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  • Y aura-t-il de la grève à Noël ?

    Y aura-t-il de la grève à Noël ?

    En cette fin d’année, les luttes sont fortes. Les travailleurs, les travailleuses, les exploités et exploitées, ne veulent pas voir leurs droits se faire balayer ! Cette résistance déplaît au gouvernement, qui voudrait voir les grèves brisées.

    Le Premier ministre a déclaré que les grévistes, en particulier des transports, devraient « assumer leurs responsabilités » si la grève se poursuivait à Noël. Mais qui est responsable ? Ceux qui veulent réduire en cendre tout ce pour quoi nos parents, nos grands-parents, ont lutté.

    En 1910, nos aïeux ont bravé les fusils des soldats pour arracher le droit du travail. Les armes à la main, à la Libération, ils ont arraché le droit de ne pas mourir au travail, d’avoir une retraite, d’avoir une sécurité sociale, une assurance chômage.

    Aujourd’hui, une poignée de banquiers et de banquières, de rentiers et de rentières, de marchands de canons ou d’automobiles veulent tout nous prendre.

    Et le dernier argument de leurs valets de chambre, Macron & Cie, est pitoyable ! « Pensez à Noël, pensez aux enfants ! ».

    Derrière eux, les hordes de fascistes, qui se disent du côté du peuple, mais sont toujours du côté des exploiteurs, vocifèrent aussi. Les syndicats seraient islamisés, et c’est « pour ruiner Noël qu’ils font grève ». Ces traîtres et ces traîtresses à la cause du peuple se démasquent. Ceux que ces sinistres personnages veulent, c’est semer la haine entre ceux qui courbent l’échine sous le poids du travail.

    En réalité, ils veulent que la grève stoppe pour que les actionnaires des grands cartels de la vente puissent se remplir les poches. Se remplir les poches en vidant les nôtres ! Par contre, les forces de l’ordre bénéficient d’une retraite maintenue, alors que ce régime est censé être équitable et supérieur : il faut bien payer ceux qui nous écrasent !

    Les bourgeois et les bourgeoises se moquent de nous !

    Menteurs et corrompus !

    M. Delavoye, chef d’état-major de l’anéantissement des retraites, en est l’illustration. Menteur et corrompu. Il « oublie » dix fois de déclarer ses petits à-côtés. Il « oublie » de déclarer qu’il travaille pour ceux qui tireront profit de la mort des retraites. Il « oublie » des centaines de milliers d’euros de salaire cachés.

    En réalité, si les fêtes de fin d’année seront maigres, c’est parce que les patrons et les patronnes nous volent. S’il y a la grève à Noël, c’est uniquement de leur fait. Ce sont eux qui nous imposent d’avoir à nous battre. Ce sont eux qui nous imposent de perdre le salaire des jours de grève, pour que, demain, ces mêmes enfants aient un jour une vie digne.

    Si, en ces fêtes de fin d’année, il faut penser aux enfants, pensons -y.

    Ne cédons pas ! Seule la lutte massive peut seule permettre de briser l’offensive des exploiteurs. Céder aujourd’hui, c’est payer le prix fort pour le reste de notre vie, et pour les générations d’après.

    • Défendons leur retraite.
    • Défendons leurs conditions de travail.
    • Défendons leurs conditions d’éducation.
    • Défendons la planète contre la destruction.

    Résistons – combattons – gagnons !

    Rejoignez les organisations qui luttent. Les syndicats combatifs, les organisations révolutionnaires.

    Notre démocratie nous est volée, confisquée par les intérêts des bourgeois et des bourgeoises !

    Ensemble, organisés, en sachant où aller, nous pouvons non seulement battre ces parasites qui nous volent, mais construire une société différente.

    • Une société démocratique.
    • Une société populaire.
    • Une société où l’économie sert à satisfaire nos besoins.
    • Une société qui protège l’humanité comme la nature.

    Partout sur la planète, nous nous battons isolés et isolées. Rejoignons-nous, tendons-nous la main, et gagnons !

  • Construisons un cortège révolutionnaire ! -communiqué commun-

    Construisons un cortège révolutionnaire ! -communiqué commun-

    Construisons une lutte victorieuse !

    A Lyon, le 10 décembre, 20 000 personnes ont défilé, 800 000 en tout. C’est un succès important, pour une lutte qui est vitale.

    Au cours de cette manifestation, nous, organisations révolutionnaires, avons défilé ensemble, dans un cortège unitaire et révolutionnaire. Nous avons décidé de marcher ensemble, en dépit de nos distinctions, de nos différences, de nos désaccords. Car elles sont secondaires en regard de la lutte immense à mener. Nous faisons le choix de faire front commun.

    Le conflit qui s’annonce sera dur. Les groupes d’intérêts qui appuient la réforme des retraites, et qui espèrent empocher des profits immenses, sont déterminés à ce qu’elle soit mise en place. Le gouvernement, qui en exécute les ordres, ne reculera pas sans y être obligé.

    Cette lutte, comme celle des années précédentes, montre que la face démocratique du régime s’effrite. Il se révèle pour ce qu’il est : le diktat des intérêts de la grande bourgeoisie française. Ce régime nous étrangle socialement et cherche également à nous étrangler politiquement.

    Pour cela, il fait appel à toutes ses armes.

    • A ses manœuvres de diversion.
    • A la propagande des médias à sa botte.
    • A sa police, qui intimide, menace, frappe et mutile.
    • A sa justice, qui condamne et emprisonne.
    • Aux fascistes, nourris et dorlotés, qui attendent leur heure.

    Les bourgeois ne cèdent pas, et nous non plus !

    Nous ne voulons pas juste maintenir le système actuel, avec ses faiblesses, ses insuffisances, ses pensions de misère. Nous voulons aller de l’avant. Ce n’est pas uniquement cette réforme des retraites que nous ciblons, mais un ensemble : ce régime. Derrière cette revendication, en réalité, c’est un système entier que nous voulons remettre en cause.

    C’est ce régime capitaliste qui génère et accroît sans cesse la misère. C’est lui qu’il faut mettre à bas.

    Nous défendons, par-delà les distinctions idéologiques et politiques, un but commun. L’idée d’une société sans capitalisme, basée sur la satisfaction des besoins matériels et culturels de l’ensemble des habitants de la planète, où les richesses sont produites dans le respect de l’humanité et de la nature.

    Au cours de ces dernières années de lutte, cette conclusion est chaque jour davantage partagée parmi les exploité·e·s et les opprimé·e·s. Luttes écologistes, luttes sociales, féministes, antifascistes, luttes internationales et anti-impérialistes fusionnent progressivement autour de ces conceptions.

    Elles doivent triompher.

    Renforçons les organisations combatives, les syndicats, les associations et les assemblées populaires.

    Nous appelons tous ceux et celles qui, organisé·e·s ou non, partagent cette vision de la situation. Nous les appelons à rejoindre ce cortège, à le faire grandir. Nous appelons à étendre cette initiative partout où cela est possible.

    Partout où nous sommes, défendons la grève générale.
    Partout où nous sommes, défendons la lutte contre le capitalisme.
    Partout où nous sommes, unifions nos forces pour être victorieux et victorieuses !

    Retrouvons-nous, toutes et tous, sous les couleurs de la révolution, le mardi 17 décembre !

    Premiers signataires : Eco Défense, Jeunes Révolutionnaires, Unité Communiste de Lyon

  • La lutte continue !

    La lutte continue !

    Aujourd’hui, nous étions plus de 20 000 à Lyon, à défiler contre les attaques du gouvernement. En France, nous étions 800 000. Cette journée est un succès pour tous ceux et toutes celles qui s’opposent à la dictature de la grande bourgeoisie.

    A Lyon, nous avons défilé, derrière la banderole unitaire « bannière de la Révolution, bannière de la victoire. » Aux côtés de l’Union Communiste Libertaire, de la Jeune Garde, des Jeunes Révolutionnaires et de Éco Défense, nous avons avancé d’un même pas. Nous saluons tous ceux et toutes celles, organisé·e·s ou non, qui se sont joint à ce cortège. De même nous saluons tous ceux et celles qui ont défilé en ce jour, ici ou ailleurs !

    Nous voyons l’apparition d’un cortège réunissant – et ayant vocation à réunir encore plus largement – ceux qui rejettent la dictature de la bourgeoisie et qui rejettent les illusions du réformisme. Nous ne partageons pas toujours la même analyse, mais nous faisons partie du même camp : celui du peuple, celui du prolétariat, celui de la révolution et de la mise à terre de ce régime d’oppression.

    Si la manifestation est un succès, la violence policière a été, une nouvelle fois au rendez-vous. La police a chargé à plusieurs reprises, gazant, matraquant, grenadant, blessant et mutilant. Cela dans l’unique but de défendre la propriété et l’ordre bourgeois.

    Police dont les privilèges ont été confirmés par le gouvernement, pour en acheter la fidélité et la soumission. Cela ne l’empêche pas, elle aussi, d’être sur le chemin d’une certaine privatisation, dans l’application des théories de l’État-marché.

    Nous rappelons, à ce titre, notre attachement à la solidarité envers ceux et celles qui, dans le camp populaire ou progressiste, subissent les foudres des forces de répression de la bourgeoisie. Nous ne partageons pas toujours les modes d’action des un·e·s et des autres, mais nous plaçons au-dessus le principe de solidarité. Nous ne considérons pas qu’il soit de notre devoir de « condamner » quoique ce soit.

    La lutte continue et continuera. Chaque journée d’action, chaque débat, chaque assemblée générale, chaque piquet de grève est le lieu d’une effervescence démocratique. Les illusions de la démocratie bourgeoise tombent les unes après les autres.

    Tous voient quelle mascarade est la Ve République, faite pour et par la grande bourgeoisie. Nous voyons que l’État n’est administré que dans les intérêts d’une seule classe !

    Ensemble, intensifions les initiatives de lutte !

    Ensemble construisons les lieux de notre démocratie.

    Ensemble construisons l’outil de la victoire : un parti du peuple, un parti de la révolution !

  • Le 5 décembre. Et Après ?

    Le 5 décembre. Et Après ?

    La grève du 5 décembre était attendue largement. Elle est une mobilisation qui a été extrêmement suivie. Plus d’un million de personnes ont défilé en France, dont plus de 35 000 à Lyon, ville qui, pourtant, mobilise généralement peu. Nous espérons désormais qu’elle pourra déboucher sur une lutte de plus longue durée. Les premiers échos à ce sujet laissent supposer que cette possibilité existe et qu’elle est en train d’être sérieusement étudiée par les assemblées diverses et par l’intersyndicale.

    A Lyon, nous avons défilé aux côtés des Jeunes Révolutionnaires et d’Eco Défense ainsi que de Youth for climate. Nous considérons que cette politique d’unité est importante au niveau local, dans la mesure ou nous souhaitons voir émerger une coordination et une concertation entre les organisations combatives, progressistes, révolutionnaires et communistes. Nous y avons diffusé notamment le tract rédigé en commun avec notre organisation sœur UPML.

    Cette manifestation révèle un grand esprit combatif. Esprit qui ne s’est pas épuisé après un an de Gilets Jaunes, au contraire ! Cette journée d’action ne peut être vue que comme un premier succès.

    Une grande partie de ceux qui se sont mobilisés attendent de voir comment le gouvernement réagira à la journée d’aujourd’hui. Pour le moment, les déclarations laissent entendre qu’il n’a pas l’intention de dévier dans son œuvre de destruction des conquêtes sociales. Le texte, qui sera présenté en milieu de semaine prochaine, ne sera probablement pas modifié, ou uniquement en suivant des lignes de fracture clivantes, dans le but de fragmenter le mouvement de lutte. Cette manœuvre, qui avait déjà permis a la CFDT de se placer en ennemie de la lutte, a, pour l’instant, échoué. La base de la CFDT a plutôt eu tendance à désavouer la direction.

    En revanche, il est il est important, de ce point de vue là, de regarder avec objectivité le rapport de force, tant syndical que politique. Quelles sont les chances de succès de ce mouvement ?

    Si cette réforme existe, c’est que la bourgeoisie compte en tirer profit.

    En dépit de l’image de clique d’eborgneur, d’arracheurs de main et de corrompus qu’il peut donner au premier abord, le gouvernement n’agit pas, dans ce dossier, par sadisme. Il agit parce que son action correspond à des intérêts savamment calculés : ceux de la grande bourgeoisie. Comme c’est principalement elle qui détermine les enjeux du combat à venir (enjeux offensifs, entendons-nous!), c’est également elle qui sonne les offensives ou les replis.

    Sur le dossier des retraites, il n’est absolument pas garanti que le gouvernement puisse « lâcher » quoique ce soit, ni même renoncer à sa réforme et à ses autres projets. Car derrière la réforme des retraites, il existe un immense butin : celui des retraites complémentaires, des fonds de pension. Un point d’indice trop faible, c’est l’assurance de la misère pour les uns, et l’assurance d’achats de produits financiers censés la compenser pour les autres. Tuer les retraites, c’est de l’argent.

    En réduisant la part du salaire indirect, c’est également, pour la bourgeoisie, faire en sorte de s’assurer que la consommation augmente. L’hérésie du système par cotisation est qu’il n’est pas injecté directement dans le marché. Plus de salaire direct, c’est la possibilité d’augmenter la masse monétaire en circulation, les prix, la croissance, le PIB…

    C’est également un des buts de la Cotisation Sociale Généralisée. En taxant les comptes en banque, il incite à ne pas épargner, mais à dépenser ou à investir (pour ceux qui en ont les moyens), encore du PIB en plus.

    Ces objectifs sont importants, et forment la quasi-assurance d’une manne financière énorme. Elle est à portée de main, elle ne demande qu’à être saisie. Face à cela, quelques jours de pertes financières, dans un blocage de l’économie, peuvent-ils peser suffisamment ?

    Si le gouvernement était dans une logique de réélection et du fait de conserver une base de sympathie, il pourrait chercher un moyen terme. Mais il est le missile à tête chercheuse de la bourgeoisie, servant une fois, cherchant à causer le maximum de dégâts. La retraite et l’avenir de ses agents est assuré dans tous les cas. Cela pose la question de la cohérence du camp des « marcheurs », appuyés par la droite LR.

    Dans l’optique d’une grève générale qui s’inscrirait dans la durée, il est quasiment sûr que la bourgeoisie, dans l’état actuel des choses, avec ses réserves, sa capacité à se reconstruire, à tenir, à briser et réprimer, serait en mesure de remporter la victoire. Si cette grève risquait de voir son rapport de force international se modifier, à cause d’un affaiblissement, elle serait, peut-être, en revanche, obligée de concéder. Mais dans un cadre de lutte interne au pays, la situation est difficile.

    Cela signifie t-il que les manifestations et les grèves sont inutiles ? Non, bien au contraire. Mais cela signifie en revanche qu’elles ne sont pas le bout de tout. Pourtant cette manifestation est extrêmement positive. Déjà, si elle permet un tant soit peu de sortir de la spirale infernale dans laquelle nous sommes rentrés depuis des décennies. Une spirale ou les organisations combatives, faibles, ne peuvent réussir à mobiliser largement. Elles font alors des journées d’action sans lendemain, propres à désespérer. Cette désespérance accroît le manque de confiance dans ces organisations, notamment syndicales. Elles en ressortent donc plus faibles, moins capable de mobiliser, donc accentuant encore le sentiment d’impuissance. Dans le bilan critique du travail des syndicats, cette équation ne peut être ignorée.

    Elle contribue à accentuer la domination d’une aile droitière sur une grande partie d’entre eux, ainsi que des tendances à un fonctionnement routinier et bureaucratique. Mais elles les rendent également plus vulnérables aux pressions de la part de l’appareil d’État ou de la part de la bourgeoisie. Pressions plus ou moins inamicales par ailleurs.

    Les syndicats eux-mêmes, font un travail irremplaçable. Nous appelons à les soutenir, à se syndiquer, à contribuer à travailler à renforcer ces outils.

    S’il existe de critiques à faire à l’activité de ces organisations, ces critiques ne doivent pas se réduire à des déclarations destructrices, de provocation ou de défiance. Ces critiques sont des critiques, avant tout, de camarades à camarades.

    Or, des organisations ou groupes – formels ou non – qui rejettent les syndicats ou qui en font une critique destructrice existent. Mais en dépit de leur arrogance, elles n’ont pas, trouvé un moyen pour remplacer ce travail par quelque chose de supérieur. En dépit de leur vanité quant à l’activité et au bilan des syndicats, ces groupes en sont toujours tributaires, vivant en parasite du travail de fond des autres. Leur pratique de l’activisme confond bien souvent la radicalité de la forme et la radicalité du fond.

    Nous ne pensons pas que la réponse réelle à la situation, comme le pensent certains groupes gauchistes, par le fait que les manifestations se heurtent à la police. Bien souvent, derrière cela se niche une réalité qui ne les honore pas toujours, à savoir un fond réformiste. Si le rejet atavique de la violence est souvent le corollaire du réformisme, sa fétichisation ne remplace pas la réflexion sur la question du pouvoir et l’organisation des masses populaires.

    Cependant, dans les affrontements avec les forces de l’ordre, souvent provoquées, nous condamnons la violence de l’État et de la bourgeoisie. Nous ne cédons pas aux injonctions à condamner la violence issue des masses, ainsi que les « dégradations ». Nous ne mettrons jamais les deux sur le même plan, et nos critiques, aussi acerbes puissent-elles être, sont avant tout des critiques de camarades à camarades.

    Nous pensons que la réponse, la porte de sortie est politique. Elle existera si la quantité se transforme en qualité, politiquement parlant.

    Toute victoire est temporaire. Nous l’avons bien compris par rapport aux conquêtes sociales. Mais, par corollaire, toute défaite dans la lutte des classes est également temporaire. Gagner sur le dossier des retraites, c’est gagner du temps. Perdre sur le dossier des retraites, c’est perdre de l’espace pour vivre. Mais défaite ou victoire son le flux et le reflux des vagues. Ce qui reste c’est notre capacité à nous organiser, à progresser politiquement, à rendre les coups, et, surtout, à mettre en place les outils de la victoire.

    Construire l’unité pour construire la victoire.

    En réalité, la véritable victoire est un passage de l’action revendicative économiste à l’action politique. L’élévation du niveau de conscience politique général, de la fin des illusions sur le parlementarisme, et son corollaire, l’organisation.

    Dans la lutte économiste, syndicale, il est peut-être possible de gagner du temps. De réussir à repousser l’application de cette réforme. Nous l’espérons, et c’est avec cet espoir que nous nous lançons dans la bataille. Mais la victoire, la vraie, la stratégique, est ailleurs.

    Une vraie victoire de cette épreuve de force serait, en dépit de tout, que le camp du peuple ressorte renforcé. Un camp du peuple, qui réunisse les organisations, les groupes, les associations, les nébuleuses combatives. Un camp qui a montré qu’il pouvait exister dans les Assemblées Populaires et dans les Assemblées des Assemblées. Un camp dont la construction doit être au centre de nos préoccupations, dans l’état actuel des choses. Mais le mouvement spontané ne peut suffire, il a besoin de plus.

    Nous travaillons à cela. Nous ne sommes pas seuls à le faire. Mais nous sommes peu, faibles, dispersés. Et nous n’arrivons pas nous même à nous mettre en ordre de bataille pour que la lutte progresse sur le fond.

    Le mouvement ouvrier en France, tout comme le mouvement de revendication populaires et de lutte sociale, manque cruellement d’outils stratégiques, politiques, pour gagner en force. Le mouvement communiste français, dans toutes ses variantes, est toujours aussi faible et dispersé. En dépit de succès locaux, le chauvinisme d’organisation, la défiance, est plus la règle que la volonté de collaborer. Dans notre expérience des tentatives de travail unitaire, nous avons pu constater que le sectarisme est une vertu savamment couvée.

    Plus le temps passe, plus la situation se dégrade, plus nous regardons avec effroi ce sectarisme-parasitisme, qui pousse à créer systématique des initiatives séparées, d’ignorer les existences des uns et des autres, de chercher à se couper l’herbe sous le pied. Ces travers, nous les avons également, et nous désirons les combattre chez nous aussi, dans nos pratiques et dans nos rapports de travail. À nos yeux, le travail unitaire et le développement d’une politique d’unité ne peut être un slogan publicitaire. Il doit être une réalité.

    Pourquoi ? Parce que l’importance de la lutte que nous menons transcende les conflits absurdes entre sectes recroquevillées sur une vérité autoproclamée. Son importance la dépasse. Importance par rapport à la lutte, ici, en France. Importance par rapport à la lutte dans les pays et territoires sous la domination de notre impérialisme. Importance dans la solidarité internationale et dans les liens que nous devons nouer avec nos camarades d’ailleurs.

    Nous, et nos camarades UPML avec nous, maintenons la nécessité impérieuse d’une rencontre générale entre tous ceux qui partagent cet objectif. Quels que soient leurs noms, leurs titres et leurs chapelles, nous considérons que, à ce stade de la lutte sociale, maintenir l’ignorance les uns des autres est un acte grave, qui contribue à entraver le développement des outils de la victoire des exploités et des exploitées contre leurs exploiteurs et leurs exploiteuses.

    Nous ne pensons pas que ce soit en ignorant l’existence des autres organisations, que ce soit des organisations idéologiquement proches ou plus éloignées, que nous grandirons. Au contraire, chacun de nous participe à reconstruire et à donner vie au mouvement communiste. Reste à franchir l’étape de lui donner corps, ce dont nous avons un besoin impérieux.

    Les suites du mouvement se discutent à l’heure actuelle. Quelles qu’elles soient, nous devons jouer tous et toutes notre rôle !

    Nous avons besoin de mettre en cause la dictature de la bourgeoisie.

    Nous avons besoin de faire vivre l’opposition extra-parlementaire des Assemblées Générales, embryon de démocratie populaire.

    Nous avons besoin de nous réunir, militants et militantes politiques révolutionnaires et communistes.

    Nous avons besoin de construire un Parti révolutionnaire !

  • Assez de la misère ! – Tract UCL ouvert à signature.

    Assez de la misère ! – Tract UCL ouvert à signature.

    Nous avons rédigé ce tract dans l’optique de le mutualiser avec d’autres organisations ou groupes. Nous l’ouvrons à signature, en considérant qu’il est plus qu’urgent d’avoir une voix commune, même a minima, dans les luttes qui se préparent. Nous avons à cœur de rompre avec un sectarisme trop souvent présent dans les milieux militants. Nous appelons donc à le partager, à le signer, à le faire chacun sien.

    Jours après jours la même épée de Damoclès est au-dessus de nos têtes. La précarité, le chômage, les retraites minables font de chaque matin une angoisse, et causent à un grand nombre d’entre nous des insomnies épuisantes.

    Tout se paie, dans notre société. Se nourrir, se loger, se vêtir, élever ses enfants, se soigner, vieillir… même mourir peut endetter durablement un foyer. Or, les employeurs et les employeuses ne calculent nos salaires que pour le strict minimum : travailler et tenir jusqu’au lendemain. Les dépenses vitales, dans une société qui n’a jamais été aussi riche et productive, dévorent chaque année des parts plus grandes de nos salaires.

    Chaque nouvelle réforme des gouvernements successifs, depuis 30 ans, aggravent notre détresse. Macron creuse les inégalités, le schéma étant le même : « Telle catégorie de la population coûte trop cher au pays, si nous voulons prospérer, il faut qu’elle se serre la ceinture ».

    Mais ce n’est pas le cas de tous.

    Ce « nous », ce n’est pas le peuple, c’est une catégorie extrêmement restreinte de la société. Une catégorie qui peine à se camoufler.

    Ce « nous », ce sont les banquiers, les grands patrons, les chefs de cartels industriels, tous ces hommes et toutes ces femmes dont la seule fonction est de vampiriser toutes les richesses produites.

    Pour leur bien-être, pour leur succès en affaire, les conquêtes sociales sont ravagées. Le trio arraché par la menace des armes, en 1945 (chômage, assurance maladie, retraites…) nous est repris. A la place, la start-up nation nous donne le droit de nous exploiter nous-même jusqu’à la mort, en étant notre « propre patron Uber ». Notre air, notre eau, notre terre sont pollués, salis, souillés et pillés. L’avenir que nous réservent ces individus est bien sombre.

    Et cela fonctionne. Les milliardaires français ne se sont jamais portés aussi bien. Le clan Bernard Arnault est devenu la plus grande fortune mondiale. Les commandes de l’État sont là pour leur garantir leurs revenus. Et si ces messieurs et ces dames de bonne société voient leurs intérêts menacés, la police, la justice et l’armée veillent. Si leurs bénéfices diminuent, nos impôts les renfloueront.

    Lorsqu’on daigne s’adresser à nous, ce n’est que pour obtenir nos votes, contre des promesses qui n’engagent rien ni personne. Or, nous produisons tout. Ouvriers et ouvrières, employés et employées, travaillant dans l’agriculture, l’industrie, les services, la santé, l’éducation… mais aussi ceux et celles qui subissent l’occupation militaire de la part de notre armée, pour qu’on arrache leur pétrole ou leur uranium.

    Nous faisons tout, mais nous n’avons rien !

    Nous n’acceptons pas.

    • Nous n’acceptons l’exploitation.
    • Nous n’acceptons pas la destruction de nos droits.
    • Nous n’acceptons pas la destruction de la planète.
    • Nous n’acceptons pas les guerres menées en notre nom.
    • Nous n’acceptons pas la misère comme avenir.

    Nous produisons. Nous pouvons et nous devons décider.

    Partout, les luttes éclosent. Partout des combats sont menés. Batailles séparées, elles se rassemblent progressivement.

    La longue lutte des Gilets Jaunes, les mouvements contre la destruction du climat, les mouvements contre les violences faites aux femmes, les grèves et la mobilisation étudiante… nous ne sommes pas seuls. Ces combats sont les différentes facettes d’une même remise en cause de l’ordre.

    La 5 décembre, nous sommes tous dans la rue. La grève sera forte !

    C’est un début, cela doit être poursuivi et amplifié.

    En étant plus nombreux et nombreuses : rallions-nous dans les luttes !

    En étant plus organisés : formons des comités de lutte, rejoignons les organisations combatives, et les Assemblées Populaires.

    En nous structurant et en développant les outils de la victoire : ceux qui nous exploitent ne reculent pas. Ils nous croient faibles et désemparés. Ils pensent pouvoir nous tromper avec une alternance LREM / RN ou autre.

    Derrière nos revendications d’une vie meilleure, plus juste, plus équitable, se pose une question fondamentale : celle de pouvoir la mettre en place. Or, les élections ont toujours amené au pouvoir des exécutants serviles de la grande bourgeoisie. Nous voulons autre chose.

    En France comme partout dans le monde, ceux qui veulent construire une nouvelle société se rassemblent et s’organisent. Nous voulons forger un outil qui nous permette d’être plus forts, mais également de pouvoir développer un projet de société commun.

    Une société démocratique, dans laquelle ceux qui produisent les richesses décident de comment les répartir.

    Une société juste, dans laquelle l’État n’est pas un outil d’oppression des riches contre les pauvres, mais un outil de défense contre les résidus de leur ordre.

    Une société de progrès, dans laquelle les inégalités sont balayées par le travail commun et l’émulation commune.

    Pour la construire, nous avons besoin de forger le Parti du Peuple.

    Pour la construire : rejoignez-nous !

  • Soit la Terre meurt, soit nous éliminons le capitalisme. -ICOR

    Soit la Terre meurt, soit nous éliminons le capitalisme. -ICOR

    Journée de lutte pour l’environnement — rébellion de la jeunesse le 29 novembre : pour sauvegarder la base de nos possibilités d’existence dans le monde ! 

    L’aggravation de la crise environnementale planétaire est évidente sur tous les continents. Nous voyons les forêts qui s’assèchent ou s’enflamment et les mers qui montent ; nous voyons la glace fondre aux pôles et d’énormes quantités de méthane être émises dans l’atmosphère. Tous les facteurs essentiels de destruction de l’environnement naturel, que ce soit dans le sol, l’air et l’eau, s’additionnent de manière funeste et se renforcent mutuellement.

    Un mouvement écologiste mondial est évident, les gens ne restent pas les bras croisés et ne regardent pas leurs bases d’existence affaiblies et être intégralement menacées à long terme.

    Depuis des mois, ce mouvement international de jeunesse « Fridays for future » (aussi : grève pour le climat) est actif chaque vendredi dans les rues de plus de 100 pays. Jusqu’à présent, les 20 et 27 septembre ont été des points culminants, lorsqu’un total de 6 388 actions ont eu lieu sur tous les continents, dans 170 pays. 7 millions de personnes ont protesté contre la destruction de l’unité de l’homme et de la nature. Un million de personnes sont descendues dans la rue en Italie, 400 000 en Australie, 250 000 à New York, un million et demi en Allemagne. L’ICOR avait également appelé à l’action. La prise de conscience environnementale s’est accrue ; de plus en plus de manifestants désignent les responsables par leur nom : les monopoles internationaux et leur système financier. Par des lois adoptées à la hâte, les gouvernements tentent d’atténuer et décomposer la résistance, mais le mouvement commente cela clairement : « inefficaces et peu crédibles ». C’est que le mouvement écologiste commence à joindre ses forces avec le mouvement ouvrier et syndical. Ce qui est nouveau.

    La jeunesse est une force déterminée, active et rebelle dans le mouvement Fridays for Future. Elle ne cesse de revendiquer ses droits pour l’avenir. En même temps, la jeunesse manque doit encore gagner en expérience pour comprendre les racines profondes de la destruction environnementale, qui résident dans les lois capitalistes et impérialistes. Il devient clair que le mouvement écologiste à l’échelle mondiale doit se transformer en une force qui changera la société.

    Dans différents pays, le mouvement ouvrier a donné un signal. Ce fut le cas dans la lutte des mineurs péruviens, qui ont inclus dans leur lutte pour les salaires et les emplois aussi la protection de l’environnement. Le mouvement des travailleurs de l’automobile a décidé également qu’à la 2e Conférence Internationale des Travailleurs de l’Automobile en février 2020 en Afrique du Sud sera donné un signal pour la lutte commune entre les défenseurs de l’environnement et les travailleurs de l’automobile dans le monde. 

    Une évolution nécessaire et positive. Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour la renforcer et la développer davantage.

    En tant que partis et organisations révolutionnaires de l’ICOR, nous sommes appelés à prendre nos responsabilités. Développer un débat sur la solution stratégique de la question environnementale ; le grand objectif de préserver, restaurer et consolider l’unité de l’homme et de la nature ne peut être atteint que dans la lutte réussie pour la démocratie et la liberté et pour une perspective socialiste par la révolution socialiste internationale.

    Le prochain sommet des Nations Unies sur le climat se tiendra maintenant à Madrid du 2 au 13 décembre 2019. Ces dernières années, il y a eu des protestations mondiales contre celui-ci; la réunion est toujours l’occasion de tenir un contre-sommet et des manifestations. Cette année a été décidée : la journée de lutte pour l’environnement a lieu le 29 novembre et se déroule en commun avec les actions du mouvement mondial Fridays for Future.

    Participez à la journée de lutte pour l’environnement de l’ICOR le 29 novembre – dans le monde entier !

    Renforcez l’ICOR et ses organisations membres ! Site : ICOR.info

    Signataires (en date du 18/11/2019):

    1. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    2. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    3. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    4. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    5. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    6. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    7. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    8. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    9. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
    10. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    11. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    12. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    13. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    14. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    15. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    16. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    17. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    18. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    19. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    20. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    21. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    22. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    23. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    24. PML del Perú Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
    25. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    26. ROL Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis
    27. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    28. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste)
  • 5 décembre :  Ensemble contre les attaques du gouvernement !  Et après ?

    5 décembre : Ensemble contre les attaques du gouvernement ! Et après ?

    Tract UCL – UPML.

    Aujourd’hui, l’unité est dans la rue. Nous sommes rentrés dans une période de lutte sociale aiguë. Gilets Jaunes, organisations syndicales et politiques ; ouvriers, écologistes, femmes et étudiants – nous marchons ensemble. C’est déjà une première victoire.

    Les secteurs en lutte se réunissent, se rapprochent les uns des autres. Une convergence positive des luttes qui marquent par leur durée se développe.

    Construire un projet politique

    Macron représente les intérêts d’une bourgeoisie en crise, en guerre économique mondiale. Elle ne veut et ne peut pas renoncer à détruire notre système social, à le privatiser, à le monétiser pour engranger d’immenses profits.

    C’est pourquoi Macron n’a pas reculé devant la mobilisation de l’année passée.

    Aujourd’hui tous contre la réforme des retraites qui, sous prétexte d’égalité, les réduira et les soumettra à travers le système à points aux aléas d’une économie en crise. Nous avons besoin d’être plus forts, d’aller plus loin que d’affirmer « On est là » et de marcher les un(e)s avec les autres.Tous les droits sociaux sont dans le viseur. Les retraites, l’assurance maladie, le chômage. Le coût de la vie augmente, tandis que les salaires plongent vers le néant. Le plan de guerre sociale du gouvernement est connu : il se nomme Cap 2022. Nous avons besoin d’une fusion des luttes. Qu’elles s’unissent, non plus autour de revendications de secteurs, de corps de métier, de catégories sociales, mais bien autour d’un projet politique sans compromission.

    Construisons ensembleun projet radical!Les Assemblées des Gilets Jaunes cherchent une nouvelle voie : celle d’une démocratie des luttes face à la dictature du capital. Ainsi peut se constituer face aux attaques du gouvernement, une opposition réelle, concrète, unissant syndicalistes combatifs, gilets jaunes, femmes opprimées, jeunes et écologistes. A travers la multiplicité des mots d’ordre et des diverses formes de lutte, s’exprime déjà l’aspiration à une autre société fondée sur la propriété commune et sa gestion en commun assurant emploi et moyen de vivre.

    Ce que Macron a accordé aux Gilets jaunes et au personnel hospitalier, ça n’est rien par rapport au CICE (crédit impôt compétitivité, emploi), au CIR (crédit emploi recherche) et ça ne change rien à la dégradation programmée du système de santé. Ces cadeaux ne créent pas d’emploi. Pour nous, un avenir de misère, de dettes écrasantes, de salaires minables, de précarité. « Valoriser le travail » dit Macron et, avec les patrons, il supprime des emplois !

    Malgré les luttes opiniâtres des années passées, le gouvernement a, à peine, ralenti son travail de destruction de nos conquêtes sociales. Il s’agit d’assurer les profits immenses des grands exploiteurs comme Bernard Arnault, dont la fortune a doublé (33 milliards de $ en 2016, 76 en 2019), et autres Bettancourt, Pinault… etc.

    Pas de taxes, pas de travailleurs et de travailleuses revendicatifs, plus de contrat à respecter : le rêve !

    Macron a annoncé qu’il ne fera « preuve d’aucune faiblesse. », qu’il ne reculera pas. Nous, non plus et même on va continuer d’avancer ensemble.

    Notre projet de société !

    L’expérience des dernières luttes nous le démontre : les gouvernements successifs ne représentent absolument pas le peuple et ses intérêts. Ces gouvernements, quelle que soit leur couleur politique, sont aux ordres du grand patronat, de la grande bourgeoisie et des monopoles, le pouvoir doit rester dans leurs mains.

    Le système du parlementarisme est un vernis qui cache mal le fond dictatorial du régime dans lequel nous vivons. Les intérêts des grands bourgeois et des grandes bourgeoises sont suprêmes. Les élections reviennent à déterminer qui sera leur serviteur. Les partis de gouvernement sont discrédités et déstabilisés ; chaque élection sanctionne le parti au pouvoir que ce soit LREM, les LR, le PS. Pas question que le RN les remplace, lui qui dresse les travailleurs les uns contre les autres.

    Aujourd’hui, ce vernis craque, révélant la véritable nature de l’État : non seulement il attaque nos droits économiques, mais il devient de plus en plus répressif : restriction du droit de manifester, interpellations et mutilations multiples et volonté de créer un climat d’intimidation.

    Nous ne reculerons pas !

    Défendre nos droits, défendre notre avenir, c’est remettre en cause le mode de production capitaliste. Nous devons arracher le pouvoir des mains de la grande bourgeoisie. Le pouvoir aux mains des masses populaires ! Pour le socialisme révolutionnaire fondé sur la propriété commune !

    Pour construire une réelle démocratie économique, sociale, populaire, préservant la nature, nous avons besoin d’un programme et d’une organisation pour rassembler les exploité(e)s et les opprimé(e)s, ceux qui produisent tout, mais qui n’ont rien. Pour orienter la lutte d’ensemble, pour chasser les ennemis du peuple du pouvoir et construire la société dont nous avons besoin, il nous faut construire NOTRE organisation, NOTRE outil à nous, le Parti révolutionnaire.

    L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes !

    Nous ne sommes pas seul(e)s !

    En France comme ailleurs dans le monde, les travailleurs sont face aux mêmes ennemis, aux mêmes exploiteurs, aux mêmes oppresseurs. Nous formons un seul front, unique, contre le capitalisme mondial, contre l’impérialisme. Les défaites ou les victoires, au Chili, en Équateur, au Honduras, au Liban, en Turquie, au Rojava, Iran, Algérie, Irak, à Hong Kong, sont aussi les nôtres.

    Unissons-nous contre nos ennemis communs !

    Le gouvernement tente de nous diviser, il joue avec le feu de la haine raciste et anti-immigrée. Les vexations, les provocations, n’ont d’autre but que d’attiser les tensions. Or, travailleurs, travailleuses, exploités et opprimés de tous les pays, nous ne sommes pas ennemis, nos intérêts profonds sont les mêmes.

    Nous appelons tous ceux et celles qui veulent combattre pour arracher le pouvoir des mains de nos oppresseurs à travailler ensemble, dans l’esprit d’une Alliance des Révolutionnaires. Notre dispersion nous a trop fait perdre ! Ne reculons plus !

    Nos exigences immédiates-

    Macron – démission !

    Retraites à 60 ans, à 55 ans pour les travaux pénibles ! Contre la retraite à points.

    Pour la réduction du temps de travail, sans baisse des salaires et avec embauche en CDI.

    Contre toutes précarités ;

    Salaire mini à 1800€ ; Égalité salariale et sociale.

    Halte à la répression, désarmement de la police; dissolution de la BAC, des CRS, etc…

    Défense active de l’environnement.

    Ensemble contre la dictature du capital !Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

  • Deux camps ?

    Deux camps ?

    M. Lallement, Préfet de police de Paris, nous a offert un savoureux échange avec un gilet jaune au lendemain de l’anniversaire du mouvement. Un échange savoureux et révélateur, tant de l’attitude de la bourgeoisie à l’égard des masses que de celle des politiciens.

    Didier Lallement s’est forgé une réputation de « fou furieux » de la répression en Gironde. Il est une personne redoutée de ses pairs comme de ses subordonnés. La Police elle-même a exprimé à plusieurs reprises des craintes quant à sa nomination tant ses pratiques répressives la mettait sous tension. C’est ce personnage, issu des franges chevenementistes du PS, qui est aujourd’hui aux commandes de la répression parisienne. La gauche sociale-démocrate a fourni Valls et Castaner, pourquoi pas non plus un des préfets les plus agressifs de ce début de siècle ?

    Lors de l’anniversaire des Gilets jaunes, le Préfet a manœuvré pour que la répression puisse être employée à son paroxysme. En autorisant d’abord le rassemblement des Gilets Jaunes, puis en déclarant unilatéralement son interdiction et sa qualification – administrativement décidée – en attroupement violent. Cette requalification lui permettait de lâcher la bride à ses troupes. Cette requalification ne pouvait être portée à la connaissance de qui que ce soit.

    Le site vu du droit, rédigé par l’ancien avocat proche du PCF Régis de Castelnau, a fourni une explication sur les aspects légaux des opérations menées par la police à ce moment-là. Or, le mode opératoire était conçu précisément pour que les choses débordent. Le rédacteur du site note que M. Lallement s’est rendu coupable de plusieurs délits.

    « La mise en danger délibérée de la vie d’autrui (article 223-1 du Code pénal) » ; « Complicité de dégradations volontaires de biens publics (articles 322-1 du Code pénal) » ; « Violences volontaires par autorités publiques (articles 222-9 à 222-13 du Code pénal) » ; « Atteinte à la liberté par séquestration arbitraire effectuée par autorité publique (article 432-4 du Code pénal) »…

    L’auteur ajoute également une nuance plus exotique :


    « Délit de concussion (article 432-10 du Code pénal) » enfin, une petite gâterie pour compléter le palmarès. Que dit le texte : « Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, de recevoir, exiger ou ordonner de percevoir à titre de droits ou contributions, impôts ou taxes publics, une somme qu’elle sait ne pas être due, ou excéder ce qui est dû, est puni de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 500 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l’infraction. »
    Résumons : la manifestation était autorisée et les gens qui s’y sont rendus et se sont installés sur la place d’Italie le savaient. La décision d’annulation brutale ne pouvait dans ces circonstances être connue ou prévue des participants. À aucun moment les gens verbalisés dans le périmètre et autour de la place d’Italie ne peuvent avoir su qu’ils participaient à une manifestation interdite. Condition indispensable pour qu’ils aient commis l’infraction. Mais il y a plus, on ne sait rien des formes prises pour cette interdiction ce qui est encore plus grave car pèse ainsi sur elle la suspicion d’un « acte inexistant » privant de base légale tous les procès-verbaux. Didier Lallement devait le savoir parfaitement, mais tout à sa frénésie de répression et son zèle pour plaire au parti de l’ordre, il a probablement passé outre. Et fait percevoir des sommes qu’il savait ne pas être dues. C’est ça la concussion.

    Le lendemain, donc, notre homme s’est pavané en grand uniforme. Interpellé par une dame Gilet Jaune, apprenant sa participation au mouvement, il lui a rétorqué : « Nous ne sommes pas dans le même camp. » puis que « [s]on oncle est tombé à Monte Cassino ». Prenant prétexte du fait que le monument dédié au Maréchal Juin ait été endommagé. Le Préfet s’est permis une divagation sur la présence de son oncle durant cette bataille, où le corps combattant français était dirigé par le Maréchal.

    L’argument est quelque peu douteux, entre le sophisme d’autorité et le reducto ad hitlerum implicite. On voit que le jeune socialisme, parti en 1984 soutenir les sandinistes du Nicaragua, a pris un chemin d’une nature bien différente.

    Pour l’anecdote, cette stèle n’a, en réalité, par véritablement de raison d’être. Alphonse Juin ayant été déchu de son titre de Maréchal par de Gaulle, lors de son éviction du Conseil supérieur de la Défense nationale. Mais il s’agit d’un détail. L’essentiel est dans cette affaire de camp.

    La phrase a déclenché un tollé général. Tollé qui s’est répercuté à l’assemblée nationale. Le député LFI Ugo Bernalicis a ainsi déclaré : « C’est donc à dessein que vous l’avez nommé car il y a une adéquation entre votre doctrine de maintien de l’ordre et la réputation de ce préfet, entre ‘l’éborgneur’ et le fou furieux”, indiquant que “Lallement (avait) quitté le camp de la République” et demandant à ce qu’il soit ”(démis) de ses fonctions ». Édouard Philippe a qualifié cette accusation d’antidémocratique, bottant en touche sur le fond de l’affaire. Nous en déduisons donc que, dans la démocratie idéale vantée par le Premier ministre, l’impunité complète est une norme.

    Mais en réalité, pouvons-nous blâmer le préfet ? Après tout, il ne fait qu’énoncer une vérité manifeste. Il existe deux camps opposés en France. Un camp qui incarne les intérêts des diverses fractions de la bourgeoisie, avec des approches plus ou moins libérales ou protectionnistes. Ce camp soutien unanimement l’impérialisme français, derrière des motifs plus ou moins naïfs, allant de l’humanitaire jusqu’à la place de la France dans le monde. Un camp qui exploite les travailleurs et les travailleuses tout comme la nature. Un camp qui se prétend démocratique, mais qui, en réalité, est prêt à aller jusqu’à la plus grande brutalité pour protéger ses intérêts.

    En face de lui se trouve le camp de ceux qui produisent tout, mais n’ont rien. De ceux et de celles sur qui on marche, qu’on éborgne, qu’on grenade.

    Dans l’affaire, c’est le député LFI qui se trompe, en dépit de sa bonne volonté manifeste. Le camp de la République est précisément celui que sert le Préfet. Avec dévotion et efficacité. Ce camp est celui de la République bourgeoise, de ses institutions et de son État.

    C’est un fait incontestable, au vu de la lutte continuelle menée depuis plus d’un an par les Gilets Jaunes et par les autres secteurs en lutte. La manière dont le régime a répondu par le silence, l’intimidation puis la répression l’illustre dans toute sa splendeur.

    Si, dans les esprits, cela est acté, il faut désormais que cela se traduise dans la pratique. Il faut en tirer jusqu’au bout les conclusions politiques qui s’imposent. La bourgeoisie, l’autre camp, nous propose un jeu électoral pipé comme unique porte de sortie. Soit celle-ci est une nouvelle fois prise, soit une autre est trouvée.

    Nous avons éprouvé les limites du parlementarisme. Les limites des députés, qui préfèrent s’augmenter que s’intéresser au sort des masses. En fait de jeu démocratique, la bourgeoisie possède les pleins pouvoirs. Elle légifère pour son compte, fait exécuter ses lois et les fait appliquer par sa justice, sa police, son armée. Et lorsque celles-ci ne suffisent pas, lorsqu’elles sont trop étroites pour satisfaire sa rapacité, ou, au contraire, trop laxiste pour écraser les exploités, elle triche. Elle les outrepasse. En déclarant ces propos, M. Lallement a t-il eu l’exemplarité qu’on exige des fonctionnaires ? La neutralité ? Le devoir de réserve ? Non et il n’encourt aucune sanction, car, politiquement parlant, il est à sa place.

    Ce n’est pas une dérive du pouvoir, ça en est l’expression.

    Construisons alors le nôtre.

    Un pouvoir basé sur une opposition extra-parlementaire unique. Un front unique de lutte, dont le centre de gravité ne sera pas les salons bourgeois de Paris, mais les Assemblées Populaires, qui sont les lieux d’unification, de synthèse des luttes. En dernière instance, lors du prochain rendez-vous, le 5 décembre, qu’importe le nombre de personnes dans la rue. Ce qui importe ce sont les suites.

    Pour que ces suites soient à la hauteur des enjeux, elles doivent être populaires et démocratiques, massives et reliées les unes aux autres. Pour construire le camp opposé à celui du Préfet de Paris : construisons la démocratie populaire !

  • Appel du Rassemblement en soutien à la Colombie et l’Amérique Latine à Lyon

    Appel du Rassemblement en soutien à la Colombie et l’Amérique Latine à Lyon

    Le 21 Novembre à 17h aura lieu un rassemblement en solidarité avec les peuples d’Amérique Latine à la Place Guichard de Lyon. Elle coïncide avec une grève générale en Colombie ce même jour ainsi que la vague de protestations sur le continent Sud-Américain. L’Unité Communiste de Lyon soutient cette initiative de nos camarades et y participera. Voici l’appel rédigé pour cet événement:

    Un continent entier en pleine révolte. Aux quatre coins de l’Amérique latine, les populations se soulèvent, de façon plus ou moins pacifique, contre leurs gouvernements et les mesures néolibérales. Même si les événements qui déclenchent ces protestations sont différents, les causes profondes sont, elles, communes.

    Chili, Bolivie, Equateur, Venezuela, Argentine, Colombie. Dans tous ces pays, la contestation est en cours ou vient de s’achever. Les manifestations sont massives et souvent marquées par des violences et la répression des différents États.
    Suivi a la situation actuelle, les mouvements sociaux,les syndicats, les étudiant.e.s,les travailleurs.es et la société colombienne ont appelé à une grève générale en Colombie le 21 novembre contre les mesures néolibérales annoncées pour le Gouvernement.

    Les étudiant.e.s colombien.nes de Lyon organisent un rassemblement en soutien et pour manifester contre:
    1.Les réformes imposées par des institutions internationales telles que L’OCDE et le FMI, et qui ont pour conséquence de precariser les conditions de vie de la population.
    2.La reforme des retraites qui cherche à éliminer le régime de la prime moyenne et met en danger l’existence de Colpensiones
    3. La flexiblisation du travail et l’intensification des conditions de travail
    4. Le smic different pour les jeunes.
    5. La privatisation et la création d’un holding financier public.
    6. Les bas salaires et l’impossibilité d’arriver à la retraite.
    Contre les assassinats des nos lideurs sociaux, nos enfants et nos indigènes. Pour la vie et la paix.!
    Organisons nous et luttons !

    Depuis le 17 octobre, le peuple chilien se bat sans relâche contre un système économique et politique néolibéral mis en place sous la dictature d’Augusto Pinochet.
    Nous vous invitons à nous rejoindre pour manifester notre soutient indéfectible à leurs revendications pour un pays où puisse régner la justice sociale. Dénonçons ensemble la violence systémique d’une politique inhumaine et un gouvernement assassin qui tue, viole et torture!

    N’hésitez pas à inviter vos amis et à partager l’événement.

    Couvrez-vous, prenez des boissons chaudes et à manger si vous le souhaitez et tout votre enthousiasme ! Nous comptons sur vous, la lutte du peuple chilien est aussi la notre !

    EL PUEBLO UNIDO JAMÁS SERÁ VENCIDO !

  • Soutenons la lutte des travailleurs et des gilets jaunes !

    Soutenons la lutte des travailleurs et des gilets jaunes !

    Prolétaire, debout !

    Bulletin de l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste, Provence, novembre 2019

    Soutenons la lutte des travailleurs et des gilets jaunes !

    Arrêtons de nous battre séparément ! Ensemble on va gagner !

    • A-t-on besoin d’être blessé ou en danger de mort ou qu’il y ait un accident à Sanofi ou à Arkéma comme à Lubrizol (Rouen) pour exiger l’ouverture des urgences à l’hôpital de Sisteron 7 jours sur 7, 24 h sur 24 et dans tous les autres hôpitaux quand le gouvernement donne des milliards pour le luxe des 1 % les plus riches ?
    • A-t-on besoin d’être en burn out, ouvrier ou employé ou paysan pour s’opposer à l’exploitation, à l’emploi et la production de produits toxiques ?
    • A-t-on besoin d’être Palestinien, Kurde, Rohingas ou Yéménite pour dénoncer le massacre et la violation par les différents impérialistes des droits des peuples ?
    • A-t-on besoin d’être syndicaliste pour exiger l’arrêt de la chasse aux syndiqués par les patrons et la reconnaissance des syndicats et pour qu’ils soient des moyens de lutte pour tout le monde du travail ?
    • A-t-on besoin d’être chômeur ou retraité pauvre pour savoir qu’on ne vit pas, qu’on ne se loge pas avec 800 euros par mois ?
    • A-t-on besoin d’être fonctionnaire pour condamner la disparition des services au public ?
    • A-t-on besoin d’être en CDD ou en apprentissage pour exiger un emploi fixe pour tous avec des horaires et un salaire qui permettent de faire vivre une famille ?
    • A-t-on besoin d’être une femme pour réclamer le même salaire qu’un homme et exiger la fin du harcèlement ?
    • A-t-on besoin d’être élève ou parents d’élève pour exiger des écoles salubres, un enseignement de qualité et que les profs malades soient remplacés ?
    • A-t-on besoin d’être étudiant ou parents d’étudiant pour exiger des moyens de vivre pour étudier ?
    • A-t-on besoin d’être diplômés de Sciences Po pour demander où passe notre argent, aux partis de gouvernement qui servent si bien les intérêts opposés aux nôtres, ceux du capital financier ?
    • A-t-on besoin d’être écolo pour condamner le nucléaire et la destruction des éléments naturels (Eau, air, sol, biodiversité) dont nous dépendons pour notre nourriture et notre santé ? 
    • A-t-on besoin d’être soi-même réfugié migrant, économique et politique, pour s’opposer à la politique des gouvernements européens qui veulent trier ceux qui sont immédiatement rentables parmi ceux qui ont échappé à la noyade et à l’esclavage pour venir ici ?
    • A-t-on besoin d’habiter la rue d’Aubagne à Marseille pour exiger la construction et l’entretien par les propriétaires, privés ou publics, de logements décents accessibles aux revenus modestes ?
    • A-t-on besoin d’avoir reçu 1a prime de 100 euros pour se rendre compte qu’elle ne fait que limiter la baisse programmée du pouvoir d’achat ?
    • A-t-on besoin d’être prix Nobel de mathématiques pour savoir que la réforme des retraites de Macron, comme celles qui ont déjà eu lieu dans beaucoup d’autres pays, baissera les pensions de tous les salariés et non salariés modestes ?

    Solidaires parce que tous concernés !

    Tout au long de notre vie, nous sommes à la fois, producteur et consommateur qu’on soit ouvrier, employé, fonctionnaire, chômeur, paysan, femme « au foyer », élève, étudiant, retraité, malade, bébé. 

    Solidaires parce que face au même adversaire, le capital monopoliste qui a mis la main sur les Etats avec la bénédiction de longue date des partis de gouvernement, qu’ils s’appellent aujourd’hui LR, LREM, MODEM ou PS. Ce serait pareil avec le RN. 

    Reconquérir notre vie contre cette élite carriériste, bourgeoise, auto proclamée qui, au nom de ses 18 % de voix obtenus par le mensonge, veut faire taire toute opposition et envoie les CRS et les gendarmes. Avec le « grand débat », Macron et sa clique se sont donné la parole que les médias aux mains des banques ont relayée avec zèle.    

    « Gouverner c’est prévoir », dit-on. Rien ne s’améliore pour nous, tout est fait pour le profit !

    Qu’ils s’en aillent ! Prenons nos affaires en main ! 

    Menons une lutte globale contre la dictature du capital ! 

    « Un monde meilleur » : Oui ! Ce sera forcément organiser la solidarité contre l’individualisme capitaliste qui nous enferme dans des catégories pour nous opposer les uns aux autres : l’ouvrier contre l’écolo et le fonctionnaire, le consommateur contre le paysan etc … Ainsi se perpétue le pouvoir de la classe dirigeante, responsable de la misère dans un pays riche, qui détourne la colère des opprimés contre les opprimés.

    Nous UPML, nous sommes pour le socialisme, pour le pouvoir des travailleurs, pour qu’ils décident quoi produire, comment produire, pour qui et sans gaspillage. Ils maîtrisent déjà la production et pourront la réorganiser s’ils deviennent propriétaires en commun des moyens de production. Pour ça, il faut renverser la domination du capital. 

    Le socialisme n’est pas dans l’air du temps ; beaucoup de partis et d’organisations de gauche y ont renoncé, proposant d’aménager le système et limitant les revendications à ce qui serait acceptable par la classe dominante.

    Mais en tout cas, dès à présent personne ne doit rester seul face aux conséquences de l’exploitation et aux nouvelles attaques du capitalisme. Celui-ci a fait son temps, il n’a plus rien à nous offrir. On va gagner tous ensemble !

    « L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes »           (K. Marx)

    Organisons-nous dans l’Alliance des Révolutionnaires !