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  • 12 Septembre – Mobilisation !

    12 Septembre – Mobilisation !

    -Avec les Syndicats – Avec Front Social – Avec les organisations combatives-

    -Toutes et tous dans la rue-

    Depuis son élection, Emmanuel Macron a été d’une efficacité redoutable pour plaire à ses maîtres : les exploiteurs. Son gouvernement mène la politique la plus réactionnaire, la plus antisociale, la plus anti-travailleurs depuis la Libération. Ses attaques débridées se muent en véritable Tsunami contre les droits des travailleurs et des travailleuses, tandis qu’il couvre de mille cadeaux ses commanditaires.

    L’offensive Macron, cela signifie la fin du Code du Travail. Désormais, l’employeur devient un seigneur absolu : horaires, salaires, contrats, plus rien n’a de valeur. Seule sa voix compte.

    La fin des possibilités de défense pour les travailleurs. Les Prudhommes, déjà affaiblis, sont dans l’impossibilité de pouvoir défendre les exploités. Si un patron commet un acte illégal, il n’a quasiment plus aucune chance d’être condamné.

    Contourner les syndicats : en imposant des référendums d’entreprises, véritables parodies de démocratie, mais vraies guillotines à droits sociaux.

    La fin des assurances chômage et maladie : désormais, le gouvernement et l’Etat peuvent utiliser les cotisations sur le salaire des travailleurs comme bon leur semble. Moins de médicaments pour les seniors, mais plus de bombes pour l’armée.

    La destruction des aides sociales, comme les APL, rendant la vie encore plus chère et la misère plus proche.

    La baisse majeure des budgets de l’enseignement national et supérieur : Désormais, pour étudier convenablement, il faudra passer par la caisse. Ce cadeau fait au privé et aux entreprises se paie cher pour les classes populaires.

    La baisse des budgets des collectivités locales : pour des crèches, des associations, des centres aérés, des activités locales associatives, il sera nécessaire de payer chaque fois plus.

    La guerre, la guerre, toujours la guerre ! Même si le budget de l’armée baisse, ses missions continuent et s’étendent. La guerre pour AREVA, la guerre pour TOTAL, la guerre pour BOUYGUES ou LAFARGE. La guerre pour les profits des bourgeois, payés par notre sang et nos deniers, pour maintenir la domination tricolore dans le monde.

    En colère ? Gare ! Le contrôle renforcé permis par l’Etat d’urgence et son intégration dans le droit commun permet de stopper préventivement les mobilisations, d’assigner à résidence les gêneurs, d’interdire les manifestations, de créer toutes sortes d’embûches pour nuire à toute volonté de défense des droits des classes populaires.

    Mais tout n’est pas noir dans son projet. Une poignée de bourgeois est ravie de savoir que ses impôts seront allégés, lorsqu’elle daigne les payer ! Les patrons seront ravis de plonger dans la misère leurs employés pour gonfler leurs profits !

    Macron c’est la dictature intégrale de la bourgeoisie sur les travailleurs.

    MOBILISONS-NOUS !

     Le 12 septembre, la CGT et les autres syndicats combatifs, ainsi que Front Social et de nombreuses organisations politiques appellent à se mobiliser massivement, à descendre dans la rue.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à rejoindre cette mobilisation, à l’intensifier, à l’unifier le plus possible. Elle doit se montrer à la hauteur des enjeux.

    La mobilisation dans la rue est notre seule arme, il n’existe aucune réelle opposition institutionnelle. L’Assemblée, le Sénat, les institutions sont aux ordres des exploiteurs. Nous devons nous mobiliser en ne comptant que sur nos propres forces, tant contre ces réformes, mais également pour qu’existe une véritable opposition extra-parlementaire.

    Cette bataille est cruciale. Si les projets du gouvernement aboutissent, les répercussions seront terribles ! La baisse programmée des salaires entrainera une misère terrible. Précarité, absence d’aides sociales, absence de soins… Le programme de Macron est celui du passé, le retour des effrayants tableaux du XIXe siècle.

    La programme Kamikaze de Macron, c’est la recette de l’implosion sociale.

    Même pour les bourgeois, l’avenir n’est pas rose. Sans argent, qui consommera les productions des usines ? De moins en moins de personnes. La crise généralisée guette, le ralentissement économique et l’asphyxie menacent.

    Le programme de Macron, c’est la crise économique.

    Cette impasse, c’est l’impasse du capitalisme. C’est l’impasse de l’avidité, du comportement de charognard des exploiteurs. C’est une impasse sociale, une impasse politique.

    Les communistes ne veulent pas sauver le système capitaliste. Il a fait son temps.

    Seule une étape nouvelle, supérieure, ôtant le parasitisme d’une poignée de bourgeois inutiles, peut permettre à l’humanité d’avancer vers une société profitable pour tous.

    Une société où le chômage est aboli.

    Une société où les soins sont accessibles à tous et toutes.

    Une société où l’éducation est de qualité, où chacun peut poursuivre des études sans contraintes financières.

    Une société où ce n’est pas l’alimentation, le logement, les frais de transport qui captent la plus grande majorité du budget des ménages.

    Nous voulons bâtir cette société, la société communiste.

    L’Unité Communiste de Lyon se bat, au côté d’autres organisations et groupes, pour construire le Parti Communiste capable d’organiser les exploités et de construire le mouvement révolutionnaire, à même de balayer les exploiteurs et leurs valets.

    Avançons dans la lutte, pour la victoire ! Osons lutter – Osons vaincre !

    Rejoignez les militants de l’Unité Communiste de Lyon dans le cortège de Front Social !

  • Sur l’objet de l’Économie Politique

    Sur l’objet de l’Économie Politique

    Sur l’objet de l’Économie Politique

    Comment s’effondre quelque chose d’aussi grandiose que l’Union Soviétique, le premier Etat prolétarien au monde ? Par un cataclysme, un matin de 1991 ? Ou par un long travail de sape, par l’infiltration, dans des fissures, d’agents rongeant peu à peu la structure, la pourrisant de l’intérieur.

    Certains, parfois d’une naïveté désarmante, ou d’un aveuglement sans faille, préfèrent la première solution. Elle est plus simple, elle permet de rejeter la faute sur Ielstine et Gorbatchev, sans jamais chercher plus loin. Elle permet de ne pas trop se poser de questions sur la politique soviétique, de coller à sa ligne comme à celle des partis qui lui étaient inféodés, y compris jusque dans les choix les plus douteux.

    Cette ligne là est empreinte du campisme, de la nostaligie, du folklore. Elle doit être barré aux communistes sincères, car elle est celle de la reproduction conforme, au mieux.

    L’interêt, aujourd’hui, de pouvoir étudier les documents et les analyses sur l’URSS est immense. Même si certaines questions, comme celles posées dans cette brochure, ne sont pas l’actualité même, elles ne doivent pas être écartées et négligées.

    Sur l’objet de l’économie politique est un texte particulièrement dense, particulièrement interessant, et qui fut difficile à rendre publiable, car la traduction d’origine était constéellée d’erreurs et de manques. Nous rendons cependant hommage au Dr. Adélard Paquin, décédé en 2013, qui a patiemment, dans la mesure de ses possibilité, traduit ces textes inédits en français.

    Notre projet de bibliothèque numérique avance à grand pas, et comportera l’ensemble des traductions disponibles faites par ce militant canadien, mais également, prochainement, certaines archives du mouvement communiste de l’Etat français.

  • Le Caractère Capitaliste des Rapports de Production en Union soviétique

    Le Caractère Capitaliste des Rapports de Production en Union soviétique

    Le Caractère Capitaliste des Rapports de Production en Union soviétique

    La question de la restauration du capitalisme en URSS demeure une question cruciale pour comprendre les manques et les erreurs qu’a pu connaître le mouvement communiste et ses animateurs on pu commettre.
    Les documents que nous produisons aujourd’hui n’ont pas le même panache, dans leur critique, que les attaques romanesques et romancées de Trotski sur l’URSS. Elles ne sont pas de vibrantes batailles d’égo. Elles recherchent la vérité en scientifique, dans l’étude et dans l’analyse.
    La question de l’économie politique et des rapports de productions en URSS n’est pas une question attrayante de prime abord. Pourtant, elle apporte un éclairage plus qu’essentiel.

    Il s’agit d’une question idéologique cruciale, qu’il ne faut nullement négliger. Car, dans la dictature du prolétariat, il faut « balayer sous chaque meuble », car c’est là où la poussière se niche que se nichent également les germes de la restauration.

  • Lancement du Centre de Documentation Révolutionnaire et appel à contribution.

    Lancement du Centre de Documentation Révolutionnaire et appel à contribution.

    Lancement du Centre de Documentation Révolutionnaire

    et appel à contribution.

    L’Unité Communiste de Lyon lance aujourd’hui un appel aux organisations révolutionnaires. En effet, nous désirons recenser, cataloguer, indexer et mettre en ligne le plus grand nombre de ressources liées au mouvement révolutionnaire en général et au mouvement communiste en particulier.

    Nous considérons qu’il est important, dans le but d’avancer idéologiquement, de pouvoir accéder aux ressources militantes, sous toutes leurs formes.

    D’une part dans un but de connaissance. Les classiques du marxisme demeurent accessibles dans une certaine mesure. Mais un grand pan de notre propre histoire est oublié. Il se niche dans les brochures, dans les articles, dans les textes d’orientation, de congrès, dans les tracts, dans les formations, dans l’ensemble du matériel qui est issu de la vie d’une organisation.

    D’autre part dans le but d’opérer une certaine rationalisation de nos efforts, de notre énergie. Fournir des formations « clé en main », fournir des analyses, des documents de vulgarisation, d’explication, d’explicitation…tout un travail qui, bien souvent, est fait et refait sans cesse, tant il est rarement archivé.

    Nous ne prétendons pas être les premiers à porter ce projet. Déjà, un grand nombre d’individus, d’organisations et de sites internet mettent à disposition des ouvrages numérisés et ont recensé un grand nombre de ressources, sous des formes diverses et variées : livres entiers, brochures,  articles…etc. Ce travail immense est le fruit d’un labeur titanesque. Nous ne pouvons que le saluer.

    Mais il est possible de faire plus.

    Nous travaillons sur la possibilité de pouvoir référencer ces ouvrages, ces articles, non pas seulement par auteur ; non pas seulement par date ; mais bien de pouvoir disposer d’une véritable bibliothèque numérique dotée d’un catalogue de recherche.

    Nous voulons qu’il soit possible de rechercher les documents non seulement par auteur, non seulement par date, mais également par thématique, par sujet traité, par question abordée. Ainsi, il sera possible, en une recherche, de retrouver l’ensemble des documents traitant de la construction du Parti, tout comme l’ensemble des documents ayant trait à la lutte des classes sous le socialisme.

    Ce travail a d’ores et déjà commencé. Nous avons, pour le moment, catalogué et indexé une cinquantaine d’ouvrages et de brochures. Il s’agit d’un début. Mais pour le moment, nous nous sommes limités à nos propres productions et numérisations.

    Nous voudrions que cette bibliothèque soit la plus exhaustive possible, en incluant en son sein tant les classiques que les brochures, les tracts ou les formations …etc. Que ces documents soient textuels, audio, audio-visuels, ou picturaux.

    Nous voulons faire cela sans sectarisme. Nous voulons non seulement recenser les écrits faits par nos soins, mais également écrits par d’autres organisations communistes, par les syndicats, par les organisations antifascistes et les fronts unis.

    A  nos yeux, la création de cette bibliothèque est un pas en avant dans la possibilité d’entamer un débat basé sur l’analyse des textes, sur les sources écrites, sur l’accès aux archives du mouvement révolutionnaire international et de l’Etat français.

    Nous nous adressons à tout ceux et celles qui voudraient s’impliquer dans ce projet, pour avancer conjointement dans le but d’abattre ce travail colossal.

    Il s’agit pour nous d’un début, d’une première étape. Nous voulons entamer un travail de long terme, non seulement de collecte, de régénération de l’idéologie révolutionnaire la plus poussée, de permettre de rééditer des documents essentiels.

    Nous projetons d’élargir ce projet et d’ouvrir les colonnes d’une revue trans-organisationnelle à une expression conjointe des communistes de l’Etat français, permettant d’aborder les questions d’actualité comme d’idéologie. Nous considérons que tout ce qui forme un pas en avant vers plus de travail conjoint, vers plus de débat, vers plus d’unification entre nous.

    Ceux et celles qui seraient intéressés, motivés par cette idée, nous les invitons à nous contacter, dans le but de poursuivre et intensifier ce travail. Toutes les bonnes volontés sont bienvenues, pour avancer, pas-à-pas dans la création de ce centre.

    Régénérons l’idéologie communiste ! Dotons la de bases solides !

  • Menace sur les APL

    Menace sur les APL

     

    Menace sur les APL: le gouvernement affame les plus précaires.

    L’idée ne date pas d’hier.  Après avoir germé durant le quinquennat précédent, l’idée de baisser les APL, pour in fine les supprimer, est désormais annoncée. Une nouvelle fois, la clique de bandits macronistes frappe, et frappe fort.

    Depuis quelques jours, cette opération occupe le devant de la scène. Elle commence par une baisse de 5€ par mois. Cette première baisse s’appliquera en octobre, par la suite, le gouvernement compte l’amplifier pour la doubler puis la tripler.

    5€ nous dit-on, ce n’est pas grand chose. Mais 5€, dans le budget resserré d’une personne étranglée par la pauvreté, cela n’a pas la même valeur que pour un bourgeois. Pour les uns, c’est un pourboire, pour d’autres, ce sont des choix cruciaux.

    Nombre de tweets et de publications dans les réseaux sociaux se sont empressés de fournir une illustration concrète de ce que signifie cette somme :


    Ce tweet de Merry Laballe, en date du 24 juillet 2017, illustre parfaitement l’attaque qui est faite aux précaires, aux personnes en difficulté, aux étudiants. En tout 20% des ménages bénéficient de ces aides, 20% de la population n’étant pas en mesure d’envisager sereinement l’avenir.

    Ce n’est pas un maigre droit que l’on retire à ces individus, même si pour certains ou certaines, qui ne connaissent pas le sens du labeur, pour qui la misère est une abstraction, cette liquidation n’a rien d’important. Comment, notamment, ne pas penser à la députée LREM Claire O’Petit, qui a ainsi expliqué que c’était « ou ça, ou on augmente les impôts »- impôts auxquels la bourgeoisie échappe- en enchainant avec : « Mais bon sang, allez voir ailleurs… Ça va messieurs dames. Si à 18, 19 ans, 20 ans, 24 ans, vous commencez à pleurer pour 5 euros, qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ? »

    Passons sur le cynisme affiché de ces députés, lesquels ont le mérite, il est vrai, de dire ce qu’ils pensent sans langue de bois. Intéressons-nous à l’argumentaire.

    Le perpétuel couteau économique, placé sur la gorge du prolétariat est plus qu’évident ici : «ça, ou augmenter les impôts », menace permettant de séparer en deux  la population : les pauvres, profiteurs, opportunistes, toujours à l’affût de l’aide sociale ; la brave classe moyenne, écrasée par l’impôt, devant se saigner pour entretenir la plèbe oisive. Une manière d’exciter les uns contre les autres.

    En second lieu, nous retrouvons également cette déconnexion totale et intégrale de la part de la bourgeoisie de ce que signifient la vie et le travail des masses prolétariennes. 5€, ce n’est pas qu’un « tacos », pas qu’une « pinte », pas qu’un loisir. Pour certains, pour certaines, c’est le sacrifice d’un rare loisir, le sacrifice d’un peu de qualité de vie…Toute action impactant le budget d’un ménage modeste entraine une réaction sur sa qualité de vie, voire même sur sa possibilité à faire face aux dépenses courantes.

    Cette mesure est un marché de dupe. Son intérêt est double pour la bourgeoisie :

    Sous prétexte de faire des économies pour l’Etat, les APL, lesquelles « coutent en tout 18 Milliards d’euros par an au Budget de l’Etat » sont ciblées. Une baisse de 5 euros par mois et par ménage représenterait ainsi une économie mensuelle de 32,5 millions d’euros, soit 97,5 millions sur les trois derniers mois de l’année en cours.

    « Dépenser moins« , pour l’Etat, c’est une manière de réaliser un tour de passe-passe.

    C’est une manière de retirer une partie du salaire réel des travailleurs.

    En réduisant les dépenses de l’Etat, le gouvernement prétend ainsi réduire la ponction opérée par les impôts. Il se présente ainsi en porte étendard du pouvoir d’achat, en agent grandiose du retour des richesses usurpées.

    Or, l’impôt, qui finance les APL, tout comme les charges finançant les retraites, l’Assurance Maladie ou l’assurance chômage, redistribue cet argent. Certes la bourgeoisie y échappe, par milles manigances, mais dans son principe, ce système contribue à une redistribution moins injuste.

    Ce système contribue à une forme de salaire élargi, comprenant les bénéfices retirés de l’accès à ces droits sociaux et à ces services.

    Rendre l’argent aux contribuables, ne plus « ponctionner » les salaires, revient en fait à accroitre les inégalités. Pour une poignée d’euros en plus sur le salaire, fondés à être dépensés dans la consommation, la perte de salaire réelle est immense.

    De l’autre côté, les cadeaux se multiplient envers les riches, comme des annonces de réduction de l’ISF.

    Ce n’est qu’un début

    Les APL sont dans le collimateur des gouvernements depuis un certain temps, ainsi en juillet 2015, la commission des finances du Sénat déclarait : « Du point de vue de leur gestion, les aides se présentent par ailleurs comme une prestation coûteuse. Fondées sur un barème excessivement complexe, elles mettent en œuvre des règles d’abattement et de neutralisation visant à tenir compte des variations de revenus et d’activité des bénéficiaires, qui sont à l’origine d’un montant significatif d’indus : 43 % du total des indus identifiés en 2013 par les caisses prestataires, soit 1,57 Md€. Pour la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), qui en verse la quasi-totalité, elles représentent un coût de gestion que l’on peut estimer à environ 600 M€, soit 3,5 % de leur coût total. Ces prestations engendrent par ailleurs une fraude qui peut être estimée à environ 280 M€, soit 28 % du total des fraudes détectées par la CNAF… »

    Dans la bouche des bourgeois, « fraude » signifie « arrêt de mort », sauf lorsqu’elle est accompagnée du terme « fiscale. » Cette volonté de liquidation n’est pas toute neuve, mais elle n’est pas non plus isolée.

    Cette mesure, envisagée depuis longtemps par les cabinets de conseil et autres commissions ministérielles de la bourgeoisie, avait tardé jusqu’ici à être mise en place. En effet, en rognant sur la solvabilité des locataires, elle se heurte aux intérêts d’un secteur particulier du capitalisme français, mais néanmoins très importants : celui de la spéculation immobilière.

    Certes, il est vrai que les APL engraissent en partie l’inflation des loyers. Les propriétaires et les agences s’en servent pour se goinfrer d’argent public. Mais l’argument s’effondre, miné par l’hypocrisie d’un gouvernement intégralement à la solde de la bourgeoisie.

    Car, lorsque interpellé sur le sujet, le gouvernement a annoncé ne pas vouloir légiférer sur une limitation des loyers, pour ne pas pénaliser les propriétaires -qui vivent parfois en rentiers et en parasites, entretenant un parc de logements vides pour maintenir la spéculation immobilière.

    L’immobilier français est déjà à la peine depuis quelques années, et ses difficultés risquent d’être amplifiées par la baisse des dotations aux collectivités territoriales, qui assument en pratique une part essentielle des projets des promoteurs.

     S’attaquer aux APL, ce n’est pas anodin. C’est la mise en place, dans les années 70, des APL (en lieu et place de l’ancien système d’aide à la pierre) qui avait à l’époque ouvert la voie à la flambée de l’immobilier. Il est difficile de mesurer à l’avance les conséquences d’une mesure de ce type. La spéculation immobilière joue en effet un rôle absolument fondamental, ici comme dans tous les principaux pays capitalistes.

    En France, la seule bulle immobilière a tiré à bout de bras la « croissance » pendant des années. Un bien immobilier, c’est une garantie qui permet aux ménages, aux entreprises, aux Etats et aux banques d’emprunter, de s’endetter. Que la valeur de leur bien s’effondre, pour cause d’éclatement de la bulle immobilière, et ils n’auront plus de garantie, ils ne seront plus solvables, et risquent la faillite pure et simple. Et cette faillite peut engendrer des réactions en chaine, étant donné le fonctionnement instable du capitalisme financier.

    Aux Etats-Unis, c’est le retournement en 2006 du marché immobilier américain qui avait provoqué la crise des subprimes et avec elle la crise de 2008 qui avait déstabilisé le capitalisme mondial. Nous verrons prochainement si la rapacité aveugle des capitalistes français, et si la politique à courte vue des gouvernements à leurs ordres ne finira pas, en définie, par se retourner contre eux-mêmes.

    Elle s’inscrit également dans une volonté de supprimer les concessions accordées aux classes laborieuses. Elle s’inscrit dans l’offensive généralisée et débridée contre l’ensemble des conquêtes sociales.

    Elle forme l’un des fronts d’attaque, dans la bataille d’anéantissement que veut provoquer le gouvernement.

    La nécessité de la Lutte

    La récente réaction du gouvernement face aux réactions quant à sa réforme ne peut que nous encourager à poursuivre dans le sens de la lutte. En effet, furieux de son impopularité, Le président Macron aurait déclaré à ses troupes que la baisse des APL était d’une « Connerie sans nom ». Une réaction qui tranche avec l’attitude d’arrogance de ses sbires.

    Mais aucun projet ne se retire sans combat. Nous aurons à protéger nos droits de la même manière que nous les avons obtenus :

    Par la lutte.

    Macron a raison d’attaquer en été, quand les travailleurs, quand les travailleuses se reposent. Mais cet été est sous le signe de la préparation intense de la lutte.

    Front social a multiplié les initiatives pour mobiliser la population. La CGT et les syndicats combatifs se préparent.

    La lutte s’annonce, cruciale et sans répit.

    La contestation de pacotille, à l’Assemblée, ne suffira nullement. Au mieux, elle n’est qu’une tribune du refus. Bien souvent, elle tourne à la farce, à la bouffonnerie, incapable de briser le quatrième mur : le fait de déclarer que la démocratie bourgeoise est la dictature des capitalistes.

    Ce n’est que dans la rue, par l’occupation de lieu de travail, par la grève que nous réussirons à imposer un coup d’arrêt à ces réformes.

    Le 12 septembre, la CGT déclenchera les hostilités, nous devons rejoindre et investir nos forces dans le Front Unis contre le Gouvernement Macron et l’offensive bourgeoise !

    LUTTONS AUJOURD’HUI POUR NOUS DROITS.

    DEMAIN CONSTRUISONS NOTRE POUVOIR !

  • Où Conduit le Nationalisme du Groupe de Tito en Yougoslavie J.V. Staline -1948-

    Où Conduit le Nationalisme du Groupe de Tito en Yougoslavie J.V. Staline -1948-

    Où Conduit le Nationalisme du Groupe de Tito en Yougoslavie

    J.V. Staline

    -1948-

    Préfacé par Vijay Singh

    Le maréchal Tito bénéficie d’une presse relativement favorable, y compris dans les ouvrages scolaires, pourtant fort peu avares en diatribes anticommunistes. Cette particularité, par rapport à d’autres dirigeants, à de quoi susciter une certaine suspicion.

    Tito inspire une certaine sympathie pour l’Ouest, comme Trotski, Boukharine, ou les autres partisans d’un communisme soft, rassurant, souriant au yeux des capitalistes, car fondamentalement inoffensif.

    Le caractère inoffensif du titisme réside dans le fait que cette conception idéologique est une bouillie. Cet hybride entre capitalisme, socialisme, nationalisme, le tout saupoudré d’une « autogestion » propre à fasciner certains anarchistes naïfs, permet à tous d’y voir ce qui lui plait. C’est un véritable buffet idéologique.

    Dans la marmite titiste, ce qui domine, in fine, ce sont les aspects les plus droitiers et les plus réactionnaires. Le paravent de l’autogestion à signifié la mise en concurrence des usines et des nations. Le nationalisme, qui sous-tendait la lutte de libération nationale, s’est mué en chauvinisme et en division ethnique du travail.

    Internationalement, le régime titiste a fait les yeux doux à l’Ouest. Acceptant les deniers du plan Marshall, la Yougoslavie s’est fait le cheval de Troie des positions de droite au sein du camp socialiste.

    Bien souvent, les prête-plumes de la réaction ont réduit le clivage URSS-Yougoslavie à une simple question d’égo entre dirigeants, vidant de tout contenu politique cette controverse. Pourtant, celle-ci est éminemment politique.

    Elle est l’illustration d’une lutte pour la construction du socialisme et d’une lutte contre les idées fausses.

    Ce n’est nullement un hasard si l’un des premiers actes de Khrouchtchev, une fois au pouvoir, fut de restaurer les relations avec la Yougoslavie, entraînant l’ire et l’incompréhension des partis communistes sincères.

    Cette critique du nationalisme de Tito tombe à point nommé pour détruire ce mythe tenance d’une Yougoslavie « gentille et douce » au prises avec une URSS vile et agressive.

  • Le PC(b)US, le Gosplan et la Question de la Transition à la Société Communiste en Union Soviétique 1939-1953 -Vijay Singh- 1996

    Le PC(b)US, le Gosplan et la Question de la Transition à la Société Communiste en Union Soviétique 1939-1953 -Vijay Singh- 1996

    Le PC(b)US, le Gosplan et la Question de la Transition à la Société Communiste en Union Soviétique 1939-1953

    -Vijay Singh-

    1996

    La question de la réalisation du socialisme et de la transition en sa phase supérieure, le communisme, a animé toute l’existence de l’URSS socialiste. Dans le but de parvenir à construire cette oeuvre titanesque, bien des méthodes ont été mises en œuvres, toutes expérimentant un chemin vers une société sans classes ni Etat. Ainsi, le XVIIIe congrès du PC(b)US fait la part belle à ce questionnement.

    Sans la guerre, sans l’invasion nazie, l’application du plan de 15 ans, décidé pour le 22 février 1941, aurait-elle pu permettre d’entamer la phase finale de la liquidation des classes en URSS et de franchir un palier vers le communisme ? Cette brochure tente d’y répondre en partie, tout en soulignant le travail dans l’économie politique de la direction soviétique.

    Un ouvrage dont la lecture ne peut être superflue.

  • Bolchevisme et question nationale – Vijay Singh

    Bolchevisme et question nationale – Vijay Singh

    Bolchevisme et question nationale

    Vijay Singh

    La réponse apportée par les bolcheviques à la question nationale marque une étape dans l’avancée des luttes anti-impérialistes. Elle apportait une réponse critique et concrète aux problématiques impérialistes et colonialistes. La construction de cette réponse fut un travail de longue haleine. Si les principes furent vite établis, résumés par J. Staline dans Le marxisme et la question nationale, la pratique de l’intégration, dans la construction du socialisme en URSS, fut hautement expérimentale.

    Elle est pourtant toujours d’actualité, dans l’Etat français notamment en regard des questions relatives tant aux colonies (Guyane ; Kanaki…) que des régions subissant une oppression nationale au sein même de l’hexagone. Cette question n’est pas anodine, car, sous-jacente, se trouve celle du social-chauvinisme et du social-impérialisme.

     

  • La Signification Historique du Vingtième Congrès -1995- Victor Anpilov

    La Signification Historique du Vingtième Congrès -1995- Victor Anpilov

    La Signification Historique du Vingtième Congrès

    -1995-

    Victor Anpilov

    Dans l’optique de poursuivre notre publications de travaux difficilement disponible en français, nous publions aujourd’hui un article de V. Anpilov, rédigé en 1995, revenant sur l’oeuvre de destruction opérée par Khrouchtchev et Brejnev contre le socialisme. Ci-dessous, nous reproduisons la courte introduction de l’article, illustrative de son contenu. Bien que marqué par un point de vue enveriste, avec une relative gratuité, il n’en demeure pas moins un document à lire. 

    « Sur le 40ème anniversaire du Vingtième Congrès nous publions une analyse qui soutient que c’était un événement historique qui a été appelé à Établir la correspondance entre les nouvelles relations de production découlant de la destruction du mode socialiste de production entre 1953 et 1956 et la superstructure toujours ‘non reformée’. Dans cette perspective le congrès apparaît comme une partie intégrante d’un processus objectif ne dépendant pas de la volonté des acteurs sur la scène historique, ni du rôle subjectif joué par les Membres du Politburo ou du ‘Rapport Secret’ de Nikita Khrouchtchev. Le Vingtième Congrès a préparé le terrain pour le déplacement de Molotov, de Kaganovitch et de Shepilov de la direction du PCUS en 1957, éliminant ainsi la dernière résistance politique à la conversion des moyens de production dans l’industrie Soviétique en commodités et l’introduction du principe de rentabilité dans les entreprises en 1957-58. Dans les années après le Vingtième Congrès, le PCUS et le CPC ont voilé la signification réelle de l’événement. En faisant ainsi avec grand soin ils ont conjointement obscurci la nécessité de principe de la transition au communisme en URSS comme cela avait été décrit par Staline, la transition à la Dictature du prolétariat et la construction du socialisme dans la République populaire de Chine; pour la conservation de la dictature du prolétariat jusqu’à la victoire du communisme à l’échelle mondiale et la nécessité de l’abolition des classes sous le socialisme. L’analyse suivante a été présentée de la part du Comité International pour la Restauration de l’Union soviétique à une réunion tenue à Rome en juillet, 1995 par le groupe ‘Iniziativa Comunista’ à l’occasion de la publication de l’édition italienne du livre ‘Conversations en Prison’ par le Leader du Parti des Ouvriers Communistes russes, Victor Anpilov. »

  • Nouvelle brochure numérisée : Pensées à propos des Racines de Classe de la Contre-Révolution dans le Territoire de l’Union soviétique – Alexei Danko

    Nouvelle brochure numérisée : Pensées à propos des Racines de Classe de la Contre-Révolution dans le Territoire de l’Union soviétique – Alexei Danko

    Pensées à propos des Racines de Classe de la Contre-Révolution dans le Territoire de l’Union soviétique

    Alexei Danko

    Cet article d’Alexei Danko, traduit par le Dr. Adélard Paquin, apporte un intéressant éclairage sur la lutte des classes en URSS et sur le combat de la bourgeoisie pour obtenir la restauration du capitalisme. Ces pensées corroborent les thèses que nous développions sommairement au sein de notre brochure sur le 9 mai 1945 quant au lien entre la guerre et l’affaiblissement du PC(b)US.
    Ainsi, Alexei Danko déclare :

    « La guerre et les conséquences militaires sévères ont infligé des pertes énormes à l’Union soviétique non seulement d’un point de vue de classe, d’un point de vue matériel et en termes de population, mais ont aussi renforcé un certain nombre de tendances dangereuses pour la dictature du prolétariat. »

    Mais, loin de s’arrêter à cet aspect, Alexei Danko effectue un état des lieux sans concession sur les rapports de classes au sein de l’URSS et sur les insuffisances de la direction politique précédente.

    La lecture de cette brochure ne peut qu’être encouragée pour tout militant ou toute militante. Elle est une fenêtre supplémentaire sur les questions relatives au délitement idéologique et politique de l’Union Soviétique.