Catégorie : Communiqués

  • ICOR : Solidarité avec les travailleurs et les masses populaires au Kazakhstan

    ICOR : Solidarité avec les travailleurs et les masses populaires au Kazakhstan

    Au début de l’année 2022, des manifestations de masse contre le pouvoir se sont répandues dans plusieurs villes du Kazakhstan. L’élément déclencheur a été le doublement du prix du gaz liquide. Les travailleurs de l’industrie, en particulier ceux du pétrole, du gaz et de l’acier, se sont mis en grève, ont bloqué les routes et organisé des manifestations. Les luttes ont commencé dans l’ouest du pays et se sont propagées de manière explosive dans tout le pays, y compris dans la capitale Nour-Soultan et la métropole économique Almaty.

    Le Kazakhstan a été gouverné pendant des décennies par le potentat Noursoultan Nazarbaïev. Même sous la présidence de Kassym-Jomart Tokaïev, qui lui a succédé en 2019, la famille Nazarbaïev a conservé son influence et ses possibilités d’enrichissement. Les protestations ont un caractère insurrectionnel et sont dirigées contre le gouvernement corrompu et ses abus de pouvoir.

    La police et l’armée répriment les protestations avec une brutalité fasciste intransigeante. La police et l’armée ont reçu l’ordre de tirer et ont abattu au moins 225 manifestant.e.s. Les protestataires ont résolument attaqué les bâtiments détestés du gouvernement, des maires et des services secrets. Toutes les forces impérialistes tentent d’assurer leur influence et certains essaient d’exploiter à leur profit ce soulèvement justifié des masses populaires. Le 5 janvier 22, le président Tokaïev a limogé le gouvernement, annulé l’augmentation du prix du gaz et occupé les postes influents de Nazarbaïev avec ses propres hommes. Cela n’a pas suffi à apaiser les masses. Le 6 janvier, des troupes de l’alliance « Organisation du traité de sécurité collective » (OTSC), menées par des soldats russes, sont arrivées au Kazakhstan « à l’invitation de Tokaïev, avec le soutien de la Chine. L’impérialisme russe a ainsi pris l’avantage sur ses rivaux impérialistes et leur annonce sans équivoque sa prétention impérialiste à la prise de pouvoir sur ce pays important pour lui sur le plan géostratégique, économique et militaire. Cela ne laissera pas les impérialistes occidentaux en paix et aggrave également le risque de guerre à ce point névralgique.

    Après 30 ans, les habitants de plusieurs anciennes républiques soviétiques en ont assez des dirigeants qui se sont imposés après la chute de l’Union soviétique et qui se sont immensément enrichis par l’exploitation la plus brutale des travailleurs et des matières premières. L’arbitraire et la brutalité du pouvoir d’État règnent, les droits et les libertés démocratiques n’existent pas dans les faits. Outre les impérialistes russes et la Chine, les impérialistes de l’OTAN et de l’UE veulent désormais garantir leur accès à ces richesses et leur influence.

    Halte aux méthodes fascistes de répression

    Des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans la rue, notamment dans la mégapole d’Almaty. Plus de 3 000 arrestations ont eu lieu, selon la chaîne publique Khabar. Le président Tokaïev ordonne « des opérations antiterroristes » qui doivent durer jusqu’à « l’élimination complète des combattants ». Entre-temps, les protestations de masse justifiées ne sont plus seulement dirigées contre les augmentations drastiques des prix de l’énergie. En 2011 déjà, les forces de sécurité avaient tiré sur des grévistes du pétrole à Janaozen et tué 16 d’entre eux. Le gouvernement fasciste ne cesse de s’en prendre aux syndicats indépendants.

    Les prises de position diffusées dans les médias bourgeois occidentaux, qui appellent à renoncer à la violence, méconnaissent complètement qui sont les oppresseurs et qui sont les opprimés.

    ICOR exprime sa pleine solidarité aux travailleurs, aux femmes et aux jeunes qui protestent. C’est une méthode typique que les personnes qui descendent dans la rue pour leurs revendications légitimes soient traitées de « terroristes », avec le motif de réprimer leur protestation de la manière la plus brutale.

    Liberté pour tous les détenus politiques sur une base antifasciste !
    Pour le droit de faire grève et de manifester en masse !
    Pour la démocratie, la liberté, la paix et le socialisme !

    Signataires (en date du 21/1 2022, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
    2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    3. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PCT Parti Comuniste du Togo
    6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. SPB Socialist Party of Bangladesh (Parti socialiste du Bangladesh)
    9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    10. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    11. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    12. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    15. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    16. UC Unité Communiste, France
    17. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    18. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    19. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    20. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    21. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    22. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    23. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    24. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    25. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    26. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    27. OAPCM Organización Apoyante del Partido Comunista de México (Organisation de soutien du Parti communiste du Mexique)
    28. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    29. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    30. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    31. ROL Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis
  • 13 janvier : grève massive dans l’éducation

    13 janvier : grève massive dans l’éducation

    Aujourd’hui, 13 janvier, une grève massive s’est lancée, à l’appel de toutes les organisations syndicales du milieu scolaire – sauf la CFDT. Cette grève de l’enseignement à mobilisé au minimum 40 % des enseignants. Elle est un succès important en terme de mobilisation, mais qui révèle l’ampleur de la crise interne à l’éducation.

    Protocoles ratés.

    Les protocoles réalisés à l’arraché, annoncés sur BFM-TV plus que par les moyens de communication adéquats, ont jeté de l’huile sur le feu. La colère du monde éducatif, traité comme un sas de décompression de l’économie, comme un stockage à élèves, débouche aujourd’hui sur une grève d’ampleur. Ainsi, 75 % de grévistes sont annoncés dans les écoles primaires. C’est un taux extrêmement élevé, lequel révèle une sourde colère contre le ministre de l’Éducation Nationale le plus haï par ses administrés.

    Ce protocole entraîne un chaos indescriptible dans les établissements et surcharge les vies scolaires. Ainsi, des classes perdaient parfois 30 % de leurs effectifs en une seule journée, du fait de l’éviction des élèves cas contact. A la suite de cela, il fallait une série de tests pour permettre de vérifier le caractère non-contaminant de l’élève, qui pouvait rentrer en classe.

    Ces évictions reflétaient surtout les contaminations constantes et l’illusoire sécurité des établissements scolaires. Mais la réponse du ministère n’a pas été le moins du monde un renfort : au contraire, c’est un assouplissement, encore un, qui a été décidé.

    Cet assouplissement se traduit par la non éviction des cas contacts dès leur identification, mais surtout par le recours à des autotests à la fiabilité douteuse – on ne s’improvise pas laborantin ou laborantine – et à des attestations sur l’honneur. En réalité, cela signifie purement et simplement l’abandon des mesures de contrôle de la pandémie.

    Objectif n°1 : l’économie.

    Ce n’est pas par compassion pour une administration et une vie scolaire saturée que cet assouplissement a été décidé, mais pour des raisons bien plus crapuleuses. L’école doit permettre aux parents d’aller travailler. Elle doit donc faire office de garderie. Le protocole « infect & collect » imposait un dérèglement des activités salariés, les parents (très souvent les mères) devant aller chercher leurs enfants malades ou soupçonnés de l’être. A la suite de cela, il fallait les accompagner dans des lieux de test saturés et faire la queue des heures durant. Comme les capacités d’analyse sont saturées, il fallait ensuite attendre patiemment pour savoir quoi faire de l’enfant ou de l’ado. Blanquer décide donc de s’asseoir sur le facteur risque pour fluidifier l’économie. Pour faire accepter cela, Blanquer a compté sur la bonne volonté des enseignants et des enseignantes, qui mettent bien souvent de côté leurs conditions de travail pour ne se focaliser que sur leur responsabilité vis-à-vis de l’avenir des enfants. Ce sacerdoce, cette mission, fait que les profs ont accepté bien des choses inacceptables.

    La grève qui se déroule aujourd’hui n’est pas tant le protocole en tant que tel que le sentiment d’être traité comme des supplétifs de l’économie. C’est aussi un retour de bâton : enseigner est un métier, un job. En traitant l’enseignement comme un prestataire de service, Blanquer réussit un tour de force : il brise cette injonction morale à se sacrifier pour l’avenir des enfants. Il renvoie la communauté éducative à des employés et employées.

    Et les employés ont des limites. Comme les employeurs les ont trop longtemps menés en bateaux, ces limites sont aujourd’hui franchies.

    Le malaise Blanquer.

    Les promesses n’ont pas été tenues : pour arracher la réouverture des écoles après le premier confinement, Jean-Michel Blanquer n’a pas lésiné. Il a promis des capteurs de CO², des systèmes de traitement de l’air, des masques en abondance et la priorité sur les vaccinations pour les enseignants. Cela s’est traduit, par la suite, par bien peu de choses : un protocole sur l’ouverture des fenêtres (sachant que certaines ne s’ouvrent pas), des masques toxiques… et point barre.

    Dans le même temps, le corps enseignant a vu son niveau de vie divisé par deux depuis 2000. Quant à d’autres fonctions, comme celles d’auxiliaires de vie scolaire ou d’AESH (Accompagnant1 des élèves en situation de handicap), les situations sont encore plus catastrophiques.

    Le mépris dans lequel les enseignants et enseignantes ont été tenus n’a d’égal que celui pour la jeunesse. Si Blanquer, si fier de ses écoles ouvertes, tenait un tant soit peu aux écoliers et écolières, collégiens et collégiennes, lycéens et lycéennes, il n’aurait pas agi ainsi.

    L’entassement toujours plus important dans des classes (avec des 6e approchant les 30 élèves), empêche toute pédagogie adaptée aux différents profils et aux spécificités des publics. Il en résulte une école à plusieurs vitesses, et avec des écarts toujours croissants entre elles.

    De même, il ne serait pas en train de liquider les diplômes délivrés durant cette période. La valeur du bac, déjà fortement attaquée, est mise en pièces. De diplôme national conférant un semblant d’égalité juridique, il devient un diplôme maison, indexé sur la valeur supposée de l’établissement. C’est aujourd’hui une vraie foire aux notations des établissements, car c’est ce critère qui conditionne l’avenir des lycéens et des lycéennes. Ceux-ci et celles-ci se sont parfois mobilisés en solidarité, se retrouvant aux prise avec la police et ses violences.

    Alors que Blanquer se lance dans un maccarthysme-bis, avec une chasse au « wokisme », l’éducation est à genoux. 5 ans de Blanquer ont montré un accroissement des écarts, une hausse de la reproduction sociale. Entre sorties autoritaires et volonté de faire de l’école un prestataire de service, le ministère ne s’est attiré que colère et haine.

    La grève d’aujourd’hui porte préjudice à l’économie. C’est une preuve éclatante de la capacité de pouvoir obtenir un rapport de force. Si la pandémie est un moment critique, le besoin vital des écoles ouvertes dote aussi ceux et celles qui y travaillent d’un fort pouvoir de négociation.

    Avec les élections présidentielles, nul doute que cette grève va attirer les candidats comme les papillons de nuit autour de la lumière. Certains pour dénigrer les fonctionnaires, comme les LR et consorts, mais d’autres aussi pour faire des promesses qui ne seront jamais tenues.

    La réalité est la suivante : l’école est vue comme une annexe de l’économie. Elle est subordonnée chaque fois davantage à des objectifs de production de plus-value en termes de formation, avec des moyens toujours plus faibles. Malgré les efforts de la communauté éducative, elle forme une main d’oeuvre qui sera toujours plus corvéable à merci. La seule vraie réponse à cette crise interne passe par une hausse des moyens, dans un premier temps, mais surtout par une transformation de sa fonction : l’école, l’éducation, doit permettre aussi une émancipation des individus. Seule la fin de la tutelle du profit, de l’économie capitaliste, peut permettre d’en faire ce lieu épanouissant et formateur. Et cela, aucune candidature à cette élection ne peut l’apporter. Il faudra l’arracher par nous-même.

    1 Bien que dans 90 % des cas ce soit accompagnante.

  • Vœux de l’Unité Communiste

    Vœux de l’Unité Communiste

    Nous souhaitons à toutes et tous une bonne année 2022.

    A nos amis et nos amies, à nos camarades, à nos proches, à nos alliés.

    Nos vœux pour cette nouvelle année sont simples à formuler.

    Nous la souhaitons combative, solidaire, mais aussi protectrice. Capable de nous défendre, de nous soutenir, mais aussi d’attaquer.

    L’année 2021 a été dans la continuité de l’année 2020. Elle a été une année difficile. Tant sur le plan social que sur le plan sanitaire. Nous n’avons pas encore fini de payer la gestion catastrophique de la crise économique et sanitaire.

    D’un point de vue écologique, elle est déjà la plus chaude depuis 75 ans. En deux jours. Record à battre, mais dont les retombées n’annoncent rien de bon.

    Elle est aussi sous le signe de la montée en tension en Ukraine. Occident et Russie se font à nouveau face, couteaux tirés.

    Ce retour de plain-pied dans le temps des troubles a été un véritable test pour les organisations politiques, et notamment pour les organisations révolutionnaires. Il faut saluer les succès : la solidarité concrète, l’entraide directe, la mise en place de mesures d’urgences pour aider les plus vulnérables et les plus précaires.

    De notre côté, nous avons participé à la mesure de nos moyens à cette solidarité.

    Nous pouvons aussi noter aussi des succès politiques. La possibilité de célébrer l’anniversaire de la Commune de Paris avec nos camarades et amis internationaux. Mais aussi la IVe conférence internationale de l’ICOR, ou encore notre participation à diverses initiatives qui visent à renforcer les liens et les alliances entre les différentes forces communistes.

    Nous avons également pu continuer à réaliser notre travail d’analyse de l’actualité et de production de matériel de formation. Ce sont des éléments qui contribuent, à leur échelle, à régénérer l’idéologie révolutionnaire.

    Il nous faut cependant faire également un bilan critique de nos propres manques. Bien que nous nous renforcions progressivement, tant de tâches restent en dehors de notre portée. C’est la construction progressive et notre expansion qui permettra de pouvoir les réaliser.

    Le virus conspirationniste, qui forme une véritable pandémie dans la pandémie, s’est répandu largement. Il a profité de la stupeur, de la peur, de l’isolement et de la vulnérabilité des individus et des groupes. Si l’extrême-droite s’est nourri de son expansion, il n’a eu de cesse de contaminer l’extrême-gauche. Ainsi, des discours jumeaux de ceux des ultra-libéraux ont éclos un peu partout. Ils réclament, au nom de la liberté, la fin de toutes les mesures sanitaires. Derrière cela, l’hypothèse que le gouvernement voudrait mettre en place un confinement perpétuel, un régime totalitaire ou d’autres sornettes de ce type. Dans les faits, les gouvernements ont en général perpétuellement sous-estimé la dangerosité de la maladie, et n’ont pris des mesures dures que pour corriger une trajectoire devenue incontrôlable autrement.

    Par ailleurs, aujourd’hui, dès les premières heures de 2022, nous avons à nouveau une preuve éclatante du mépris dans lequel nous tiennent les gouvernements.

    En Angleterre, à nouveau, il a été annoncé qu’il allait falloir vivre avec le virus. En France, la direciton de l’Etat admet pleinement qu’aucune mesure ne sera prise. La peur de la destabilisation des marchés, d’un impact économique, justifie cela. Il s’y ajoute le fait que Macron prépare sa réélection : il ne veut pas se mettre à dos qui que ce soit, et surtout pas ceux qui comptent sur la stabilité économique. Cela se traduit par des mesurettes qui camouflent mal une réalité : peut-être est-ce la dernière grande vague, grâce à la vaccination, mais mourir lors du dernier round, c’est mourir quand même.

    L’année qui s’ouvre est sous le sceau des élections. De nouveau, toutes les luttes, tous les combats, seront immanquablement parasités par ce message « votez pour nous ». Les ratisseurs parcourent les campagnes. Les nécromanciens de la politique tentent de ranimer des partis morts. Toutes les promesses sont sur la table, candidatures révolutionnaires, jours heureux, vies nouvelles. Pourtant la réalité est bien plus triste : quelle place pour les discours anti-parlementaires dans cette course aux voix ?

    Dominée par les voix des réactionnaires : le duo Pécresse-Ciotti, le tandem Zemmour-Le Pen, les particules radioactives et xénophobes… Cette échéance risque d’être une situation de déchéance.

    C’est là où cette année est cruciale : soit elle permet un large rassemblement des forces extra-parlementaires et permet leur coalition, par delà les barrières idéologiques, soit elle ne débouche sur rien. Cette coalition, cette opposition populaire qui rejette le régime pseudo-démocratique est à construire. En ce début d’année 2022, nous appelons à préparer autre chose qu’une simple contestation des élections, ou qu’un boycott : à devenir une alternative.

    Pour cela, il faut parvenir à réussir cette transformation radicale : cesser de se penser en outsider, en contestataire, et se penser en dirigeant, en courant qui ne veux pas crier au scandale, mais transformer le monde.

  • Rapport de la France sur la période 2017-2021 (UC et UPML)

    Rapport de la France sur la période 2017-2021 (UC et UPML)

    Ce rapport a été présenté lors de la IVe conférence mondiale de l’ICOR par une délégation commune représentant la France. Il va rejoindre une série de rapports internationaux réalisés par les représentants des 31 organisations présentes. Elles seront compilées dans un prochain texte, de même que les résolutions prises dans cette conférence importante.

    1. Situation générale internationale

    L’impérialisme français, dans la période 2017-2022, a subi une série de revers. Les plus récents sont l’échec de la vente de SNA (Sous-Marins Nucléaires d’Attaque) à l’Australie, court-circuitée par les USA. De même, l’annulation des ventes de navires de type Mistral à la Russie, là aussi sous la pression diplomatique, consacre une certaine perte d’autonomie.

    En Afghanistan, la France a été prise dans la tourmente de la débâcle américaine, tandis qu’au Mali, les organisations rebelles ont vaincu l’armée malienne et provoqué un repli français du Sahel.

    Ce sont dans les deux cas des groupes qui possédaient l’appui d’impérialismes rivaux et grandissants, attaquant l’influence de l’impérialisme français pourrissant. Les challengers, tels que la Chine, la concurrencent directement.

    La France a accru sa politique de coopération et d’alliance avec l’Europe, principalement l’Allemagne. Ainsi, Macron s’est fait le promoteur d’une politique de défense Européenne commune. Il est notable que cette ambition se développe au moment où la notion « d’ennemi » apparaît à nouveau dans les documents de l’armée. Celle-ci est en réorganisation dans le but de pouvoir correspondre dans la forme et le contenu à des affrontements symétriques.

    2. Situation interne à la France.

    Depuis la dernière conférence, la dégradation de la situation en France s’est accentuée. Les déboires de l’impérialisme et la pression de nouveau concurrents ont pesé sur la bourgeoisie. Tandis qu’elle appuyait des réformes pour augmenter son taux de profit, elle en appuie aujourd’hui simplement pour le maintenir, avec donc une énergie décuplée.

    Cette situation a des conséquences politiques importantes : le centre de gravité politique est passé d’un affrontement « gauche – droite » à un affrontement « droite – extrême-droite ». Quant aux luttes, elles se sont politisées chaque fois davantage, mais n’ont pas obtenu de victoire clairement décelable. Par exemple, dans l’éducation, les enseignants ont refusé de corriger le baccalauréat (l’examen final de l’enseignement secondaire). Ce refus était l’ultima ratio regum1 du corps enseignant. Le ministère de l’Éducation l’a ignoré et s’en est même servi comme argument pour affaiblir cet examen et sa valeur juridique.

    Durant la période 2017-2018, nous avons pu voir la victoire d’un courant libéral « apocalyptique » incarné par Macron. Il s’est démarqué par une vision radicalement utilitariste de la politique : plutôt que de jouer la carte de la diplomatie et du moyen terme pour être réélu, il a agi en chef d’agence, chargé d’exercer de la manière la plus directe et efficace la dictature de la grande bourgeoisie. Dans son sillage, les dégâts sur le système de protection social français ont été immenses ; mais de nombreuses luttes ont freiné ses projet.

    Le Covid a été un catalyseur, les mesures sanitaires mises en œuvre (confinements, fermetures des lieux de loisirs etc.) ont été subordonnées à assurer le mieux possible l’économie capitaliste. Cependant, les confinements successifs et la politique d’entre deux du « moindre mal » ont relativement affaibli le pays par rapport à ceux qui avaient choisi une stratégie « 0 Covid », à l’exemple des pays d’Asie-Pacifique.

    Trois inconnues subsistent concernant cette crise :

    1. Comment la dette sera remboursée, à la fois économiquement et politiquement. Cet argument peut servir de levier pour justifier des politiques extrêmement agressives contre les droits sociaux.

    2. Nous ne connaissons pas encore l’impact réel sur la petite bourgeoisie, il sera visible au moment du retrait des mesures de soutien.

    3. La pandémie a renforcé la concentration du capital entre les mains des plus grands capitalistes. Les fortunes des plus grands ont cru démesurément, tandis que la paupérisation s’est accrue.

    L’entropie politique est donc toujours plus grande. Pour les élections présidentielles 2022, la bourgeoisie hésite entre une solution libérale (qui pourrait être les écologistes-libéraux) et une solution réactionnaire.

    L’écologie prend de plus en plus de place dans le débat bourgeois – en faveur du greenwashing de l’économie de profit. A côté du clan Le Pen, à la tête du Rassemblement National, le parti d’extrême droite de référence en France depuis les années 80, de nouvelles têtes apparaissent, comme Eric Zemmour1 soutenu par exemple par les réseaux catholiques et le puissant milliardaire, Bolloré.

    Plusieurs systèmes tels que le SNU (Service National Universel) tentent de militariser à nouveau la société et la jeunesse. Pour le moment, c’est un échec, mais la volonté est là.

    L’affaiblissement relatif de l’impérialisme français a créé de l’inquiétude parmi les éléments les plus chauvins du mouvement ouvrier et communiste. Ainsi, le PCF et des organisations communistes-conservatrices considèrent qu’il faut fait bloc avec l’impérialisme français contre la pression américaine ou allemande. En revanche, dans leur analyse du monde, ils jugent que les impérialismes chinois et russes sont des impérialismes avec lesquels il faut s’allier.

    Une nouvelle étape de austérité économique s’annonce : des droits sociaux et, par la suite, les droits politiques sont attaqués pour la concurrence de la France sur le marché mondial.

    • Les idées réactionnaires se renforcent en lien avec les élections:
    • La sécurité et le terrorisme : face à la montée de la paupérisation, les contradictions et luttes, la réponse est une politique répressive de la part du gouvernement.
    • L’Islam : derrière la question de l’obscurantisme religieux se cache en réalité une question raciale. Des conceptions rejetant l’intégration et préconisant la déportation gagnent en influence en amalgamant les peurs.

    La « gauche » institutionnelle n’est absolument pas en mesure de pouvoir opposer une autre conception du monde. Le Parti Communiste français social-démocrate, par exemple, s’est positionné sur celles-ci sans chercher à faire voler en éclat les mensonges que cela pouvait représenter.

    L’isolement et l’atomisation produit par les confinements ont permis aux thèses conspirationnistes de prendre une ampleur croissante. De plus, les organisations politiques combatives ont connu des échecs à la fois idéologiques et pratiques. Si les mobilisations comme celles des Gilets Jaunes ont été indubitablement des progrès politiques et pratiques, le Covid a imposé un coup d’arrêt. Les mobilisations contre la politique sanitaire ont parfois porté des mots d’ordres conspirationnistes et individualistes. Soit les organisations politiques ont suivi et amplifié ces mots d’ordres, soit elles n’ont pas su y intervenir (comme cela a été notre cas).

    3. Situation des forces combatives.

    Depuis plus de 5 ans, la France a été le lieu de grandes luttes qui montrent une opposition combative et grandissante à la droitisation de la politique du gouvernement et des partis bourgeois. La répression a été brutale et grandissante. Ces luttes ont mobilisé largement (dans le domaine de l’écologie, dans celui de la jeunesse, des travailleurs contre la précarisation et des luttes féministes). Les consciences y ont évolué dans un sens anti-capitaliste et contre la dictature des grands groupes et de leur gouvernement. L’arrivée de la pandémie a mis un coup d’arrêt aux convergences des luttes, mais les contradictions existent toujours et se sont même approfondies. Le problème des luttes est l’absence d’une force politique pour les faire avancer à un niveau politique plus élevé. Il n’y a pas de Parti révolutionnaire et les forces communistes sont faibles et éclatées. L’anarcho-syndicalisme et le trotskisme sont dominants et le socialisme n’a qu’un faible écho dans les luttes. Pour cela, nous nous efforçons à construire une organisation et nous promouvons la coopération entre révolutionnaires.

    Pour les élections, il n’existe pas d’organisation ou de front capable de pouvoir à la fois utiliser ces élections comme des tribunes tout en les dénonçant. Les trotskistes du NPA ou de Lutte Ouvrière [déclarent vouloir] le faire, mais ils sont écrasés en réalité par le cadre étriqué des débats.

    4. Notre situation.

    Depuis la dernière conférence nous avons pu améliorer notre situation et travailler ensemble à plusieurs reprises. Dans le cadre de l’ICOR Europe, nous avons mené des campagnes communes UPML et UCL contre l’Union européenne impérialiste et notamment cette année pour les 150 ans de la Commune de Paris. Nous avons également pu nous investir de manière plus approfondie dans l’ICOR et dans son travail. De ce point de vue-là il y a eu une progression incontestable.

    Nous avons développé d’autres travaux en commun et nous en menons encore, tant dans le but de répandre nos conceptions que de faire la promotion de l’ICOR. Nos appels à l’unité des partis ou organisations se réclamant du marxisme -léninisme se heurtent pour l’instant au sectarisme des organisations françaises.

    [La partie suivante est supprimée car elle est à usage interne uniquement. Cependant, nous pouvons souligner plusieurs points : nous pensons que l’existence des organisations politiques de petite taille, qui sont nombreuses en France, est précaire. En effet elle repose grandement sur des individus avec leurs vulnérabilités.

    Ce poids individuel et cette fragmentation débouche sur plusieurs choses : la difficulté de pouvoir fonctionner d’une manière véritablement rationnelle dans le traitement des problèmes internes (avec une tendance à la protection de personnes parfois défaillantes), mais aussi la difficulté à passer d’une « vision des choses » à une « conception scientifique des choses », ce qui demande une masse plus importante de ressources.

    La plupart des processus d’unification échouent car ils sont compris comme étant « l’empire d’une organisation », et ayant, en réalité, vocation à phagocyter, à dévorer, les autres organisations. Nous avons besoin, avant tout, d’un espace dans lequel il est possible de progresser avec une méthodologie scientifique pour pouvoir passer de l’affirmation à la démonstration. NdUC]

    Nous comptons sur notre engagement dans l’ICOR pour être un facteur positif dans cette situation.

    Nous pensons que l’ICOR est un cadre de débat large qui permet de sortir de la courte focale autocentré franco-française. C’est dans ce partage d’analyses, d’expériences, que peut naître une véritable synthèse scientifique et une véritable stratégie commune.

    Pour de petites organisations, l’inclusion dans ICOR est quelque chose de très important : nous sommes peu nombreux, mais nous nous rattachons à un projet qui transcende notre existence organisationnelle.

    Participer aux entreprises de l’ICOR et à la solidarité internationale est aussi un biais d’adhésion important : il permet de sortir du sentiment d’impuissance et de participer à des actions, même de solidarité, qui peuvent être enthousiasmantes. C’est un facteur non négligeable.

    L’ICOR est une coordination au sein de laquelle l’implication sérieuse consomme du temps de l’énergie, mais qui peut aussi en apporter, tout comme cela apporte de la formation et une envergure à notre organisation.

    Il nous reste encore beaucoup de travail à réaliser, mais nous avons le sentiment que, progressivement, nous sommes capables de mieux l’arpenter. Il nous reste une longue « guerre de position » à mener, mais celle-ci peut nous amener à de véritables percées lorsqu’elle sera gagnée.

    1 « le dernier argument des rois »

  • ICOR Europe : Solidarité avec les réfugiés dans la zone frontalière polonaise / biélorusse !

    ICOR Europe : Solidarité avec les réfugiés dans la zone frontalière polonaise / biélorusse !

    OUVRIR LES FRONTIÈRES ! Droit d’asile et solidarité pour les réfugiés dans la zone frontalière polonaise / biélorusse !

    Depuis début Novembre, des milliers de réfugiés attendent dans des conditions inhumaines dans la zone frontalière entre la Pologne et la Biélorussie et tentent d’entrer dans l’UE. Ils viennent principalement de Syrie, d’Afghanistan, d’Iran et d’Irak. Alors que le régime réactionnaire de Loukachenko, qui pratique également la terreur ouverte, utilise les réfugiés comme moyen de pression contre la politique de sanctions imposée par l’UE, la Pologne a décrété l’état d’urgence dans la zone frontalière. 12.000 soldats et policiers sont stationnés à la frontière, des barrières en fil de fer barbelé ont été installées pour stopper les réfugiés. Chaque jour, des “pushbacks” brutaux et contraires au droit international ont lieu, c’est-à-dire que les réfugiés sont repoussés de force sur le territoire biélorusse. Les gens souffrent de la faim, attendent dans un froid glacial et les premiers morts sont à déplorer !
    L’indignation de l’UE et de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen n’est que pure hypocrisie face aux agissements du régime en Biélorussie. Les mesures prises par le gouvernement polonais fascisant et ultra-réactionnaire du PIS sont soutenues par l’UE. L’UE propose en outre des sanctions contre Loukachenko et l’intervention de Frontex, la force européenne de surveillance des frontières.

    La solidarité s’accroît et doit être développée !
    Des manifestations ont été organisées à la frontière de la Pologne, dans la capitale et dans différentes villes comme Cracovie, notamment par des mères et des jeunes. Elles étaient placées sous le slogan : “Stop à la torture à la frontière”. La fermeture de plus en plus violente des frontières extérieures de l’UE est l’expression d’un développement juridique et d’une fascisation renforcés.

    ICOR condamne cette politique criminelle de l’UE. Organisons dans toute l’Europe un mouvement combatif pour la solidarité envers les réfugiés qui s’arrogent le droit de fuir. Pour un droit d’asile illimité pour tous les opprimés sur une base antifasciste. Ouvrez les frontières ! Droit de rester pour les réfugiés ! Notre solidarité va à toutes les organisations et à tous les mouvements qui luttent contre l’impérialisme dans le monde entier. ICOR condamne les plans et les actes de l’impérialisme de l’UE pour un armement et une militarisation supplémentaires, comme entre autres la force de protection des frontières de l’UE Frontex.

    Nous lançons un appel :
    Organisez des actions de protestation et de solidarité dans toute l’Europe – également devant les ambassades de Pologne, de Biélorussie et les institutions de l’UE Encouragez et soutenez l’auto-organisation des réfugiés ! Libérez l’accès à la zone frontalière pour l’aide médicale et humanitaire.

    Organisations signataires :

    BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord-Turquie))

    KOL Organisation communiste luxembourgeoise

    KSRD Koordinazionnyj Sovjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    MLGS Groupe marxiste-léniniste suisse

    MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti communiste marxiste-léniniste de Turquie / Kurdistan)

    MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plateforme marxiste-léniniste), Russie

    MLPD Parti marxiste-léniniste d’Allemagne

    PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie-Herzégovine)

    RM Rode Morgen (Matin rouge), Pays-Bas

    RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)

    TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)

    UC Unité Communiste (Unité communiste), France

    UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)

    UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France

  • Masar Badil : Déclaration de Madrid.

    Masar Badil : Déclaration de Madrid.

    L’Unité Communiste a participé en octobre dernier à la conférence Masar Badil, « pour une voie alternative palestinienne ». A Madrid, nous avons pu y rencontrer et y échanger avec les organisations progressistes et révolutionnaires œuvrant à la libération de la Palestine.

    Il s’agit d’une conférence importante, dont l’enjeu était de dessiner les bases d’une coopération internationale de soutient aux Palestiniens et Palestiniennes.

    De nombreuses délégations de plusieurs pays ont y été rassemblés pour définir les objectifs et l’organisation de ce nouveau mouvement et impulser de nouvelles structures. Chacun a apporté une pierre à cet édifice naissant, l’objectif étant à terme de permettre une lutte internationale, selon les moyens et méthodes de chacun. Cela fait partie d’un devoir anti-impérialiste : desserrer l’étau qui pèse sur le Moyen-Orient dont Israël est un verrou.

    En France, le combat pour la Palestine connait deux formes principales : la campagne pour la libération du militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah, exemple iconique de la persécution des militants et militantes de la cause palestinienne dans le monde, et la question de la coopération économique et militaire entre la France et Israël. Il est menés par de nombreux collectifs depuis plusieurs années. Nous aussi, nous essayons d’y jouer notre rôle.

    Loin de l’humanitaire, le but est également d’organiser le combat contre la diabolisation de la résistance palestinienne pour faire écho à ceux qui portent un projet progressiste pour la libération totale du peuple palestinien.

    Nous rejoignons l’affirmation de la conférence : seule la voie révolutionnaire permettra de briser le colonialisme et l’apartheid mis en place par le régime de Tel-Aviv.

    Ce sont les objectifs du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), rejetant à la fois le contenu réactionnaire du Hamas et la capitulation du Fatah. Parvenir à ce qu’une Palestine socialiste, laïque, démocratique puisse exister.

    Pour la victoire de la Palestine, de la mer au Jourdain.
    Palestine vaincra !

    Déclaration de Madrid

    Publié par la Conférence sur la voie alternative de la révolution palestinienne à Madrid, Espagne.

    Pendant quatre jours, la conférence sur la voie palestinienne alternative (conférence Masar Badil) s’est tenue dans la capitale espagnole, Madrid. Cette conférence coïncidait avec le 30e anniversaire de la tristement célèbre conférence de liquidation de Madrid en 1991 et constituait une réponse pratique et populaire au parcours catastrophique d’Oslo et à ses conséquences, afin d’affronter les politiques du colonialisme sioniste et les régimes de capitulation et de normalisation.

    Les participants à la conférence ont adopté les positions politiques suivantes :

    Notre peuple palestinien, qui mène depuis 104 ans la bataille de la libération nationale face au colonialisme sioniste, est conscient, grâce à sa longue expérience de lutte, de l’importance de l’unité populaire palestinienne dans les domaines de la lutte, du combat et de la résistance, et de la nécessité d’un consensus sur les objectifs directs et la stratégie générale qui protège sa lutte, préserve ses acquis, et préserve son identité, son unité, sa dignité et ses droits nationaux.

    Sur la base de cette ferme compréhension, nous appelons les forces de la résistance palestinienne, les divers organismes nationaux et populaires, les mouvements de jeunesse, étudiants et féministes, les comités de boycott et d’anti-normalisation et toutes les masses de notre peuple en lutte dans la patrie occupée et dans toute la diaspora à s’unir nationalement pour établir un front national palestinien uni pour résister au colonialisme raciste sioniste dans toute la Palestine, de confronter le mouvement sioniste et ses alliés dans le monde, et de travailler à briser tous les cycles de siège en développant la capacité de notre peuple palestinien à restaurer et libérer ses institutions, et à renforcer la position et le rôle du mouvement de libération palestinien et sa présence active dans les arènes arabes et internationales.

    Notre conférence considère que l’Organisation de libération de la Palestine est une institution confisquée et détournée, dont le processus décisionnel est dominé par un secteur de classe corrompu, agissant comme des agents du sionisme. Elle est devenue un supplétif du colonialisme, et une direction faible manquant de légitimité révolutionnaire, populaire ou légale. Sur cette base, nous considérons que l’Organisation et sa direction, dans leur forme actuelle, ne nous représentent pas et ne peuvent pas représenter les luttes et les droits de notre peuple.

    La conférence appelle donc toutes les forces populaires, les associations et les organisations affiliées au Mouvement alternatif de la voie révolutionnaire palestinienne à intensifier le rythme de la lutte de masse à l’intérieur et à l’extérieur de la Palestine occupée et à affronter le projet de liquidation de l’ »administration autonome » sur la voie de son isolement et de son renversement.

    Le Mouvement alternatif de la voie révolutionnaire palestinienne s’engage à œuvrer pour l’intensification de la lutte politique et publique, et de la lutte dans les domaines de la confrontation, contre l’approche de la liquidation et de la capitulation, qui a commencé avec et a été incarnée par la signature des accords de Camp David en 1978 entre le régime de Sadate et l’entité sioniste sous les auspices américains, et de faire face aux résultats de l’étape de Madrid-Oslo, à l’accord de Wadi Araba de 1994, et à tous les accords économiques et de sécurité signés entre les pôles réactionnaires des régimes arabes officiels avec l’entité sioniste, dont le dernier en date est ce qu’on appelle les « accords d’Abraham ».

    Nous les considérons comme des accords et des traités invalides et illégitimes.

    Le Mouvement alternatif de la voie révolutionnaire palestinienne souligne la nécessité de renforcer l’unité du camp de la résistance en Palestine, dans la région arabe et dans le monde, qui comprend de multiples mouvements politiques et intellectuels et embrasse les différentes couleurs du spectre arabe et islamique, de l’océan au Golfe.

    Seul ce camp populaire est capable d’affronter les forces du colonialisme, de l’impérialisme, du racisme et de l’exploitation, d’accomplir le projet du retour, de libérer les terres palestiniennes et arabes, et de renverser l’approche de l’impérialisme, la capitulation et la normalisation menées par les États-Unis et les régimes réactionnaires et leurs agents dans la région.

    Dans le même temps, nous affirmons que la tâche de développer la capacité du camp de la résistance et la cohésion de notre front interne exige un dialogue interne franc entre ses différents courants et pôles nationaux et sociaux, de manière à servir la libération de nos peuples de la tyrannie de la domination extérieure et des régimes d’oppression et de tyrannie chez eux, et à réaliser une indépendance nationale totale. Cela renforce la capacité des peuples à protéger leurs richesses et leurs capacités nationales et à sauvegarder la paix civile dans notre grande patrie arabe, de l’océan au Golfe.

    Nous réaffirmons notre position ferme et fondamentale sur la nécessité de respecter la lutte des femmes palestiniennes et la participation active des femmes palestiniennes, et de respecter leur rôle central de leadership dans la lutte palestinienne et dans le mouvement national palestinien, sur la voie de la réalisation de la pleine participation et de l’égalité dans le cadre de notre projet de libération nationale et sociale.

    La tenue de notre conférence populaire à Beyrouth, Madrid et Sao Paulo, sous la bannière de la Palestine et sous les auspices de notre peuple en lutte, 30 ans après la conférence de liquidation de Madrid de 1991 et 28 ans après le désastreux et perfide accord d’Oslo de 1993, et l’organisation de notre marche populaire et internationale lancée sous le slogan « Toute la Palestine du fleuve à la mer », nos positions documentées et déclarées, et la culture de l’autonomie, sont autant de preuves qui confirment la justesse de la boussole de lutte claire de notre nouvelle voie révolutionnaire face aux forces du colonialisme sioniste et au projet de capitulation.

    Nous nous engageons à affronter la démarche de normalisation avec les institutions et l’entité ennemie. En même temps, nous affirmons le renforcement des relations de lutte avec les différents militants juifs des forces et des personnalités, antisionistes et antiracistes, qui soutiennent les droits de notre peuple et sa vaillante résistance pour libérer l’ensemble de l’Europe et l’établissement d’une société démocratique dans toute la Palestine basée sur la justice et l’égalité : Une société libre de l’exploitation de classe, du racisme et du sionisme.

    L’approche révolutionnaire palestinienne aux dimensions arabes et internationales, dont les traits ont été dessinés par des milliers de martyrs palestiniens, arabes et internationaux au cours de décennies de lutte, est la voie du changement radical qui interprète la réalité pour la changer, comprend les défis et les spécificités nationales et locales de chaque communauté palestinienne et les considère comme une source de force et de pluralisme. Nous adhérons à nos droits et à nos racines tout en regardant vers l’avenir et en suivant le rythme de notre époque. Cette approche révolutionnaire se lève aujourd’hui pour marcher avec confiance et à pas sûrs vers la Palestine libérée… vers une nouvelle aube arabe et humaine.

    En ce jour de notre lancement, nous saluons toute la lutte de notre peuple palestinien dans tous ses lieux de résidence, et toutes les forces de résistance en Palestine. Nous saluons également la lutte du mouvement des prisonniers palestiniens, la direction de la lutte de notre peuple en terre occupée, et l’école révolutionnaire de laquelle nous tirons toute la détermination et la volonté de continuer sur le chemin jusqu’à ce que nous obtenions notre liberté et atteignions notre victoire décisive.

    Vive la lutte de notre peuple palestinien partout dans le monde ! Aucune voix n’est plus forte que la voix du peuple palestinien !

    Gloire aux martyrs, liberté aux prisonniers ! Nous reviendrons et serons victorieux !

    Madrid – Espagne

    2 novembre 2021

  • Les troupes françaises et leurs alliées hors d’Afrique

    Les troupes françaises et leurs alliées hors d’Afrique

    Résolution de la 4e Conférence mondiale d’ICOR (initiée par PCT-Togo), Octobre 2021

    En tant qu’organisation française membre de l’ICOR, il nous paraît essentiel de souligner l’importance de cette résolution. Elle engage dans un pacte commun les organisations subissant l’impérialisme français et les organisations françaises. Alors que certains persistent dans une forme de négationnisme de l’existence de l’impérialisme français, nous considérons que celui-ci forme notre ennemi premier. La lutte contre l’impérialisme ne va cependant pas toujours de soi : en effet, elle se heurte aussi à une question centrale. Cette question est celle des retombées économiques de ce système d’exploitation. La fin de l’impérialisme français jouera de fait sur le niveau de vie ici et sur l’accès à certains produits (uranium, aluminium, café...). Cette question n’est pas anodine : il nous faut être capable de montrer que la fin de notre impérialisme et le développement d’une nouvelle société ne signifie pas la misère, mais bien au contraire un vrai développement économique, exempt de parasitisme. (NdR)

    TOGO - Cercle N'KRUMAH KWAME (CINK)

    Depuis les indépendances l’impérialisme Français n’a jamais quitté l’Afrique. Elle s’est permise d’imposer par le fer et le feu des accords de servitude lui permettant de conserver son assise économique et politique sur ses anciennes colonies. Cette situation s’est caractérisée dans la plus part des pays par une mainmise totale sur les secteurs stratégique et juteux des Etats africains; à savoir: la télécommunication par le groupe Orange et Alcatel, l’industrie par le groupe Castel, les banques par les groupe BNP Paris Bas et la société général. Les hydrocarbures par Total Elf, l’hôtellerie par le groupe Accord, IBIS et Novotel. Le BTP par Bouygues et Razel et enfin le transport par le groupe Bolloré et Air France. Ajoutons à tous cela, un perfide mécanisme monétaire mis en place depuis la fin de la 2éme guerre mondiale pour contrôler la monnaie des singes, le franc CFA.

    Suite à ce monopole sans partage, il est clair que cette mainmise de la France sur les richesses des peuples opprimés d’Afrique confirme, une fois encore, les analyses de Lénine sur l’impérialisme stade suprême du capitalisme.

    Pour protéger ses intérêts économiques face à ses rivaux Chinois, Turques, Indiens, Américains et Allemands; l’impérialisme français apporte depuis 50 ans son soutien militaire et politique aux potentats néo-coloniaux, des laquais comme Paul Biya au Cameroun, Faure Gnassingbe au Togo, la dynastie Deby au Tchad, la famille Bongo au Gabon, l’oligarque Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire.

    C’est ce soutien indéfectible aux dictateurs qui est réellement derrière cette forte concentration de troupe militaire et des forces néocoloniale dans la zone sahélienne (MALI NIGER BURKINA LE TCHAD). Sans oublier les bases militaires d’appui située au Sénégal en Côte d’ivoire au Gabon à Djibouti et au Togo. Bref, la pseudo lutte militaire que la France mène actuellement dans la zone Sahélienne contre les organisations obscurantistes n’est qu’un nouveau leurre pour camoufler les réelles intentions de la France et de ses alliées.

    Dans ces conditions les masses populaires africaines et surtout la classe ouvrière n’ont plus le choix que d’engager une lutte sans merci pour libérer tous ces territoires du pillage et de l’occupation militaire de la France

    – C’est pourquoi les organisations et partis communistes marxistes léninistes réunis au sein de l’lCOR, apportent à travers sa quatrième conférence mondiale un soutien sans faille à la lutte des peuples africains.

    – Appel à la création, là où elle n’existe pas, des comités de lutte, des organisations démocratiques et anti-impérialistes, pour mener dans l’immédiat une lutte pour le départ de toutes les troupes impérialistes qui occupent aujourd’hui les territoires africains.

    A bas l’impérialisme l’impérialisme français et ses alliés Allemands, américains, hollandais…etc, qui occupent les territoires du Sahel.

  • ICOR : IVe Conférence Mondiale

    ICOR : IVe Conférence Mondiale

    Résolution finale.

    Nous avons participé, avec 31 délégations, à la conférence mondiale de l’ICOR. Profitant d’une accalmie dans la pandémie, les délégués et déléguées de 26 pays ont pu se rencontrer. Si nous regrettons que toutes et tous n’eurent pas pu participer, nous devons saluer cette conférence comme un succès. Elle nous a permis de prendre position sur un certain nombre de sujets et de raffermir la solidarité internationale entre nos organisations.

    4ème conférence mondiale de l’ICOR a eu lieu, avec un grand succès, en Europe en Octobre 2021, juste 4 ans après l’organisation de la 3eme conférence mondiale.

    Des délégués de 26 pays, au total 31 délégations, ont participé à cette conférence, il y avait donc le quorum de 50 %.

    Vu les conditions compliquées, cela n’était pas une évidence, mais demandait des luttes dures – contre Corona, contre les conditions de travail aggravées, qui rendait difficile de prendre congé, beaucoup des restrictions de voyage, des tracasseries pour les visa, et des attaques anti-communistes les plus divers.

    La quatrième conférence mondiale était caractérisée par une vive initiative idéologico-politique un culte de débat solidaire, des rapports de confidence accru et un respect mutuel. Elle avait un niveau de culture élevé et inspirant, entre autre avec des événements culturels éminents.

    II. Au préalable de la conférence mondiale, les conférences continentales de l’Afrique, de l’Amérique, de l’Asie et de l’Europe ont eu lieu avec succès. La discussion, les décisions et les résultats des élections montrent, qu’il y a une initiative accrue et grande disposition de la part des organisations de l’ICOR d’assumer une responsabilité plus grande pour la coordination.

    III. La conférence a commémoré un nombre de camarades marxistes-léninistes et révolutionnaires défunts, représentant les décédés depuis la dernière conférence mondiale et a affirmé de plein cœur de continuer leur œuvre.

    IV. Les décisions initiales (l’élection du présidium, l’ordre du jour, le règlement de procédure, l’élection de deux vérificateurs(rices) de mandats, l’élection des plusieurs rédacteurs/rices du procès-verbal et l’élection d’une commission pour élaborer la résolution finale) ont été adoptées à l’unanimité suivant la proposition de l’ICC.

    La totalité des délégués a élu l’ICC comme présidium : la coordinatrice principale, le vice-coordinateur principale, le trésorier ainsi que les quatre coordinateurs des continents Afrique, Amérique, Asie et Europe.

    V. Au centre de la première journée était le discours inaugural de l’ICC, présenté par la coordinatrice centrale. Ce discours et la discussion suivante avec 53 contributions au sujet de la situation économique et politique ont mit l’accent sur certaines situations mondiales et problèmes  – économiques, politiques, sociaux, écologiques, idéologique … :

    a) Discussion de l’instabilité du système mondial impérialiste avec de multiples crises avec le noyau de la nouvelle crise économique et financière depuis 2018, qui est aggravée par la pandémie du Corona.

    b) Discussion approfondie et créatrice sur les contradictions interimpérialistes et le déplacement des forces entre les pays impérialistes liés à ceux-ci. La thèse de la formation de pays nouvellement impérialistes a été controversée avec des analyses multiples. L’installation de nouvelles bases militaires comme par la Chine à Djibouti et par la France et la Turquie en Somalie a été condamnée.

    c) Discussion de la crise de l’idéologie de la bourgeoisie et le développement de l’idéologie prolétarienne en incluant l’importance du travail idéologique pour la formation de la conscience parmi la classe ouvrière et les masses, dont les influences postmodernistes sur nous et la nécessité du travail parmi la classe ouvrière comme seule classe révolutionnaire.

    d) La discussion sur la situation idéologique et organisationnelle du mouvement socialiste dans le monde était importante.

    e) La conférence mondiale a mobilisé notre confiance révolutionnaire. Les conditions pour la révolution socialiste sont objectivement favorables au niveau mondial. Dans les conditions données, il y a forcément une lutte pour le leadership dans les luttes ouvrières et de masses. La conférence a discuté l’interaction des facteurs objectif et subjectif, pour appliquer la théorie communiste dans la pratique.

    f) Discussion du développement des contradictions entre les puissances impérialistes Chine – États-Unis et l’intensification du danger d’une guerre qui se développe de plus en plus.

    g) Discussion de la crise sanitaire et de ses conséquences nocives sur les peuples, notamment dans les pays colonisés et néo-colonisés. La monopolisation des vaccins par les états impérialistes et le blocage imposé sur toutes les tentatives de la mise en place d’un système sanitaire indépendant et la production de vaccins (Cuba, Madagascar…). Dans cette situation extrêmement compliquée, certain organisations ICOR se sont surpassée.

    h) Discussion de la lutte des femmes et la IIIème conférence mondiale des femmes de base qui aura lieu en Tunisie en 2022. La conférence mondiale a souligné l’importance des luttes des masses de femmes, qui s’enflamment et dont les moteurs sont les ouvrières et les jeunes femmes. Elle a renforcé la détermination de développer à un niveau supérieur la politique de femme révolutionnaire et la promotion des femmes.

    i) Un débat idéologique et politique approfondi sur l’importance de la lutte contre l’impérialisme, contre le colonialisme et le néo-colonialisme, la colonisation et le sionisme, aussi que contre toute sorte de culte de la spontanéité, de révisionnisme et de réformisme.

    j) La discussion sur la lutte contre l’anticommunisme est au centre des intérêts de la 4éme conférence mondiale de ICOR.

    k) La discussion de la transition vers une catastrophe environnementale globale et l’interaction avec la crise de l’alimentation et de l’agriculture.

    VI. Conclusions pour le travail de l’ICOR

    Dans le système impérialiste mondial, quant aux luttes ouvrières et des masses, il faut s’attendre à des changements rapides, souvent imprévisibles, et aussi à des développements révolutionnaires. Il y a des indices pour une crise sociétal englobant l’ensemble de la société du système mondial impérialiste. La base matérielle du socialisme existe !

    1. A ce fin, nous nous concentrons aussi dans des situations difficiles comme celle du travail confidentiel sur la construction de partis et organisations révolutionnaires forts et nous nous soutenons mutuellement avec nos expériences multiples – en interaction avec la promotion d’organisations autonomes des ouvriers, des femmes, de la jeunesse, et avec la construction de l’ICOR. Gagnons des nouveau membres pour l’ICOR et pour le front uni anti-impérialiste ! Les petits partis aussi peuvent profiter de l’ICOR pour leur construction et contribuer à sa construction.

    2. L’ICOR approfondira le travail d’éclaircissement sur l’impérialisme et la perspective du socialisme. Nous devons encourager la lutte idéologique contre l’anticommunisme, le réformisme, le révisionnisme, le racisme, le fascisme, le radicalisme religieux … et pour le renforcement de l’idéologie prolétarienne internement et dans notre travail pratique. A ce fin nous pouvons utiliser des possibilités de discussion comme les séminaires, les wébinaires et développons la page d’accueil à un niveau supérieur.

    3. L’ICOR doit gagner la jeunesse ! Dans cet objectif, nous aspirons à renforcer les organisations de la jeunesse de nos partis et organisations pour préparer la jeunesse en tant que génération future de l’ICOR et de la lutte mondiale pour le socialisme. L’ICOR Afrique planifie une conférence de la jeunesse africaine en 2023 à Nairobi.

    4. L’ICOR doit développer à un niveau supérieur sa coopération et coordination pratique.

    a) Les continents ICOR organiseront des séminaires * pour l’échange des expériences dans la construction du parti, * sur le travail théorique, * pour la compréhension et les conséquences de la stratégie et tactique résultant des changements dans le système impérialiste mondial et d’autres questions

    b) Des journées de commémorations internationales sont une bonne occasion pour discuter des expériences révolutionnaires et pour tirer des conséquences pour le travail actuel et l’avenir.

    c) Nous luttons pour la construction indispensable du front uni anti-impérialiste et antifasciste internationale et travaillons pour le renforcement de la plate-forme de la jeunesse. Actuellement, le procès de la construction du front uni anti-impérialiste avec l’ILPS stagne. Nous considérons comme une tâche très importante de l’ICOR de surmonter cette situation.

    d) Pour développer nos journées de lutte ICOR à un niveau supérieur, nous voulons faire des échanges sur la préparation de notre travail à l’aide de wébinaires. Nous développons toutes les wébinaires de l’ICOR comme échange animé par numérisation dans l’ICOR et avec d’autres forces.

    e) L’ICOR prend l’initiative pour le renforcement du travail de femmes révolutionnaire dans l’ICOR et prépare une rencontre des femmes de l’ICOR et en interaction et aussi en référence avec la conférence mondiale des femmes de base.

    f) L’ICOR encourage les coordinations internationales des ouvriers, actuellement la 3eme Conférence mondiale des mineurs en 2023, et le processus de femmes du monde, actuellement la 3eme Conférence mondiale des femmes de la base en 2022 en Tunisie. On prévoit la Conférence mondiale des paysans pour 2023.

    g) Nous augmentons le caractère attrayant de la page d’accueil de l’ICOR par des contributions mensuelles régulières de toutes les organisations membres et par des contributions vidéo, des images, des enregistrements, et nous la construisons comme moyen d’organisation de la coordination et la coopération.

    h) En plus des 4 journées de lutte d’ICOR, nous coopérons en pratique comme par rapport aux luttes d’ouvriers et nos activités en différentes questions de la lutte de classe. A ce fin nous nous unifions sur le plan idéologico-politique comme pour la lutte de libération palestinienne et kurde. Quant à le lutte de libération palestinienne avec p.e. une journée consacrée à Georges Ibrahim Abdallah.

    i) Nous organisons des missions ICOR et des brigades pour le soutien mutuel lors de campagnes et de conférences, actuellement aussi lors de la journée de lutte pour l’environnement en novembre 2021 à Glasgow.

    j) Le pacte de solidarité entre ICOR Afrique et ICOR Europe est un exemple de la coordination et de la coopération pratiques, en particulier dans la question des réfugiés.

    5. Les services secrets internationaux focalisent sur l’ICOR. Nous organisons notre travail en respectant strictement la sécurité.

    6. L’ICOR met un accent sur la construction de l’ICOR au Proche et Moyen Orient/Asie occidentale comme centre de la concurrence inter-impérialiste et en même temps foyer des luttes de libération et d’insurrections continuelles.

    VII. L’ICOR a consolidé son indépendance au plan financier. Nous devons faire évoluer ensemble le travail concernant les finances par des collectes de dons parmi les masses et par des projets pour gagner des donation et la lutte pour l’augmentation des cotisation d’appartenance. Les continents veulent et vont assumer la responsabilité de conquérir des moyens de financement qui ont fait leurs preuves ainsi que de nouveaux possibilités. Des projets concernant l’artisanat, des aliments écologiques de petits producteurs et des projets de tourisme dans le sens de l’amitié des peuples offrent des sources financières qui peuvent être developpées. L’ICOR vise à former des réserves pour des situations particulières le plus vite possible.

    VIII. Depuis la 3éme conférence mondiale l’ICOR est grandit, en nombre et surtout en qualité, elle a actuellement 62 organisations membres de 46 pays sur tout les 5 continents. La conférence a reçu la nouvelle joyeuse que les « Communistes Chinois (MLM) » ont demandé d’adhérer à l’ICOR.

    IX. La conférence a élu un nouveau ICC, ainsi que des vérificateurs comptables. La camarade Monika Gärtner-Engel, MLPD, Allemagne, a été élue comme coordinatrice principale et le camarade Sanjay, CPI/ML Red Star, Inde, a été élu comme vice-coordinateur principal, tous les deux à l’unanimité avec une abstention ainsi que le responsable des finances.

    La conférence a adopté des changements des statuts concernant l’expiration de l’appartenance à l’ICOR.

    Pour la formation au travail de l’ICOR la conférence mondial a confirmé trois camarades plus jeunes de l’Afrique, de l’Europe et du Moyen Orient/Asie occidentale.

    X. De nombreuses décisions sur le développement du travail de l’ICOR à un niveau supérieur ont été prises, en particulier pour le développement de la coordination et la coopération pratiques et de l’approfondissement du travail idéologico-politique ; pour l’échange des expériences et la planification du travail à propos des journées de lutte ; pour continuer la campagne d’éclaircissement des organisations membres parmi les masses et la discussion sur le système impérialiste mondial ; pour l’organisation d’une journée de solidarité exceptionnelle avec la lutte de libération palestinienne précédée par une discussion de positions communes et de la clarification de divergences encore existantes, et beaucoup d’autres.

    L’ICOR prendra les 100 ans d’héritage de Lénine comme occasion pour organiser un séminaire théorique international en 2024 au sujet de son héritage plein de promesses d’avenir ! Des rapports de pays annuels des organisations membres de l’ICOR à partir de décembre 2022 et d’autres séminaires continentaux et régionaux servent à l’information mutuelle et permettent des conséquences créatrices.

    En outre, l’ICC a obtenu la tâche d’augmenter la vigueur de l’ICOR à l’occasion des foyers de la lutte de classe et créer d’autres possibilités du débat idéologico-politique.

    XI. La 4ème conférence mondiale a adopté des résolutions entre autre au sujet de la solidarité avec les prisonniers politiques et des révolutionnaires persécutes ; contre l’occupation des parties de Népal par l’Inde ; contre le Millenium Challenge Corporation ; pour la solidarité avec la lutte de libération palestinienne ; pour la solidarité avec le soulèvement du 25 juillet en Tunisie ; appel de la jeunesse internationale contre l’impérialisme et le fascisme ; pour la solidarité avec Georges Ibrahim Abdullah ; contre l’anticommunisme ; au sujet de indépendance de la Sahara-Ouest ; au sujet de l’alimentation dans le monde ; contre l’occupation du Sahel par l’impérialisme français et ses alliés ; pour la construction d’un front uni anti-impérialiste et antifasciste ; contre les gouvernements de droite et ultra-droite en Amérique latine ; contre les plans chauvinistes de l’Union Européenne ; contre la surexploitation des ressources naturelles ; pour la solidarité avec les camarades en prison à Shenzen ; pour encourager les auto-organisations des réfugies et des formes d’organisation de la solidarité intercontinentale ; pour la solidarité avec le mouvement de masse des paysans de l’Inde ; pour un droit à la santé et à l’éducation et contre la privatisation de ces secteurs ; contre l’agression turque contre Rojava.

    XII. La conférence était parfaitement organisée par une équipe multilatérale MOS. Avec 84 camarades de 6 pays on a réalisé une nouvelle qualité de la collaboration multilatérale.

    Nous sommes fier de l’ICOR ! Et nous sommes bien armés de devenir le pôle révolutionnaire de l’orientation de la coordination et de la coopération pratiques, de l’unification idéologique et politique et du renforcement de l’organisation avec la grande initiative correspondante de toutes les organisations membres.

    En avant avec l’ICOR !

    En avant dans la lutte pour la libération, la démocratie, la liberté et le socialisme !

    En avant vers le socialisme et le communisme !

  • Le Conspirationnisme – brochure.

    Le Conspirationnisme – brochure.

    Après un travail de plusieurs mois, nous publions cette brochure. Elle est, il nous semble, importante, car elle traite d’un sujet omniprésent : le conspirationnisme.

    La croyance dans des complots n’est pas quelque chose de nouveau. Les légendes urbaines, les rumeurs, sont nées en même temps que les sociétés et que les civilisations. Elles participent à la création de mythes, de superstitions, d’un corpus religieux. Elles contribuent également à des épisodes de violence paroxysmique, dans lesquels ces rumeurs, ces canulars et ces mythes servent d’exutoire aux peurs et aux tensions. Il ne faut pas les sous-estimer. Cependant, le développement progressif des moyens de communication, puis l’immense boom du développement des sociétés de l’information, ont donné un allant sans précédent à ces interprétations du monde. Il a existé des complots et des conspirations, c’est indéniable. Mais le conspirationnisme, l’analyse du monde qui fait du complot le moteur de l’histoire, est quelque chose de substantiellement différent.

    Dans ce travail, nous proposons une analyse du conspirationnisme. Depuis ses origines biologiques et sa présence naturelle dans la société jusqu’à son utilisation politique consciente ou inconsciente. Utilisation toujours dangereuse, toujours tendanciellement réactionnaire. L’extrême droite en a fait son épée, mais ces raisonnements contaminent. Nous, notre camp, notre courant politique, n’en sommes absolument pas exempts. Beaucoup piochent dans un inconscient conspirationniste dans lequel les adversaires et les ennemis sont décrits sous des traits bien connus : ceux qui diable chrétien. Séducteurs, déloyaux, menteurs, diaboliques dans leurs intentions comme dans leurs moyens. Une vision du monde manichéenne et caricaturale, laquelle nous prive de comprendre en profondeur notre monde.

    Nous avons fait le choix de traiter longuement non seulement notre propre contamination que les effets que celle-ci a pu avoir par le passé. Ainsi, nous clôturons notre travail par un point sur l’influence du conspirationnisme et des raisonnements paranoïdes dans les expériences socialistes et, en premier lieu, dans l’URSS de la période stalinienne. Si nous n’épargnons pas d’autres courants, nous ne nous épargnons surtout pas nous même : nous avons un long travail à réaliser pour être meilleurs et pour expurger le conspirationnisme de nos raisonnements. C’est ainsi qu’il sera possible de l’expurger de la société par la suite.

  • Solidarité avec le Pirée !

    Solidarité avec le Pirée !

    Message de solidarité de l’ICOR aux travailleurs et travailleuses du port du Pirée (Grèce).

    Contexte : le port du Pirée, lié à l’histoire d’Athènes, est privatisé depuis plus d’une dizaine d’année. Entrée au capital de la société de gestion du port, la compagnie chinoise COSCO shipping est devenue majoritaire en 2016. Avec les travailleurs et les travailleuses de la zone portuaire, les patrons chinois se comportent comme tous les capitalistes. Les conditions de travail y sont exténuantes et les infrastructures sont construites sans considérations environnementale. Le Pirée, étape de la stratégie mondiale chinoise, est aujourd’hui l’enjeu d’une lutte sociale d’importance.

    A tous les collègues en grève dans le port du Pirée,

    au syndicat ENEDEP

    Chers collègues,

    Au nom de la coordination européenne de l’ICOR, nous vous envoyons les salutations les plus chaleureuses de solidarité pour votre grève. Vous êtes pleins de rage et de colère à propos de la mort horrible de votre collègue. Il a été tué par des conditions de travail négligentes et inhumaines sur les docks et les terminaux à conteneurs, et sacrifié de sang-froid pour les profits des capitalistes portuaires de COSCO.

    Nous avons un grand respect pour vos actions de solidarité et la grève courageuse avec laquelle vous commémorez votre collègue Dimitris. Mais vous reliez votre indignation tout à fait justifiée à des revendications importantes des dockers pour l’augmentation du nombre d’employés par équipe, pour l’abolition des équipes opposées qui épuisent les travailleurs, pour la transformation de tous les contrats en contrats à temps plein et pour la création de comités de santé et de sécurité des travailleurs. Vous avez notre entière solidarité pour cela !

    Votre grève se distingue par le fait qu’elle reçoit une grande solidarité de la part de la population du Pirée et d’Athènes, d’autres travailleurs et que de nombreux marins sont solidaires. Ceux-ci ont décidé de mener une grève de 48 heures du 10 au 12 novembre. Au niveau international, le syndicat des dockers de Livourne, en Italie, et le syndicat turc des transports Nakliyat-Is ont annoncé des rassemblements de solidarité.

    Ces conditions de travail inhumaines sont également le résultat de la politique du Fonds monétaire international, de l’UE et du gouvernement fédéral allemand. Leur diktat de la crise a exigé du peuple et des travailleurs grecs de lourdes charges et une aggravation des conditions. Ils ont notamment privatisé les ports, comme celui du Pirée, mais aussi les fournisseurs d’électricité, les bureaux de poste, les réseaux d’eau, les chemins de fer, etc. La voie était ainsi libre pour que la société chinoise COSCO puisse acheter 50 % du port du Pirée en 2016 et 16 % supplémentaires des actions il y a peu.

    L’ICOR, Coordination internationale des partis et organisations révolutionnaires, est un regroupement mondial qui compte désormais 62 organisations membres. Adhérer à l’ICOR est une obligation d’organiser la solidarité internationale avec les grèves des travailleurs, les luttes populaires, les rébellions, les soulèvements de la faim et les mouvements de libération dans la lutte contre l’oppression capitaliste et impérialiste. C’est pourquoi nous ferons connaître votre grève courageuse au sein d’ICOR, nous en informerons sur notre site Web et nous promouvrons la solidarité internationale.

    Vive la solidarité internationale ! La solidarité des travailleurs est plus forte ! Pour un avenir des travailleurs dans la liberté, la démocratie – le socialisme !