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  • Communiqué du Comité de soutien au Rojava, Lyon

    Communiqué du Comité de soutien au Rojava, Lyon

    Ce communiqué à été écrit dans le cadre d’un comité de soutien au Rojava à Lyon, auquel participe plusieurs organisations progressistes et révolutionnaires. Il a été diffusé en tract au cours d’un rassemblement de soutien au combat de la politicienne Kurde Leyla Güven à Lyon, le vendredi 25 Janvier 2019.


    Contre l’agression impérialiste au Proche-Orient, soutenons le Rojava !

    La défaite de l’organisation fasciste obscurantiste Daesh est presque consommée, grâce notamment à la lutte héroïque des combattants et combattantes des YPG, YPJ, et de toutes les autres forces unies au sein des Forces Démocratiques Syriennes. La paix n’est cependant pas à l’ordre du jour, le régime fasciste turc ayant affirmé sa volonté de lancer une offensive meurtrière sur le Rojava, avec la bénédiction du gouvernement américain. Ne nous y trompons pas, le départ des forces américaine s’inscrit dans une stratégie plus globale de domination du Proche Orient. L’état Turc écrasera les peuples au nord de la Syrie, offrant une marge de manoeuvre pour leurs opérations futures des Impérialistes.

    Si les États-Unis opèrent un retrait tactique, ce n’est que pour pousser leurs alliés (français et allemands notamment) à avancer. Le conflit a atteint un degré nouveau, qui se traduit par un changement du mode opératoire. Les affrontements par milices interposées, permis par une exacerbation des conflits au sein du peuple (ethniques, religieux, entre hommes et femmes…), sont dépassés. Maintenant, les grandes puissances impérialistes se préparent à intervenir directement avec leurs forces armées. Chacun se prépare, veut sa sphère d’influence, veut écraser, diviser, dominer, et c’est pour cette raison que le projet révolutionnaire au Kurdistan Syrien (Rojava) représente un obstacle.

    Le Rojava est l’épine dans le pied des impérialistes, l’épine qui , à terme, va détruire leur projet de division, et de domination. Le projet mis en place au Rojava par le mouvement de libération Kurde permet aujourd’hui la cohabitation de tous les peuples, sans distinctions d’ethnies, de religions, de genres, ou de sexualités. Un danger réel, quand on sait que ces différences ont permis depuis toujours aux impérialistes de dominer le Proche-Orient.

    C’est notamment pour cette raison que le leader Öcalan est aujourd’hui incarcéré en isolement total par l’État turc, avec la bénédiction des puissances occidentales. Un isolement qui en dit long sur les intentions de ces grandes puissances ; toutes les interventions publiques auxquelles Abdullah Öcalan a eu droit ont en effet été vectrices d’apaisement dans la région. Une grève de la faim, soutenue dans plusieurs villes d’Europe, a lieu en ce moment même, pour exiger le droit à la parole pour le dirigeant kurde. Certains participant-e-s à cette grève, notamment Leyla Güven, sont dans un état de santé critique après deux mois de désobéissance civile. Leur lutte pour le droits des prisonniers politiques en Turquie ne doit pas être laissé sous silence !

    Nous devons toutes et tous protester !
    Contre l’agression impérialiste !
    Contre les despotes !
    Pour la libération des prisonniers politiques !
    Pour la paix et la liberté des peuples du Proche-Orient !
  • Venezuela : le basculement.

    Venezuela : le basculement.

    Venezuela : le basculement.

    Le régime social-démocrate de Nicolas Maduro vient de subir un coup très dur. Juan Guaido, président du Parlement et opposant à Nicolas Maduro, s’est autoproclamé président de la République du Venezuela.

    Il a immédiatement bénéficié de l’appui inconditionnel des États-Unis, puis du Canada, de la Colombie, du Pérou et du Brésil. Au matin, Emmanuel Macron, sans la moindre vergogne, a apporté son soutien au putschiste, accompagnant son tweet d’un salut à ceux qui « marchent pour la liberté ». Cela ne s’invente pas. Désormais de Juan Guaido un personnage central diplomatiquement, politiquement et géo-politiquement.

    La Russie, par la voix de Vladimir Poutine, a apporté en revanche son soutien à son allié d’outre-Atlantique. Cependant, ce n’est nullement par sympathie pour le progressisme que cette déclaration a été faite. C’est uniquement pour des raisons primordiales de géopolitique. La Chine, autre partenaire du Venezuela, s’est fendue d’une communiqué indiquant qu’elle s’opposait aux ingérences étrangères au sein du pays.

    La carte des Etats et de leurs positions sur la question dessine un monde clivé. Un bloc eurasiatique qui soutien majoritairement Maduro, et un monde « des îles » pour reprendre la terminologie de Brzezinski, qui soutient Juan Guaido.

    Le Venezuela est désormais en situation de double-pouvoir. Reste à savoir qui l’emportera, sachant que les USA ont précisé que toutes les options étaient sur la table en cas d’utilisation de la force par l’armée. Malgré le fait que Nicolas Maduro ait pu prêter serment devant la cour suprême, malgré que l’armée lui soit fidèle, il n’est pas dit qu’un coup de force, qu’une guerre, ne soit pas envisageable dans les heures ou les jours qui suivent.

    D’un côté comme de l’autre, les deux camps mobilisent dans le but d’apporter leur soutien à leur dirigeant. Des affrontements ont éclaté, avec des morts et des blessés des deux côtés.

    Comment en est-on arrivé là, après la période de consensus apparent du régime de Chavez ?

    En vérité, en 20 ans de direction « bolivarienne », le Venezuela n’a été que peu transformé dans sa structure économique. La manne financière du pétrole s’est simplement un peu plus ouverte à l’ensemble de la population, entretenant une économie de rente, qui satisfaisait les besoins immédiats de la population, sans toutefois permettre une véritable transformation économique. En résumé, peu a été investi pour faire du Venezuela un État indépendant.

    La direction sociale-démocrate n’a pas touché à ce qui faisait l’essentiel des forces des grands trusts, des grands groupes de la bourgeoisie. Ces bastions sont restés intactes. La presse et les industries sont en grande partie entre les mains d’une poignée de grands bourgeois, qui n’ont jamais abandonné le fait d’espérer récupérer leur paradis perdu. Tant que les prix du pétrole étaient hauts, tant que le mouvement populaire soutenait la direction de l’État, cette bourgeoisie était limitée dans ses marges de manœuvre. Elle a mené des luttes contre le gouvernement, elle a conspiré pour détacher les masses de leur soutien au gouvernement, elle a toujours poursuivi ses ambitions de retour.

    Elles ont trouvé une oreille attentive à Washington, qui n’apprécie guère la présence d’un allié géopolitique de la Russie sur sa chasse gardée. Or, malgré les discours des chavistes et des proches de Maduro, le pays est dans une cruelle dépendance vis-à-vis des USA. Assis sur les plus grands réserves mondiales de brut, le pays n’a aucune industrie qui lui permette d’en tirer directement profit. Tout le raffinage est fait au pays de l’oncle Sam, d’autant que, très lourds, les hydrocarbures vénézuéliens demandent des moyens considérables en termes d’infrastructures.

    Pour maintenir le consensus avec la population et garder la bourgeoisie calme, le gouvernement du Venezuela a dilapidé l’argent du pétrole. Sans politique d’industrialisation ambitieuse, permettant un contrôle sur toute la chaîne de production du pétrole, le Venezuela a été pris au piège.

    Avec la baisse des cours du brut, avec un détachement d’une partie de la base populaire, la direction du Venezuela est vulnérable à un coup de force. Les bourgeoisies réactionnaires d’Amérique du Sud ont senti le vent tourner et font des pieds et des mains pour chasser les gouvernements progressistes.

    Les USA ont également imposé des sanctions particulièrement cruelles. Ils peuvent le faire grâce à leur arme la plus terrible : l’extra-territorialité de leur droit. En somme, il suffit qu’une entreprise utilise des dollars ou commerce avec une entreprise US pour qu’elle soit obligée de respecter la loi américaine ou qu’elle puisse être jugée aux USA. Ces méthodes d’étranglement expliquent le fait qu’il n’est pas possible, pour aucun pays, d’ignorer les embargos US.

    Le Venezuela a été ainsi consciencieusement étouffé, affamé. Et le gouvernement de Maduro, prisonnier de son deal social-démocrate, prisonnier du « moindre mal » et des « demi-mesures », s’est finalement retrouvé à combattre son propre peuple. Tel est le lot de tous ceux qui, comme le disait Saint-Just « font les révolutions à moitié » et qui creusent en fait leur tombeau.

    Nous ne disons pas que Maduro est un communiste. Il ne l’est pas. Le Venezuela n’était pas un État socialiste. C’est précisément cela qui l’a rendu si vulnérable, si fragile, si isolé. La demi-mesure n’a finalement pas permis d’amadouer la bourgeoisie, au contraire, elle lui a permis de fourbir ses armes et de préparer sa contre-offensive.

    En fait d’un dictateur, Maduro est au contraire un démocrate empêtré dans ses contradictions. Il est empêtré par un respect des libertés démocratiques, dont ses opposants ont su profiter.

    Certains, certaines, ici ou ailleurs, se sont empressés de soutenir l’opération faite par l’opposition. Au nom d’une conception abstraite de la « liberté », portée au-dessus de tout, ils et elles applaudissent aux côtés de Trump, de Bolsonaro et de Macron. Ils et elles réclament l’intervention de forces extérieures pour « restaurer la démocratie ». Comme si celle-ci pouvait naître sous les chenilles des chars US ou sous les balles des escadrons de la mort !

    Leur « liberté » à ces individus, est la liberté des tyrans de réclamer leur trône. Est une liberté bourgeoise, d’opprimer et d’exploiter. Et ils sont prêts à lutter jusqu’à la mort pour lutter contre les abominables autoritaristes qui veulent empêcher cette liberté de s’exercer.

    Par ailleurs, quelques drôles, goguenards, se sont empressés de tacler Mélenchon sur le soutien qu’il a apporté à Maduro. De pointer la contradiction entre réclamer la chute du gouvernement en France et dénier aux putschistes leur légitimité. Il nous est rare de défendre Mélenchon, mais nous ne pouvons que lui donner raison dans sa démarche. Il est logique que face à une agression de ce type, un gouvernement puisse se défendre, tandis que le gouvernement français est un oppresseur complet des droits démocratiques et sociaux.

    Cependant, qu’on ne soit pas dupe. Si Mélenchon était élu, il ferait au maximum la même chose que Maduro. Du fait de son réformisme, il finirait, par la politique du moindre mal, mais la politique de conciliation de classe, à jouer, pour ne pas rompre avec la bourgeoisie, le bourreau des exploités pour le compte des exploiteurs. Une répression « de gauche » certes, une répression de VIème République, mais une répression féroce, comme à pu avoir été celle du SPD contre les Spartakistes.

    Nous, communistes, savons que la bourgeoisie n’hésite pas pour reprendre son pouvoir, pour maintenir ou accroître ses profits. Elle ne recule devant aucune bassesse, devant la violation de n’importe quelle loi, y compris les siennes. Nous savons qu’elle ment, qu’elle instille la détresse et le désarroi chez les masses populaires, qu’elle est prête à faire envahir les pays par tous les Hitler possibles pour reprendre sont paradis perdu. Elle est prête à tuer, assassiner, pratiquer le terrorisme et la guerre civile pour ne pas être éjectée de l’histoire.

    La question du pouvoir n’est pas un choix. Elle se heurte à un terrible prisme : celui de la confrontation avec la réalité. Or, dans l’expérience de la lutte des classes, une seule forme de pouvoir a pu triompher. Un pouvoir organisé autour de la démocratie la plus large pour les travailleurs, les exploités, les opprimés. Un pouvoir organisé de la manière la plus ferme contre les exploiteurs, les opportunistes, les ennemis du peuple. Ce pouvoir est la dictature du prolétariat, fer de lance tant pour remettre entre les mains des masses populaires les leviers du pouvoir, que pour l’ôter des mains de la bourgeoisie.

    La menace qui pèse sur le Venezuela pose des question et des inquiétudes. Le risque d’une guerre civile n’est pas exclu, tout comme celui d’une intervention étrangère. L’attitude générale des puissances mondiales ou régionales dénote une tendance à la surinfection des tensions internationales et infra-nationales. Cette tendance générale à la guerre, nous, communistes, devons-nous y opposer de toutes nos forces, en mettant dans la balance, face aux chauvinismes et aux impérialismes, l’internationalisme prolétarien !

  • Contre la destruction de l’environnement, détruisons le capitalisme !

    Contre la destruction de l’environnement, détruisons le capitalisme !

    Contre la destruction de l’environnement, détruisons le capitalisme !

    Une nouvelle fois, un appel international à marcher pour protester contre la destruction du climat et de l’environnement a été lancé. Ces appels font écho à l’urgence dans laquelle nous sommes. Malgré les promesses des politiciens, la dégradation de l’environnement et le dérèglement du climat se poursuivent toujours et s’intensifient.

    Les températures continuent de monter, du fait des rejets de gaz à effet de serre.

    La biodiversité, en particulier dans les océans, subit de plein fouet la pêche intensive, qui transforme les océans en désert.

    Des espaces immenses sont rasés pour être transformés en pâture pour l’élevage extensif, tandis que les sols et les eaux sont rendus toxiques par les déchets de l’industrie porcine.

    Des forêts sont détruites pour accéder aux richesses en sous-sol, ou pour faire place à des plantations commercialement porteuses….

    En moyenne 280kg de nourriture sont gaspillés par ans et par personnes en Europe, dont 190kg durant la production et la vente. Cela représente presque 1/3 de la production de nourriture. Cette surproduction est organisée par les capitalistes pour s’assurer que leurs produits sont bien en rayon dans les supermarchés… même si personne ne les achète.

    Car la nature est, en système capitaliste, une marchandise dont il faut tirer le plus de profit possible et le plus rapidement possible. Et pour cause ! Hésiter reviendrait à courir le risque de voir un concurrent s’emparer du dernier thon rouge, de la dernière goutte de pétrole, de la dernière parcelle de forêt vierge. L’importance des rendements des investissements et des taux de profit est telle qu’elle justifie tout. Elle justifie notamment les expéditions militaires de l’impérialisme, dans le but de prendre le contrôle des zones de ressources. Elle justifie la domination coloniale et néo-coloniale dans le but d’imposer un développement économique uniquement centré sur les intérêts de la métropole. Elle crée une division internationale du traitement des déchets, dans laquelle ce sont les pays les plus pauvres qui se retrouvent noyés sous les flux de produits toxiques.

    Les grands capitalistes s’en moquent. Ils ne subissent pas directement les méfaits de leurs affaires. Le plus souvent, ce sont les quartiers pauvres des villes qui sont dans les nuées de pollution, comme à Mumbai, où on estime que celle-ci fait perdre jusqu’à 10 ans d’espérance de vie.

    Ils sont en revanche prompts à s’en prendre au mode de vie des classes populaires, exigeant qu’elles se serrent la ceinture, qu’elles paient des taxes lourdes, pendant qu’eux peuvent continuer à mener un train de vie sans commune mesure.

    Le mouvement des Gilets Jaunes a démontré l’hypocrisie des gouvernements capitalistes. Les « taxes carbone » ne sont en réalité qu’une pénalité imposée aux plus pauvres. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une manière de leur faire assumer les coûts d’une possible « transition écologique » sans toucher aux bénéfices des grands pollueurs.

    Les ressources renouvelables et les nouvelles technologies ne sont, pour les capitalistes, que de nouveaux marchés comme les autres, qui n’attirent les investissements que dans la mesure où ils peuvent rapporter gros. Greenwasher (maquiller d’écologie) est un argument commercial, rien de plus. Bien souvent, ces produits cachent des méthodes de production polluantes, car il est toujours plus rentable de ne pas respecter les règles que de les suivre !

    Ce n’est pas une fatalité ! Nous pouvons enrayer la catastrophe avant qu’il ne soit trop tard !

    Il existe un grand nombre de personnes, qui, individuellement, font des efforts immenses pour réduire leur impact personnel sur l’environnement. Ces efforts sont à saluer. Mais la seule possibilité qui permette de mettre fin au gaspillage des ressources, à leur surexploitation, à la destruction de l’environnement de manière globale, c’est par un changement radical d’économie. Aujourd’hui, le marché dicte sa loi. Le seul critère est la rentabilité des productions, au mépris de toute projection dans l’avenir.

    C’est autour des besoins que doit s’axer la production, non du profit !

    Nous avons besoin d’une nouvelle économie, d’une nouvelle politique, non pas avec les profiteurs, avec les capitalistes, mais bien contre eux ! L’attrait du gain, la rapacité, ne peuvent être négociés. Le capitalisme, basé sur la recherche du profit maximal, ne peut être le système économique qui permettra de surmonter le terrible obstacle que nous rencontrons.

    Nous avons besoin d’une économie organisée, planifiée, permettant de connaître les besoins matériels de la population et d’y répondre avec efficacité, économie et en éliminant le gaspillage. Des productions basées sur la durabilité, sur la possibilité de réparation, de recyclage, de réutilisation. Une production alimentaire basée sur les capacités de la Terre à produire et à se régénérer, non sur le fait d’extraire au plus vite, à marche forcée, la richesse du sol.

    Une lutte pour la recherche de nouvelles sources d’énergie qui ne dépendent pas des ressources fossiles, qui se détruisent pas l’environnement. Un urbanisme nouveau, capable de mettre fin à la fragmentation des écosystèmes et de résoudre les contradictions entre les villes et les campagnes. Une possibilité de débattre démocratiquement de ce qu’on produit et de comment cela est produit, pour mettre fin à la dictature des corporations de l’agro-alimentaire et à la division internationale de la production agricole.

    Nous savons que les exploiteurs et les exploiteuses, ceux qui font des fortunes sur le fait de saigner la terre et de la ravager, n’acceptent pas de renoncer à leurs fortunes et leurs trains de vie. Nous savons toute la puissance de ces firmes. Nous savons comment elles traitent ceux qui s’opposent à elles.

    Nous savons que pour cela, il nous faudra être forts et fortes, nombreux et nombreuses, organisés, ensemble. Nous savons que ce changement ne peut provenir des urnes, qui ne servent qu’à élire de nouveaux exécutants de l’ordre du jour de ces immenses conglomérats.

    Aujourd’hui en France, comme partout dans le monde, de plus en plus d’individus mettent en cause le régime dans lequel nous sommes. Pour sa soumission intégrale aux désirs des patrons. Pour le fait que les grands monopoles ont fusionné depuis longtemps avec l’État. Cette remise en cause est légitime et nécessaire !

    La Terre est bien assez riche pour nourrir dignement l’humanité entière. Assez riche pour offrir un avenir radieux. Mais celui-ci ne peut émerger que si la réalité du pouvoir est assurée par ceux et celles qui produisent ces richesses. Que si ce sont les travailleurs et les travailleuses de l’industrie, de l’agriculture, des services, qui définissent les besoins auxquels l’économie doit répondre, dans le respect de l’environnement.

    Ensemble, défendons l’environnement et le climat : abattons le capitalisme ! Construisons le socialisme !

  • La farce du « Grand Débat »- Partie 2

    La farce du « Grand Débat »- Partie 2

    Le gouvernement propose que chacun puisse organiser ses propres débats, que des feuillets puissent être remplis par tous ceux et celles qui veulent s’exprimer. La charte est minime. Pour un peu il serait possible de croire que ce débat pourra être réellement un débat. Mais le fond de l’affaire, expliqué dans la lettre de Macron, indique le contraire. À quelques mois des élections européennes, le but est de calmer l’affaire des Gilets Jaunes, de souder autour de la politique réactionnaire du gouvernement et de sauver ce qui peut l’être en termes d’eurodéputés pour LREM.

    Macron ne veut pas seulement employer ce « grand débat » pour permettre de calmer les choses et de revenir au statu quo quo ante bellum mais il veut s’en servir comme tremplin pour lancer une nouvelle série d’offensives. Le gouvernement de Macron-Philippe n’est pas dénué de sens tactique. Il a sur flairer une opportunité et s’en saisit. Il sait vers quoi drainer les colères pour les mettre à son service et les instrumentaliser.

    « Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre. »

    L’ordre du jour est déjà défini. Le cap ne changera pas. Macron ne fait pas de mystère à ce sujet. « Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse. » Il n’est pas nécessaire d’être un devin pour savoir que Macron sous-entend par cela. Rendre la « prospérité » à la France, pour les gens de son espèce, cela ne passe que par détruire toutes les protections sociales, tout ce qui empêche la bourgeoisie d’abaisser les salaires et le niveau de vie des exploités au minimum, pour accaparer le maximum de richesses. Et accaparer est le terme juste, car ces richesses ne « ruissellent » pas. Les réformes de Macron, au contraire, réussissent exactement l’inverse. Elles font reposer la production, les services, sur un nombre sans cesse plus réduit de travailleurs, surmenés, exploités jusqu’au suicide, tout en conservant une armée de réserve immense, et des précaires comme ajustement. Même le très libéral FMI préconise l’inverse : « l’augmentation de la part du revenu des pauvres et de la classe moyenne augmente la croissance, tandis qu’une augmentation de la part de revenu des 20 % les plus riches entraîne une croissance plus faible. »

    Quel que soit ce qui ressort du débat, la messe est dite. Le Grand Débat ne peut pas remettre en cause le cœur de l’action publique : liquider les droits des salariés, liquider la Sécurité Sociale, liquider l’assurance chômage, liquider les retraites par répartition. Il ne peut également pas revenir sur l’ISF. Quant aux questions sur les engagements militaires de la France, cela reviendrait à franchir une ligne rouge. L’impérialisme français et ses chasses gardées, cela ne se débat pas.

    La forme du débat promet d’être rocambolesque. Au commencement est le scandale. Chatal Jouanno, ex-sarkozyste, devait diriger celui-ci, et toucher pour cela la somme coquette de 176 000€ bruts annuels. Devant le tollé, celui-ci sera finalement conduit par Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu.

    Emmanuelle Wargon est une lobbyiste industrielle et rattachée au groupe Danone, comme Muriel Pennicaud. Aujourd’hui, elle est secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique.

    Sébastien Lecornu est un transfuge des Républicains, passé du côté de LREM. Il est président d’une société de conseil en relations publiques et communication. Il est à noter qu’il a été le chef de peloton d’Alexandre Benalla. Dans ses activités politiques « de terrain », il a été un excellent exemple de la politique de chasse aux pauvres. Dans l’Eure, il a mis en avant la traque aux fraudeurs du RSA. Toujours dans le même département, il a fait fermer deux collèges REP+, sous prétexte qu’ils n’étaient pas assez remplis. Il a été également directeur de campagne adjoint de « rend l’argent » Fillon.

    Une lobbyiste et un spécialiste de la communication. Voilà quel encadrement dirigeant est donné au « Grand Débat ».

    Des « garants de l’indépendance » ont été nommé pour surveiller le fonctionnement. Deux ont été oints par le gouvernement. Un par la présidence de l’Assemblée nationale. Un par celle du Sénat. Un dernier par le président du CESE (Conseil économique, social et environnemental). Ce dernier, peu connu, est un conseil consultatif corporatiste, représentant les différents secteurs de la société.

    Les choisis sont donc : Jean-Paul Bailly. L’ancien président de la Poste, un des agents liquidateurs de ce service public ; Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL ; Pascal Perrineau, politologue ; Guy Canivet, ancien président de la Cour de Cassation et membre du Conseil constitutionnel ;Nadia Bellaoui, secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement. Reste à voir ce qu’il peut y avoir à surveiller dans un pré carré entouré de barrières.

    La démocratie participative : une arnaque.

    Faire débattre largement les masses populaires, voilà quelque chose de louable. Mais la question qui revient est celle du résultat. La bourgeoisie présente la démocratie sous des angles idéalistes et poétiques : liberté de conscience, liberté de pensée, liberté de parole… Mais dans les faits, la « possibilité d’agir », le « pouvoir » au sens le plus strict, le fait de « pouvoir faire », est escamoté. La démocratie bourgeoise, c’est le droit magique de lancer des paroles en l’air, avec le devoir d’accepter ce qui en retombe, une fois remanié par les dirigeants.

    L’illusion de la démocratie à « portée de clic », l’illusion des plates-formes internet, l’illusion de ce type de débat est là. Tout ce qui peut être dit ou proposer passe, sans le moindre contrôle démocratique, par le prisme du programme politique de ceux qui tiennent les rênes. Celui qui rédige la synthèse, finalement, à tous les pouvoirs pour prétendre avoir scrupuleusement respecté les désirs de tous les acteurs, tout en adoubant simplement ce qui était déjà prévu. Et comme il existe des positions contradictoires, il est toujours facile de faire triompher, grâce au flou, la ligne la plus libérale, la plus droitière. C’est même le but premier. Mais LREM n’est pas une championne dans le domaine. Le Parti Socialiste en est un exemple pionnier. D’autres aussi. Ainsi, le programme d’un certain mouvement gazeux, défini par internet, arrive à ressembler comme une copie carbone aux livres de son principal animateur, bien qu’écrits largement en amont. De là à considérer que « ce qui compte n’est pas le clic, mais comment on compte les clics…. » il n’y a qu’un pas.

    Or, les questionnaires sont déjà particulièrement orientés vers une destination : faire appliquer le programme de Macron. Ecrire « Quelles dépenses faut-il réduire ? » sans poser la question de savoir s’il faut les réduire, c’est déjà borner strictement le débat dans la direction choisie en amont.

    Nous plaignons les tirés au sort, pauvres idiots utiles, tenus par la main, envoyés au casse-pipe devant des experts et des professionnels de la rhétorique. Nous pensons que ceux et celles qui sont de bonne volonté devraient se tenir à l’écart comme de la peste de ces pièges. Leur parole leur sera usurpée pour ne servir qu’à appuyer une transformation réactionnaire de la société. Leurs désirs de liberté et d’égalité seront instrumentalisés pour servir à réduire les salaires, les protections sociales, les services publics. Quant aux organisations qui acceptent d’y participer, elles seront engluées dans cette manœuvre. Elles se souilleront elles-mêmes de cette participation.

  • Le grand débat ou la farce de la démocratie participative. Partie 1

    Le grand débat ou la farce de la démocratie participative. Partie 1

    Le grand débat ou la farce de la démocratie participative.

    Emmanuel Macron a annoncé le lancement du Grand Débat. Il a annoncé qu’il enverrait une lettre à tous les Français et toutes les Françaises pour leur en expliquer les tenants et les aboutissants. Le but est de débloquer une situation qui demeure toujours congestionnée.

    La lutte des Gilets Jaunes se poursuit inlassablement. Or, la stratégie de l’ignorance et du pourrissement choisie par le gouvernement tend à se retourner contre ses promoteurs. Le temps entame certes les forces mobilisées, mais il a surtout poussé à l’amorce d’une décantation politique de la mobilisation.

    Le mépris, la surdité, la négation de la légitimité du mouvement a nourri en retour une négation de celle du régime politique actuel. Le rejet de l’État, des institutions, de la démocratie bourgeoise devient une norme dans le mouvement. Et cela déplaît.

    Cela déplaît tant au gouvernement, qui veut certes écraser les masses, mais les maintenir dans le giron d’une démocratie truquée et pacifiée, mais également aux électoralistes, pour qui le rejet de la démocratie bourgeoise est tout aussi détestable, car il est ce qui fait vivre leur business. In fine, il existe une alliance sacrée contre l’extra-parlementarisme, qui se base sur les attaques contre le mouvement des Gilets Jaunes, contre leurs assemblées, contre leurs revendications. Elle se base aussi sur un soutien à cette idée de « Grand débat démocratique » dans le but de calmer les esprits et de mettre un point finale à la brouille intense, qui pourrait nuire à l’élection d’euro-députés PS, LR, LREM ou autres encore dans les mois à venir. La pression grandissante des élections européenne poussera les organisations politiques à se démasquer.

    Emmanuel Macron a donc écrit une lettre aux français et aux françaises. Il faut bien poser les limites du débat. En démocratie bourgeoise, on ne débat pas de tout n’importe comment ! Entre deux insultes faites aux exploités et aux exploitées, mentionnant leur absence de goût pour l’effort, le fait qu’il y ait de la « déconn[ade] » avec les minimas sociaux, notre tribun trouve le temps de coucher une lettre d’amour sur le papier.

    Une belle lettre d’amour se cache derrière des formules propres à flatter l’amour-propre des Français et des Françaises, sur l’exceptionnalisme français, son caractère unique en termes de démocratie pure et parfaite, son histoire de moteur de l’avancée de la civilisation. « La France n’est pas un pays comme les autres. Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte. »

    Nous voudrions interpeller le Président de la République pour savoir quels sont les « autres » qui sont cités ? Où l’exigence d’entraide et de solidarité est-elle moins forte ? « C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires. » Il est amusant de savoir que, si on se base sur le coefficient de GINI qui marque les écarts de richesses dans le pays, la France n’est pas particulièrement bien placée, et dégringole de plus en plus. Elle est derrière le Tadjikistan, l’Afghanistan, l’Ukraine, le Bélarus, l’Allemagne, et à peine devant le Bangladesh. Le Timor-Oriental pourrait donner des leçons.

    Les tentatives pitoyables de tordre l’histoire de France ne résistent pas à un examen un tant soit peu sérieux. Elles ne font illusion que dans la mesure ou elles sont servies par des années d’enseignement d’un roman national putréfié. La fraternité de la bourgeoisie, les Gilets Jaunes ont pu la voir aujourd’hui. Les habitants des quartiers défavorisées la vivent pleinement depuis des décennies. Les habitants des colonies et des néo-colonies la sentent toujours dans leur chair.

    La Liberté en France, même selon des critères libéraux, est faible. On est loin de l’apologie faite par Macron, qui la caractérise comme « une des [sociétés les] plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie. » En réalité, au niveau des droits humains, la France se classe 31ème, et divorce jour après jours du podium. En cause : les violences policières, le monopole de la presse et des médias par une poignée de milliardaires, les infractions aux libertés religieuses… Un bilan peu reluisant. « Chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans l’élaboration des lois, dans les grandes décisions à prendre. » Ce que Emmanuel Macron omet de mentionner, c’est que, par exemple, son élection n’a été possible que grâce aux largesses immenses de ses financeurs, qui lui ont permis (avec des rabais illégaux) de pouvoir faire sa campagne électorale. Dopé par les investisseurs, qui ont, avec clairvoyance vu en lui leur fer de lance, mais également par la médiocrité de ses concurrents, il n’a pas eu tant de difficultés que ça à s’imposer. Il en est toujours ainsi lorsqu’on reste dans la droite ligne des intérêts de la bourgeoisie.

    Le gouverneur de la Banque de France, représentant du cartel des banques, doit valider le budget de l’État pour permettre à celui-ci de pouvoir être financé. Pour peu que le programme ne plaise pas, il est retoqué. Chaque fois que des gouvernements ont voulu se heurter à cette émanation du capitalisme financier -à l’exception du Front populaire, un temps seulement, et grâce à une immense mobilisation populaire- les gouvernements ont cédé. Edouard Herriot président du Conseil, en 1924, s’est ainsi retrouvé sans le sou et à du céder. Même Vichy, qui avait voulu donner aux nazis l’or des réserves de la Banque de France, à reçu un niet ferme et indiscutable.

    Le MEDEF et les entreprises qui forment le capitalisme monopolistique d’État sont une deuxième barrière à la démocratie. Le pouvoir du patronat est immense, mais celui d’une partie d’une aristocratie d’État également. Les deux, de toute manière, sont si intimement imbriqués qu’ils forment un ensemble insécable. Après tout, le premier client et promoteur de Thalès, Dassault, Sagem, Matra, Alstom, Areva… c’est l’État.

    Dans les faits, le bulletin de vote à si peu de valeur face à l’énergie immense que mettent ces forces sociales à défendre leur intérêt qu’il ne sert qu’a choisi la couleur du laquais servile qui exécutera leurs commandes.

    Il est souvent point du doigt la propension qu’ont les Américains à avoir la conviction que leur pays est le n°1 en tout. Pour un peu, la lettre de Macron est tout aussi imbue d’une vision mythifiée de la France. L’une des expressions de cette autosatisfaction est celle-ci : « Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol. » Comprendre la référence est pénible. La France a le plus souvent entassé les persécutés d’ailleurs dans des camps de concentration qui ne disaient pas leur nom. Les Juifs fuyant le nazisme, les Espagnols le franquisme, ont été traité par la IIIème République avec une suspicion de chaque instant…avant d’être remis à leurs bourreaux, pour une grande partie d’entre eux. En revanche, elle s’est donné à cœur joie une mission de soutien aux régimes les plus corrompus, les plus réactionnaires, les plus obscurantistes. Elle-même s’est invitée largement sur près d’un quart de la planète, en enrichissant grandement l’histoire par une série de massacres commis sur les populations désarmées. Une série qu’elle s’évertue de poursuivre avec une assiduité sans faille.

    « Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ? »

    Belle question.

  • Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon sur la manifestations des 3L (Luxembourg, Liebknecht, Lénine) à Berlin.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon sur la manifestations des 3L (Luxembourg, Liebknecht, Lénine) à Berlin.

    Nous, militants de l’Unité Communiste de Lyon, avons défilé dans les rues de la capitale Allemande pour cet anniversaire. 

    Nous adressons notre salut le plus chaleureux à nos camarades Allemands du MLPD, de Rebell, de Rotfüchse. Nous les félicitons pour leur 50 ème anniversaire de la construction du Parti en Allemagne.

    Nous saluons nos camarades de l’ICOR et des amis de l’ICOR, nous sommes emplis de fierté d’avoir défilé parmi eux, à leurs côtés., pour rendre hommage aux martyrs de la Révolution Allemande.

    Nous saluons ceux et celles qui participent à l’alliance internationaliste pour dénoncer la montée de la réaction, tant en Allemagne qu’en Europe.

    Nous saluons la classe ouvrière d’Allemagne, dont les luttes, les combats, ont marqué l’Histoire et la marqueront encore !

    Nous saluons les syndicats combatifs d’Allemagne et leur lutte contre l’exploitation !

    Nous saluons les participants à la manifestation des 3L -Luxembourg, Liebknecht, Lénine- car jamais l’histoire ne doit être oubliée !    

    Nous sommes fiers d’avoir pu participer, aux côtés de nos camarades de l’UPML, tant au meeting du MLPD -qui s’est tenu en dépit des manœuvres de la mairie pour le saboter- qu’à la marche de commémoration.

    Nous pouvons voir ce que peuvent réussir les organisations qui ont pris à bras le corps la question de la construction du Parti Communiste. Des cortèges imposants. Des meetings faisant salle comble. Une organisation de jeunesse dynamique. Une production théorie permettant d’apporter un éclairage sur les questions actuelles.

    Cet exemple force le respect et emplit de confiance ce les résultats qu’un travail assidu et constant permettent d’obtenir.

    C’est vêtus du Gilet Jaunes, symbole de la lutte sociale en France, que nous avons arpenté les rues de la capitale. Nous n’étions pas seuls à avoir fait ce choix. Le conflit ouvert entre les masses populaires et l’Etat bourgeois est scruté de près par de larges pans des mouvements progressistes et révolutionnaires.

    Nous avons pu voir, au regard de l’expérience du MLPD, de l’expérience de la Révolution Allemande, quel chemin reste à parcourir. La grande lutte en France n’est pas la révolution. Mais il est une étape.

    La crise du capitalisme et les appétits insatiables de la grande bourgeoisie obligent le gouvernement -laquais des exploiteurs- à ne pas céder. À choisir l’épreuve de force en la pensant courte. Mais, en faisant cela, celui-ci à jeter dans la rue des centaines de milliers de personnes qui n’avaient jamais crié leur colère et exprimé leur misère. Chaque samedi, les coups de matraques leur ont appris le sens du mot République. Chaque intervention de Macron leur a appris le sens du mot Fraternité.

    Toute une génération de lycéens et de lycéennes ont vécu dans leur chair le plus grand cours d’éducation civique de l’histoire de l’enseignement.

    Jamais ils et elles ne l’oublieront.

    Les révisionnistes et les sociaux-démocrates se sont démasqués. Ils n’ont rien eu d’autres à dire à ceux qui subissent l’exploitation que « ne parlez pas de politique, votez pour nous ! »

    Une partie des directions syndicales n’ont rien eu de mieux à dire que « ne parlez pas de politique, ne luttez que dans les entreprises. »

    Ces tentatives pour brider le mouvement social sont vaines. Les questions politiques deviennent brûlantes. Le Référendum d’Initiative Populaire pose la question du régime politique dans lequel nous vivons et du désir de plus de démocratie. C’est une première étape. La seconde est celle du pouvoir, accaparé par une clique d’exploiteurs et de bandits. Elle est tant celle de la dictature du capitalisme que de la démocratie que nous voulons, populaire et vivante.

    Alors que le mouvement, pourtant, n’écorne qu’à peine l’ordre établi, déjà le pouvoir bourgeois sort de ses gonds. Les relais de presse, détenue en très large majorité par une clique de milliardaires, entrent dans une hystérie folle. Les éditorialistes rivalisent pour s’attaquer à ce mouvement. Soit ils le déclarent mort, soit fasciste, soit les deux.

    Médias, police et justice sont unis pour annihiler le mouvement. Le gouvernement produit on « grand débat » pour tenter de faire taire la contestation et la ramener dans les rangs bien balisés d’un terrain qu’il maîtrise.

    Pourtant, ce mouvement demande seulement peu de choses, encore.

    Qu’en sera t-il le jour où la question de l’exploitation et de son abolition se posera ?

    C’est pour faire face à la machinerie de l’État que nous avons besoin d’être organisés, structuré, forts, unis. Le Parti n’est pas un fétiche qui se proclame par goût universitaire. Il est un besoin concret et impérieux. Il est le besoin de l’outil qui permet de ne pas être broyé, mais également de triompher.

    De triompher et de pouvoir bâtir le monde de demain. Sans exploitation, sans oppression. Une société communiste.

    C’est son manque qui a contribué à la défaite de la Commune. C’est son arrivée tardive qui a manqué à la ligue Spartakiste. C’est son existence qui a permis la victoire bolchevique, chinoise…

    Nous ne devons jamais l’oublier.

    C’est pour cela que nous travaillons avec nos camarades Français de l’UPML aujourd’hui.

    C’est pour cela que nous travaillons avec ceux qui luttent contre le colonialisme et l’impérialisme français.

    C’est pour cela que nous tendons également la main à tous les communistes sincères, à tous ceux qui se posent la question de comment mettre fin à la misère, à la dictature bourgeoise, aux oppressions, aux guerres. Nous les appelons, ensemble, à avancer pour que nous renforcions le camp du peuple.

    Non seulement construire le Parti, mais construire les partis, qui, partout dans le monde, porteront la voix des opprimés et des exploités.

    Jusqu’à la victoire.

    Jusqu’au socialisme.

    Jusqu’au communisme.

  • N’ayons pas peur, parlons du pouvoir ! – Tract de l’Unité Communiste de Lyon

    N’ayons pas peur, parlons du pouvoir ! – Tract de l’Unité Communiste de Lyon

    N’ayons pas peur, parlons du pouvoir !

    La question du Référendum d’Initiative Citoyenne revient sans cesse dans les revendications des Assemblées populaires. Elle est réclamée par de plus en plus de Gilets Jaunes, par une part toujours plus grande de la population. Cette question dépasse les cadres traditionnels des revendications.

    Derrière le RIC se cache une question beaucoup plus profonde, beaucoup plus centrale, beaucoup plus importante. C’est celle de la légitimité du régime dans lequel nous vivons.

    Car la France vit sous le joug d’une dictature qui ne dit pas son nom. Un régime organisé, orchestré par et pour une poignée de profiteurs, de milliardaires, de grands patrons, de banquiers, de rentiers… Un régime qui se déguise en démocratie pour être accepté, mais qui ne tient compte que des ordres des conseils d’administration d’immenses corporations, toujours de mèche avec l’Etat.

    Un régime qui n’est conçu que pour exploiter et opprimer ceux et celles qui produisent toutes les richesses. Pour envahir d’autres pays et y imposer des dictateurs et des pantins.

    Nous pensons que poser la question du RIC est une question juste et cruciale ! Cependant, s’imaginerait-on que ceux qui nous écrasent et nous exploitent reculeraient devant un référendum ?

    Hélas non ! Ils ne respectent même pas leurs propres lois !

    Quand Sarkozy est inculpé, il est traité comme un prince. Quand Benalla est perquisitionné et que les preuves disparaissent, la justice ne trouve rien à redire. Quand un grand milliardaire fraude, triche, achète une éléction, il est blanchi immédiatement. Même lorsqu’ils sont condamnés à de la prison, ils n’y vont pas !

    Par contre, la manière dont ils ont traité le mouvement montre qu’ils n’ont pas l’intention de discuter. Pour une simple histoire d’impôt, 10 morts, plusieurs centaines de blessés, plus de 5 000 arrestations. Pour quelques euros, le gouvernement propose des lois de fichage, des lois pour tabasser toujours plus, promet la prison ferme à qui se rebelle.

    Marlène Schiappa peut se permettre, au mépris de la présomption d’innocence, de s’en prendre à la solidarité avec Christophe Dettinger en réclamant l’annulation de sa cagnotte. Les gens comme elle sont au dessus des lois.

    Ce sont à ces personnes qu’il faudrait faire confiance pour organiser le référendum, pour compter les voix, pour transcrire ces décisions en lois, pour les appliquer ?

    Eux qui ne reculent devant rien pour nous asservir, pour nous enchaîner ?

    NON !

    Nous sommes légitimes à parler de pouvoir !

    Leur « démocratie », ce sont les salons parisiens où tout est joué à l’avance, où la loi des riches s’impose. Elle est celle des coups bas, des entourloupes, des votes cruciaux à 2h00 du matin devant des députés absents. Nous voulons proposer la notre.

    Nous voulons une démocratie populaire !

    Le RIC indique au gouvernement ce que nous voulons. Mais la vraie réponse est « comment le faire nous-même » ? Les politiciens professionnels disent que c’est trop complexe, qu’ils sont indispensables. Ils disent qu’ils sont les seuls qui peuvent parler légitimement au nom du peuple. C’est faux. Nous pouvons le faire. Les assemblées générales montrent que nous savons débattre, nous savons décider et que nous savons appliquer les décisions qui sont prises démocratiquement.

    Pour faire diversion, Macron et ses sbires ont lancé le « Grand Débat ». Lui et sa clique en définissent les limites, l’ordre du jour, les questions. Ils choisirons des « idiots utiles » pour l’animer. Plutôt que d’ouvrir un véritable débat, ils préfèrent créer un faux-peuple, poli et soumis. Tout ce qui sortira de ce « débat » ne sera là que pour renforcer et rélégitimer leur pouvoir.

    Ils font ce que décrivait Bertolt Brecht :

    « Le peuple est contre nous ? Alors il faut en élire un autre ! »

    Les Gilets Jaunes se transforment en ce que l’Etat bourgeois redoute le plus : une opposition extra-parlementaire.

    Nous voulons parler de l’exploitation, des profits monstrueux qui se font sur notre sueur, sur notre sang ! Nous voulons parler de ces baisses de salaire, de cette casse de notre sécurité sociale, de nos retraites, de notre chômage ! Nous voulons parler des guerres qui se font en notre nom, pour semer la misère et la terreur dans d’autres pays ! Nous voulons parler des taxes qu’on nous fait payer pour les financer, pour financer une police qui nous écrase, une justice qui nous condamne.

    Nous voulons parler du monde que nous pourrions construire, sans exploitation, sans misère, sans chômage, sans guerres, sans destruction de l’environnement. Nous voulons parler de la dictature qu’on nous impose. Nous voulons parler de la démocratie que nous devons gagner, arracher, à ceux qui nous volent nos vies !

    Notre démocratie ne sera jamais celle de cette poignée de parasites. Elle est radicalement incompatible avec l’existence d’une grande bourgeoisie capitaliste. Nous ne leur laissons pas le mot «république» dont ils nous bassinent pour nous plier au respect de leurs lois. Nous opposons la République du peuple à celle du capital. La république est dans la rue. Eux ne sont que des usurpateurs.

    N’ayons pas peur de dire que le changement ne surviendra pas par les urnes.

    N’ayons pas peur de dire qu’il ne viendra pas d’un parlement.

    N’ayons pas peur de dire que le changement viendra d’une révolution.

    N’ayons pas peur de dire qu’il faut travailler à en construire les outils.

    Leur Etat n’est pas réformable. Nous avons besoin de construire le notre, populaire et révolutionnaire !

    Faisons grandir nos assemblées ! Faisons les se rejoindre ! Faisons les devenir le centre de gravité de la vie politique ! Construisons une opposition extra-parlementaire !

  • Session Trap et Paillettes contre la répression – 18 janvier – 18 h 00

    Session Trap et Paillettes contre la répression – 18 janvier – 18 h 00

    L’Unité communiste de Lyon appelle à participer à la soirée anti-répression organisée le 18 janvier à l’atelier des Canulars.

    Cette soirée de soutien est dédiée aux victimes de la répression policière qui s’est abattue, le 1er mai, à Lyon, sur plusieurs militants et militantes. Au sein de ces interpellés, un de nos camarades. Son traitement illustre pleinement les conceptions de l’État en matière de répression. Interpellé pour des motifs dérisoires, il est placé en garde-à-vue pendant 24 puis 48 h, sans que cela ne se justifie. Avant même d’être déféré devant le parquet, la préfecture prend contre lui une mesure de sanction administrative contradictoire avec la présomption d’innocence. Étranger, venant d’un pays membre de l’Union Européenne, il fait l’objet d’une Obligation de Quitter le Territoire Français, heureusement annulée par le tribunal administratif.

    Le réquisitoire de la procureure a été directement dicté par le ministère, dans l’optique de frapper de terreur ceux et celles qui auraient l’audace de contester l’ordre établi. 10 mois de prison dont 2 fermes, avec mandat de dépôt ont été requis pour lui, pour de menus graffitis. À cela devait s’adjoindre une interdiction de territoire. 10 mois dont trois fermes ont été requis pour un autre inculpé, pour des jets supposés de projectiles.

    En contradiction avec la convention européenne des droits de l’Homme, le procès s’est déroulé sans la moindre publicité, la police filtrant l’entrée du tribunal, décidant au faciès qui pouvait rentrer et qui était mis à l’index.

    Le verdict a été en deçà des réquisitions, tout en restant dur. 3 mois de prison et 500€ d’amende pour l’un, 6 mois et 140 h de travaux d’intérêts généraux pour l’autre. Ce « laxisme » a été suffisant pour déclencher l’ire du ministère public, faisant appel de la décision. Illustration de l’inanité des réquisitions en première instance, le verdict de la cour d’appel a été plus « clément ».

    Il est finalement condamné à cinq jour de « stage de citoyenneté » ainsi qu’une amende de 500 €, accompagnée du coût des frais de justice.

    La répression, qui s’accroît chaque jour davantage, n’est pas une démonstration de force de la part du gouvernement et du régime capitaliste. Elle est au contraire une démonstration de faiblesse. Les exploiteurs le montrent notamment avec les mouvements sociaux, en particulier celui des Gilets Jaunes. Ils en sont réduits à faire usage de la brutalité policière, de la brutalité judiciaire, des lois liberticides pour maintenir sous domination ceux et celles qui contestent leur légitimité.

    La récente intervention télévisée d’Édouard Philippe et les propos de Gérard Darmanin donnent le ton : le gouvernement à la solde des bandits capitalistes et impérialistes choisit de livrer une guerre aux masses populaires.

    Face à cette pression, cette oppression, la solidarité est une nécessité vitale. L’unité et la solidarité sont un bouclier sans lequel rien n’est possible.

    Le 18 janvier, à partir de 18 h 00, rendez-vous à l’Atelier des Canulars pour soutenir les inculpés et inculpées !

  • Qui est violent ?

    Qui est violent ?

    Qui est violent ?

    Edouard Philippe a parlé. Il s’est exprimé au 20 h de TF1. Certains, certaines espéraient que ce serait pour annoncer des concessions. Que le gouvernement, après l’épreuve de force, accepterait de lâcher un peu de lest. Il n’en fut rien.

    La teneur des interventions des membres du gouvernement ne laissaient que peu de place au doute, au suspens. Gérard Darmanin en avait ainsi appelé à l’ultra-sévérité contre les manifestants. Difficle de croire que le premier ministre tiendrait une position contraire.

    Edouard Philippe a annoncé, ainsi, un déploiement toujours plus grand de police, pour les jours à venir. Mais, également, la mise en place de mesures sécuritaires que ne renierait pas l’extrême-droite. Sanctions pour les manifestations non déclarées. Arrestations préventives, assignations à résidence, obligation de pointer au commissariat…. Le Premier ministre déclare un régime de liberté surveillée qui ne dit pas son nom. Les arrestations atteindront probalement les 8 000, tandis que des peines de prisons fermes avec mandat de dépôt seront prononcées. Tout cela au nom de quoi ? De la violence.

    Depuis le début de la mobilisation des Gilets Jaunes, la question de la violence revient sans cesse. Ce n’est pas une nouveauté, chaque mouvement social voit les médias faire passer ses revendications au second plan, pour ne laisser passer que les images de bris de vitres, de voitures brûlées, d’échanges de projectiles… Ce n’est pas un hasard. D’une part, cela fait vendre, de l’autre, cela correspond avec la ligne éditoriale et l’ordre du jour donné par le conseil d’administration, qui, en France, est généralement entre les mains de milliardaires. Et pour cause, la question de la violence est un biais de division de ceux et celles qui luttent. Mais qui s’est ému, et de quoi ?

    Castaner, Estrosi, Ciotti, Juppé, Griveaux, Philippe, Macron… tous les ténors de la politique sont émus de la violence. Tous réclament la même chose : que soit écrasé le mouvement des Gilets Jaunes. Que les manifestations soient interdites, que les mobilisés soient préventivement arrêtés, que la police puisse disperser sous les grenades et les tirs de flash-ball les cortèges. Ils réclament que la justice soit impitoyable, qu’elle fasse des exemples. Ils veulent la tête des meneurs, décapiter la lutte. Ils veulent enchaîner ceux qui les ont défiés.

    La violence leur est insupportable. Mais qui aime la violence, à par quelques pauvres personnes ? Nous-même, nous ne l’aimons pas. Mais qu’est-ce que la violence ? La violence est-elle dans une pauvre vitrine cassée, dans un plâtre fissuré, dans quelques graffitis ?

    Ou est-ce que la violence, la vraie, celle qui épuise, use, mutile, tue, est ailleurs ?

    La violence d’être laissé pour compte dans la 5ème puissance mondiale. De dormir dans la rue, de vivre dans sa voiture.

    La violence de compter ses sous, d’économiser la moindre chose, tout en sachant qu’il reste une éternité avant le prochain salaire, avant la prochaine pension.

    La violence n’est elle pas de survivre, un jour après l’autre, en aillant juste de quoi avoir la force de se lever le lendemain, d’envoyer ses enfants à l’école, tout en sachant qu’ils ne sortiront de celles-ci que pour vivre la même vie d’esclave. D’être privé de loisirs, de sorties, de culture, parce qu’un sou est un sou et qu’il faut tenir.

    La violence n’est elle pas dans la vie de celles, de ceux, qui se lèvent dans le même matin gris, perdent leurs temps dans des transports qui n’avancent pas, hors de prix, avec la peur au ventre. La peur de la convocation dans le bureau, la peur du licenciement, la peur, toujours la peur.

    La violence, c’est de voir la police débarquer dans une cité ou croupissent ceux qui n’ont rien, pour imposer un ordre à coup de matraques, quitte à tuer.

    La violence, c’est une justice qui acquitte la bourgeoisie criminelle, ceux qui ont l’argent, les réseaux, le prestige, mais qui noie ceux que la misère pousse au délit.

    La violence d’avoir un manager haineux qui pousse au suicide, car il faut dépasser les normes, car il faut toujours faire plus avec moins. Car il faut crever à la tâche, pour le rendement, pour la rentabilité.

    La violence d’avoir une dette insolvable, d’être un esclave des banques, de jongler avec sa vie, avec la menace de perdre le peu de chose qu’on possède.

    La violence de savoir qu’à cause de son nom, de son visage, de son sexe, de ses orientations sexuelles, une voie se trace déjà.

    La violence, elle est le quotidien de celles et ceux qui sont sommés de vendre leur propre corps pour survivre. Qui sont ravagées par des marchands de chair sans scrupules, qui en tirent profits et prestige.

    La violence n’est elle pas de voir des personnes âgées, qui se sont usées pour quelques misères, jugées juste bonnes à être des vaches à lait qu’il faut traire de leurs derniers euros.

    La violence, c’est un niveau de vie qui baisse sans cesse, une espérance de vie qui stagne voir qui recule.

    La violence c’est quand, demain, il faudra mendier pour se soigner, pour s’éduquer, pour survivre lorsque le travail nous aura usé.

    La violence c’est, sous d’autres cieux, ceux qui n’ont rien demandé qu’a vivre dignement et librement, qui voient leur ciel obscurcis par les avions portant la cocarde de l’Armée de l’Air, faire pleuvoir les bombes sur leur pays, sur les terres. Qui voient des soldats qui pillent, qui violent, qui instaurent des régimes de terreur, pour que, à des milliers de kilomètres, des actionnaires puissent fêter la baisse du prix du cacao, du café, du pétrole, de l’uranium.

    La violence d’être jeté sur les routes de l’exil, d’être livré aux trafiquants de chair, d’être sous le feu des milices, et de finir avec les vagues comme seul linceul.

    La violence, elle est dans le fait d’être traités uniquement par le mépris par ceux qui disent nous représenter, mais qui ne sont que des contremaîtres des exploiteurs, le fouet à la main. Elle est dans ce régime qui n’existe que pour nous maintenir dans la misère, nous maintenir sous nos chaînes. La violence c’est celle d’un destin qui n’est que d’être des marchandises, des outils pour apporter la fortune à une poignée de profiteurs.

    Quand Ciotti, Castaner, Estrosi, Macron…disent qu’ils sont choqués par la violence. Admettons que ce ne soit pas juste qu’une manœuvre politique. Admettons que ceux qui jettent dans la misère des milliers de gens, qui donnent l’ordre de bombarder, d’envahir, d’autres Etats aient la larme à l’œil en voyant cela. Admettons qu’ils soient réellement choqués de la tournure que prennent les choses. Par quoi sont-ils émus ?

    Ils se sont émus de la violence contre du mobilier urbain. Contre des vitrines. Mais ils n’ont eu aucun mot pour les blessés, pour les mutilés, pour les tués par la police, par la brutalité. Ils n’ont rien à dire à ceux et celles qui croupiront en prison pour avoir osé se dresser contre leurs lois injustes. Ils sont tellement habitués à exercer la violence légale, qu’ils ne la voient pas. Écraser ceux qui travaillent est normal pour eux.

    Eux ne connaissent pas la violence, la misère, la précarité, la peur. Nous ne sommes pas du même monde ! Ils sont d’un monde où la pauvreté, ou la misère n’existe pas. Ils n’ont jamais travaillé de leurs mains, jamais fait de travail honnête, jamais été confrontés à l’exploitation. Ils sont uniquement des purs produits de la bourgeoisie, dressés pour asservir les exploités.

    La colère est légitime face à ceux et celles qui veulent toujours tirer vers le bas notre niveau de vie, qui réduisent nos vies à des journées sans fin, à des salaires de misère. La colère est la réponse à leur violence, leur brutalité, leur mépris pour la vie humaine.

    Comment ne pas être tenté par la violence ? Comment blâmer ceux qui répondent aux provocations policières, aux provocations bourgeoises, aux provocations d’une classe qui a démasqué sa dictature aux yeux de la population entière. D’autant qu’eux vivent en parasites sur ce que produisent les travailleurs et les travailleuses. Ils vivent de notre sang, dépendent de nous. C’est pour cela qu’ils redoutent notre colère ! Parce que nous, nous n’avons pas besoin d’eux !

    Ils disent que la colère décrédibilise le mouvement des Gilets Jaunes, mais si elle n’existait pas, ils trouveraient un autre argument pourri, une autre raison de nier toute légitimité au mouvement. Ce ne sont que des tactiques pour diviser et fragmenter !

    La colère ne suffit pas, seule. Elle doit se muer en volonté de voir le monde changer. Elle doit devenir une force capable de construire ce monde nouveau, en mettant l’ancien à terre. Pour que cela soit possible, cela demande de construire l’unité de volonté et l’unité d’action.

    Cette force agissante, créatrice, ne peut naître que dans l’organisation.

    S’organiser pour transformer le monde en un monde juste, sans exploiteurs, sans oppresseurs, sans chape de plomb, sans chaînes et sans entraves. Voilà le programme des communistes sincères ! Voilà le programme de l’Unité Communiste de Lyon. Voilà le programme de l’ICOR, dans le monde.

    « Ils n’auront pas le dernier mot », s’est permis Edouard Philippe, en ultime provocation. Nous verrons bien. 

    Il est juste de se révolter ! Il est nécessaire de s’organiser !

  • Arrêt immédiat de toute agression de la Turquie et ses partenaires réactionnaires contre le Rojava !

    Arrêt immédiat de toute agression de la Turquie et ses partenaires réactionnaires contre le Rojava !

    Arrêt immédiat de toute agression de la Turquie et ses partenaires réactionnaires contre le Rojava !

    Communiqué de l’ICOR – 2 janvier 2019

    Le 12 décembre, l’État fasciste turc avec le gouvernement Erdoğan à la tête a annoncé une nouvelle invasion militaire contre la région autonome de la Syrie du Nord. Les attaques prévues sont extrêmement étendues, à savoir sur une longueur de 500 km. Entre-temps, le camp de réfugiés de Mexmur et la zone des Kurdes Yézidi à Sengal ont été bombardés, faisant plusieurs morts et blessés. L’une des raisons principales est l’objectif déclaré d’anéantir la zone libérée du Rojava/Fédération démocratique du nord et de l’est de la Syrie, où vivent ensemble différents groupes ethniques sous un régime d’autonomie.

    Depuis le début, l’ICOR se tient aux côtés de la lutte de libération du peuple kurde. Et ceci dans l’unité de la parole et de l’action, comme dans la construction de la « Clinique ICOR » à Kobanê et son aménagement écologique ; dans d’innombrables manifestations et à l’échelle mondiale lors de la dernière Journée de solidarité avec Afrine en mars 2018. Elle suit le principe : Aucune lutte de libération ne doit se trouver seule et isolée !

    Concernant l’attaque contre Afrine, l’ICOR avait écrit : « La coopération et la coordination mondiales des luttes pour la paix, la liberté, le socialisme dans la préparation de la révolution socialiste internationale est à l’ordre du jour. Toute lutte progressiste doit faire partie de la lutte anti-impérialiste mondiale et de la construction d’un front uni anti-impérialiste. »

    La construction démocratique au Rojava/Syrie du Nord représente la lutte réussie contre l’État islamique, pour la démocratie et la liberté, les droits de la femme, la protection de l’environnement, le respect de toutes les ethnies et religions. Elle encourage les combattants pour la liberté dans le monde entier. Inversement, la solidarité internationale est marquée par la solidarité inébranlable et inclut la lutte de libération kurde dans la lutte mondiale contre l’impérialisme. L’ICOR a développé sa solidarité pratique avec la « Clinique ICOR ». La 8e brigade de l’ICOR vient de terminer son travail et a mis en place un système photovoltaïque solide à la maternité. Il renforce le travail de la clinique avec la puissance du soleil – pratiquement et comme symbole de l’énergie de la révolution du Rojava. Ce qui est déterminant pour cette révolution est le fait que les forces de l’autogestion du Rojava se fient avant tout aux propres forces des ethnies au Rojava et à la force de la lutte de libération kurde. Cette position a mobilisé le soutien à l’échelle mondiale. Le caractère anti-impérialiste est une épine dans le pied d’Erdoğan, des États-Unis et de toutes les forces impérialistes concurrentes. Car en Syrie, diverses puissances se battent pour la division de la sphère d’influence. Ainsi, la Turquie diffame les combattants kurdes de l’YPG en les qualifiant de terroristes. C’est une dérision qu’Erdoğan semble faire preuve de solidarité avec le peuple palestinien, mais attaque brutalement le peuple kurde.

    Avec le retrait des troupes américaines du Nord de la Syrie Trump joue, de concert avec  Erdoğan, un sale jeu froid et dangereux qui vise à liquider la lutte de libération kurde. Les forces kurdes SDF, YPG et YPJ n’avaient jamais l’illusion que l’armée américaine serait une force de protection. Le projet A des États-Unis de renverser le régime Assad et de refouler l’impérialisme iranien et russe, a échoué. Maintenant Trump joue au niveau tactique de nouveau la carte d’Erdoğan dans le cadre de l’OTAN. Cette manœuvre se heurte à une opposition massive même dans ses milieux gouvernementaux. Le ministre de Défense Mattis et l’envoyé spécial pour la Syrie ont tout de suite démissionné. L’armée américaine déclare que l’objectif de vaincre Daech en Syrie est obtenu. C’est un mensonge en toute conscience de cause. Il y a encore 3 000 fascistes armés de Daech à Hajin en Syrie, d’autres 20 000 se trouvent du côté irakien de la frontière. Environ 3 000 fascistes de Daech sont prisonniers de l’administration autonome syrienne. Une attaque de la part de la Turquie présente un danger aigu pour le Rojava démocratiquement autonome et pour un nouveau renforcement de Daech. La « coalition anti-Daech » impérialiste révèle ici son vrai visage hostile aux peuples.   

    * Arrêt immédiat de toute agression de l’État fasciste turc et de toutes les puissances impérialistes et régionales !

    * Lutte contre la coopération réactionnaire des différents gouvernements tels que l’Allemagne, les États-Unis et d’autres avec le gouvernement fasciste turc.

    * Solidarité avec la région d’autonomie démocratique de la Syrie du Nord, avec la lutte pour la liberté kurde et palestinienne !

    * Construction d’un front international de résistance anti-fasciste et anti-impérialiste contre le fascisme et la guerre à l’échelle mondiale !

    * En avant avec la construction de l’ICOR !

    * Renforcez la voix kurde dans l’ICOR !

    * En avant, préparons la révolution socialiste internationale !

     

    Signataires (en date du 03/01/2019, liste actuelle des signataires sur www.icor.info):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    2. SDP   Social Democratic Party (Parti social-démocrate), Kenya
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    6. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    7. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    8. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    9. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    10. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    11. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    12. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    13. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    14. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    15. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    16. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    17. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    18. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    19. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    20. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    21. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    22. UCL Lyon Unité Communiste Lyon, France
    23. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Leniniste, France
    24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    25. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    26. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    27. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
    28. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou