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  • Parcoursup – Nouveau Bac – Deux arnaques !

    Parcoursup – Nouveau Bac – Deux arnaques !

    Parcoursup – Nouveau Bac – Deux arnaques !

    L’idée d’aller plus loin qu’Admission Post-Bac ne date probablement pas d’hier. Les dispositions qui sont au sein de Parcoursup étaient déjà inscrites dans le patrimoine génétique de cette machine à dispatcher les élèves. Ce centre de triage permet donc d’inverser les rôles : ce sont les écoles qui se servent en fonction des élèves qui les intéressent. Les autres auront, peut-être, une place dans une filière à l’université. En revanche, la nouvelle forme du Bac n’a pas échappé à nos analystes, lesquels ont replacé celle-ci dans son contexte de bataille contre le code du travail.  Vous pouvez retrouver cette analyse particulière ici.

    Un autre avantage de ce nouveau système sera de pouvoir rationaliser à outrance le fonctionnement des filières. Il sera possible de créer une division géographique des options, faisant que les lycées, au lieu de proposer un éventail de choix, seront des lycées « S »; « ES »; « L »; « STMG »…etc. L’idée derrière cela est de rationaliser la masse salariale, qui pourra être ventilée en fonction des besoin, grâce à l’autonomie des lycées. Cela veut dire des lycées à vitesse différentes, des lycées avec une équipe enseignante usée et épuisée par le fait qu’elles soit exploitée au maximum. En somme, cela veut dire que les lycées destinés aux classes populaires ne feront plus que de la gestion de flux, tandis que les lycées de l’élite capterons une part sans cesse plus importante des budgets. 

    L’Unité Communiste de Lyon a rédigé ce tract à destination des lycéens, des lycéennes, du corps enseignant et des parents d’élève pour les avertir du danger qui court !

    Le gouvernement prépare la fin du droit d’accès aux études supérieures.

    APB l’avait préparée, Parcoursup la poursuit. L’attaque contre le droit à l’accès démocratique aux études supérieures est plus que jamais menacé.

    Sous prétexte de vouloir rationaliser l’Enseignement Supérieur, l’Etat et les gouvernements successifs attaquent, fondamentalement, le droit aux études. Alors que les Universités sont censées garantir un accès aux études supérieures, déjà mis à mal par leur coût, par leur caractère élitiste, l’Etat cherche à briser ce droit.

    Tirant prétexte des difficultés d’organisation du baccalauréat et des faillites d’APB, le gouvernement manœuvre pour attaquer les universités et la valeur du baccalauréat.

    Post-Bac a représenté une première phase d’un travail de sape. Auparavant, les universités devaient garantir dans chaque filière une place pour les néo-bacheliers. En installant cet outil, les universités ont pu commencer à instiller des systèmes de gestion de flux, distribuant les élèves en fonction des désirs du conseil d’administration de la faculté.

    Les universités préparent en sous-main la sélection. D’ores et déjà certaines mettent en place des systèmes de purges pour exclure les étudiants qui connaissent des difficultés.

    Le fait que les enseignants doivent maintenant donner un avis sur l’orientation vers l’université est tout sauf anodin ! Cela signifie que l’accès à celles-ci ne sera plus un droit qu’elles doivent automatiquement respecter, mais qu’il sera soumis à condition.

    Ces conditions peuvent être une « remise à niveau d’un an ». Belle manière de pouvoir créer des écoles et des structures de remise à niveau, belle manière donc de soutirer encore de l’argent aux étudiants ou à leur famille – tandis que les bourses sont réduites à peau de chagrin . Les écoles ne s’en priveront pas, car elles représentent une année supplémentaire à payer.

    La suppression de la hiérarchisation fait que l’élève n’est plus maître de son choix. Parcourup ne permet plus de formuler des vœux, il créé un pool dans lesquels les écoles et l’enseignement supérieur privé viennent se servir sans vergogne. Il n’y a plus de prise sur les choix, il s’agit juste de se rendre disponible avant d’être aiguillé.

    Mais ce n’est pas tout !…

    La fin du Bac.

    Un baccalauréat unique, par un examen spécifique, représente une garantie -déjà maigre- d’égalité de valeur. En revanche, le bac que prépare le gouvernement, par l’intrusion du contrôle continu, sera estampillé en fonction de l’établissement d’origine. Les bacs n’auront donc plus la même valeur selon le prestige de l’établissement.

    Cela ouvre la voie à des établissements d’élite, chers, réservés aux nantis, aux riches, avec des bacs portant leur sceau, mais purgeant sans merci à la moindre faille. Pour avoir un bac prestigieux, il faudra passer par le tiroir-caisse.

    A l’inverse, les élèves des classes populaires, déjà stigmatisés sur le marché du travail, le seront d’autant plus en fonction de la réputation de leur établissement. Cela ouvre la voie à tout un univers de suspicion envers l’établissement. Un bac obtenu de justesse dans un lycée difficile sera synonyme de mauvais élève, mais un bac obtenu haut la main jettera le doute sur la probité des enseignants. D’ores et déjà, APB et ses appréciations posaient ces problèmes, le nouveau Bac et Parcoursup les multiplieront au centuple !

    Surtout, les Bacs seront distordus, déformés, faits pour ne pas être reconnus sur le marché du travail. Le Bac ne sera plus une garantie d’un statut, d’un salaire. Il ne sera plus qu’un coûteux chiffon.

    Macron et ses sbires veulent privatiser le plus largement possible le système éducatif.

    Le marché de l’éducation est gigantesque ! Et pour le moment il échappe en grande partie aux investisseurs, aux patrons et aux patronnes. C’est intolérable à leurs yeux !

    Qu’importe la qualité de l’enseignement, qu’importe la qualité des cours, ce qu’ils veulent c’est former une main d’œuvre exploitable, servile et jetable. Qu’importe s’il faut payer pour se faire exploiter après, cela est même un bénéfice secondaire ! Stages non-payés, formations couteuses, tout est bon pour gagner sur les deux tableaux.

    Ce n’est pas une fatalité ! Refusons ce piège !

    Enseignants et enseignantes ! Refusez de remplir les avis concernant les universités !

    Elèves ! Mobilisez-vous contre cette arnaque qui attaque vos droits !

    Parents d’élèves ! Exigez la fin de cette mesure ! Protégez l’accès au savoir pour tous !

  • Pas de local fasciste à Lyon !

    Pas de local fasciste à Lyon !

    Hier, 13 janvier 2017, un rassemblement s’est tenu place de la Comédie à Lyon, à l’appel d’un grand nombre d’organisations. Ces organisations politiques, syndicats, associations et groupes se sont réunis pour dénoncer l’ouverture d’un nouveau local fasciste sur Lyon. Rassemblant environ 400 personne, cet événement initie une nouvelle campagne unitaire pour riposter à l’implantation de l’extrême-droite, pour la repousser et pour, ultimement, l’éliminer. Plusieurs interventions et prises de parole ont été effectuées, y compris par l’Unité Communiste de Lyon. Dans un soucis de clarté et de diffusion de nos positions, nous reproduisons ici le canevas général de cette intervention.

    Fermons le Pavillon Noir !

    Une nouvelle fois, l’extrême droite fait parler d’elle à Lyon. Entre deux agressions racistes, entre deux attaques homophobes, entre deux tentatives d’instrumentaliser la misère, entre deux croisières payées par crowfunding, celle-ci trouve le temps -et l’argent- d’ouvrir un nouveau local : le Pavillon Noir.

    Le Pavillon Noir est l’idée d’ouvrir un bar réservé aux blancs, aux « de souche », aux aryens… En somme un lieu qui leur servirait de point d’appui, de centrale de recrutement, et – qui sait – peut-être de blanchiment d’argent, tant, historiquement, l’extrême-droite et l’escroquerie, la mafia, les trafics sont de mèche. Ce ne serait ni la première ni la dernière fois.

    La coordination antifasciste qui s’est construite à Lyon exige sa fermeture. Nous ne voulons pas de cette pustule répugnante dans notre ville.

    Pourtant, extrême-droite et Lyon riment bien souvent. Ce n’est pas le premier Pavillon Noir qui tente de s’ouvrir, ni le premier local en général. Les fascistes tentent depuis plus de dix ans de se bâtir un petit royaume à Lyon.

    Bunker Korps Lyon ; Action Française ; Front National ; Jeunesse Identitaire ; G.U.D. ; Bastion Social… les noms changent, mais le fond reste le même. Xénophobie, racisme, nostalgie pétainistes…Ce sont les multiples facettes de la réaction.

    Les autorités ne sont pas neutres face à ce problème. Entre les petits bourgeois à la croix celtique, entre la jeunesse dorée des monts du lyonnais et de l’autre côté les exploités, les opprimés, celles et ceux qui veulent lutter contre le capitalisme et l’impérialisme, le choix est rapidement fait pour la Préfecture, pour la Mairie, pour la Justice, pour la Police ou pour Gérard Collomb.

    Les uns ont des peines symboliques, de petites tapes sur les mains. Les autres subissent les foudres de la justice de classe de plein fouet. N’oublions pas que lors des rassemblements contre le Bastion Social, l’an passé, c’est la prison qui attendait certains interpelés.

    N’oublions jamais qu’entre ceux et celles qui se présentent comme des rebelles, des dissidents, des révoltés, mais qui mettent tout en œuvre pour défendre les exploiteurs et ceux et celles qui se battent pour renverser le capitalisme, il n’y aura jamais d’égalité de traitement.

    Comptons sur nos propres forces, sur notre capacité de mobilisation pour faire fermer ce local !

    Le fascisme est une tromperie !

    Les fascistes se présentent comme des défenseurs du peuple, comme des protecteurs. Ils utilisent pour cela des maux bien réels. Le sentiment d’impuissance face à une démocratie en panne sèche ; le dégout face à la corruption des dirigeants ; le sentiment d’abandon par les services publics ; le sentiment de colère provoqué par les licenciement, par la hausse de la misère, par la violence quotidienne…

    Mais les fascistes détournent cette colère. Ils et elles la détournent des responsables,  du premier bourreau des exploités et des opprimés au sein de notre Etat : la bourgeoisie et le patronat « bien de chez nous. » Pire, ils la mettent au service de ces ennemis du peuple, en invoquant la grandeur de la Nation, le devoir de serrer les rangs, le nationalisme, le patriotisme… En somme, ils et elles exigent que les esclaves salariés fassent front commun avec leurs maîtres. Leur xénophobie, leur racisme, leur haine de l’autre ne sert qu’a renforcer cet effet. Leur mot d’ordre est la soumission aux exploiteurs.

    Nous n’avons rien en commun avec les milliardaires qui nous saignent. Leurs élus sont d’ailleurs aussi corrompus que les « élites » qu’ils et elles dénoncent. Les exploités et les opprimés, quelque soit leur couleur de peau, leur religion ou son absence, leur langue, leur origine, leur sexualité, leurs goûts partagent un intérêt commun : battre les exploiteurs, où qu’ils, où qu’elles, soient.

    Les fascistes sont des valets de la bourgeoisie en costume de révoltés.

    Une nouvelle coordination antifasciste se lance, à Lyon. Elle réunit largement organisations politiques, syndicats, groupes antifascistes, associations et individus. Cette coordination ne demande qu’a grandir et à se massifier. L’Unité Communiste de Lyon salue cette initiative et appelle à la rejoindre.

    L’Unité Communiste de Lyon défend l’idée que l’antifascisme est une lutte large, qui concerne chacun et chacune. Cependant, nous défendons le fait que cette lutte doit être autonome des institutions, de l’Etat, de la Police, de la préfecture et de la mairie de Lyon. Ce ne sont ni les alliés de la lutte antifasciste, ni les alliés des exploités et des opprimés. Au contraire, l’expérience a démontré que les objectifs de ces institutions étaient de subordonner la lutte antifasciste à leurs objectifs, de la neutraliser, voire de l’écraser.

    Collomb n’est pas que le « facho de service », il est « au service des fachos. »

    L’Unité Communiste de Lyon considère que l’antifascisme être un antifascisme reliant exploitation, oppression et menace fasciste. Un antifascisme de classe, un antifascisme populaire !

    COMBATTONS LE FASCISME PARTOUT OU IL SE TROUVE !

  • La dictature du prolétariat : La ligne de démarcation principale.

    La dictature du prolétariat : La ligne de démarcation principale.

    La dictature du prolétariat

    La ligne de démarcation principale.

    Pour aller plus loin : 

    L’Unité Communiste de Lyon est une organisation se revendiquant du communisme. Elle est une organisation s’inscrivant dans une tradition et dans un héritage. Non pas un héritage mort et fétichisé, mais un héritage vivant et dynamique. Elle se revendique, fondamentalement, de l’intégralité de l’histoire du mouvement révolutionnaire et du mouvement ouvrier.

    Elle se revendique de la synthèse de l’expérience du mouvement ouvrier et révolutionnaire. D’une synthèse critique, capable de distiller les éléments justes de cette expérience. Cette synthèse est plus large que la seule existence des organisations communistes, que leur seul rôle. Elle doit embrasser l’ensemble de l’expérience, y compris celles qui ont été avortées, inachevées, perdues.

    Selon nous, cette synthèse de l’expérience ne se limite pas à tracer la physionomie d’une organisation à coup de citations, de galeries de portraits, de folklore et de mythes. Bien souvent, il nous est adressé la question de savoir si nous nous revendiquons de Staline, de Mao ou de Hoxha. Ce type de question est révélateur d’un certain état d’esprit qui prend les questions à l’envers. Se revendiquer d’un individu est, à notre sens, caduc et inintéressant dans la situation actuelle. Ces individus ont fait partie de l’histoire du mouvement révolutionnaire, du mouvement ouvrier. Nier leur existence ou n’embrasser que leur figure n’aurait pas plus de sens l’un que l’autre. Analyser leurs apports, en intégrer les aspects justes, en ôter les aspects faux, voilà comment nous comptons procéder pour avancer idéologiquement.

    D’autant que certains butent sur ces questions. La bourgeoisie à bien fait son travail, elle aiguille sciemment, au travers de sa propagande, au travers de l’Education Nationale, vers des formes stratégiquement inoffensives de contestation. L’importance de l’anarchisme et du trotskisme comme  mouvements dans les pays impérialistes est révélateur de cela. Cependant, bien souvent, la sympathie pour Trotski ne signifie pas une adhésion à ses thèses ni a ses pratiques. A l’inverse, combien de marxistes-léninistes autoproclamés orthodoxes se usent de l’entrisme, du fractionnisme, du liquidationnisme ?

    Il de s’agit pas de faire pour autant de l’éclectisme, et de brasser large pour se diluer idéologiquement, pour faire du centrisme, pour concilier l’inconciliable. Au contraire, il s’agit de progresser sans laisser la moindre zone d’ombre, sans laisser la moindre trace de poussière. Cacher l’inconsistance politique en se réfugiant dans une case, en se réfugiant sous une étiquette dont le contenu n’est pas maîtrisé n’est pas permis.

    L’adhésion n’est pas sur un branding d’image et de tableaux, mais bien sur une adhésion au contenu politique. Ce contenu politique que nous définissons comme ligne de démarcation principale, à l’heure actuelle, dans la poursuite de la construction d’un Parti Communiste Révolutionnaire efficace, est la dictature du prolétariat. Dans la situation actuelle, nous considérons que cette ligne est celle qui correspond à l’état actuel du militantisme au sein de notre Etat, mais également qu’elle est une question politique accessible aux plus larges masses, tout en étant profonde et complète.

    Pourquoi la dictature du prolétariat comme ligne de démarcation ?

    Le choix de la dictature du prolétariat comme ligne de démarcation est lié à un constat. Trop souvent, les organisations se revendiquant du communisme dressent une liste de points préalables sans fin à l’adhésion et au travail commun, ou à l’inverse évitent soigneusement cette question. Bien souvent, ces lignes de démarcations sont tracées dans le désert, et ne correspondent pas à des modalités pratiques ou politiques. Elles sont érigées en fétiches. Admirables ou non, justes ou non, elles n’en sont pas moins tout autant de barrières absconses car n’ayant pas de transcriptions concrètes dans la réalité ou dans la pratique, hors de l’iconographie.

    Nous avons voulu choisir une autre voie que celle de l’amoncellement de barrières qui ne font que recroqueviller les organisations autour d’un cristal de pure vérité autoproclamée, mais qui les privent de l’espace, de la marge de manœuvre permettant de débattre de la véracité de ce cristal, de le forger au fer de la critique, de la heurter au prisme de la science. Cette attitude sectaire de repli sur une vérité affirmée mais indémontrée, nous l’avons eue nous même, nous l’avons expérimentée et nous en avons, par le passé, éprouvé les limites.

    Nous voulons expérimenter une autre voie, plutôt que celle de la lame de rasoir, affûtée mais fragile, maniée d’une main incertaine, nous optons pour celle du creuset, de l’instance centrale de débat, dans lequel les diverses organisations doivent se fondre pour que naisse, par le travail et l’effort commun une organisation communiste pouvant déboucher sur un parti communiste. Tout n’a pas besoin d’être préalablement aplani avant d’avancer ainsi. De toute manière la dialectique et la vie font surgir chaque jour de nouvelles questions, de nouvelles luttes de ligne.

    Jamais le PC(b)US soviétique, jamais le PCC chinois, jamais le PTA albanais n’ont été monolithiques. Ces organisations ont certes tendu vers toujours plus d’unité, toujours plus d’efficacité, mais n’ont jamais été des blocs homogènes à 100%. Elles ont toujours connu une lutte de ligne intérieure. Nous considérons que l’unification n’est pas équivalente à la résolution immédiate de la lutte de ligne. La résolution de la lutte de ligne ne saurait être préalable au fait d’avancer, cela reviendrait à emplir un tonneau percé. Une base minimale simple, claire, et suffisante doit être dessinée comme préalable. Le reste des questions peut et doit se traiter dans le cadre du débat commun.

    Nous mêmes, faisons le choix d’avancer en commun.

    L’Unité Communiste de Lyon est une organisation qui rassemble des communistes ayant une perception différente de leur idéologie. Certains sont marxistes, d’autres se perçoivent léninistes, d’autres maoïstes. Nous pensons que les questions idéologiques sur ces distinctions sont légitimes. Elles sont légitimes et doivent faire l’objet d’un débat scientifiquement argumenté. Seulement, l’Unité Communiste de Lyon considère que ces questions peuvent être résolues au sein d’une organisation unique. Leur résolution n’est pas un préalable au travail commun et à l’unification. Leur résolution en est même une conséquence, puisqu’elle créé le cadre scientifique qui permet de faire la démonstration claire et nette de la supériorité de telle thèse sur telle autre thèse. Elle permettra de rejeter les conceptions arriérées et périmées et de systématiser celles qui sont justes.

    Dans l’état actuel des choses, certaines questions ne sont pas non plus un préalable à l’adhésion. Bien souvent, la maîtrise du matérialisme-dialectique, du matérialisme-historique, de l’ensemble des facettes de l’idéologie a été placée comme une nécessité pour devenir adhérent. Comme l’exigence était trop élevée par rapport à ce que des néo-adhérents, des statuts intermédiaires artificiels étaient mis en œuvre. Des stagiaires ad vidam eternam, parfois, qui attendaient d’être considérés comme digne de devenirs des égaux.

    Bien souvent, du fait de l’organisation en sectes, refermées autour d’une vérité autoproclamée, la progression vers le centre de ces organisations cloisonnées ne se faisait pas en fonction de la progression dans la maîtrise de la théorie et de l’idéologie, mais bien uniquement en fonction du degré de mimétisme des positions du centre. Dans ces conditions là, la dégénérescence ne pouvait que se manifester tôt ou tard, la présomption et le procès d’intention remplaçant l’analyse, l’attaque et l’agression le débat, l’assénement de dogmes la démonstration de la justesse des thèses défendues.

    Nous voulons une progression en commun, vivante, critique et encourageant l’autocritique.

    Nous pensons que la question de la dictature du prolétariat est suffisante et constitue une ligne de démarcation suffisante pour adhérer. Elle n’a pas besoin d’être même formulée selon cette expression consacrée. Le fait de vouloir la constitution d’un pouvoir populaire où le prolétariat et ses alliés dirigent l’Etat contre les exploiteurs, est suffisant.

    Pourquoi est-il suffisant ? Parce qu’elle est la condensation de l’objectif politique stratégique du mouvement communiste à l’heure actuelle. Elle conditionne tout et est la condition de tout.

    La question de la dictature du prolétariat est le nœud gordien de la lutte. L’atteindre impacte la forme de l’organisation et la question des rapports qui se nouent en son sein. Elle explique le fait qu’une organisation politique communiste ne peut atteindre cet objectif que sous la forme d’un parti de type nouveau, tel que défini par Lénine. Elle conditionne le fonctionnement interne, la nécessité d’avoir un centralisme démocratique, le fait de devoir lutter contre le fractionnisme, contre l’entrisme. Elle conditionne le fait qu’un Parti Communiste n’est pas une clique, une bande, une coterie, mais une organisation conçue, organisée, architecturée pour renverser le pouvoir de la bourgeoisie et créer l’Etat prolétarien. Elle explique que les organisations de ce type ne sont pas des salons de discussion, ni de plaisant clubs, mais des outils conçu pour la plus grande efficacité.

    Sommes-nous pour de meilleurs salaires, pour de meilleurs horaires de travail, pour une meilleure couverture santé, pour une défense des droits des chômeurs ? , oui, nous le sommes. Mais limiter là notre revendication politique revient, au final, à demeurer au niveau de l’économisme. Il s’agit du travail des organisations syndicales, du travail des organisation de masse, de défense des masses populaires et de ses intérêts.

    La question de la dictature du prolétariat politise la question. Elle pose la question du pouvoir de la bourgeoisie, de la nature de son Etat, de la nature de ses institution, de la nature du rapport que peuvent avoir les exploités avec celle-ci. Vouloir défendre ce projet, c’est comprendre le fait que l’Etat n’est pas amendable, qu’il n’est pas possible de négocier sa forme, de se contenter du cadre étriqué de sa prétendue démocratie. La question de la dictature du prolétariat pose de manière concrète la question de la révolution. Elle le pose d’une manière non-abstraite, non comme un but final, non dans une perspective messianique, millénariste, mais comme un moyen concret. Un moyen concret de disposer des outils pour ériger et construire le socialisme puis le communisme. Elle redonne ainsi au marxisme sont caractère fondamental de guide pour l’action, et non d’un fétiche.

    La question de la dictature du prolétariat pose également la question du programme. De construire le socialisme dès qu’une zone est sous le contrôle du pouvoir populaire. La question de la dictature du prolétariat pose également celle de la démocratie populaire. La dictature du prolétariat implique deux aspects insécables : celui de la démocratie pour les masses, celui de la dictature contre les ennemis du peuple.

    En elle, elle pose la question des soviets, du contrôle populaire sur l’économie, de l’organisation démocratique de celle-ci. Elle pose la question de l’économie politique, de la planification, de la question du rapport avec la nature et avec l’écologie. Elle pose la question d’une économie non plus au service du profit d’une poignée de parasites, mais bien pour répondre à des besoins.

    La dictature du prolétariat pose également la question de la difficile gestion de la question des experts, de la bureaucratie d’Etat, du besoin de spécialistes. Elle pose la question de la liquidation en tant que classe de la bourgeoisie, par le fait d’éliminer le besoin social de ces catégories de population.

    Elle pose la question de la contrainte ou de la répression contre celles et ceux qui y sont hostiles et qui veulent s’organiser contre le pouvoir populaire. A la fois contre les irréductibles ennemis du peuple, mais également contre les menées intérieures qui peuvent être faites par certains individus, voire par des corps sociaux entiers comme ceux des experts bourgeois, qui peuvent tenter de se constituer leurs royaumes personnels au sein de l’Etat prolétarien, et, de ce fait, le ronger peu à peu. Elle pose la question de l’éducation des masses, de l’accès à la culture et au savoir, pour résoudre la dépendance vis-à-vis de ces experts, pour avancer vers la résolution de la contradiction entre travail manuel et intellectuel.

     Elle pose la question de la capacité à rallier les larges masses populaires, à les convaincre du bienfondé de l’Etat populaire par la mise en œuvre d’une politique qui donne des résultats. Elle pose la question de comment se met en œuvre ce ralliement, qui ne peut se faire -et ne s’est pas fait- par la contrainte, mais bien par un lent travail d’éducation des masses sur ce que signifiait cette étape du socialisme, y compris après la conquête du pouvoir par les bolcheviks ou par les organisations révolutionnaires. Elle pose la question des cadres du débat démocratique au sein d’une république soviétique.

    Elle pose la question de son affermissement, de la résolution des contradictions non-antagoniques par le débat, le dialogue, l’explication ou la conviction. Elle pose les bases de la résolution de la question de la structure patriarcale de la société, du sexisme, du racisme, des maux qui sont tout autant  de fléau dans la société pourrissante dans laquelle nous vivons.

    Elle pose la question de la défense et des relations internationales, de la volonté de soutien aux opprimés croulant sous le joug d’autres Etats capitalistes, de l’impérialisme, du colonialisme…

    Elle ouvre la voie vers une société sans classe ni Etat, vers une société communiste.

    A l’inverse la dictature du prolétariat démarque les communistes du réformisme, du révolutionnarisme romantique, de l’opportunisme. Elle est ce qui démarque des partis qui ne comprennent pas la nature de classe de l’Etat, son caractère profond de force d’oppression d’une classe contre une autre. Elle est ce qui démarque, fondamentalement de celles et ceux qui sont inconséquents, qui rêvent d’un grand soir sans en assumer les implication. Elle est ce qui forme une démarcation entre le messianisme, l’utopisme, l’idéalisme et la volonté d’avancer de manière cohérente, construite, organisée, structurée et efficace. Elle est la distinction entre le vœux pieux et la victoire.

    La question de la dictature du prolétariat porte chacun de ses aspects en son sein. Comme dans la création d’un dictionnaire, nous considérons qu’elle est une réponse nécessaire et suffisante, simple et accessible à tous et à toutes à la question de quelle est notre ligne de démarcation.

  • Mobilisation contre le « Pavillon Noir », une nouvelle manche de la lutte antifasciste Lyonnaise.

    Mobilisation contre le « Pavillon Noir », une nouvelle manche de la lutte antifasciste Lyonnaise.

    Mobilisation contre le « Pavillon Noir », une nouvelle manche de la lutte antifasciste Lyonnaise.

    Les organisations fascistes ont pignon sur rue depuis bien longtemps, à Lyon. Leur tentacules s’étendent sans cesse au travers de la ville. Auparavant, ce fut le Bunker Korps Lyon, repaire de néo-nazis, fermé sous la pression, puis d’autres pustules ont fleuri. Les fascistes bénéficient d’une tolérance complice de la part des autorités, de la mairie de Lyon, de la préfecture, de l’Etat.

    Ils ont aujourd’hui bâti un réseau important, avec leurs bars, leurs magasins, leurs lieux à eux, réservé à ceux de leur espèce. Ils et elles veulent faire de Lyon leur paradis, en commençant par le quartier ancien, rive droite de la Saône.

    L’an passé, les fascistes ont tenté, inspirés par leur modèle italien, d’instrumentaliser la misère des plus démunis pour installer une tête de pont sur la Presqu’île de Lyon. Leur prétendu lieu d’accueil, le « Bastion Social », réservé aux « français de souche » -aux blancs- n’était qu’une couverture pour l’installation d’une base d’opération de l’autre côté de la Saône.

    La mobilisation a permis d’exercer une pression importante sur les autorités, forçant celles-ci, qui ne toléraient plus les rassemblements récurrents dans cette zone touristique, à clore ce bubon. Cela n’a pas empêché l’Etat de faire payer chèrement cette victoire, en exerçant une répression particulièrement aigüe sur les mobilisés, en particulier sur nos camarades antifascistes.

    Aujourd’hui, un nouveau round se lance pour poursuivre cette lutte, avec comme idée de combattre la nouvelle tentative de construction de place-forte des fascistes : « Le Pavillon Noir. » Sous ce nom se cache la résurrection d’un bar ouvert les années passées par les fascistes et fermé pour cause de non respect des normes de sécurité (sic.) . Aujourd’hui, ils et elles tentent de redonner vie à un de leurs points d’appui.

    Nous appelons à combattre cette ouverture.

    L’Unité Communiste de Lyon se joint à la signature d’un appel commun lancé par plusieurs organisations et collectifs militants lyonnais. Elle appelle à venir au rassemblement du 13 janvier, organisé à 17 h place de la Comédie, à Lyon.

    Soyons unis et solidaires. Les fascistes doivent être chassés partout où ils se trouvent !

    Nous joignons ici l’appel commun à ce rassemblement.

    Rendez-vous le samedi 13 janvier 17h, place de la Comédie pour le 1er rassemblement contre l’ouverture du Pavillon Noir!

    Et il y aura d’autres mobilisations à venir!!

    Un blog sera très prochainement en ligne pour permettre à chacun-e de voir qui se cache derrière le Bastion Social.

    Signataires de l’appel : CGA, PG, YDG, Jeune Garde, NPA, Ras L’Front, Planning Familial, JC, CNT, Ensemble 69!, FSU, Solidaires Etudiant-e-s, Lesbian and Gay Pride Lyon, Pink Bloc Lyon, Unité Communiste de Lyon…

    Toutes et tous ensemble

    Fermons le local fasciste « Le pavillon noir »

    Le 13 janvier 2018, un nouveau local d’extrême-droite ouvrira sur Lyon.
    Le GUD, groupuscule violent proche des milieux néo-nazis, va tenter sous une nouvelle entité « Bastion Social » de ré-ouvrir un local appelé « Le Pavillon Noir ».

    Qu’est-ce que le Bastion Social ?

    Le Groupe Union Defense (GUD) s’est mis récemment en sommeil pour essayer de fédérer divers groupuscules radicaux sous le mouvement « Bastion Social ».

    Ce mouvement est directement inspiré du modèle néo-fasciste italien « Casa Pound » et du mouvement néo-nazi grec « Aube Dorée ».

    Leur stratégie est simple : appliquer une politique sociale – nationale et essayer de la diffuser dans la société. C’est ce qu’ils ont tenté de faire en juillet dernier en tentant d’ouvrir un bâtiment soi-disant réservé aux sdf français alors qu’il s’agissait plutôt d’avoir un local en centre-ville pour former des militants.
    Un de leur « modèle », la Casapound italienne, est une organisation qui se présente aux élections sur des bases de division ethnique et d’opposition entre classes populaires « de souche » (selon eux) et les autres, avec des résultats électoraux non négligeables.

    Il faut donc contester ce modèle et c’est le sens de cette première action du 13/01.

    Ne pas laisser ce local ouvrir à Lyon.

    A Strasbourg, le « Bastion Social » a ouvert un local début décembre et une mobilisation unitaire s’est mise en place avec une 1ère manifestation le 9 décembre et une prévue le 20 janvier.
    Sur Lyon, il est hors de question de laisser un nouveau local ouvrir ! (voir cartographie sur le blog en lien en fin de tract)

    Depuis peu, les agressions commises par ces groupuscules se multiplient et laisser le Gud-Bastion Social avoir un local ouvert au public sur Lyon n’est pas une option tolérable : ce lieu leur permettra de rassembler, de former idéologiquement et au combat…

    Il y a besoin d’unité entre les classes populaires qui voient leurs droits à l’existence menacés (dans l’emploi, la protection sociale, la santé…) et qui ne devraient pas se tromper de colère. Leurs ennemis ne sont pas « les étrangers » mais « le chômage et la précarité » ainsi que les politiques de droite comme de gauche qui ne cherchent pas des solutions par la voie, notamment, d’une autre répartition plus juste des richesses.

    Par solidarité envers les personnes agressées, ciblées de par leur couleurs de peaux, leurs orientations sexuelles, leurs genres ou le simple fait de militer pour une société égalitaire, nous devons nous mobiliser !!

    C’est pourquoi, nous appelons à un rassemblement le samedi 13 janvier à 17h place de la Comédie (métro Hôtel de Ville).

    Toutes et tous ensemble, fermons le Pavillon Noir !

    Le Pavillon Noir est notre 1er objectif mais nous n’oublions les autres locaux existant sur Lyon.

  • Vœux de l’Unité Communiste de Lyon pour l’année 2018

    Vœux de l’Unité Communiste de Lyon pour l’année 2018

    A tous et toutes,

    Camarades,

    En ce début d’année 2018, l’Unité Communiste de Lyon adresse ses vœux les plus chaleureux à l’ensemble des exploités et des opprimés.  Elle leur adresse des vœux de lutte, de combativité, de solidarité. Des vœux qui ne peuvent se réaliser par une force métaphysique, mais uniquement sous l’égide d’une plus grande organisation, d’une plus grande structuration, d’une unité de volonté sans cesse trempée par la lutte commune.

    Car, à l’échelle mondiale, une déferlante réactionnaire et belliciste frappe les masses. Elle n’épargne aucune région du globe. Qu’elle soit par les attaques sur les droits sociaux ; par les rhétoriques obscurantistes ou par la guerre, elle suit la même logique : diviser ceux qui ont tout en commun, pour les écraser dans le détail et les exploiter.

    Un sentiment apocalyptique noie ce début d’année. Un sentiment d’être au bord du précipice.

    Camarades, la guerre couve partout dans le monde.

    Le jeu de provocation que mène les USA contre la Corée du Nord se poursuit. Devant le refus de la RPDC de courber l’échine devant Trump, une véritable campagne en faveur du conflit se développe, jouant sur les ressorts les plus éhontés pour obtenir l’adhésion ou la neutralité de la plus grande partie de l’échiquier politique.

    Une tension palpable entre OTAN et forces Russes demeure particulièrement importante. Cet été, les manœuvres de Zapad-2017, au cours desquelles les Russes ont opéré une véritable démonstration de force, ont hypnotisé les occidentaux, lesquels redoutaient même une escalade militaire de grande ampleur. Le régime Ukrainien tout comme les directions des Etats Baltes poursuivent une radicalisation basée sur la réhabilitation des nazis locaux, tandis que la Russie joue sur une imagerie impériale pour justifier ses prétentions et sa politique d’expansion.

    En Afrique, en Asie tout comme au Moyen-Orient, les impérialismes mènent diverses campagnes pour contrôler ces zones ou les ressources de leurs sous-sols. Ces guerres directes ou indirectes entraînent des blessés, des morts, des exils chez les populations touchées. Les pions des impérialistes, auparavant encensés et récompensés de distinctions prestigieuses, comme le prix Nobel de la paix, dévoilent leur vrai visage.

    En Europe centrale et occidentale, même la situation est loin d’être calme. Que ce soit la ligue réactionnaire portée par les urnes en Autriche, ou les tensions en Catalogne, lesquelles peuvent déboucher sur une guerre civile, les nuages s’amoncellent.

    La misère s’accroît partout dans le monde. Pour la deuxième fois, l’espérance de vie aux USA a reculé. Le gouvernement américain vient de lancer une réforme fiscale qui exempte la bourgeoisie américaine de taxes, privant les masses populaires des USA de soins, de protection sociale. C’est ce modèle, directement inspiré par Thatcher et Reagan, que Macron veut importer ici.

    C’est le luxe et l’opulence d’une bourgeoisie parasitaire que nous payons chaque jour un peu plus cher. Les augmentations significatives de taxes sur les produits de consommation courante, sur les dépôts bancaires, sur la vie de tous les jours sont payées le plus largement par les masses populaires. La bourgeoisie fait financer les moyens de maintenir son ordre injuste par les deniers du peuple.

    De dures luttes seront à mener cette année, pour défendre la paix mais également pour préparer la lutte frontale contre la bourgeoisie.

    Mais ces sombres nuages ne peuvent faire oublier, camarades, un fait essentiel !

     La roue de l’Histoire tourne, et la bourgeoisie ne saurait l’arrêter, la stopper, la retourner. Elle se heurte sans cesse aux masses qu’elle jette dans la misère. Elle se heurte sans cesse à tout ceux et celles qu’elle a bafoué et trompé. Chaque fois que la bourgeoisie croit gagner un nouveau marché, croit trouver une nouvelle manière d’amasser des richesses, elle creuse un peu plus son tombeau.

    La démocratie bourgeoise est rejetée et conspuée par des parts toujours plus larges de la population, que ce soit en France ou ailleurs. Elle se démasque chaque fois davantage comme une mascarade, comme un rideau de fumée, comme de la poudre jetée aux yeux.

    Ni le capitalisme, ni son système politique corrompu n’est en mesure de faire face aux défis de demain. Et cela, les masses populaires, dans leur plus large majorité, le ressentent parfaitement. Le sentiment révolutionnaire grandit peu à peu, en réponse aux attaques subies, en réponse à la trahison.

    L’an passé, la bourgeoisie a espéré que le centième anniversaire de la Révolution Prolétarienne d’Octobre serait un chant au clairon, devant une tombe, par des folkloriques et des nostalgiques. Il n’en est rien.

    La défaite des pays socialistes est un revers, non une faillite. La bourgeoisie elle-même en a connu plusieurs avant de s’imposer comme la classe hégémonique. Le socialisme et, ultimement, le communisme sont toujours l’avenir.

    Le mouvement communiste au sein de notre Etat se recompose toujours, et l’Unité Communiste de Lyon compte jouer son rôle dans cette recomposition. Son but est qu’émergent les bases d’une unité large, d’habitude d’échange et de travail commun, sans esprit de secte ou de cercle. Que l’isolement et l’ignorance mutuelle soient remplacée par la reconnaissance mutuelle et par l’idée de  rapprochement.

    Nous espérons pouvoir contribuer à la naissance de cet espace, au sein duquel les contradictions pourront être résolues de manière positive et scientifique. Que puisse naître l’organisation qui nous manque tous.

    A l’échelle internationale, malgré les dires et les racontars de la bourgeoisie, la lutte révolutionnaire est un flambeau qui ne s’éteint pas. Le drapeau rouge flotte toujours sur des bastions, au sein des bases naxalbari, au sein des zones de guérilla philippines, au fronton des communes libérées par les forces révolutionnaires au Kurdistan.

    De nouveau, l’idée d’une internationale prend le chemin de la concrétisation. Partout, en cette année 2018, le monde appelle une lutte unifiée, pour que soit battue la bourgeoisie.

    L’Unité Communiste de Lyon souhaites donc, à toutes et tous, ses meilleurs voeux de combativité, d’endurance, de solidarité et de volonté !

    En avant vers une année de lutte et de combats !

    Vive la lutte révolutionnaire et populaire !

    Vive le communisme !

  • 2017 : Le bilan – partie 2 : Bilan de l’Unité Communiste de Lyon

    2017 : Le bilan – partie 2 : Bilan de l’Unité Communiste de Lyon

    Bilan de l’Unité Communiste de Lyon

    L’année passée fut riche en expérience, en luttes, mais également en avancées pour l’Unité Communiste de Lyon, qui doit faire décanter cette somme d’expérience pour lui permettre de s’adapter à sa tâche : être une des pierres de la création d’un Parti Communiste révolutionnaire.

    A la conférence de Bottrop, nous camarades présents expliquaient ainsi nos tâches :  Actuellement, essayant de régler nos problèmes les uns après les autres, nous tentons avec tous les camarades de France représentés ici, en suivant l’exemple du groupe « l’Emancipation du travail » de Plekhanov, tout en participant aux luttes, de renforcer notre capacité à diffuser plus largement les idées marxistes-léninistes. Nous le faisons par la rédaction de brochures, par l’édition, par la diffusion, par la formation. Par ce travail, nous cherchons à contribuer à accroitre l’influence du marxisme-léninisme et à l’étendre à de nouveaux milieux. Ces milieux, formés dans la lutte des classes, contribuerons à former la base d’un tel congrès d’unification.

    Pour remplir ces tâches, l’Unité Communiste de Lyon à fondé son site internet, sur lequel, entre le 1er janvier 2017 et aujourd’hui, plus de 150 articles ont été publiés, ainsi que 21 brochures de notre plume et 37 ouvrages numérisés dont des inédits en français. Ce site internet à ainsi connu près de cent mille visites depuis avril 2017, permettant de diffuser l’idéologie marxiste-léniniste ainsi que les positions et la ligne politique de l’Unité Communiste de Lyon.

    Nous avons de grands chantiers.

    L’Unité Communiste de Lyon travaille, tout d’abord, au sein de son congrès, à son propre développement. Celui-ci doit nous permettre de développer notre stratégie d’unification, de déterminer quelles en sont les modalités, quelles en sont les lignes de démarcation.

    Nous travaillons toujours à la constitution de notre Centre de Recherche Marxiste, dont l’un des pans les plus importants est la constitution du Centre de Documentation Révolutionnaire. Bien qu’ayant subit des retards, le développement de ce centre ce poursuit toujours.

    Son but demeure de cataloguer l’ensemble de la documentation révolutionnaire disponible, sous chacune de ses formes, et de la mettre le plus largement possible – au travers d’une interface efficace- à la disposition du plus large nombre. Plus largement, son but consiste à pouvoir disposer d’un pool de talents, de traducteurs, de correcteurs, pour permettre la mutualisation la plus poussée et pratiquer l’économie des forces au sein du mouvement communiste francophone.

    A terme, nous maintenons la volonté de proposer des collaborations transorganisationelles sur les différentes questions idéologiques, politiques ou même pratiques, dans le but de contribuer à briser l’esprit de secte, malheureusement toujours aussi puissant dans notre Etat.

    Nous voulons régénérer notre idéologie par ce travail, lui redonner vie et profondeur, permettre de l’adapter à la réalité concrète, mais également d’ouvrir de débat pour que chacun en tire profit.

    Nous avons lancé, dans le même ordre d’idée, une plate-forme de médias, encore embryonnaire, nommée Planète Rouge. Celle-ci a pour volonté de libérer la parole et la capacité d’expression des militants et militantes communistes, en s’ouvrant aux contributions individuelles de manière large. Tant que la publication reste dans le cadre du débat prolétarien, de l’apport, mais également dans le cadre de la défense de la dictature du prolétariat et de ses implications logiques, la parole est ouverte.

    L’Unité Communiste de Lyon fut présente au meeting de l’ICOR, où elle a pris par ailleurs la parole. Cette conférence a été l’occasion de nouer des liens internationaux, mais également de pouvoir s’inscrire dans une dynamique de travail hors du cadre restreint de notre Etat. Nous ne considérons pas l’ICOR comme un outil parfait, il est plus que nécessaire qu’un travail sérieux soit fait en son sein, mais cependant, elle représente une étape, elle répond à un besoin, une nécessité de l’heure actuelle : celle d’un cadre de débat et d’unification.

    Nous voulons impulser une politique d’unité et d’unification dans l’ensemble de notre Etat. Cette politique d’unification doit rompre avec ce qui a été tenté avant. A l’issue de notre congrès nous formulerons nos thèses sur la question de l’unité au sein et à l’extérieur de notre Etat. Pour autant, nous confirmons notre constat, exprimé à la conférence de l’ICOR: « nous n’avons qu’un milieu Marxiste-léniniste minuscule, morcelé. Morcelé par un sectarisme de groupes qui se voient chacun comme un Etat-major et qui ne créent pas de cadre de discussion qui permette d’apporter une solution scientifique aux problèmes, qui n’apporte aucune mutualisation des expériences de lutte. » Ce sont à ces problèmes immenses que l’Unité veut s’attaquer.

    L’Unité Communiste de Lyon avance sur ces chantiers stratégiques essentiels. Cela ne l’empêche pas de travailler au jour le jour auprès des masses et d’être présente dans les luttes. Lutte contre la loi travail, antifascisme, syndicalisme, solidarité internationale… L’Unité Communiste de Lyon, dans la mesure de ses moyens, s’est impliquée dans chacun de ces combats.

    Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon avance et se transforme.

    L’Unité Communiste de Lyon demeure une organisation jeune. En presque deux ans d’existence, bien des vicissitudes restent à traiter. Cependant l’Unité Communiste de Lyon considère qu’elle a franchi le stade la plus critique de son existence, à savoir le fait de s’inscrire dans la durée. Nous avons acquis la certitude que ce que nous construisons, même si il est voué à disparaître dans une unification, n’est pas un simple feu de paille, mais bien le fait de construire un outil qui nous manquait.

    Une étape, à nos yeux, à été franchie. L’Unité Communiste de Lyon est désormais une organisation reconnue, tant à l’échelle de notre Etat qu’internationalement. Elle est une organisation possédant une physionomie politique, déterminée par des lignes de démarcation. Elle est une organisation ayant un contenu, une pratique.

    Mais nous ne nous laissons pas gagner par la fièvre du succès, et nous nous devons d’être vigilants et critiques.

    Nous avons un devoir d’autocritique sur le fait que nous n’ayons pas tenus tous nos engagements, que nous n’ayons pas répondu de manière convenable à tous les appels au devoir, à tous les appels de nos camarades.

    C’est un fait indéniable. C’est un fait que nous ne saurions escamoter, il est l’incarnation de nos faiblesses et de nos manques. Nous travaillons à les éliminer pour progresser. Eliminer le libéralisme et les tendances petite-bourgeoises qui nuisent à son activité. Eliminer les tendances au dogmatisme comme à l’empirisme, au folklorisme… La liste est longue et la lutte, constante.

    Mais il ne s’agit pas d’espérer que la perfection naisse d’elle même. Nous partons d’un monde dominé par l’idéologie bourgeoise, par ses pratiques, par ses failles. Nous ne voulons pas être de ceux qui se déclarent parfaits et au dessus de tous reproches. Mais nous voulons tendre vers l’amélioration, vers le progrès, en s’inspirant de ce qui fut réalisé par le passé.

    Nous nous inspirons de l’expérience chinoise et des 5 Haos qu’elle a initié :

    ·         « 1. Avoir une correcte pensée politique.

    ·         2. Pratiquer l’entraide entre camarades pour renforcer l’unité du collectif

    ·         3. Apprendre des plus avancés et apprendre aux retardataires

    ·         4. Savoir innover et économiser en travaillant

    ·          5. Remplir les normes de production. »

    L’Unité Communiste de Lyon avance. Elle est dans sa phase de congrès, laquelle doit lui permettre de pouvoir clarifier ses positions et sa stratégie. Elle avance vers plus d’efficacité, plus d’influence. Elle avance en luttant contre ses propres tendances au sectarisme et au localisme. Elle progresse et s’enrichit de son expérience.

    Elle forme un nouveau creuset dans lequel ses militants avancent, derrière des principes de camaraderie, derrière une volonté de débat prolétarien, pour contribuer efficacement au combat politique. Elle doit réussir à ne pas devenir une secte parmi d’autres, à être ouverte, tout en ne sombrant pas dans la démagogie et dans le centrisme.

    Ce sont là les tâches assignées à ce congrès, étape essentielle dans la vie d’une organisation. Ce sont là les passages obligés pour partir d’un bilan et se tourner vers l’avenir.

    2018 sera une année, elle aussi, de lutte et de combats. Une année critique à plus d’un titre, tant en termes de politique intérieure que de situation internationale. Les immenses tendances au conflit mises en branle l’année passé seront pas stoppées par les vœux pieux annoncés lors des fêtes de fin d’année. 2018 démarre sous le signe de l’incertitude, de la tension et de l’attention. Au milieu de ce maelstrom guerrier et antisocial, les communistes doivent faire front contre les projets de la bourgeoisie.

  • 2017 : Le bilan – partie 1 : Le bilan de l’année politique.

    2017 : Le bilan – partie 1 : Le bilan de l’année politique.

    2017 : Le bilan

    L’année 2017 s’achève.

    2017, année centenaire de la Grande Révolution d’Octobre, a été une année riche, complexe, éreintante. Elle fut intense en termes de calendrier politique et en termes d’offensives de la part de la bourgeoisie. Elle fut une année intense en termes d’activités militante.

    L’Unité Communiste de Lyon en dresse un bilan, tout comme un bilan de son activité.

    Partie I : Le bilan de l’année politique

    L’année 2017 a été une année en trident. Une année marquée, au sein de l’Etat français, par trois aspects majeurs.

    Le premier fut celui des présidentielles, dans lesquelles l’Unité Communiste de Lyon a adopté une position de boycott et de rejet, appelant conjointement avec le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs, ainsi que des individus, à un rassemblement le 4 février, dans le but de dénoncer la mascarade présidentielle.

    Les élections présidentielles ont ramené au centre du débat toute la putréfaction politique. Le barycentre du débat fut, in fine, la question de l’immigration, la question de l’Islam, la question du terrorisme. Des sujets qui furent autant de tremplins pour l’expression des fascistes.

    Nous considérions alors, et nous considérons toujours, que les positions de soutien critique -en particulier au second tour- que la position trotskiste de « ni boycott, ni vote » ou, pire, que le soutien sans faille à Macron étaient des positions erronées. Cette élection a été une formidable cuve de décantation pour les mouvements politiques. Elle a permis de voir le poids terrible du réformisme et des conceptions parlementaristes de la lutte, même au sein des mouvements communistes ou anarchistes. Ce poids est logique et compréhensible, il n’est pas réellement possible de le blâmer tant qu’une issue révolutionnaire, par le truchement d’une organisation capable de la diriger, n’existe pas.

    A notre sens, et nous le maintenons, la seule possibilité de sortir « par en haut » de cette mascarade, dans l’état actuel des choses, était l’idée d’impulser une ligne d’opposition extra-parlementaire. Cette opposition extra-parlementaire demeure à construire, conjointement, sans esprit de cercle ou de secte. Elle demeure la possibilité de pouvoir réclamer une légitimité à l’expression politique issue de l’extérieur de l’Assemblée, du Parlement, ou des organisations traditionnelles et institutionnelles.

    Ces élections ont débouché, au final, non pas sur un raz-de-marée Bleu Marine, comme certains prophètes l’annonçaient, mais sur une victoire hégémonique du centre, sur une victoire de la lance la plus affûtée de la bourgeoisie : Macron. Cette victoire à eu deux effets.

    ·         D’une part la bourgeoisie à les mains libre pour faire ce qu’elle veut. Et, depuis elle ne s’en prive pas. Chemin faisant, le centre s’attire la haine des classes populaires et même d’une partie de la petite bourgeoisie, laissant supposer son effondrement aux prochains enjeux électoraux.

    ·         D’autre part le concept du FN est arrivé à bout de souffle, s’est effondré sous son propre poids. Mais, derrière la difficulté tactique et passagère, se consolident les bases pour une poussée nettement plus puissante d’ici les prochaines élections.

    Ces deux effets laissent présupposer des élections particulièrement glaçantes. Si Laurent Wauquiez, l’autoproclamé Trump français, parvient à réussir son opération, il sera le centre d’un coalition redoutable, d’autant que, à gauche, l’opposition, si elle parvenait au second tour, se heurterait à une levée de boucliers sans précédent. Même un Mélenchon parvenant à fédérer et à rassembler très largement se heurterait à une croisade sans précédent de la part du patronat et de la bourgeoisie.

    La classe des exploiteurs, dès les élections passées, s’est mise en marche -sans jeu de mot – avec brusquerie et brutalité. Tous les fronts sociaux ont été attaqués.

    ·         Le Droit du Travail, avec une poursuite de l’ANI (Accord National Interentreprises) de la Loi El-Khomri, devenue la Loi Travail finale. Son but est toujours le même, liquider le contrat de travail, baisser les salaires, donner le contrôle absolu au patronat. Sa finalité : un contrat unique, conçu comme le mix parfait entre CDI et CDD, c’est à dire déterminé uniquement par les tâches à effectuer, et non plus par une durée.

    ·         Des attaques contre l’éducation, contre l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, avec une ligne réactionnaire vers le premier (uniformes, rigidité, programme nationaliste) , et libérale vers les seconds (fin du bac comme examen, appel aux contractuels, autonomie de gestion et de frais d’inscription…). L’objectif final : privatiser en catimini l’enseignement et briser le cadrage des diplômes, ce qui leur donne leur valeur aux yeux de conventions collectives agonisantes.

    ·         Des attaques sur le système d’imposition, permettant de pouvoir casser l’alimentation des caisses de cotisation. Systèmes de cotisation sociales d’ailleurs directement en ligne de mire, avec une offensive plein tubes contre la Sécurité Sociale, contre les Retraites, contre l’Assurance Chômage. Une offensive qui a déjà écrasé les APL, menaçant ainsi les parts les plus précarisées de la société, et qui vise à s’étendre et se poursuivre.

    ·         Des attaques contre les collectivités locales, en ayant pour ambition de supprimer leur autonomie et de recentrer la forme de l’Etat en un état de type gaullien, ultra-vertical et hyper-concentré, tout en développant à l’extrême la Révision Générale des Politiques Publiques, cette entreprise de purge des services.

    ·         Des lois sécuritaires qui visent à briser la capacité combative des travailleurs et des travailleuses. Elles permettent un répression à tout va, sans la moindre retenue. Elles se sont accompagnées d’un discours visant à les justifier, discours dont Manuel Valls fut le porte-étendard, véritable agent-provocateur, visant à stigmatiser sans cesse les musulmans et à faire naître une composante politique, véritable ennemi-intérieur : l’islamo-gauchiste.

    ·         Une politique anti-migrants scélérate et criminelle, sans la moindre pitié, chassant les réfugiés, détruisant leurs biens, semant la terreur… Tout cela, avec, en fond, l’omniprésence de l’opportuniste en chef : Gérard Collomb, grand clientéliste et bras armé de la répression.

    ·         Une poursuite et une volonté d’intensification de la politique impérialiste de la France. Notamment au travers d’opérations militaires de grande envergure, mais également en maintenant le diktat du Franc CFA sur une Afrique chaque jour plus étranglées par l’impérialisme et le néo-colonialisme.

    ·         En revanche, un regard plus que conciliant sur les méfaits et les abus commis par la bourgeoisie. Malgré les cadeaux, malgré les offrandes, fiscales ou légales, sa soif de richesse n’est toujours pas assouvie. Dernière offre en date, une hausse de 40% du salaires des maires des grandes villes.

    Ce qui mène au dernier point, la lutte contre les attaques de la bourgeoisie. Cette lutte, marquée par les journées d’actions, n’a pas, pour le moment, été à la hauteur de la tâche qui lui incombe. Cependant, elle avance toujours. Front Social est une expérience qui a porté certains fruits, malgré la défiance qui existe -et qui n’a pas lieu d’être- entre les syndicats et ce front. De même, une certaine étape dans le rapport à la violence à été franchie. Les cortèges de tête » ont matérialisé une radicalité dans l’action, auparavant diffuse. Cela ne les a pas empêchés de chercher à mener une difficile politique d’unité avec les organisations plus traditionnelles. Cette combativité et cette conflictualité au sein de chacune des manifestation a été le reflet d’une montée en tension sans cesse aggravée avec la police.

    La misère sociale qui se profile risque d’être terrible. Les grands gagnants, dans la situation actuelle, sont les fascistes, tant ils sont appuyés sans cesse par des provocateurs tels Valls, Onfray, Finkielkraut, Zemmour et autres. 2017 est une année que les fascistes peuvent saluer.

    Dans ce cadre, nous avons, par ailleurs participé à la mise en place d’une mobilisation antifasciste sur Lyon. Une lutte importante s’est engagée, durant la première partie de l’année, contre le Bastion Social. Ce squat détenu par les fascistes servait à instrumentaliser la misère des sans domiciles fixes pour la tourner contre les réfugiés. Par la mobilisation, ce « bastion » a été contraint à fermer. Cependant, lorsqu’un appel à la mobilisation pour une manifestation antifasciste internationale s’est lancé, la préfecture s’est empressée de l’interdire. Lorsqu’un rassemblement a tout de même été lancé, la police s’est empressée de l’encercler.

    L’Etat s’est montré, une fois nouvelle, sous son jour le plus sombre.

    Le centenaire de la Révolution d’Octobre a occupé un grand nombre d’esprits. Combien ont pu avoir l’espoir qu’un sursaut grandiose en naîtrait ? Cet anniversaire à été l’occasion de tirer des conclusions sur la situation et la stratégie des forces communistes dans le monde, dont ferons, plus tard, le bilan. Mais elle fut l’occasion de remettre sur le devant de la scène la question de la révolution et celle de la dictature du prolétariat. Elle fut également un marqueur, par les réaction qu’elle a suscité, de la véritable nature politique de certains courants et de certaines organisations, lesquelles se sont empressées d’attaquer ce contenu politique et de ne rester que sur des questions démocratiques.

    Elle fut l’occasion, cependant d’une campagne d’affichage de notre part, ainsi que de la participation à la conférence de l’ICOR, à laquelle nous avons participé au côtés de nos camarades de l’UPML, mais également d’une galaxie d’organisations politiques internationales, unis autour d’un but : unifier le mouvement communiste.

    En effet, l’année politique ne serait être complète sans évoquer les questions internationales.

    Celle du Moyen-Orient, tout d’abord, où la situation Syrienne prend de manière sans cesse croissante la tournure d’une répétition générale avant un conflit inter-impérialiste de grande ampleur. Où l’Etat turc joue un billard à plusieurs bandes, faisant monter les enchères entre occident et Russie, pour tenter de s’imposer comme la puissance du secteur, en face de l’Iran.

    La réapparition du conflit israélo-palestinien, à la suite des provocations de l’Etat colonialiste, au travers du nouvel emprisonnement de Salah Hamouri, mais également avec la tentative conjointe de Netanyahou et de Trump de faire de Jérusalem la capitale de l’Etat hébreux.

    Enfin, surtout celle de nos camarades Kurdes, qui, pris en étau entre Daesh et les Etats interventionnistes, se battent dos au mur pour construire un espace de liberté entre les mâchoires de l’ennemi. L’écrasement du Kurdistan Irakien et de sa tentative d’indépendance ont révélé un fois de plus que les papiers, les traités, les votes, les lois ne protègent pas. Seule la mobilisation populaire et le peuple en arme sont la garantie effective de l’indépendance.

    Dans cet ordre d’esprit, la Catalogne a vu les regards se plonger vers elle. La question de l’indépendance d’une partie de l’Etat espagnol est intervenue à plusieurs reprises. Elle prouve là aussi que les votes et les référendums ne sont nullement des garanties pour l’exercice de la souveraineté nationale. Aujourd’hui, un nouveau gouvernement indépendantiste à été élu, mais il n’existe nulle preuve que l’Etat espagnol puisse tolérer la moindre velléité d’indépendance.

    De l’autre côté de la Terre, les menaces de guerre couvent. Entre les USA et la Corée du Nord, la tension monte sans cesse. Les provocateurs américains semblent jouer un jeu dangereux, pour tenter de soumettre le régime Nord Coréen. Au cour de l’année, nous avons à plusieurs reprise rappelé les raisons de ce conflit, notamment après la victoires aux élections d’une ligne pacifiste en Corée du Sud. Aujourd’hui, la Corée du Nord déclare que les sanctions de l’ONU représentent un acte de guerre, la situation est donc loin de la désescalade.

    2017, d’un point de vue politique, fut une année brûlante. Elle le fût tout autant d’un point de vue diplomatique. 2018 offre une promesse d’être une année tout aussi cruciale, tant à l’intérieur qu’a l’internationale.

    Il reste aux organisations communistes à donner leur réponse à ces défis, à trouver la voie pour les surmonter.

    L’Unité Communiste tiendra sa place à côté d’elles, dans cette lutte à l’échelle de la planète pour constituer un nouveau front révolutionnaire.

  • Victoire en Catalogne !

    Victoire en Catalogne !

    Victoire en Catalogne !

                    Dure semaine pour le régime de Madrid. Le Parti Populaire, héritier des organisations franquistes, subit deux humiliations coup sur coup. Premier événement, l’anniversaire, toujours présent dans les mémoires, de la mise en orbite de Carrero Blanco, dauphin de Francisco Franco, par l’organisation indépendantiste Basque Euskadi Te Askatasuna. Anniversaire dont la célébration et la mention ont valu à plusieurs reprises des condamnations par la justice de l’Etat Espagnol.

                    Deuxième événement, la Catalogne a voté. Elle a voté avec une majorité absolue en faveur de l’Indépendance, contrebattant les plans des loyalistes. Elle accorde un soutien vif, renouvelé, aux résultats du référendum du 1er octobre.

                    Le gouvernement de Madrid, pour mémoire, avait tenté de saboter la tenue de ce référendum sur la question de l’indépendance. Arrestations, violences, sang et os brisés avaient parsemé cette journée. La victoire des indépendantistes fut contestée. Les dirigeants de la Généralité furent inquiétés pénalement, tandis que le Roi vomissait un torrent d’injure sur l’infidélité de ses sujets. Une situation ténue et angoissante s’était installée, tandis que tous les gouvernements d’Europe se préparaient à soutenir un écrasement de la Catalogne. Cyniques, ricanant, les réactionnaires et les fascistes agitaient l’image de Lluis Companys, assassiné par leurs soins, après avoir déclaré l’indépendance de la Catalogne.

                    Alors que la tension était à son comble, Puigdemont a reculé. Ce recul fut une déception pour beaucoup, pour d’autres un recul tactique. Toujours est-il que de sont côté, le gouvernement madrilène, lui, n’a pas hésité. Il a frappé par l’article 155, prenant le contrôle de toutes les institutions, se démasquant une nouvelle fois pour ce qu’il est, constitutionnellement parlant : une monarchie absolue maquillée en démocratie. Cependant, pour conserver cette image de brave démocrate, il fallait promettre un vote, celui-ci a pris pour date le 21 décembre.

                    Mal lui en a pris. Echaudés par leur victoire, les indépendantistes ont mis les bouchées doubles pour gagner des voix. Les hésitants, horrifiés par la main de fer de l’Etat, se sont ralliés à eux, dans cette volonté de pouvoir se protéger contre les exactions d’une police descendant tout droit du fascisme.  Les unionistes ont été marginalisés.

                    Les urnes ont parlé, ce 21 décembre, accordant 72 sièges aux indépendantistes sur les 135 en jeu. Pire humiliation pour Rajoy et sa formation, elle arrive toute dernière et ne dispose que de trois sièges. Un score minable et une gifle magistrale. Rajoy est marginalisé, pour sa stratégie, au sein de son parti. Son parti est marginalisé au sein de la Catalogne. Même selon ses règles, le gouvernement de Madrid sombre.

    Source : Le Figaro

                    Le camp de l’indépendance exulte. Malgré son caractère hétérogène, la coalition a remporté la passe d’arme la plus difficile de son existence, celle de battre l’adversaire sur son propre terrain. Certains, comme Podemos, à la charnière des deux camps, tentent de jouer les conciliateurs pour tirer leur épingle du jeu. Une stratégie qui arrive trop tard, dans un climat de rupture déjà consommé.

                    Ayant perdu la partie, le gouvernement Espagnol tente la stratégie du torpilleur. Il a fait voter une loi facilitant le déménagement des sièges sociaux des compagnies hors de la Catalogne. Comme la victoire ne peut être acquise, il pratique la politique de la terre brûlée. Vider la Catalogne de son intérêt économique. Ironie de la chose, cette manœuvre à contribué à la défaite des unionistes, dont les soutiens furent horrifiés de perdre leur travail par la faute du gouvernement central.

                    La réaction du Roi Felipe VI fut une explosion de colère, tandis que Rajoy fut mis en accusation au sein même de son parti pour sa stratégie désastreuse. Toujours est-il que leur réaction politique tarde à se faire sentir, celle-ci se limitant pour le moment à refuser de rencontrer le Président Puigdemont. Nul doute que les choses ne seront pas simples, que l’Etat espagnol de cédera pas sans combattre. Nul doute qu’il ne se laissera pas diviser ainsi, ni que le roi n’accepte de renoncer à la possession de cette partie si riche de son territoire. Nul doute non plus que si conflit il y a, l’Etat espagnol sera appuyé par ses voisins, au premier chef desquels trône notre Etat.

                    L’Unité Communiste de Lyon accorde son soutien à la volonté indépendantiste, dans la mesure où celle-ci est le reflet de la volonté populaire du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Nous saluons la victoire des indépendantistes, voulant briser la tutelle de Madrid, avec l’espoir que ce précédent ouvre la voie vers d’autres combats.

                    Nous espérons que cette victoire ouvre les yeux sur un certains nombre de sujets concernant notre propre Etat, notamment le fait que les possessions d’outre-mer, tout comme l’existence du Franc CFA, sont une perpétuation d’une logique colonialiste et impérialiste.

                    Vive la Catalogne !

  • FISC et lutte des classes – Partie Finale – Macron le royaliste.

    FISC et lutte des classes – Partie Finale – Macron le royaliste.

    Macron le royaliste

    Partie finale. 

    Macron, au final, se montre particulièrement radical dans son rapport à l’impôt.  Son but est de faire une réforme particulièrement profonde du système d’imposition, pour le ramener à celui préconisé par le bâtisseur de forteresse qu’était Vauban.

    D’une part, il liquide déjà l’impôt sur la fortune, en ne l’appliquant plus que sur les possessions immobilières, mais sans que le patrimoine ou le capital ne soient touchés.

    De l’autre, il initie un vaste mouvement de réforme par rapport à l’impôt sur le revenu, en faisant réduisant les cinq tranches d’imposition  -qui déterminent le pourcentage des revenus taxés- pour les faire passer à trois. Au lieu d’avoir un lissage de la courbe de progression de l’impôt, ce sont de véritables cataractes qui se forment. Des marches de géants. Cela signifie que sur le seuil de la marche, la taxation est terriblement vécue, tandis qu’au sommet, elle est ridicule. Pour peu que les revenus soient tout juste au dessus du début de la marche, le taux est astronomique. A l’heure actuelle, déjà, passer de l’exemption à la première tranche se ressent vivement. Cette marche est, pour les ménages modestes, une véritable marche, dans laquelle les impôts représentent une charge lourdement vécue. Moins de tranches, c’est moins de progressivité. C’est une inégalité nettement creusée.

    Moins de taxe pour les riches, tout pour les pauvres ! Tel est le slogan de la fiscalité Macron.

    Un aspect très important se profile également, la question de la Cotisation Sociale Généralisée.

    Un grand nombre de cotisations vont être transférées sur la CSG. Or, cet impôt est prélevé sur les comptes épargnants par les banques. D’une part, c’est une hausse injuste, la bourgeoisie ne fait pas dormir son argent sur ses comptes, mais investit, donc cela se répercute sur les petits épargnants et les Plans Epargne-Logement, d’autre part, cela accroît le contrôle des banques sur leurs clients. Les banques sont en cooptation avec l’Etat pour devenir un organisme de perception, ce qui lui donne un regard sur les entrées et les sorties de revenus de ses clients. Donc sur leur santé financière d’ensemble.

    La CGS remplacera, notamment, la taxe d’habitation. Tout d’abord en augmentant la CSG, puis en baissant cette dernière.

    La taxe d’habitation, nous l’avions mentionné plus en amont, est une taxe qui est généralement haïe par les locataires. Elle est épouvantablement lourde, et représente un vrai budget pour les ménages, surtout les plus modestes. Pourtant, cette taxe est une garantie de la possibilité de disposer d’une autonomie financière pour les mairies. Le fait de tout faire fusionner dans un grand pool fiscal, entre les mains de l’Etat, lui permet de pouvoir ventiler comme bon lui semble son budget.

    Cela signifie, fondamentalement, que l’Etat peut mettre fin aux autonomies locales, lesquelles représentaient une démocratisation. Il lui est possible de réduire les salaires, de réduire le nombre de postes, de pouvoir brider certaines fonctions. Au lieu d’un impôt maitrisé, l’Etat peut étrangler les mairies qui déplaisent ou qui n’ont pas un poids politique suffisant. Cela se sent déjà avec la réduction de 320 millions de la dotation pour les collectivités locales. Cela s’accentuera par la suite.

    Gérard Collomb, ex-maire de Lyon, ministre de l’Intérieur, s’est ainsi fait épingler pour le fait d’avoir capté la quasi intégralité du budget des métropoles de Rhône-Alpes Auvergne, privant de subsides Saint-Etienne et Clermont-Ferrand.

    Plus grave encore, la Sécurité Sociale :

    La suppression de la Sécurité Sociale est un doux rêve de marchand de mutuelles. Une nouvelle fois, Macron fait preuve d’un immense sens de la démagogie. Il promet une suppression d’une très large partie des charges sociales, salariales ou patronales –in fine, elles sont les mêmes, car toujours issues du salaire- en échange d’un petit peut plus de salaire net. Au final, parce qu’une incompréhension de ce qu’est le salaire brut existe chez une large partie des masses, il existe une adhésion à ce projet.

    Il est vécu comme une augmentation de salaire, mais il est, en vérité, une baisse de celui-ci.

    Mieux encore, cette hausse de salaire provoquera une inflation, et sera donc absorbée au sein de celle-ci. Mais, et c’est là la joie des patrons et des patronnes, cet argent ne sera plus immobilisé par des cotisation, mais circulera, créant du PIB, de la croissance, de la richesse en plus pour leur classe sociale de parasites. Le pouvoir d’achat promis est bel et bien fourni, mais auprès des patrons et des patronnes.

    Mais l’objectif est atteint, l’autonomie financière de la sécurité sociale sera tuée, et elle sera rattachée au budget général de l’Etat, lequel pourra ventiler, là aussi, comme bon lui semble l’argent des travailleurs et des travailleuses.

    Le ministère de la santé a indiqué, pour rassures les inquiets et les inquiètes, que aucune médicalement ou soin important ne serait déremboursé. Nous soulignons ce terme, car, en raisonnant par opposition, il offre une très grande possibilité d’action pour détruire le remboursement d’un très vaste panel de soins.

    Cette logique se retrouvera très certainement dans la réforme des retraites qui se préparent.

    Retraites : secret défense.

    Ce point souffre d’une très grande vacuité, pour une raison éloquente : très peu de choses ont filtré sur la réforme des retraites.

    Autant, sur les réformes du code du travail, des éléments ont été portés à la connaissance du public, autant, dans la démocratie bourgeoise de Macron, les masses sont interdites de connaître leur sort.

    Cependant, il est évident que l’intention de Macron, lorsqu’on jette un regard sur sa ligne politique, ne peut être que liquidatrice.

    Une finalité bien sombre.

    Fondamentalement, Macron semble avoir l’intention d’intégrer et d’associer les mutuelles ainsi que les assurances au fonctionnement du système de soin et de protection. Cela pousse à penser que nous serons bientôt confrontés à un mode de gestion à l’Américaine, avec, par ailleurs un regard inquisitorial de ces organismes privés.

    A savoir que les assurances, les mutuelles, les banques achètent des données aux réseaux sociaux, au « big data », dans le but de proposer des contrats individualisés. l’idée est que plus vous risquez d’avoir besoin de soin, plus la facture sera lourde. Belle mentalité.

    Dans l’ensemble, après une mise en perspective au regard de l’histoire du fonctionnement du système d’imposition, quelque chose saute aux yeux. Les impôts et le système d’imposition sont le reflet de la lutte des classes. La forme d’imposition, qui paie et pour quoi sont indexé sur la lutte que se mènent la bourgeoisie et le prolétariat. Après une montée en puissance et des avancées, sous l’angle des luttes, sous l’angle de l’organisation syndicale et politique, une lente descente aux enfers se produit. L’affaiblissement des organisations de lutte et de masse suit parfaitement l’accroissement de la charge que font peser les bourgeois et les bourgeoises sur les épaules de celles et ceux qu’elles exploitent.

    Tout cela amène de l’Ancien Régime à une forme rénovée de celui-ci.

    Macron ne s’attaque pas de manière directe aux systèmes de protection sociales, mais, comme un disciple de sir Basil Lidell-Hart, il privilégie l’approche indirecte. En attaquant par le financement, il fait d’abord pourrir l’arbre entier, avant de scier la branche. En détruisant leur financement, il le met à mort à plus ou moins brève échéance . Bien que camouflée, c’est une attaque d’une ampleur jamais vue. Même de Gaulle, avec les pleins pouvoirs d’avait pas réussi à mettre en place un tel dispositif de retour en arrière, un tel transfert de la plus grande majorité des coûts auprès des classes populaires et d’une partie de la petite bourgeoisie.

    Tout ceci se paie cher. Il ne fait aucun doute que le niveau de vie de la population, d’une manière générale, en particulier pour les classes populaires, va plonger d’une manière inédite. De fait, cela se traduira immanquablement par des troubles, par des tensions. Macron, qui est mandaté par la bourgeoisie pour briser les protections sociales, fait son travail avec une grande efficacité. Il est l’agent du chaos et de la destruction sociale.

    Toujours est-il que, en détruisant le centre de l’échiquier politique, en créant une situation inédite et à forte entropie, il ouvre une voie à l’arrivée, dans quatre ans, d’une vague réactionnaire d’une intensité particulièrement forte, invitée au pouvoir par la bourgeoisie pour écraser les masses, pour  imposer par la force l’ordre dans une France où la colère populaire sera explosive.

  • Lyon, capitale de la répression. Communiqué sur le rassemblement antifasciste du 17 décembre.

    Lyon, capitale de la répression. Communiqué sur le rassemblement antifasciste du 17 décembre.

    LYON CAPITALE DE LA RÉPRESSION

    Communiqué de l’Unité communiste de Lyon sur le rassemblement antifasciste du 17 décembre

    Interdiction et arrestation, telle est la réponse du gouvernement à l’Antifascisme !

    Ce dimanche 17 décembre, dans le cadre de la semaine antifasciste, le Collectif Antifasciste de Lyon, dans lequel l’Unité Communiste de Lyon est parti-prenante, a appelé à une manifestation antifaciste et anticapitaliste internationale. Celle-ci fut interdite.

    Face à cette interdiction, le Collectif Autoproclamé Radicaux, de dépit, a appelé à un rassemblement place Raspail, dans le quartier populaire de la Guillotière. Un rassemblement dans le but de pouvoir porter les couleurs de l’antifascisme, après la semaine de propagande réactionnaire faites par les catholiques lors des fêtes de Lumières. L’Unité Communiste de Lyon a relayé cet appel.

    Dans tout le quartier de la Guillotière, un immense dispositif policier avait pris place. Des dizaines de camions de CRS, des équipages de la BAC, et deux canons à eau…. La préfecture a vu les choses en grand, en cette fin d’année. Dans la ville du ministre de l’Intérieur, on ne plaisante pas avec la sécurité des bourgeois et des bourgeoises. D’autant que « l’ultragauche », ou ce qu’elle représente au yeux du gouvernement, est l’ennemi n°1.

    Le rassemblement lui-même, 250 personnes, n’était pas marqué par un esprit belliqueux. Les appelants et appelantes savaient pertinemment que les forces de l’ordre étaient prêtes à bondir. Dans ce cadre, une manœuvre de la police aurait signifié un écrasement.

    Des prises de parole ont eu lieu, rappelant le contexte lyonnais, nid de la droite fasciste et réactionnaire, et fief de Gérard Collomb, le mégalomane policier en chef.

    Un constat commun a été fait, le semblant de démocratie toléré par les représentants de la bourgeoisie, Macron et sa clique, s’étiole de jour en jour. Remettre en cause les élections, les institutions, le pouvoir bourgeois conduit au conflit.

    Le simple fait que des slogans aient été lancés a suffit à mettre le feu aux poudres. La police s’est empressée de mettre en œuvre une nasse, tactique devenue routinière. Une cinquantaine de participants ont ainsi été encerclés. Des arrestations ont eu lieu, dont nous attendons des nouvelles.

    Le simple fait d’être présent dans le quartier, subissant une véritable parodie de loi martiale ou d’état de siège, suffit à attirer les foudres des policiers. Ceux-ci ont procédé à des contrôles d’identité systématiques, sur tous les suspects. Ces contrôles ont permis d’apprécier la déontologie sans faille de cette institution : menaces, provocations, injures, intimidations constantes. Tout est fait pour que les choses s’enveniment.

    A cela s’ajoute un humour de caserne : « c’est quand qu’on les balance dans le Rhône ? »; « Tiens, revoilà le poulpe » ; « Ferme ta gueule. »

    Une belle fenêtre sur l’état d’esprit des forces de l’ordre. Une fenêtre qui nous illustre le caractère fondamentalement réactionnaire de cette institution, ainsi que le caractère inamendable de l’Etat bourgeois.

    L’Unité Communiste de Lyon dénonce l’attitude brutale de la Préfecture et de la Police, usant sans retenue de la répression la plus injustifiée. Pourtant, fondamentalement, celle-ci illustre la faiblesse d’un système à bout de souffle, qui est obligé d’user de la brutalité pour faire taire les contestations.

    Cette répression est le reflet d’un capitalisme pourrissant, d’une bourgeoisie qui peut pas tolérer la moindre hostilité.

    Que messieurs Macron et Collomb soient avisés, les matraques et les canons à eau ne nous feront pas taire !

     Chaque loi antisociale, chaque exaction de la police et de leurs amis fascistes ne font que nous conforter dans nos positions !

    A Lyon, et partout dans l’État français, nous appelons à renforcer les organisations antifascistes et anticapitalistes, nous appelons à construire une unité populaire, une véritable opposition extra-parlementaire.

    Nous dénonçons le fascisme, plus que toléré par Collomb et sa clique, comme l’enfant dégénéré d’un capitalisme en crise.

    Nous appelons à la solidarité face à la répression, la lutte ne fait que commencer !