Catégorie : Communiqués

  • ATIK : 1ᵉʳ septembre, journée mondiale de la paix

    ATIK : 1ᵉʳ septembre, journée mondiale de la paix

    Nous ne paierons pas les frais de vos guerres !

    Le 1ᵉʳ septembre 1939, la 2ᵉ guerre de repartage impérialiste s’est déclarée par l’invasion allemande de la Pologne. C’est aussi le jour où les partisans de la paix dans le monde sont descendus dans la rue pour protester contre les guerres injustes. Le 1ᵉʳ septembre 2022, l’importance de descendre dans la rue contre les guerres injustes, la pauvreté et les massacres, a un sens encore plus important. Les guerres régionales au Moyen-Orient ont maintenant été transférées aux frontières de l’Europe. Le 24 février, avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, une nouvelle étape a été franchie. D’une part, les États-Unis, soutenus par l’Union européenne (UE), et, d’autre part, la Russie, soutenue par la Chine et donc l’Union de Shanghai. Les guerres par procuration au Moyen-Orient se poursuivent avec l’intervention directe des impérialistes Russes en Ukraine. Cette invasion approfondit le conflit entre les puissances impérialistes.

    L’État fasciste turc, qui profite des évènements, commet de nouveau des massacres contre les Kurdes. L’État turc, qui voit les gains des Kurdes issus des grandes luttes au Rojava comme une menace pour son territoire, mène constamment des opérations dans la région frontalière où vivent les Kurdes, où elle commet des massacres à l’arme chimique.

    La guerre est un massacre.

    Ces dernières années, des centaines de milliers de personnes ont perdu la vie dans des guerres régionales en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Ukraine. En outre, selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, 23 millions de personnes quittent leur pays chaque année et demandent l’asile dans un autre état à cause des guerres, d’environnements conflictuels et d’un partage inégal des ressources naturelles. Au cours de la dernière période, ce nombre a encore augmenté avec l’intense migration de réfugiés due à la guerre en Ukraine. Au total, environ 105 millions de personnes vivent en tant que réfugiés, dont la grande majorité sont des femmes et des enfants.

    La guerre, c’est la faim et la pauvreté.

    La crise financière et économique dans laquelle se trouve le système impérialiste à d’abord pris de l’ampleur avec la pandémie puis avec la guerre en Ukraine. Des milliards d’aides aux grands monopoles pendant la pandémie Covid-19 ont été ponctionnés aux dépens du peuple, par divers moyens. Dans ce processus, sous prétexte du déclenchement de la guerre en Ukraine, des hausses de prix excessives ont été pratiquées dans le monde entier pour les denrées alimentaires de base et toutes les nécessités de survie, en particulier l’énergie. Cela a entraîné un appauvrissement croissant dans les pays européens. Selon le rapport publié par la Banque mondiale à la mi-mars, 3,4 milliards de personnes dans le monde vivent sous le seuil de pauvreté. Selon le même rapport, 760 millions de personnes dans le monde vivent dans la faim. Selon les résultats de cette recherche, 11 personnes meurent de faim chaque minute dans le monde.

    Malgré la hausse des prix en Europe, les bas salaires aggravent l’appauvrissement des masses. Selon les dernières données publiées par Eurostat, l’office statistique européen, l’inflation annuelle dans la zone euro, où se trouvent 19 pays, était d’environ 8,9 % en juillet. Tandis que les masses s’appauvrissent, les riches amplifient leurs richesses. Selon le rapport publié par Oxfam en mars ; au total, 2 755 milliardaires du monde ont augmenté le volume de leurs fonds de 8,6 milliards à 13,8 milliards, une augmentation de 5 milliards depuis 2020. Ces chiffres montrent que ceux qui représentent les un pour cent du monde augmentent toujours leur richesse en temps de guerre, tandis que ceux qui représentent quatre-vingt-dix-neuf pour cent du monde sont confrontés à la faim et à la pauvreté.

    Agissez dans la rue contre la guerre et la misère !

    La cause de cette guerre et de cette pauvreté est le système lui-même. Système qui se nourrit de crises, de guerres et d’exploitation. D’autre part, nous n’avons qu’une seule arme, c’est la lutte commune des travailleurs et des ouvriers contre le système. À cette occasion ; en tant qu’ATİK, le 1ᵉʳ septembre, journée mondiale de la paix, nous appelons les forces démocratiques locales et immigrées en Europe à s’unir contre la guerre et la pauvreté et à développer la lutte commune dans les rues.

  • Pour le 40e anniversaire du MLPD

    Pour le 40e anniversaire du MLPD

    40 ans de la fondation du Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne !

    Nous saluons le 40e anniversaire de la création du MLPD. Nous adressons à nos camarades d’outre-Rhin nos félicitations pour cette célébration. En 1982, il y a 40 ans, était fondé en Allemagne le MLPD. Le célébrer est important. Il inscrit le MLPD dans une construction de longue durée d’un Parti Marxiste-Léniniste, chose presque unique en Europe Occidentale depuis la fin des années 1950.

    Il est aussi l’occasion de rendre hommage au plus important fondateur du MLPD, Willi Dickhut. Il a milité dans les conditions les plus difficile, faisant face à la Gestapo et aux camps de concentration nazis. Défenseur acharné de l’idéal révolutionnaire, il n’a pas accepté le renoncement du KPD. L’Allemagne était alors séparée entre une RDA soumise à Moscou et à son abandon de la voie révolutionnaire et une RFA née des cendres du Reich. Au lieu de choisir entre deux impasses, lui et les militants à l’origine du MLPD ont préféré se construire de manière autonome. C’est ainsi, qu’après avoir été expulsé du KPD en 1966, il a participé à la fondation du KPD/ML, en 1968, puis de l’Union des Travailleurs Communistes d’Allemagne (KABD), en 1972, qui posa les bases de ce qui est devenu le MLPD, en 1982.

    Le MLPD est un Parti solidement implanté dans les masses travailleuses d’Allemagne, à travers ses comités d’usine, ils mènent les luttes partout où sont attaqué les travailleurs. Il mène aussi un travail de restauration des symboles du communisme, avec la mise en place d’une statue de Lénine, la première en Allemagne occidentale, puis aujourd’hui avec celle de Karl Marx. En cela, c’est un exemple à suivre, vers la reconstitution d’un mouvement ouvrier offensif et idéologiquement régénéré.

    Nous soutenons le MLPD face aux menaces faites par la Police et la Justice Allemande. Celle-ci a été construite pour lutter contre le communisme, et elle continue avec zèle de remplir cette tâche. Nous sommes également solidaires face à la menace des fascistes et autres néonazis. Derrière l’anticommunisme, c’est toujours le fascisme qui se cache : c’est lui qui pave la voie vers la dictature terroriste de la bourgeoisie. La main qui brandit l’anticommunisme est la même qui serre celle du nazisme, l’intransigeance envers le communisme, c’est toujours la conciliation avec le fascisme.

    Nous Nous avons depuis plusieurs années l’occasion de travailler avec le MLPD sur une base internationaliste au sein de la Coordination internationale des partis et organisations révolutionnaires (ICOR). Le MLPD n’a jamais ménagé ses efforts constants et sincères pour la reconstitution du mouvement communiste révolutionnaire mondial. Il n’a jamais failli dans son dévouement à la solidarité internationale entre travailleurs et communistes. Ainsi, nous avons pu travailler ensemble à plusieurs reprises, que ce soit sur la question de l’UE, lors de la commémoration de la Révolution Allemande de 1918/19, ou lors ce l’anniversaire de la Commune de Paris. Chaque fois, nous avons pu ressentir une camaraderie forte de la part du MLPD. Nous soulignons l’envergure de leur investissement dans la coordination, qui s’est montré jusqu’à aujourd’hui d’une indéfectibilité exemplaire auprès des organisations membres. Nous notons également l’existence des listes internationalistes que présente le MLPD, qui permettent aux militantes et militantes révolutionnaire d’unir leurs forces et d’utiliser les espaces démocratiques comme tribune.

    Nous reprenons donc à l’occasion de son 40ᵉ anniversaire son slogan : Gib Antikommunismus keine Chance ! Aucune chance à l’Anticommunisme ! Vive le MLPD et sa direction ! Vive l’internationalisme !

  • Expulsion de Hassan Iquioussen

    Expulsion de Hassan Iquioussen

    Au cours d’un simple renouvellement de titre de séjour, l’imam Hassan Iquioussen a fait l’objet d’une enquête sur sa personnalité. Elle a débouché sur une demande d’expulsion du territoire, laquelle s’est retrouvée particulièrement médiatisée.

    Cet imam marocain, séjournant depuis de nombreuses années en France, est connu pour ses prêches sur internet. Celles-ci développent une conception politique de la religion, avec des stratégies d’influence et d’intégration dans le tissus politique local. Il développe aussi une vision du monde réactionnaire et rétrograde. Il est aussi accusé d’avoir tenu des propos antisémites et intolérants.

    En somme, il fait ce que font un grand nombre d’autres prédicateurs de toutes religions. Sauf que son statut d’étranger fait qu’il tombe sous le coup de la loi « confortant le respect des principes de la République » promulguée en août 2021, laquelle peut entraîner le refus de renouvellement de son titre de séjour.

    Un discours haineux ?

    Pour Darmanin ce « prédicateur tient depuis des années un discours haineux à l’encontre des valeurs de la France, contraire à nos principes de laïcité et d’égalité entre les femmes et les hommes ». Nous ne relèverons pas l’ironie d’entendre Darmanin dire cela, mais il faut admettre que cela ne manque pas de sel. Quant à l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi : « Il incarne le séparatisme, l’islam politique, la confrontation, l’importation du conflit israélo-palestinien. Malheureusement, ce discours de l’islam politique est incarné dans le personnage d’Hassan Iquioussen. » Il lui est reproché sa grande proximité idéologique avec les Frères Musulmans. Ce groupe fondamentaliste réactionnaire possède une influence importante dans le monde musulman, mais aussi auprès d’une partie des musulmans présents en Occident. Ironiquement, il a étendu ses ramification grâce à son statut d’interlocuteur privilégié de la CIA dans la lutte contre le communisme au Moyen-Orient.

    Il existe, il est vrai, de lourdes présomptions portées contre lui : négationnisme du génocide arménien, antisémitisme, participation à des soirées avec Alain Soral… Bien que les propos directement dans la procédure d’expulsion datent, eux, d’il y a 22 ans. Par ailleurs, son avocate affirme que « la préfecture se base sur des notes blanches, ne rapportant aucun propos récent ni vérifiable, les conférences citées n’ayant pour la plupart pas fait l’objet de captation alors que plus de mille vidéos de lui figurent sur internet.« 

    Pas de raisonnement binaire

    Il s’agit donc d’une figure réactionnaire, ce que nous ne pouvons pas laisser de côté ni ne pas prendre en compte dans notre jugement. Nous ne sommes pas dans une posture binaire gentil imam / méchant Etat ou inversement. Mais tout comme dans le cas de Tariq Ramadan, il nous apparaît important de distinguer la cible visée par cette campagne de plus en plus médiatisée des intentions réelles de ceux qui l’orchestrent. Il est clair que l’objectif qui est recherché n’est pas de lutter contre la réaction en France. Il est de poursuivre une politique de pression sur toute une partie de la population française : les musulmans et musulmanes de France. C’est à ce titre, et à ce titre uniquement que cet imam est attaqué et que cette procédure, administrative et non judiciaire, est mise en œuvre. Cette politique permet de satisfaire l’électorat réactionnaire, que LREM voudrait bien capter, d’alimenter un sentiment de siège, mais aussi de détourner l’attention de sujets gênants : la crise sociale et la crise écologique. Deux sujets dans lesquels même les grands communicants de l’Elysée, tel Olivier Veran, dont on sait qu’il peut s’exprimer avec talent, ont été en dessous de tout.

    Des inquisiteurs hypocrites

    Ce qui nous paraît important de souligner, c’est l’hypocrisie totale du gouvernement. Une nouvelle fois, il y a l’annonce d’une posture moraliste de lutter contre les discriminations et contre la réaction. Cette ligne d’action morale pourrait être justifiable, mais elle sonne désespérément creux pour au moins trois raisons.

    • La première est lié au bras qui la met en action : Gérald Darmanin endosse fort mal la tunique du justicier, surtout quand on repense à son attitude pendant l’opposition au « Mariage pour Tous » et par rapport à son attitude de prédateur vers les femmes vulnérables. Il est probablement une coquille vide, un exécutant sans foi ni âme, qui agit selon ce qu’on lui ordonne de faire. Mais cette incohérence fragilise la ligne moraliste.
    • D’une part, une répression s’abat sur des individus qui tiennent des propos réactionnaires, mais elle choisit soigneusement ses cibles. Pendant que les prêches de quelques imams sont scrutés, pendant que chaque faits et gestes des musulmans sont épiés, l’extrême-droite française, elle, continue son opération d’infiltration des institutions. Avec 89 députés RN, deux vice-présidences à l’Assemblée, elle n’a jamais été aussi intégrée. Elle vote main dans la main avec LREM et LR : et pour cause, ils ont un ADN qui n’est pas si différent. Quant aux Zemmour ou autres, malgré les tapes sur la main, ils continuent leurs prêches haineuses, drainant un public bien plus large et dangereux.
    • Enfin, il y a les courbettes devant les pétro-dollars. Macron et Biden avaient condamnés avec véhémence le meurtre absolument atroce de Jamal Khashoggi, certainement orchestré par Mohammed ben Salmane alias MBS. Cependant, pour diversifier les approvisionnement en hydrocarbure à la suite de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, chacun ont décidé de ranger leur orgueil et de venir se prosterner devant le prince héritier de l’Arabie Saoudite. Au moment précis ou cette expulsion se prépare, MBS est accueilli en grande pompe par l’Élysée.

    Les dazibaos de la réaction

    En dernière instance, nous voyons là que l’écart entre les fins annoncés et les moyens mis en œuvre est immense. Cette politique continue d’accentuer la polarisation de la société française, en particulier chez les plus exploités et exploitées. Par ailleurs, le Secrétariat général Comité interministériel Prévention, par l’entremise de son compte Twitter, s’est permis d’afficher les individus qui accordaient leur soutien – ou même simplement l’hostilité à la loi. Cette pratique d’affichage est surprenante et inquiétante. Elle revient à désigner des « ennemis publics » par l’entremise d’une administration. La manière dont est organisée cette campagne présente des aspects toujours plus inquisiteurs et rentre dans une logique qui a un caractère totalitaire en soi. Ces Savonarole (Jérôme Savonarole né à Ferrare le 21 ou le 24 septembre 14521, mort pendu et brûlé à Florence le 23 mai 1498, est un frère dominicain, prédicateur et réformateur italien, qui institua et dirigea la dictature théocratique de Florence de 1494 à 1498.) prétendent agir contre l’obscurantisme, en réalité ils mènent une offensive beaucoup plus large et profonde contre les droits démocratiques. Cette institution ne recherche qu’accidentellement la lutte contre la réaction et contre l’intolérance, que le gouvernement finit par ériger en vertus cardinales.

    Nous regardons aussi les expressions réactionnaires avec inquiétude. Mais notre conception de la lutte contre celles-ci ne passe pas principalement par les descentes de police et les frappes lourdes. Il est clair qu’on ne peut tolérer les sorties racistes et réactionnaires des agitateurs. Mais cela ne suffit pas pour les enrayer. Il faut aussi parler à celles et ceux qui les écoutent. Nous regardons celles-ci comme autant de tentatives de réponse à la souffrance rencontrée dans une société qui semble courir à la perte et avoir perdu tout sens. Nous pensons que la société actuelle n’a rien à offrir à tout un pan de la population : ni richesse, ni projet. Juste une bataille des uns contre les autres dans une planète qui s’effondre peu à peu. Nous pensons fermement qu’il existe des projets à même de concurrencer les prêches haineuses : ceux de la construction d’une émancipation collective, d’une avancée conjointe de l’humanité. C’est avant tout l’émergence de ce projet qui détournera de la nostalgie d’un passé d’or, passé souvent fictif. Mais ce ne seront jamais les raids de Darmanin.

  • Répression en Italie ! Solidarité !

    Répression en Italie ! Solidarité !

    Lors du Webinaire de l’ICOR du 24 juillet 2022, nous avons été informé des arrestations des syndicalistes des COBAS. L’UPML dénonce cette répression et affirme sa pleine solidarité. Ces attaques sont dirigées contre tous les travailleurs qui résistent activement à l’exploitation. Pour la bourgeoisie, pas seulement en Italie, il y a une nette volonté de renforcer la répression en interne et ceci d’autant plus avec les préparatifs de guerre en externe. Nous appelons à manifester et à protester contre ces mesures répressives.

    Des dirigeants nationaux du syndicat interprofessionnel Cobas arrêtés :

    Une nouvelle attaque répressive sur les syndicats et les luttes ouvrières

    Le mardi 19 juillet à l’aube, un mandat du parquet de Plaisance a placé le coordinateur national du SI Cobas Aldo Milani et trois organisateurs du syndicat de Plaisance – Mohamed Arafat, Carlo Pallavicini et Bruno Scagnelli en résidence surveillée, ainsi que deux organisateurs de l’USB, un autre syndicat de base.

    Les accusations sont de complot en vue de commettre des violences privées, de résistance à un agent public, de sabotage et d’interruption de service public. Cette accusation découlerait de grèves menées dans les entrepôts logistiques de Plaisance de 2014 à 2021.

    Selon les procureurs, ces grèves ont été menées avec des motifs spécieux et avec une intention « d’extorsion », afin d’obtenir de meilleures conditions pour les travailleurs que celles prévues par le contrat national.

    Dans le box des accusés se trouvent toutes les grandes luttes et mobilisations menées ces dernières années contre : Gls, Amazon, FedEx-Tnt, etc.

    Il est clair que nous sommes confrontés à une offensive globale de l’État et des patrons contre l’extraordinaire cycle de luttes qui a vu des dizaines de milliers de travailleurs dans toute l’Italie se rebeller contre le « caporalato » et les conditions brutales d’exploitation.

    Cette fabrication répressive peut être associée au coup d’État parlementaire décrété il y a quelques jours par le gouvernement Draghi à la demande d’Assologistica (une association d’entreprises de logistique), avec l’amendement de l’article 1677 du Code civil visant à supprimer plusieurs responsabilités des commettants pour vol de salaire par des coopératives et d’autres fournisseurs.

    Nous sommes confrontés à une attaque politique à grande échelle contre le droit de grève et surtout visant à interdire effectivement la négociation au niveau de l’entreprise, éliminant ainsi définitivement les syndicats du lieu de travail.

    Comme nous l’avons soutenu à plusieurs reprises, l’avancée de la crise et les vents de la guerre se traduisent par une offensive de plus en plus dure contre la classe ouvrière et en particulier contre ses avant-gardes.

    Malgré la provocation de la police, du gouvernement et des employeurs, les travailleurs de SI Cobas ont répondu par une forte participation à la grève déclenchée par SI Cobas dans des dizaines d’entrepôts et de lieux de travail.

    Les luttes contre l’exploitation ne peuvent pas être inculpées !

    Les vraies associations criminelles sont les patrons et leur état !

    Libérer Aldo, Arafat, Carlo Et Bruno !

    Des solidarités :

    Le Syndicat des manutentionnaires de conteneurs des quais du Pirée (Enedep) – Grèce – a publié un communiqué de presse et une déclaration de solidarité : « Tous à l’ambassade d’Italie demain à 11 heures ! Non à la criminalisation de l’activité syndicale de nos collègues en Italie ! Chers collègues, en Italie, des collègues des syndicats USB et SI Cobas sont accusés dans un acte d’accusation de 350 (!) pages de « crimes » tels que piquetage, manifestation et mobilisation dans les secteurs du transport et de la logistique (…) Nous exprimons notre solidarité avec nos collègues en Italie et les syndicalistes de l’USB et SI Cobas. … La solidarité est notre force ! »

    La coordination européenne de l’ICOR a envoyé un message de solidarité aux camarades de Si Cobas : « Au nom de la Coordination européenne de l’ICOR, nous vous déclarons notre solidarité sans limite. Nous exigeons la libération immédiate des camarades arrêtés Aldo Milani, Mohamed Arafat, Carlo Pallavicini et Bruno Scagnelli. ou la levée de l’assignation à résidence. droit de grève! »

    Le Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD) déclare sa solidarité en disant : « C’est une attaque dirigée contre tous les travailleurs. Après tout, les travailleurs grecs et italiens sont des pionniers internationaux dans la conduite de la résistance active contre la préparation des impérialistes à la guerre mondiale et contre le déplacement des fardeaux de la guerre et de la crise sur les travailleurs et leurs familles … Par conséquent, nous appelons tous les travailleurs en Allemagne à mener des actions de lutte et de solidarité appropriées et adéquates contre les mesures répressives contre les actions de grève et l’arrestation de syndicalistes militants et à exprimer leur solidarité et protester contre les mesures. »

  • ATIK : La résistance des travailleurs du Termokar gagnera avec la solidarité internationale !

    ATIK : La résistance des travailleurs du Termokar gagnera avec la solidarité internationale !

    La Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe

    Les attaques contre le droit à s’organiser des travailleurs et des ouvriers en Turquie s’intensifient chaque jour. L’organisation syndicale est un droit reconnu internationalement. Elle est la base des droits des travailleurs pour se défendre et gagner de nouveaux droits. Nier ce droit en licenciant des travailleurs syndiqués ou en les punissant par d’autres méthodes est un crime au regard du droit international du travail et une violation des droits de l’homme.

    Durant chaque période de l’histoire de la Turquie, le droit à l’organisation des travailleurs et des ouvriers dans les entreprises a été empêché de diverses manières. La lutte des travailleurs et des ouvriers pour leurs droits contre cette situation est constant. Actuellement, il existe une résistance dans des centaines d’entreprises en Turquie. Beaucoup de ces résistances durent depuis longtemps. De même, la plupart des résistances se sont soldées par des victoires et des avancées.

    Actuellement, à Manisa, les travailleurs de l’entreprise Termokar, qui produit des systèmes de chauffage, de refroidissement et de climatisation, font l’objet d’une tentative de sanction par licenciement. Ils subissent des pressions de la part de l’employeur depuis 4 ans pour avoir exercé leur droit à se syndiquer, droit que la classe ouvrière internationale a gagné à la suite de grandes luttes.

    La lutte des travailleurs de Termokar pour s’organiser au sein du syndicat Union Metal-İş dure depuis 4 ans. Elle a fait continuellement face à la volonté de l’employeur de les brimer. Il n’a pas reculé devant des pressions illégales et arbitraires. Au cours de cette période, l’employeur a licencié environ 150 travailleurs, utilisant la pandémie comme prétexte. Enfin, 4 travailleurs pionniers de l’organisation syndicale ont été licenciés sans avoir droit à un préavis et à une indemnité de départ. Les ouvriers licenciés ont commencé la résistance en installant des tentes devant l’usine dès le 30 juin.

    Termokar commercialise les systèmes de chauffage, de refroidissement et de climatisation qu’ils exportent dans de nombreux pays. Elle est également le fournisseur de nombreuses entreprises dans des pays tels que l’Allemagne, la Grèce, la France, l’Italie, la Suède, l’Angleterre, la Pologne, l’Ukraine et la République Tchèque. Il est particulièrement important que les syndicats des pays concernés appuient la résistance des travailleurs de Termokar en Turquie et offrent une solidarité internationale. Nous appelons de toute urgence les syndicats de ces pays à remplir leurs devoirs.

    Les travailleurs de Termokar, qui s’organisent et combattent au sein du Syndicat de Metal-İş, poursuivent leur lutte malgré toutes les pressions de l’employeur. Mais le succès de cette lutte est aussi possible avec la solidarité internationale. En tant qu’ATIK (La Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe), nous appelons au développement de la solidarité internationale pour mener à bien la résistance des travailleurs de Termokar. Nous appelons tous les syndicats à faire preuve de solidarité jusqu’à ce qu’il soit mis fin aux pratiques illégales de Termokar et que le droit des travailleurs à se syndiquer soit reconnu. Le gain de nos frères et sœurs, ouvriers et ouvrières, qui résistent à Termokar sera la victoire de toute la classe ouvrière.

    Les travailleurs de Termokar ne sont pas seuls !

    Vive la lutte d’organisation des ouvriers de Termokar !

    Vive la solidarité internationale !

  • Premier tour des législatives : victoire du NUPES ?

    Premier tour des législatives : victoire du NUPES ?

    À la suite du premier tour des élections législatives, la coalition NUPES est arrivée en tête en termes de voix et arrivée deuxième pour le nombre de circonscription. Nous saluons ce succès important. Il est incontestable. Il a déclenché chez beaucoup un sentiment de revanche après une période sombre pour la gauche parlementaire. Nous pouvons comprendre cet engouement et cette joie relative, même si de notre côté, nous ne croyons pas en la possibilité d’un bouleversement en profondeur par les urnes.

    Dans la lutte entre les classe qui détermine l’Histoire, les enjeux sont bien trop importants pour que le pouvoir soit réellement démocratique. La démocratie libérale est une interface entre le pouvoir patronal, bancaire, capitaliste et impérialiste, et la grande majorité du peuple.

    La Ve République, issue du coup de force gaulliste en 1958, est construite comme un outil maniable entre les mains de la classe sociale qu’elle sert. C’est d’ailleurs ce que Mitterrand soulignait -avec une dose d’opportunisme- dans son essai Le coup d’État permanent (1964). Les institutions sont architecturées pour servir la stabilité des marchés et poursuivre la domination des exploiteurs. Les marges de manœuvre pour réaliser un programme politique sont donc faibles et les pièges sont nombreux. Nous le verrons aussi, ceux et celles qui appellent constamment au respect du choix des urnes quand leurs candidats sont élus, n’hésitent pas un instant à transgresser tous ces principes lorsqu’une opposition peut grandir.

    En dépit de ce constat, il nous faut reconnaître que la campagne de NUPES a été bien réalisée, avec courage et détermination, et qu’elle est aussi le reflet de transformations politiques à l’œuvre dans notre pays. Enfin, elle offre un échappatoire salutaire, même temporairement, face à des débats qui étaient polarisés autour de thématiques d’extrême-droite. En cela, c’est aussi un sursaut idéologique. Il est important de la saluer et de l’analyser.

    Transformer l’essai

    Première formation en termes de voix, NUPES dépasse à la fois LREM et l’extrême-droite. C’est là un tour de force. Avec 194 circonscriptions dans lesquelles l’alliance NUPES est majoritaire, il existe des opportunités de réaliser une percée. Sans avoir la majorité absolue, ni même relative, un groupe puissant à l’Assemblée pourrait obliger le gouvernement à revoir ses plans de bataille. Mais il faut pour cela parvenir à passer le second tour.

    C’est là où la question du « cordon sanitaire » et de l’abstention joueront en plein. Les névroses anticommunistes se manifestent déjà. Chaque fois que la gauche est arrivée en position de force, même modérée, un schéma similaire s’est mis en place. Il faut donc s’attendre à ce qu’une levée de bouclier se fasse, et que l’ensemble des organisations à droite de NUPES fassent cause commune contre les candidats de cette liste. Déja, Olivier Verran déclarait que le « programme de Mélenchon est dangereux », tandis que tous ce que la France contient d’intellectuels et de philosophe de salon dénonçaient un retour du stalinisme. Il paraît donc plutôt logique que les reports de voix soient faibles. L’inconnue sera donc l’abstention, qui a été particulièrement forte. Ce réservoir de voix peut être déterminant pour connaître le nombre d’élus.

    Attendre de voir

    Mao, avec justesse, parlait des « balles enrobées de sucre » qui peuvent être tirées sur les militants et militantes. La cooptation et la corruption induite par le fonctionnement de la démocratie représentative libérale sont des menaces parfois plus grandes que la répression pure et simple. Dans la coalition NUPES, le centre de gravité est pour le moment LFI. Mais cela peut changer pour aller vers une posture plus droitière. Le Parti Socialiste est avarié, mais il n’est pas encore coulé, et la place qu’il occupe : une alternance « de gauche » au pouvoir, est vacante. Rien ne peut indiquer que l’abîme n’engloutisse pas l’alliance. Même un engagement sincère ne prémunit pas contre les déviations et contre le fait de s’engager sur des rails dont on ne connaît que trop bien la destination. Nous verrons bien ce que cela donnera.

    Un redécoupage du paysage politique

    Cette élection participe à accentuer un redécoupage du paysage politique français. Il finit d’enterrer la logique de bipartisme pour aller vers une configuration avec un centre qui possède une majorité relative, et des ailes qui ne parviennent pas à conquérir l’hégémonie. Cette configuration est soit figée, soit instable. Elle consacre un centre de gravité central, mais elle rend illusoire une alternance durable. Les permutations PS – UMP/RPR…etc. ne sont plus possibles. La machine est grippée et l’absence de soupape de sécurité fait qu’une instabilité politique s’installe. Elle fait passer les crises politiques, dans lesquelles la population ne veut plus être dirigée par tel ou tel courant, au stade de crises de régime : la population ne veut plus être dirigée comme elle l’est d’un point de vue systémique.

    Savoir à qui cette instabilité profitera n’est absolument pas tranché. Elle peut très bien être une porte ouverte pour l’installation d’un nouveau Parti de l’Ordre voire d’un régime terroriste de type fasciste. Elle peut très bien être aussi un espace pour les forces extra-parlementaires de gauche. Elle peut tout aussi très bien retomber platement, devenir un nouveau consensus mou, avec une alternance d’un NUPES devenu un néo-PS avec un centre droit ressuscité.

    Si un grand nombre de critères jouent un rôle dans la manière dont les choses vont évoluer, il en est un qui est déterminant : celui de l’action consciente et organisée de la gauche progressiste et révolutionnaire. Nous sommes les principaux artisans de nos victoires, mais aussi de nos défaites. La question qui se pose, cependant, est celle de la maturité politique : ne plus être hypnotisé par les victoires réformistes et oubliant immédiatement l’analyse sur l’État et la Révolution ; mais aussi résoudre les querelles qui existent en notre sein. Ce sont là des luttes en soi à gagner, les premières à gagner pour ensuite en gagner d’autres.

  • ICOR : Résolution du webinaire du front uni anti-impérialiste et antifasciste

    ICOR : Résolution du webinaire du front uni anti-impérialiste et antifasciste

    Résolution du webinaire du front uni anti-impérialiste et antifasciste avec plus de 100 participants d’au moins 25 pays le 15 mai 2022

    Après presque trois mois de guerre injuste contre l’Ukraine, les participants sont d’accord : cette guerre doit cesser immédiatement ! Nous condamnons l’agression impérialiste de la Russie, qui a déclenché la guerre avec l’invasion de l’Ukraine. Nous condamnons la provocation impérialiste de l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie, qui se poursuit depuis des décennies. Pendant des années, des milliards ont été injectés en Ukraine afin d’étendre les armements de ce pays. Les États-Unis ont 800 bases militaires dans le monde entier afin d’imposer leur domination mondiale, et ils continuent d’être le principal fauteur de guerre dans le monde.

    Avec la livraison continue d’armes lourdes et le changement de l’objectif de la guerre par une victoire de l’Ukraine, la grande menace d’une 3e guerre mondiale, avec le potentiel de devenir une guerre nucléaire, est devenue très réelle et proche.

    Nous sommes solidaires de la lutte héroïque du peuple ukrainien contre l’invasion barbare de l’impérialisme russe. Cependant, nous distinguons clairement les masses et le gouvernement ultra-réactionnaire de Zelensky, qui coopère ouvertement avec les fascistes. Nous sommes solidaires de tous les camarades et organisations internationalistes en Russie, qui s’opposent à cette invasion dans des conditions les plus difficiles. Aux camarades des deux pays, nous disons : continuez votre travail, mais protégez également vos organisations et continuez à les développer dans les nouvelles conditions.

    Nous exigeons le retrait de toutes les troupes russes d’Ukraine et des troupes de l’OTAN de la frontière russe et de l’Europe de l’Est. Tous ceux qui ont causé cette guerre doivent payer les dommages. La guerre a exacerbé la crise environnementale et l’approvisionnement alimentaire à un point tel que des vies sont menacées. Cela provoquera des soulèvements de la faim, que nous devrons reprendre dans notre lutte.

    Nous voulons tous promouvoir la construction du front uni anti-impérialiste et antifasciste avec encore plus de vigueur. Nous combinons cela avec la construction de nos organisations révolutionnaires et diffusons la perspective d’un avenir socialiste. Alors les guerres impérialistes, la réaction interne, l’exploitation et l’oppression des travailleurs prendront fin. Gagnons la jeunesse pour cela.

    Résistance active contre la menace d’une 3ème guerre mondiale, contre la militarisation de la société, la répression, le (social-)chauvinisme et l’anticommunisme contre tout ce qui est progressiste ! L’épine dorsale de la résistance active sont les travailleurs du monde ; ses forces les plus actives sont la jeunesse !

    Nous condamnons également la politique israélienne sioniste et impérialiste contre le peuple palestinien et le meurtre de la journaliste Shireen Abu Akleh et l’attaque provocatrice et méprisante lors de ses funérailles.

    Nous continuons à condamner fermement les attaques de la Turquie fasciste contre le mouvement de libération kurde et les attaques contre le nord de l’Irak et le nord de la Syrie, qui violent le droit international.

    Nous prévoyons les activités suivantes :

    Faisons du 6 août (jour de commémoration d’Hiroshima) une journée internationale de lutte contre la mort nucléaire ! Retrouvons-nous pour le prochain webinaire le 24 juillet 2022, pour discuter du contenu, faire des préparatifs et échanger nos expériences sur les activités prévues.

    Nous soutenons le processus préparatoire de la Conférence mondiale des femmes en Tunisie, qui se déroulera à Tunis du 3 au 10 septembre. Dans ce cadre, une première mesure est le soutien des camarades femmes russes, qui organisent une journée d’action le 22 mai contre la répression du mouvement des femmes en Russie, sous le slogan « Le féminisme n’est pas toxique ». (Voir le précédent article du blog)

    Vive la solidarité internationale !

    Travailleurs de tous les pays, unissez-vous !

  • ICOR : Message de solidarité

    ICOR : Message de solidarité

    Nous, camarades de plusieurs organisations de l’ICOR en Europe, nous envoyons nos salutations communistes et solidaires à nos camarades du Parti Maoïste de Russie membre de l’ICOR. Vous avez décidé d’organiser des manifestations et de contribuer à organiser la lutte des femmes qui est fragmentée dans tout le pays.

    Nous saluons et soutenons votre initiative et votre courage face à la répression qui s’intensifie. Nous sommes sûrs que vous mener votre lutte avec prudence pour que nos organisations se renforcent dans l’avenir.

    Votre action a lieu dans un contexte où les pays occidentaux sont eux aussi en pleine propagande de guerre, et où l’accès à l’information sur les luttes en Russie est difficile. Soutenir nos camarades c’est soutenir les luttes progressistes, démocratiques et révolutionnaires de Russie. C’est contribuer à la paix et non à la guerre.

    Nous allons faire connaître votre lutte dans nos pays et nous appelons à un soutien large au mouvement des femmes combatives en Russie ! Les droits des femmes sont attaquées de partout et dans beaucoup de pays. Mais les femmes se défendent et luttent ! La 3ème conférence mondiale des femmes de la base qui se prépare pour le mois de septembre en Tunisie renforcera nos liens et notre solidarité ! Le combat contre l’exploitation et l’oppression ne peut se passer de « la moitié du ciel», des femmes et du féminisme !

    Camarades de plusieurs organisations de l’ICOR en Europe, 22 Mai 2022

  • TKP-ML : Nous rendons hommage à İbrahim Kaypakkaya à l’occasion du 49e anniversaire de son assassinat !

    TKP-ML : Nous rendons hommage à İbrahim Kaypakkaya à l’occasion du 49e anniversaire de son assassinat !

    Comité central du TKP-ML, déclaration n° : 2022/6, 16 mai 2022

    Nous rendons hommage à İbrahim Kaypakkaya à l’occasion du 49e anniversaire de son assassinat !

    Nous sommes au 49e anniversaire de l’assassinat du leader fondateur de notre parti, le camarade İbrahim Kaypakkaya, dans le cachot d’Amed. Nous commémorons le leader communiste İbrahim Kaypakkaya une fois de plus en cette 50ème année de guerre et de lutte de son parti, dont il est le fondateur, et notre source d’inspiration et de force. Nous réitérons notre engagement et notre détermination à lutter pour son idéal de révolution démocratique populaire et de lutte pour le communisme.

    Les conditions qui ont révélé le leader communiste İbrahim Kaypakkaya ne sont pas indépendantes des développements internationaux et nationaux et des luttes de classe à cette époque. İbrahim Kaypakkaya a été la réponse communiste à cette montée dans la section historique où l’appel à bombarder les quartiers généraux révisionnistes et bourgeois de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne menée en Chine sous la direction du président Mao a balayé le monde, et la lutte de la paysannerie et de la jeunesse, en particulier la classe ouvrière, s’est élevée dans notre géographie.

    Le fait que Kaypakkaya ait constitué le visage communiste de la percée révolutionnaire de 1971 au sein du Mouvement révolutionnaire turc est l’une des raisons qui le rendent « spécial ». Le sens de son être « spécial » vient du fait qu’il faisait partie de la lutte des masses et qu’il adhère fermement au « principe d’être révolutionnaire dans la pratique ». Comme İbrahim Kaypakkaya a pris part à la lutte des masses et a appris d’elles, il a utilisé la science du Marxisme-Léninisme-Maoïsme comme un guide d’action révolutionnaire et a formé sa théorie. Pour cette raison, même après un demi-siècle, ses thèses sont toujours valables et ses vues brillent toujours comme une arme dans les mains de la classe ouvrière et de notre peuple, des femmes et des jeunes de diverses nations, nationalités et croyances.

    C’est exactement la raison pour laquelle nos ennemis de classe le craignent toujours. Sur sa tombe, dans le cimetière d’un village désert d’Anatolie, la station de gendarmerie continue de persécuter le peuple. Ils ont peur de sa photo. Ils attaquent férocement les bannières qui affichent son visage, décrivant sa commémoration comme un crime. Parce qu’ils ne trouvent rien à redire sur Kaypakkaya. Parce que, malgré la 49ème année qui s’est écoulée, Kaypakkaya continue à être le « représentant du communisme révolutionnaire dans notre géographie » et continue à effrayer les classes dirigeantes turques avec sa définition claire de l’essence de classe et de la réalité contre-révolutionnaire du kémalisme, sa défense de la nation kurde en tant que tel et du droit à la libre séparation.

    Au cours des 49 années écoulées depuis l’assassinat de İbrahim Kaypakkaya et à l’occasion du 50e anniversaire de la fondation de notre parti, nous avons connu d’innombrables défaites et remporté d’innombrables victoires dans la lutte contre nos ennemis de classe. Nous pouvons dire sans hésiter que le drapeau, qui a été hissé devant tout le monde par un nombre limité de camarades sous la direction de İbrahim Kaypakkaya, n’est jamais tombé à terre. Il continue à fluctuer en fonction de l’analyse concrète des conditions concrètes. Ce drapeau continue de flotter dans le Mouvement révolutionnaire du peuple uni et le Mouvement révolutionnaire uni des femmes, dans la réalisation et la défense de la révolution au Rojava, dans la lutte de la classe ouvrière, de la paysannerie, des femmes et des LGBTI+, des jeunes dans notre géographie, et dans les prisons.

    Bien que 49 ans se soient écoulés depuis l’assassinat du camarade İbrahim Kaypakkaya, il est clair qu’il est toujours « vivant » et qu’il se tient juste à côté de nous. En effet, avec son 1er Congrès, notre parti a confirmé une fois de plus la validité scientifique des thèses avancées par İbrahim Kaypakkaya. Notre 1er Congrès ne s’est pas contenté de cela, il a franchi une étape importante en transformant les « vues programmatiques » du camarade Kaypakkaya en un programme de parti.

    Notre 1er Congrès a analysé les formes actuelles de la lutte de classe dans notre région et a clairement défini ses objectifs et devoirs pour l’avenir. Notre Congrès a déterminé que la lutte contre l’oppression et les massacres sur les nations et croyances opprimées, l’exploitation et l’oppression du système patriarcal sur les femmes et les LGBTI+, et la destruction de la nature et de l’environnement par le système capitaliste, sont les tâches révolutionnaires du moment.

    En même temps, il a déclaré la création de l’Union des femmes communistes, a vu les déficiences du système patriarcal et de la lutte des femmes et des LGBTI+, et a pris des mesures d’importance historique. La conférence de la TİKKO (Armée de libération des ouvriers et des paysans de Turquie) et la conférence européenne, ont été organisées avec la devise « approfondir la guerre populaire, se spécialiser dans la guérilla ». Des mesures pratiques ont été prises pour approfondir idéologiquement, devenir compétent en politique et en science MLM afin d’accomplir les tâches révolutionnaires du jour et de gagner l’avenir.

    Aujourd’hui, 49 ans après l’assassinat du camarade Leader, notre géographie s’est transformée en un véritable enfer pour les peuples. Le peuple de Turquie a été confronté à la plus grave crise économique de l’histoire de la république. Les masses sont en grand danger d’appauvrissement, de faim et de misère. Des millions de personnes sont au chômage. Les homicides contre les femmes et les LGBT+ se poursuivent. L’absence d’avenir est imposée à la jeunesse. Les attaques contre la nation kurde se poursuivent à toute vitesse à l’intérieur et à l’extérieur de la frontière. La pression sur les croyances opprimées, notamment les Alévis, continue. Cependant, malgré toutes ces attaques, la résistance dans tous les domaines ne quitte pas la rue et la colère s’accumule. Les actions menées par la classe ouvrière depuis les premiers mois de 2022 sont les signes avant-coureurs de cette colère et d’une nouvelle tempête.

    A l’occasion du 49ème anniversaire de son assassinat, le camarade İbrahim Kaypakkaya, nous commémorons une fois de plus son « Salutations, j’embrasse passionnément tes yeux… Je te souhaite un combat plus dur, plus fort et plus déterminé. Adieu », nous adhérerons à ses souhaits en continuant à faire avancer notre combat plus déterminé que jamais.

    İbrahim Kaypakkaya restera dans notre combat en ce 49ème anniversaire de son assassinat !

    Nous serons victorieux grâce à l’expérience et à l’accumulation de notre 50e année !

    Vive l’armée populaire TKP-ML (Parti Communiste de Turquie – Marxiste Léniniste) TİKKO, KKB (Union des Femmes Communistes) et TMLGB ! (L’Union de la Jeunesse Marxiste-Léniniste de Turquie)

    Vive le marxisme-léninisme-maoïsme !

    Comité central du TKP-ML

    16 mai 2022

  • Information publique sur plusieurs agressions contre des militant·es de la Jeune Garde et des militant·es du milieu antifasciste à Lyon

    Information publique sur plusieurs agressions contre des militant·es de la Jeune Garde et des militant·es du milieu antifasciste à Lyon

    Nous publions -à l’issue de cette introduction en italique- le communiqué unitaire rédigé à la suite d’une campagne diffamante contre la Jeune Garde et d’une série d’affrontements inter-militants.

    Ce n’est pas sans un sentiment de déchirement que nous publions ceci. Nous le faisons car nous pensons que la situation est grave et que les modes de gestion internes au militantisme ne sont plus opérant. Les narrations fantaisistes qui ont circulé sur cette série d’événements sont trop toxiques pour ne pas être réfutées.

    Il nous paraît important de reconnaître certaines choses : la GALE a assuré un rôle indispensable pendant une période sombre, durant laquelle nous avons réellement connu un creux dans l’antifascisme. Elle a brillamment joué son rôle, notamment dans le lancement de campagnes contre le Bastion Social, courant 2016-2017. Nous avons travaillé en bonne intelligence durant cette période, en organisant par exemple un rassemblement anti-électoral le 4 février 2017.

    Au cours de cette période, d’autres forces antifascistes se sont formées, la plus importante étant la Jeune Garde. Pourtant, les conceptions différentes, tant idéologiques que la stratégie pouvaient laisser penser deux développements séparés et à une possible coopération. Mais la fin du monopole antifasciste a créé une situation de tension qui a exacerbé des passion individuelles. Ce terrible processus qu’on nomme parfois le « piège de Thucydide », dans laquelle la force dominante lutte pour conserver sa place, quitte à entrer dans une situation de conflit qui a accentué les choses, et, in fine, le relatif déclin de la GALE. L’acharnement avec laquelle l’État s’en est pris à la GALE a pu aussi accroître un sentiment d’injustice, de deux poids deux mesures. Pourtant, le milieu militant a unanimement soutenu la GALE ou le Lyon Antifa Fest. Nous pensons que les causes méritent d’être comprises, sans pour autant les excuser, car ces tendances sont bien trop courantes dans le militantisme.

    Nous sommes obligés de mentionner que nous ne croyons pas qu’il s’agisse à l’origine d’un véritable affrontement organisationnel entre GALE et Jeune Garde. Nous pensons que certains membres historiques de la GALE ont des contentieux à régler. Ils ont utilisé leur autorité de cheftains pour impliquer leur organisation et provoquer un effet levier dans le but de solder ces comptes par la force. S’il existe des causes idéologiques, elle maquillent mal une mentalité tribale ou clanique. C’est quelque chose qui est d’autant plus dérangeant que le conflit s’élargit progressivement.

    Que les différentes forces politiques aient des adversaires ou des rivaux, cela va de soi. C’est un état de fait dont qu’on ne peut abolir. Mais lorsque la polarisation devient trop forte, lorsque la notion d’adversaire ou de rival disparaît, lorsqu’il ne reste plus que cette dichotomie totalisante ami ou ennemi, il existe un danger grave. Il existe aussi un décalage entre les causes de ce conflit, ses enjeux, et ses conséquences. Le choix de sortir d’affrontement symboliques – déjà condamnables ! – et de passer à une étape de violence supplémentaire est une transgression grave. Sans faire d’imputation hasardeuses sur qui est à l’origine de ces messages, des adresses ont été dévoilées. Cela créé un danger sans précédent, qui revient à livrer des militants et des militantes en pâture aux ennemis absolus que sont les militants fascistes. Il est inacceptable que cela n’ait pas déclenché un réflexe d’autoprotection mutuelle.

    De plus, en supplément des personnes qui sont impliquées dans cette histoire, il y a la surinfection purulente de corps étrangers qui s’ajoute : celles de personnes qui ont architecturé l’intégralité de leur existence militante autour du drama personnel. Ce sont des provocateurs ou des provocatrices qui essaient, en déclenchant un climat apocalyptique dans tous les milieux les entourant, de pouvoir dégager ainsi une cour qui les flattent. Quitte à ce qu’ils ou elles anéantissent des années de travail, quitte à mettre en péril des adversaires et à faire gagner des ennemis.

    Nous appelons à ce que celles et ceux qui sont impliqués dans ce conflit, qui continuent de l’alimenter, reviennent à la raison : il n’y aura aucun gagnant dans cette affaire, si ce n’est ceux qui veulent écraser l’antifascisme et les luttes progressistes.

    Nous sommes attachés à une certaine vision des relations entre organisations. Nous considérons que notre loyauté première va à la cause que nous défendons : construire les moyens de changer le monde et d’arriver à une société sans classes ni États. À ce titre nous avons toujours choisi de maintenir une équidistance entre les différentes forces concurrentes dans la mesure ou nous considérions que leur action allait dans le bon sens. Aujourd’hui, si nous sortons de cette réserve, c’est parce que nous considérons que l’action de la GALE a outrepassé ce consensus. Ce conflit peut causer des dommages terribles et provoquer un recul de l’ensemble des organisations politiques et des courants extra-parlementaires. À ce titre, nous considérons qu’il est impératif de le régler. Ce type de conflit est un jeu à somme nulle ou même à somme négative. Il affaiblira tout le monde et ne renforcera personne, hormis peut-être quelques charognards qui seront ravis de s’en nourrir.

    Nous constatons qu’il existe aujourd’hui une fracture à Lyon. Or, Lyon est un espace qui n’est pas suffisamment grand pour que les uns et les autres ne se croisent pas. Il est impossible d’acter simplement une espèce de politique de sphères d’influence qui n’auraient pas de contact les unes avec les autres. Les vies personnelles et les allégeances politiques ou affinitaires sont bien trop imbriquées pour que cela n’ait pas de conséquences dramatiques. De plus, les tentatives d’impliquer des forces politiques ou antifascistes d’autres villes, voire d’internationaliser cette situation, sont là aussi la preuve d’une conception singulièrement sectaire de la vie politique et d’un manque de loyauté à la cause que nous défendons en commun. Des événements auront lieu, qui rassembleront toutes les forces progressistes. Il serait inexcusable qu’ils renvoient une image aussi minable d’un milieu capable de tant de choses positives.

    Communiqué Commun

    Le milieu militant antifasciste et plus largement luttant contre l’extrême droite et ses idées est secoué depuis quelques semaines par une vague d’agressions, perpétrées non pas par un groupuscule fasciste mais par des militant·es se revendiquant elles et eux-mêmes de l’antifascisme. À Lyon, Paris, et ailleurs, ces agressions blessent déjà, menacent des manifestations, remettent en cause des initiatives unitaires. Des versions mensongères ou approximatives des faits sont propagées par les auteur·rices des agressions, cherchant à aggraver la crise. Au contraire, pour les organisations lyonnaises signataires de ce texte, l’urgence est au rétablissement du calme, à l’exposition claire des faits, à la condamnation des agressions et à la désescalade. L’heure est également à la remise en cause des pratiques virilistes dans les milieux antifascistes sur des bases féministes claires. Nous analysons aujourd’hui que nous devons collectivement et clairement communiquer sur les faits qui se sont déroulés et ne pas laisser les réseaux sociaux être envahis par des versions des faits mensongères ou approximatives. Nous espérons que cette communication clarifiera à Lyon et dans les autres villes l’origine de la crise, ses tenants et aboutissants, éclairera les nécessaires prises de position, et nous permettra ensuite de reprendre notre lutte contre l’extrême droite et pour de nouvelles conquêtes sociales.

    Le contexte

    Nous nous sommes jusque là abstenu de toute communication publique, compte tenu de la procédure de dissolution qui visait la GALE, afin de ne pas donner prise à une instrumentalisation répressive par le gouvernement. De plus, nous n’avons pas comme pratique de diffuser des conflits sur les réseaux sociaux, ceci pour ne pas donner d’éléments à nos ennemis et à la police. Les agressions par des groupes autonomes, en particulier la GALE, contre les militant·es du mouvement social lyonnais ne sont pas nouvelles : le 1er mai 2021 contre des militant·es CGT et de l’intersyndicale, en juin 2021 contre un militant LFI qui avait dû être exfiltré d’une manifestation, pour ne citer que les événements les plus récents. Malgré ces pratiques détestables, nos organisations n’ont jamais considéré que le gouvernement puisse être un « arbitre » face à de telles pratiques, et nous nous sommes opposé·es à la procédure de dissolution visant ce groupe et avons participé au rassemblement de soutien et l’avons fait connaître. La vague actuelle d’agressions a démarré après la manifestation du 16 avril 2022 et cible des militant·es de la Jeune Garde. La Jeune Garde est une organisation antifasciste partenaire d’autres organisations signataires de ce texte dans le cadre du collectif unitaire Fermons les locaux fascistes. À travers la Jeune Garde, c’est avant tout une conception unitaire et populaire de l’antifascisme qui est attaquée. Même si, pour certain·es, les organisations antifascistes Jeune Garde et GALE peuvent sembler proches, les bases politiques ne sont pas les mêmes et la Jeune Garde s’est toujours intégrée dans les collectifs et organisations unitaires.

    Les faits des 16 et 17 avril

    Alors que la manifestation contre l’extrême droite du 16 avril 2022, organisée par l’organisation unitaire Fermons les locaux fascistes, s’était déroulée sans incident, et que les organisateur·rices et des membres de la Jeune Garde quittaient en groupe la manifestation, un membre de la GALE a pris à partie un membre de la Jeune Garde, en multipliant les insultes sexistes devant de nombreux témoins. Plus tard dans l’après midi, ce même individu et deux autres personnes ont agressé un militant de la Jeune Garde, alors que celui-ci marchait dans la rue avec des amies, elles aussi insultées. Cela a entrainé cinq jours d’ITT (Incapacité Temporaire de Travail) pour le militant agressé. Le lendemain 17 avril, alors que des membres de la Jeune Garde venaient demander des comptes aux auteur·rices de l’agression, une bagarre a éclaté au cours de laquelle l’agresseur de la veille a dégainé un couteau et tenté à plusieurs reprises de poignarder un militant de la Jeune Garde, heureusement sans succès. Ces faits ont eu lieu devant de nombreux témoins, attablés dans un bar. Cela n’a pas empêché pour autant la GALE de diffuser une version totalement mensongère des faits, prétendant que des militants de la Jeune Garde avaient agressé une militante féministe antifasciste isolée.

    Les faits du 19 avril

    Par la suite, à Paris, un des porte-paroles de la Jeune Garde a été pris à partie sur la foi de cette version mensongère par des militantes de la CFA (Coordination féministe antifasciste, dirigée par une ancienne militante de la GALE) accompagnées par des militants de l’AFA Paris Banlieue. Pourtant, ce porte-parole n’était pas présent lors des faits des 16 et 17 avril. Une altercation entre les militants de la Jeune Garde et la CFA s’en est suivie au sortir d’une conférence. Une femme de la Jeune Garde s’est vue rouée de coups par 6 femmes de la CFA tandis que les autres camarades tentaient de s’interposer pour temporiser la situation. Deux militants de l’AFA Paris Banlieue ont été reconnus, portant chacun un protège-dents. Il ne s’agissait donc pas d’une situation involontaire mais bien d’un guet-apens, étant donné que les militants étaient préparés pour l’affrontement.

    Les faits du 1er mai

    Le 1er mai, une nouvelle étape a été franchie. Alors que la manifestation lyonnaise s’était déroulée sans incident, la GALE, assistée par des personnes venues pour l’occasion de Paris et d’ailleurs, appartenant à la CFA, à l’AFA Paris Banlieue ou en étant proches, a agressé une militante de la Jeune Garde en pleine fête de quartier où se trouvaient de nombreuses familles avec enfants. Les autres militant·es de la Jeune Garde présent·es ont défendu leur camarade, et s’en est suivie une violente bagarre pendant laquelle plusieurs personnes, y compris extérieures aux groupes cités, ont été blessées. Si la confusion et la méconnaissance des différents groupes expliquent que certaines personnes sur la place n’ont pas compris l’origine de la bagarre, le déclencheur, à savoir l’agression initiale, ne fait aucun doute, celle-ci ayant été filmée. De même, si l’arrivée tardive et en groupe de la Jeune Garde sur la place a pu être interprétée comme une préparation à la bagarre, les témoignages que nous avons recueillis indiquent que c’est la GALE et ses allié·es qui ont tendu une embuscade et ont provoqué par texto la Jeune Garde. La Jeune Garde a donc rejoint la place en sachant qui s’y trouvait mais en espérant que le bon sens l’emporterait. Plus tard dans l’après-midi et ailleurs dans Lyon, des militant·es de la Jeune Garde ont été attaqué·es de nouveau par ces mêmes agresseur·euses, équipé·es de casques et armé·es de bombes lacrymogènes et de bâtons, à 15 contre 7, heureusement sans faire de blessé·es. Ils et elles avaient auparavant essayé de tendre un guet-apens au domicile d’un militant de la Jeune Garde, sans succès. Simultanément, à Paris, des membres de l’AFA Paris Banlieue ont proféré pendant la manifestation des menaces de mort contre des membres de la Jeune Garde.

    Les faits depuis le 1er mai 2022

    L’agression du 1er mai à Lyon montrant que les risques d’attaque physique des membres de la Jeune Garde par des membres de la Gale sont importants, des précautions extraordinaires sont désormais prises. De ce fait, la Jeune Garde fait le choix difficile de ne pas se rendre à certains évènements politiques auxquels elle est pourtant invitée dans le but d’éviter toute situation de confrontation dans des moments où l’unité et la cohésion sont nécessaires pour notre camp politique. Autre exemple, l’hommage annuel à Clément Méric, militant antifasciste assassiné le 5 juin 2013, ne pourra pas se tenir cette année à Lyon dans des conditions normales et les organisations signataires sont encore en train d’en chercher les modalités. Face à cette situation, la Jeune Garde a cherché la désescalade et un règlement politique de la situation notamment en faisant appel au collectif Fermons les Locaux Fascistes. C’est également en ce sens que nous avions diffusé une première interpellation en interne de certaines de nos organisations nationales, afin d’éviter tout étalage de telles pratiques sur les réseaux sociaux et de mettre fin à de tels actes inacceptables. Mais suite à cette interpellation, de nouveaux faits graves se sont ajoutés de la part de proches de la GALE et de la CFA. Tout d’abord, une version mensongère des faits a été diffusée sur les réseaux sociaux par la CFA, et reprise à leur compte – sans susciter de réaction de la CFA et de la GALE – par les médias d’extrême droite. Puis, des comptes créés par des proches de la GALE ont diffusé le 16 mai 2022 l’adresse d’un militant de la Jeune Garde Lyon sur les réseaux sociaux, en invitant les fascistes à s’en servir. Il est à noter que ce militant était lui aussi absent les 16, 17 avril et 1er mai. Cela a contraint le militant à quitter son domicile pour une durée indéterminée. La proximité des comptes en question et de la GALE ne fait aucun doute au vu de certains messages, dont nous avons gardé trace. Enfin, démontrant bien la non prise en compte réelle des questions féministes, un enchaînement de propos et injures sexistes a eu lieu sur les réseaux sociaux.

    Nos conclusions

    Il y a une volonté manifeste de nuire, comme en témoigne un certain nombre de messages sur les réseaux sociaux. Celles et ceux qui perpétuent ces agressions ne peuvent plus se revendiquer du même antifascisme que nous. Car à qui profitent de tels actes si ce n’est au pouvoir en place et aux fascistes, qui marquent régulièrement Lyon de leurs violences ? Les organisations signataires de ce texte dénoncent les comportements virilistes de la part de la GALE et de ses allié·es. Elles appellent à un travail en profondeur sur le virilisme dans l’ensemble du milieu antifasciste, y compris dans les organisations signataires. Nous rejetons également toute instrumentalisation de nos luttes et de nos modes de dénonciation des violences sexistes et patriarcales. Nous déplorons les amalgames qui sont faits entre « agression » et « autodéfense ». Il faut le rappeler : à Lyon, une partie du mouvement autonome antifasciste s’est rendu coupable de pratiques d’intimidation, d’insultes et de comportements virilistes visant, et subis par, les féministes lors de manifestations féministes récentes. Les organisations signataires, qui mènent depuis de nombreuses années une activité soutenue contre l’extrême droite, invitent à :

    • dénoncer avec la plus grande fermeté ces agissements ;
    • réfuter les versions mensongères des évènements ;
    • ne pas s’allier avec des individus soutenant ces agressions et ces méthodes ;
    • remettre en question la culture du virilisme dans les milieux antifascistes qui entretiennent des rivalités délétères.

    Organisations lyonnaises ou du Rhône signataires : Alternatiba, EcoDéfense, Ensemble !, Jeune Garde, La France Insoumise, MeTooLyon, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Section Départementale FSU, Union Communiste Libertaire, Union Départementale CGT, Union Départementale Solidaires, Unité Communiste