fautes des révolutionnaires comme d'élèves n'ayant pas été assez scolaires oublient ce que c'est que de créer. La construction s'est faite envers et contre un Monde dominé par l'impérialisme, envers et contre les trahisons, les renoncements, l'aventurisme de membres du Parti. Elle n'était pas un débat tranquille, elle fut une guerre contre la réaction mondiale et ses agents.

    Les guerres se paient toujours de sang.

    Pour autant, nous devons aussi être capable de regarder quelles furent les fautes et les failles, de les analyser. Ne pas faire comme ceux qui tranchent ces questions à l'emporte-pièce, ou qui veulent faire descendre des cieux un paradis socialiste immaculé et – surtout – exempt de toutes fautes.
    Nous ne pouvons faire l'impasse sur ce travail, déjà amorcé par les continuateurs des œuvres marxistes. Nous l'avions déjà pointé du doigt lors de notre article sur le 99e anniversaire de la révolution d'octobre. Parler de l'URSS, de son histoire, en omettant de mentionner le point de bascule entre révolution et contre-révolution, c'est être un bien piètre communiste.
    Nous l'identifions, nous, dans le XXe congrès du Parti Communiste d'URSS en 1956, dans la pseudo-déstalinisation, liquidation de facto de l'Union Soviétique. Les racines du mal sont plus profondes, elles sont l'aboutissement d'erreurs, de concessions et nous sommes les seuls à pouvoir trouver le remède. Nous ne pouvons faire comme les anarchistes, les trotskistes, qui blâment chaque fois autrui pour leurs faillites. Nous sommes les premiers acteurs de nos succès et les premiers de nos échecs. Notre responsabilité est illimitée.

    Tant et tant nous reste à reconstruire, pour nous, communistes, cent ans après la révolution d'octobre. Nous n'avons plus de Parti Communiste, nous n'avons plus de forces armées. Nous avons subi depuis plus d'un siècle la répression anticommuniste féroce. Les falsificateurs de l'histoire ont bien œuvré pour détruire la signification du communisme. Mais encore une fois, les plus grands dangers sont dans nos rangs.

    Si nous avons beaucoup perdu, nous ne sommes pour autant pas des orphelins. Notre héritage, notre histoire, nous enseigne bien des choses qui nous permettrons d'éviter tant d'écueils.

    Cette histoire ne doit pas devenir du mythe, du folklore. Il ne s'agit pas d'agiter des drapeaux rouges, de jongler avec les portraits. Il ne s'agit pas de réussir à placer un vocabulaire marxisant, quelques citations de Lénine ici et un portrait de Staline là. Nous avons besoin de compréhension profonde du Monde pour le transformer.

    Notre histoire ne doit pas non plus être ossifiée. Notre doctrine n'est pas un dogme mais un guide pour l'action, écrivait Engels. Nous avons besoin d'un communisme vivant, nous avons besoin de la synthèse de notre expérience. Il s'agit de reconstruire, sans égo, l'outil qui nous manque. D'accepter d'avoir tort, d 'accepter de travailler de manière honnête, à la construction de ce nouveau parti.
    Aujourd'hui, nous sommes toujours isolés, faibles, au sein de l'Etat Français. Mais partout dans le Monde, le drapeau de la révolution reste dressé. En Inde, aux Philippines, au Kurdistan, au Népal, en Amérique Latine, partout le marteau et la faucille restent les emblèmes de la liberté.

    En ce début de 2017, nous devons aussi tirer un bilan.

    Résultats de recherche d'images pour « loi el khomri »

    2016 s'est caractérisée par sa bipolarité.

    Six mois de lutte contre la loi El-Khomri, six mois marqués par des manifestations intenses, par une contestation virulente. Six mois pendant lesquels l'Etat Français a vécu au rythme des grèves, des manifestations, des actions militantes. Quel que soient les manques qui puissent être pointés du doigt, Nuit Debout a été une expérience qui a posé la question d'une politisation accrue du mouvement et du dépassement des mots d'ordres purement économistes. Bien des enseignements restent à tirer de ces six mois, et nous ne devons pas laisser le mépris et la présomption nous clore les yeux quant à leur analyse.

    Six mois de lutte, six mois de trahison.

    Dès l'été – dès même l'Euro de Football – les organisations électoralistes, les réformistes, ont tourné leur veste. Désormais, manifester n'est plus leur ordre du jour, il s'agit de voter. Ayant accumulé un capital-sympathie auprès des masses, il leur faut désormais le faire fructifier. Les frondeurs et leurs motions de censure mort-nées ; les "insoumis" ; les révolutionnaires des urnes ; tous se sont jetés à corps perdus dans la conquête d'une illusion. Il n'y eut jamais de rentrée 2016 de lutte. Elle fut étranglée par la course à l'Elysée. Désormais, l'axe de bataille principal est, pour eux, autour des élections.

    2016 a révélé la putréfaction du Parti Socialiste et de ses alliés ; 2017 démasquera tous les opportunistes. Elle démarquera ceux qui refusent le jeu de la bourgeoisie et en prennent acte, construisent leur projet en indépendance de classe, autour de leur ordre du jour et les autres. Ceux qui ont fait mine d'être en rupture, mais vont – les prétextes ne manquerons pas – s'aligner sagement derrière la bannière du "soutien critique." Ceux qui vont révéler leur véritable nature de laquais des sociaux-démocrates.

    Ceux la feront de 2017 une année de ridicule achevé, de soumission.

    2017 doit être une année offensive. Si, sur les élections, plane la menace d'une extrême-droite de plus en plus influente, les communistes ne doivent pas se laisser mettre à la remorque des sociaux-démocrates dans un "front républicain" naïf. Ceux qui lancent sans cesse ces sirènes d'alarme courent le risque de se muer en défenseurs d'une démocratie bourgeoise que nous souhaitons abattre.
    Or l'heure n'est pas à la constitution d'un front républicain, elle est à la construction d'une machine de lutte offensive, d'un Parti Communiste. Nous ne devons pas mordre dans ce jeu ridicule des élections, au contraire, notre tâche la plus ardente est de les dénoncer. "Pas une seule voix pour les bourgeois" doit être le mot d'ordre de 2017.

    Nous avons des tâches immenses à accomplir.

    Notre ennemi premier reste et restera jusqu'à sa destruction l'impérialisme français. Celui que les chauvins parent d'habits de misère, le prétendant soumis à Merkel et aux USA. Celui que ses agents parent de mille vertus, apportant les Lumières et la Civilisation. Celui qui est diminué, nié, paré de fleurs.

    Mais celui qui viole, qui tue, qui pille.

    Celui qui porte la mort partout où il passe, dans l'impunité, celui qui se gorge de profits immenses en ne tarissant pas de leçons de morale.

    Celui-là est le premier ennemi des communistes qui agissent au sein de l'Etat Français.
    Notre premier ennemi est notre bourgeoisie, pas celle des autres.

    Nous souhaitons, en 2017, la défaite de ses plans face à la lutte des peuples.

    Nous sommes dispersés, nous sommes loin de pouvoir clamer victoire en cette aube de 2017. Mais nous ne manquons ni de courage ni de détermination, et chaque jour la renforce. Nous devons avancer pas à pas vers une unité plus grande, plus forte, plus sincères de tous les communistes de l'Etat Français.

    Nos voeux pour nos camarades ne peuvent être que des voeux de lutte résolue !
    Nous souhaitons la victoire à nos camarades, qui se battent sous la bannière rouge.
    Nous la souhaitons à nos camarades qui luttent contre l'obscurité du fascisme.
    Nous la souhaitons aux peuples sans Etat, où qu'ils soient, et particulièrement au sein de l'Etat Français, de parvenir à leur indépendance.

    En avant vers un 2017 de lutte !

    Mort à l'impérialisme français, oppresseur des peuples !

    Vive le communisme !

  • Pour en terminer avec le mythe du P.C.F.

    Après plusieurs mois de travail, de recherche, de compilation de document et de sources, nous avons la fierté de pouvoir annoncer la sortie physique de notre premier ouvrage.

    176 pages, format poche, dédiées à traiter une question qui reste centrale pour beaucoup de communistes à l'heure actuelle: celle du PCF.

    Sans concession, nous décortiquons l'histoire idéologique du PCF et sa ligne actuelle, ainsi que celle de son opposition interne. Nous reprenons son historique, son évolution idéologique, ainsi qu'une critique des textes du congrès de 2016. C'est également l'occasion de se pencher sur la nature idéologique de l'opposition interne, tant mise en avant comme étant la clé d'un illusoire retour à un P.C.F. révolutionnaire.

    Cet ouvrage est pour nous le préalable au fait de traiter en profondeur d'autres questions toute aussi brûlantes, et de pouvoir affûter, sur la pierre de la critique, notre idéologie communiste, laquelle ne peut se contenter de folklore et de présupposés.

    Nous présentons ici la préface de l'ouvrage:

    Nous avons choisi de produire ce texte car les questions relatives au PCF sont récurrentes pour beaucoup de communistes qui n’en font pas partie. Nous avons jugé qu’il était de notre devoir d’apporter une réponse que nous jugeons comme étant définitive.

    En effet, nombre de fois, nous avons apporté notre point de vue, donné notre avis sur cette question, répondu lors de conversations sérieuses comme à bâtons rompus.

    Inlassablement, nous avons argumenté. Inlassablement nous avons répondu. Et inlassablement les questions sont revenues, toujours similaires.

    Or nous ne considérons pas que le mouvement communiste, son histoire, son expérience, soit le fruit de conversations. Il est le fruit de débats tranchés. Il est le fruit de lignes de démarcations.

    Nous souhaitons donc apporter cette réponse nécessaire et critique sur la question du PCF.

    D'autant que le capitalisme comme le révisionnisme ont beaucoup détruit. Une grande partie ne l'histoire du mouvement révolutionnaire, de l'histoire du mouvement ouvrier, a été balayée, noyée sous des monceaux d'ordures. La théorie révolutionnaire ne peut se nourrir de mythes, ni de légendes, de héros ou de symboles. Cela serait faire preuve de folklorisme, vernis de l'ignorance.

    La force et la légitimité des révolutionnaires ne trouvent pas leur source dans la citation d'événements, de dates, dans des lieux communs, dans des portraits, mais dans la vie de leur théorie, dans la vie de leur idéologie.

    Nous voulons, à notre échelle, relancer un "darwinisme des idées", une lutte entre les différentes conceptions, dont le but est d'opérer un réel tri, sans présomption, pour que les conceptions les plus adaptées, les plus avancées, soient systématisées, adoptées, tandis que les positions fausses soient définitivement liquidées.

    Cela, nous le faisons aujourd'hui sur la question du PCF, mais c'est un travail que nous souhaitons poursuivre pour avancer progressivement, en répondant aux conceptions erronées les unes après les autres, sur la base de documents argumentés, sans anathèmes, mais bien par le débat de fond.

    Les idées et les thèses pourries ne survivent que parce qu'elles ne sont pas battues sur le fond.

    Affûtons notre idéologie en la soumettant au feu de la critique, en la confrontant à la réalité, mais également au débat.

    Jamais encore personne n'a réussit à prouver que le matérialisme-dialectique et le matérialisme historique puissent avoir de failles.

    Jamais encore le marxisme n'a été battu en brèche.

    Si il a été affaibli, ce n'est que parce qu'il a été remisé, oublié, révisé.

    Notre tâche est de lui redonner, à notre niveau, avec nos moyens, de la vie.

    Ce débat n'est pas une attaque lancée contre des militants honnêtes qui peuvent se trouver dans ces organisations, il n'est ni une agression, ni une injure. Cependant, l'enjeu est de taille. C'est pour cela que nous considérons qu'il est de notre devoir de communistes de frapper les vices dans la théorie, de frapper avec force les révisions et les manques.

    Nous acceptons la critique envers nos positions sans colère et sans ressentiment, du moment qu'elle est justifiée et motivée. Nous la considérons nécessaire et bienvenue pour avancer.

    Si, d'aventure, certains prennent ces critiques pour des injures, qu'ils sont touchés dans leur orgueil, cela les regarde. Nous ne sommes pas là pour être des héros, mais pour assumer, comme nous le pouvons, notre part de travail vers la révolution prolétarienne.

    Les premiers exemplaires seront disponibles mi-janvier. Pour toute demande ou toute commande, notre contact: unite.communiste.lyon@gmail.com

     

    Pour en terminer avec le mythe du P.C.F.
  • Le Parti Socialiste, l’hydre opportuniste aux mille têtes. Tranchons-les une par une !

     

    Entre 2012 et 2017, 5 années de direction de l'Etat par le Parti Socialiste laissent un goût particulièrement amer en bouche. Le bilan est plus désastreux mériterait des pages et des pages noircies d'encre, pour couvrir tous les "services" que ce parti -et sa coalition- ont pu rendre.

    Une stratégie de campagne ventant monts et merveilles aux électeurs, des promesses à la pelle, de grandes et belles phrases sur la manière dont Nicolas Sarkozy avait pu gérer les affaires de l'Etat… Et au final, le néant. Et encore, le néant aurait été préférable tant les maigres réalisations ont été dangereuses et contre productives.

    Le mariage pour tous, qui fut une des rares mesure progressiste mise en œuvre par le Parti Socialiste, a été conduit d'une manière outrageusement malhabile, si longue qu'elle a laissé le temps à une boite de Pandore de s'ouvrir. Des réactionnaires d'une virulence sans bornes ont pu ainsi défiler, scander leurs slogans haineux et rétrogrades, mais également se renforcer et reprendre une place perdue dans l'échiquier politique.

    Cette mesure, qui émerge seule au milieu d'un océan d'échecs et de retours en arrière, illustre à elle seule la faillite de la social-démocratie.

    Le programme économique du gouvernement a été intégralement dicté par les appétits voraces d'une bourgeoisie qui pouvait s'en donner à cœur joie. Qu'avait-elle a perdre ? Le Parti Socialiste endosse les responsabilités. La pire issue , à l'heure actuelle, serait une alternance politique avec la droite. Rien qui puisse inquiéter la bourgeoisie. Mieux encore, elle a soutenu l'élection du Parti Socialiste.

    Rendons pourtant un brin justice aux membres de ce parti, ils sont arrivés au pouvoir à un moment où cela arrangeait bien les bourgeois et les bourgeoises. Le quinquennat de Nicolas Sarkozy avait laissé des tensions sociales importantes.Cela tant du fait du climat économique que du style même de direction de l'équipe présidentielle, qui avait -pendant ces 5 années- soufflé sur les braises ardentes du racisme et de la réaction. Que ne soient pas oubliés les débats sur l'identité nationale, tenus, de plus, à Vichy. Que ne soient pas oubliés les cadeaux aux milliardaires, tout comme la visite d'un Kadhafi par la suite éliminé.

    Un modus vivendi était donc nécessaire, pour les capitalistes, avec les partis de gauche. Soutenir le Parti Socialiste, pour la bourgeoisie, cela signifiait anesthésier ses courroies de transmission syndicales, associatives, culturelles. Cela signifiait neutraliser un certains nombre d'élus locaux et de députés. De fait, cela signifiait laisser les mains libres à la bourgeoisie pendant cinq années qui s'annonçaient -dans tous les cas de figure- difficiles. Certes cela aurait des conséquences sur leur agent servile, mais cette perte était acceptable. Après tout, le Parti Socialiste a t'il été un jour autre chose qu'un paillasson ?

     Dans le fond, la meilleure chose qui aurait pu arriver au PS aurait été de perdre ces élections. Cela lui aurait évité de se ridiculiser intégralement en appliquant une politique encore plus agressive et ambitieuse que celle de Nicolas Sarkozy. Avec Sarkozy, la bourgeoisie devait négocier les formes pour ne pas perdre son poulain, mais avec Hollande, qu'importe !

    D'une manière assez intrigante, ce scénario s'est reproduit avec la Police. Les policiers aimaient, dans l'ensemble, l' "ex-premier flic de France." Or, cela tendait à neutraliser en partie leur agressivité individuelle. Le pouvoir allant dans leur sens, il aurait été malvenu de lui créer des tracas trop visibles. La répression policière des mouvements sociaux fut donc très dure, mais relativement cadrée. A l'inverse, dès le début du quinquennat de Hollande, dès le premier rassemblement dont nous avons été témoins devant leur local de Lyon, la police a immédiatement chargé sans la moindre retenue, nous laissant pantois.

    D'une manière générale, les mouvements dans les périodes sous la direction de la droite sont massifs, mais peu politisés. Les opportunistes et les réformistes tentent d'y imposer leurs mots d'ordres, disposent de relais et d'appareils bien rodés et d'une manière générale trustent les apparitions médiatiques, donnant le ton du mouvement.

    A l'inverse, dans les périodes où le Parti Socialiste est aux affaires, les mouvements sont toujours plus complexes à mettre en œuvre. Les relais sont neutralisés ou hostiles, et tentent de saper les mobilisations. Mais d'une manière générale, elles sont intensément politisées. C'est ainsi que la dialectique opère. La mise sur le banc de touche du réformisme traditionnel a joué un rôle important.

    Pour autant, le mouvement contre la Loi El-Khomri, même si il a poussé des formes de contestation allant plus loin que celles sous Sarkozy, avec l'émergence d'une conception politique de la lutte, s'est pourtant enlisé et n'a pas débouché sur une remise en cause du système capitaliste en général. Le mouvement n'a pas posé la question, cruciale, du pouvoir. Une percée s'est même faite de la part des complotistes.

    Nous sommes les premiers à nous blâmer de cet échec, étant donné que les communistes n'ont pas eu une influence importante dans ce mouvement, n'ont pas réussi à lui donner une direction. Nous devons en tirer des conclusions quant à nous même. Le mouvement spontané des masses est réformiste, et c'est à nous de lui apporter la conception révolutionnaire.

    C'est notre tâche à accomplir.

    Au final, le bilan de ce quinquennat est glaçant et le Parti Socialiste est aux abois, sans la moindre crédibilité restante.  Pour autant, nous ne sommes pas à l'orée de son arrêt de mort.

    Mais deux choses permettent de surnager et de surmonter cette crise. C'est le caractère fondamentalement primitif, idéologiquement parlant, de ce parti, ainsi que le fait qu'il n'ait aucune unité interne.

    Nous, communistes,  adhérons à la conception du parti de type nouveau développée par Lénine. Rien n'est, pour nous, plus impensable qu'une organisation sans la moindre homogénéité, qui ne cherche pas à être à la pointe idéologiquement parlant, et qui tolère des fractions et des cliques en son sein.
    Pour nous, cela n'est pas tolérable, car notre conception du parti est basée autour de l'affrontement avec la bourgeoisie et de la conquête du pouvoir contre elle. C'est pour cela que nous rejetons, entre autres raisons, le Parti Communiste Français.

    Cette conception des choses fait que notre Parti doit prendre une forme particulière, avoir un fonctionnement particulier pour lui permettre de remplir ces tâches. Ce fonctionnement vise à l'unité maximale dans l'action ainsi qu'a une recherche théorique et un combat idéologique de chaque instant.
    Pour nous le Parti Socialiste est une clique dont le but est la conquête par les urnes du pouvoir, donc une coterie où chacun peut s'exprimer tant qu'il rapporte des voix. C'est cet aspect qui permet l'unité de Gérard Filoche -trotskiste- jusqu'à Valls -droitier au possible. C'est ce qui permet de tolérer dans un même parti, dans son bureau national, autant de conceptions antagonistes -ou prétendument antagonistes.  Clamant leur indépendance, ces frondeurs ne sont que des rabatteurs pour les majoritaires du PS, leurs laquais les plus prompt à la courbette.

    Dernièrement le Parti Socialiste s'est illustré par un certain nombre de déclarations pansements, tant de la part des candidats à la primaire "de gauche" que de la part du gouvernement.

    La réhabilitation posthume des communards de 1871, lancée par les écologistes et certains membres du Parti Socialiste, est un exemple. Le journal l'Humanité les cite: "la République rende honneur et dignité à ces femmes et ces hommes qui ont combattu pour la liberté au prix d’exécutions sommaires et de condamnations iniques". Quelle hypocrisie sans nom. Tous les partis sociaux-démocrates ont combattu contre les révolutionnaires, dans chaque révolution de l'Histoire. Si la Commune de Paris avait lieu aujourd'hui, nul doute que ces organisations seraient les  fers de lance de la répression,  tout comme les Mencheviks ont lutté contre la Révolution d'Octobre, tout comme le SPD l'a été en Allemagne contre les Spartakistes et contre le KPD. Jamais les organisations de ce type n'ont agit autrement que comme des laquais de la bourgeoisie. Mais là, l'événement est suffisamment devenu consensuel pour que, sans risque, le PS et EELV puissent s'en emparer, le souiller, le salir. Tout est bon pour les opportunistes.

    Malik Oussekine lui aussi, est instrumentalisé par ses marchands de mémoire. Tué sous la présidence de François Mitterrand, mais sous un gouvernement de cohabitation, le jeune étudiant assassiné en 1986 par les voltigeurs de Pasqua  est une cible parfaite pour les charognards. Toujours est-il qu'il est de bon ton de cibler la droite et non la Police pour ce crime. Cela serait gênant dans une ligne politique gouvernementale qui vise à octroyer plus de facilité pour les policiers, et qui réprime les soutiens à la famille Traoré. Mais la mémoire est élastique, et les opportunistes du Parti Socialiste s'en accommodent. Il est possible de broder sur la vérité pour en faire un habit de mensonge.

    La pseudo-condamnation de Cahuzac, tout comme, dans une certaine mesure, la non-peine infligée à Christine Lagarde, font partie de ce jeu d'esbroufe. Le but est simple, condamner à demi-mot les dérives des opportunistes, tout en ne leur infligeant qu'une simple tape sur la main. En direction des masses, le signal serait de dire: "nul n'est au dessus des lois"; tandis que vers la bourgeoisie, cela forme un sympathique rappel de l'amour que leur portent l'Etat et les partis bourgeois.

    Dernièrement, la grâce de Jacqueline Sauvage est également arrivée comme une démonstration de l'esprit progressiste, antisexiste, du gouvernement de gauche. Pourtant, le geste est avant tout publicitaire et électoral, histoire de redorer un blason couvert de crasse. Nul doute que notre gouvernement, qui tolère des Denis Baupin dans ses rangs, au sein du parti allié EELV, ne se penche sur les questions de sexisme que dès lors qu'elle rapportent quelques soutiens supplémentaires en période de disette électorale.

    Voilà quels cadeaux nous offre, en cette période de fêtes, un gouvernement qui, de l'autre main, a liquidé le CDI, ravagé les acquis sociaux, bombardé d'autres Etats pour la grandeur de l'impérialisme français. Voilà quels cadeaux de misères nous offre un gouvernement "de gauche" qui offre, comme le mentionnait le Canard Enchaîné, des exemptions d'impôts immense à ses amis bourgeois. Voilà un état qui prétend être devenu le porte drapeau du progressisme pour quelques commémorations et grâces, mais qui maintient en prison ceux et celles qui luttent pour la vérité, celles et ceux qui combattent l'impérialisme, comme Georges Abdallah, qui se battent pour la libération de leur pays, pour la liberté des nations sans Etats.

    Nous ne l'oublierons pas, nous ne le pardonnerons pas.

    La primaire "de gauche" nous offre un spectacle d'un ridicule achevé, tant les discours des candidats sont à mille lieu de ce qu'ils ont pu produire au pouvoir. Bien des occasions vont nous être données de pouvoir disséquer quelles promesses fausses et ridicules sont émises par ces laquais de la bourgeoisie.

    Que dire d'un Valls ou d'une El-Khomri qui lapident le 49.3 après s'en être abondamment servis ? Que dire qu'un Macron antisystème alors qu'il en l'est l'apôtre le plus zélé ?
    Que dire, d'une manière générale, de ministres qui n'ont aucun mot pour justifier leur bilan calamiteux, mais qui, comme si tout était effacé, se relancent, tout sourire, vers la conquête du pouvoir ?

    Que dire de candidats ridicules essayant de faire miroiter la peur d'une droite ou d'un FN qui auraient pourtant bien du mal à appliquer un programme plus droitier que celui d'un Parti Socialiste au pouvoir ?

    Nous ne pouvons que leur dire merci.

    Merci à eux, merci à la social-démocratie.

    Merci à eux d'avoir démontré l'échec intégral du réformisme, qui tente de faire la synthèse entre deux positions intégralement contradictoires, entre les intérêts du peuple et des patrons. Merci à eux d'avoir illustré à la face de tous leur opportunisme, leur soumission aux vœux des bourgeois et des bourgeoises. Merci à eux de s'effondrer sur eux mêmes, comme un château de carte bancal.

    Cette zone tampon, si utile à la bourgeoisie, cette illusion d'alternance, la voilà morte, ou du moins temporairement neutralisée.

    Qu'il y aie des sociaux-chauvins prêts à la remplacer au pied levé, cela ne fait pas de doute. Le PCF, Mélenchon et sa bande, tous rêvent d'occuper la place du PS dans l'échiquier politique.

    Nous communistes, nous ne devons pas prêter le moindre crédit aux propos des cliques réformistes "radicales." Nous ne devons pas nous effrayer, comme le fond déjà certains, de la destruction du PS. Ils se sont démasqués comme des ennemis du peuple, il est essentiel de les pourchasser et de les dénoncer.

    La dialectique avance, et brisera sur son passage tous les opportunistes. Car il n'est pas possible de faire de concession, de synthèse, entre l'exploiteur et l'exploité, entre l'oppresseur bourgeois et ceux qu'il opprime.

    Plus que jamais, nous avons besoin d'un Parti Communiste révolutionnaire, non pas de la clique révisionniste qui usurpe ce nom. Nous avons besoin de cette arme contre la bourgeoisie, car elle seule peut mettre fin à ce ridicule cycle d'alternance entre bourgeois et bourgeois.

    Les élections ne doivent pas nous effrayer, car notre force est dans la lutte. Les appels au vote ne doivent pas nous méprendre car l'expérience de 5 ans de gauche montre leur absence totale de valeur.

    Pas une seule voix pour les partis bourgeois ! Le Parti Socialiste est l'ennemi des travailleurs et des travailleuses !
    Chassons l'opportunisme et le réformisme ! Vive la lutte des classes !

    1917 – 2017 en avant vers de nouvelles victoires !

  • Cahuzac et Lagarde, la justice bourgeoise en action.

    Par le passé, de la part d'individus bien intentionnés qui tentaient de défendre le Parti Socialiste, venait régulièrement un argument: Son arrivée au pouvoir offrirait plus de latéralité à la justice pour condamner les individus haut placés corrompus.
    Chose rare, coup sur coup, deux individus de ce type ont été condamnés par la justice.

    Le premier Jérôme Cahuzac, vient d'être condamné pour fraude fiscale. Après avoir eu longtemps, comme le parquet l'a mentionné "une vie familiale enracinée dans la fraude", il est -enfin- sous le coup d'une peine de prison.
    3 ans de prison pour 3.5 millions d'euro de patrimoine dissimulé. C'est peu, mais suffisant pour que le condamné soit "assommé par le verdict." Qu'il se rassure, sans mandat de dépôt, il dort toujours chez lui. Insulte crachée au visage de ceux qui sont mis en préventive ou sous les verrous sur un soupçon. Insulte en particulier vis-à-vis de ceux qui luttent pour que les crimes policiers soient reconnus et jugés, et qui se retrouvent eux-mêmes condamnés.
    Et l'avocat de l'ex-ministre ajoute, cerise sur le gâteau, que la détention de Jérôme Cahuzac serait une nouvelle charge pour un contribuable déjà lésé. Quel signal plus fort pourrait être donné que celui-ci ? Et pourtant !

    Christine Lagarde, quant à elle, présidente du F.M.I. à l'heure actuelle, est accusée d'avoir offert une ristourne magnifique de 404 millions d'Euros à Bernard Tapie.
    En 2007, en effet, alors ministre des finances de Nicolas Sarkozy, lequel la traita par ailleurs comme un paillasson, elle ordonne l'arbitrage d'une vieille affaire. La vente d'Adidas par le crédit Lyonnais, vente contestée par son propriétaire, Bernard Tapie. L'arbitrage privé trancha en faveur de l'homme d'affaire, lui accordant ainsi 404 millions d'euros indus. La justice, il y a maintenant un an, cassa l'arbitrage et ordonna que l'ancien soutien de François Mitterrand rembourse cette somme. De son coté, Christine Lagarde est condamnée pour négligence par la cour de justice de la République.
    Elle est condamnée, mais dispensée de peine. Quant au F.M.I., il lui réaffirme sa pleine confiance.

    Dispensée de peine.
    N'est pas là une formulation magnifique ?
    404 millions d'euros deviennent une négligence, tandis que des vols de pain, de fromage, fait par des gens qui n'ont rien, deviennent des crimes passibles de prison.Ces 404 millions d'euro sont volés à la communauté, ils permettent de faire fonctionner les écoles et les hôpitaux. Ce ne sont pas des données abstraites, mais bien des implications concrète.

    Le parti socialiste ne nous offre que des cadeaux sans valeurs pour se racheter une virginité. Il considère les électeurs avec si peu de respect qu'il tente ces manœuvres minables pour le disculper d'avoir été un servant de la bourgeoisie tout au long de son existence.

    Devrions-nous encore nous en étonner ? Devrions nous être encore surpris de la collusion entre la justice bourgeoise et la classe qu'elle sert ?

    Cette surprise doit cesser. Nous devons la transformer en farouche résolution. Résolution de liquider ce système, résolution de juger, par la justice du peuple, les profiteurs, les exploiteurs, les criminels épargnés par la justice de classe. La véritable justice sera celle du peuple, sera celle des travailleurs contre leurs bourreaux !