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  • Commémoration de l’assassinat de Patrice Lumumba.

    Commémoration de l’assassinat de Patrice Lumumba.


    Déclaration de l’Organisation Révolutionnaire du Congo – ICOR.

    Nous retransmettons ce communiqué commémorant l’assassinat de l’illustre dirigeant communiste et anti-impérialiste. Nous devons rappeler, marteler sans cesse la responsabilité de la France dans son assassinat. En tuant Lumumba, la France voulait tuer l’indépendance de l’Afrique. Elle ne fait que retarder l’inéluctable. La flamme de la résistance, la flamme de l’anti-impérialisme, est immortelle. En assassinant Lumumba, la France pensait éliminer un ennemi. Elle l’a rendu immortel.

    Soixante années se sont écoulées depuis que  Patrice Emery LUMUMBA a été assassiné, le 17 janvier 1961. Il était l’un des grands leaders du mouvement de Libération en Afrique qui a lutté sans transition contre la colonisation et la néocolonisation, deux formes de domination impérialiste. L’élimination physique de P.E. LUMUMBA fait partie des stratégies des puissances d’argent  dont le but est de dérouter les peuples africains de la voie de l’émancipation totale du joug de l’oppression et de l’exploitation capitalistes. Depuis l’assassinat de LUMUMBA, jusqu’à ce jour, le peuple congolais ne s’est jamais résigné, et ce malgré un tribut très lourd qui dépasse des dizaines de millions de victimes, en terme de vies humaines. À travers les enseignements de Lumumba, le peuple congolais a réalisé qu’il ne mettrait fin au pillage de ses richesses et à l’oppression que s’il s’appuie sur une lutte systématique et organisée. C’est par ce moyen qu’il arrivera à mobiliser sa classe ouvrière, sa jeunesse, ses femmes et ses hommes issus des campagnes et des villes. Il réussira ainsi à se doter d’un ordre social nouveau susceptible de le défendre et de lui procurer une vie digne. C’est pourquoi ICOR appelle aux forces révolutionnaires et progressistes à travers le monde de soutenir le peuple congolais dans sa lutte pour l’émancipation, et surtout de le soutenir dans la construction de parti révolutionnaire capable de pérenniser l’esprit de lutte amorcée par Patrice Emery LUMUMBA. Que vive la solidarité internationale !

    Que vive ICOR!

  • Communiqué de l’AvEG-Kon sur les arrestations en Turquie.

    Communiqué de l’AvEG-Kon sur les arrestations en Turquie.

    Nous retransmettons ce communiqué de la Confédération Européenne des Opprimés Immigrés en Europe. Nous saluons la lutte de l’ensemble des forces démocratiques en Turquie, et tout particulièrement des forces communistes. Nous avons participé, avec d’autres, à un rassemblement ce dimanche 17 janvier, pour dénoncer une fois de plus la dictature brutale d’Erdogan. Nous signalons que nous n’avons pas pu trouver une version numérique française de ce document, il s’agit donc d’une retranscription manuelle qui n’est pas infaillible.

    Dans la nuit du 13 janvier 2021, la police d’Erdogan a franchi les portes des bureaux de l’ESP à Izmir, et Ankara, du centre culturel BEKSAV à Istanbul ainsi que de l’agence de presse ETHA. Au total 51 personnes ont été arrêtées. Parmi elles, 38 activistes et membres de l’EST dont la coprésidente Özlem Gümütsas, des artistes du groupe de théâtre Yenikapi ainsi que des lecteurs-trices de la revue Kaldiraç.

    Le fascisme mène une chasse constante contre les résistantes. Hier, c’était Hitler qui mettait le feu au monde en brûlant des livres sur les places. Aujourd’hui, c’est Erdogan, en incendiant les bâtiments des partis socialistes et démocrates, en emprisonnant leurs membres, en interdisant les grèves des ouvriers-ères, en perpétrant les massacres de Suruç, du 10 octobre, de Cizîre-Sur et en organisant des invasions, qui brûle nos peuples et nos régions.

    Il utilise la persécution pour faire taire les voix dissidentes afin de renforcer sa dictature. Il emprisonne des dizaines de milliers de personnes, de l’ESP au HDP, du Front populaire à Figen Yasekdag, Selahattin Demirta ou encore Osman Kavala, mais aussi des députés, des maires et des artistes.

    Alors qu’Erdogan ne se soucie guère de notre peuple qui essaie de survivre face à l’épidémie de cozonavirus, il commet un massacre politique contre l’ESP, le HDP et les socialistes. Si nous ne résistons pas, il passera à l’étape suivante et tentera de fermer les partis socialistes et le HDP. Il fermera la porte des syndicats et des associations.

    En résistant à chaque attaque du fascisme d’Erdogan, nous pouvons empêcher de nouvelles attaques et dire stop au fascisme qui veut brûler nos peuples et les peuples de la région dans le feu de la guerre.

    Élevons nos voix et intensifions notre lutte contre l’arrestation des membres de l’ESP et d’autres groupes socialistes ainsi que d’artistes – révolutionnaires dans la terreur policière du régime fasciste d’Erdogan.

    En tant qu’AvEG-Kon (Confédération des Immigrés Opprimés d’Europe), nous appelons toutes les forces qui s’opposent au fascisme, toutes les personnes et institutions socialistes et démocratiques d’Europe à protester contre les attaques et les détentions du régime fasciste de l’AKP envers l’ESP et d’autres institutions.

    14 janvier 2021

  • Stop Barkhane, stop impérialisme !

    Stop Barkhane, stop impérialisme !

    Nous avons participé au rassemblement contre l’opération Barkhane, initié par la JC de Lyon. Nous saluons cette initiative. Il est regrettable que la question de l’impérialisme français soit si souvent sous-estimée ou remisée à des déclarations de principe. Le fait d’oublier la place de la France dans le système impérialiste mondial est une faute idéologique importante. En présentant la France comme dominée par l’UE, l’OTAN, l’Allemagne, les USA ou d’autres, on oublie cette vérité : La France est impérialiste. Bien qu’alignée sur l’occident, elle possède une autonomie dans ses choix et dans ses actes. Elle ne subit d’autres diktats que celui de sa bourgeoisie et de sa rapacité. Toute diminution de l’importance de la bourgeoisie française dans l’impérialisme mondiale équivaut à un renoncement au fait de l’affronter.

    Nous oublions trop facilement, dans notre confort de pays dominant, de métropole, d’où provient la richesse. Nous oublions trop facilement d’où provient notre électricité abordable, notre alimentation variée, nos minerais, notre luxe et notre gaspillage. Pourtant nous en connaissons les sources. Pourtant nous en connaissons le prix. Mais nous le remisons dans un recoin sombre de notre esprit, parmi toutes les pensées inavouables, gênantes, perturbantes.

    Derrière notre richesse, il y a la sueur et le sang.

    La France fait tout pour faire oublier la véritable nature de ses opérations en Afrique. Elle les présente comme des missions humanitaires, qu’elle s’assignerait au nom de sa grandeur d’âme, de son caractère charitable et humaniste.

    La réalité est autre : la Françafrique est tout aussi organiquement liée à la sphère économique française que ne l’est l’industrie automobile dans le nord, ou la viniculture des côtes du Rhône. Il s’agit d’un ensemble cohérent, structuré, au profit de la métropole. Cet aspect est tellement essentiel, fondamental, vital, qu’il est hors de porté de la démocratie actuelle. On ne vote pas sur l’impérialisme. On ne vote pas sur les fonctions qui maintiennent la « place de la France dans le monde ». Même dans le wagon de Rethondes, lorsque les nazis ont imposé l’armistice à une France vaincue et humiliée, la sauvegarde de l’Empire était la condition sine qua non.

    L’armée française n’est pas un angélique sauveteur. Elle est constamment sous le feu des accusations : accusation de pillage, de crimes, de viols, de mise en place de mafias, de trafics -drogue, armes, humains.- Elle est rejetée par la population, conspuée. L’armée français est une armée d’occupation.

    L’Afrique n’est pas le « fardeau de l’homme blanc », pour reprendre les propos de Rudyard Kipling. C’est l’homme blanc, le colonisateur, le néo-colonisateur, qui maintient le sous-développement, la misère, la fragilité économique et sociale, la corruption et la misère. C’est sa libération réelle qui est la condition de son développement, de son affirmation, du règlement définitif des maux qui l’accablent.

    Comme nous l’avons dit plus haut l’opération Barkhane, comme l’ensemble des opérations militaires menées par la France, doit cesser. Elle ne fait que perpétuer la misère, la souffrance. Elle oppose des pauvres d’ici aux surexploités d’ailleurs, perpétuant la gigantesque farce tragi-comique du capitalisme : la mort des sans-le-sou au profit des nantis.

    Nous pensons que nous faisons face à un seul ennemi : l’impérialisme. Certes il en existe d’autre, tout aussi pervers, tout aussi sadiques, tout aussi avares. Celui de notre pays n’est ni plus doux, ni plus humaniste, et son vernis de Lumières n’empêche

    Mais c’est contre le notre que nos coups peuvent porter. C’est en unissant nos forces, exploités d’ici, surexploités d’ailleurs, contre ce système unique, ce monolithe criminel, que nous le ferons vaciller, que nous le ferons chuter. Ce n’est qu’à travers la fin de l’exploitation et de la corruption que, tous, nous connaîtrons la liberté réelle.

    Camarades d’ici et d’ailleurs, tendons-nous la main. ! A bas l’impérialisme français ! A bas l’exploitation ! A bas le Franc CFA et la Françafrique ! Vive la révolution et le socialisme !

  • Vive Les 3L -Luxembourg – Liebknecht – Lénine- à bas la répression !

    Vive Les 3L -Luxembourg – Liebknecht – Lénine- à bas la répression !

    Communiqué du MLPD.

    Nous retransmettons ce communiqué de nos camarades du MLPD-ICOR. Nous avons nous même participé au centenaire de cette commémoration, avec un grand nombre de camarades étrangers de nombreuses organisations internationales. Nous les saluons et nous saluons la courageuse décision de braver la violence policière pour commémorer Karl Liebknecht, Rosa Luxembourg et Vladimir Lénine. La bourgeoisie profite impunément de la pandémie pour avancer dans la restriction des droits démocratiques. S’il faut prendre au sérieux la pandémie et ses méfaits, hypothéquer nos droits politiques en les confiant à la bourgeoisie est un danger important. Il nous faut maintenir les événements politiques dans la mesure du possible – un possible qui ne doit être dicté que par la prise en compte des mesures de protection, mais nullement de l’aval d’un ennemi de classe.

    Nous soulignons également que les violences policières ont été marquées par l’anticommunisme :

    Du fait de la présence des symboles de la Freien Deutschen Jugend (Jeunesse allemande libre), la police a chargé la manifestation des 3L (Luxembourg, Liebknecht, Lénine.) qui a lieu chaque année à Berlin. L’intervention brutale de la police témoigne de la frénésie anticommuniste qui règne dans un pays qui n’a eu de cesse d’effacer 40 ans de RDA.

    Quoiqu’on puisse penser de celle-ci, de ses succès ou de ses échecs, cela de doit pas faire oublier deux points essentiels : la RDA a mené une dénazification profonde, éloignée de celle, cosmétique, de la République Fédérale.

    Son existence demeure une gêne pour le gouvernement Allemand et pour un grand nombre d’institution. Tant que vivent des est-Allemands et des est-Allemandes, il n’est pas encore possible de raconter tout et n’importe quoi sur ce pays, et d’en faire un repoussoir intégral.

    Nous portons un regard critique sur la RDA, mais considérons que la criminalisation de ses symboles, en Allemagne, est le signe d’une absence de démocratie « apaisée ». Un drapeau est toujours considéré comme une menace.

    Nous sommes solidaires de la FDJ et de l’ensemble des réprimés de cette manifestation. La violence policière est l’arme du capital !

    Berlin : 5000 personnes ont défié la pandémie de Corona et la violence policière.


    La manifestation Lénine – Liebknecht-Luxembourg (LLL) est la plus importante manifestation pour le socialisme en Europe. Cette année encore – même dans les conditions de Corona – plusieurs milliers de personnes, principalement des jeunes, sont venues à la manifestation en l’honneur de Karl Liebknecht, Rosa Luxemburg et Vladimir Ilyich Lenin. En janvier 1919, les communistes Rosa et Karl ont été assassinés par le Freikorps fasciste. Cette année, la manifestation de la LLL s’est opposée à des attaques policières brutales.


    Cette année, la direction de Die Linkeavait reporté la commémoration silencieuse au Mémorial socialiste de Berlin-Friedrichsfelde au 14 mars sans consultation des autres forces impliquées, en citant comme argument  » le corona », et avait estimé qu’aucune manifestation ne devait avoir lieu cette année. Cependant, l’inter-organisation pour la manifestation a décidé la semaine dernière, à la majorité, que cette année la manifestation se déroulera également, à l’heure habituelle. Les organisations participantes se sont unies sur le fait que c’est une question d’honneur de commémorer, même dans les conditions de la pandémie et des restrictions sanitaires. C’est précisément dans cet esprit de renforcement de la communauté révolutionnaire que la manifestation de 2021 LLL a ensuite eu lieu.


    La déclaration de bienvenue de l’Alliance LL se lit comme suit : « Luxembourg et Liebknecht nous enjoignent de défendre une société sans exploitation et pacifique. Nous nous opposons à la politique qui prévaut car elle signifie la guerre, la destruction de la nature et le démantèlement des droits sociaux et démocratiques« .


    Le fait que tant de personnes, surtout avec des aspirations révolutionnaires, soient venues à Berlin dans les conditions de la Corona doit être hautement apprécié. Il montre l’esprit de rébellion, la critique généralisée du capitalisme parmi les jeunes et la défense accrue d’une alternative socialiste.

    Les participants ont manifesté de manière disciplinée, en respect des règles de sécurité sanitaire la distance entre la Frankfurter Tor et le mémorial des socialistes.


    Dès le début, la manifestation a été retenue par la police pendant plus d’une heure. Pendant ce temps, les brigades de police ont multiplié les attaques violentes avec environ 35 arrestations. La police a pris des mesures massives pour arrêter les manifestants portant des drapeaux du FDJ. La police a affirmé à tort que le FDJ était illégal. La Jeunesse allemande libre (FDJ) était l’association de la jeunesse révolutionnaire de la RDA à l’époque de la construction du socialisme. Déjà interdite à l’Ouest en 1951, elle a été l’organisation de masse de la jeunesse en RDA jusqu’en 1989. Les militants du FDJ sur la manifestation ont déclaré à juste titre qu’ils s’inscrivent dans la tradition du FDJ de la RDA et n’appartiennent pas au FDJ-Ouest, qui est interdit. De plus, ils se trouvaient désormais sur le territoire de l’ancienne RDA et n’ont donc commis aucune infraction à la loi. L’action policière brutale était donc illégale. Au cours de ce processus, certains migrants, camarades et jeunes qui protégeaient d’autres manifestants ont également été arrêtés. Au moins dix personnes ont été blessées, dont certains gravement, par des bombes lacrymogènes et des coups de pied. Le MLPD et REBELL demandent que les événements scandaleux soient éclaircis et que les responsables soient punis.


    Le fourgon haut-parleur de l’Alliance internationaliste a exigé à maintes reprises le retrait de la police et la libération des personnes arrêtées. Sous les cris : « Libérez la route » et « Salut à la solidarité internationale », la manifestation a alors commencé.


    Elle était colorée de nombreuses bannières pour le socialisme, contre les guerres impérialistes, pour les droits sociaux, démocratiques et écologiques et pour la révolution. De nombreuses organisations de migrants, le MLPD, la REBELL, le DKP, le SDAJ, divers groupes se revendiquant communiste, des antifascistes étaient représentés. Un militant de REBELL a rapporté : « C’était une ambiance très militante. Il est à noter que cette année, les points communs des participants les plus divers ont souvent été mis en avant ».


    Des jeunes, des travailleurs et une représentante d’une association de femmes kurdes ont pris la parole sur le camion haut-parleur de l’Alliance internationaliste, qui avait été modérée par la rebelle Anna Vöhringer et Tassilo Timm, le président du MLPD de Thuringe. Avec de la musique et un microphone ouvert, le bloc de l’Alliance internationaliste a été reconnu par beaucoup comme la partie la plus vivante de la manifestation.


    Lors du rassemblement final de la MLPD, de REBELL et de l’Alliance internationaliste, le modérateur Frank Oettler a félicité la manifestation pour son succès, sa discipline et son souci de la santé. Le MLPD a condamné à plusieurs reprises les arrestations anticommunistes de manifestants et de camarades. Les travailleurs ont expliqué qu’ils devaient maintenir une production à 100 % même en cas de pandémie de Corona, au lieu de faire passer la protection de la santé avant tout.

    Gudrun Kimmerle, la représentante du MLPD, a déclaré dans son discours : « Je suis très heureuse de vous accueillir et de nous féliciter tous, car malgré les chiffres d’infection très dramatiques – rien qu’en Allemagne avec plus de 35 000 morts et de nombreux malades – nous ne nous laissons pas priver ici d’honorer Karl, Rosa et Vladimir Ilitch Lénine. Nous commémorons également ici nos parents et camarades décédés. Et la mémoire de tous, nous exhorte et nous apprend à intensifier la lutte pour une nouvelle tentative de socialisme authentique contre la gestion impérialiste de la crise« .

    Les attaques policières font partie de la gestion de crise réactionnaire.

    Ils étaient basés sur l’anticommunisme, selon lequel le FDJ était une « organisation illégale ». Les policiers ont également utilisé leur apparence comme prétexte pour arrêter et attaquer toute la manifestation. Il s’agit des plus fortes attaques de la police et du Sénat de Berlin contre la liberté de manifestation et d’expression de la manifestation LLL depuis 20 ans. Alors que la police autorisait politiquement et d’un point de vue sanitaire de dangereuses manifestations de « penseurs alternatifs » – comme à Leipzig il y a quelques mois – elle matraque ici. Cela montre la nervosité croissante dans les cercles de la classe dirigeante, qui craint que le potentiel révolutionnaire de la crise économique et financière mondiale ne s’accroisse en interaction avec la crise de Corona.

    Les camarades du MLPD et de REBELL ont rapporté de nombreuses conversations lors de la manifestation et qu’il y a une très grande ouverture des participants pour le socialisme et le mouvement « Ne laissez aucune chance à l’anticommunisme ».

    Plus de 150 signatures ont été recueillies pour le mouvement « Ne laissez aucune chance à l’anticommunisme », également dans les rangs de diverses organisations de gauche et révolutionnaires. L’un d’eux a dit : « C’est une question d’honneur de signer ici. » De nombreuses signatures ont également été recueillies pour l’inscription sur la liste des internationalistes/le MLPD et les drapeaux rouges et la littérature ont changé de mains en grand nombre. Il existe de nombreux nouveaux contacts pour l’adhésion à REBELL et à la MLPD. Malheureusement, en raison de la pandémie de Corona, les délégations internationales n’ont pas pu venir cette année. Ils ont été commémorés par la chanson de clôture, l’ »Internationale ».

    Contrairement au retrait de la direction du Parti de gauche, c’était un honneur et une obligation pour le MLPD et REBELL de déposer une gerbe au mémorial des socialistes dans cette situation.

    Nous adjoignons également le communiqué de la FDJ traduit par nos camarades.

    Arrestations à la manifestation des LLL

    Le FDJ aura 85 ans en 2021. 85 ans dans la lutte contre la guerre et le fascisme, en exile, illégale en l’Allemagne nazi, dans la RFA réactionnaire,dans la RDA et aujourd’hui dans la Grande- Allemagne. L’histoire d’une organisation de jeunesse ouvrière qui dit beaucoup.

    A la manifestation des LL à Berlin en 2021, le appareil policier de la grande Allemagne a attaqué la FDJ et avec elle toutes les forces de gauche, révolutionnaires et antifascistes. Une escapade de violence brutale dans l’objectif de balayer ceux qui ne se soumettent pas passivement aux mesures d’État d’urgence. Dans l’objectif de faire taire et de démanteler ceux qui continuent la lutte contre l’impérialisme allemand. Leur peur de l’unification de la jeunesse révolutionnaire, leur peur de la classe ouvrière en lutte est la seule chose que ce appareil de violence a démontré aujourd’hui.

    Le trône des milliardaires est bâti sur du sable. Nous appelons tous les jeunes révolutionnaires, tous les groupes et organisations à la lutte commune contre cet État des la guerre et du fascisme.

    Nous appelons de retourner cette attaque de la réaction en une attaque contre l’impérialisme allemand.

    Faites signe si on vous a attaqués !

    Faites signe, si vous êtes prêts pour la solidarité pratique ! Pour regrouper les forces et pour préparer des contres-actions communes. 

    Conseil central de la Freien Deutschen Jugend (Jeunesse allemande libre)

    10 janvier 2021

  • La Capitole envahi !

    La Capitole envahi !

    Ce mercredi 6 janvier, vers 20h30 de Paris, des partisans et partisanes de Trump ont pris d’assaut le Capitole. Tandis que se déroulait la certification de la victoire du Démocrate Joe Biden à l’élection présidentielle, ces manifestantes et manifestants, à l’appel du président défait, ont tenté un coup de force.

    Trump refuse obstinément la défaite. Après avoir jeté de l’huile sur le feu pendant des mois, il a exhorté ses troupes à passer à l’action. Une cohorte étonnante de personnages hauts et couleur, rassemblant les factions les plus diverses de l’extrême-droite américaine, a déferlé sur le Capitole, parvenant à l’intérieur de celui-ci, obligeant le Sénat US a évacuer les lieux. Parmi les costumes bigarrés, certains messages angoissants : Camp Auschwitz, symboles suprémacistes…

    La situation, inattendue, surprenante, marque un début d’année 2021 aussi percutant que les menaces de guerre de 2020. Une nouvelle fois, les USA sont dans la tourmente. L’interrègne Trump-Biden promet d’être coloré.

    Deux Amériques.

    Joe Biden a, bien évidement condamné ces violences et appelé au respect de la démocratie. Il est difficile de ne pas sourire lorsqu’on songe au nombre de coups d’État orchestrés par son camp politique. Les démocrates, dans leur ensemble, se sont mobilisés pour réclamer le respect de la décision des urnes.

    Quant au camp Trump, il apparaît divisé. Mike Pence et Mike Pompeo ont ainsi condamné l’opération. Les Républicains semblent vouloir limiter la casse, sachant que la défaite de leur ex-leader apparaît désormais consommée. Même Trump a dû appeler au calme ses supporters les plus féroces. Certains des plus zélés personnages ont d’ailleurs tenté d’inverser les faits. Il faut dire que les risques légaux sont importants, et le risque de poursuites judiciaires également.

    Un bâtiment n’est pas le pouvoir !

    Réussie ou non, la prise du Capitole aurait elle pu signifier un bouleversement politique aux USA ? Aurait-elle pu être une « révolution » ? Cela demeure douteux. Tant par la nature des manifestants et manifestantes, réclamant simplement une variante différente d’exploitation capitaliste (et pas forcément la plus avantageuse pour eux!). Mais cela l’est aussi du fait de la nature même de leur entreprise.

    Le fétichisme des lieux de pouvoir ne doit pas faire oublier que le fonctionnement de l’État est plus lié à la fidélité des fonctionnaires et des rouages administratif qu’à la machine politique. C’est une expérience que chaque révolutionnaire à du faire. Marx et Lénine insistaient fortement, à raison, sur le fait qu’il fallait briser le vieil appareil d’État pour en faire émerger un nouveau, populaire.

    Quatre morts ont été causées par les services de sécurité du Capitole. Dans l’absolu, c’est peu, surtout lorsqu’on compare la réaction des autorités US face aux mobilisations de #BLM ou face aux luttes sociales. C’est à cette faiblesse qu’on reconnaît l’absence de contradiction réelle entre fascistes et démocrates. L’extrême droite, ne bouleversant rien, n’est qu’une variante de la démocratie bourgeoise. Trump lui même s’est vanté d’être ‘law and order’ la Loi et l’Ordre. Il n’est ni la transformation, ni la révolution, mais bien la conservation.

    Nous avons vu des réactions de soutien à Trump, vu comme un outsider, un anti-establishment, un croisé contre le Nouvel Ordre Mondial. C’est là faire bien peu de cas du fait qu’il soit un milliardaire parfaitement intégré dans le jeu économique de l’impérialisme. Cela nous oblige à répéter aussi quelque chose de très important : si la bourgeoisie et les exploiteurs sont capable de se serrer les coudes pour saigner ceux qui les menacent, ils ont aussi leurs divisions et leurs contradictions. La vie politique des démocraties libérales est d’ailleurs, en grande majorité, la vie politique des grandes factions de la bourgeoisie.

    L’extrême-droite et le pouvoir : je t’aime, moi non plus.

    Si une partie de l’extrême-droite, dont l’extrême-droite française, s’est gargarisée de cette opération, d’autres ont voulu, au contraire, la minimiser.

    Pour tordre la réalité, Matt Gaetz a ainsi déclaré que ces faits de violence étaient du ressort…d’antifascistes infiltrés. Ces fake news, reprises par les fascistes européens, ne peuvent que déclencher une certaine hilarité. L’incapacité de l’extrême-droite à s’assumer en révèle l’impuissance. Elle demeure, dans l’état actuel des choses, un lobby qui influence la politique des libéraux, un croupion du régime de dictature capitaliste, tout juste bonne à attendre que ses maîtres exploiteurs lui concèdent le pouvoir.

    Nous n’avons pas spécialement l’intention d’apporter un « soutien » au gouvernement de l’impérialisme américain. D’autres l’ont fait. Ce n’est pas notre rôle, et cela n’a aucun sens. Nous constatons simplement que le nouveau gouvernement US va devoir composer avec une puissante mobilisation réactionnaire. Nous constatons également la fragilité des États-Unis. La superpuissance apparaît bien fatiguée, entre Covid, tensions raciales, tensions sociales et concurrences géopolitiques.

    Cela signifie donc des opportunités pour certains d’échapper à son emprise. Pour d’autres de s’affirmer. Cela renforce l’entropie internationale et la tendance au chaos. Les réactionnaires jouent leur partition. Jouerons-nous la nôtre ?

  • Vœux de l’Unité Communiste

    Vœux de l’Unité Communiste

    L’année 2020 se termine. Jusqu’au bout, elle a été une année complexe, difficile. Des problématiques inédites se sont posées, qui ont dû demander une adaptation et une transformation.

    Nous souhaitons à toutes et tous d’excellentes fêtes de fin d’année. Après une année 2020 marquée par la pandémie, les menaces de guerre, les attentats, et l’avancée de la réaction, des lueurs d’espoir apparaissent.

    L’année 2020 mérite un bilan.

    Elle a été marquée par une pandémie inédite depuis plus d’un siècle. Nos pensées vont vers les victimes de celle-ci. 1,840,631 au moment où ces lignes sont rédigées.

    Partie de Chine, la zoonose Covid-19 secoue encore le monde. Elle continue ses ravages, battant semaines après semaines les records de victimes journalières. Les USA approchent doucement d’un nombre de morts supérieur à leurs pertes durant la Seconde Guerre mondiale, tandis que le bilan d’autres États reste inconnu. Si le vaccin arrive, sa distribution sera aussi le reflet des inégalités sociales et économiques mondiales.

    Le confinement est à ce jour l’expérience la plus universellement vécue par l’humanité, avec des écarts considérables dans la manière dont il a été vécu. Des écarts en fonction des caractères, mais aussi en fonction des rôles dans la société. Pour le prolétariat et pour les travailleurs et travailleuses essentielles, il n’a d’ailleurs existé que sous la forme de l’extinction de la vie sociale, celle-ci se limitant aux fonctions économiques.

    Cette reconnaissance de l’essentiel a mis involontairement en exergue l’inutilité et le parasitisme d’une partie de la population : la grande bourgeoisie. Ne produisant rien, oisive, inutile, voire néfaste. Spéculant sur les évolutions boursières, pariant sur l’aggravation ou la résorption de la crise. Jouant avec les vies, et les morts.

    La pandémie a bouleversé les habitudes de vie. Elle a isolé les individus. Elle a fait naître des solidarités immenses, vitales, mais a brisé également le lien social. Cet isolement, cette atomisation, a facilité l’infiltration des conceptions conspirationnistes, y compris dans les rangs des organisations se revendiquant du communisme. Ce fléau s’est greffé sur les désirs et les espoirs d’un monde plus juste. Il s’est nourri des faillites, des incompétences, des imbécilités et des mensonges des gouvernements. Mais ce conspirationnisme est aussi notre miroir, celui de notre propre faiblesse et de notre incapacité à apporter les réponses aux questions que se posent les exploités et les exploitées. Au même titre, la réaction, le conservatisme, le repli est tout autant le reflet de notre faillite à présenter les traits d’un monde meilleur, plus juste, de progrès réel.

    Si la pandémie a été l’événement majeur de la période, il n’est pas possible de faire l’impasse sur le reste.

    La crise écologique continue de s’approfondir. Les immenses incendies en Australie ont dévasté des centaines d’hectares de forêt, mettant en péril la survie même d’espèces. Pendant ce temps, en Antarctique, le glacier Thwaites menace de rompre. S’il se détache, à lui seul, il augmentera le niveau des océans de 65 cm. Ceux qui considèrent que les questions climatiques et écologiques sont des problèmes de demain sont des aveugles ou des naïfs.

    15 millions de visons ont été abattus préventivement par le Danemark. Cette quantité astronomique démontre également la vulnérabilité de l’industrie agro-alimentaire aux épidémies. Nous ne pouvons oublier que les grandes pandémies, Ebola, SRAS, COVID, SIDA, sont avant tout des zoonoses : des maladies qui ont franchi la barrière des espèces.

    La promesse creuse d’Emmanuel Macron de faire entrer l’écologie dans la Constitution est révélatrice : comme de nombreux sujets d’importance, ils ne sont que des colifichets, des jouets, des arguments électoraux. La « vague verte » qui s’est emparée de plusieurs grandes villes à la suite des élections municipales montre rapidement les limites de l’écologie inconséquente : des aménagements – positifs certes – mais extrêmement limités.

    Car la réalité est là : tant qu’il n’existe pas un contrôle populaire sur la production, la plus grande partie de l’iceberg est laissée intouchée. La production détermine bien largement davantage la consommation que l’inverser. Si les actions individuelles sont louables, leur faiblesse fait que confirmer la phrase de Lénine ‘hors du pouvoir, tout n’est qu’illusion’. Il n’en demeure pas moins, non plus, que les partis verts puissent tout à fait être les chevaux sur lesquels miseront les franges les plus libérales de la bourgeoisie pour les prochaines élections.

    Car l’avenir économique – et donc, de fait politique – est inquiétant. La pandémie, sans la déclencher, contribue à accélérer la crise économique et la dégradation de la situation générale, en particulier au niveau de la dette. De surcroît, l’Europe et les USA en ont proportionnellement plus souffert que les puissances montantes, particulièrement asiatiques. La pandémie jette donc de l’huile sur le feu des rapports de force internationaux. Nous avons pu le voir dès le début de l’année avec l’assassinat du général iranien Solemani, mais aussi avec les alliances criminelles entre le gouvernement de Barzani et celui d’Erdogan. Partout, se dessinent les nouvelles alliances et les nouveaux blocs. D’autres, comme l’UE, se délitent, avec la réalisation du Brexit. L’entropie, la tendance au chaos, règne.

    La défaite de Donald Trump marque, à l’inverse, un « retour à la normale », à une direction plus rationnelle de l’impérialisme américain. Mais les USA eux-mêmes sont divisés, marqués par une hostilité profonde, par des clivages immenses. Leur situation est celle d’un empire approchant du déclin. Et, comme le mentionnait déjà Gramsci, c’est dans ce clair-obscur, d’un nouveau monde qui ne demande qu’à naître, que surgissent les monstres.

    La poursuite de l’offensive.

    La pandémie n’a pas stoppé les projets du gouvernement. Au contraire. Les réformes se sont poursuivies avec un rythme effréné. Le KO technique des organisations de lutte, l’isolement, la torpeur du confinement, ont laissé un boulevard. Il aurait été sot de ne pas en profiter ! Et le gouvernement le sait bien. Il avance sur le terrain économique, sur les droits sociaux, mais également porte ses coups sur le cœur de la démocratie et sur les droits fondamentaux.

    Allié d’occasion de celui-ci, le terrorisme a endeuillé l’Europe à nouveau. Tandis que la crise et la détresse radicalisent une partie de la population vers le fascisme suprémaciste, le chauvinisme, d’autres, ceux et celles qui ne trouvent pas leur place ici, sont happés par l’autre branche de la réaction. L’islamisme réactionnaire, qui n’est qu’une variante de la rengaine fasciste, a frappé à plusieurs reprises. Dans la foulée, les gouvernements en ont profité pour enserrer encore davantage la société. Les lois se multiplient, vexatoires, méprisantes, mais dangereuses. Dangereuses car elles étranglent toujours plus les libertés démocratiques. La police, rempart ultime, voit aussi son rôle gradir, son impunité s’affirmer.

    La question de la fascisation mérite d’être posée. Elle demande une analyse sérieuse, profonde, qui ne peut pas uniquement se nourrir de caricatures ou de fantasmes. Il n’est pas évident pour nous, en France, pays impérialiste puissant, de savoir même à quoi ressemble la dictature brutale de la bourgeoisie.

    Il est possible cependant de voir que l’arc narratif formé par les compromis de 1945 se clôture. Les vestiges de la période des trente glorieuses, les vestiges des concessions accordées ou arrachées pendant la guerre froide, sont progressivement balayés. Les exploiteurs n’en ont plus besoin. Pourquoi s’en encombrer ? Les syndicats, les partis politiques populaires et combatifs, ont été pour la plupart broyés ou intégrés dans le « jeu démocratique ». Le miroir aux alouettes de la transition pacifique du capitalisme au socialisme les ont trompés. Aujourd’hui, ce miroir se fracture. Ne voyons-nous pas, par facilité, du fascisme là où réside simplement la dictature normale de nos exploiteurs ?

    Une nouvelle étape ?

    Des éléments semblent pourtant indiquer une nouvelle étape. Les exploiteurs possédaient des moyens répressifs pour détruire toute opposition sérieuse. Ils n’hésitaient pas, non plus, à transgresser leurs propres lois pour liquider les obstacles les plus gênants. Cependant, aujourd’hui, grâce notamment à l’emploi cynique de la stupéfaction des attentats, une nouvelle dimension est apparue. D’une part, le recours à l’enfermement et à la sanction administrative, court-circuitant l’échelon judiciaire. D’autre part celui du traitement « préventif », autorisant de prendre en compte l’intention. Ces éléments préfigurent l’usage massif – et légal, de la rétention de sûreté, empruntée au droit Allemand. Cette Sicherungsverwahrung a été adoptée en Allemagne en 1933 et est toujours en vigueur, tandis que son pendant français est mis en place en 20111.

    A cela s’adjoint l’intense propagande raciste et xénophobe, axée autour de l’islamophobie. Cette campagne rejoint désormais la lutte contre les courants politiques, donnant naissance au répugnant concept d’islamophobie. A travers ce concept, amorphe, inepte, les exploiteurs et les fascistes détiennent une arme redoutable. Nul doute qu’elle sera utilisée pour tenter de conjurer l’inévitable crise de régime qui se profile prochainement.

    Certes le capitalisme et l’impérialisme renoncent progressivement aux interfaces démocratiques. Certes, les droits sociaux et politiques sont attaqués. Mais ce n’est pas par choix, mais par obligation. Le capitalisme est affaibli. Affaibli économiquement. Affaibli politiquement. Sa dureté n’est que le miroir de cette fragilité.

    L’adhésion au système capitaliste, l’adhésion à une démocratie pourrie, fausse, s’effrite. L’adhésion au système d’exploitation est progressivement remise en cause. Les luttes sont plus fortes et plus radicales que jamais, tandis que les exploités et exploitées cherchent des voies politiques pour changer le monde. Pour le moment, les issues politiques sont dominées par le conspirationnisme, par la réaction ou par des voies insuffisantes. Nul n’est à blâmer si ce n’est nous même de ne pas être à la hauteur des attentes des masses.

    Nous devons impérativement reconnaître que les failles ne raisonnement ne nous ont pas épargnés. Certains, y compris dans ceux qui se revendiquent du même héritage historique et idéologique que nous, ont été happé par les logiques conspirationnistes. L’isolement, la méfiance, le sectarisme, la surestimation constante des difficultés en sont le terreau. Nous devons en finir !

    Luttons ensemble !

    Nous adressons également tous nos vœux aux organisations révolutionnaires et particulièrement aux organisations communistes présentes en France et ailleurs.

    Nous saluons l’ensemble des organisations membres de l’ICOR ainsi que l’ILPS. Nous saluons le travail réalisé pour la création du Front International Anti-Impérialiste et Anti-fasciste. En dépit des conditions terribles, l’ensemble du travail avance. Nous sommes fiers et fières de pouvoir les revoir à nouveau et travailler conjointement sur l’anniversaire de la Commune de Paris, pour en faire un succès.

    Notre appartenance à cette coordination internationale ne fait pas de nous des aveugles, nous saluons le travail immense réalisé par les organisations, ici, en France.

    Nous saluons les luttes syndicales, les luttes indépendantistes, les luttes anti-impérialistes. Nous saluons ceux et celles qui portent le drapeau rouge, le drapeau noir, le Gilet Jaune, la Chasuble Rouge, la blouse blanche, ou celui de leur terre, qu’ils et elles veulent libre.

    Nous saluons les organisations communistes. Nous serions des imbéciles de clamer posséder le monopole de la légitimité.

    Nous pensons qu’il faut saluer les travaux qui ont été réalisés, les luttes menées, dans des conditions extrêmement difficiles. Nous voulons reconnaître ce travail et sa valeur. Notre seul souhait étant que l’ensemble des efforts, séparés, que nous menons vers des buts similaires, puissent se mutualiser. Que tombent les barrières qui nous séparent, et que nous pussions faire pas après pas un travail commun pour que naisse la synthèse dont nous avons besoin : celle qui nous permette d’avancer vers la fondation des outils de la révolution.

    Le centenaire du PCF est un anniversaire important. Nous en parlerons bientôt pour apporter notre position. Mais nous pensons qu’elle peut se résumer ainsi : il existe deux héritages de ce centenaire de combat. Un héritage organisationnel, que nous critiquons fermement, en dépit des qualités immenses de celles et ceux qui le composent. Un héritage organisationnel qui, hélas, a emmené la structure PCF vers un renoncement progressif et, nous le pensons, définitif.

    Mais aussi un héritage d’expérience, de lutte, de combats, un héritage qui reste à défricher tant sa dimension est importante. Un héritage vivant, constant, qui s’incarne aujourd’hui dans ceux et celles qui veulent poursuivre jusqu’au bout la lutte révolutionnaire. Un héritage dont nous osons réclamer une parcelle, car nous sommes tous et toutes, que nous le voulions ou non, fils et filles du congrès de Tours.

    Nous saluons cependant le PCF pour ce qu’il a été et pour ce que ses membres voudraient qu’ils soient : l’outil de l’avenir, l’outil de la victoire.

    A ce titre, nous proposons que, en cette année d’anniversaire de la Commune de Paris, il soit possible d’entamer un travail, autant que possible, pour que cette unité, unité dont nous avons toutes et tous besoin, puisse s’initier. Nous en avons besoin pour que notre activité grandisse en importance et en influence, pour que nous puissions franchir cette « accumulation quantitative » qui permette le bond qualitatif vers un parti communiste puissant et efficace, mais également pour que nous puissions atteindre notre but premier : servir le peuple et mettre fin au règne des exploiteurs.

    Il est clair, quoiqu’on puisse penser, qu’une nouvelle ère commence. Plus dure. Plus complexe. Elle nous obligera à intensifier nos efforts et à conjuguer nos forces. Nous ne pouvons plus traiter les questions politiques comme avant. Nous appelons à ce que la mentalité sectaire du ‘temps de paix ‘ s’efface. Construire les outils de défense et de lutte n’est pas un luxe. C’est une nécessité vitale. Si nous ne le faisons pas, nous serons balayés.

    L’année 2021 n’est pas écrite. Ce qu’elle sera dépend de nous, un nous au sens large, qui inclut tous ceux et toutes celles qui veulent qu’un monde nouveau naisse : Un monde de justice, un monde d’égalité, un monde de liberté réelle. Un monde communiste !

    1https://blogs.parisnanterre.fr/content/la-r%C3%A9tention-de-s%C3%BBret%C3%A9-quand-le-droit-fran%C3%A7ais-adopte-une-institution-allemande#:~:text=Depuis%20son%20introduction%20en%201933,mesure%20p%C3%A9nale%20la%20plus%20controvers%C3%A9e.&text=La%20r%C3%A9tention%20de%20s%C3%BBret%C3%A9%20est%20une%20mesure%20p%C3%A9nale%20permettant%20d,%C3%A9viter%20la%20commission%20de%20r%C3%A9cidives.

  • Vœux de l’ICOR aux organisations membres.

    Vœux de l’ICOR aux organisations membres.

    C’est avec grande fierté que nous annonçons le début la campagne internationale de l’ICOR. Celle-ci est centrée sur le 150e anniversaire de la Commune de Paris. Comme nous l’avons mentionné il y a quelques jours, nous espérons faire de cette campagne et de ses diverses ramification un succès.
    -En faisant de celle-ci un travail international au sein de l’ICOR.-En travaillant avec d’autres forces, ici en France, pour que la célébration soit un succès.-En travaillant localement à ce que l’unité d’action et le travail commun s’approfondisse entre les communistes et entre les révolutionnaires.
    Non seulement pour célébrer cette date, mais aussi pour lui rendre son sens premier : œuvrer à la fin de l’exploitation, du ravage de la nature, et des oppressions.
    Nous voulons œuvrer sans sectarisme, sans esprit de cercle, dans la construction de la force qui nous manque : celle qui mettra à bas le capitalisme et l’impérialisme.

    « Le Paris des travailleurs, avec sa commune, sera célébré à jamais comme le glorieux présage d’une nouvelle société ». – Karl Marx, La guerre civile en France, mai 1871

    Salutations de l’ICOR pour 2021

    Chers camarades, chers amis de l’ICOR,

    Nous disons adieu à l’année du 200e anniversaire de Friedrich Engels, et accueillons l’année du 150e anniversaire de la Commune de Paris.

    L’année écoulée nous a apporté de nouvelles expériences et de nouveaux défis importants pour nous tous. L’ICOR et les forces de l’AIAFUF (Front uni anti-impérialiste et antifasciste) s’y sont renforcées et ont grandi ensemble.

    Nous vous envoyons, ainsi qu’à vos organisations, des salutations militantes et révolutionnaires !

    Nous vous souhaitons à vous et à nous tous de l’optimisme, de la santé, de la constance – et de nombreux succès !

    Monika Gaertner-Engel,
    Coordinateur général de l’ICOR
    Sanjay Singhvi,
    Coordinateur principal adjoint

  • Arrêtez les préparatifs de guerre au Kurdistan du Sud !

    Arrêtez les préparatifs de guerre au Kurdistan du Sud !

    Le peuple kurde n’est pas seul !

    Résolution ICOR

    Depuis des mois, le parti PDK, le parti de Barzani, au pouvoir au Kurdistan du Sud, prépare une guerre contre le PKK sous des prétextes hypocrites. Il est évident qu’avec ses provocations militaires et sa propagande contre le PKK, le PDK, en étroite coopération avec les services secrets turcs du MIT, veut préparer la voie à une guerre d’invasion de l’État fasciste turc contre le mouvement de liberté kurde. Le stationnement des forces militaires a pour but d’encercler le mouvement de libération kurde de différentes directions et de couper ses liens avec le monde extérieur. À cette fin, le PDK a stationné des unités militaires à la « Porte de Qendîl » dans la région de Zînê Wertê, après quoi l’armée de l’air turque a bombardé des positions de la guérilla dans la région. Des unités spéciales du PDK ont encerclé à l’arme lourde la zone de guérilla de Gare, dans les zones de défense de Medya. D’autres attaques de l’armée turque ont suivi sur la région frontalière stratégique de Heftanîn et sur toute la région de Bradost, Xinêre, Goşine et Helgurt. Les nombreuses attaques de l’armée de l’air turque prouvent que le PDK transmet directement des informations à la Turquie.

    Depuis octobre, le gouvernement irakien et le PDK tentent également, sans grand succès, d’obtenir le contrôle total de la région autonome des Yezidis du Shengal et de dissoudre les forces d’autodéfense.

    Tout cela montre l’ampleur de l’ensemble des préparatifs de guerre, qui sont menés dans le cadre d’une coalition et avec l’accord de diverses puissances contre-révolutionnaires. L’État colonial turc mobilise tout ce qui est en son pouvoir pour détruire le PKK, étouffer la volonté de liberté du peuple kurde et s’attaquer aux acquis du peuple kurde, en particulier des femmes. Mais, les États-Unis impérialistes soutiennent également tout plan visant à affaiblir le mouvement de libération kurde.  

    Déjà le 6 novembre 2018, ils avaient renouvelé leur hostilité contre le PKK en lançant un appel à l’arrestation des principaux cadres du PKK. Les États coloniaux de la région soutiennent également les attaques contre le PKK, car celui-ci est l’une des dynamiques révolutionnaires les plus importantes de la région et représente donc, à juste titre, une menace existentielle pour les dirigeants capitalistes et impérialistes colonialistes.

    Les attaques à venir contre le PKK au Kurdistan du Sud constituent donc un grand danger pour la lutte pour la liberté dans la région.

    Le PDK, qui fait obstacle aux efforts d’unification du peuple kurde et ignore tout appel au calme de la part des dirigeants du PKK, risque une nouvelle guerre civile au sein du peuple kurde qui s’étendra à l’ensemble du Kurdistan par sa coopération perfide avec l’État turc fasciste. Elle trahit les justes revendications de liberté et d’autodétermination du peuple kurde.

    Il est nécessaire de contrecarrer ces plans et d’organiser la solidarité internationale avec le peuple kurde.

    Nous demandons au PDK d’arrêter immédiatement ses préparatifs de guerre et sa coopération avec l’État fasciste turc !

    Nous appelons toutes les personnes dans le monde qui aiment la liberté à descendre dans la rue contre toute attaque contre le peuple kurde et ses combattants de la liberté dans toutes les régions du Kurdistan !

    A bas l’impérialisme et le colonialisme !

    Vive la solidarité internationale et la lutte pour la démocratie et la liberté !

    Signataires (en date du 20/12 2020, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
    2. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    3. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    4. PCT   Parti Comuniste du Togo
    5. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    6. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    7. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    15. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    16. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    17. UC   Unité Communiste, France
    18. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    19. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    20. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    21. UMLP   União Marxista-Leninista Portuguesa 
    22. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    23. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    24. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    25. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    26. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    27. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    28. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    29. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    30. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)

  • Célébrons la Commune de Lyon !

    Célébrons la Commune de Lyon !

    -Appel ouvert à organiser les 150 ans de la Commune de Lyon-

    L’année 2020 se termine. Elle a été une année sous le signe de la pandémie, de la misère, de la crise, de la souffrance, de la montée de réactions, des tensions nationales et internationales… Elle a été une année dure, dont personne ne peut prétendre sortir indemne.

    Ce que sera 2021 dépend de nous.

    Nous proposons que cette année soit sous le signe de la Commune de Paris – et de Lyon ! – dont nous célébrerons le 150e anniversaire. Si nous pensons que chacun possède ses projets quant à Paris, nous voulons inviter à célébrer celle de Lyon ensemble, en portant un même message.

    Au sein du camp progressiste et révolutionnaire, quelles que soient nos différences idéologiques ou politiques, la Commune fait partie de notre histoire. Elle est un héritage que nous partageons tous. Des personnages comme Louise Michel, Piotr Lavrov, Constant Marie, Marie Chiffon, Sofia Kovalevskaïa, Mikhaïl Bakounine… et bien d’autres font partie de cette expérience universellement partagée : celle du combat des travailleuses et des travailleurs, des exploités et exploitées, des opprimées et opprimés.

    Aujourd’hui, alors qu’un vent mauvais souffle. Alors que les obscurantistes, les réactionnaires, les fascistes, les conspirationnistes gagnent du terrain, il est plus que vital que de pouvoir maintenir allumée la flamme de l’espoir. Il est tout aussi vital de démonter que, oui, une autre issue est possible. Autre que la soumission au capitalisme, à l’impérialisme, au patriarcat. Autre que la destruction de la planète, de l’exploitation rapace des ressources, au nom du Saint Profit.

    La Commune a été un phare. En dépit de son échec et de son écrasement, elle a montré une voix à suivre. Elle a montré que les solutions aux maux que nous connaissons ne peuvent trouver d’autre issue que dans le gouvernement des exploités et exploitées eux-mêmes. Elle a montré que ceux qui se gavent des profits, qui vient de la sueur ou du travail des autres, ne sont pas nécessaires. Ils sont des freins à la marche de l’histoire. Ils sont des freins au développement d’une société de liberté réelle.

    La Commune a posé la question de la Révolution populaire, de celle qui mettrait fin à toute exploitation. Elle a posé la question non plus sous une forme théorique, mais bien pratique : comment gagner et comment construire un monde nouveau.

    Camarades, nous vous proposons de faire, ensemble, honneur à cette célébration. Nous vous proposons de nous réunir et de travailler conjointement à ce que celle-ci ne soit pas qu’un simple hommage. Qu’elle illustre une volonté partagée, de fer, d’en finir avec l’exploitation, l’oppression, la misère et la guerre.

    Nous vous proposons camarade, de porter ce message ensemble.

    De célébrer le 150e anniversaire de la Commune de Paris et celui de la Commune de Lyon. Cet épisode méconnu mérite d’être célébré. Si les yeux et les esprits sont tournés vers Paris, le mur des fédérés, la butte de Montmartre, cela ne doit pas occulter le fait que, ici aussi, on s’est battu, on a lutté pour qu’un monde nouveau naisse.

    Alors que les élections approchent, il est important de rappeler que l’État bourgeois est l’appareil d’oppression par excellence, la machine de guerre contre les prolétaires.

    • Le 22 mars : la prise de l’Hôtel de Ville par les révolutionnaires.

    La prise de l’hôtel de ville par le Comité de Salut Public, notamment animé par Bakounine, est un événement important de la Commune de Lyon. Il signe le début de la Seconde Insurrection, laquelle rejette tant la défaite face à la Prusse que la naissance d’une nouvelle république bourgeoise.

    • Le 30 avril : L’insurrection de la Guillotière.

    Au sein de la Guillotière, faubourg populaire, le drapeau rouge flotte toujours. L’armée intervient pour écraser l’insurrection. Ce n’est qu’à 23h que l’armée parvient à mettre fin à celle-ci, par l’emploi de l’artillerie. La Guillotière est plus qu’un quartier populaire, c’est un bastion.

    Nous vous proposons d’aborder ensemble les modalités de cette célébration, dans le respect des stratégies et des conceptions idéologiques différentes que nous pouvons chacun et chacune porter. Nous pensons que cette pluralité de messages, loin de les diluer ou de les corrompre, offre au contraire la base nécessaire pour que puisse naître une nouvelle synthèse. Une synthèse d’une expérience immense, riche, vivante. Une synthèse qui s’arc-boute vers un seul but : en finir avec nos bourreaux – les exploiteurs – et construire une démocratie réelle, celle du peuple.

  • Ensemble, faisons vivre la Commune !

    Ensemble, faisons vivre la Commune !

    Lettre ouverte aux organisations communistes :

    « Vive la Commune de 1871 – renforçons la voix des communistes »

    Nous publions cette lettre ouverte aux organisations communistes pour proposer de mener campagne ensemble l’an prochain. Le 150e anniversaire de la Commune de Paris est un évènement important à célébrer. Plus encore la vitalité de l’esprit révolutionnaire est à défendre. Nous proposerons une série d’événements auxquels nous invitons les organisations, les militants et les militantes, à s’associer. Nous proposerons également une série de dates et d’évènements sur Lyon, dans le but de mener aussi l’unité d’action locale.

    Camarades,

    L’actualité ne cesse de nous convaincre que nous sommes entrés dans une période de fascisation de l’appareil d’État : État d’urgence, démantèlement des conquêtes sociales et économiques, répression des opposions légitimes, déploiement policier,… Mais nous n’ignorons pas que les « Forces de cet Ordre » sont au service d’un gouvernement gérant une société capitaliste en déclin qui multiplie les crises.

    Malgré les contraintes et la situation lourde de la pandémie, du climat anxiogène crée après les attentats fascistes, etc., de larges couches populaires se battent, s’opposent, s’insurgent, mais bien souvent le dos au mur et sans perspective de rupture d’avec l’ordre capitaliste. Nous savons qu’une réelle rupture ne peut être portée que par un mouvement communiste.

    Nous aurons l’occasion lors du 150ème anniversaire de la Commune de Paris et dans d’autres villes en 2021 de relever le drapeau du communisme. La Commune c’est l’exemple vivant d’un « gouvernement de la classe ouvrière » (Karl Marx). Que de transformations accomplies, que de projets prévus qui serviront d’exemple pour toutes les révolutions qui suivront !

    Pendant 72 jours, le peuple, guidé par l’élan révolutionnaire, résistera au gouvernement bourgeois réfugié à Versailles ainsi qu’à l’armée prussienne siégeant autour de Paris. Ce peuple se lancera dans de grandes transformations guidé par ses seules intérêts de classe. Il dissoudra l’armée permanente et la police, élira tous les fonctionnaires (juges, administrations, etc) payés au salaires ouvrier, armera tous les citoyens valident (nés en France ou ailleurs) dans la Garde Nationale ; donnera de nouveaux droits aux femmes ; rendra les ateliers et autres entreprises aux travailleurs ; réduira le temps de travail ; bloquera les loyers et les dettes…

    Mais nous n’oublions pas l’échec de la Commune liés à l’inexpérience des exploités, peu organisés, peu éclairés par la science socialistes et surtout manquant de son avant garde communiste, de son Parti révolutionnaire traçant le chemin qui mène au Communisme.

    Aujourd’hui, notre société est plus que mûre pour le communisme, nous avons acquis de multiples expériences depuis 150 ans. Ce qui nous manque toujours – au moins en France – c’est l’organisation forte qui pourrait guider les prolétaires dans le combat pour leur libération de l’exploitation et de l’oppression. Menons campagne en liant l’expérience des Communards aux questions que l’actualité politique nous posent. Entre mars et mai 2021, faisons vivre la Commune.

    Mais chacun « dans son coin » ? En divisant nos forces ? De manière éclatée ? Le véritable hommage à la lutte des Communards serait d’UNIR nos forces. Un défi ? Oui !

    Camarades, nous prenons la plume à nouveau pour vous écrire.

    Nous proposons de nous rencontrer à ce propos en début d’année pour discuter d’égal à égal des possibles formes d’actions communes :

    Que nous prenions la parole ensemble. Que nous organisions ensemble des événements. Un rassemblement à Montmartre en Mars, une célébration de la Commune de Lyon, une commémoration au père Lachaise, un débat… Nous avons tous ces projets en tête. Réalisons-les ensemble !

    Que ses 150 ans de la Commune fassent refleurir les drapeaux rouges du 18 Mars, redonnent un nouvel élan à nos forces unies. C’est à notre portée de main. C’est à nous d’en prendre l’initiative. Renforcer la voix des communistes et l’internationalisme est de notre responsabilité à l’ère où la bourgeoisie internationale développe anticommunisme nous fait à nouveau régresser vers le fascisme et la guerre. Construisons nos organisations dans la perspectives de nous unir sur l’essentiel : tracer la voie qui mènera les exploités et les opprimés vers le communisme.

    Décembre 2020

    Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et Unité Communiste, membres de l’ICOR

    contact-upml@riseup.net unite.communiste@gmail.com www.icor.info