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  • Communiqué ICOR – 8 mars

    Communiqué ICOR – 8 mars

    Appel de l’ICOR à la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

    La Journée internationale de lutte pour les droits des femmes est une journée de lutte commune. Elle rassemble les mouvements combatifs et révolutionnaires internationaux des femmes et ouvrier et ouvrières ! L’appel des femmes socialistes, il y a 110 ans, à Copenhague, a réuni largement. Cet appel a unifié les ouvrières, les paysannes, la masse des femmes dans la lutte contre le bellicisme impérialiste, contre la faim et la misère. Il a été soutenu par les partis révolutionnaires du monde. L’ICOR (Coordination internationale de partis et organisations révolutionnaires) porte fièrement le drapeau de cet idéal communiste de liberté de la libération des femmes dans ses pays et ses partis sous la ligne directrice : « Celui qui opprime les autres ne peut pas être libre lui-même ! »

    Cette année, l’ICOR appelle :

    Le 8 mars toutes et tous dans la rue – dans l’esprit de Clara Zetkin et de toutes les pionnières !

    NOus, organisations de l’ICOR – cette année, le 8 mars, encourageons particulièrement les organisations de femmes du monde entier à rejoindre le Front uni anti-impérialiste et antifasciste. L’appel par l’ICOR et l’ILPS – et donc par environ 500 organisations du monde entier – a été lancé le 1er janvier 2020. 

    L’idée fondamentale du Front uni est la suivante:  

    Construisons le front uni anti-impérialiste international contre le pillage impérialiste, le terrorisme d’État, la fascisation, le fascisme, l’intervention militaire étrangère, la subversion et les guerres d’agression! Pour la libération nationale et sociale, la démocratie et le socialisme ! 

    En ce qui concerne les femmes du monde, l’appel souligne :

    Des milliards de femmes particulièrement opprimées doivent combiner leur lutte pour l’égalité des droits, contre l’empreinte patriarcale-féodale des sociétés, pour la libération des femmes avec la lutte anti-impérialiste et le mouvement ouvrier et révolutionnaire.

    Ce 8 mars, invitons les organisations des femmes à se déclarer et s’enregistrent en tant que participantes à ce mouvement mondial ! La coopération mondiale est nécessaire.

    Le mouvement des femmes fait face à des défis historiques !

    Dans le monde entier, la conscience des femmes s’est développée à un niveau supérieur au cours de l’année passée. Les femmes jouent un rôle renforcé et assuré dans le développement mondial des luttes de masse et des mouvements insurrectionnels. En Iran, en Irak, au Liban ou au Chili, elles sont dans la rue. Dans de nombreux pays d’Asie, du Moyen-Orient, d’Amérique et d’Asie, les femmes luttent contre l’oppression du fondamentalisme religieux.  En Amérique latine, des centaines de milliers de femmes du Chili, d’Argentine, du Mexique, de Colombie et d’autres pays ont participé à des manifestations de protestation contre la violence faite aux femmes et pour l’autodétermination de leur corps et de leur vie. 

    Avec le mouvement « Fridays for Future », un mouvement international de jeunes sous la devise « System change not climate change » a vu le jour et est fortement marqué par les jeunes femmes et les jeunes filles. Lors des soulèvements en Iran contre le régime des mollahs, les femmes se tiennent aux côtés des travailleurs, et ont développé des protestations indépendantes contre le voile. En Irak, les manifestations conjointes de femmes et d’hommes ont été interdites, mais ont été rapidement imposées : « Ne me touchez pas, ne me menacez pas ! »

    En Europe, les femmes et les jeunes filles s’engagent dans les Gilets Jaunes en France, dans les manifestations en Europe de l’Est, les femmes sont particulièrement actives dans le secteur des soins et de l’éducation. La grève des femmes a envoyé un signal fort avec un demi-million de femmes y participant en Suisse. 

    Les ouvrières du textile au Bangladesh sont un moteur des changements sociaux dans le pays avec leurs luttes et leur confiance en soi accrue en tant que femmes.Très courageuse et significative est la protestation des femmes de Delhi à Shaheen Bagh contre la nouvelle loi anti-musulmane sur la citoyenneté. Leur protestation a atteint des proportions historiques, elles bloquent une autoroute depuis deux mois et combinent leur lutte avec des revendications pour les droits des travailleurs et des travailleuses, la sécurité des femmes et les questions sociales.

    En Afrique, les femmes se trouvent en première ligne dans les luttes contre les gouvernements corrompus, pour les droits démocratiques et pour assurer la nourriture et les biens de première nécessité.

    Tout cela est aussi absolument nécessaire ! Parce que le renforcement mondial des partis ou des gouvernements fascisants, fascistes et racistes est toujours lié à une attaque frontale contre les droits des femmes. Avec le sexisme, la propagande misogyne ou le harcèlement anticommuniste, les femmes actives sont dénigrées, voire criminalisées.

    L’ICOR défend le fait que la véritable libération des femmes ne peut devenir réalité que dans une société socialiste!

    Vive la Journée internationale des femmes! Poursuivez la lutte pour la libération des femmes dans une société libérée!

    Signataires (en date du 5/3 2020, d’autres signataires sont possibles):

    1. CPK   Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    2. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    3. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    4. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    6. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    7. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    8. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    9. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    10. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    11. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    12. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    13. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    14. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    15. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    16. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    17. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    18. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    19. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    20. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    21. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    22. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    23. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    24. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    25. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    26. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    27. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  • Communiqué UCL sur le 8 mars, jour de lutte.

    Communiqué UCL sur le 8 mars, jour de lutte.

    Ce 8 mars est pour nous l’occasion de rappeler que la lutte de libération des femmes n’est pas séparable de la lutte de libération des travailleurs et travailleuses. Elles sont imbriquées et inéluctablement liées dans leur objectif commun d’émancipation. Ainsi il est du devoir de tout·e communiste de prendre part à l’entreprise de déracinement du patriarcat hors des consciences et des pratiques, en vue de son abolition définitive. L’unité de la lutte féministe et prolétarienne est historique. Nécessaire à tout projet d’achèvement du socialisme. L’oublier, c’est oublier l’histoire de notre mouvement, négliger ce que nous devons hier et toujours aujourd’hui aux femmes révoltés contre leurs conditions, et finalement abandonner les tenants de notre but, le communisme.

    C’est aussi l’occasion de nous rappeler qu’en tant qu’organisation très majoritairement masculine, il faut connaître notre rôle. Nous devons faire reculer avec le plus d’énergie possible les forces réactionnaires partout où elles se présentent, sans usurper ce combat.

    Ces dernières années, les mouvements de libération de la parole que sont #MeToo ou en France, #Balancetonporc ont durablement marqué les esprits. Son bilan provisoire c’est la fin du silence, la fin de l’indifférence et du tabou sur les crimes ordinaires du patriarcat. Le début de la réappropriation de la rue et des médias, avec récemment, la campagne nationale de « Collages féministes » qui imprime sur les murs les horreurs perpétrées par la domination masculine. Imposant aux yeux de tous cette image : notre société a le sang des femmes sur les mains. Les affiches marquent au fer rouge les consciences en dénonçant la honte que porte le monde patriarcal.

    Ce mouvement est le préambule d’un nouveau chapitre de la grande histoire du féminisme, il sera écrit par celles qui continuent et continueront de refuser le présent et l’avenir auquel le patriarcat et l’ordre capitaliste les condamne. Nous avons pu voir, lors de la dernière cérémonie des Césars, une page de plus s’écrire avec le départ de Adèle Haenel au cri de « La Honte ». Cette honte d’une impunité de plus, qui se complaît dans sa bienséance bourgeoise et étouffe les pires indécences. Nous ne pouvons pas non plus occulter le rôle de ces faux-amis et fausses-amies, qui se servent de la juste lutte émancipatrice comme d’une arme : instrumentalisant la lutte des femmes voilées pour attiser les haines et le racisme.

    Le capital peut s’accommoder de quelques progrès marginaux, mais il lui est insupportable de tolérer que les femmes ne restent plus à leurs « justes places », tant il a besoin de leur travail gratuit et de leur main-d’œuvre exploitable à bas coûts. Abolir la domination masculine, c’est attaquer tout l’ordre social capitaliste. C’est fissurer toutes les dominations. C’est reconnaître le droit à l’émancipation de tous et toutes comme raison légitime et suffisante pour remettre en cause le statu quo. Elles nous font la démonstration que nous avons tous et toute raison de nous révolter contre ce monde, et ce partout où c’est nécessaire, jusqu’à notre victoire.

    Comment imaginer un capitalisme où les femmes ne seraient pas les esclaves de la marchandisation implacable de leur image, de leur corps, de leur intimité ? Il n’y a pas de capitalisme qui puisse s’accommoder du féminisme comme il n’y a pas de féminisme qui puisse tolérer le capitalisme. Il est naturel à ce système de vendre une moitié de la population à l’autre : la souffrance des femmes est pour lui une marge d’ajustement marchande. Ce mouvement de libération n’est pas une vue de l’esprit, c’est un combat matériel contre toutes les normes sociales dans lesquelles nous évoluons. Utopiste, celui qui s’imaginera renverser la plus veille structure de domination de l’histoire sans faire quelques vagues. Et si ces vagues doivent nous incommoder, ou pire, nous déranger dans nos positions d’hommes et nous remettre en cause au sein de nos combats, nous ne devrons y constater que l’étendue de notre propre échec. Et être d’assez bons camarades pour soutenir celles qui mènent la lutte chaque instant de leur vie.

    Aujourd’hui la domination des hommes se combat en Inde et aux Philippines au bout du fusil et dans la rue au sein même des luttes contre le fascisme et pour la libération des travailleurs et travailleuses. Alors qu’aux États-Unis, au Brésil, au Chili, en Bolivie, en Équateur, etc, la réaction progresse, les femmes sont encore une fois les plus menacées. Mais ce sont aussi elles qui les premières se dressent contre l’oppression, comme c’était elles qui les premières marchaient sur la perspective Nevski en février 1917. Nous avons pu le constater en France où les femmes étaient à l’avant-garde du mouvement des Gilets jaunes en 2018-2019, tant sur le plan des revendications, de l’organisation que de la répression. Hier comme aujourd’hui, n’oublions pas qui se met en danger contre la loi de tous les dominants. Le féminisme est un mouvement vivant, un souffle vital qui ne doit pas reculer et ne reculera pas devant la nécrose réactionnaire qui gagne le capitalisme agonisant, laissant germer le fascisme en semant la misère. Ce seront les femmes qui seront encore une fois, les premières des premiers touchés par la dégénérescence du capitalisme globale, mobilisant tout son pouvoir face à sa propre gangrène.

    Si les femmes sont à l’avant-garde de la lutte, c’est parce qu’elles sont les premières victimes de l’état actuel de la société, des deux glaives du capital et du patriarcat, les avatars interdépendants d’un unique système d’une domination synergique. Très concrètement, cela signifie en France, précarité et insécurité dans tous les domaines, exploitation et aliénation sur le lieu de travail et au foyer, violences quotidiennes, meurtres silencieux, viols impunis. Voici la bête à abattre, voila comment elle se caractérise au cœur même d’un pays impérialiste. Le double système du capital et de la domination masculine n’épargne les travailleuses d’aucun pays, pas même celles des pays dominants du bloc impérialiste.

    Les femmes seront toujours les premières à refuser d’être écrasées par un quelconque ordre social : Drapées du blanc de Ala’a Salah guidant le renversement d’un régime ; du noir des émeutières de Mexico répondant au viol et au meurtre d’une de plus, d’une de trop ; des couleurs des YPJ, frappant l’état islamique au cœur et résistant héroïquement contre le fascisme turc ; ou du rouge du prolétariat triomphant.

    Le drapeau rouge, l’étendard d’un autre futur, du socialisme, qu’il faudra savoir porter haut et planter sur le cadavre de la bourgeoisie vaincu, est vif du sang des millions de femmes qui se sont révoltées, qui furent blessées, qui furent tuées, par le patriarcat durant toute son histoire. Souvenons-nous-en lorsque nous le dressons contre nos ennemis, et ce faisant n’oublions pas que les morts, les violences, l’esclavage persiste en ce moment même, soyons dignes des exigences de ce combat, soyons communistes, et déclarons :

    Vive le mouvement international de libération des femmes, vive le féminisme prolétarien et révolutionnaire !

  • Tract UCL  – Extrême-droite, le couteau de la bourgeoisie.

    Tract UCL – Extrême-droite, le couteau de la bourgeoisie.

    Les formes diverses de l’extrême droite ont le vent en poupe. Elles profitent de la crise pour se développer. Dans notre région, l’extrême-droite s’est fortement implantée. Il est de notoriété publique que les fascistes ont pignon sur rue, possèdent des locaux, des réseaux, et surtout de solides lignes de crédit.

    Cela ne signifie pas que la partie soit gagnée pour eux.

    Partout où ils se sont installés, ils sont haïs par les habitants. Leur intolérance, leur brutalité, les maintiennent dans un état de corps étranger. La greffe ne prend pas.

    Cependant, elle se renforce et devient plus menaçante chaque jour. Dans certains pays, elle se renforce, dans d’autres, elle est aux portes du pouvoir. Aux USA, en Inde, au Myanmar, en Russie, en Pologne, en Ukraine, en Hongrie ou en Italie, elle tient déjà les rênes du pouvoir.

    Ailleurs, l’extrême-droite tue.

    Elle a fait d’ailleurs du terrorisme son arme de prédilection. En Norvège, en Nouvelle-Zélande, en Syrie, en Irak, en Afghanistan, elle commet ses crimes.

    En Allemagne, elle s’est faite l’agente des services secrets Allemands et Turcs.

    Pourquoi ont-ils un tel succès ?

    Les fascistes jouent sur des angoisses réellement existantes dans la société.

    Des angoisses d’isolement, de déclassement, d’un avenir sombre, de dépossession du pouvoir politique au profit de la bourgeoisie. Ils surfent sur la violence sociale, sur la violence économique, sur la violence politique causée par l’exploitation.

    Ils s’appuient sur la destruction des repères traditionnels (et très souvent rétrogrades), tels que la famille, la communauté, la religion.

    En somme, ils utilisent le fait que les individus soient davantage seuls pour instiller leur poison. Les fascistes désignent des cibles comme les responsables de ces maux : le féminisme, la libération sexuelle, les mouvements LGBTI, les migrations… pour faire diversion. Pour ne pas fournir d’explication sur les raisons de ces maux, ces mouvements s’appuient sur les thèses conspirationnistes : ils brouillent les esprits.

    Leur réponse à ces maux est dans le retour à un passé glorieux qui n’a jamais existé :

    Un âge d’or fantasmé, fictif, dans lequel la « nation » vivait en harmonie. Derrière cela, il y a des fantasmes sur le régime de Vichy, sur le Travail-Famille-Patrie, mais aussi sur l’Ancien Régime et sa société « harmonieuse » d’Ordres.

    De faux amis du peuple, de vrais agents de l’exploitation.

    En fait de nationalistes, ce sont des esclavagistes. Au nom de la grandeur de la « nation », ils livrent les travailleurs et les travailleuses à leurs premiers bourreaux, leurs premiers exploiteurs : le patronat et la bourgeoisie de France.

    C’est elle qui impose le 49,3 pour ses lois, qui impose la destruction des droits sociaux, qui impose un carcan antidémocratique. Ce n’est ni Berlin, ni Washington, ni Bruxelles : c’est Paris, c’est Neuilly-sur-Seine, c’est la Défense.

    Ces ennemis-là, les fascistes ne les ciblent jamais ! Au contraire, ils les défendent : ils exécutent leurs ordres. Leurs origines sociales parlent pour eux : combien de noms à particule, combien de grands bourgeois ? Quand ils osent se dire anticapitalistes, c’est pour proposer une société pire encore : une société de corporation, de soumission, d’écrasement.

    Les fascismes prennent différentes formes. Mais rien ne sépare Daesh des suprémacistes blancs. Ce sont les deux faces d’une même pièce. Les uns et les autres entretiennent des liens, des échanges, se renforcent mutuellement. Ils organisent la défiance générale et la fragmentation des exploités, leur dispersion, leur impuissance.

    Au profit de qui ? Des bourgeoises et des bourgeois.

    La bourgeoisie se sert de ces fanatiques comme d’une arme ultime contre les mouvements sociaux, contre les mouvements révolutionnaires et progressistes. Dans l’histoire, les fascistes ont toujours servi à liquider les mouvements ouvriers, à écraser les menaces communistes. Chaque fois qu’ils ont eu le pouvoir, ils ont détruit le niveau de vie des travailleurs et des travailleuses. Ils ont engraissé les bourgeois et les bourgeoises.

    Nous, communistes, ne voulons pas de cet avenir cauchemardesque. Au lieu du retour au passé, à un monde d’apartheid, à un monde de domination patriarcale, nous voulons aller vers l’avenir.

    La violence et l’insécurité trouvent leurs racines dans l’exploitation économique. C’est en annihilant celle-ci qu’il est possible de mettre fin à la peur. C’est en créant une société riche, riche d’interactions sociales, riche d’entraide, riche d’avoir mis fin au parasitisme bourgeois, qu’il est possible d’éteindre les maux. La censure anticommuniste exercée par la bourgeoisie contribue à éteindre l’espoir parmi ceux et celles qui sont exploités et exploitées. Ce n’est pas un hasard. La bourgeoisie redoute que son ordre injuste soit dévoilé. En revanche, elle n’a aucune peur devant les laquais fascistes.

    Chassons les fascistes.

    Chassons leurs maîtres : les exploiteurs et les exploiteuses !

  • 49.3 : le retour !

    49.3 : le retour !

    Le 29 février, le gouvernement a annoncé le recours au 49,3 sur la question de la réforme des retraites.

    Profitant du contexte défavorable, des vacances scolaires, de la pression grandissante de l’épidémie de coronavirus-19, il abat sa carte finale. Pour l’Unité Communiste de Lyon, ce choix est lourd de sens.

    Il représente un crachat fait au visage de celles et ceux qui ont lutté depuis des mois contre ce projet liquidateur. Il représente un usage de la force brute en face de la mobilisation parlementaire et extra-parlementaire. Ni les tenants, ni les aboutissants de cette loi ne sont connus. Elle est un blanc-seing offert pour réduire en miette les conquêtes sociales.

    Cette loi ferme la parenthèse du compromis de 1945, compromis social, imposé à la bourgeoisie par les masses populaires, en armes, organisées et puissantes. Parenthèse qui n’a jamais été qu’un repli temporaire pour les bourgeois et les bourgeoises. Parenthèse qui ne peut remplacer réellement l’exercice concret du pouvoir par les exploités et les exploitées, par les opprimés et les opprimées.

    Nous appelons chacun et chacune à tirer les conclusions politiques sur la nature du gouvernement et de l’État, et sur son caractère antidémocratique. Nous appelons à ce que les mobilisations qui vont avoir lieu se fassent autour de ce constat.

    Les enjeux de la réforme des retraites, pour nous, sont des enjeux de survie. Pour les millionnaires et les milliardaires qui sont la base sociale du régime, ce sont également des enjeux de survie, mais de survie économique. Cette clique de bandits solde nos existences pour s’offrir de nouveaux marché, pour gonfler leurs rentes, pour maintenir la parité face à la concurrence des autres cliques de bandits.

    Au nom de leurs profits, ils sacrifient nos vies. Derrière le prétexte du libéralisme, les bourgeois annoncent que la privatisation et le libre marché apporteront le bonheur et la prospérité à la Terre entière. Or, nous les voyons aujourd’hui réclamer l’impossible à l’hôpital public, sans en avoir les moyens. Nous les voyons, comme Trump, demander, implorer la régulation de l’État pour compenser leurs pertes.

    En réalité, leur doctrine est morte. Elle est remplacée par les arrangements, les marchés captifs, les cadeaux… et nous les payons encore et toujours !

    Voilà de qui le gouvernement prend ses ordres.

    Voilà le programme qu’il exécute.

    Voilà la raison profonde du 49,3.

    Voilà pourquoi il n’y aura jamais de réelle démocratie, tant que le pouvoir sera aux mains de cette classe sociale.

    Voilà pourquoi nous avons besoin de notre démocratie : populaire, démocratie de ceux et celles qui produisent la richesse du monde. Démocratie pour le peuple, contre le pouvoir de ses bourreaux.

    Assez ! Assez de cette démocratie étriquée ! Assez de cette dictature !

    Organisons nous, bâtissons notre pouvoir !

  • Un premier monument Lénine en ex-RFA

    Un premier monument Lénine en ex-RFA

    Le premier monument de Lénine dans les Länder de l’Allemagne de l’Ouest sera érigé – Lénine vient à Gelsenkirchen !

    Le 14 mars 2020, le révolutionnaire russe, théoricien ouvrier marxiste et leader de la révolution d’Octobre 1917 viendra à Gelsenkirchen. 150 ans après son anniversaire, il s’installera en permanence à Gelsenkirchen-Horst : Sous la forme d’une statue en fonte de plus de deux mètres de haut et au design élaboré, devant le Horster Mitte – le siège fédéral du MLPD.

    « Ce sera également le début d’un mouvement national « Ne donnez aucune chance à l’anticommunisme » », déclare Gabi Fechtner, présidente du MLPD. « À une époque où les monuments des grands maîtres à penser et révolutionnaires communistes sont encore en train d’être démolis, où de plus en plus de gouvernements de droite, comme en Hongrie, interdisent les symboles communistes, nous donnons consciemment un exemple contre l’anticommunisme, qui est aussi la religion d’État en Allemagne. Le scandale en Thuringe, où un premier ministre a été élu grâce aux votes de l’AfD, montre où mène l’anticommunisme. Diriger la cible principale contre les communistes et les marxistes-léninistes, mettre sur un pied d’égalité la droite et la gauche, donner le bien-fondé à l’anticommunisme en tant que justification idéologique du fascisme – tout cela a rendu possible le développement vers la droite dans la société. Nous sommes donc heureux d’ériger le premier monument de ce type en Allemagne de l’Ouest et l’un des monuments le plus à l’ouest de l’Europe, en guise de signal contre cet anticommunisme inqualifiable. »

    Le MLPD a réussi à acquérir une statue originale de Lénine datant des années 1930, qui a été coulée en Union soviétique. Dans le monde entier, il n’y avait et il n’y a qu’une poignée de cette forme. « Cela donne à Gelsenkirchen une véritable rareté, qui n’est pas seulement un signal politique, mais qui a également une importance culturelle et touristique », déclare la présidente du MLPD. Certaines personnes peuvent y voir une provocation, d’autres un signe courageux contre le développement vers la droite. Comme tant d’autres choses dans la discussion sociale actuelle, cet événement va polariser. « Nous saluons et souhaitons tout particulièrement un large débat sur des questions qui sont souvent taboues dans les médias bourgeois : contre l’anticommunisme, sur les mérites de Lénine et de la construction socialiste en Union soviétique, et aussi sur les conclusions que l’on peut tirer de la trahison du socialisme et des crimes commis en son nom. »

    Dans les semaines qui y précèdent, nous allons faire un large travail de relations publiques à Gelsenkirchen pour que la population apprenne encore plus sur ce révolutionnaire et sur l’importance d’ériger un monument à sa mémoire. Surtout à une époque où le capitalisme est à nouveau discrédité à juste titre : en tant que société d’exploitation et d’oppression qui produit des guerres et des destructions environnementales inhérentes au système.

    La cérémonie d’inauguration aura lieu le 14 mars entre 16h30 et 17h30 à l’intersection des rues Schmalhorststraße/An der Rennbahn. Elle fait partie des célébrations à l’occasion des « 100 ans de l’Armée rouge de la Ruhr », qui auront lieu dans de nombreuses villes de la région de la Ruhr ce week-end. Nous attendons des invités internationaux. La presse sera invitée à l’échelle nationale.

  • NOUS CONDAMNONS LE MASSACRE RACİSTE À HANAU – ATIK

    NOUS CONDAMNONS LE MASSACRE RACİSTE À HANAU – ATIK

    Avrupa Türkiyeli İşçiler Konfederasyonu Konfederasyona Karkerên ji Tirkîye li Ewropa Konföderation der Arbeiter aus der Türkei in Europa Confederation of Workers from Turkey in Europe La Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe Confederatie van Arbeiders uit Turkÿe in Europa 

    www.atik-online.net info@atik-online.net 20. 02. 2020 1111 

    Mercredi soir 19 février à 22h00, une attaque armée a été perpétrée dans la ville de Hanau, la région de la Hesse en Allemagne. Elle a visé un chicha bar fréquenté par de jeunes migrants et réfugiés. De nombreuses personnes ont été blessé et 9 personnes dont une femme sont décédées lors de l’attaque. Selon les informations données par la presse, parmi les personnes qui ont perdu leurs vies, il y a des jeunes d’origine kurde, turque, roumaine et bosniaque. 

    Après l’attentat, la police a mené un raid au domicile de la personne qu’elle avait identifiée comme suspecte. Elle a trouvé le suspect et sa mère de 76 ans morts. Dans la lettre laissée par le suspect, il a été noté que « il est maintenant trop tard pour renvoyer certains peuples qui vivent en Allemagne, il faut les détruire« . 

    Bien que les partis fascistes de droite soient organisés ouvertement et secrètement depuis de nombreuses années en Allemagne, l’État ne les a jamais ciblé. Ces gangs fascistes ont répétés à plusieurs reprises dans la presse qu’ils se préparaient à attaquer les migrants et les politiciens qui défendent les droits des immigrants. Ils ont également affirmé qu’ils préparaient un jour-J. Ils se préparaient à une insurrection armée pour le jour où ils tenteraient de prendre le pouvoir. Cela était clairement évident lors de la tentative d’assaut de la Synagogue à Halle. Cela a été prouvés une fois de plus lors de récentes perquisitions à domicile et dans les documents saisis auprès de l’organisation Combat 18. Il y a eu des centaines d’attaques contre des immigrants en Allemagne ces dernières années. Beaucoup de ces événements ont été médiatisés comme des événements individuels et obscurs. 

    Le massacre raciste à Hanau n’est pas un incident individuel, l’État allemand en est responsable. Avec l’attaque qui a fait la une des médias, les autorités de l’État allemand ont commencé déjà à verser des larmes de crocodile… Cependant, nous savons que cette attaque n’est pas un incident individuel, l’État allemand en est responsable. Les organisations racistes et extrême droite montantes en Europe ont été nourris par les États et l’État fédéral d’Allemagne. Les nazis ont infiltré massivement les forces de police allemande, et même les juges et aux avocats qui sont chargés d’affaire similaires ont reçu des lettres de menace. Cet attentat est dans la continuité directe de l’attaque de la synagogue de Halle en Allemagne et de meurtre du politicien [un préfet de la CDU qui défendaient les droits des migrants et migrantes] à Kassel. 

    L’extension des politiques racistes et fascistes est souvent la méthode utilisée par les États pour diviser et supprimer l’opposition sociale causée par le mécontentement social et les attaques aux droits démocratiques. En particulier, c’est une raison primordiale dans les campagnes de presse contre les réfugiés migrants. Ils essaient de se forger une opinion publique selon laquelle les réfugiés et les immigrants devraient être renvoyés dans leur pays d’origine depuis longtemps. Aujourd’hui, avec les changements apportés aux lois sur les immigrants et les réfugiés en Allemagne, les organisations et associations racistes de droite se sont renforcées. Elles sont appuyées par des politiques racistes et discriminatoires sont soutenues par l’État allemand. Par conséquent, l’État allemand est responsable de ce massacre. 

    Nous ne taisons pas, Nous ne restons pas silencieux ! En tant qu’ATİK, une fois de plus nous ne restons pas silencieux et nous invitons tous les antifascistes et anticapitalistes à élever la voix dans la rue pour accroître la fraternité de classe et la solidarité, toute en continuant la lutte contre le racisme et les bruits de pas croissant des bottes fascistes. Nous partageons également la douleur de ceux qui ont perdu la vie dans le massacre et souhaitons une guérison aux blessés ! 

    ➢ Non au racisme, au fascisme et à toutes sortes de réactionnaires ! 

    ➢ Les partis racistes-fascistes devraient être interdits ! 

  • Déclaration à propos des attentats racistes d’Allemagne.

    Déclaration à propos des attentats racistes d’Allemagne.

    Le 20 février 2020, un tueur xénophobe a assassiné 9 personnes et blessé plusieurs dizaines d’autres à Hanau. Il a frappé deux bars à chicha avant de se donner la mort. À Halle, un potentiel terroriste a été arrêté. Il prévoyait de frapper des synagogues. En juin 2019, le préfet conservateur de la CDU est abattu d’une balle dans la tête. Le principal inculpé est un proche du NPD (Nationaldemokratische Partei Deutschlands), parti néo-nazi Allemand. Dans le même laps de temps, un éphémère accord FDP (libéraux) – CDU (conservateurs) – AfD (extrême-droite) s’est produit. Cet accord en Thuringe – conçu pour chasser die Linke, le part de gauche réformiste -a été rapidement dénoncé comme la poignée de main de la honte. Mais cela forme un précédent: il est désormais envisageable que des accords existent.1

    Ces situations révèlent à la fois la percée parlementaire et extra-parlementaire de l’extrême-droite. Elle va de pair avec une légitimation de son discours. Cette maladie n’est pas spécifique à l’Allemagne, mais il est inquiétant qu’elle s’exprime aussi dans ce pays. Cela tant du fait du passé que du poids immense que représente cet État dans l’Union Européenne.

    L’ensemble des États connaît cette situation : elle est le reflet d’une tendance lourde. Une tendance nourrie par la dégradation de la situation économique, par la rapacité des bourgeois et des bourgeoises. Cette dégradation se traduit invariablement politiquement. Une destruction progressive des droits démocratiques, des tensions explosives chez les exploités et exploitées… en somme, la pression monte. La lutte constante contre les idées révolutionnaires progressistes font que les expressions politiques de cette colère peuvent se tourner vers la réaction la plus violente. La bourgeoisie s’en réjouit.

    Le climat raciste et toxique s’est orné d’une façade démocratique et légale en se cantonnant officiellement à la critique de l’Islam et de ses tendances réactionnaires. Mais dès que ceux qui le défendent s’emportent, ce qui ressurgit immédiatement est la racine raciste et xénophobe. C’est son fondement premier, sa nature première.

    Souvent, ces assassins sont présentés comme opérant seul, comme des loups solitaires. C’est partiellement vrai. Le plus souvent ce sont des tueurs isolés comme Brievik, ou des petits groupes. Mais derrière cela, il existe un soutien logistique, un travail mental porté par une communauté, et une responsabilité qui va bien au-delà des groupes fascistes. Cette responsabilité partagée est sur plusieurs niveaux.

    • Une complicité morale de la part d’agitateurs et d’agitatrices réactionnaires. Ces individus cherchent à attiser et à provoquer une « guerre des races ». Ils agissent ainsi soit par opportunisme électoraliste, soit par réelle conviction.
    • Une complicité pratique, de la part de l’appareil d’État. Les réseaux néo-nazis ou fascistes bénéficient de la tolérance de la part de la police, des services de renseignement ou de la justice. Le scandale de la NSU en 2011 a révélé une imbrication profonde entre les assassins nazis, les services secrets allemands et turcs, et l’État allemand.
    • Un silence médiatique, dans lequel des formules éludant le caractère politique du crime sont employées.
    • Un appui stratégique : la grande bourgeoisie réactionnaire voit dans l’existence de ces groupes et l’influence de leur idéologie une contre-assurance en cas de défaillance des interfaces démocratiques. Cette « guerre des races » est une excellente manière de prévenir toute velléité d’union entre les classes populaires.

    Nous condamnons ces attentats, nous condamnons également les complices directs et indirects de ceux-ci. Nous pensons qu’il faut également dénoncer le contenu du discours fasciste et chauvin : il s’agit d’une entourloupe.

    Dans les pays impérialistes que sont la France ou l’Allemagne, une grande partie de ceux qui tombent dans son piège sont des personnes qui se sentent isolées, vulnérables, démunies face aux tensions toujours plus grandes dans la société. Ils se rattachent donc à des courants politiques qui leur promettent l’abolition de la lutte des classes, l’unité nationale, la défense de la grandeur de leur civilisation.

    En réalité, ceux qui promeuvent ces discours mentent. Ils ne sont même pas des nationalistes, ils ne défendent pas la nation au sens populaire du terme. Au contraire, ils fragmentent en éclats ennemis ceux qui la composent : travailleurs et travailleuses, masses populaires présentes dans le pays, qui le font vivre et produisent les richesses. Ils ne font que la livrer, ligotée, bâillonnée, à leurs premiers bourreaux : la bourgeoisie impérialiste.

    Les seuls qui défendent réellement, fondamentalement les intérêts du peuple, les intérêts des exploités et exploitées, des opprimés et opprimées, ce sont ceux qui luttent contre la bourgeoisie. Ceux qui luttent pour l’unité populaire contre l’oppression et l’exploitation. Ceux qui luttent contre les maux que sont le racisme, le sexisme, les discriminations. Car ces maux sont des fêlures dans l’alliance de tous ceux qui sont victimes du système d’asservissement qu’est le capitalisme-impérialisme.

    Nos pensées vont vers les victimes de ces attentats odieux. Ces attentats sont d’autant plus odieux que les proches des victimes et les survivants et survivants obtiennent rarement justice.

    Lorsque les fascistes et xénophobes n’hésitent pas à dire que la responsabilité première provient de l’immigration ; lorsque les médias imposent un silence complice ; lorsque la justice prononce des peines ridicules, les victimes sont assassinées à nouveau.

    Donnons-leur de la voix. Dénonçons le fascisme et la complicité de la bourgeoisie et de son État !

    1En France, en 1998, une situation similaire s’est produite : Charles Millon, député UDF (centre) a été élu de manière contestée avec les voix de l’extrême-droite. La situation a déclenché un tollé a l’époque. Aujourd’hui, elle ne poserait plus de problème.

  • Pétition contre le SNU

    Pétition contre le SNU

    COLLECTIF NON au SNU

    https://www.change.org/p/collectif-non-au-snu-non-au-snu?recruiter=895999407&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=psf_combo_share_initial&recruited_by_id=183cf3f0-f522-4c49-90c5-0d8c9f664663

    Le Service national universel que le gouvernement veut rendre obligatoire pour les jeunes de 16 ans

    • Une opération de soumission de la jeunesse: il s’agit d’inculquer un esprit d’obéissance aux règles, un respect absolu des normes… Règles et normes qui, pour la plupart, ne visent qu’à perpétuer les inégalités et injustices inhérentes à l’organisation actuelle de la société. Cette volonté de soumission passe aussi par un contrôle renforcé, notamment à travers la mise en fiches de tous les jeunes de 16 à 25 ans ; on sait comment ce genre de fichier peut être utilisé ! Volonté de soumission, enfin, car elle ne reconnaît comme « engagement » des jeunes que les dispositifs étatiques.
    • La remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses : les jeunes du SNU seront utilisé/es pour remplacer des emplois aujourd’hui occupés par des employé/es qui ont un salaire, une convention collective ou un statut, la possibilité de s’organiser syndicalement, des droits individuels et collectifs. Avec le SNU, chaque année, 800000 jeunes seront exploité/es, sans aucun de ces droits, pour des durées variables ; ils et elles seront très vivement encouragé.es à poursuivre leur « engagement volontaire » par un service civique, dans les mêmes conditions de précarité.
    • Des dépenses considérables : 6 milliards €/an, selon un rapport sénatorial de 2017. Ces milliards seraient bien plus utiles pour le service public de l’Éducation, qu’aux mains des militaires !
    • Le renforcement de la militarisation. Encadrement militaire, levée du drapeau, chant guerrier, uniforme, parcours du combattant, raid commando, etc. contribueront à l’endoctrinement des jeunes. La propagande visera à banaliser encore plus le rôle de l’armée, alors que celle-ci est en pointe dans la répression, sur le territoire français, dans les colonies et diverses régions du monde. Sans surprise, il n’est nullement question dans le programme de pacifisme, de non-violence, ni de remise en cause du rôle de l’armée.

    Le gouvernement nous dit : Il faut que les jeunes s’engagent. Mais c’est déjà le cas !

    Ils et elles s’engagent pour lutter contre le racisme, pour que cesse la destruction de la terre, pour défendre leur droit à étudier, pour le partage des richesses, pour le droit au logement, pour l’égalité des droits et contre les discriminations, etc. Ce n’est pas à l’État de les forcer à s’engager !

    Comment peut-on parler d’apprendre la citoyenneté, lorsqu’on confie l’encadrement à l’armée (qui, par ailleurs, n’était pas demandeuse) ?

    Non au SNU! Abrogation du SNU!

    Campagne unitaire contre le SNU : Union pacifiste, Union syndicale Solidaires, Solidaires Étudiant.e.s, ASSO-Solidaires, SUD éducation, SUNDEP Solidaires Sud Enseignement privé, Solidaires Jeunesse et Sports, Fédération SUD Collectivités Territoriales, Fédération Éducation de la Confédération Nationale du Travail, Émancipation tendance intersyndicale, Mouvement National Lycéen, Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne, Fédération nationale de la Libre Pensée, Droits Devant !!, Ni guerres ni état de guerre, Causes communes, Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre, Réseau des Centres de Recherche, d’Etude et de Formation à l’Animation et au Développement, Mouvement de la paix, Parti Communiste des Ouvriers de France, Europe Écologie – Les Verts, Fédération Anarchiste, Union Communiste Libertaire, L’insurgé, Les Jeunes écologistes, Union des Jeunes Révolutionnaires, Union Prolétarienne, Unité Communiste de Lyon, Groupe libertaire Jules Durand, Radio-Libertaire, Revue Silence, Arc en ciel théâtre réseau coopératif.
    Pour rejoindre le collectif : nonsnu@lists.riseup.net

  • Article du Rote Fahne-News : les nazis de retour en Allemagne.

    Article du Rote Fahne-News : les nazis de retour en Allemagne.

    Deal électoral entre Partis bourgeois traditionnels et le Alternative für Deutschland/AfD fascisant: La crise politique à Berlin et à Erfurt s’aggrave   .

    Le 06/02 en Thuringe, a été élu le nouveau Premier ministre du Parlement du Lande nouvellement composé après les élections. Ce qui s’est passé ce jour-là a déclenché une crise politique au niveau fédéral en Allemagne.
    Bodo Ramelow, du Parti de Gauche, n’ayant pas obtenu la majorité absolue lors des deux premiers tours de scrutin, le FDP (Parti des démocrates libre) a présenté Thomas Kemmerich comme candidat. Au troisième tour de scrutin, pour lequel une majorité simple était suffisante, il a obtenu exactement une voix de plus que Ramelow avec 45 voix.
    Son élection commune avec les voix de la CDU, du FDP et de l’AfD ultra-réactionnaire et fasciste était tout sauf « spontané ». Même la candidature de Kemmerich n’a de sens que sur la base d’un accord correspondant – ouvert ou secret. Cela est également démontré par le fait que le candidat du AfD, le politicien « indépendant » et maire Christoph Kindervater, n’a reçu aucun vote lors du troisième tour de scrutin.


    Le scandale amène à une crise ouvere à Berlin

    Lundi 10 février, la présidente du parti CDU (Union chrétienne-démocrate ; au gouvernement avec les social-démocrates du SPD) Kramp-Karrenbauer a annoncé sa démission. La crise des partis de la CDU a éclaté ouvertement cinq jours après le déclenchement de la crise politique en Thuringe.
     Alors que la CDU s’est effondrée d’environ la moitié en Thuringe, les contradictions au sein du parti explosent. Kramp-Karrenbauer n’a pas pu maîtriser ce développement.
    Contrairement à la recommandation de Kramp-Karrenbauer, les membres du parlement de Thuringe de la CDU ont voté avec l’AfD ultra-réactionnaire et fasciste pour le candidat du FDP Thomas Kemmerich. Ils n’ont pas non plus suivi leur proposition de nouvelles élections. La crainte d’un nouvel effondrement du vote est trop grande.


    Merkel essaie de sauver ce qui peut être sauvé.

    Selon la propagande anticommuniste «droite égale gauche», Kramp-Karrenbauer s’est distancié de toute coopération avec l’AfD et avec le Parti de Gauche. « La tolérance zéro contre l’AfD », d’autre part, est exigé dans les manifestations un peu partout en Allemagne avec le MLPD au milieu.
    La chancelière Angela Merkel a tenté de sauver ce qui peut être sauvé et a forcé la démission du commissaire du gouvernement fédéral pour l’Est, Christian Hirte, et sa révocation en tant que secrétaire d’État aux Affaires économiques. Il avait envoyé à Kemmerich un tweet de félicitations à son choix.
    Dans la CDU, le différend de direction s’intensifie entre la méthode gouvernementale de Merkel du et la transition vers un cours encore plus réactionnaire.


    L’offensive contre l’anticommunisme fait son effet.

    De plus en plus de politiciens bourgeois jusqu’au CDU, qualifie l’AfD expressément de «fascistoïde» et son président du Land de Thuringe Björn Höcke de «fasciste». Ce sont le MLPD et l’Alliance Internationaliste, candidats aux dernières élections,  qui se sont battus en pleine campagne électorale dans le land devant le tribunal administratif pour que Höcke puisse être qualifié de « fasciste » – avec du succès ! Que la thèse ineffable « gauche égale droite » perde son efficacité en même temps qu’il est certainement aussi le résultat de l’offensive du MLPD contre l’anticommunisme ainsi que des divers débats et progrès de la connaissance dans le changement progressif de l’opinion.
    Pas étonnant que la satisfaction initiale de l’AfD pour son résultat électoral se soit évaporée après son accord électoral en Thuringe. Alice Weidel / AfD était furieuse à la télévision au sujet de « ineffable » dire la vérité sur Höcke. L’indignation et les protestations de dizaines de milliers de personnes après la dernière débâcle électorale au parlement du Land de Thuringe ne l’arrangent non plus.
    La confusion dans la CDU est parfaite: il sera intéressant de voir comment elle tente de maîtriser à nouveau la crise ouverte du parti.
    Dans la grande coalition au pouvoir, les contradictions entre la CDU et le SPD s’approfondissent, dont le coprésident Norbert Walter Borjans décrit la situation de la CDU comme « inquiétante » afin de louer le SPD comme un « garant » de la stabilité gouvernementale. Si quelque chose est garantie, tôt ou tard la prochaine crise ouverte éclatera au SPD.

    Du temps pour de nouvelles élections!


    L’ancien leader du SPD, Sigmar Gabriel, soupçonne déjà: « Il ne faudra pas longtemps avant de nouvelles élections. » Le MLPD et l’Alliance internationaliste réclament depuis longtemps de nouvelles élections. Non pas, bien sûr, pour sortir les partis bourgeois de leur crise, mais pour ancrer davantage l’alternative révolutionnaire et socialiste et pour gagner de nombreuses forces.
    *article paru sur rote fahne-news, quotidien internet du MLPD

  • Etat turc : Discours de défense contre la justice fasciste.

    Etat turc : Discours de défense contre la justice fasciste.

    Nous publions ici une version légèrement abrégée du discours de défense du communiste Süleyman Göksel Yerdut, qui a été accusé avec 70 autres prisonniers pour avoir participé à la résistance à l’autonomie gouvernementale à Nusaybin. Il a été condamné à 25 ans et demi de prison et à une peine aggravée de prison à vie.

    Avant de commencer ma défense, je veux commémorer au nom du représentant de notre parti à la Rojava, Bayram Namaz, qui est devenu un martyr cette année, tous nos martyrs de la Rojava et les soldats de la force de combat de notre parti à Dersim, les camarades Taylan Kutlar, Hıdır Çallı, Hüseyin Akçiçek, Berfu Dilan Canbay, Ümit Yetik, Veli Görgün, Irfan Gerçek et les camarades Fırat Şeran et Ozan Sökmen, qui ont été récemment assassinés par les forces d’État fascistes. Dans cette salle, je voudrais annoncer à nouveau que nous mènerons leurs idéaux à la victoire. Ils sont notre source de force, nous n’effacerons jamais leurs souvenirs, nous réaliserons leurs rêves.

    D’autre part, je voudrais également saluer une fois de plus le 6e congrès de notre parti, le MLKP, qui s’est tenu récemment avec succès.
    Notre parti, qui a commencé le marathon de la révolution le 10 septembre 1994, a passé sa 25e année de lutte. Notre parti, qui a une histoire de résistance militante et auto-sacrifiée avec l’héritage de dizaines de combattants tombés au combat, a toujours pris sa place au centre ou dans tous les moments de la lutte et de la résistance sociales, des barricades contre l’OTAN au 1er mai, du soulèvement de Gazi au soulèvement de Gezi et du Kobanê Serhildan aux barricades autonomes.

    Depuis le début jusqu’à aujourd’hui, elle est devenue la force socialiste d’avant-garde de la révolution de la Rojava, comme l’a dit le camarade Bayam, « la conscience socialiste de la révolution de la Rojava ».
    En même temps, novembre est le mois de la chute de notre parti et en ces jours de novembre, je voudrais commémorer avec respect et gratitude la chute de la révolution et du socialisme en Turquie, au Kurdistan et dans le monde, en commençant par les martyrs de notre parti. Nous leur avons promis une révolution …

    Nous défendrons bien sûr la vérité ici. C’est exactement la mission historique des communistes, nous sommes du côté de la vérité. La réalité du monde d’aujourd’hui est qu’une minorité heureuse vit en grande pompe alors que des milliards de personnes vivent dans la faim, la pauvreté et la misère. De plus, cette splendeur et cette misère, qui s’accumulent sur deux pôles opposés, se causent mutuellement. C’est la plus grande vérité. C’est pourquoi je parle aujourd’hui au nom des travailleurs, dont la sueur coule entre les engrenages des machines ; au nom de la jeunesse dont l’avenir a été volé ; au nom des enfants affamés du monde qui n’ont même pas un morceau de pain ; au nom des communautés nationales et religieuses reniées et au nom des hommes qui ont déclaré la guerre au patriarcat.
    La lutte des peuples opprimés fait l’histoire

    Notre but n’est pas d’empêcher les punitions sévères qui nous sont imposées, mais d’expliquer la réalité historique et sociale. Nous savons depuis longtemps que l’essence de l’histoire est la lutte des classes, les luttes entre les oppresseurs et les opprimés. Ni les héros ni les « incidents » ne font l’histoire. Ce sont les luttes des classes et des peuples opprimés qui produisent à la fois l’histoire et ces héros ainsi que ces « incidents ». En bref, l’histoire est liée aux classes et l’histoire évolue avec la guerre de classes des opprimés contre les oppresseurs. Ne voyons-nous pas ce mouvement de progrès plus clairement aujourd’hui que d’habitude ?

    Le capitalisme impérialiste fluctue aujourd’hui dans une crise existentielle. La montée du fascisme et du racisme, la crise économique et financière mondiale, l’aggravation des guerres régionales-locales des offensives politiques de l’impérialisme, le chômage croissant, la pauvreté, la faim, etc. sont autant de manifestations de cette crise existentielle. De l’autre côté, il y a les peuples qui s’élèvent de l’Amérique latine à l’Europe, du Moyen-Orient à l’Extrême-Orient avec des revendications économiques et politiques. La bourgeoisie mondiale ne peut plus gouverner comme avant, c’est une conséquence naturelle que la bourgeoisie se tourne vers le fascisme et agit contre les soulèvements populaires.

    Notre pays est devenu une base de l’impérialisme

    La situation n’est pas différente en Turquie et dans le nord du Kurdistan. Ceux qui répandent les slogans « local » et « national » ont atteint le point où chaque mètre carré de notre pays a été ouvert à l’exploitation, au pillage et aux politiques d’occupation. Notre pays n’est pas aujourd’hui sous l’occupation des forces armées des impérialistes, mais leur a été remis volontairement. Chaque coin de notre pays est une base impérialiste, il n’y a pas un endroit qui ne soit pas exploité, pillé et occupé.

    L’exemple le plus récent est celui de Mount Isa, qui a été donné aux monopoles internationaux du Canada. Des dizaines de milliers d’arbres ont été abattus pour que ces monopoles puissent remplir leurs coffres. Est-ce votre « local » et votre « national » ? Les capitalistes et les impérialistes, ainsi que leurs collaborateurs régionaux, aiment le profit, les gains, l’exploitation, le pillage et l’occupation. Ils sont les ennemis de la nature. Ils ne s’empêcheront jamais de détruire à la fois l’équilibre de la nature et la santé des peuples pour le profit. Un immense pays est en train d’être dilapidé par les compagnies minières, les compagnies aurifères et les compagnies énergétiques. De la montagne Ida à Hasankeyf, du lac Salda à Fatsa, de Gerze à Munzur, de Eskişehir à Sinop et à la mer Égée, la destruction écologique continue.

    En conséquence, les terres arables ne peuvent plus être utilisées, les animaux ne peuvent plus être gardés dans les prairies, les vallées, les montagnes et les forêts sont dilapidées pour les relations diplomatiques internationales et les affaires sales. Les centrales hydroélectriques (HES), qui sont construites dans le cadre de la politique énergétique, et les barrages détruisent notre nature, les côtes et les baies sont libérées pour le développement et deviennent ainsi les victimes de l’industrie de la construction. Cela n’a pas suffi, nos plages, les plages populaires, sont pillées et vendues pour des commandes ouvertes / secrètes. Alors qu’il ne reste pas une seule parcelle de terre invendue, ceux qui se cachent sous le masque du patriotisme condamnent les autres, comme des traîtres à leur pays, qui disent la vérité et défendent les pauvres travailleurs opprimés. Ceux qui tentent de cacher leur sale politique par le nationalisme doivent savoir que le nationalisme sera la dernière cachette des oppresseurs et des « vrais traîtres ». J’aimerais maintenant commémorer le vénéré Nazım Hikmet. Il a dit : « Si les objets de valeur dans vos coffres-forts et vos comptes bancaires sont du patriotisme, si le patriotisme meurt de faim au bord de la route, si le patriotisme tremble dans le froid comme un coeur et frissonne de la malaria en été, si sucer notre sang écarlate dans vos usines est du patriotisme, si le patriotisme est les griffes des seigneurs de vos villages, si le patriotisme est le catéchisme, si le patriotisme est le club de police, si vos allocations et vos salaires sont du patriotisme, si le patriotisme est les bases américaines, les bombes américaines et les missiles américains, si le patriotisme n’échappe pas à notre ignorance noire puante, alors je suis un traître ».

    Nous disons aussi que si la patrie, c’est les boîtes à chaussures remplies de dollars américains, si la patrie signifie que les pauvres ne peuvent pas ramener de pain à la maison, mais que tous les « fruits du paradis » sont livrés au palais lorsque les travailleurs du troisième aéroport d’Istanbul sont exposés aux punaises de lit, alors vous êtes des amoureux de la patrie, mais nous sommes des traîtres à la patrie. Il est impossible de regarder cela en silence.

    Les relations et les accords internationaux accélèrent la roue de l’exploitation, du pillage et de l’occupation. Les mesures prises, les taxes, les augmentations de prix et le coût élevé de la vie touchent directement les pauvres et les amènent au bord de la misère. En raison de la dépendance extérieure, de l’arrêt de la production industrielle, en plus des dépenses de luxe, les S-400 et autres moyens de guerre similaires sont achetés à l’extérieur, alors que les besoins humains fondamentaux ne peuvent être satisfaits. Alors que les valeurs matérielles et morales des opprimés, des travailleurs et des pauvres sont impitoyablement détruites, il est impossible d’ignorer et de taire tout cela. Le régime colonial fasciste tente de maintenir son pouvoir politique en détruisant des valeurs historiques, sociales et religieuses vieilles de plusieurs milliers d’années. Il tente d’inciter à l’hostilité les peuples qui vivent ensemble sur une base égale et fraternelle. Des méthodes d’assimilation, de génocide, etc. sont pratiquées à l’encontre des Kurdes, des Arméniens, des Tcherkessiens, des Grecs et de tous les autres peuples qui ont vécu fraternellement avec le peuple turc, les espaces communs de vie étant ainsi dissous. Cette politique moniste, raciste, nationaliste, confessionnelle et sexiste est soutenue et menée par l’État, nos peuples luttent avec persistance contre toutes ces approches antidémocratiques pour assurer leur propre existence sur la base d’une vie égale, fraternelle et libre.

    Le chaos dans l’ordre de l’esclavage est le début de la liberté

    Sans aucun doute, la victoire dans la lutte contre le capitalisme, l’impérialisme et ses collaborateurs n’est possible qu’avec une révolution. Cela nécessite une lutte armée. La résistance à la répression, à l’oppression, à l’exploitation et à l’injustice est un critère social de vérité. Tout comme la résistance est légitime, la réparation l’est tout autant. L’utilisation des moyens de résistance est hautement légitime et justifiée.

    C’est pourquoi notre résistance et notre lutte armées contre la dictature coloniale fasciste sont hautement justifiées et légitimes. Un homme sage a dit que si l’ordre signifie esclavage et oppression, alors le désordre est le début de la justice et de la liberté. C’est une explication simple de la légitimité de la destruction de l’ordre des dirigeants. C’est la condition d’existence et la raison d’être de l’avant-garde révolutionnaire pour défendre les revendications des opprimés et susciter leur colère. C’est inévitablement la première tâche fondamentale des révolutionnaires que de construire une société socialiste dans laquelle nos peuples ont des droits et des libertés démocratiques ; dans laquelle les différents groupes religieux, identitaires et culturels peuvent vivre dans des relations égales et libres ; dans laquelle est mise en œuvre une politique économique collective sociale dont la base juridique est constituée et qui abolit les politiques économiques dégradantes et douloureuses comme le chômage ; dans laquelle est institutionnalisée une politique sociale qui, en tant que cellule de base de la société, accorde notamment la pleine égalité aux femmes, aux LGBTI et aux enfants ; dans laquelle le harcèlement, le viol, les meurtres cesseront ; dans laquelle la compréhension de la justice est renforcée et une égalité est établie ; dans laquelle un environnement libre est créé et une compréhension écologique de l’industrie est établie qui accroît la conscience de l’environnement et de la nature ; dans laquelle une révolution dans la façon de penser est réalisée avec la base et la superstructure. Et la révolution est une nécessité pour cela.

    La lutte pour la révolution et le socialisme libère !

    La lutte pour la révolution et le socialisme libère. Elle libère de la saleté et de la rouille du capitalisme. La lutte pour la révolution et le socialisme crée le nouvel humain, contre un humain qui a été dégénéré, décrépit et rendu égoïste par le capitalisme. Le nouveau monde sera sans aucun doute l’œuvre du nouvel humain. Au XVIe siècle, Thomas Hobbes a dit « Homo homini lupus », ce qui signifie « l’homme est un loup pour l’homme ». Oui, le capitalisme, c’est la même chose. Parce que le capitalisme libère l’homme de l’humanité. Mais nous savons depuis Marx qu’un humain est le produit des relations sociales et des conditions matérielles qui l’entourent. Pour que l’homme puisse atteindre sa véritable identité sociale et retrouver son chemin vers l’humanité, le capitalisme doit être banni et détruit ; la victoire du socialisme est à nouveau un phénomène inévitable, une nécessité. La leader révolutionnaire Rosa Luxemburg, qui a dit « le socialisme ou la barbarie », a été l’une des meilleures à comprendre que le socialisme n’était pas un choix mais une nécessité. Aujourd’hui, les communistes qui comprennent cette nécessité sont les précurseurs d’une humanité libérée. La destruction par le capitalisme ne se limite pas à la destruction des valeurs humaines. Dans l’ordre de l’esclavage salarié, les gens sont poussés vers le désespoir et la destruction.

    Il est de notre devoir de détruire l’ordre de l’oppression

    Ce n’est pas une coïncidence si le taux de suicide a augmenté récemment. Le capitalisme est devenu un ordre de suicide. La solution n’est pas le suicide, mais la lutte. Ce ne sont pas ceux qui se voient sous pression qui méritent la mort, mais le capitalisme lui-même, qui exerce cette pression.

    La crise existentielle dans laquelle se trouve le capitalisme impérialiste est structurelle et elle est différente des crises précédentes, car elle correspond à une époque où la part du travail dans le revenu total diminue, où l’abîme entre les pauvres et les riches s’agrandit, où la production flexible s’étend de plus en plus. Le sauvetage des entreprises et des participations par l’État, qui agit dans l’intérêt de la classe capitaliste, montre que le fardeau de la crise pèse sur les travailleurs pauvres opprimés de la population. Les grèves ont été interdites, les droits abolis, les meurtres de travailleurs ont augmenté, les arrestations massives, etc. sont l’expression du soutien impitoyable des règles de l’exploitation, surtout en raison de l’état d’urgence, qui est devenu la norme.

    Après l’échec de la tentative de coup d’État du 15 juillet, qu’Erdogan et l’AKP ont déclaré être une bénédiction, une chasse à toutes les valeurs révolutionnaires et aux droits démocratiques des couches pauvres de la population opprimée a commencé, et des milliers de personnes ont été arrêtées.

    Nous défendons le droit des peuples à l’autodétermination

    Toutes les dépenses effectuées par le palais, par toutes les structures de l’État sont l’expression de la cupidité, du gaspillage et du vol. C’est pourquoi nous sommes les enfants politiques de la rue des banlieues des travailleurs pauvres opprimés et non les imbéciles du palais. Nous ne sommes pas les esclaves du capitalisme impérialiste, mais les combattants de la liberté du socialisme. En tant que combattants révolutionnaires, notre tâche principale est de défendre la vérité en utilisant les valeurs et les réalisations humaines comme base. Dans ce contexte, nous considérons le droit des peuples à l’autodétermination comme un droit humain universel. Ce rapprochement est caractérisé et nié dans notre pays comme une question existentielle. Cela fait également partie de la crise actuelle. Comme s’il ne suffisait pas que le régime colonial fasciste maintienne le Kurdistan du Nord sous le joug colonial pendant un siècle, il tente d’établir le même colonialisme à Rojava et au Basur-Kurdistan aujourd’hui. Aujourd’hui, une partie de la Rojava et du Basur est sous l’occupation de l’État colonial fasciste.

    La révolution de la Rojava, qui en est maintenant à sa 8e année, était apparue sur la scène comme la « troisième voie » des peuples contre l’impérialisme et la réaction régionale. L’État fasciste a essayé d’étouffer la révolution et a mobilisé des bandes fascistes pour elle, après 2016 il a commencé des attaques directes contre l’occupation. La victoire sur les bandes fascistes de Daesh a rendu les attaques des colonialistes encore plus impitoyables. Une étape de cette attaque colonialiste a été l’occupation de l’Afrique. Pendant des semaines, l’Afrique a été bombardée avec la permission des impérialistes, des dizaines de milliers de personnes ont été forcées de quitter leur pays et aujourd’hui l’occupation coloniale en Afrique est comme un poignard sur le sol de la Rojava. Les peuples de Rojava et leur avant-garde briseront ce poignard tôt ou tard. Mais les colonialistes ne peuvent pas être satisfaits, leur regard est dirigé vers la zone appelée « Est de l’Euphrate », à l’est de Rojava. Comme nous le savons par les occupations précédentes, cette occupation sera également confrontée à la volonté du peuple, cela ne fait aucun doute.

    L’autonomie gouvernementale et l’autodéfense sont des droits de l’homme fondamentaux.

    Une autre attaque d’occupation par le régime colonial fasciste est dirigée contre le sud du Kurdistan. Le régime colonial a continuellement bombardé le Kurdistan du Sud avec ses avions de combat. Il est une puissance d’occupation de facto avec ses bases militaires là-bas depuis des années et essaie d’avancer sur le terrain depuis plus d’un an, mais face à l’énorme résistance des guérillas. Le peuple kurde paie la facture de cette guerre et de cette occupation par des massacres, la douleur, la crise, le chômage, la faim, la pauvreté et le suicide au cyanure. Comme si cela ne suffisait pas, ils disent : supportez la sale guerre, la faim, la pauvreté, le chômage, les suicides !

    Erdogan et ses pouvoirs AKP tentent de maintenir leurs positions par une stratégie anti-kurde. Cela ne signifie rien d’autre que de mener la société à la guerre civile. Erdogan et le régime de l’AKP ont sacrifié la vie de milliers de jeunes kurdes et turcs pour rester au pouvoir afin d’accroître les richesses qu’ils ont acquises en exploitant le travail de nos peuples travailleurs et travailleuses. Ils sont prêts à toute attaque et fraude.

    Il s’agit de la demande du peuple kurde pour l’égalité et l’autodétermination. La réponse du colonialisme à cette demande a toujours été les massacres et l’occupation. Cette scène ici, l’accusation contre la résistance à l’autonomie gouvernementale, montre à quel point cette résistance était correcte et légitime. Le droit des nations à l’autodétermination doit être traité comme une revendication légitime et juste dans le cadre des droits de l’homme. Si ce droit est impitoyablement attaqué, alors l’autonomie gouvernementale et l’autodéfense sont également un droit humain fondamental. Lorsque la lutte des mères du samedi pour retrouver leurs enfants enlevés et disparus par l’État et ses gangs est violemment interdite ; lorsque les familles des travailleurs tués dans des meurtres liés au travail cherchent à obtenir justice et sont entravées par des coups de pied, des matraques et des gaz lacrymogènes ; lorsque des femmes sont assassinées chaque jour après que l’État patriarcal et ses tribunaux ont délivré des chèques ouverts aux meurtriers de femmes ; alors l’autonomie et l’autodéfense ne sont pas seulement un droit, c’est plus que cela, une nécessité. Erdogan et son pouvoir AKP, qui ne suivent même pas leurs propres règles, ont nommé des administrateurs pour neutraliser les élus par la volonté du peuple. Les administrateurs ont été établis accompagnés d’unités spéciales et de la police. La volonté de millions de personnes a été déclarée invalide. C’est un coup d’État évident. Bien sûr, nos peuples et leur avant-garde y feront face avec résistance. Dans ces conditions fascistes, dans lesquelles la société est complètement assiégée, il n’y a pas d’autre choix que de résister à l’autonomie et à l’autodétermination. C’est pourquoi notre lutte révolutionnaire est juste et légitime parce qu’elle contient des valeurs humaines.

    Vous ne pouvez pas arrêter le MLKP, c’est l’avant-garde de millions

    Dans tous ces processus, le MLKP a pris et continuera de prendre sa place avec une résistance auto-sacrifiée à Rojava ainsi qu’à Başur et Bakur. Il a été et est toujours au centre des attaques de la dictature fasciste et coloniale. Si, comme d’habitude, les médias de leur palais sale aboient qu’ils ont « nettoyé » avec nous, notre parti fera revivre la tradition de résistance à la dictature fasciste et continuera son chemin partout où règnent l’oppression, l’exploitation et la barbarie.

    La seule vérité que l’oppression et la barbarie ne peuvent pas obscurcir est que le moment des plus grandes ténèbres est aussi le moment le plus proche de l’aube. C’est pour cette raison que nous disons : « Nous sommes l’avenir et l’espoir ! »

    C’est pourquoi vous ne pouvez pas détruire notre parti, le MLKP, car nous sommes la voix, le souffle et l’avant-garde des millions d’opprimés. Je rejette avec véhémence le terme « organisation terroriste » dans l’acte d’accusation. Toute l’histoire de notre parti a été témoin de luttes pour un monde sans sexe, égal, juste et libre. Le MLKP a pris sa place sur la scène de l’histoire au nom du pouvoir de la classe ouvrière.
    Dans notre pratique, vous ne trouverez pas une seule action qui ait dirigé la violence contre des cibles incertaines ou des civils et des peuples. Si les forces de l’ordre veulent trouver des organisations terroristes ou des terroristes, elles n’ont pas besoin de chercher bien loin. Il suffit de regarder l’AKP, qui planifie et exécute les politiques de massacre menées par l’État au Kurdistan et en Turquie. Le but de notre vie est de faire partie de la lumière révolutionnaire, qui est dirigée contre l’immense obscurité, même si c’est au prix de grands efforts. C’est pourquoi une attitude digne, malgré les conditions du fascisme, est l’expression de toute notre vie. Concrètement, il est important de ne pas rompre le travail auquel nous avons participé avec de grands effots, les camaraderies que nous avons construites, les promesses que nous avons faites, jusqu’au dernier moment.

    C’est dans cet esprit que nous poursuivrons résolument notre lutte révolutionnaire avec une grande dignité et une grande résilience. J’ai une vie, je peux la perdre. Mais je ne perdrai jamais ma vie révolutionnaire que j’ai construite avec passion, avec bonheur et avec amour. C’est avec cette dignité et cette fierté que je termine mes propos par le slogan « Vive la révolution, vive le socialisme » pour un monde sans sexisme, égal, juste et libre.

    28 novembre 2019