Catégorie : Communiqués

  • Déclaration du collectif unitaire antifasciste de Lyon.

    Nous retransmettons ici le communiqué fait par le collectif unitaire antifasciste auquel nous participons. 

    Pas de place au pouvoir pour le FN ni pour ses idées !

    A propos du congrès du Front National, à Lyon, le 4 février 2016.

    Depuis plusieurs années la parole fasciste se libère partout en France et en Europe. Dans un contexte de crise et d’instabilité permanente, l’état ainsi que toutes les forces politiques se dirigent vers des positions, toujours, de plus en plus fascisantes. Ce terreau fertile permet alors un déferlement de haine anti-migrant.e.s, raciste et islamophobes. Pendant ce temps, l’extrême droite française jubile, elle a de quoi !
    Son discours, ses idées, s’invitent partout. Ses thèses sont au centre des débats de la présidentielle. Sécuritaire, chauvinisme, impérialisme et xénophobie se retrouvent dans les discours de tous les candidats, du Parti de Gauche au Front National.
    Le gouvernement sortant ne s’est pas gêné, bien qu’il s’en défende, pour appliquer de grands pans du programme des fascistes.

    Alors l’extrême-droite prend ses aises, s’installe et étend son emprise jusqu’au centre des villes, se taille des royaumes dans les campagnes. A Lyon, elle se dote d’un vrai réseau de magasins, de salons de tatouages, de bars. ELle ne se cache pas de vouloir crée un véritable quartier nationaliste  à St Jean. Là-bas, les groupes identitaires ne cessent de multiplier les provocations ainsi que les agressions.

    Les campagnes électorales ont commencé et 2017 va connaitre une nouvelle fois cette grande mascarade présidentielle. Comme à son habitude nous aurons les mêmes pions sur notre échiquier. Des partis et des individus dans lesquels nous ne nous reconnaîtrons jamais.  Il est temps de reprendre la rue, comme nous l’avions fait lors du Mouvement Loi Travail, réunissons nous, soyons présent.e.s et indomptables, refusons que nos vies soient guidées par de nouvelles chemises brunes.

    Ripostons le 4 Février lors du congrès du front national à Lyon, par une manifestation centrale. Plus que jamais ce parti est une menace, c’est lui qui impose son ordre du jour dans les débats houleux du monde politique dans lequel s’engouffre tous les partis électoralistes !

    Plus que jamais, luttons contre tous les fascismes, qu’ils soient vêtus de costards ou de croix celtiques.

    REUNION PUBLIQUE LE 10 Janvier à 19h.
    Librairie la Gryffe.

    Sus aux présidentielles, sus aux fascismes, 2017 n’aura pas lieu.

  • Construire la riposte antifasciste indépendante et populaire !

    A Lyon, dans l'Etat Français, comme partout dans le Monde, les mouvements réactionnaires gagnent du terrain. Il n'existe pas de pays où les fascistes, les obscurantistes ne se manifestent pas. Aux Etats-Unis après l'élection de Trump, où ils crient victoire, au Royaume-Uni, où ils paradent  dans les rues après le Brexit, au Brésil où le coup d'Etat a remplacé la social-démocratie par la réaction, les vieux démons semblent renaître.

    Dans nos rues même, dans notre ville, les identitaires, les royalistes, les néo-nazis  s'implantent. Ils ne se contentent plus de marauder pour chercher des victimes, commettre des agressions racistes, xénophobes ou sexistes. Non, désormais, ils ouvrent des locaux, des salons de tatouage, des magasins, des bars.

    Le tout avec toute la candeur et la douceur dont sait faire preuve la police et la justice vis-à-vis des siens.  Car ni la justice, ni la préfecture, ni la police ne s'opposent autrement que mollement, pour ne pas perdre la face.

    Les apprentis-nazis, qui se griment en soldats du Reich, qui se déguisent en Waffen SS ou qui chantent les louanges du roi sont loin d'être des prolétaires, des travailleurs en colère. Ce sont des fils et des filles de bonne famille, des petit-bourgeois réactionnaires. Leur colère est celle d'enfants gâtés. Ils sont terrifiés car leur monde pourrissant s'effondre. Leurs valeurs vieillottes et archaïques, sombrent  avec leur ordre social. Comme un sursaut du passé, ils se battent avec rage. Ils se voient nouveaux croisés, mais ne sont déjà plus que des ombres.

    Pourtant, ils s'accrochent, et sont aidés, en cela, par d'autres.

    Car le fascisme, le racisme, la xénophobie, cela fait bien les affaires des exploiteurs. Instiller la haine, la défiance, la désunion dans le peuple, sont de vieilles recettes. Elles reviennent au goût du jour pourtant.

    Car la crise économique est passée par là, le marasme s'est installé, et avec  lui les tensions sociales, mais aussi les tensions internationales.

    Pour le patronat, il faut pressurer les ouvriers, réduire les salaires, imposer des sacrifices. S'ils se haïssent pour leur couleur de peau, leur religion ou leur orientation sexuelle, ils ne s'unissent pas pour combattre. S'il est possible d'accuser et d'accabler de maux les nations étrangères, de justifier les guerres néocoloniales, de justifier les manœuvres impérialistes, voilà qui est parfait.

    Les fascistes sont portés par la lame de fond réactionnaire.

    Le racisme d'Etat, les discours haineux, agressifs, chauvins, ont donné une légitimité nouvelle à ces vermines. Le gouvernement PS / EELV / PRG ne s'est pas privé pour attiser les flammes, pour souffler sur les braises. En contribuant à la marée antisociale et réactionnaire, celui-ci s'est fait un des artisans de la relance des groupes fascistes.
    Les Républicains, eux aussi, ont leur part de responsabilité. Ce n'est pas un hasard si le retour des groupes fascistes sur Lyon a coïncidé avec le débat sur l'Identité Nationale d'Eric Besson. Ils devront, un jour ou l'autre, assumer leur responsabilité.

    Chassons les fascistes, où qu'ils soient !

    Nous devons lutter contre eux, pas seulement car ce sont des virus installateurs de haine, mais parce qu'ils sont les laquais, les servants des exploiteurs. Ils se prétendent du côté du peuple, mais le trahissent. Ils prétendent lutter contre les oppresseurs, contre ceux qui profitent grassement du travail des travailleurs de l'Etat Français, mais ils en sont les chiens fidèles. Ils accusent les étrangers des maux dont leur classe, la bourgeoisie, est responsable. C'est elle qui vit en parasite. C'est elle qui vole le pain des travailleurs, qui les opprime.

    Nous devons les chasser de nos rues, de nos quartiers, de nos campagnes. Nous devons les dénoncer pour ce qu'ils sont, des ennemis des travailleurs et des travailleuses, pour les fidèles lieutenants des patrons.

    Ils ne sont forts que parce que nous sommes désunis.

    Nous devons nous unir, travailler ensemble, unitairement, dans les organisations antifascistes comme dans les collectifs, pour faire de la vie des fascistes un enfer. Mais l'unité n'existe pas sans base, ni sans limite.

    Il n'est pas possible de faire de l'antifascisme avec les responsables de la situation actuelle.

    Ceux qui sont responsables de cette situation sont les alliés objectifs de l'extrême-droite, ils et elles jouent avec elle, la nourrissent comme un monstre enchaîné, pour effrayer comme pour attaquer. Le Parti Socialiste, sa coalition, ses alliés ont bien assez fait de dégâts comme cela. Ils n'ont rien à faire dans nos rangs, dans lesquels ils ne viennent que lorsque son image est ternie ou que des voix sont en jeu. Nous ne voulons pas d'un antifascisme républicain, nous voulons chasser les exploiteurs, dont les fascistes ne sont que l'avant-garde.

    Ni justice bourgeoisie, ni police dans nos rangs !

    La police qui tue, qui meurtrit, qui matraque, la justice qui enferme nos frères et sœurs de classe, qui condamne nos camarades, serait soudain devenue notre allié ? Combien d'exemples d'une justice à géométrie variable existent ? Combien de fois la police s'est-elle directement servie des fascistes comme troupes de choc ? Les manifestations de policiers ont, de plus, montré le contenu idéologique de l'institution, les pensées de ses membres. Nous ne voulons pas d'assassins dans nos rangs. Pas plus, nous ne voulons des préfets et des autres larbins de l'Etat.

    Nous ne sommes pas les larbins de qui que ce soit !

    Dès le décès de Clément Méric, dès les attaques des fascistes, combien de vautours ont rôdé autour de nous, se sont clamés nos amis pour nous trahir par la suite ? Les élections approchent, nous ne pouvons l'ignorer.  Les partis réformistes non plus, ne l'ignorent pas. Nous ne sommes pas là pour leur servir de caution antifasciste, pour servir leur soupe infâme et nauséabonde. Nous ne sommes pas là pour appuyer la campagne du social-chauvin Mélenchon, agent de l'impérialisme français, qu'il ose maquiller d'universalisme et de Lumières.

    Nous n'avons pas peur. Si certains se jettent dans les jupes de l'Etat, de la démocratie bourgeoise, du PS, c'est leur choix, ils devront l'assumer.

    C'est avec une confiance inébranlable en notre capacité, unis, unies, à mobiliser, à organiser qu'ensemble nous chasserons les fascistes !
    Vive l'antifascisme populaire, indépendant et unitaire !

     

  • Pour en terminer avec le mythe du P.C.F.

    Après plusieurs mois de travail, de recherche, de compilation de document et de sources, nous avons la fierté de pouvoir annoncer la sortie physique de notre premier ouvrage.

    176 pages, format poche, dédiées à traiter une question qui reste centrale pour beaucoup de communistes à l'heure actuelle: celle du PCF.

    Sans concession, nous décortiquons l'histoire idéologique du PCF et sa ligne actuelle, ainsi que celle de son opposition interne. Nous reprenons son historique, son évolution idéologique, ainsi qu'une critique des textes du congrès de 2016. C'est également l'occasion de se pencher sur la nature idéologique de l'opposition interne, tant mise en avant comme étant la clé d'un illusoire retour à un P.C.F. révolutionnaire.

    Cet ouvrage est pour nous le préalable au fait de traiter en profondeur d'autres questions toute aussi brûlantes, et de pouvoir affûter, sur la pierre de la critique, notre idéologie communiste, laquelle ne peut se contenter de folklore et de présupposés.

    Nous présentons ici la préface de l'ouvrage:

    Nous avons choisi de produire ce texte car les questions relatives au PCF sont récurrentes pour beaucoup de communistes qui n’en font pas partie. Nous avons jugé qu’il était de notre devoir d’apporter une réponse que nous jugeons comme étant définitive.

    En effet, nombre de fois, nous avons apporté notre point de vue, donné notre avis sur cette question, répondu lors de conversations sérieuses comme à bâtons rompus.

    Inlassablement, nous avons argumenté. Inlassablement nous avons répondu. Et inlassablement les questions sont revenues, toujours similaires.

    Or nous ne considérons pas que le mouvement communiste, son histoire, son expérience, soit le fruit de conversations. Il est le fruit de débats tranchés. Il est le fruit de lignes de démarcations.

    Nous souhaitons donc apporter cette réponse nécessaire et critique sur la question du PCF.

    D'autant que le capitalisme comme le révisionnisme ont beaucoup détruit. Une grande partie ne l'histoire du mouvement révolutionnaire, de l'histoire du mouvement ouvrier, a été balayée, noyée sous des monceaux d'ordures. La théorie révolutionnaire ne peut se nourrir de mythes, ni de légendes, de héros ou de symboles. Cela serait faire preuve de folklorisme, vernis de l'ignorance.

    La force et la légitimité des révolutionnaires ne trouvent pas leur source dans la citation d'événements, de dates, dans des lieux communs, dans des portraits, mais dans la vie de leur théorie, dans la vie de leur idéologie.

    Nous voulons, à notre échelle, relancer un "darwinisme des idées", une lutte entre les différentes conceptions, dont le but est d'opérer un réel tri, sans présomption, pour que les conceptions les plus adaptées, les plus avancées, soient systématisées, adoptées, tandis que les positions fausses soient définitivement liquidées.

    Cela, nous le faisons aujourd'hui sur la question du PCF, mais c'est un travail que nous souhaitons poursuivre pour avancer progressivement, en répondant aux conceptions erronées les unes après les autres, sur la base de documents argumentés, sans anathèmes, mais bien par le débat de fond.

    Les idées et les thèses pourries ne survivent que parce qu'elles ne sont pas battues sur le fond.

    Affûtons notre idéologie en la soumettant au feu de la critique, en la confrontant à la réalité, mais également au débat.

    Jamais encore personne n'a réussit à prouver que le matérialisme-dialectique et le matérialisme historique puissent avoir de failles.

    Jamais encore le marxisme n'a été battu en brèche.

    Si il a été affaibli, ce n'est que parce qu'il a été remisé, oublié, révisé.

    Notre tâche est de lui redonner, à notre niveau, avec nos moyens, de la vie.

    Ce débat n'est pas une attaque lancée contre des militants honnêtes qui peuvent se trouver dans ces organisations, il n'est ni une agression, ni une injure. Cependant, l'enjeu est de taille. C'est pour cela que nous considérons qu'il est de notre devoir de communistes de frapper les vices dans la théorie, de frapper avec force les révisions et les manques.

    Nous acceptons la critique envers nos positions sans colère et sans ressentiment, du moment qu'elle est justifiée et motivée. Nous la considérons nécessaire et bienvenue pour avancer.

    Si, d'aventure, certains prennent ces critiques pour des injures, qu'ils sont touchés dans leur orgueil, cela les regarde. Nous ne sommes pas là pour être des héros, mais pour assumer, comme nous le pouvons, notre part de travail vers la révolution prolétarienne.

    Les premiers exemplaires seront disponibles mi-janvier. Pour toute demande ou toute commande, notre contact: unite.communiste.lyon@gmail.com

     

    Pour en terminer avec le mythe du P.C.F.
  • Rassemblements et contradictions: Il n’est pas possible de jouer sur les deux tableaux dans les guerres.

    Aujourd'hui samedi 17 decembre 2016, se tenait un rassemblement de soutien aux forces kurdes et à leurs alliés, qui se battent dans un terrible étau, entre Erdogan et ses agents -dont Daesh. Que ce soit au sein de l'état Turc ou en Syrie, les forces kurdes, leurs alliés, et la coalition autour d'elles, représentent la seule force anti-impérialiste et progressiste.

    Au même moment, place Bellecour, se tenait un rassemblement "pour Alep", où fleurissaient drapeaux turcs, français et de l'ASL.

    Un appel hétéroclite de diverses organisations, associations, institutions a été émis.

    Il rassemble pêle-mêle la mairie du premier arrondissement de Lyon -Front de gauche-; EELV; Ensemble; mais également d'autres comme Free Syria Lyon, connue pour son engagement auprès de l'ASL. Le Centre International Millî Görüş revendique également le fait d'être signataire de cet appel. Autant Free Syria montre d'importantes ambiguïtés sur ses liens avec l'Etat Turc, autant le CIMG est ouvertement fasciste. Les charmants "amis d'Alep-Est", quant à eux, font preuve de leur position, pro-française et pro-erdogan.

    Nous citons un de leurs communiqués:
    "le Collectif des Amis d'Alep est en lien avec le Conseil de la Ville d'Alep depuis plus d'un an et depuis plus de deux ans avec le Conseil du Gouvernorat d'Alep dénommé aussi parfois Conseil provincial d'Alep, qui coordonne tous les Conseils locaux de la partie libérée de la province d'Alep.

    Plusieurs rencontres ont eu lieu avec ses représentants en France et à Gazientep en Turquie où ils se rendent régulièrement pour des séances de travail et diverses formations .

    Les membres élus des Conseils disposent d'autorisations de passage de la frontière syro-turque de la part des autorités turques ce qui explique qu'ils peuvent voyager sans trop de difficultés en en Europe et ailleurs." La collusion est totale.

     D'autres organisations mineures étaient également présentes, bien que non officiellement signataires. Parmi elles, des "insoumis" de Mélenchon, rompant avec la position pro-Bachar de leur leader, mais également certains opportunistes qui sont passés d'un rassemblement à l'autre sans le moindre remord.

    Le rassemblement organisé par les Kurdes a donc appellé à boycotter et a dénoncer celui appelé par des organisations pro-Erdogan. Il leur est impossible de marcher aux côtés de leurs bourreaux. Nous ne pouvons que leur donner raison et soutenir cette prise de position. Ce rassemblement demandant également l'intervention accrue de l'occident dans cette guerre, nous ne saurions cautionner ce positionnement qui brosse notre impérialisme dans le sens du poil.

    Que des individus, touchés par les souffrances de la ville martyre, soient présents, ceci est une chose.

    Que des organisations, en revanche, soient signataires, ceci en est une autre. Ils est nécessaire que celles-ci assument leur positionnement dans cette guerre.

    Il n'est pas possible d'être avec les bourreaux et les victimes, d'être avec les réactionnaires et les progressistes. Cette guerre à le mérite de faire décanter les organisations politiques et de révéler le véritable visage des opportunistes et des sociaux-chauvins.

  • Appel à une coordination et une mobilisation antifasciste unitaire : rassemblement et réunion publique

    Agressions, multiplications des locaux d’extrême droite, et en février, lancement de la campagne du FN à Lyon. Face à la déferlante réactionnaire, appel de plusieurs organisations à constituer un front uni contre l’extrême droite : réunion publique le 13 décembre à La Gryffe, et rassemblement place Raspail le 7 janvier.

    Depuis plusieurs années, la présence de l’extrême droite à Lyon comme ailleurs s’est renforcée considérablement, n’échappant pas à la déferlante réactionnaire. Cette lame de fond trouve ses origines dans la crise économique, dans le climat guerrier qui règne actuellement sur la planète, ainsi que dans les politiques antisociales des gouvernements successifs.

    Or ces organisations sont bien loin de sympathiques associations culturelles. Elles se revendiquent des idées fascistes, propagent un discours raciste, antisémite et islamophobe, LGBT+phobes et mysogine ; défendant une société sexiste et ségrégationniste.

    Ces organisations fascistes, qui s’implantent toujours plus dans Lyon, se sont fait connaître à plusieurs reprises par leurs actions brutales et violentes. La dernière en date étant l’attaque menée la librairie anarchiste la Plume noire, également local de la Coordination des Groupes Anarchiste, occasionnant plusieurs blessé.es légers et de lourds dégâts matériels.

    Nous nous devons de riposter, nous nous devons d’être uni.es car cette situation est l’affaire de toutes et tous !

    Nous ne pouvons pas compter sur l’action des pouvoirs publics ou de l’État, qui non content de les laisser ouvrir leur locaux, autorise et protège les rassemblement et manifestations de l’extrême droite.

    Fortes de cette impunité, les organisations fascistes et racistes telles que le GUD, les Jeunesses Identitaires, les Jeunesses Nationalistes n’ont eu de cesse de tenter de s’implanter et de commettre des violences et des agressions envers les personnes racisées, les immigrées, les personnes de la communauté LGBT+ et les militants et militantes progressistes et antifascistes.

    Le GUD a annoncé avec fierté l’ouverture de leur dernier bar « le Pavillon noir ». Il vient s’ajouter à la liste des 6 locaux fascistes lyonnais et autres boutiques et salon de tatouage où ils propagent leur discours haineux.

    Le 4 février, le Front National souhaite lancer officiellement, depuis Lyon, sa campagne présidentielle. Cela, non plus, nous ne pouvons l’accepter ! Pas un pouce de notre ville ne doit appartenir aux fascistes !

    Nous lançons cet appel à nous organiser en commun, de manière indépendante des institutions.

    Nous appelons toutes les organisations et individu.es qui pensent que ces locaux et ces discours n’ont pas leur place à Lyon, à nous rejoindre pour constituer ce front uni contre l’extrême droite.

    L’antifascisme est l’affaire de toutes et tous !

    Rassemblement le 7 janvier à partir de 15h place Raspail

    Réunion publique le mardi 13 décembre à 19 h à la librairie La Gryffe, 5 rue Sebastien Gryffe, Lyon 7e, pour organiser la riposte au meeting de Marine Le Pen du 4 février 2016.

    Premiers signataires : Alternative Libertaire ; Groupe Antifasciste de Lyon et Environs ; Jeunes Communistes de Lyon ; Unité Communiste – Lyon ; des individu.es…

  • Mouvement « Ocupa Brasília » Situation d’Urgence au Brésil !

    Le gouvernement illégitime de Michel Temer — arrivé au poste de président de la République du Brésil à travers un coup d’État parlementaire réalisé en avril 2016 en destituant Dilma Rousseff au moyen d’accusations qui se sont révélées fallacieuses par la suite — se caractérise par une politique ultra-libéral. Cette politique se caractérise, entre autres, par une proposition de loi visant à réduire les possibilités de nationalisation d’entreprises par l’État, permettant ainsi la pérennisation de la vaste politique de privatisation menée depuis l’arrivée au pouvoir du parlement le plus réactionnaire de l’Histoire du Brésil. Un tel projet de loi modifie la constitution brésilienne et réduit considérablement les pouvoirs étatiques au profit d’une autogestion exclusive de l’économie par les grands groupes privés. Le projet de loi vise, en outre, à congeler pour une durée de 20 ans tout investissement public dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la sécurité sociale, forçant par défaut ces organisme publiques à se privatiser ou à disparaître.

    Approuvée en octobre 2016 par la chambre des députés, elle a été, conformément à la constitution brésilienne, soumise au vote du sénat ce 29 novembre 2016. Sans aucune surprise, le projet de loi a été approuvé à 61 voix contre 14. Il est intéressant de voir que les mêmes députés qui ont voté pour cette loi sont les mêmes qui ont voté pour la destitution du gouvernement de Dilma Rousseff, mais là n’est pas la question.

    Les fervents défenseurs ce projet de loi agitent le même argument imparable : une privatisation totale des ressources, de la force de travail et des services permettra une croissance économique dans un Brésil qui subit la crise pétrolière de plein fouet. Vaste nuage de fumée avec lequel la bourgeoisie voudrait nous étourdir.

    De grandes manifestations de contestation, rassemblant plus de 50 mille personnes, ont eu lieu à Brasília le jour du vote du projet de loi par le sénat. Les manifestants ont été violemment réprimés par du gaz lacrymogène, des flashball et des matraques des policiers qui les ont dispersés et chassés à travers les rues de la capitale. La situation est très confuse, et il est encore difficile de tirer un bilan clair de ce qui s’est passé, sur le nombre de personnes blessées par la police et sur le nombre de personnes arrêtées et mises en prison préventive.

    Nous transmettrons des informations au fur et à mesure de leur arrivée.

    Sauf mention contraire, les images sont la propriété de André Cohélo

  • Fidel Castro nous a quitté.

    Aujourd'hui, Fidel Castro nous a quitté.

    Le dernier dirigeant révolutionnaire de la deuxième vague (1945-1959) s'est éteint à l'âge de 90 ans. Pendant toutes ces années, il a incarné l'image vivante de la lutte du tiers-monde contre l'oppression impérialiste américaine, contre la main mise des USA sur l'Amérique Latine. Il a incarné la solidarité des peuples, l'amitié qui naît dans le creuset de la lutte de libération contre l'oppresseur colonialiste ou néo-colonialiste, quelque fusse son drapeau.

    Héros à la peau d'acier, ayant survécu à tellement de tentatives d'assassinats que celles-ci en sont presque devenues une routine, Fidel Castro nous laisse, ainsi que les peuples en lutte, tous un peu orphelins.

    Il a incarné un Etat indépendant, une réussite au sein d'une Amérique Latine marquée par les narcotrafics, la prostitution, les gangs, mais également la pauvreté endémique, l'absence d'accès au logement, aux soins, à l'éducation et la corruption liée à la patte de l'exploitation impérialiste.

    Cuba n'a cessé d'attirer l'amour des peuples, n'a cessé d'attire l'admiration pour ces réussites: l'indicateur de développement humain le plus élevé de sa région, un nombre de médecin par habitants le plus élevé du Monde, un taux d'alphabétisation quasi-total.

    Même ceux qui reviennent de Cuba des critiques plein la bouche ne peuvent que reconnaître qu'on y croise pas les va-nu-pieds et les mendiants, les enfants loqueteux et les favelas de l'Amérique du Sud. Même si il n'y règne pas l'abondance la plus totale, les besoins primordiaux du peuple n'y sont pas oubliés.

    Fidel Castro n'est pas exempt de défauts, mais nier les qualités dont il a fait preuve serait d'une effronterie sans nom. La "voie  Cubaine" également, avec ses avancées et ses erreurs. 

    Cuba fait partie de l'histoire du mouvement révolutionnaire mondial, et à ce titre, doit être analysée pour en tirer les éléments bénéfiques et les éléments négatif. Cet événement, tragique, doit être l'occasion d'un retour sur le passé de la révolution cubaine, sur le positionnement de Cuba dans les débats qui ont traversé le mouvement communiste, et sur la construction du socialisme. C'est également l'occasion de voir les terribles dégâts que la politique de division internationale du travail de Nikita Khrouchtchev a pu créer. Dégâts terribles et irréparables.

    Aujourd'hui, nous saluons un homme dont la place est au sein du Panthéon des révolutionnaires.

    VIVA FIDEL ! 

  • Attaque contre la librairie anarchiste La Plume Noire à Lyon.

    Hier, la librairie libertaire La Plume Noire, également local de la Coordination des Groupes Anarchistes, a été attaquée par un groupe d'une quinzaine de militants d'extrême-droite.

    Cela fait bien longtemps, déjà, que s'implantent les fascistes dans l'agglomération lyonnaise. Bien longtemps qu'ils commettent leurs agressions sur tout ce sur quoi leur colère peut se déverser, que cela fusse les personnes issues de l'immigration, les personnes ne partageant pas leur vision rétrograde et pourrie des rapports de genre, des pratiques amoureuses, ou les militants progressistes, syndicalistes et révolutionnaires.
    Ils ne le font pas seuls !
    Ils sont aidés !

    Aidés en cela par l'impunité dont ils bénéficient, voire même la collusion avec les forces de l'ordre. Aidés par les discours réactionnaires, xénophobes, racistes qui affluent des bouches de tous les ténors de la politique.

    L'autodéfense militante, populaire et indépendante des institutions et des partis bourgeois est une nécessité chaque jour plus pressante ! Mais nous ne tomberons pas dans le piège que tendent les opportunistes, qui veulent faire des militants progressistes, des causes justes, des marchepieds pour leurs élections. Ces laquais du capitalisme, qui veulent que les révolutionnaires les servent, servent leur accession au pouvoir, plutôt que de lutter pour les détruire.

    Nous ne sombrerons pas dans ce piège.

    Nous aussi nous ne sommes pas seuls !
    Solidarité avec nos camarades anarchistes attaqués !
    Solidarité avec les victimes des fascistes, dans l'Etat français comme partout dans le Monde !

     
  • UNITÉ N°1 -Mis à disposition-

    Nous mettons à disposition publique notre N°1 de notre journal, UNITE.
    Sorti en Mai 2016.

    Sommaire:

    Pourquoi l'Unité Communiste – Lyon ?

    L'Etat d'urgence: une nouvelle conception de la répression d'Etat.

    Loi El Khomri: Les funérailles du CDI.

    Hommage aux victimes de la catastrophe de Tchernobyl et aux liquidateurs.

    Qui sommes nous ?

    Nous vous souhaitons bonne lecture.

     

  • Soutien aux révolutionnaires et aux progressistes de l’État Turc !

     

    4 novembre 2016 : La police aux ordres de l’État turc a pris possession des habitations des coprésidents du HDP, Selahattin Demirtaş et Figen Yüksekdağ, qui ont été arrêtés, incarcérés et entendus par un juge dans la journée même. Au même moment, les neuf députés Sırrı Süreyya Önder, Leyla Birlik, Ferhat Encü, Ziya Pir, Nursel Aydoğan, İdris Baluken, Gülser Yıldırım, Abdullah Zeydan et Selma Irmak, ont été arrêtés et incarcérés pour des liens présumés avec la Parti des Travailleurs du Kurdistan, le PKK. Plus tard dans la même journée, les députés Idris Baluken, Leyla Birlik et Nursel Aydoğan ont été incarcérés pour avoir manifester en soutien à leur camarades. En tout, 15 députés ont été arrêtés.

    Cette attaque n’est nullement le fruit du hasard, elle est une menée réactionnaire et fasciste contre l’organisation politique HDP, qui porte la voix des progressistes et des nations opprimées dans cette prison des peuples qu’est la Turquie.

    Le gouvernement turc, dominé par le parti AKP, poursuit une politique de chasse aux organisations progressistes et révolutionnaires au sein de l’État Turc. Tirant parti de la tentative de coup d’État, en juillet, orchestrée par une clique de réactionnaires au sein de l’armée, la Turquie a instauré un état d’urgence qui délie les mains de la police et de la justice. Dès lors, tout est permis, et les arrestations se sont succedées.

    Déjà en Août une purge à frappé le corps des fonctionnaires, avec 5000 limogeages. 146 mandats d’arrestation ont été édictés contre des universitaires accusés d’être défavorables au président.

    Dernièrement, le président Erdoğan a déclaré vouloir remettre en place la peine de mort, abolie en 2004. Geste significatif: Erdoğan ne veut pas seulement museler ses opposants, il veut les exterminer, et les communistes Turcs et Kurdes sont dans le viseur de l’apprenti-fasciste.

    Il ne faut pas oublier que l’État turc mène en parallèle une sale guerre au Kurdistan Nord Bakur, par ailleurs fief du HDP. Les opérations militaires, les bombardements, le siège des villes se poursuit et s’intensifie. Soutenant des réactionnaires en Syrie, et trouvant des visées communes avec Daech, AKP veut écraser la résistance Kurde entre le marteau et l’enclume.

    Erdoğan veut réaliser ses ambitions fascisantes et écraser les résistants et les révolutionnaires.

    Il échouera.

    Malgré la complicité de nombreux impérialistes, malgré celle de la France notamment, grande souteneuse de criminels, malgré tout l’appui de ses alliés, Erdoğan échouera !

    Il échouera comme tout ceux qui veulent écraser les peuples sous leur domination, sous l’oppression.

    Le 1er novembre, nous avons fêté le second anniversaire de la victoire de Kobanê, victoire contre Daech par les forces de la résistance Kurde, leurs alliés Turcs progressites et internationaux. Cette victoire est plus que militaire, elle est le symbole vivant que les armées populaires, que la résistance populaire est invincible !

     

    L’Unité Communiste – Lyon apporte tout son soutien à la lutte pour l’indépendance du Kurdistan et pour le maintient des libertés démocratiques en Turquie.

    LIBERATION IMMEDIATE DES PRISONNIERS  

    Les Erdoğan vont et viennent, mais la force du peuple est éternelle !