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  • Création de Ligne Rouge, une initiative positive !

    Création de Ligne Rouge, une initiative positive !

    Depuis le 13 septembre 2020, le journal Ligne Rouge a été lancé. Nous transmettons nos félicitations aux organisations qui ont impulsé cette initiative.

    Nous retransmettons leur présentation :

    « Cette organisation n’a pas de « prétention » à être « le Parti ». Le Parti se construira à travers le mouvement de classe, qui se développe à l’échelle nationale comme internationale mais il est encore trop immature actuellement dans notre pays.

    Ligne Rouge est venue de la nécessité de garder et organiser des camarades qui étaient dans des jeunesses communistes marxistes-léninistes (Bouches-du-Rhône, Lyon, Bas-Rhin etc.), mais qui se retrouvent sans suites lorsqu’ils sont trop âgés. Ils ont eu l’expérience de la lutte interne dans le MJCF et le PCF pendant des dizaines d’année mais ce travail s’est soldé par un échec : le MJCF et PCF sont devenus totalement verrouillés et irrécupérable (nombreuses purges, manœuvres bureaucratiques ruinant tout le travail politique mené en interne etc.).

    En ce sens, le but de Ligne Rouge, c’est :

    1/ Poser les lignes politiques concrètement afin qu’elles existent et qu’elles puissent être propagées

    2/ Regrouper des communistes isolés localement pour discuter de leur implication dans la CGT pour porter la ligne de classe contre classe puis à termes…

    3/ D’organiser de l’activité.« 

    Nous considérons cette initiative et la forme choisie comme tout à fait positive : créer le débat et le susciter pour permettre de faire décanter un contenu politique synthétique, scientifique, code génétique d’une nouvelle organisation révolutionnaire.

    Nous pensons que l’essentiel est dit : le besoin d’un parti, le besoin d’un cadre large de construction de cette organisation, le lien avec les luttes et la nécessité de faire décanter l’expérience historique du passé. Il existe toujours des points débattables, discutables, ou à discuter : mais on n’est jamais d’accord à 100 % qu’avec soi-même, et encore ! Nous pensons d’ailleurs que ce sont les cadres de ce type qui peuvent permettre de faire décanter ces débats et de les alimenter avec un contenu scientifiquement étayé.

    Nous partageons l’analyse qui est faite sur la situation du PCF. Il s’agit d’un constat qui mérite d’autant plus d’être fait que l’arrivée d’une nouvelle échéance électorale se voit déjà dans les déclarations du PC : soutien à la police, à l’ordre Républicain, absence de critique de fond de la démocratie libérale et de la dictature des exploiteurs.

    Le fait de vouloir acter une rupture et de vouloir constituer quelque chose de nouveau, une nouvelle étape, qui aille plus loin que l’organisation de jeunesse, est une vraie avancée. D’une manière générale, nous saluons toute initiative qui lutte contre le sectarisme, la fragmentation et la division du mouvement communiste en chefferies, en clans, en sectes, en cliques.

    Nous leur souhaitons tout le succès possible et nous serons plus que ravis de collaborer et d’échanger sur les thématiques de ce journal.

  • Lyon : Anti-masques et antivaccins défilent.

    Lyon : Anti-masques et antivaccins défilent.

    Hier, près de 500 militants et militantes « anti-masque » et « antivaccins » se sont rassemblés place Lyautey, dans le très cossu sixième arrondissement de Lyon. A l’appel d’organisations telles que  «Pour les libertés » ; «Révolution des sourires » ; «Bon sens »…etc. Cette manifestation réclamait la fin de l’état d’urgence sanitaire, la suppression du port du masque et la fin de la campagne de vaccination.

    Dans les rangs des manifestants et manifestantes, nous avons pu retrouver un certain nombre de « stars ». L’humoriste Jean-Marie Bigard et le collectionneur Pierre-Jean Chalençon étaient de la partie. A cela s’adjoint Francis Lalanne, le chanteur ex-gilet jaune ou Frigide Barjot, l’égérie de la Manif pour Tous. Enfin, la généticienne très controversée Alexandra Henrion-Caude a également pris la parole pour réclamer l’arrêt des vaccinations.

    Nous comprenons bien sûr l’usure de plus d’un an de pandémie. Nous comprenons le fait que pour beaucoup, le poids des restrictions et des mesures de sécurité paraisse lourd. Il l’est d’autant plus que le gouvernement a opté pour une politique qui a fait peser la quasi-intégralité de celles-ci sur les loisirs et les services. Tout cela pour un résultat par ailleurs contestable : il y a eu largement plus de morts dans les 6 derniers mois que dans les 6 premiers.

    La méfiance envers les institutions et le gouvernement est tout aussi légitime : après tout, le gouvernement est l’instance qui sert les intérêts des classes dominantes et des exploiteurs. Il est son conseil d’administration, chargé d’assurer un contrat social qui soit à la fois tolérable pour les exploités et profitable pour les exploiteurs. Et il est légitime de se révolter contre cet ordre.

    La colère : une mauvaise conseillère.

    Cependant, la colère, le ressentiment, le dépit, la frustration, sont des énergies qui peuvent aussi se retrouver canalisées dans la mauvaise direction. Cette alliance sinistre présente à Lyon ce samedi, à défaut d’être étonnante, est révélatrice. Elle rassemble populisme apolitique et extrême-droite complotiste dans un même marécage. Elle ne défend pas un autre monde, une autre organisation sociale, elle ne défend pas les intérêts des exploités et des exploitées. Elle défend simplement la liberté d’exploiter, au prix de la santé.

    In fine, leurs revendications sont les mêmes que celles des ultra-libéraux : il faut accepter les morts, la maladie, la misère, tant que la liberté est protégée. Et cette liberté se résume ainsi : celle d’exploiter, d’être exploité, et de consommer.

    C’est une colère qui conforte les exploiteurs, qui les renforce, qui les réjouit même : imaginez ce monde où les choix politiques sont ainsi faits : maintenir l’exploitation actuelle ou choisir de l’accroître au nom de la Liberté. Cette grande tolérance pour ces conceptions politiques se voit aisément : En dépit des infractions constantes aux règles sanitaires, la police semblait bien plus préoccupée par la manifestation de solidarité à la Palestine que par ce cluster ambulant.

    Naufrage de l’anti-totalitarisme.

    Nous ne pouvons pas non plus nous empêcher de tancer un peu ceux qui, de notre côté de la barricade, se crispent autour d’une analyse similaire. Croire qu’il est intéressant pour les exploiteurs d’aller vers une hypothétique société totalitaire, invention datant de la Guerre Froide, est une erreur. Les interfaces démocratiques (vote, élections, libertés formelles) permettent une domination nettement plus souple, et moins coûteuse !, que la dictature terroriste et la surveillance constante. Elles sont des armes de crise. Tant que l’adhésion à la démocratie bourgeoise n’est pas menacée profondément, tant que l’État peut diriger la société, pourquoi se priver de ce moyen qui, finalement, fonctionne bien ?

    Aujourd’hui, nous observons un durcissement de l’appareil d’État, ainsi qu’un développement de plusieurs pratiques répressives importantes. Mais ces pratiques ne sont pas nouvelles : elles existaient sous la IIe, sous la IIIe et sous la IVe République aussi. Elles sont des armes de sécurité permettant d’écraser les menaces, mais sont-elles le prélude au fascisme ? En dehors du transfert d’une partie des pouvoirs répressifs à l’échelon administratif, ce qui est extrêmement inquiétant, la limite entre fascisme et démocratie est loin d’être franchie.

    A force de voir du fascisme et du totalitarisme partout, certains finissent par défendre des thèses invraisemblables, et à rejoindre des « défenseurs de la liberté » aussi glorieux de Barjot, Bigard ou Lalanne. Pourtant la réalité démontre bien que cette « dictature sanitaire » n’est pas tant appréciée que cela par la bourgeoisie : et pour cause, elle réclame à cor et à cri la réouverture la plus rapide des commerces, des bureaux, des lieux de loisirs. Nous nous demandons comment ceux qui crient à la conspiration totalitaire sont capable d’expliquer ce revirement.

    La réalité, est, que, une nouvelle fois, il faut que nous fassions aussi attention à quelle vision du monde nous avons. Savoir choisir entre deux visions :

    Celle d’Orwell, et son 1984, qui, par antitotalitarisme, avait fini par se faire auxiliaire de police du Royaume-Uni. Il avait préféré défendre la démocratie bourgeoise et lutter contre toute tentative révolutionnaire, persuadée que celle-ci étranglerait les libertés. Celle d’un monde aseptisé, censuré, sous la botte tyrannique de « Big Brother » et du silence. Celle du Léviathan de Hobbes.

    Ou celle d’Aldous Huxley, qui, dans Le meilleur des mondes, considérait que la société tyrannique était celle du plaisir, de la jouissance, de la consommation, de la liberté de façade, anesthésiante. Celle de la prison dorée, où nous vivons dans une bulle privilégiée. Une société dans laquelle la contestation politique est noyée dans le flux constant de données, d’informations non hiérarchisées, de bruit.

    Même si la réponse se trouve variable en fonction des contextes et des situations, nous pouvons dire que, dans l’absolu, Huxley avait raison. Et les anti-masques participent aussi à faire vivre cette illusion, en plus de perpétuer un danger médical infernal.

  • La chasse aux sorcières continue.

    La chasse aux sorcières continue.

    Dimanche 9 mai, treize policiers de la BAC, armés de fusils d’assaut ont encerclé et maîtrisé un homme sur le parvis de la Basilique d’Ainay à Lyon. La raison est au mieux pathétique, au pire réellement terrifiante. Dans tous les cas, elle reflète l’état de panique et la droitisation avancée tant de l’État que de la classe qu’il sert : la bourgeoisie.

    Un homme de 44 ans, habitué des promenades et des visites de lieux de cultes chrétiens pour méditer et prier, a eu, selon les paroissiens, « l’audace » d’être musulman, et de chanter en arabe les louanges de Dieu dans un lieu de culte. Il a prononcé le fameux « Allah Akbar » qui fait frémir les réactionnaires, pourtant une expression si anodine de foi pour les musulmans et les musulmanes.

    On en arrive à une situation éminemment Kafkaïenne, la haute bourgeoisie de la paroisse terrorisée par la présence de cet individu dans « leur » église, un encerclement de policiers armés et prêts à tirer, une arrestation médiatisée, et une condamnation mardi à deux mois d’emprisonnement pour « rébellion ». Répétons cela, en une poignée de jours, cet homme est passé d’un simple dimanche comme un autre à deux mois fermes à l’ombre, pour une simple prière dans un lieu de culte.

    Le comparution devant la cour a été aussi le théâtre de pathologisation de l’individu, on a cherché des éléments qui pouvaient expliquer rationnellement qu’un musulman « ose » venir dans une église à l’heure de la messe pour prier. On en oublierait presque que la Chrétienté et l’Islam partagent grandement la même source confessionnelle, le même dieu et les mêmes figures prophétiques. Penser qu’un homme visite des églises pour leur aspect calme et religieux est un bon moyen pour lui de méditer et exercer sa foi ne rentre pas dans une logique évidente quelconque.

    Cette histoire effarante, nous la devons au climat pogromiste dans lequel baigne la société française depuis des décennies. Elle est aussi une pierre de touche.

    D’une part, il est reproché aux musulmans et aux musulmanes de ne « pas s’intégrer » et de ne pas « faire d’efforts ». De l’autre, on les traite comme une diaspora menaçante, et on les marginalise constamment. Il y a là une prophétie auto-réalisatrice en germe.

    Mais la vérité, derrière les discours, est que les réactionnaires ont déjà tranché cette question. C’est ce qu’on retrouve derrière l’émergence de termes tels que « grand-remplacement », « français de papier » ou « islamo-gauchisme ». Tout en maquillant de pleurnicherie et de regrets leurs actes, toute une partie de l’échiquier politique a pris la décision de classer tous ces individus, pour des motivations foncièrement racistes, dans la catégorie des gens dont il faut se débarrasser. L’Islam est un prétexte, la réalité est celle d’une préparation mentale à l’épuration ethnique.

    Nous regardons avec inquiétude l’évolution politique et sociale de notre pays. Un pays qui, pourtant, est l’un des seuls qui ne définit pas la Nation comme une communauté ethnique. Nous savons que 2022 sera une date paroxysmique pour les discours réactionnaires. Nous l’avions dit, il y a 4 ans : « nous (au sens large) avons 5 ans pour être prêts à y faire face. » Nous voilà au seuil de l’échéance.

  • ICOR commémore le 8 mai l’écrasement du fascisme d’Hitler.

    ICOR commémore le 8 mai l’écrasement du fascisme d’Hitler.

    Cette résolution ICOR est sortie avec un léger retard. Elle n’est pour l’instant pas signée par les organisations membres, mais correspond donc à une position de son Comité de Coordination. Nous la publions en attendant d’avoir la liste de celles qui l’endossent.

    De nombreuses organisations d’ICOR célèbrent le 8 mai une journée commune de lutte contre le fascisme et la guerre impérialiste. Cette journée a une signification internationale. Esther Bejarano, aujourd’hui âgée de 96 ans et l’une des dernières survivantes, demande que le 8 mai devienne un jour férié. Elle déclare : « Nous nous souvenons afin de changer. La clé de ce changement, ce sont les jeunes ». Ils doivent devenir des combattants résolus pour l’avenir.

    Le 8 et le 9 mai 1945, la tyrannie fasciste de l’Allemagne hitlérienne a pris fin avec la reddition de l’état-major allemand au quartier général soviétique à Berlin. C’est l’Armée rouge victorieuse de l’Union soviétique socialiste qui a finalement terrassé le monstre fasciste. Le peuple allemand et les peuples d’Europe asservis par les nazis ont été libérés.

    Par des « blitzkriegs », Hitler avait envahi presque tous les pays européens afin de renforcer la position de départ de l’impérialisme allemand dans la lutte avec les impérialismes britannique et américain pour la domination mondiale. Son objectif principal, cependant, était la conquête et la destruction de l’Union soviétique socialiste afin d’éteindre une fois pour toutes la perspective de la libération révolutionnaire vers le communisme. Cependant, les choses se sont passées différemment.

    Sous la direction du prolétariat et de son parti révolutionnaire, les masses avaient réussi à se libérer du joug du capitalisme en Russie et à construire le socialisme en Union soviétique. À leurs yeux, la guerre contre les armées fascistes allemandes était une guerre de libération du peuple soviétique tout entier. Dans un discours radiodiffusé le 3 juillet 1941, Staline a lancé un appel :

    « Le but de cette guerre nationale patriotique pour la défense de notre pays contre les oppresseurs fascistes est non seulement d’éliminer le danger qui plane sur notre pays, mais aussi de soutenir tous les peuples qui gémissent sous le joug du fascisme allemand. Dans cette guerre de libération, nous ne serons pas seuls.« 

    C’est la conscience socialiste qui a permis aux masses soviétiques, dans un grand front uni, de mener la lutte pour la libération finale au prix de sacrifices inimaginables. Ce n’est que lorsque les armées soviétiques ont chassé les troupes fascistes vaincues devant elles jusqu’en Allemagne que l’Angleterre et l’Amérique ont ouvert un second front avec l’invasion du Jour J en 1944, afin de ne pas laisser la victoire sur l’Allemagne d’Hitler à la seule Armée rouge.

    Aujourd’hui, 76 ans après la victoire sur le fascisme hitlérien, les peuples du monde sont confrontés à de nouvelles tâches. La tendance générale à la préparation de la guerre impérialiste intensifie le danger de guerre. Elle s’exprime de plus en plus dans la montée des mouvements fascistes, dans les guerres commerciales, le réarmement massif, les manœuvres militaires à grande échelle, par des provocations ciblées, des menaces d’invasions, des conflits locaux jusqu’à la confrontation directe des pays impérialistes, et va finalement jusqu’au danger imminent d’une troisième guerre mondiale.

    Dans le réseau de l’impérialisme européen, l’Allemagne joue désormais le rôle principal. Dans le cadre de l’OTAN, l’Allemagne déploie de plus en plus fréquemment des unités militaires à l’étranger. Le principal moteur de la guerre est aujourd’hui l’impérialisme américain. Les troupes américaines se déploient à la frontière russe dans le cadre de l’OTAN. Le président américain Biden menace ouvertement la Chine d’utiliser des armes nucléaires, parce que la Chine commence à contester aux États-Unis son rôle de seule superpuissance, non seulement sur le plan économique mais aussi sur le plan politique et militaire.

    L’appel de mai de l’AIAFUF, fondée il y a quelques semaines, déclare :
    « Aujourd’hui, l’union anti-impérialiste la plus large est plus nécessaire que jamais ! Le monde est en proie à des troubles, les luttes de masse et les soulèvements se multiplient. La réponse des classes dirigeantes à cela est le développement à droite des gouvernements, la fascisation des appareils d’État, le fascisme, le racisme et l’oppression, habillés idéologiquement d’un anticommunisme agressif. Dans cette forte polarisation sociale, la question se pose de plus en plus : quelle est l’issue ? »

    Aujourd’hui, lorsque nous commémorons la victoire sur le fascisme nazi le 8 mai, il s’agit avant tout de rendre hommage au rôle décisif de l’Armée rouge victorieuse. Il faut s’opposer à l’anticommunisme qui divise la lutte antifasciste.

    En avant pour la construction du Front uni international anti-impérialiste et antifasciste ! (AIAFUF)
    Gloire à l’Armée rouge de l’Union soviétique socialiste dirigée par Staline !
    En avant vers le socialisme !
    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous !

    Signataires (en date du 12/5 2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
    2. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    3. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PCT Parti Comuniste du Togo
    6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. SPB Socialist Party of Bangladesh (Parti socialiste du Bangladesh)
    9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    10. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    11. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    15. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    16. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    17. UC Unité Communiste, France
    18. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    19. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    20. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    21. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    22. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    23. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    24. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    25. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    26. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    27. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    28. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    29. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    30. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    31. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
  • #SOSCOLOMBIA, Rassemblement de solidarité

    #SOSCOLOMBIA, Rassemblement de solidarité

    Aujourd’hui, à la place Bellecour avait lieu un rassemblement de soutien aux Colombiennes et Colombiens en lutte, et une commémoration à la mémoire de celles et ceux qui y ont perdu la vie. Depuis le 28 avril, se déroulent une mobilisation sociale massive et une grève générale contre les réformes fiscales du président Duque. Ces réformes visent à augmenter la TVA sur de nombreux produits essentiels, à réduire ou supprimer des aides sociales ainsi qu’à hausser les impôts de nombreux ménages, et cela dans le but de financer la lutte contre la pandémie du covid-19. La réponse du gouvernement à ces protestations a été une violente répression : on décompte des dizaines de mort·e·set des centaines de blessé·e·s.

    La communauté colombienne lyonnaise a organisé ce rassemblement pour appeler à la solidarité internationale et visibiliser leur cause, constatant la passivité des autres gouvernements. Des actions symboliques ont été menées pour rendre hommage aux victimes de la police colombienne, accompagnées par des moments plus joyeux de chants et de danses célébrant l’espoir de la population colombienne de transformer leurs conditions de vie.

    Nous avons pris la parole pour donner notre point de vue sur la situation, nous vous la retranscrivons :

    « Nous vous remercions d’avoir organisé ce rassemblement. La solidarité internationale est d’une importance majeure.

    Nous saluons la lutte du peuple colombien contre son gouvernement. C’est une importance capitale et il faut le souligner : oui, il y a la répression, mais elle existe parce que le peuple colombien s’est soulevé dans son ensemble. Trop longtemps, les colombiens et les colombiennes ont été l’otage de gouvernements réactionnaires, écrasé·e·s par la poigne des USA proches. Et il faut parler de la répression, oui, mais il faut aussi dire qu’elle existe, car les institutions, le gouvernement, tremble devant ceux et celles qui se soulèvent. La Colombie, en tant que terre d’enjeux, a toujours subi une pression particulière de la part de l’impérialisme. Et voir ces luttes se développer est essentiel !

    Nous trouvons terrible ce qui s’y passe. Et nous nous demandons ce qu’il nous faut faire.

    Il y a nous, qui regardons ce qui se passe là-bas, sans savoir quoi faire. Vous avez lancé une initiative de solidarité concrète et c’est extrêmement important. Nous ne pouvons pas que rester extérieur. La solidarité peut être sous des formes symboliques, artistiques, politiques ou financières. Mais c’est important qu’elle ne soit pas un vain mot, un mot creux.

    Nous ne pouvons pas oublier non plus que si il existe un océan physique qui nous éloigne de la Colombie, cela ne se passe pas sur une autre planète.
    Il n’existe pas d’océan entre les méthodes répressives qui sont appliquées là-bas et ici. Rien ne nous garantit qu’un jour, la répression des exploiteurs ne s’abatte pas sous la même forme ici même, avec la même violence. Rien ne nous prémunit contre cela

    Gardons à l’esprit que les luttes que mènent les Colombiens et les Colombiennes sont des luttes qui participent, comme les nôtres, à une lutte générale. Chaque victoire, où qu’elle soit, nous prémunit davantage contre l’écrasement. Nous sommes tous un seul front de lutte contre l’ensemble des impérialismes, du capitalisme et de l’exploitation. Chaque victoire où qu’elle soit contribue à affaiblir cet ennemi. Chaque fois qu’en Colombie, en Turquie, en France, des victoires arrivent, elles élargissent notre champ des possibles et contribuent à l’émancipation générale de l’humanité

    Soutenons les luttes et les organisations de lutte colombiennes !
    Vive la solidarité internationale ! À bas la répression et les régimes fascistes ! »

    Unité Communiste manifeste son soutien à tout·e·s ses frères, sœurs et adelphes Colombien·ne·s en lutte, ainsi qu’aux proches des victimes des violences policières. Nous saluons également nos camarades du Partido Comunista de Colombia – Maoista, membres de l’ICOR.

  • 200e anniversaire de la mort de Napoléon.

    200e anniversaire de la mort de Napoléon.


    Pourquoi, dès lors qu’il s’est paré d’un manteau monarchique, est-il si difficile de parler de Napoléon comme d’un dictateur ?
    Nous avons toujours du mal à regarder notre propre histoire en face, tandis que nous jugeons avec facilité, en bloc, celle des autres. Nous espérons toujours trouver une manière de nous défausser des torts commis et de correspondre à notre autoproclamée place de pays des droits de l’homme. Pourtant, prenons le temps de juger les choses de manière factuelle avant de parler du ressenti.

    La structure de l’Empire, pourtant, est exactement celle d’une dictature avec quelques menues formes démocratiques : deux assemblées, les « manchots » et les « aveugles » sont supposées faire les lois. Mais l’une les discute sans les voter, l’autre les vote sans les discuter. Mais la réalité du pouvoir est dans les mains de l’empereur. Il construit d’ailleurs une techno-structure : une administration centralisée, les préfets, dont on hérite aujourd’hui et qui poursuit la même mission.

    Ses réalisations, ces fameuses « masses de granit » chargées d’en terminer avec les révolutions, de figer le fonctionnement de l’État, sont souvent mises en avant comme des aspects positifs. Mais il faut les comprendre pour ce qu’elles sont : elles étaient des manières de mettre en ordre un pays qui sort de 10 ans de révolutions et de 100 ans de décomposition du féodalisme. Elles n’ont pas vocation à rendre service, mais bien à être fonctionnelles : c’est à dire à permettre aux projets impériaux, ainsi que de la classe des richissimes exploiteurs qui les soutiennent, d’être exaucés. Ils ne sont ni bons, ni mauvais, ils sont simplement des faits bruts.

    Ainsi, nous parvenons à mettre sur le même plan la structuration d’un État, réalisée d’une main de fer, avec les autres aspects de son règne.

    Le règne de Napoléon, c’est 6 millions de morts sur le continent Européen. Ce sont des territoires germaniques ravagés, c’est une Russie dévorée par la guerre. Son pouvoir est aussi celui du retour de l’esclavage par la guerre, et de l’assimilation forcée des juifs et des juives. C’est l’étranglement du droit des femmes, devenues mineures perpétuelles. C’est l’imposition d’un régime de terreur dans des territoires occupés. C’est la dictature ouverte et terroriste au profit des couches les plus embourgeoisées de la population. Celles qui bénéficient de la guerre tandis qu’un million et demi de français meurent « pour la gloire ».

    Cette grandeur de la France à cette époque est mise en avant par les admirateurs de Bonaparte. Mais qu’est ce que la grandeur lorsqu’elle profite à une poignée de richissime exploiteurs ? Ces immenses cartes montrant l’étendue de l’Empire fascinent, certes. La fierté nationale en sort ragaillardie. Mais, là aussi, cette grandeur, ce lustre, est réservé à une élite : ceux qui s’enrichissent. Pour le reste, en dehors du sentiment, il n’y a guerre de retombées.

    La Grandeur de notre peuple, nous la préférons dans ses réalisations positives, dans ses luttes, dans sa solidarité, dans sa capacité à avancer vers un monde meilleur, plus juste. Que les frontières de la France s’arrêtent au Rhin où à la Volga ne nous importe que peu. Ce sont déjà nos frères et nos sœurs de classe qui vivent de l’autre côté.

    Et l’homme, parlons-en. Ou plutôt laissons parler Henri Guillemin à son sujet.


    Il initie aussi un cycle de rancœurs, notamment entre Prusse et France, dont l’aboutissement, cent ans après, dans la boue de Verdun, n’est qu’un exemple.

    Napoléon a été un catalyseur de l’histoire. Il a contribué, par l’onde de choc traumatique qu’il a laissé, à redessiner l’Europe et ses destinées. Sur les talons de la Grande Armée en déroute sont nés les prémices Nations modernes de l’Europe. Faut-il lui rendre hommage pour cela ? Il est douteux que, Napoléon ou non, elles ne soient apparues et n’aient affirmé leurs existences. Fallait-il arroser d’autant de sang les sols pour cette récolte ?

    Napoléon, sans le comparer pour autant à d’autres régimes, illustre une chose : il illustre le fait que les grandes bourgeoisies, pour asseoir leur domination sur les autres, sont prêtes à toutes les guerres et tous les crimes. D’autres successeurs suivront le même projet : celui d’unir l’Europe par la guerre et le sang, sous l’ordre d’une capitale. Qu’importe que celle-ci fût Berlin ou Paris.

  • Premier mai : quelles conséquences ?

    Premier mai : quelles conséquences ?

    Le 1er mai a été, dans l’ensemble, réussit. En dépit des circonstances, de la situation sanitaire, de la météo, il a pu être tenu. Il a été massif : cela reflète le fait que le confinement n’a nullement eu raison de la détermination de la population. Une série de violences ont eu lieu dans un certain nombre de villes de France. Ces violences demandent une réaction.

    Nous condamnons en tout premier lieu la violence policière, qui s’est exercée sur l’ensemble des manifestations. L’État a d’ailleurs savamment manœuvré pour accentuer les contradictions entre les différents cortèges et pour pousser à ce qui s’est précisément passé : un affrontement entre manifestants et manifestantes. Nous condamnons également les violences exercées et les menaces proférées envers la CGT, en particulier à Paris, où de nombreux blessés et blessées sont à déplorer. Certains et certaines ont d’ailleurs du être hospitalisés.

    Nous en sommes encore à collecter des informations pour établir un scénario objectif prenant en compte non seulement les faits bruts, mais également les intentions et les perceptions. Ce travail prend du temps et demande du recul. Nous communiquerons à nouveau dessus plus tard. Les situations varient en fonction des villes et il nous paraît encore difficile d’établir un tableau général.

    Au stade ou nous en sommes, nous comprenons qu’il y a eu un affrontement entre le cortège de tête et la police et que certaines parties de ce cortège ont considéré que la CGT les auraient abandonnés, et s’en serait pris à elle. Mais nous tirons la conclusion aussi qu’il y a également une montée en tension sur un terme long, surtout dans certaines villes comme Paris.

    De fait ne nous paraît pas possible de comparer les situations à Lyon et à Paris. Nous dissocions bien les deux situations, lesquelles sont d’une gravité différente et correspondent aussi à des logiques différentes. Ces affrontements sont donc à la foi le fait d’une colère spontanée, de mécompréhension, mais aussi, notamment à Paris, d’une action consciente, réactionnaire, anti-syndicale menée par des éléments épars. Nous saluons le fait qu’une partie toujours plus importantes d’organisations s’attachent, aujourd’hui, à dissocier les problématiques liées au cortège de tête et les agresseurs patentés.

    Si ni les violences de l’État ni celles des militants entre eux ne sont acceptables, nous ne les mettons cependant pas sur le même plan : l’une est une violence d’État, réactionnaire, l’autre est une tragique et évitable crise interne à celles et ceux qui veulent lutter.

    Nous pouvons, dans un sens, comprendre les sentiments de ceux qui sont réprimés par la police.

    Mais c’est là aussi l’une des problématiques propre au cortège de tête. Il y existe un consensus face à la violence. Ceux et celles qui y vont savent que les affrontements arrivent. Nous n’avons rien à redire à cela. Mais les cortèges autonomes ne le sont pas réellement, du moins pas à l’heure actuelle. Ils ne vivent pas dans un monde différent des autres forces, notamment de la CGT, et il n’existe pas un espace suffisant pour que les actes des uns n’engagent pas de fait les autres cortèges. La réalité étant que leur mode d’action a eu des conséquences. Et ces conséquences ont été imposées comme un fait accompli, transgressant le consentement à la violence des autres.

    C’est là où réside le casus belli et c’est là où réside la faute principale : le fait pour certains, qui ne cachent pas leur détestation des syndicats, de les avoir pris pour un rempart, comme un refuge, leur imposant une confrontation à laquelle ils n’étaient pas préparés. Certains, certaines, d’ailleurs, ne peuvent l’assumer : les manifestations ne sont pas des défilés militaires ou para-militaires, mais doivent rester des lieux ouverts à tous et toutes.

    Mais au-delà des faits « cliniques », il existe forcément un vécu, une sensibilité, une perception des événements. Cette perception-la fait que tout le monde sort de cette manifestation mortifié, en colère, dépité. Les mots de colères, les actes de détestation qui se sont exprimés -certains se faisant le plaisir de régler des comptes, d’un côté comme de l’autre- entraînent aujourd’hui une série de communiqués rageurs.

    Nous comprenons, mais en dehors des excommunications, nous devons faire autre chose.

    Nous sommes en face d’un choix : soit cette histoire débouche sur une guerre ouverte, soit il faut parvenir à trouver une résolution.

    Si certains veulent faire le procès du cortège de tête, pourquoi pas. Non n’avons pas de problème avec les procès politiques. Mais à condition à ce qu’ils soient instruits convenablement, à charge et à décharge, et que les circonstances soient prises en compte. Et elles méritent d’être prises en compte.

    Nous ne pouvons oublier le climat de tension actuel. Nous ne pouvons pas non plus nier que la pandémie et l’isolement favorisent la polarisation. Même dans les rapports interpersonnels militants, les montées en tension sont déjà plus forts, il en est de même dans les rapports organisationnels. Il nous faut ajouter aussi ce sont créé récemment des brigades d’ »agents de liaisons », directement liées à la police nationale, chargés officiellement « de rétablir une communication entre le cortège et les forces de l’ordre et d’apaiser les tensions avant tout débordement« . Dans les faits, ils sont venus préparer le terrain à une répression à la carte, tout en encourageant la délation. Nous avons compris leur insistance à nous parler comme une manière de nous inciter à faire appel à la police. Nous ne doutons pas que cela était dirigé contre le cortège de tête. Cette stratégie de l’État est perverse. Elle marche, et la conflictualité actuelle lui donnera encore plus de poids.

    Le risque d’expédition punitive et de contre-expéditions punitives est réel.

    Il est impossible que la nébuleuse autour du cortège de tête puisse faire autre chose que des attaques ponctuelles en face de l’immense machinerie des organisations. Mais cela demeure grave et contribue à créer un climat dangereux dans les manifestations. De plus, cette situation contribue à décourager et dégoûter de nombreuses personnes de participer à ces manifestations. Cela renforce aussi l’emprise de la police sur les organisations « légales ».

    De même, il est absolument improbable que le cortège de tête disparaisse. Il est l’émanation de quelque chose qui existe indépendamment de nos volontés et indépendamment même de la volonté de ses acteurs. Il représente le vide stratégique laissé par les organisations révolutionnaires : celui de la lutte extra-parlementaire. Ce n’est ni le mouvement autonome, ni le cortège de tête qui font échouer les développements politiques : au contraire, c’est l’échec général des organisations révolutionnaires à répondre à ces questions qui explique l’existence de ce cortège magmatique. Le fait qu’il existe des cyniques qui veulent que les choses dégénèrent n’enlève rien à ce fait. Il en existe d’ailleurs qui, lâchement, se réjouissent de cette situation pour solder de vieux comptes.

    Si cette guerre a lieu, il n’y aura pas de gagnants autres que l’État et la police. Ils pourront bénéficier de la division pour mieux réprimer, en fragmentant la solidarité, et ils pourront utiliser les haines et les inimitiés pour adopter des politiques de répression différenciées.

    Nous sommes loyaux envers la lutte, et nous voulons qu’elle triomphe. C’est notre but premier, même si les étapes sont parfois complexes.

    Nous comprenons les colères, les rancœurs, les ressentiments. Cela demandera du temps pour que les choses désescaladent. Mais nous pensons qu’il faut que cette perspective existe. Elle a existé par le passé. Elle a permis aux différents cortèges de pouvoir exprimer leurs mots d’ordre et leurs modes d’action sans interférer avec les autres, ni sans transgresser le consentement à la violence. Elle doit renaître.

    Nous avançons progressivement dans une période qui s’assombrit. L’hypothèse d’une sortie de pandémie peut paraître réjouissante, mais elle n’en est pas moins l’entrée dans une période dure. Nous pouvons faire face à celle-ci empli de haine les uns envers les autres, ou nous pouvons être capable d’intelligence et de coopération. La réponse, une fois de plus, dépend de nous. Un nous au sens large, qui implique l’ensemble du spectre de la lutte sociale.

  • Résolution de l’ICOR Pour le 1er Mai 2021

    Résolution de l’ICOR Pour le 1er Mai 2021

    1er Mai 2021
    Journée de lutte internationale de la classe ouvrière et des peuples opprimés du le monde ! Développons partout la combativité des ouvriers et ouvrières !

    Renforçons à l’échelle mondiale le Front uni anti-impérialiste international contre le fascisme et les guerres réactionnaires ! Pour une alternative socialiste au capitalisme en crise !

    Le 1er mai est le jour de l’année qui appartient sans équivoque à la classe ouvrière et aux peuples opprimés du monde. La classe ouvrière a la force, la raison et la vigueur pour mettre fin à l’exploitation capitaliste de l’homme et de la nature – si elle est organisée et convaincue de la lutte pour la libération nationale et du socialisme ! La classe ouvrière a commencé sa lutte il y a 150 ans avec la Commune de Paris, elle l’a poursuivie avec les révolutions socialistes du 20ème siècle et elle continuera son combat jusqu’à la victoire. Le 1er mai nous célébrons notre force, nous confirmons notre détermination à lutter face à la pression réactionnaire, en nous tendant la main dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien.

    À l’occasion du 1er mai 2021, on célèbre quelque chose d’exceptionnel : Après presque deux années de préparation le Front uni anti-impérialiste et antifasciste international a été fondé par près de 500 organisations des cinq continents et son comité consultatif de coordination de dix organisations internationales.

    Le 1er mai de cette année, la classe ouvrière internationale et les masses populaires opprimées sont confrontées aux conséquences désastreuses de la crise économique et financière mondiale et de la pandémie de Covid-19. Quelque pays sont en train de surmonter la pandémie. Beaucoup de pays sont touchés par une troisième vague et des mutations nouvelles de plus en plus dangereuses surgissent. Quelques pays impérialistes tirent profit de leur possibilités d’accès à la vaccination qui est toujours inaccessible pour beaucoup des pauvres de ce monde. En raison de la lutte contre la pandémie, il a été nécessaire de renoncer temporairement à certains droits de liberté comme la liberté de réunion. Mais les forces dominantes se sont servis de la lutte contre la pandémie de prétexte pour tester jusqu’où ils peuvent aller dans la limitation des droits et libertés des travailleurs et jusqu’où ils peuvent faire avancer les mesures d’État policier. La destruction de l’environnement se poursuit sans perturbation. La pandémie a mis à jour et aggravé les contradictions de classe, l’exploitation et l’oppression par le capitalisme. Les différents niveau de la gestion de la pandémie ont révélé les inégalités entre les pays riches et les pays pauvres. La crise sanitaire ne présage rien de bon pour l’avenir. D’innombrables personnes dans le monde sont confrontés à la perte de leurs emplois, à la pauvreté et à la précarité de l’existence. D’un côté, nous voyons augmenter de façon vertigineuse les fortunes des grands patrons et des actionnaires des grands groupes. De l’autre côté, ils demandent aux travailleurs de faire des sacrifices. Les travailleurs renoncent à une partie de leurs salaires, à leurs congés. C’est soi-disant pour sauver leurs emplois. Les petits indépendants sont poussés à la ruine.

    L’impérialisme des États-Unis, ennemi de tous les peuples et actuellement fauteur de guerre principal, n’a pas disparu avec Trump. Biden est résolu :« Les États-Unis sont de retour ! », a-t-il déclaré dans un avertissement aux peuples du monde, pour confirmer sa prétention à l’hégémonie. C’est pratiquement la déclaration que les impérialistes vont faire de la politique avec plus de guerres. Si les peuples opprimés osent à lutter et à se soulever, l’impérialisme américain s’occupera d’eux ensemble avec ses alliés dans l’OTAN. La crise économique mondiale a aggravé l’inégalité du développement entre les différents pays et les puissances impérialistes. La concurrence qu’ils se livrent continue à s’intensifier. Le danger croissant de guerre est soutenu par une politique chauvine accrue.

    Dans le monde entier le mouvement ouvrier et les masses populaires ont montré clairement que même face à la crise ils sont en mesure de lutter. Les révolutionnaires du monde en particulier sont la cible du terrorisme impérialiste et anticommuniste. Sous la politique du gouvernement philippin consistant à qualifier indistinctement ses opposants de « communistes » ou de « terroristes », nos amis philippins sont persécutés et assassinés dans le cadre de véritables pogroms.

    Contre le fascisme et la guerre, forgeons notre nouvelle arme forte, le Front uni anti-impérialiste !

    Nous sommes inspirés par la combativité qui empreint l’histoire du mouvement ouvrier. Nous lutterons pour les revendications et les intérêts de notre classe et nous nous libéreront de ceux qui nous exploitent et nous oppriment.

    Nous lutterons, nous nous unirons et nous nous organiserons de mieux en mieux. La classe ouvrière, ensemble avec ses alliés, luttera avec les ouvriers et ouvrières du secteur précaire et informel, avec les paysans, les femmes et la jeunesse, avec les peuples indigènes, les mouvements de libération des peuples opprimés, les grandes luttes contre la destruction de l’environnement par le capitalisme, dans la lutte pour les droits et libertés démocratiques et contre le développement vers la droite et les gouvernements fascisants. Ces mouvement ont grand potentiel anti-impérialiste et révolutionnaire.

    Aujourd’hui la construction de partis révolutionnaires marxistes-léninistes forts et de l’organisation révolutionnaire mondiale ICOR est la conclusion la plus importante pour la lutte pour le socialisme. Nous lutterons, construirons nos organisations, renforcerons leur coordination et coopération et ainsi nous nous préparerons à des développements rapides vers des situations révolutionnaires.

    PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS ET PEUPLES OPPRIMÉS UNISSEZ-VOUS !

    Développons la combativité et l’organisation et élevons le niveau de la lutte !

    En avant avec l’ICOR et le Front uni anti-impérialistes !

    Unissons-nous contre l’impérialisme et le fascisme !
    Pour la paix avec la justice, la liberté et les droits des peuples et – le socialisme !

    Résistance active contre les préparatifs impérialistes de guerre ! En avant vers la révolution socialiste internationale !

    Signataires (en date du 22/4 2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    6. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    7. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    8. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    9. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    15. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    16. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    17. UC Unité Communiste, France
    18. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    19. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    20. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    21. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    22. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    23. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    24. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    25. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    26. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    27. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    28. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    29. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    30. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    31. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    32. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    33. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)

  • Communiqué de « Vive la Commune de Paris (1871) » sur le premier mai.

    Communiqué de « Vive la Commune de Paris (1871) » sur le premier mai.

    Membres et signataires du collectif « Vive la Commune de 1871»: Amis de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) ; Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT) ; Centre de recherche culturelle de Dersim (CRCD) ; Comite Solidarité Pérou (CSP) ; Confédération européenne des droits des peuples (ADHK) ; Mouvement démocratique des Femmes en Europe (Paris), ADKH/Paris ; Nouveau Parti Communiste Haïtien (NPCH) ; Union des Populations du Cameroun -Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie (UPC-Manidem) ; Union des travailleurs et de la fraternité des Peuples (Bir-Kar) ; Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML) ; Union des Femmes Socialistes (SKB) ; Unité Communiste (UC). Soutenu par la Confédération des travailleurs de Turquie en Europe (ATIK).

    2020 et 2021 sont des années d’une dureté sans précédent dans l’histoire récente.

    Sur le plan économique, la pandémie a accentué une situation désastreuse qui préexistait déjà. Les couches populaires sont indispensables pour le fonctionnement de la société. En tant que « premières de corvée », elles paient de loin le prix le plus lourd : précarité, chômage, baisse des revenus…

    Au niveau international: guerre économique, budgets militaires en hausse, tensions et affrontements militaires. Les guerres montrent les batailles impérialistes pour la domination et le repartage du monde.

    Quant à l’environnement, nous courrons vers une catastrophe écologique année après année, malgré les beaux discours des dominants.

    Le gouvernement Macron et ses donneurs d’ordre n’ont fait qu’approfondir les crises du système capitaliste.Nous ne paierons pas leur crise !

    Nous en avons assez d’être méprisé.es, d’être traité.es comme des variables économiques ou sanitaires par les jeux des exploiteurs et de leur gouvernement. Assez de voir des passe-droits, des privilèges, mais aussi des discriminations.

    Diviser…

    Le gouvernement ne reste pas sourd à notre colère. Il essaie de la détourner vers des boucs émissaires, comme les minorités religieuses, sexuelles, politiques… La haine des uns et des autres est un bon moyen de faire oublier que nos vrais bourreaux sont les exploiteurs. Le gouvernement bourgeois veut aussi monter la population contre ses concurrents impérialistes : La Russie, la Chine ou d’autres.

    et réprimer

    En France, le gouvernement se prépare à des luttes sociales majeurs. Il met en place des dispositifs pour contrôler, réprimer et censurer la population. Il veut mettre au pas les associations, les universités et la recherche.

    La campagne électorale de 2022 a commencé. Elle est dominée par les discours les plus réactionnaires. La gauche traditionnelle s’est effondrée : à quoi bon voter pour elle alors qu’elle applique un programme de droite. Et le « jeu parlementaire » a de moins en moins de crédit.

    Mais ces élections seront un baromètre, c’est là leur principale importance. L’essentiel échappe au Parlement : les décisions importantes sont prises dans les directions des entreprises du CAC 40.

    Une autre société est possible – la Commune de Paris (1871) l’a montré !

    La révolution de la Commune a détruit la vieille machine d’Etat, construite pour museler le peuple et l’exploiter. En 72 jours, la Commune, ce premier gouvernement ouvrier, a mis en place plus de droits économiques et politiques que 70 ans de lutte.

    *Le pouvoir réel au peuple, avec des représentants payés au salaire ouvrier qui doivent exécuter ses directives sous peine d’être révoqués.

    *Suppression de l’armée permanente, outil de la répression du peuple.

    *Éducation laïque, démocratique populaire. Séparation de l’État et de l’Église

    *Plafonnement des loyers, des prix de l’alimentation, du coût de l’éducation et de la vie.

    *Suppression des inégalités entre hommes et femmes.

    *Saisi des usines et ateliers fermés, pour les redonner à celles et ceux qui y travaillent. Droit au travail, salaire minimum, suppression des sanctions et des amendes patronales…

    *Solidarité internationale, pour une « République universelle», la Commune donné les mêmes droits aux Communard.e.s indépendam- ment de leur nationalité.

    Toutes ces créations n’ont pu être réalisées que parce que le prolétariat s’est progressivement dégagé de l’influence des exploiteurs et des capitalistes. Il a développé sa propre vision du monde, ses propres organisations et enfin, en détruisant la vieille machine d’État, il a érigé son propre pouvoir.

    L’ensemble des révolutions apparues par la suite se sont inspirées de l’orientation socialiste de la Commune : russe, chinoise, cubaine… Elles ont aussi appris de ses erreurs : l’écrasement de la Commune a montré la nécessité de mettre l’ennemi hors capacité de nuire, de s’unifier encore mieux autour du projet de société en construction, de centraliser l’action. Nous voulons construire un Parti révolutionnaire, fort et soudé, capable de renverser l’ordre ancien.

    Aujourd’hui, avec plus de 60 organisations sur les 5 continents, la Coordination internationale des Organisations révolutionnaires (ICOR) soutient la coordination des luttes au niveau mondial ainsi que la construction, la coopération et l’entraide entre organisations et Partis révolutionnaires

    Le collectif « Vive la Commune de 1871avec l’ICOR s’active pour les 150 ans de la Commune de Paris :

    Dans la rue le 1er mai! Nous devons nous battre sur tous les fronts : pour nos emplois, contre la précarité, pour nos droits et libertés démocratiques, contre la barbarie capitaliste et ses guerres, pour l’environnement et notre santé.

    – Solidarité ici et ailleurs: chaque victoire, où qu’elle soit, renforce la lutte générale du peuple contre ses bourreaux ! Notre lutte est internationale ! Organisons-nous pour agir – dans les syndicats, associations, organisations politiques.

    – Le socialisme abolit l’exploitation et l’oppression. Osons penser plus loin que le capitalisme. Construisons l’avenir de l’Humanité, solidaire, unitaire, en un mot : socialiste révolutionnaire !

    « Vive la Commune de 1871 – préparons la révolution socialiste!»

    Nous vous donnons rendez-vous :

    Samedi, 1er mai – participation à la manifestation du premier mai

    Samedi 15 mai– Rassemblement et promenade « Les femmes de la Commune et la lutte des femmes aujourd’hui» 14h, Montmartre, Rendez-vous: Rue du Chevalier de la Barre/Rue de la Bonne

    Samedi, 29 mai – Paris, 10 h, participation à la journée populaire pour célébrer la Commune Place de la République avec manifestation à 14h vers le Mur des Fédérés au Père Lachaise

    Dimanche, 30 mai –Paris: l’ICOR invite à une réunion-débat« Quelles leçons tirer de la Commune de Paris pour nos luttes d’aujourd’hui?» avec la participation active du Collectif « Vive la Commune de 1871» Paris, 10 h Centre International de Culture Populaire CICP, 21 rue Voltaire (en cas de fermeture Place de la République)

    Nos camarades UPML à Paris.
    Notre cortège à Lyon
  • 1er mai pluvieux, mais combatif !

    1er mai pluvieux, mais combatif !

    Nous avons défilé avec nos camarades de Drapeau Rouge et du MLKP dans un cortège combatif et déterminé. Nous saluons ceux et celles qui sont venus participer, même un temps, à son existence.

    La manifestation était massive, reflétant le désir de lutte de la part de la population et des organisations, politiques, associatives, syndicales. Un long ruban s’est déroulé entre Jean Macé et Bellecour. Pour Lyon, qui historiquement mobilise peu, ce 1er mai est une belle surprise.

    Car il y a matière à se battre !

    ➡️La pandémie a montré le mépris des exploiteurs. Ils ont imposé des demi-mesures constantes pour protéger leurs profits, entraînant d’interminables couvre-feu et pseudos confinements. Masques, lits en réanimation, vaccins, tout manque : c’est là le prix d’une politique de dévastation des protections sanitaires, jugées non rentables. Nous saluons, ce premier mai, le courage des soignants, des soignantes du monde entier.

    ➡️La situation économique n’était pas rose avant la pandémie. Elle est encore plus médiocre. Nous courrons le risque d’un effondrement dans certains secteurs, tandis que d’autres sont abusivement arrosés d’argent gratuit, permettant aux actionnaires de se remplir les poches. Et cela n’arrête pas les réformes gouvernementales : la fonction publique, la sécurité sociale, les retraites et le chômage sont toujours dans le collimateur.

    ➡️La situation internationale devient de plus en plus tendue. Les grandes puissances montrent les dents et s’intimident. Leur but n’est nullement de défendre la liberté : il est de se repartager le monde en fonction de leur force. Derrière ces partages, des peuples subissent l’oppression, les dictatures, la surexploitation, la guerre et la famine. La France participe activement à ces régimes, comme celui du dictateur Idriss Déby, au Tchad, laquais servile de la françafrique. Le 1er mai est internationaliste !

    Dans l’ensemble, ce premier mai, bien que combatif, est dans un climat crépusculaire. Nous ne pouvons oublier qu’il y a une dizaine de jours, des militaires en charentaise proposaient de mater par la force la population. Nous ne pouvons oublier que toute une partie des politiques « républicains » les ont applaudis. Nous n’oublions pas non plus qu’une partie de ces thèses fraient jusque dans « notre camp ».

    La police est intervenue à plusieurs reprises, semant le chaos à l’avant de la manifestation, et entraînant un climat de tension délétère. Nous le trouvons regrettable. Nous pensons que les modes d’action et les mots d’ordres variés ont leur place et leur droit à l’expression, dès lors qu’ils ne transgressent par le consentement des participants et participantes à la manifestation, ni qu’il ne se fasse à leurs dépends.

    Il nous apparaît important de souligner que, une fois encore, le repas libertaire organisé place Sathonay (Lyon 1), a été interdit. Cela fait la troisième année consécutive que celui-ci ne peut se tenir, depuis la répression violente du 1er mai 2018. Cette année-là, un de nos camarades avait d’ailleurs été arrêté et déféré devant le parquet.

    Le fait que cette tradition soit rompue est une signe des temps : Ils sont de plus en plus complexes ! La répression prend des formes nouvelles, plus intenses, plus précises. La mise en œuvre des « Équipes de liaison et d’intervention », ces policiers chargés de « faire le lien entre manifestants et forces de l’ordre » sont apparus. Ils sont d’ailleurs venu nous voir.

    Nous comprenons leur existence comme répondant à plusieurs objectifs :

    ➡️Faciliter, pour l’État, la gestion des politiques de répression. Les nassages étant parfois contre-productifs en termes d’image, la médiation est là aussi pour redonner une gradation.

    ➡️Collecter des informations et individualiser les relations avec la Police, dans le but d’identifier le rapport des différents groupes avec la Police, tout en pouvant intimider.

    ➡️Désunir les cortèges, en employant des politiques différentes en fonction des acteurs, en les poussant aussi à faire appel eux-mêmes à la répression.

    Ne nous laissons pas avoir : polie ou brutale, la répression et la division produisent les mêmes effets : les tensions montent entre ceux et celles qui luttent, tandis que l’Etat et les exploiteurs ressortent renforcés.

    ➡️Nous pensons que, dans l’étape actuelle de la crise sanitaire, économique, sociale, politique et écologique, nous avons le devoir de dialoguer, de coopérer, de parvenir à se soutenir mutuellement et à remporter de nouveau des victoires. Sans quoi le premier mai 2022 pourrait bien se dérouler dans une ambiance encore plus sombre.

    ➡️Dans l’esprit de la Commune, de son idéal de démocratie du peuple, unissons nos force, à Lyon, en France, en Europe, dans le Monde. Avançons, luttons, gagnons !