Catégorie : Communiqués

  • Le Parti Maoïste de Russie appelle à une journée d’action le 22 mai 2022 sous le slogan « Le féminisme n’est pas toxique »

    Le Parti Maoïste de Russie appelle à une journée d’action le 22 mai 2022 sous le slogan « Le féminisme n’est pas toxique »

    Nous publions cet appel du Parti Maoïste de Russie à une journée d’action en faveur du féminisme le 22 mai. En effet, en Russie, le pouvoir promeut une vision traditionnaliste et rétrograde de la société. Considérés comme des idées occidentales « extrémistes », les mouvements féministes et LGBT sont accusés de saper les bases de la société russe. Avec la guerre, une fracture encore plus grande s’est formée entre Russie et Occident. Cela accentue la pression sur celles et ceux qui veulent connaître une évolution des mœurs et des rapports sociaux et familiaux. Il ne faut pas oublier que, en 2016, le gouvernement Russe avait déjà dépénalisé les violences conjugales. Nos camarades du RPM sont en première ligne face à la répression : leur travail est irremplaçable ! Soutenons les et soutenons l’ICOR !

    Contre la censure anti-féministe et la répression en russie!

    Après la chute du capitalisme bureaucratique en 1991, le mouvement des femmes de masse de la Russie a commencé à se développer progressivement. Cette évolution a été facilitée par la disparition de la pression du révisionnisme soviétique et par un fort échange culturel avec les pays occidentaux. Mais la base la plus importante du développement du féminisme russe a été les réformes néolibérales du gouvernement, qui ont gravement affecté la position des femmes dans la société. Le nombre d’emplois féminins a diminué en raison de l’effondrement de secteurs entiers de l’économie. Les revenus des femmes ont été touchés par la baisse générale du niveau de vie. Le nombre de femmes impliquées dans la prostitution a augmenté et les femmes ont été activement exportées à l’étranger. Dans les années 1990, la situation criminelle ne s’est pas améliorée en raison du niveau élevé de banditisme et de la grande consommation d’alcool. Tout cela a conduit à un niveau élevé et constant de violence à l’égard des femmes. Toutefois, le gouvernement Eltsine n’a pas mené une politique antiféministe active.

    Une nouvelle étape dans le développement du mouvement de femmes massif a commencé avec la montée en puissance du Nouvel Impérialisme en Russie et l’accession au pouvoir de Poutine. Comme dans tout pays néo-impérialiste, la Russie a vu à la fois la progression des mouvements de libération et une croissance réciproque du fascisme de régime et des transformations réactionnaires de la société. Depuis la fin des années 2000, le gouvernement russe, de plus en plus clérical et antidémocratique, s’est mis à prôner systématiquement la restriction de l’avortement dans le pays (« semaine de silence », consultations d’un psychologue et d’un prêtre, interdiction soudaine de l’avortement pendant une semaine dans certaines régions du pays, discours sur la nécessité d’adopter l’expérience allemande des articles 218-219 du code pénal allemand). En 2013, une loi homophobe et lesbophobe contre la « propagande de l’homosexualité » a été adoptée, suivie d’une répression contre la communauté LGBT. En 2017, les violences domestiques ont été légalisées en Russie.

    Parallèlement, la rhétorique de la maternité imposée (dans le contexte d’un programme d’incitation à la fécondité assorti de récompenses en espèces pour avoir de nombreux enfants) et de l’anti-féminisme par les représentants du parti au pouvoir Russie Unie (« Единая Россия »), ainsi que par l’opposition de poche de Poutine représentée par le CPRF, le LDPR et Russie Juste (« Справедливая Россия »), s’est renforcée. Dans le même temps, le mouvement des femmes russes se développait activement. Alors qu’au début des années 2010, le féminisme russe empruntait beaucoup aux tendances occidentales du mouvement des femmes et s’appuyait sur le soutien de fondations occidentales pour ses activités, dans la seconde moitié des années 2010, le féminisme russe s’est massivement orienté vers des positions féministes radicales, qui disposaient d’une base de masse plus solide. Le début de l’année 2019-2020 a vu les premières grandes manifestations de rue des féministes, alors que la Douma d’État de la Fédération de Russie examinait une loi contre les violences domestiques (qui n’a finalement pas été adoptée). Le mouvement des femmes russes connaît également une croissance rapide sur les médias sociaux. Mais malheureusement, le mouvement est encore décentralisé. Toutes les tentatives de créer une organisation féministe/un parti féministe pan-russe ont jusqu’à présent échoué. Les féministes sont dispersées dans les villes. Dans certaines villes, il existe 2 ou 3 organisations féministes qui sont en désaccord les unes avec les autres.

    En mai-juin 2021, plusieurs députés de Russie Unie (Inga Yumasheva, députée à la Douma d’État et membre du Comité de la famille, des femmes et des enfants ; Vitaly Milonov, député à la Douma d’État et politicien homophobe bien connu en Russie) et Gennady Zyuganov, chef du Parti communiste de la Fédération de Russie, se sont prononcés en faveur de l’interdiction du féminisme radical en Russie. Milonov a appelé à assimiler les féministes russes aux terroristes et aux néo-nazis. Le 29 septembre 2021, Andrey Tsyganov, président de la commission pour la protection des enfants contre les contenus destructeurs sous l’égide de Roskomnadzor, a suggéré que le mouvement LGBT, les féministes radicales et le mouvement Child Free (c’est-à-dire les personnes qui ne veulent pas avoir d’enfants) soient déclarés extrémistes (c’est-à-dire terroristes et interdits en Russie).

    Enfin, le 29 janvier 2022, Vladimir Poutine a demandé au chef de cabinet adjoint Sergey Kirienko, lors du Conseil russe des droits de l’homme, d’envisager la création d’un registre des « contenus toxiques » d’ici le 1er juin. Par « contenu toxique », l’ordre de Poutine inclut le féminisme radical, les LGBT et la liberté des enfants, mis sur un pied d’égalité avec la violence, la zoophilie et l’anti-vaccination, d’une part. Il est également important de noter que les officiels comprennent le féminisme radical comme n’importe quel type de féminisme, car ils ne sont pas au courant des tendances. Pour eux, tout ce qui nécessite un changement dans la position des femmes en Russie est radical. Cette dernière initiative, si elle est couronnée de succès, aura un impact sérieux sur les droits des femmes et des personnes LGBT en Russie, ce sur quoi compte la bourgeoisie monopolistique, qui la promeut par le biais de ses politiciens réactionnaires.

    Le féminisme russe reste fragmenté pour l’instant. Le mouvement des femmes en Russie a également été durement touché par la vague d’émigration massive de militants démocratiques du pays après le déclenchement de la guerre d’agression contre l’Ukraine. Le mouvement LGBT a été sévèrement étouffé par la répression ces dernières années. La guerre impérialiste avec l’Ukraine est une excuse commode pour imposer le fascisme et les réformes réactionnaires. Le régime de Poutine évolue rapidement vers une dictature fasciste, une censure totale et une répression de masse.

    Le parti maoïste russe prépare activement une protestation contre l’initiative anti-femmes de la bourgeoisie russe. Nous avons programmé les premières manifestations panrusses pour le 22 mai. Nous essayons d’unir le mouvement féministe dans le pays, nous mettons en place un comité de résistance, nous renforçons l’initiative sur le terrain. Nous essayons d’impliquer dans la lutte toutes les forces démocratiques, de femmes et de jeunes qui seront affectées par l’initiative de répression et de censure des autorités russes.

    Nous appelons nos camarades d’ICOR des autres pays à faire preuve de solidarité internationale et à organiser des actions de solidarité avec notre lutte pour la liberté des femmes en Russie, la lutte pour la démocratie et le socialisme réel le 22 mai 2022.

  • Pour un 8 mai de paix !

    Pour un 8 mai de paix !

    Ces 8 et 9 mai, nous célébrons le 77e anniversaire de la défaite du régime nazi, prélude à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    Cette date est d’autant plus importante que les conceptions idéologiques et politiques qui ont présidé à l’irruption de ce conflit sont, aujourd’hui, particulièrement présentes. Alors que nous célébrons la paix et la fin de l’impérialisme génocidaire de l’Allemagne, la guerre est non seulement toujours présente, mais rien n’écarte une autre guerre d’une violence similaire.

    Depuis le 24 février, l’ « opération militaire spéciale » lancée par V. Poutine s’est transformée en un bourbier infernal aux innombrables conséquences. La guerre déclenchée par la Russie en Ukraine a causé un choc dans une Europe relativement démilitarisée. Elle contribue à relancer une course aux armements.

    Le fossé qui s’est creusé entre la Russie et le reste de l’Europe n’est pas que du seul fait de la première. Il est indéniable qu’une politique de refoulement de la Russie a été mise en œuvre par les puissances d’Europe et les USA. Elle n’a pas été intégralement une « conspiration contre la Russie », les politologues américains les plus influents ayant eu tendance à se méfier de l’expansion de l’OTAN ou de l’UE. Elle a surtout été une prédation, profitant d’une Russie faible. Mais pour ce pays, qui a perdu 70 millions de vies à la suite des guerres du XXe siècle, c’est un danger inacceptable. L’isolement et l’incompréhension ont entretenu une spirale infernale, et la guerre en Ukraine est venue nourrir une prophétie auto-réalisatrice.

    Alors que l’UE était en crise et que l’OTAN était considéré comme en état de « mort cérébrale » par Macron, l’invasion de l’Ukraine est venue apporter un second souffle à ces organisations. De nouvelle adhésions se profilent, particulièrement des États Scandinaves qui avaient pourtant une tradition de neutralité. De plus, les budgets militaires européens sont boostés par ce conflit.

    Mais c’est aussi une prophétie auto-réalisatrice dans un autre sens. Une des hantises des géopolitologues américains est la naissance d’un bloc continental russo-chinois. Ce bloc n’est pas sans problèmes – notamment la disproportion entre Russie et Chine démographiquement et économiquement – il exige aussi une transformation profonde de l’organisation du territoire russe, centré sur l’Europe. Mais si la fracture entre Europe et Russie se poursuit durablement, si une frontière à l’image de la DMZ entre les Corées s’installe, cette hypothèse peut devenir à terme crédible.

    Au final, Poutine a renforcé l’UE et l’OTAN.

    L’Occident est cependant bien isolé. Si la plus grande partie du monde a condamné la Russie et l’agression qu’elle a brutalement mené contre l’Ukraine, peu ont pris le chemin des sanctions. Les exigences telles que l’expulsion de la Russie du Conseil des Droits de l’Homme ou du Conseil de Sécurité de l’ONU se heurtent à des abstentions massives. Trois raisons à cela :

    • La vision de la Communauté Internationale pour l’Occident est fortement autocentrée. L’Occident ne parvient pas à intégrer l’idée qu’il puisse exister d’autres forces géopolitiques et d’autres vision du monde que la sienne. Or, une grande partie du monde ne s’intéresse pas aux querelles européennes, ou au minimum ne les exceptionnalise pas.
    • Le deux poids, deux mesures de l’Occident ne le rend pas crédible. Les injonctions à la condamnation de la Russie sont souvent mises dans la balance avec l’absence de réaction face au colonialisme ou aux agressions faites par les valets des occidentaux.
    • Pour un grand nombre de pays du monde, ce sont les ex-puissances coloniales qui incarnent l’archétype de l’agresseur. Ils n’ont bien souvent pas d’a priori sur la Russie, elle peut même être perçue positivement.

    Au final, l’invasion de l’Ukraine, si elle a ressoudé l’Europe et l’OTAN n’en est pas moins aussi un révélateur du fait que l’agenda occidental n’est plus celui du reste du monde. Le monde se dirige vers une multipolarité que les anciennes puissances dominantes vont devoir accepter. L’idée selon laquelle naîtrait un jour un super-impérialisme qui exploiterait pacifiquement le monde est une nouvelle foi battue en brèche. Victime de ses rendements décroissants, l’hémisphère occidentale n’est plus intégralement hégémonique. Mais cette multipolarité, si elle constitue quelque part une démocratisation du monde, en augmente cependant aussi l’instabilité. Plus de puissances dans un monde toujours aussi étroit signifie donc une hausse du risque de conflits majeurs. C’est là une tendance inéluctable. C’est donc une donnée qu’il nous faut prendre en compte et intégrer dans notre vision du monde.

    En Europe, ce conflit a désormais éclaté. S’il reste limité, il montre néanmoins que la guerre revient à l’ordre du jour. Mais au sein même des pays, les guerres civiles sont aussi des menaces :

    En Europe, les extrêmes-droites jouent sur le déclin relatif de l’Occident dans les rapports de force internationaux. Ils attisent des peurs viscérales, jouant constamment sur une menace d’une « colonisation à l’envers », d’un effacement racial et culturel, d’une disparition au profit d’un monde qui serait « multiculturel et cosmopolite ». Les théories, comme celles du « grand remplacement », qui a été au centre du débat de la présidentielle, sont extrêmement dangereuses. Leur ambition est de mettre en œuvre une épuration ethnique envers ceux qui ne sont pas perçu comme étant suffisamment « de souche ». Les élections ont montré que les droites avaient un électorat solide. Elles poursuivent leur infiltration, y compris dans les services de sécurité des États. Profitant de la peur, elles attendent la crise qui les portera au pouvoir. À ce titre, il faut la plus grande vigilance : la menace fasciste et l’action des groupes qui s’en revendiquent sont deux choses différentes. Cyril Hanouna, en invitant constamment des personnalités d’extrême-droite et en leur donnant une portée immense, est bien plus dangereux stratégiquement que des clowns de la haine à l’exemple de Serge Ayoub. De même, les vieux briscards d’Occident ou d’autres anciens groupes puissants se sont maquillés en centristes, attendant leur heure.

    Face à ces menaces, nous appelons à la plus grande solidarité locale, nationale et internationale. Or, ni la coopération, ni la solidarité ne vont tant que cela de soi. Elles sont des actions qui sont volontaires et conscientes. Nos liens de solidarité doivent être entretenus, ravivés. D’où l’importance de ces espaces de mémoire, comme cette date du 8 mai en France, date que tous les antifascistes se doivent de partager. Les luttes en France sont difficiles et vont s’aggraver. Il faut s’attendre à ce que la répression puisse prendre la même forme que dans d’autres pays. Ainsi certains camarades maoïstes de Russie ont parfois été internés de force dans des hôpitaux psychiatriques pour les réprimer. Ces méthodes ne connaissent pas de frontières : elles peuvent arriver chez nous aussi.

    À l’échelle internationale, nous appuyons les actions de l’ICOR et du Front Uni Antifasciste. Une grande manifestation est prévue en Allemagne pour le 8 mai. Nous ne pourrons y être présents et présentes, mais nous saluons nos camarades qui vont y participer.

    Les 8 et 9 mai sont, pour l’ICOR, parmi les dates des journées contre la guerre. Ces dates sont importantes car la paix n’est pas un acquis définitif mais reste toujours précaire. Tant qu’il existe des puissances rivales, la guerre ne peut être définitivement écartée. Si elle ne se fait pas frontalement, du fait de la dissuasion nucléaire, elle a néanmoins des conséquences très concrètes pour ceux et celles qui la subissent.

    L’ICOR promeut une coopération internationale et une union des organisations politiques révolutionnaires contre les volontés de guerre. Elle assure aussi un soutien direct et concret aux victimes de guerre, mais aussi aux forces pour la paix dans les pays belligérants.

    Ce n’est pas sans fierté que nous pouvons ainsi prendre en exemple le soutien que nous avons pu apporter aux militants et militantes communistes d’Ukraine, présents à Kyiv et Karkiv, mais aussi à des Russes anti-guerre qui essaient d’échapper au risque de condamnation. Même si ces actes restent des gouttes d’eaux dans l’océan du besoin de solidarité internationale, ils n’en restent pas moins des arguments en faveur d’une unification des forces qui composent le camp du peuple.

  • Union de Force Démocratique Européenne : Arrêtons Erdoğan, vainquons le fascisme !

    Union de Force Démocratique Européenne : Arrêtons Erdoğan, vainquons le fascisme !

    De Gezi au Kurdistan, la résistance gagnera, le fascisme sera vaincu !

    Malgré toutes sortes d’oppressions, d’attentats, d’arrestations et de massacres, le gouvernement de Erdoğan, incapable d’étouffer la résistance des peuples de Turquie et du Kurdistan, a de nouveau lancé une vague massive d’attaques. Tout en intensifiant les opérations militaires dans le Sud et l’Ouest du Kurdistan, il mène également des attaques et des arrestations illégales contre des dissidents en Turquie.

    L’audience du procès contre la résistance de Gezi Park, en 2013, a eu lieu hier, et les représentants de la lutte pour la démocratie jugés dans cette affaire ont été condamnés à de lourdes peines. Dans le « procès Gezi » de 2013, sont jugées des millions de personnes qui ont exercé leurs droits de protestation démocratiques pour vivre dans un pays d’égalité, libre, démocratique, juste, pacifiques et en harmonie avec la nature. Osman Kavala a été condamné à perpétuité aggravée pour avoir prétendument « cherché à renverser le gouvernement de la République de Turquie ou de l’empêcher partiellement ou complètement d’exercer ses fonctions en utilisant la force et la violence ». tandis que Mücella Maker, Can Atalay, Cigdem Mater, Hakan Altinay, Mine Özerden, Tayfun Kahraman et Yigit Ali Ekmekçi ont été condamnés à 18 ans de prison chacun. Nos amis, qui ont été jugés et qui comparaissaient libres, ont été arrêtés dans la salle d’audience et emmenés en prison.

    Alors que ceux qui s’opposent aux politiques inhumaines et anti-nature du gouvernement sont condamnés à de lourdes peines de prison, la vaste offensive militaire et la tentative d’invasion de l’État turc contre le Sud (Irak) et l’ouest du Kurdistan (Syrie) se poursuivent. Dans les mêmes jours, Garo Paylan du HDP, le seul député arménien de l’Assemblée, qui a exprimé le génocide arménien à la Grande Assemblée nationale de la Turquie, est lynché et est la cible de tentative de meurtre, tout comme Hrant Dink.

    L’Alliance populaire d’Erdoğan sur le chemin des élections, a entraîné la Turquie dans un bourbier, les peuples de Turquie dans la pauvreté, le chômage, la polarisation et la guerre civile, et considère que l’escalade des tensions, des agressions et des conflits sont les seuls issus possibles. De cette manière, il s’efforce de consolider la masse nationaliste, chauvine et religieuse-sectaire autour de lui. Il essaie de dissimuler le chômage, la pauvreté, la hausse des prix, la cherté de la vie, l’anarchie de la société, l’incompétence politique, l’hostilité à la nature, aux femmes et aux LGBTI+ en attaquant les Kurdes, en crachant la haine envers les Arméniens, en ignorant les Alévis, en arrêtant les patriotes, les socialistes, les démocrates et tous les dissidents.

    Nous, en tant que forces démocratiques de la Turquie et du Kurdistan, sommes conscients du jeu joué par le dictateur Erdoğan et l’Alliance populaire ! Mais malgré toutes les oppressions et les attaques, notre peuple continue de résister et continuera de le faire.

    Nous ne lui abandonnerons pas notre pays et notre avenir, ni à lui ni à sa coalition fasciste, nous ne nous rendrons pas ! Parce que nous sommes les producteurs de ce pays, nous sommes les femmes, nous sommes les jeunes, nous sommes les LGBTI+. Nous sommes les Kurdes, les Alévis, les Arméniens, les Arabes, les Circassiens, les Laz et les Grecs de ce pays que vous ignorez. Nous sommes ceux de ce pays en faveur de l’égalité et de la liberté. En bref, comme nous l’avons toujours dit, nous sommes le peuple.

    Ceux qui ont été jugés et condamnés à des peines sévères lors des manifestations de Gezi, résistant dans les montagnes et les villes pour leurs identités, leurs cultures et leurs libertés sont les fleurs de l’honneur et de la résistance des peuples de Turquie.

    Nous voulons que les défenseurs de la démocratie et de la liberté en Europe se joignent à nous dans cette lutte honorable des peuples de Turquie et du Kurdistan contre le fascisme. Tout comme ce fut le cas avec l’Allemagne hitlérienne, quand le fascisme s’enracine dans un pays, il veut engloutir le monde entier comme un cancer malin. C’est pourquoi nous disons qu’il est maintenant temps de porter et d’élever le niveau de la lutte internationaliste et d’envoyer ensemble le fascisme en Turquie dans la poubelle de l’histoire.

    Vive la lutte internationaliste !
    Tenez-vous coude à coude contre le fascisme, l’occupation et les guerres de partage du monde !

    Union de Force Démocratique Européenne – ADGB

  • ICOR : En mai, les journées internationales de lutte pour les droits des travailleurs, la paix, la liberté et le socialisme !

    ICOR : En mai, les journées internationales de lutte pour les droits des travailleurs, la paix, la liberté et le socialisme !

    Le 1er mai 2022 et le 8/9 Mai 2022 ‒ Journées internationales de lutte pour les droits des travailleurs, la paix, la liberté et le socialisme !

    Résistance active à toute guerre impérialiste

    Le 1ᵉʳ mai 2022, en tant que journée internationale de lutte de la classe ouvrière, est placé sous le signe d’une invasion barbare de l’impérialisme russe en Ukraine et d’une aggravation massive du danger général de guerre inter-impérialiste et de guerre mondiale. Des pays impérialistes ou bien les blocs de Russie et des États-Unis en tant que principal fauteur de guerre dans le monde en association avec l’OTAN s’affrontent de manière différente sur le territoire ukrainien – avec le potentiel d’une troisième guerre mondiale.

    Les 8 et 9 mai symbolisent la victoire des Alliés, en particulier de l’Armée rouge de l’Union soviétique socialiste sur le fascisme hitlérien en 1945. Les masses en Russie et en Europe de l’Est célèbrent ce jour jusqu’à maintenant et l’ICOR l’a élevé au rang de journée de lutte contre la guerre.

    La classe ouvrière internationale, en particulier le prolétariat industriel international sont mis au défi de constituer l’épine dorsale décisive de la lutte des masses, des travailleurs, des femmes, des jeunes, des écologistes, des antifascistes contre l’impérialisme et, aujourd’hui, tout particulièrement, contre le danger imminent d’une III guerre mondiale nucléaire.

    L’interaction entre la crise économique et financière mondiale persistante, la pandémie de Corona, l’intensification dès à présent de l’armement à l’échelle mondiale et la transition accélérée vers une catastrophe écologique mondiale ont affecté la vie des masses populaires dans le monde entier, au point de remettre en question leurs bases d’existence. L’inflation augmente rapidement, rendant la vie toujours plus difficile à financer pour les masses populaires de plus en plus grandes. On estime que 17 millions de personnes sont mortes de Covid-19. Beaucoup seraient encore en vie si elles avaient été vaccinées. Mais les pays impérialistes et les monopoles continuent de protéger avidement leurs brevets générateurs de profits au détriment de la vie de millions de personnes. 160 millions de personnes de plus ont été plongées dans la pauvreté. Dans plus de 100 pays, les prestations sociales et de santé acquises de haute lutte ont été réduites, voire supprimées, pendant la crise. Des millions d’emplois ont été détruits ou sont sur la liste noire.

    Les masses populaires se défendent dans des manifestations, des actions de résistance, des grèves et des mouvements quasi-insurrectionnels. Elles défendent leurs intérêts existentiels lors d’émeutes de la faim et de luttes contre l’inflation et la politique des prix monopolistiques des groupes énergétiques.

    ICOR s’est clairement positionnée. Il s’agit maintenant de passer de la parole aux actes : Le 1ᵉʳ mai est en particulier le jour où nous faisons le bilan du renforcement de l’ICOR et de toutes nos organisations membres afin de faire retentir dans le monde entier le cri : en avant vers le socialisme et le communisme ! Ce n’est qu’alors, avec la conquête du pouvoir par le prolétariat, que la voie sera ouverte pour que les guerres impérialistes, l’exploitation et l’oppression des travailleurs et des larges masses, la destruction de l’environnement et l’absence de perspectives pour la jeunesse appartiennent au passé.

    Résistance active :

    • Non à la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine !
    • Non à toute politique impérialiste ‒ renforçons la lutte anti-impérialiste contre le danger d’une guerre mondiale ‒ renforçons le Front uni anti-impérialiste et antifasciste !
    • Contre le transfert des fardeaux de la guerre et de la crise sur le dos des travailleurs et des masses laborieuses !
    • Pour le droit des nations à disposer d’elles-mêmes !
    • Vive l’amitié entre les peuples ukrainiens et russes !
    • Lutte mondiale pour la démocratie, la paix, la liberté, le socialisme !

    Signataires (en date du 27/04/2022, d’autres signataires sont possibles) :

    1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
    2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    3. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PCT Parti Comuniste du Togo
    6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    12. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    13. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    14. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    15. UC Unité Communiste, France
    16. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    17. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    18. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    19. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    20. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
    21. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    22. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    23. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    24. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    25. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    26. OAPCM Organización Apoyante del Partido Comunista de México (Organisation de soutien du Parti communiste du Mexique)
    27. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    28. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    29. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    30. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    31. ROL Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis
  • Solidarité avec la GALE contre la dissolution

    Solidarité avec la GALE contre la dissolution

    Nous affirmons notre solidarité avec le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs. Darmanin a décidé de lancer une procédure de dissolution contre le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs. Le Groupe a déclaré :

    « Darmanin a indiqué vouloir dissoudre le groupe, après avoir fait un signalement au ministère de la Justice, et demandé aux services du ministère de l’Intérieur d’entamer des investigations ».

    C’est la poursuite d’une stratégie d’anéantissement de ce groupe, opéré depuis plusieurs années. Il s’inscrit dans une stratégie dont nous avons pu voir les effets récemment, avec notamment la dissolution du Collectif Palestine Vaincra. Face à la gauche, Darmanin montre les dents. La répression touche depuis longtemps les militants et les militantes de cette organisation. Mais les choses se sont accélérées.

    Déja en 2019, des arrestations ciblées, des procédures d’intimidation, la destruction du matériel militant – y compris des possessions sans rapport, uniquement dans le but de briser la détermination et de faire étalage de l’impunité policière.

    Fin 2021, nous avions pu voir plusieurs militants de la GALE se retrouver dans un engrenage kafkaïen pour un affrontement contre des intégristes. Pas de plainte, mais un parquet ravi de trouver l’occasion de faire là un exemple. La détention préventive a été utilisée, contre son sens premier, qui est de permettre des compléments d’enquête. Elle a été utilisée dans un sens punitif : pour casser ces militants.

    La même année, une pression importante a été exercée sur le Lyon Antifa Fest pour qu’il soit impossible qu’il se tienne. Le président de la région, Laurent Wauquiez, avait alors menacé le lieu dans lequel se tenait habituellement ce festival, le CCO de Villeurbanne, en menaçant de lui supprimer une partie de ses subventions. La raison : des slogans anti-police dans une chanson. On sait déjà, d’expérience, que chanter Hécatombe peut coûter parfois cher. Ces slogans sont au centre de la procédure de dissolution, ainsi que le fait d’avoir partagé l’appel à « assiéger Bayer-Monsanto » le 5 mars. La GALE vient donc rejoindre la longue liste d’organisations dissoutes. En dernière instance, on retiendra la chose suivante : devenir influent, trop gêner le pouvoir, même dans des moyens d’expression et d’action qui ne transgressent pas la loi en tant que tel, c’est trop. La démocratie, que la France se targue constamment de défendre, est à géométrie décidément bien variable.

    Pendant ce temps, nous avons pu le voir, les délinquants fascistes peuvent se pavaner. Lorsqu’ils tuent, ils sont systématiquement dédouanés de leur responsabilité : on en fait des actes isolés, sans lien avec une idéologie qui voit l’existence comme une lutte à mort entre races. Pendant ce temps, un condamné pour incitation à la haine est un des candidats les plus médiatisés. Pendant ce temps, une longue montée en pression se poursuit. Un « ensauvagement » tel que dépeint par Aimé Césaire : face aux difficultés actuelles, surtout économique, on brutalise, on abrutit au sens premier du terme, on décivilise. Quant aux petites tapes sur les mains des fascistes, qui servaient à montrer prétendument la neutralité de l’État, elles n’ont été que des prétextes pour intégrer ces membres aux groupes du RN ou de Zemmour. Elles ont été des professionnalisations.

    Cette contamination se voit, elle produit ses effets. Comme l’écrivait la spécialiste de la Russie Anna Colin Lebedev :

    « La logique de la goutte de poison nous fait dire que l’armée ukrainienne entière aurait été contaminée par le néo-nazisme promu par quelques membres. Que doit-on dire alors de nos propres forces de l’ordre qui votent volontiers pour l’extrême droite ? »

    Oseront-il la dissoudre ?

    Nous déclarons notre solidarité avec les membres de cette organisation. Nous ne doutons pas que cette opération échouera et ne fera que contribuer à renforcer leur détermination et à bâtir quelque chose d’encore plus grand.

  • Depuis la Russie : article de la Plate-Forme Marxiste-Léniniste

    Depuis la Russie : article de la Plate-Forme Marxiste-Léniniste

    La lutte contre la guerre aujourd’hui est avant tout une lutte contre son propre gouvernement impérialiste.

    La Plate-forme marxiste-léniniste de Russie 6 mars 2022


    Aux premières heures du matin du 24 février, le régime impérialiste de Poutine a attaqué l’Ukraine ! Les peuples de Russie, d’Ukraine et du Donbass sont les otages d’un conflit d’intérêts entre les deux groupes impérialistes de l’impérialisme traditionnel américain et de l’impérialisme de l’UE d’un côté et du nouvel impérialisme russe de l’autre. Aujourd’hui, les bombes russes tombent sur les villes ukrainiennes, les soldats russes et ukrainiens meurent pour les intérêts des monopoles ou oligarques internationaux, et le monde est au bord d’une catastrophe nucléaire mondiale.

    Dans ces circonstances, nous appelons les travailleurs de Russie à protester contre la guerre, à saboter le transfert de troupes et d’équipements militaires, et à dire ainsi leur « Non » ferme. Camarades, expliquez à vos connaissances le caractère criminel de cette guerre ! Ne croyez pas la propagande mensongère selon laquelle seule une « opération spéciale de protection de la population du Donbass » et de dénazification de l Ukraine a lieu. Si le régime réactionnaire de Poutine s était soucié du sort de la population de la région de Donetsk, la reconnaissance des républiques populaires aurait eu lieu dès 2014. Dans toute l’Ukraine, des combats ont actuellement lieu dans des régions où la majorité de la population rejette la perspective d’une soumission au régime dictatorial de Poutine. La propagande russe justifie cette agression par la nécessité de soutenir Donetsk et Louhansk, qui se sont rebellés contre Kiev en 2014.

    Mais aujourd’hui, elles ne sont plus du tout les républiques populaires créées il y a huit ans. Les dirigeants et commandants pro-populaires ont été physiquement éliminés ou emprisonnés, tandis que Donetsk et Louhansk se sont transformés en régimes fantoches mendiants totalement dépendants du Kremlin. La justification du régime russe pour protéger la population de Donetsk et de Louhansk n’est pas plus vraie que l’affirmation du régime tsariste selon laquelle la Russie devait entrer dans la Première Guerre mondiale pour protéger la Serbie attaquée, ou que l’affirmation de l’OTAN au début de ce siècle selon laquelle il fallait bombarder la Yougoslavie pour protéger la population albanaise du Kosovo.

    Cela ne signifie pas que le pouvoir ukrainien dans le conflit actuel serait le côté à soutenir. Le gouvernement ukrainien actuel n’est qu’une marionnette de l’autre groupe impérialiste – les États-Unis et l’Union européenne. Dans le même temps, les autorités ukrainiennes mènent depuis huit ans une politique de décommunisation, utilisant à cette fin des formations paramilitaires néonazies et pour combattre les rebelles du Donbass.

    Mais l’idéologie de Poutine a beau répéter ses propos sur la lutte contre les successeurs des collaborateurs nazis ukrainiens, elle n’est en réalité que le reflet des idées et des pratiques de ses opposants. La source de l’ »idéologie conservatrice » de Poutine – et il ne le cache pas – est le collaborateur Ivan Ilyin, un apologiste du fascisme qui a conseillé le régime d’Hitler pendant toute la guerre sur la meilleure façon d’organiser le régime d’occupation en URSS. Et à la veille de l’invasion, Poutine a ouvertement déclaré que son objectif était de décommuniquer et de détruire l’héritage léniniste. En réalité, il n’y a qu’une différence formelle entre les deux groupements impérialistes qui ont plongé les peuples dans un bain de sang. Par conséquent, il est du devoir des vrais révolutionnaires, des marxistes-léninistes, de lutter contre la guerre, chacun dans son pays, contre son gouvernement, de lutter pour transformer la guerre impérialiste en guerre civile.

    La guerre à la guerre ! Paix aux peuples ! Notre principal ennemi est au Kremlin !
    Vive l’internationalisme prolétarien et la solidarité internationale !


  • Séminaire international sur l’Ukraine

    Séminaire international sur l’Ukraine

    Dimanche 6 mars, nous avons participé au rassemblement en solidarité avec l’Ukraine et contre la guerre.

    Le rassemblement était important, même si on note que moins de monde y a participé. Beaucoup d’interventions ont été faites, soulignant la détresse des populations locales. Nous avons pu voir un nombre important de pancartes appellant à une intervention militaire directe, demandant le soutien de l’OTAN. D’ailleurs, une militante Gilet Jaune, qui avait une pancarte « Ni OTAN, ni Poutine, Stop impérialisme » a été tancée vertement par certains participants.

    Il est logique que beaucoup pensent ainsi. Nous avons été biberonnés au fait de considérer notre propre impérialisme comme plus humain, plus humanitaire, que celui de la Russie ou de la Chine. Pourtant, c’est un point de vue erroné : les frappes aériennes détruisent autant les maternités dans les pays où notre armée intervient.

    Un séminaire essentiel

    Dans le même temps, nos camarades ont aussi participé au séminaire organisé par l’ICOR et par l’ILPS dans le but de pouvoir établir une position commune sur la guerre. Plus de 80 organisations de chaque continent ont participé, allant d’organisations Allemandes, Népalaises, Afghanes, Etatsuniennes, Népalaises, Mexicaines ou Sud Africaines.

    Fait important, l’Ukraine a pu participer à cette conférence, notamment des représentants des mineurs d’Ukraine. La classe ouvrière d’Ukraine est extrêmement importante dans cette crise : elle est souvent oubliée au profit de la seule géopolitique. Or la lutte des classes en Ukraine ne peut être occultée : les ouvriers, les paysans, les employés d’Ukraine, hommes ou femmes, ne vivent pas non plus la même guerre que les riches.

    La réunion s’est traduite par un consensus important : les participants et les participantes ont toutes et tous reconnus :

    1. Que l’impérialisme dominant et le principal porteur de guerre reste celui des USA et ses alliés, comme la France. Il est celui qui a façonné une géopolitique explosive.
    2. Que la Russie est néanmoins l’Etat agresseur, contre les désirs de son peuple, et qu’elle porte les responsabilités du choix de cette méthode.
    3. Que l’Ukraine est le pays victime, qu’il faut soutenir sa population, sans pour autant faire preuve d’angélisme envers Zelenski ou les partis politiques ukrainiens. La scène politique ukrainienne est dominée par les réactionnaires. Les expressions anticommunistes, nationalistes, existent. Si elles sont (comme en Russie) le fruit de la pression géopolitique, elles ne sont pas moins réelles. Nous ne sommes pas là pour juger moralement, mais pour analyser.
    4. Pour la Russie comme pour l’Occident, l’Ukraine est un butin et un pivot géopolitique.
    5. Les sanctions prises contre la Russie, si elles sont logiques (bien qu’hypocrites !), ne seront pas sans effets sur le reste du monde et en particulier l’Europe. Hausse du coût du pétrole, du gaz, chereté de la vie… Quant à la Russie, les plus précaires et les plus pauvres les subissent bien plus que les fauteurs de guerre.
    6. L’exemple de la Commune de Paris montre que des nouveaux pouvoirs peuvent surgir dans la guerre et dans l’invasion. Nous devons apporter notre soutien aux forces locales pour leur permettre d’agir dans ce sens : à la fois contre l’exploitation ukrainienne et contre l’invasion russe.

    Notre analyse

    Nous avons aussi pris la parole pour donner une courte analyse :

    « Nous avons participé aux rassemblements de solidarité avec l’Ukraine et nous jugeons important de soutenir à la fois ceux qui subissent ce conflit et les forces antiguerre en Russie et ailleurs.

    Nous ne pensons pas que – dans l’immédiat – cette guerre s’internationalisera. L’Occident écarte ce scénario pour le moment. Il existe une montée en pression mais pas encore assez pour que la guerre éclate. Cependant le réarmement Allemand est brutal et réel par exemple. Il faut aussi dire que Clausewitz nous enseignait que la guerre, la politique et la diplomatie forment un spectre, elles ne sont pas imperméables les unes aux autres. La guerre entre impérialismes existe donc déjà de fait. On le voit dans les affrontements de Wagner et de la France. Mais c’est son intensité et son intensification qui va être déterminante.

    Nous participons donc aux rassemblements, mais il est difficile de prendre la parole et de donner notre point de vue. Si nous reconnaissons le statut d’agresseur à la Russie, cibler celui-ci uniquement reste une posture morale. Elle n’a pas d’effet clair, autrement que de contribuer à une forme d’union sacrée autour de notre bourgeoisie. Nous, nous ne voulons pas de ces postures de « plateau télévisé. » De même, en France, une grande partie de la population est spontanément persuadée qu’elle est quand même dans le pays des droits de l’homme. Même une grande partie de la gauche ne parvient pas à sortir de cela : il reste une image à détruire, car notre impérialisme n’est relativement plus doux que, et seulement que, dans la mesure où il est déjà parmi les dominants.

    Nous voulons donc cibler en priorité la responsabilité de notre impérialisme et du grand fauteur de guerre que sont les Etats-Unis.

    Or, il est difficile de le faire, il y a une stupéfaction en Europe occidentale et une espèce de « moment totalitaire » dans lequel il est très compliqué de pouvoir s’exprimer vraiment, de pouvoir expliquer cliniquement, sans être renvoyés à un manque d’empathie.

    Nous essayons cependant d’aider. Nous avons pris contact avec le KSRD et le Parti Maoïste de Russie et nous avons pu diffuser leurs thèses, leurs positions, et faire des appels à des souscription en faveur du KSRD. Nous appelons à en lancer d’autres pour financer concrètement une organisation qui peut jouer un rôle important dans l’aide et dans la reconstruction. C’est aussi important de voir naître, renaître, un mouvement ouvrier et communiste puissant.

    Nous avons également tenté de joindre d’autres organisations communistes en France, et nous nous sommes heurtés à un mur du silence. Nous savons que les choses marchent ainsi, hélas, même s’il est regrettable qu’un pas ne soit pas fait en avant pour intervenir autrement que symboliquement. Nous pensons en outre que l’âge des troubles dans lesquels nous rentrons doit nous pousser à serrer les rangs et à avancer vers une unification.

    Nous appelons les organisations participantes à ce séminaire à mutualiser au maximum les analyses, les moyens techniques et financer, et à s’épauler mutuellement pour jouer notre rôle le plus efficacement possible. »

  • ICOR : 8 mars, appel de l’ICOR à la grande lutte des femmes !

    ICOR : 8 mars, appel de l’ICOR à la grande lutte des femmes !

    Nous publions ici l’appel lancé par l’ICOR et signé par un grand nombre d’organisations. La situation des femmes du monde entier est étroitement liée à la situation politique et économique. Plus elle se dégrade, plus les femmes sont en situation de précarité et de vulnérabilité. En ce 8 mars, nous ne pouvons pas ne pas penser aux femmes qui subissent une émigration forcée, fuyant les bombardements (que ce soit ceux de l’OTAN et de ses inféodés, tout comme ceux de la Russie). Lancées sur les routes, ces exilées suscitent la convoitise des trafiquants de chair. Nous le voyons sous nos yeux actuellement, où les proxénètes se ruent sur l’aubaine : alimenter leurs réseaux par la détresse et la misère. En France, nous voyons se manifester chaque année des aberrations : Gérald Darmanin, un de ces charognards, profiteur, prend la parole pour parler des violences faites aux femmes ! Nous même ne pouvons certainement pas prétendre incarner la perfection. Il reste encore bien des étapes avant que la question du sexisme, même dans ses manifestations les plus évidentes et les plus grossières, soit jugulée. Elle est sans cesse alimentée par l’habitude, par les pratiques réactionnaires, mais aussi par une intense propagande que fait de la possession des corps des marqueurs de la réussite sociale et du prestige des hommes. Cette lutte est longue, et chaque pas en avant, chaque victoire rend encore plus insupportable les reliquats du passé qui ne veulent pas mourir.

    8 mars 2022 – Lutte pour la libération de la femme et en avant vers la 3e Conférence mondiale des femmes de la base!

    À l’échelle mondiale, la grande masse des femmes doit lutter contre les conséquences désastreuses de Corona et de la crise économique et financière mondiale et des guerres impérialistes. Violence, faim, catastrophes écologiques, guerre et oppression poussent à la fuite massive et détruisent des familles. Partout dans le monde où des luttes de masse, des insurrections ou aussi des grèves importantes qui éclatent actuellement sont essentiellement dues aux charges des crises économiques capitalistes, qui doivent être supportées par les masses et qui rendent la vie inabordable pour les masses laborieuses. La droitisation internationale des gouvernements et forces capitalistes et réactionnaires s’accompagne d‘attaques aux droits des femmes obtenus de haute lutte et l’aggravation de leur oppression. Cependant, dans la lutte contre ces maux se développe le mouvement combatif international des femmes, se positionne au sein de la société dans son l’ensemble et a animé les luttes de masse. Dans beaucoup de pays des mouvements de masse ont surgi contre la violence faite aux femmes, qu’elle soit physique, psychologique ou sexuelle, et contre les féminicides, ainsi que pour le droit à l’autodétermination de leur corps et de leur vie. Les ouvrières luttent pour des salaires plus élevés et égaux et de meilleures conditions de travail.

    Le mouvement international des femmes est confronté à de grands défis historiques !

    Des communistes comme Clara Zetkin ont pris l’initiative en 1910 et ont réuni les ouvrières, les paysannes et la masse des femmes dans la lutte contre l’exploitation, l’oppression et les guerres impérialistes. Soutenus par des partis révolutionnaires, le 8 mars est devenu, à l’échelle mondiale, la journée de lutte commune d’une masse de femmes, du mouvement combatif et révolutionnaire des femmes et des ouvriers. Comme héritière fière des pionnières socialistes l’ICOR continue aujourd’hui à porter le drapeau de la libération de la femme dans la perspective du socialisme !

    C’étaient les femmes qui ont pris la tête de la lutte pour mettre fin à la Première Guerre mondiale et qui ont exigé un autre système. Elles se sont mises en grève et sont Allées d’usine en usine, jetant des bâtons, des pierres et des boules de neige contre les fenêtres des usines et se frayant un chemin vers les lieux de travail. Cette année, le 8 mars, elles défileront en exigeant la fin immédiate de la guerre impérialiste. Nous ne nous laisserons pas atteler à la charrette des guerres impérialistes.

    Aujourd’hui, la lutte des femmes pour leur libération et l’égalité des droits fait de plus en plus partie intégrante de la lutte de classe et de libération contre l’exploitation, l’oppression, la domination impérialiste et les guerres. L’essor du mouvement international combatif des femmes n’est pas passé inaperçu aux yeux des forces dirigeantes. C’est pour cette raison que depuis quelques années, les gouvernements de beaucoup de pays font des concessions ou favorisent des courants féministes faussement radicaux, pour détourner l’attention du capitalisme comme cause principale de l’oppression des femmes. Le 8 mars fait l’objet d’une lutte acharnée au niveau international : Est-il une journée de lutte internationale contre la double exploitation et l’oppression spécifique de la femme, en lien étroit avec le mouvement ouvrier et les buts socialistes ? Ou bien le 8 mars se transforme-t-il en une fête cosmétique-féministe ou en une journée de shopping pour les femmes, refusant ainsi de dénoncer et de combattre l’exploitation et l’oppression des femmes qui travaillent ?

    La vision communiste de liberté et de libération de l’humanité comprend aussi la lutte pour la libération des femmes et la promotion d’un mouvement des femmes indépendant, fort et combatif et et l’engagement pour son nouvel essor.

    Les partis de l’ICOR soutiennent la 3e Conférence mondiale des femmes de la base du 3 au 10 septembre 2022 à Tunis /Tunisie ! Sur la base « De la religion à la révolution » elle réunit des femmes de tout le spectre social, politique et idéologique et ceci sur la base de non-affiliation à des partis. Ici se réunit le mouvement révolutionnaire et combatif des femmes dans la lutte contre l’exploitation et l’oppression des femmes et pour leur libération dans une société libérée.

    La 4e Conférence mondiale de l’ICOR a souligné l’importance des luttes émergentes des masses de femmes, dont les forces motrices sont les ouvrières et les jeunes femmes, et a renforcé la détermination à développer à un niveau supérieur la politique révolutionnaire des femmes et la promotion des femmes.

    L’ICOR appelle :

    • Faisons du 8 mars une véritable journée de lutte mondiale pour la libération des femmes – dans les quartiers résidentiels, aux places de travail, dans les mouvements sociaux ! Faisons un travail de conscientisation contre toute forme d’oppression, de discrimination ou de mépris pour les femmes et les filles !
    • Ouvrons les partis révolutionnaires davantage aux femmes et aux jeunes filles. Encourageons-les et créons des conditions pour qu’elles puissent assumer des responsabilités et des positions dirigeantes ! Propageons la 3e Conférence mondiale des femmes de la base et en assumons la responsabilité !
    • Renforçons le mouvement combatif des femmes du monde !
    • Luttons pour la libération de la femme dans le socialisme et le communisme !

    À la journée internationale, le 8 mars 2022 :

    Luttons au niveau transnational et en commun, les hommes et les femmes, pour la libération de la femme, pour la liberté, la démocratie et le socialisme !

    Signataires (en date du 04/03/2022, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
    2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    3. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PCT Parti Comuniste du Togo
    6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    7. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    8. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    9. SPB Socialist Party of Bangladesh (Parti socialiste du Bangladesh)
    10. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    11. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    12. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    15. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    16. UC Unité Communiste, France
    17. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    18. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    19. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    20. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    21. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    22. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    23. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    24. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    25. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    26. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    27. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    28. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    29. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    30. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    31. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    32. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  • ICOR : L’ICOR arbore le drapeau de Lénine – pour le droit à l’autodétermination des nations !

    ICOR : L’ICOR arbore le drapeau de Lénine – pour le droit à l’autodétermination des nations !

    Communiqué de l’ICOR sur la question de la guerre en Ukraine. Un séminaire a eu lieu dans lequel il a été possible d’échanger entre membres de l’ICOR et de l’ILPS, nous en ferons bientôt un compte rendu.

    Sur la base de sa résolution  » Résistance active contre la guerre psychologique, la préparation de la guerre impérialiste et les menaces dans le conflit Ukraine-Russie  » du 14 février 2022, l’ICOR condamne fermement l’invasion russe de l’Ukraine. Celle-ci ne foule pas seulement aux pieds le droit international même bourgeois. En particulier, le principe socialiste du droit à l’autodétermination des nations est attaqué et diffamé. Ainsi, une guerre locale a été lancée et un danger aigu de guerre de dimension éventuellement mondiale a été créé, le danger d’un affrontement militaire ouvert entre le principal belligérant général, les États-Unis et l’OTAN, et la Russie impérialiste, qui est l’auteur de l’agression actuelle contre l’Ukraine.

    L’impérialisme signifie la guerre – cette loi est manifestement évidente. Une guerre concrète peut être empêchée par la résistance active des masses. Mais fondamentalement, le danger d’une guerre impérialiste ne peut être éliminé que par le dépassement du système impérialiste mondial par la révolution et la construction du socialisme. L’ICOR s’engage à faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à cette guerre concrète et empêcher son expansion ainsi que pour éliminer une fois pour toutes le danger de guerre impérialiste.

    Dans son discours du 21 février, Vladimir Poutine justifie agressivement sa revendication de l’Ukraine en invoquant de prétendues erreurs fondamentales commises par Lénine et Staline dans leur politique de nationalité. Il affirme que l’Ukraine moderne a été créée par « la Russie bolchévique et communiste« . Il qualifie de « folles » les idées de Lénine sur ce qui s’apparente à un arrangement d’État confédéral et un slogan sur le droit des nations à l’autodétermination, jusqu’à la sécession, [qui] ont été posés dans le fondement de l’État soviétique. Et il poursuit : « Et aujourd’hui, la ‘progéniture reconnaissante’ a renversé les monuments à Lénine en Ukraine. Ils appellent cela la décommunisation. Vous voulez la décommunisation ? … Très bien, cela nous convient parfaitement. Mais pourquoi s’arrêter à mi-chemin ? Nous sommes prêts à montrer ce qu’une véritable décommunisation signifierait pour l’Ukraine.« 

    En réalité, l’Union soviétique socialiste a été « décommunisée » par la destruction du socialisme avec le signal donné par le vingtième congrès du PCUS en 1956, à la suite duquel le capitalisme en Union soviétique a été restauré.

    L’invasion militaire de toute l’Ukraine après la reconnaissance de la « République populaire de Lougansk » et de la « République populaire de Donetsk » est donc totalement justifiée par l’anticommunisme. Comme c’est très révélateur que des forces proto-fascistes et fascistes comme l’ancien président américain Trump l’applaudissent bruyamment. Cela donne également tort aux forces révisionnistes qui considèrent que Poutine est progressiste ou même « objectivement anti-impérialiste « 1 ou qui le soutiennent directement en Russie.

    Poutine diffame la politique de nationalité tournée vers l’avenir de l’Union soviétique socialiste et de son fondateur V.I. Lénine. En effet, dans une confrontation explicite avec le chauvinisme grand-russe – également dans les rangs du PCR – Lénine a déclaré :

    « Le Comité Central du Parti Communiste de Russie (bolchévique) … poursuit avec persistance le principe de l’autodétermination des nations et juge essentiel d’affirmer une fois de plus que le PCR(b) soutient avec constance l’opinion selon laquelle l’indépendance de la République socialiste soviétique d’Ukraine doit être reconnue. » (Lénine, Œuvres complètes, vol. 30, p. 163)

    Avec une hypocrisie et une démagogie difficilement surpassables, l’OTAN, avec les États-Unis à sa tête, agit maintenant comme si elle défendait, voire incarnait, le droit des nations à l’autodétermination et les droits de l’homme. L’occupation de Chypre, la guerre en ex-Yougoslavie, au Kosovo, en Afghanistan, en Irak par l’OTAN et les USA, sa mise à feu par l’expansion orientale de l’OTAN et dans de nombreux autres endroits du monde, parlent le vrai langage de cette politique impérialiste et montrent sans équivoque la vérité. Avec le soutien de l’OTAN, de l’UE et des États-Unis, le gouvernement réactionnaire de Volodymyr Selenskyj a arrêté des dirigeants de l’opposition, réprimé les grèves des mineurs et muselé les chaînes de télévision critiques. Les pays de l’OTAN annoncent une refonte agressive de toute leur politique pour se préparer à des conflits militaires ouverts.

    Les charges de la crise et de la guerre doivent être payées par les travailleurs et les larges masses du monde. Sur le plan économique, cela se traduira par d’immenses augmentations de prix qui feront grimper l’inflation déjà élevée ; sur le plan écologique, par l’utilisation accrue du gaz de fracturation américain et le report de l’élimination progressive du charbon ; sur le plan politique, par une réaction accrue, à l’intérieur comme à l’extérieur.

    Tout cela doit être combattu par une résistance active dans le monde entier :

    Non à toute politique impérialiste !

    Intensifier la lutte anti-impérialiste contre le danger de guerre mondiale – Renforcer le front uni anti-impérialiste et antifasciste !

    Pour le droit à l’autodétermination des nations !

    ICOR porte le drapeau de Lénine de l’internationalisme prolétarien et du droit à l’autodétermination des nations !

    Vive l’amitié entre les peuples ukrainien et russe !

    Luttez dans le monde entier pour la démocratie, la paix, la liberté, le socialisme !

    Signataires (au 04 mars 2022, d’autres signataires possibles) :

    1. PCPCI Parti Communiste Prolétarien de Côte d’Ivoire (Proletarian Communist Party of Ivory Coast)

    2. MMLPL Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine

    3. CPSA (ML) Parti communiste d’Afrique du Sud (marxiste-léniniste)

    4. PCT Parti Comuniste du Togo (Communist Party of Togo)

    5. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste (Tunisie)

    6. MLOA Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan.

    7. CPB Parti communiste du Bangladesh

    8. SPB Parti socialiste du Bangladesh

    9. CPI (ML) Red Star Parti communiste indien (marxiste-léniniste) Red Star

    10. PPRF Front républicain patriotique populaire du Népal

    11. CPA/ML Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste)

    12. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie-Herzégovine)

    13. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    14. UC Unité Communiste (Communist United ), France

    15. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France 16.

    16. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste Luxembourgeoise), France 17.

    17. RM Rode Morgen (Aube rouge), Pays-Bas

    18. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)

    19. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    20. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    21. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti communiste marxiste-léniniste Turquie / Kurdistan)

    22. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement de la classe ouvrière), Ukraine

    23. UoC Union of Cypriots, Chypre

    24. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – Maoïste)

    25. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste paraguayen (indépendant))

    26. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou

    27. PML del Perú Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    28. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République dominicaine.

    29. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti communiste révolutionnaire d’Uruguay)

    1Selon le Parti Communiste d’Allemagne (DKP)

  • Aidons les communistes d’Ukraine !

    Aidons les communistes d’Ukraine !

    Les organisations communistes d’Ukraine ont besoin d’aide.

    Elles sont prises en étau entre un État anticommuniste et les forces d’invasion de la Russie de Poutine. Pourtant, elles jouent un rôle vital dans l’assistance aux victimes de la guerre et dans le fait de développer une issue positive à cette situation de conflit.

    Ne donnez pas aux impérialistes, aidez à ce qu’une Ukraine Rouge naisse de cette guerre !

    Notre camarade nous a écrit hier :

    « Comme vous le savez, il y a actuellement une guerre en Ukraine. Beaucoup de gens normaux n’ont pas assez de nourriture ou de produits d’hygiène de base. Nous demandons gentiment de les aider et de trouver de l’argent pour les dépenses de base ! Ces fonds iront à ceux qui en ont le plus besoin. Pendant ce temps, il y a eu de nouvelles attaques aériennes ce soir… mais elles ont manqué leurs cibles, les missiles sont tombés dans la forêt voisine. »

    Pour donner – Compte paypal Solidarité Ukraine Rouge – https://paypal.me/UkraineRouge?country.x=FR&locale.x=fr_FR

    L’intégralité des sommes récoltées sera au bénéfice du KSRD-Ukraine (Conseil de coordination du mouvement de la classe ouvrière, membre de l’ICOR)