Catégorie : Communiqués

  • ICOR : À bas le régime de mollahs ! Pour une révolution démocratique et antifasciste en Iran sur la voie du socialisme

    ICOR : À bas le régime de mollahs ! Pour une révolution démocratique et antifasciste en Iran sur la voie du socialisme

    Résolution d’ICOR sur la campagne de solidarité avec le soulèvement ouvrier et populaire en Iran

    La situation d’une fermentation révolutionnaire en Iran exige la solidarité et le soutien de l’ICOR. Nous nous sommes engagés à ce que : « Aucune lutte ne doit jamais rester seule » !

    Le soulèvement national des ouvriers et du peuple se déploie dans 190 villes d’Iran et dans les 31 provinces. Il y a des grèves, des manifestations, voire des actions armées. Les travailleurs industriels des grands centres de l’industrie pétrolière et gazière, des raffineries, de la sidérurgie et de la transformation du sucre constituent la force décisive. La lutte contre la double exploitation et l’oppression de la masse des femmes est une force motrice exceptionnelle. Les camarades kurdes apportent également une tradition de lutte particulièrement forte. Les femmes, les étudiants et les lycéens, les retraités, les commerçants dans les bazars participent jour après jour. Le caractère peut être qualifié de fermentation vers une révolution antifasciste et de démocratie nouvelle sur la voie du socialisme.

    Pour que ce soulèvement se poursuive avec succès jusqu’à la chute du régime sous la direction du mouvement ouvrier, la solidarité internationale est un renforcement essentiel. L’ICOR doit assumer sa responsabilité pour la coordination pratique et la révolutionnarisation des luttes internationales ainsi que pour la prise de conscience à ce sujet. C’est pourquoi nous développons une campagne de solidarité avec la lutte du peuple iranien qui contient des éléments suivants :

    • Un large travail d’information sur la fermentation révolutionnaire en Iran par les organisations de l’ICOR dans leur pays. Pour cela, des conférences du PC iranien et du MLPD en anglais, entre autres, peuvent être mises à disposition. Utilisation pour la propre construction du parti. Publication des chansons et des slogans du mouvement et si possible d’une affiche.
    • Discussion idéologico-politique approfondie et si possible unification sur le caractère du régime (la caractérisation comme fascisme est controversée), de l’Iran (la caractérisation comme néo-impérialiste est controversée) et de la révolution (la controverse porte sur le fait de savoir s’il s’agit actuellement d’une révolution antifasciste-démocratique en voie vers le socialisme ou d’une révolution socialiste). Propagation de la séparation de l’Église et de l’État/de la religion. Un État devrait accorder des droits et des libertés démocratiques aux êtres humains et les protéger de la tutelle religieuse par la contrainte.
    • Organiser des événements, des manifestations et d’autres actions de solidarité. Organiser et soutenir les actions de solidarité des femmes. Gagner des organisations et des partis révolutionnaires à l’ICOR.
    • Établir autant que possible des relations avec des organisations de travailleurs, de femmes et de jeunes, développer des partenariats et des liens de solidarité durables.
    • Une journée d’action mondiale unique et commune en accord avec les camarades iraniens fin novembre, début décembre.

    Signataires (en date du 28/11/2022, d’autres signataires sont possibles) :

    1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
    2. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    3. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PCT Parti Comuniste du Togo
    6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. SPB Socialist Party of Bangladesh (Parti socialiste du Bangladesh)
    9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    10. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    11. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    12. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    15. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    16. UC Unité Communiste, France
    17. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    18. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    19. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    20. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    21. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
    22. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    23. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    24. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    25. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    26. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    27. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    28. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  • ICOR : Une COP27 chez les fascistes, loin des masses

    ICOR : Une COP27 chez les fascistes, loin des masses

    Résolution de l’ICOR

    Lutte contre la catastrophe environnementale planétaire et pour l’unité de l’homme et de la nature dans le socialisme !

    Nous vivons une nouvelle qualité de transition vers la catastrophe environnementale planétaire. L’énorme instabilité du climat mondial, les sécheresses, les incendies de forêt, les inondations, le manque d’eau potable, la -pollution des terres agricoles par l’exploitation minière traditionnelle, la menace que font peser les substances toxiques dans l’environnement sur notre santé, la crise de l’alimentation mondiale, le développement renouvelé de la fracturation et de l’énergie nucléaire suite à la guerre en Ukraine – tout cela a une cause : le capitalisme et l’impérialisme. Il est le plus grand destructeur de l’environnement avec son exploitation impitoyable de l’homme et de la nature, son besoin de maximiser le profit et son insatiable soif de pouvoir. L’impérialisme, c’est la guerre et les impérialistes ne reculent même pas devant une guerre nucléaire pour mener leur lutte concurrentielle jusqu’au bout. C’est pourquoi, en cette journée de lutte pour l’environnement, nous nous battons délibérément contre la destruction de l’environnement et la guerre impérialiste !

    Nous ne fermons pas les yeux sur la menace d’une catastrophe climatique, comme le font les politiques bourgeoises et petites-bourgeoises. Nous faisons la lumière sur la pollution des mers, l’invasion massive de déchets et l’empoisonnement de la Terre, la politique d’armement impérialiste et les préparatifs à la guerre nucléaire associés au mensonge de l’effet limité des armes nucléaires tactiques ou de l’utilisation civile sans problème ; nous attirons également l’attention sur l’appauvrissement progressif de la biodiversité, le trou dans la couche d’ozone, le dépérissement dévastateur des forêts, … . Réduire le champ de vision, c’est minimiser la dimension de la menace qui pèse sur les bases d’existence. C’est justement l’interaction des différents facteurs qui provoque les points de basculement mortels.

    Depuis longtemps, l’humanité a créé un niveau de forces productives et de science qui pourrait permettre à tous les êtres humains de travailler, de se nourrir sainement, de vivre dans un environnement sain, de s’instruire, de se loger et de participer `sa la vie sociale et politique – si la couche minime du capital monopolistique international n’imposait pas au monde entier ses intérêts de profit et de pouvoir. Pour cela, nous devons discuter de manière stratégique : seul un monde sans capitalisme ni impérialisme sauvera l’homme et la nature ! La classe ouvrière est la force dirigeante aussi dans la lutte pour l’environnement. Elle est directement confrontée aux principaux responsables de la destruction de l’environnement, les monopoles internationaux. Au mensonge réformiste de décennies durant sur la contradiction entre la protection de l’environnement et la lutte pour l’emploi, nous opposons l’offensive des travailleurs, des jeunes, des femmes – des mouvements sociaux combatifs pour la protection de l’environnement et des emplois !

    Nous déclarons notre volonté de mener des actions décentralisées simultanées le 12 novembre 2022 dans tous les pays avec des organisations de l’ICOR et avec les forces du Front uni anti-impérialiste et antifasciste et de nous présenter de manière combative. Des mots d’ordre uniques et fondamentaux devraient être complétés par les revendications concrètes dans les entreprises, les mouvements combatifs et en fonction des conditions concrètes. Actions décentralisées signifient : dans les métropoles et les points névralgiques de l’environnement des différents pays, mais là aussi en fonction des possibilités en ville et à la campagne. Les lieux appropriés pour des actions sont ceux où l’état catastrophique de l’environnement naturel est particulièrement visible : les glaciers qui fondent, les zones de sécheresse, les régions touchées par les incendies de forêt, les lieux et les régions qui subissent des inondations dramatiques. Sont également appropriées des actions sur les lieux des principaux responsables, comme les sièges des entreprises ou les sites des centrales nucléaires, contre la poursuite de leur exploitation.

    Nous envisageons également de réaliser ces manifestations comme un tribunal et de dénoncer les responsables par l’intermédiaire des personnes concernées. Ainsi, le mouvement international des mineurs dénonce l’évolution de la politique des matières premières et de l’énergie qui méprise l’homme et l’environnement.

    Nous voulons obtenir un grand impact par des protestations, des grèves et des actions dans les entreprises, les universités et les écoles, dans les quartiers, dans les rues et sur les places.

    En même temps, l’ICOR organise un travail d’informations, des actions et une manifestation le 12 novembre à Paris avec une délégation internationale de l’ICOR et des forces du « Front uni ». Paris est le lieu du sommet climatique de 2015 qui a complètement échoué ! En tant que grande ville d’empreinte internationale, elle s’y prête parfaitement. La manifestation débutera à 14 heures sur la place de la République. Envoyez des représentants ou même des délégations en fonction de vos possibilités ! Envoyez des actes d’accusation !

    La situation sécuritaire en Égypte, due au régime fasciste de Al-Sissi, ne permet pas de s’y présenter publiquement de manière combative. C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous rendre sur le lieu de la COP 27.

    Portons nos mots d’ordre dans les entreprises, dans la rue, dans les quartiers, dans les écoles :

    • Résistance active contre une catastrophe écologique imminente, contre une troisième guerre mondiale et contre le transfert des fardeaux de la crise et de la guerre sur les masses !
    • Trêve immédiate ! Pas un centime, pas un homme, pas une femme pour la guerre et l’armement !
    • Arrêt immédiat de toutes les centrales nucléaires !
    • Interdiction et destruction de toutes les armes de destruction massive ! Le socialisme est impossible sur une planète morte. L’ICOR défend la vie et l’avenir socialiste !
    • Développement massif et immédiat des énergies renouvelables !
    • Pas de greenwashing pour les gouvernements bourgeois et encore moins pour le régime fasciste de Al-Sissi en Égypte ! Libérez tous les prisonniers politiques – en Égypte et partout ailleurs ! #FreeAlaa
    • Lutte contre l’exploitation néocoloniale des richesses de l’Afrique !
    • Le socialisme est la seule solution pour l’unité durable de l’homme et de la nature !

    Signataires (en date du 09/11 2022, d’autres signataires sont possibles):

    1. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    6. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    7. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    8. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    9. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    10. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    11. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    12. UC Unité Communiste, France
    13. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    14. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    15. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    16. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    17. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    18. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
    19. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    20. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    21. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    22. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    23. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  • L’extrême droite haineuse et violente défile en toute impunité à Lyon. Fermons les locaux fascistes !

    L’extrême droite haineuse et violente défile en toute impunité à Lyon. Fermons les locaux fascistes !

    Vendredi 21 octobre 2022, une centaine de membres de l’extrême-droite radicale a pu organiser, sans réponse immédiate des pouvoirs publics, un rassemblement et une manifestation en soirée en plein centre-ville de Lyon, scandant des slogans tels que « immigrés assassins », des appels au meurtre comme « les gauchistes à mort » et le cri de ralliement néonazi « Europe, jeunesse, révolution » ! Ce débordement coïncide avec la soirée des 10 ans organisée à la Traboule, siège de l’ex-organisation Génération identitaire dissoute pour provocation à la haine et discrimination.

    Les Lyonnais·e·s avaient déjà dû subir un rassemblement de catholiques intégristes et de divers groupes d’extrême droite devant le palais de justice de Lyon mercredi 19/10, puis un rassemblement de zemmouriens et autres racistes le lendemain au même endroit. Les charognards politiques sont présents partout pour faire un maximum de récupération à travers leur idéologie raciste et xénophobe, et attiser la haine suite à l’horrible meurtre de la jeune Lola. Depuis l’ouverture de ces locaux il y a 10 ans, les Lyonnais·e·s attendent des actions de la Mairie et de la Préfecture. En ce début de semaine, la Mairie a enfin réagi par un courrier interpellant le Président de la République, afin de demander la fermeture des locaux fascistes et la dissolution des Remparts (voir note en bas). La Préfecture a saisi le Procureur de la République en réaction aux propos scandés lors de la manifestation. Ces paroles doivent très rapidement être suivies d’actes concrets permettant la fermeture de ces locaux. Nous suivrons avec attention les suites de ces prises de position du Maire de Lyon et du Préfet du Rhône. De notre côté, nous n’attendrons pas un·e mort·e pour qu’enfin la Traboule et l’Agogé soient fermés ! Nos organisations vont continuer leur travail de vigilance, d’information et de riposte face à l’extrême droite, pour la fermeture des locaux fascistes sur le territoire. Signataires :

    Alternatiba, CNT 69, Ensemble MAGES !, LFI 69, FSU 69, Jeune Garde, LYEC, NPA, PCF, PG 69, Solidaires 69, UC, UCL Lyon

    Plus d’informations sur le contexte lyonnais : Comment expliquer qu’une telle manifestation ait pu avoir lieu ce vendredi ?

    Plusieurs éléments montrent un laisser-faire total de la part des autorités :

    • Alors que Génération Identitaire est dissoute, son local, bar et salle de réunion La Traboule et sa salle de boxe dite identitaire L’Agogé continuent de fonctionner sous couvert d’une autre appellation, Les Remparts. Dissoudre une organisation ne suffit plus, il faut réellement mener le travail de fermeture des locaux fascistes, et interdire les associations satellites qui leur permettent de continuer à utiliser ces locaux librement.
    • Ce vendredi 21 octobre était organisé dans cette même Traboule une soirée annoncée publiquement (sur les réseaux sociaux) comme la célébration anniversaire des locauxdu groupe dissout… La Traboule est un bar qui ne peut légalement accueillir que 88 personnes maximum mais cette jauge est régulièrement dépassée. De plus, il contribue aux expéditions violentes dans les quartiers du Vieux Lyon et de Croix-Rousse. Ce local permet en effet aux militant·e·s fascistes de s’organiser pour mener ces attaques : ce schéma est connu et nous alertons depuis trop longtemps sur le sujet.
    • Étaient donc attendu·e·s à la Traboule pour cette soirée anniversaire un certain nombre de fascistes et autres néo-nazi·e·s, venu·e·s de plusieurs villes de France et d’Europe, qui pratiquent l’intimidation, les slogans racistes, les appels au meurtre et de multiples incitations à la violence. Nombre d’entre elles et eux y ont été reconnu·e·s et sont membres d’organisations interdites ! Cela ressemble fortement à une reconstitution de ligue dissoute.

    Alors que tous les groupuscules et partis d’extrême-droite essaient de récupérer le meurtre de Lola pour en faire un argument raciste contre les personnes non blanches, comment les autorités n’ont-elles pas anticipé cette action pourtant bien prévisible ?

  • Webinaire du Front Uni : Faire de la journée de lutte pour l’environnement une journée d’action commune mondiale !

    Webinaire du Front Uni : Faire de la journée de lutte pour l’environnement une journée d’action commune mondiale !

    Communiqué du webinaire du Front uni avec 90 participants

    Le dimanche 9 octobre 2022 a eu lieu un webinaire du Front uni antifasciste anti-impérialiste : « Ensemble contre le risque de catastrophe écologique mondiale et le transfert du fardeau de la guerre et de la crise ! En route pour les protestations contre la COP27 ! »

    Nous voulons faire de la journée de lutte pour l’environnement du 12 novembre 2022 une journée d’action mondiale et commune. Il s’agit d’être clair et de faire savoir les masses : Nous vivons une nouvelle qualité de transition vers une catastrophe écologique mondiale.

    La grande instabilité du climat mondial, les sécheresses, les incendies de forêt, les inondations, le manque d’eau potable, la contamination des terres agricoles par l’exploitation minière traditionnelle, la menace que représentent les toxines environnementales pour notre santé, la crise de l’alimentation mondiale, le développement de la fracturation et du nucléaire suite à la guerre en Ukraine – tout cela a une cause : le capitalisme et l’impérialisme.

    Le plus grand destructeur et pollueur

    Il est le plus grand destructeur de l’environnement avec son exploitation impitoyable de l’homme et de la nature, son besoin de profit maximal et sa volonté de puissance insatiable. L’impérialisme est synonyme de guerre et ils n’hésitent pas à recourir à la guerre nucléaire pour mener à bien leur lutte concurrentielle.

    C’est pourquoi, en cette journée de lutte pour l’environnement, nous nous battons délibérément contre la destruction de l’environnement et la guerre impérialiste ! L’humanité a depuis longtemps atteint un niveau de forces productives et de science qui pourrait permettre à tous les êtres humains de travailler, de se nourrir sainement, de vivre dans un environnement sain, de se former et de se loger – si la minuscule couche du capital monopolistique international n’imposait pas ses intérêts de profit et de pouvoir au monde entier.

    Seul un monde sans capitalisme ni impérialisme sauvera l’homme et la nature !

    C’est pourquoi nous, les 90 participants au webinaire du 9 octobre 2022, déclarons notre détermination à nous présenter sur la scène mondiale lors de la Journée de lutte pour l’environnement de cette année avec cet objectif commun et avec des actions centrales et décentralisées puissantes.

    Nous serons présents à Paris le 12 novembre 2022 avec une forte délégation internationale qui fera sensation. Paris, qui a accueilli le sommet sur le climat de 2015, dont les objectifs ont complètement échoué, est une ville internationale appropriée. Les organisations d’ICOR basées à Paris et en France y constituent une base organisationnelle qui est en même temps soutenue par des délégations d’Europe.

    Activités locales dans les différents pays

    Parallèlement, l’accent est mis sur les activités dans les différents pays et localités. Nous déclarons notre volonté de mener des actions décentralisées dans tous les pays d’ICOR et avec les forces du front unique, simultanément et avec les mêmes mots d’ordre, et de nous présenter de manière combative. Décentralisé signifie dans les métropoles et les points névralgiques environnementaux des différents pays, mais aussi largement réparti dans les villes et les campagnes.

    Les lieux où l’état catastrophique de l’environnement naturel est particulièrement visible se prêtent à l’action : La fonte des glaciers, les zones de sécheresse, les régions touchées par les incendies de forêt, les lieux et les régions où se produisent des inondations dramatiques. Nous recommandons d’organiser les manifestations sous forme de tribunal et de dénoncer les responsables par l’intermédiaire des personnes concernées. Nous voulons obtenir un impact important sur le terrain en organisant des protestations, des grèves et des actions dans les entreprises, les universités et les écoles, dans les quartiers, les rues et les places.

    La situation sécuritaire en Égypte, due au régime fasciste de Sisi, ne permet pas d’agir publiquement de manière combative. C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous rendre sur le lieu de la COP 27. A Paris, nous exprimerons notre solidarité avec les militants égyptiens et nous nous battrons également pour eux.

    Notre slogan principal :

    Pour une lutte écologique anti-impérialiste
    En avant vers le socialisme !

    Autres propositions de mots d’ordre :

    • Pas de greenwashing pour le régime fasciste égyptien de Sisi ! Libérez tous les prisonniers politiques – en Égypte et partout ailleurs ! #FreeAlaa
    • Pas d’extractivisme colonial en Afrique et ailleurs ! Le socialisme est la solution à la crise climatique !
    • Résistance active sous la direction de la classe ouvrière contre une catastrophe écologique imminente, contre une troisième guerre mondiale et contre le transfert du fardeau de la crise et de la guerre sur les masses !
    • Arrêt immédiat de toutes les centrales nucléaires !
    • Interdiction et destruction de toutes les armes de destruction massive !
    • Seule voie vers un changement de système : la révolution ! ICOR milite pour le changement de système !
    • Pas de socialisme sur une planète morte ! L’ICOR défend la vie !
    • Pas de recul concernant le développement des énergies renouvelables !
  • Soutien aux sans-facs de Lyon 2 face a la répression : on continue la lutte contre la sélection !

    Soutien aux sans-facs de Lyon 2 face a la répression : on continue la lutte contre la sélection !

    Alors que le collectif des sans-facs de Lyon 2 occupait depuis lundi matin les bureaux de la présidence de l’université, cette dernière a fait le choix honteux d’employer la force contre ces jeunes qui se battent pour une université ouverte à toutes et tous. En effet, ils et elles ont été délogé-es par la police samedi 15 octobre vers 16H30. Voici donc la réponse de Nathalie Dompnier quand on l’interpelle sur la question de la sélection et de la hausse des frais d’inscriptions pour les étudiant-es étrangers hors UE : des dizaines et des dizaines de CRS. Suite au rassemblement de soutien aux sans-facs organisé le mardi 18 octobre, 3 militant-es ont été arrêté-es par la police et ont passé plus de 40h en garde à vue. Nous dénonçons la répression policière qui s’abat contre les militant-es de notre camp social et nous demandons la fin des poursuites contre les militant-es interpellé-es. Nous exprimons notre soutien total au collectif des sans-facs et aux militants interpellés, nous ne céderons pas face à la répression et continuerons de nous battre pour le droit d’étudier.

    Depuis l’occupation, de nouvelles victoires ont été obtenues par le collectif des sans-facs : dix inscriptions de jeunes dans la filière de leur choix, ainsi que la mise en place d’une procédure d’exonération des frais d’inscription pour tous les étudiant-es concerné-es par les frais différenciés. Ils et elles continueront à se battre pour les inscriptions, contre la réforme raciste “Bienvenue en France” à Lyon 2 et ailleurs, et pour une université ouverte à toutes et tous, gratuite et émancipatrice.

    Ce n’est ni au personnel ni aux étudiant-es de payer le manque de moyens à l’université. Avec la mobilisation des raffineurs rejointe par d’autres secteurs, les transporteurs, les cheminot-es, la fonction publique, il est essentiel qu’étudiant-es et travailleurs-ses nous nous mettons en ordre de bataille pour un meilleur avenir.

    La répression ne nous arrêtera pas : nous appelons à un rassemblement de soutien aux sans-facs à l’occasion de la CFVU de l’Université Lyon 2, le vendredi 20 octobre à 9h, en cour centrale du campus Berges du Rhône.

  • ATIK : 41 mineurs tués à Amasra !

    ATIK : 41 mineurs tués à Amasra !

    La Turquie a été secouée par la nouvelle de l’explosion dans une mine de charbon à Amasra dans la province de Bartin dans laquelle 41 travailleurs ont perdu la vie et de nombreux autres ont été blessés. La mort de 41 des 90 mineurs d’Amasra affiliée à l’institution de Turquie du charbon (TTK), à la suite de l’explosion dans la carrière vers 18 h 15 (17 h 15 heures de Paris) le 14 octobre 2022, ce qui constitue un nouvel indicateur de la non-valeur accordée à la vie des ouvriers travaillant dans les mines.

    De nombreux responsables de l’État, en particulier Erdogan, et des partis d’opposition, n’ont pas tardé à déclarer leurs tristesses, les uns après les autres. Surtout dans le cadre de l’entrée de la Turquie en période électorale, ils sont presque dans une course pour se créer une opinion publique favorable grâce aux mineurs qui ont perdu la vie.

    Les massacres dans les mines en Turquie se poursuivent.

    La faible importance accordée à la santé et à la sécurité des travailleurs dans les mines en Turquie se traduit par les accidents miniers qui se produisent chaque année. Ces accidents se produisent parce que la plupart des mines sont sous le contrôle de l’État, ou parce qu’elles sont privatisées et vendues à des entreprises proches du gouvernement, et parce que les mesures d’inspection et de sécurité nécessaires ne sont pas appliquées de manière adéquate. L’absence de ces précautions a été révélée une fois de plus à Amasra.

    Dans l’audit effectué par la Cour des comptes dans la mine d’Amasra, en 2019; bien qu’il ait été signalé que la teneur en gaz était élevée dans les zones de travail, que le risque d’explosion soudaine de gaz augmentait, que le nombre de travailleurs était réduit de manière dangereuse et que les dysfonctionnements n’étaient pas éliminés, aucun changement n’a été effectué. Selon d’autres audits de la Cour des comptes, il a été fait état de 190 accidents du travail en 2019 et 164 en 2020 à la mine d’Amasra.

    De même, des centaines de travailleurs ont perdu la vie dans des accidents miniers ces dernières années en raison de précautions insuffisantes. Par exemple; 301 travailleurs ont perdu la vie à la suite de l’incendie qui s’est déclaré dans la mine, le 13 mai 2014, dans le district de Soma à Manisa. 38 travailleurs ont perdu la vie lors de l’inondation du 28 octobre 2014 dans la mine de charbon de lignite du district d’Ermenek à Karaman. 16 travailleurs ont perdu la vie dans l’accident survenu dans la mine de cuivre, le 17 novembre 2016, dans le district de Şirvan à Siirt. Ce ne sont là que quelques exemples d’accidents dans les mines de l’histoire de la Turquie, au cours desquels des centaines de travailleurs ont perdu la vie.

    Ceux qui frappent les mineurs au sol ne peuvent pas éliminer la victimisation.

    Immédiatement après l’explosion de la mine, le gouvernement tente de dissimuler l’accident en faisant des déclarations successives. Dans sa déclaration, Erdoğan a dit qu’il « ne permettrait pas la victimisation et soutient les familles », mais il pense que les travailleurs ont oublié comment les mineurs ont été frappés à Soma dans le passé. De même, les familles qui ont perdu leurs proches dans le massacre de la mine de Soma savent très bien que c’est un gros mensonge qu’elles ne permettront pas la victimisation. L’ensemble du public a suivi de près la façon dont ils ont été traînés au sol à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau lors de leur marche vers Ankara pour leurs revendications, sans parler du fait qu’ils n’ont pas pu recevoir d’indemnisation pour les proches qu’ils ont perdus pendant des années.

    L’opinion public est bien conscient du fait que Yusuf Yerkel, qui faisait partie de la délégation lors de la visite d’Erdoğan aux travailleurs qui ont survécu au massacre de Soma, a donné des coups de pied aux travailleurs au sol, sous les yeux d’Erdoğan, et qu’il a presque été récompensé, et encore moins puni, et nommé attaché commercial au consulat général de Francfort avec un salaire mensuel élevé. Les mineurs n’ont jamais oublié et n’oublieront jamais comment Erdoğan a défendu le massacre en disant « c’est dans la nature du travail » en référence au massacre de Soma.

    Nous n’avons pas oublié les massacres de travailleurs, nous ne vous laisserons pas oublier !

    L’histoire de la République fasciste turque est une histoire de massacre sous de nombreux aspects. Les massacres, notamment contre les ouvriers et les travailleurs, font également partie de cette histoire. Des dizaines de travailleurs perdent la vie chaque année dans les mines, les constructions, les usines et les chantiers navals. Les revendications de droits des travailleurs, les grèves et même les marches pour la paix sont constamment attaquées par la République fasciste turque. Un exemple de cela : Le 10 octobre 2015, 103 travailleurs ont été tués dans les bombes qui ont explosé lors de la marche des travailleurs à Ankara pour des revendications de paix.

    En tant qu’ATIK (La Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe), nous commémorons nos collègues qui ont perdu la vie dans l’explosion de la mine d’Amasra, nous exprimons nos condoléances à leurs familles et à leurs collègues. Nous appelons les syndicats et les forces démocratiques en Europe à lutter ensemble pour que les responsables du massacre des travailleurs d’Amasra rendent des comptes. Nous n’oublierons pas le massacre de la mine d’Amasra, nous ne le laisserons pas tomber dans l’oubli.

  • ICOR : Résolution sur le soulèvement populaire en Iran

    ICOR : Résolution sur le soulèvement populaire en Iran

    Ce cri n’est pas une complainte –
    c’est le cri d’un soulèvement populaire courageux.

    Une jeune femme kurde, Jina Mahsa Amini (22 ans), est morte en garde à vue à Téhéran aux mains de la police de la moralité iranienne le 16 septembre. Le prétexte de son arrestation était la violation présumée de la loi sur le port du hijab. Elle était originaire de Saghez, la partie kurde de l’Iran.

    Depuis lors, les manifestations de masse en Iran ne cessent pas ; jour et nuit, les rues sont dominées par les manifestants, dans la province kurde, mais aussi dans toutes les grandes et petites villes d’Iran. La mort de Gina Amini a de nouveau allumé le feu d’un ferment révolutionnaire dans tout le pays, qui brillait depuis longtemps parmi les masses et s’exprimait surtout par une accumulation sans précédent de luttes ouvrières.

    À première vue, les manifestations semblent être un soulèvement spontané de la colère. Mais c’est bien plus et cela a une longue histoire. L’année dernière déjà, l’inflation de 55 à 130 % devenait insupportable pour les gens, et les travailleurs ayant une expérience de la lutte s’organisaient dans les usines. De mars 2021 à mars 2022, il y a eu 4 000 luttes de travailleurs, dans des secteurs industriels tels que le pétrole, le gaz, la pétrochimie, les aciéries, les travailleurs de la canne à sucre à Haft Tapeh, les chauffeurs routiers, les infirmières et les enseignants. Les revendications syndicales ont été soulevées dans les manifestations, ainsi que des revendications dirigées contre la privatisation des usines, des établissements d’enseignement et des services urbains de base.
    C’est à partir de ces luttes que s’est développée la force qui donne aux soulèvements de masse d’aujourd’hui leur ampleur nationale, leur cohérence, et dirige leur résistance contre le régime.

    « Le peuple en a tout simplement assez ! Les nombreuses grèves des travailleurs ; les femmes sont dans les rues ; les enseignants se battent depuis des mois, les retraités. Tout le monde se bat contre une vie insupportable faite de pauvreté, d’inflation, de faim et d’oppression. Les manifestations montrent clairement que les Kurdes et tous les autres peuples d’Iran sont très solidaires« , déclare l’Iranienne Zaman Masudi, militante du mouvement international des femmes.

    Les gens perdent leur peur. Malgré la répression et la violence brutales, avec des milliers d’arrestations et 133 morts à ce jour, des femmes et des hommes, des travailleurs, des jeunes, des étudiants se dressent contre le régime théocratique et fasciste détesté. Les femmes enlèvent leur hijab, les commissariats de police, les centres religieux et les bureaux publics s’enflamment. Le cri « Femme, vie, liberté » retentit. Et pour la première fois en 40 ans, le slogan « Vive le socialisme, vive le socialisme » peut être entendu.

    Dès la mi-juillet 2022, Nosrat T., CP Iran, a déclaré lors d’un webinaire d’ICOR : « Je voudrais dire que la société évolue à grande vitesse vers des conditions révolutionnaires. » Cela s’avère maintenant vrai, car les demandes économiques et politiques, les luttes s’interpénètrent et les objectifs insurrectionnels se révolutionnent. Les organisateurs du soulèvement de masse à Marivan (près de la frontière irakienne) ont déclaré dans un appel, un jour après le meurtre de Gina : « La raison de la dégradation des femmes est la culture capitaliste, les lois et les traditions réactionnaires et patriarcales. » Et plusieurs syndicats ont appelé à la grève sous des slogans politiques ; le Conseil de coordination des travailleurs contractuels du pétrole a écrit : « L’intensification croissante du cycle d’oppression et de brutalité dans la vie du gouvernement a mis la société en état de rébellion aujourd’hui, soulignant le besoin d’unité entre les travailleurs permanents du pétrole et les travailleurs à court terme, et de solidarité pratique pour mettre fin à cette situation infernale.« 

    Des organisations telles que l’Organisation des Fadaiyan (minorité)/Kurdistan oriental appellent à une grève politique générale et à un soulèvement national.
    Le courage et la volonté de changement sociétal des travailleurs et des masses populaires sont le potentiel d’une lutte victorieuse. Afin que leur chemin ne s’étouffe pas dans la résignation ou le sang, une direction unie à l’échelle nationale et un parti révolutionnaire sont nécessaires, qui soit respecté par les masses et leur donne une orientation et une organisation. Avant tout, aucune lutte dans aucun pays ne doit aujourd’hui rester seule et isolée. C’est pourquoi l’ICOR se déclare solidaire de ces luttes dans le monde entier et se donne pour tâche d’organiser la conscience et le soutien dans des activités de solidarité mondiales. Les impérialistes et les fascistes sont liés dans le monde entier et la contre-révolution agit de manière transfrontalière. C’est pourquoi il faut poursuivre résolument la construction de partis nationaux et le renforcement des formes d’organisation internationales comme ICOR ou le front uni anti-impérialiste et antifasciste.

    Vive la lutte des masses iraniennes pour la liberté et la démocratie !
    Organisons la solidarité ! Brisons le blocage et la censure d’Internet !
    A bas le régime théocratique, patriarcal et fasciste !
    Vive la liberté – Vive le socialisme !
    En avant avec l’ICOR !
    Renforçons dans le monde entier le front uni antifasciste et anti-impérialiste !

    Signataires (au 07 octobre 2022, d’autres signataires possibles) :
    1. PCPCI Parti Communiste Prolétarien de Côte d’Ivoire (Proletarian Communist Party of Ivory Coast)
    2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie (Union of Populations of Cameroon – National Manifesto for the Establishment of Democracy)
    3. CPK Parti communiste du Kenya
    4. MMLPL Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine
    5. CPSA (ML) Parti communiste d’Afrique du Sud (marxiste-léniniste)
    6. PCT Parti Comuniste du Togo (Communist Party of Togo)
    7. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie. 8.
    8. MLOA Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan. 9.
    9. CPB Parti communiste du Bangladesh
    10. SPB Parti socialiste du Bangladesh
    11. CPI (ML) Red Star Parti communiste indien (marxiste-léniniste) Red Star
    12. NCP (Mashal) Parti communiste népalais (Mashal)
    13. NDMLP Parti marxiste-léniniste néo-démocratique, Sri Lanka
    14. CPA/ML Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste)
    15. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti Communiste Bulgare)
    16. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie-et-Herzégovine)
    17. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    18. UC Unité Communiste, France
    19. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France 20.
    20. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti Bolchevique (Kurdistan du Nord-Turquie)).
    21. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation communiste du Luxembourg)
    22. RM Rode Morgen (Aube rouge), Pays-Bas
    23. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    24. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe).
    25. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    26. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – Marxiste-Léniniste)
    27. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti communiste marxiste-léniniste de Turquie / Kurdistan)
    28. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement de la classe ouvrière), Ukraine
    29. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – Maoïste)
    30. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste paraguayen (indépendant))
    31. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République dominicaine

  • Parti Maoïste Russe : Nouvelles de Russie

    Parti Maoïste Russe : Nouvelles de Russie

    Nous reproduisons ici le communiqué du PMR – Parti Maoïste Russe, une des organisations russes membre de l’ICOR. L’opposition de cette organisation à la guerre lui a régulièrement valu d’être ciblée par la police et la justice russe, et nous saluons son courage. Elle nous transmet ici une courte analyse sur la situation actuelle.

    Nous aurons prochainement l’occasion d’écrire, nous aussi, sur ce que nous pensons de la situation militaire, politique et géopolitique dans cette région. À nos yeux, le conflit entre dans une 3e phase. Après l’échec de l’offensive générale des premières semaines, la Russie a choisi de concentrer ses forces sur des objectifs plus limités. Aujourd’hui, il n’est plus question d’avancée, mais uniquement de sanctuarisation des espaces qui ont été conquis. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la guerre entre Russie et Ukraine est une guerre qui conserve un caractère limité, et il reste encore des espaces d’escalade de violence. La Russie entend transformer, en déplaçant ses frontières, l’opération spéciale en « guerre défensive », ce qui lui permettrait de recourir à cette escalade de violence. Les référendums arrachés sont là pour maquiller tout cela derrière une mascarade de légitimité. Autant celui de Crimée pouvait être considéré comme reflétant partiellement la volonté de la population, autant celui-ci est une farce de mauvais goût. Nous ne croyons plus qu’un cessez-le-feu et des négociations puissent aboutir: la Russie a réussi le tour de force de transformer une « opération spéciale » contre un régime qui n’était pas si populaire en véritable guerre contre une nation. Or, ces guerres sont facile à déclencher, mais elles sont généralement impossible à clore.

    Information sur l’état actuel des événements en Russie par le Parti maoïste russe (PMR)

    La Russie a commencé son agression impérialiste contre l’Ukraine dans l’espoir d’une courte guerre victorieuse, mais elle a échoué. Avant la mobilisation, la Russie a subi plusieurs défaites sur la ligne de front. L’impérialisme russe, au lieu des plans initiaux d’assimilation des Ukrainiens et d’annexion de toute l’Ukraine, tente maintenant de sauver au moins quelques positions. À cette fin, des « référendums » ont été organisés sur les territoires occupés, puis ces territoires ont été annexés.

    Les particularités de la législation militaire russe doivent également être prises en considération : selon la loi russe, les soldats conscrits pour le service militaire ne peuvent pas combattre à l’étranger. La loi stipule que la Russie ne peut envoyer en guerre que des contractuels (ceux qui servent sur la base d’un contrat). Si les territoires occupés sont déclarés russes et que l’Ukraine poursuit ses contre-attaques, la Russie peut considérer qu’il s’agit d’une agression contre ses propres territoires et envoyer des conscrits sur la ligne de front. Ce scénario donnerait à la Russie toute latitude pour adopter des lois autorisant l’utilisation d’armes de destruction massive.

    Le parti maoïste russe s’oppose aux référendums sur les territoires occupés de l’Ukraine car un principe y sera suivi : « Il est plus important de savoir QUI comptera les voix plutôt que COMMENT on vote ». Les résultats du référendum sont déjà connus, les autorités des territoires occupés font leurs déclarations et plans politiques en comptant qu’ils font déjà partie de la Fédération de Russie avec des résultats écrasants – 80-90% POUR. Le fait de frapper à chaque porte pour enregistrer un vote a eu lieu pendant le référendum et l’accompagnement des forces armées russes a évidemment créé une pression supplémentaire. Nous considérons ces référendums comme une violation flagrante du droit des nations à l’autodétermination car, premièrement, il s’agit de territoires où la population est majoritairement ukrainienne et, deuxièmement, c’est un abus scandaleux de la démocratie.

    Le 21 septembre, le gouvernement russe a annoncé une « mobilisation militaire partielle ». Les citoyens mobilisés sont assimilés aux contractuels et seront envoyés en Ukraine. Il est vite devenu douloureusement clair que la mobilisation n’est pas « partielle » mais totale ou le sera dans les mois à venir. La mobilisation a divisé la société russe en deux groupes : les premiers désapprouvent totalement la nouvelle (et tentent de fuir à l’étranger, de protester par des actions et de ne plus soutenir le régime), les autres pensent que la mobilisation ne les concernera pas, eux et leur cercle de communication (ils croient que seuls les vétérans ayant une expérience du combat seront recrutés, comme le dit la propagande bourgeoise).

    À cela s’ajoute la faible culture de la protestation en Russie : une série de facteurs (l’influence du révisionnisme soviétique de la génération des années 1950-1980, le nettoyage presque complet du terrain de jeu politique, le soutien actif de l’impérialisme russe et de la politique de Poutine par l’opposition formelle) ont fait que le nombre de participants aux actions de protestation est faible et que les revendications politiques trouvent souvent une faible expression. Dans le même temps, toute critique de la guerre et du gouvernement est interdite par la loi, la moindre action de protestation ou le moindre mot négligent pouvant entraîner d’énormes amendes, des arrestations et des peines de prison. Le 21 septembre est marqué par de multiples cas d’arrestations avec assignation à la mobilisation.

    Les protestations en cours ne peuvent pas changer la situation en Russie et sur la ligne de front, bien qu’elles aient influencé l’ampleur de la mobilisation et que dans certaines régions elle ait été rapidement annulée (pour l’instant). Les larges masses sont toujours captivées par la frénésie militaire et la propagande fasciste du régime de Poutine. Les grands travaux attendent les marxistes-léninistes russes, toutes les forces pacifiques et démocratiques en Russie.

    Nos plans sont d’aider les mobilisés à échapper à l’appel, de les agiter en leur expliquant l’essence des événements et de travailler avec ceux qui n’ont pas réussi à s’échapper afin de créer des conseils militaires pour lutter collectivement contre les ordres criminels des officiers. Les soldats démobilisés sont aussi dans notre intérêt.

    Nous soulignons que, contrairement aux libéraux russes, qui considèrent tous les soldats de l’armée russe comme des criminels et que les libéraux russes menacent de peines de prison, ou, au mieux, leur proposent de simplement quitter le front ou de se rendre, nous, les maoïstes, ne comptons pas les soldats comme des parias de l’armée russe, nous comprenons que certains d’entre eux sont entrés en Ukraine sous la pression des officiers, tandis que d’autres croient simplement qu’ils font une bonne action. Notre travail consiste à expliquer aux soldats l’essence de cette guerre, et aussi à les aider à s’organiser contre leurs commandants. Et seulement dans le cas où l’agitation ne se poursuit pas, si d’autres soldats menacent notre agitateur, alors seulement nous l’aiderons à quitter le front.

  • L’extrême droite : un danger pour le droit à L’IVG !

    L’extrême droite : un danger pour le droit à L’IVG !

    Nous, organisations membres du collectif Fermons les locaux fascistes, en lutte contre le fascisme à Lyon, soutenons la mobilisation pour le droit à l’IVG organisée par le collectif Droits des femmes.

    → Il y a quelques mois, à cause de juges conservateurs∙trices nommé∙es par Donald Trump, la Cour suprême états-unienne a voté la fin de la garantie du droit à l’IVG. Les États américains qui se sont empressés d’interdire ce droit sont en majorité républicains ; en Hongrie, le gouvernement d’extrême droite mené par Viktor Orbán attaque le droit à l’IVG. On constate que, partout dans le monde, les politiques de droite et d’extrême droite mettent en danger les droits des femmes.
    → En France, entre 1940 et 1944, le régime de Vichy considérait que l’IVG était une attaque contre l’État et le peuple français, et avait renforcé la
    répression.
    → Et aujourd’hui, malgré la dépénalisation de l’avortement en 1975 grâce aux luttes féministes, ce droit est encore remis en question par l’extrême droite.
    Plusieurs député∙es du Rassemblement national sont ouvertement anti-IVG. Par exemple, Marie-France Lorho a organisé en 2018 un colloque avec des intervenant∙es contre l’avortement. On se souvient aussi des multiples déclarations choquantes de Marine Le Pen, comme en 2012 sur les « IVG de confort » qu’elle souhaitait interdire. Le parti nie pourtant aujourd’hui avoir jamais remis en question ce droit…
    N’oublions pas les risques représentés par les fascistes et leurs complices.

    Contre l’extrême droite qui met en danger les droits des femmes dans le monde et en France,

    restons FÉMINISTES et ANTIFASCISTES autant qu’il le faudra !

    Alternatiba Rhône, CNT 69, ENSEMBLE ! Rhône, FSU 69, Jeune Garde Lyon, La France Insoumise 69, Nouveau Parti Anticapitaliste 69, Parti de Gauche 69, Solidaires Rhône, Solidaires étudiant-es Rhône, Union Communiste Libertaire Lyon, Unité Communiste Lyon.

  • Procès contre le Bastion Social !

    Procès contre le Bastion Social !

    Le mardi 13 septembre 2022, au tribunal correctionnel de Lyon, se tient le procès d’un militant de la Gale. Comme l’indique le communiqué de celle-ci, ce procès vient solder une vieille affaire, datant d’avril 2018. Pour mémoire, nous reproduisons des extraits du communiqué de la GALE, que vous pouvez retrouver sur Rebellyon.

    Répression sur un membre de la Gale : procès contre le Bastion Social le 13 septembre

    Le mercredi 11 avril 2018, une association promouvant la scène hardcore sur Lyon organisait un concert dans le bar « RocknEat » situé au 32 quai Arloing dans le 9 ème arrondissement de Lyon.

    L’organisation de l’événement, indépendante du bar, souhaite démontrer que la scène hardcore partage des valeurs opposées à celles de l’extrême-droite.

    C’est pourquoi ses membres ont fait le choix d’apposer un petit logo où il est écrit « no racism, no sexism, no fascism ». Un nombre important de militants d’extrême-droite du « Bastion Social » ont saisit l’occasion pour tendre une embuscade, bénéficiant d’une attitude plus que conciliante des propriétaires du lieu. Ainsi, alors que plusieurs étaient présents à l’intérieur, d’autres, une vingtaine, attendaient leur heure pour attaquer. Cette attaque n’a pu être déjouée que par le sang froid et le professionnalisme des militants et militantes qui étaient présentes. Un second acte s’est ouvert avec l’arrivée de la police.

    Lorsque la police est arrivée, nous avons de notre côté signalé que nous n’avions rien à dire.

    Nous venions de subir une attaque, de protéger un lieu et il y avait assez de témoins de ce qui s’était passé.

    Après quelques embrassades entre les propriétaires du bar et des discussions informelles avec les personnes présentes, les forces de police vinrent à la rencontre de notre camarade G. pour lui proposer de s’entretenir avec eux : « ou vous venez, ou on vous embarque ».

    De fait ils l’ont embarqué et nous le reverrons « libre » que deux jours plus tard.

    Après avoir prévenu une avocate nous nous sommes rendus-es le soir même devant l’hôtel de Police Marius Berliet.

    En attendant cette dernière, les pompiers sont arrivés sur place et sont venus emmener notre camarade le visage tuméfié et ensanglanté. Il a juste eu le temps de nous dire qu’il venait de subir un tabassage en règle dans les locaux de la police.

    […] Malgré tout il a pu continuer ses deux jours de garde à vue avec un nez cassé, sans que personne n’y trouve à redire.

    Au bout de deux jours il a été présenté devant un juge d’instruction. Ce dernier et le procureur de la république ont tous les deux réclamés sa mise en détention en attendant le procès et ce bien qu’il présentait toutes les garanties prévues pour s’en passer !

    Le procureur aurait déclaré en off, « les 8 (les fachos ndlr) vont sortir, celui-là je le garde ».

    En effet, 8 fascistes ont été arrêté ce soir-là dont Bissuel et Conchon. Deux d’entre eux sont sortis du tribunal avec le statut de témoins assistés alors qu’ils avaient été placés en garde à vue pour violence en réunion.

    C’est le juge des libertés qui, après une heure trente de délibéré, a décidé de faire sortir notre camarade.

    […] Notre camarade est mis en examen pour violence avec une arme par destination (il s’est défendu), outrage et rébellion (la police veut pouvoir justifier son nez cassé), et dégradation.

    Acharnement

    Ce procès s’inscrit dans une continuité d’acharnement policier et judiciaire contre la GALE, acharnement qui a culminé par une série de descentes de police et par une tentative de dissolution, qui a fait long feu. Un militant de l’organisation a également été placé en détention provisoire, une manière de pouvoir le punir. Cette répression se poursuit encore aujourd’hui, des arrestations en lien avec la venue de Darmanin ont eu lieu. Le motif : des affiches indiquant que la police tue. Cette question était déjà au centre d’une opération de répression menée par la région contre le Lyon Antifa Fest. Elle avait servi à faire pression sur le lieu dans lequel il se déroulait traditionnellement.

    Cela est à mettre en comparaison avec la manière dont sont traités les militants fascistes. En juin, Adrien Ragot, dit « Lasalle », issu de Génération Identitaire, avait poignardé deux personnes et frappé un policier dans la nuit du 9 au 10 juin 2022. Il a écopé de 12 mois de prison ferme… sans mandat de dépôt.

    Il est plus que légitime de s’inquiéter sur la forme de cet énième procès dirigé contre les militants et militantes de cette organisation.

    Un climat délétère

    Les crises successives que nous connaissons mettent sous pression les sociétés. Nous avons pu assister, au cours des deux dernières décennies, à un formidable décalage vers la droite du centre de gravité politique. Incapable de faire face à ces crises, loyal avant tout aux intérêts des milliardaires, le système politique ne parvient pas à franchir les obstacles d’aujourd’hui et de demain. La solution « par le haut », celle de l’effort commun, celle de l’égalité, celle de la transformation complète du monde, est bloquée. Reste donc la solution « par en bas », celle de la xénophobie, de l’isolement, du repli identitaire suicidaire. Elle ne menace pas les intérêts très court-termistes des exploiteurs. Elle met au pas les plus pauvres pour qu’ils acceptent leur destin : être sacrifiés pour que les Arnault, les Bolloré, les Dassaut, les Bezos et les Musk du monde s’en sortent.

    C’est pour cela que la répression est si différente contre l’extrême-gauche et l’extrême-droite. Une est traitée avec le mépris ou réprimée avec violence. L’autre bénéficie des plateaux télévision. Elle a en appui les philosophes néoconservateurs, les figures télévisées comme Zemmour, et les bouffons comme Hanouna. Elle n’est touchée que lorsqu’elle outrepasse trop largement les limites posées par leurs maîtres. Cette asymétrie sera de plus en plus grande avec le temps qui passe.

    Une unité fragile

    Le courant progressiste, antifasciste et anticapitaliste n’a jamais été aussi fort que lorsqu’il est uni. Nous pouvons retenir ainsi l’affrontement particulièrement fort avec les fascistes au sein du mouvement des Gilets Jaunes. Or, cette unité ne va pas toujours de soi. Elle est un fruit difficile à faire grandir, fragile. Des crises brutales existent parfois.

    Mais les conflits qui existent au sein du milieu militant, quelque soient les motivations qui les animent, sont secondaires et doivent le rester par rapport à la solidarité face aux attaques de l’extrême-droite ou de l’État. Ayant été co-signataires d’un communiqué sur des agressions au sein du milieu militant il nous a été signalé que notre présence à des événements initiés par la GALE était indésirable. Nous en avons pris acte, et cela conditionne donc notre participation au rassemblement devant le tribunal. Cela n’enlève en rien le fait que nous considérons ce procès comme profondément politique, et que nous espérons que son issue sera la plus positive possible pour le militant de la GALE. Nous savons que la répression ne connaît pas de cloisons, alors la solidarité ne doit pas non plus en connaître.

    Nous réclamons la relaxe de G. et la mise en examen des policiers qui l’ont agressé en garde à vue ! Stop à l’impunité policière et à l’intimidation extra-légale !