Catégorie : Communiqués

  • Nouvelle catégorie : Documents et ouvrages.

    Nouvelle catégorie : Documents et ouvrages.

    L’Unité Communiste de Lyon entame un travail progressif de mise à disposition, sur son site internet, d’ouvrages d’autres organisations communistes.
    Ces PDF sont disponibles gratuitement, téléchargeables librement, pour permettre d’accéder à des sources rares, de nourrir le débat, en somme d’avancer dans le travail théorique pour la création d’une nouvelle organisation communiste.

    Symboliquement, nous choisissons l’ouvrage du TKP M/L – TIKKO, « On ne peut être communiste sans défendre le Maoïsme« , pour commencer ce travail.

    Non seulement en signe de solidarité avec les camarades communistes Turcs, qui combattent en première ligne contre le fascisme et l’obscurantisme, mais également parce que ce texte soulève la question de la lutte contre le révisionnisme, le réformisme, la déviation droitière.

  • Déclaration de l’Unité des Cercles Communistes sur l’élection présidentielle.

    Déclaration de l’Unité des Cercles Communistes sur l’élection présidentielle.

    La dictature de la bourgeoisie sous le masque démocratique

    Les élections présidentielles, présentées comme le grand moment « démocratique » de la nation, se déroulent dans un contexte de répression sans précédent depuis des décennies. Nous dénonçons l’hypocrisie bourgeoise qui, derrière le masque d’une campagne « démocratique », agit systématiquement pour réprimer et affaiblir la contestation populaire. Nous rejetons cette hypocrisie et exigeons:

    La libération de tous les prisonniers politiques et l’arrêt des poursuites contre plus de 2000 personnes pour s’être opposés à la loi Travail, et son abrogation.

    La libération de tous ceux qui se sont soulevés contre les récents crimes policiers.

    L’ensemble des scandales actuels dans lesquels sont impliqués plusieurs candidats ne font que creuser la profonde fracture entre la bourgeoisie, exploiteuse et corrompue, et le prolétariat exploité ou privé d’emploi. C’est dans de telles conditions que l’on nous somme d’exercer notre « devoir » de voter, pour donner une légitimité à ce système d’injustice social. Il faut se rappeler la nature véritable des élections et du parlementarisme sous le capitalisme. La bourgeoisie présente les élections au suffrage universel comme le summum de la vie démocratique.

    Une démocratie pour les exploiteurs !

    Elle tente de dissimuler le caractère de classe de cette démocratie.

    A savoir : la possibilité de se porter candidat aux élections se fait suivant le principe de cooptation par les élus en place ; les « 500 signatures ». Ce principe est le meilleur moyen d’empêcher le prolétariat de présenter ses candidats. Quels élus bourgeois accorderont leur signature pour voir un parti menaçant de bouleverser l’ordre sur lequel ils sont assis ? Ainsi le principe des 500 signatures est l’expression même de la démocratie bourgeoise, dans l’intérêt de la bourgeoisie, par lequel elle exclue toute possibilité à un véritable parti prolétarien de peser sur les élections, et par lequel elle assure son hégémonie politique dans le cadre du suffrage universel. De plus, même si les intérêts prolétariens pouvaient être représentés aux élections, l’appareil d’Etat bourgeois briserait toutes possibilités pour les prolétaires de renverser l’ordre capitaliste.

    La privation du droit de vote pour les immigrés est une attaque toute entière contre l’influence du prolétariat dans la vie politique – des millions de travailleurs sont concernés ! Il se peut qu’un ouvrier travaille plus de 10 ans en France et paye des impôts, sans avoir le droit de vote. Les émigrés quant à eux, français vivant hors de France, peuvent voter dans un pays où ils ne résident pas, et ne travaillent pas. Inutile de préciser que ces derniers sont essentiellement des bourgeois et des petits bourgeois. Tandis que tous les bourgeois ont le droit de vote, il n’en est pas de même pour tous les travailleurs. Le principe nationaliste qui régit les élections ne fait donc qu’affermir la domination de la bourgeoisie française sur les prolétaires français et étrangers.

    Les gouvernements passent, les capitalistes restent !

    Pour notre classe, discuter quel homme, quel parti va diriger la France n’est pas important par rapport au problème fondamental : quelle classe sociale détient le pouvoir d’Etat ? Quelle classe sociale possède les moyens de production, d’échange, et les armes ? Il est évident que la grande bourgeoisie fait tout pour faire élire Macron en tant qu’alternative « ni droite, ni gauche », répondant au discrédit des partis qui ont dirigés la France pendant des décennies. Le Front National pourrait être renforcé par une partie des partisans de Fillon si celui-ci est évincé au premier tour. Dans le cas où Le Pen devancerait Macron, les idéologues de la bourgeoisie et les paniquards petits-bourgeois vont refaire sonner les trompettes du « vote utile » pour tromper le prolétariat une fois de plus.

    De la droite au PS, en passant par le centre et même des membres du soi-disant P« C »F, Macron reçoit des soutiens francs. Ceci est un fait qui démontre comment les lignes des différents courants de la démocratie bourgeoise s’entrecroisent pour défendre le même but : le maintient de la domination des monopoles capitalistes sur l’ensemble de la société.

    Quant au reste de la social-démocratie qui croit toujours à une « union de la gauche » : union du PS, des Verts et de Mélenchon jusqu’au P« C »F ! L’union pathétique qu’ils prônent n’est qu’une politique de collaboration de classe pour défendre un chimérique capitalisme « de gauche ».

    L’Etat français tente aujourd’hui de défendre ses intérêts impérialistes dans la concurrence capitaliste mondiale. C’est ce fait inhérent au système impérialiste qui est à l’origine des guerres d’agressions qu’il mène contre les peuples du monde et de la politique de destruction des droits sociaux conquis par le prolétariat de France. C’est ainsi qu’une terrible guerre économique frappe le prolétariat par les fermetures d’entreprises, les délocalisations, la spéculation, la baisse des salaires etc. Mais il est évident qu’aucunes guerres, aucunes réformes de la bourgeoisie ne pourra freiner la prochaine grande crise capitaliste.

     

    Les masses populaires agissent et s’organisent !

    Il existe un fort courant qui veut poursuivre la lutte contre la loi Travail, contre la répression, contre cette mascarade électorale. La marche du 19 mars contre le racisme et les violences policières ; les multiples grèves et protestations dans les entreprises ; l’appel à un rassemblement populaire le 22 avril place de la République en sont quelques exemples. Il existe dans les quartiers populaires des mobilisations et des révoltes qui n’ont pas encore montrées tout leur potentiel. L’heure est à la convergence politique entre les différents courants du mouvement populaire ! Dans cette situation, les communistes doivent montrer l’exemple des mouvements dont ils sont les héritiers : La Commune de Paris de 1871, la Révolution d’Octobre et la Révolution culturelle en Chine.

    Car remettre en question le parlementarisme bourgeois ne peut pas se réduire à la critique. Cette remise en question commence là où les masses s’organisent sur leurs lieux de travail et de vie, y débattent, y prennent des résolutions sur l’ordre social qu’elles souhaitent établir. Dans les mobilisations contre la répression anti-ouvrière, dans les assemblées qui ont eu lieux dans quelques cités populaires et celles du mouvement Nuit Debout, on a vu, et on va continuer  à voir ce genre d’exemple qui ne demande qu’à s’étendre, et à prendre un caractère, non seulement de contestations, mais de décisions politiques.

    Unir pour reconstruire

    Aujourd’hui des cercles communistes révolutionnaires s’unissent pour contribuer à la création d’un véritable parti du prolétariat en France. Cette tache de conquérir l’indépendance politique du prolétariat face aux partis bourgeois qui tentent de le maintenir sous son influence est une priorité. La lutte contre le capitalisme commence par cette nécessité, la création d’un parti dont les buts fondamentaux sont la destruction du capitalisme et l’instauration du socialisme.

    Unité des Cercles Communistes

    CONTACT : uniccom@tutanota.com

  • Les bases du Communisme

    Les bases du Communisme

     

    Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon annonce la sortie d’une nouvelle brochure, dont nous reproduisons ici l’introduction. Cette brochure est disponible gratuitement au format PDF sur notre site. Elle est disponible également pour une faible somme auprès de nos militants.

    Aborder les bases du communisme est  un thème central et nécessaire.

    Central et nécessaire dans le sens où, sans celui-ci, il n’est pas possible de poser les fondations qui structureront notre organisation et son développement. 

    La connaissance des bases de la théorie communiste est une condition primordiale de l’engagement.

    Un militant communiste doit les connaître, les maîtriser.

    Un militant communiste doit, également, chercher à les approfondir au maximum et à les maintenir actualisées. Cela exige un travail constant, de recherche, de mise à l’épreuve, mais également de porter un regard et une curiosité sur toutes les questions, sociales comme scientifiques. 

    Ne pas connaître ses bases, se contenter d’une certaine sympathie, d’un certain engouement pour l’idée, mais rester à la surface, cela mène à des pièges, des impasses. Cela créé également une vulnérabilité aux déviations droitières, tel le réformisme, ou, à l’inverse, gauchistes, tel l’aventurisme.

    Il ne s’agit pas d’en avoir une vision scolaire, d’être  « au-dessus de la moyenne », il s’agit d’être à la pointe.

    Ne pas les connaître, c’est, bien involontairement, se faire l’agent du révisionnisme et de l’anticommunisme. 

    La formation est, dans le parcours militant d’un communiste, quelque chose de permanent. Nul ne connaît tout sur tout, nul de maîtrise avec une égale maestria l’ensemble des questions. Tout évolue, change, et avoir une vision, un rapport ossifié à la théorie, c’est dévier vers le dogmatisme.

    Négliger ce travail reviendrait à ne marcher que d’une jambe. A l’inverse, élever au niveau de fétiche la formation, ne pas la confronter au réel et à la pratique, cela reviendrait à ne marcher qu’avec l’autre jambe. L’un et l’autre amènent à tourner en rond. 

    Le communisme n’est pas une « ontologie », une « utopie. » Il n’est pas pour autant, comme le clament les autonomes, « ici et maintenant. »

    Il n’est pas hors de l’histoire, hors du temps, hors des lieux. Il est un projet à construire, une opération par laquelle l’Humanité entre dans sa phase supérieure, mais dont elle porte, déjà, au cœur de ses gênes, les prémices.

     

     

     

  • Déclaration de l’Unité Communiste de Lyon sur le jour de lutte qu’est le 8 mars.

    Aujourd’hui, nous célébrons la Journée Internationale des droits des femmes.

    Depuis le 28 février 1909, instaurée à l’époque par le Parti Socialiste d’Amérique, cette journée est une journée qui doit servir de point d’orgue aux luttes féministes, mais également de rappel du travail qui reste à accomplir, au sein de la société, pour que l’égalité soit effective, indépendamment des genres et des sexes.

    (Affiches soviétiques et Allemandes; source TV5 Monde.)

    Alors que cette journée, à son origine, est un coup de tonnerre dans un univers dominé sans le moindre partage par les hommes, beaucoup de son sens s’est perdu au fil des années. C’est là une illustration de l’influence débilitante de l’idéologie bourgeoise, laquelle tente de traiter tout comme une marchandise, y compris les jours de lutte. Ce qu’elle ne peut acheter, elle le salit ou le détruit.

    Défendre le sens originel de cette journée est déjà une lutte en soi.

    Cette journée fut impulsée de manière internationale par la militante communiste Clara Zetkin, également enseignante et journaliste. Adoptée lors de la 2e conférence internationale des femmes socialistes de Copenhague, cette journée devait servir, à la base, pour organiser la propagande en vue d’obtenir le droit de vote pour les femmes. Cette journée devint par la suite un repère de lutte et un symbole pour toutes les forces progressistes. Manifestations pour le droit de vote, manifestations pour la paix, le 8 mars fut un jour de mobilisation.

    Cette journée de lutte, s’est muée également en journée révolutionnaire.

    Le 8 mars 1917, les ouvrières de Petrograd se mettent en grève et manifestent, impulsant la révolution russe. Dès la fondation de l’Union, la direction de la jeune URSS inscrivit, dans le calendrier de ses fêtes,  le 8 mars comme journée nationale des droits des femmes. Cela fit de l’Etat prolétarien le premier Etat au monde à reconnaître cette journée.

    Il faut attendre 1977 pour voir l’ONU avaliser à son tour cette date, toujours célébrée aujourd’hui.

    Il est essentiel de porter encore avec fermeté la nécessité de lutter pour cette égalité, laquelle est loin d’être acquise, et, dans certains Etats, tend même à reculer avec une virulence terrible.

    Au sein de la vague réactionnaire qui déferle, nous devons résister et défendre cette égalité plus que nécessaire.

    Malgré l’apparence, même au sein de l’Etat Français, cette égalité est très loin d’être acquise. Les inégalités de salaires, les inégalités de carrière, les inégalités de considération sont tout autant de point qui briment l’égalité économique, indépendamment des genres et des sexes. Cette déconsidération contribue à perpétuer une forme de « salaire féminin », vu comme un revenu d’appoint, pour des femmes toujours vue comme dépendantes du foyer.

    Les rapports sociaux, le harcèlement de rue, les violences, les crimes sexistes, sont un fléau qui révèle la mentalité retardataire d’une très grande partie de la population. Ce sont des aspects qui traversent l’ensemble de la société et qu’il est nécessaire de combattre avec vigueur.

    Lutter contre le sexisme ne peut se faire à coup de déclarations générales, de simples annonces. C’est une forme de domination qui est ancrée profondément dans la société actuelle, et dont on ne se débarrasse pas d’un coup de baguette magique.

    Nous sommes fondés à faire, sur ce sujet, notre bilan critique.

    Un long chemin reste à traverser pour les organisations politiques communistes de l’Etat français, vis-à-vis de cette question. Notre composition essentiellement masculine est le reflet, là aussi, de failles au sein même de notre organisation quant à notre rapport à ces questions.

    Nous portons avec nous, malgré le fait que nous soyons militants communistes, de nombreuses tares qui sont du fait que nous soyons issus de cette société inégalitaire.

    Un long travail reste devant nous pour progresser, non seulement dans notre capacité à analyser la situation, mais également dans nos rapports personnels.

    Ce chemin, nous tentons de l’emprunter avec honnêteté, avec des succès et des reculs, avec des erreurs, avec des stupidités commises, mais avec la volonté inébranlable d’avancer.

    Cependant, nous sommes également critiques quant à certains discours libéraux, qui tentent de dissocier la lutte des classes de la question de l’égalité entre genre et sexes.

    Une branche libérale petite-bourgeoise de ce mouvement est capable d’annoncer que cette lutte est en soi révolutionnaire. Nous ne pouvons que réfuter cette thèse erronée.

    La base matérielle du sexisme est la division genrée du travail, la division en tâches attribuées à un genre ou un autre. C’est cette division, dont la forme moderne est née avec le capitalisme, qui explique bon nombre de rapports sociaux inégalitaires, bon nombre de conceptions réactionnaires.

    Mais la résolution de cette contradiction, à savoir l’égalité entre les genres et les sexes, le fait que cette distinction disparaisse, ne signifie pas l’abolition de toute l’exploitation.

    Contrairement à certains point de vue erroné, le capitalisme peut très bien survivre tout en ayant liquidé ses pans patriarcaux. C’est une position défendue d’ailleurs par les libéraux, y compris par Laurence Parisot, ancienne représentante du MEDEF.

    L’exploitation, par le travail domestique, des travailleurs et des travailleuses par leurs frères et sœurs peut très bien passer par d’autres rapports de domination que ceux liés au sexe. C’est le cas dans les couples homosexuels, ou l’un des partenaires peut assujettir l’autre, alors qu’ils possèdent fondamentalement le même genre ou le même sexe.

    Car ce n’est pas la division genrée du travail qui est intrinsèque au capitalisme, mais c’est l’exploitation jusqu’à l’os des travailleurs et des travailleuses, ce qui les pousse à forcer au surtravail, aux tâches domestiques, d’autres. C’est cette exploitation en poupée russe qui poussa Marx à écrire : « dans le couple, l’homme est le bourgeois et la femme le prolétaire. »

    Cette exploitation peut très bien se répercuter ailleurs, sous d’autres formes, sous d’autres aspects.

    C’est en cela que le féminisme est une lutte démocratique, nécessaire, indéniablement, mais qui doit être intégrée dans la lutte des classes pour triompher intégralement de l’exploitation. Sans cela, c’est combattre contre une hydre qui renaîtra sans cesse, contre un marécage dont on ne peut se sortir.

    Car c’est par l’abolition de l’exploitation que la base matérielle de la division du travail, des contradictions de genre, pourra être détruite. C’est là la racine à trancher pour permettre l’anéantissement de toutes les formes de domination et d’exploitation, mais également du poison mortel formé par le sexisme, le racisme, et les nombreuses formes de discriminations.

    Les exemples internationaux ne manquent pas. 

    Que cela soit au Kurdistan, en Inde, au Népal, aux Philippines, les femmes combattent les réactionnaires, les armes à la main. Elles se battent pour leur émancipation et pour celle de l’humanité.
    Par le passé, les combattantes -d’armées régulières comme l’Armée rouge, ou de milices-, les militantes, les résistantes ont démontré une chose : l’égalité se gagne par le combat, elle n’est jamais donnée.

    Cette égalité militante et combattante jette les base d’une société égalitaire. La liberté défendue par les libéraux est une liberté de façade. De fait, l’histoire le démontra et le démontrera encore, l’AK 47 et le treillis ont plus fait pour l’égalité que Moulinex et l’Oréal.

    C’est en anéantissant la société de classe que toutes les oppressions seront détruites.

    Certains et certaines indiquent que cela ne sera pas automatique. C’est un fait. Même une fois que la base matérielle de l’exploitation aura été balayée, il sera nécessaire de poursuivre la lutte. A la fois contre les tendances à la restauration de l’ordre ancien, mais également pour nettoyer cette crasse instillée dans nos esprits, dans nos pratiques.  

    La lutte pour la révolution ne se fera pas sans le féminisme, et le féminisme sera victorieux avec destruction de l’exploitation et du capitalisme !

    Progressons sur la voie de l’égalité, célébrons le 8 mars !

  • L’Unité Communiste de Lyon rejoint la campagne de soutien au Bataillon International de Libération au Rojava.

    L’Unité Communiste de Lyon rejoint la campagne de soutien au Bataillon International de Libération au Rojava.

    Texte d’appel de la campagne

    Au coeur du Moyen-Orient, les populations du Rojava se sont soulevées contre les forces réactionnaires qui oppressent la région depuis des décennies. Après avoir libéré le Rojava de Daesh, les habitants du Rojava et les nombreux révolutionnaires étrangers qui sont venus les soutenir inquiètent à présent les impérialistes américains et l’OTAN, ainsi que les régimes réactionnaires et fascistes du Moyen-Orient : la Turquie, l’Arabie Saoudite et l’Iran. Tous à présent interviennent par bombardements ou ingérence, reproduisant les stratégies qui ont abouti à la création de nombreux groupes islamistes comme Daesh, Al Qaïda ou Al Nosra, des golems qui ont échappé au contrôle des pays capitalistes qui les ont façonnés.

    Que ce soit par les attentats meurtriers, par les bombardements de civils, par les arrestations massives de militants révolutionnaires, par les attaques permanentes contre les guérillas populaires ou par les marchandages capitalistes, les ennemis du peuple ont bien du mal à arrêter la lutte de libération qu’ont entreprises les populations du Rojava, du Kurdistan et de tout le Moyen-Orient, et particulièrement les femmes armées du Rojava qui sont le pire cauchemar des islamistes.

    Après s’être entourée de ses alliés habituels et historiques : USA, OTAN, Union Européenne, ONU, social-démocrates et régimes réactionnaires, la Turquie a entrepris une large campagne de répression à travers les territoires kurdes en Turquie, en Irak et en Syrie, avec pour objectif prioritaire de saboter les ambitions révolutionnaires des peuples opprimés du Rojava.

    Aidons le Bataillon International de Libération qui regroupe des combattants communistes, anarchistes et antifascistes venus défendre le Rojava dans l’esprit des Brigades Internationales de l’Espagne de 1936. Apportons leur un soutien politique et matériel en finançant des pansements hémostatiques. 60% des blessés par balle meurent d’hémorragie en attendant d’être pris en charge : ces pansements stoppent l’hémorragie rapidement et coûtent 40$ l’unité.

    Soutien à la lutte pour la révolution des peuples du Rojava et d’ailleurs, contre les islamistes, les USA, l’OTAN et les états réactionnaires !

    Participez à cette récolte en envoyant vos dons :
    IBAN : BE09 0016 1210 6957 – BIC : GEBA BE BB – Communication : « Rojava ».

    Qu’est ce que le CELOX ?

    Le CELOX est un nouveau produit hémostatique d’urgence. Le CELOX peut stopper même les hémorragies potentiellement létales rapidement. Facile à utiliser, très sûr et extrêmement efficace, le CELOX sauve des vies. Mélangé au sang, le Celox forme un gel résistant comme un caillot en moins de 30 secondes. Il agit indépendamment des processus normaux de coagulation de l’organisme. Lors des essais cliniques menés par la Marine US, le Celox a été le seul produit à apporter 100% de survie.

    La sécurité du Celox a été testée selon les standards exigeants de classe III du marquage CE. Le Celox est composé de chitosan, catabolisé par le lysozyme, une enzyme humaine, en glucosamine, sucre normalement retrouvé dans l’organisme.
    CELOX est indiqué pour toute hémorragie modérée à sévère, les hémorragies artérielles ou veineuses, les plaies superficielles et profondes, les plaies du crâne, de la face et du cou.

    L’introduction du Celox dans la plaie stoppe les pertes sanguines grâce à la formation d’un caillot sous forme de gel, par la liaison de Celox sur la surface des érythrocytes.
    Les nouvelles versions CELOX Gauze et CELOX Gauze « Z » FOLD combinent l’action des granulés hémostatiques et de la bande pour contrôler la perte de sang qui met directement la vie du patient en danger.

    Qu’est ce que le Bataillon International de Libération du Rojava ? 

    Le Bataillon International de Libération (International Freedom Batallion, IFB) est un bataillon indépendant composé de révolutionnaires venus de Turquie, d’Europe et d’ailleurs pour défendre la révolution du Rojava en se positionnant comme une force indépendante aux côtés des YPG/YPJ/QSD.

    Fondée le 10 juin 2015 à l’initiative du MLKP (Parti Communiste Marxiste-Léniniste en Turquie et au Kurdistan) sur le modèle des Brigades Internationales qui défendaient la révolution espagnole en 1936, elle a été rejointe par plusieurs autres groupes révolutionnaires (Entre autres TKPML/Tikko, MLSPB-DC, RC, TKEP/L, ΕΣΔΑ) communistes et anarchistes, ainsi que par des révolutionnaires non-encartés qui se sont regroupés dans les BÖG (Forces Unies de Libération). Ces groupes et individus sont issus de divers courants politiques de la gauche révolutionnaire : marxisme-léninisme, hoxhaisme, maoïsme, anarchisme, trotskysme,…

    Depuis sa fondation, l’IFB a combattu sur tous les fronts du Rojava (à l’exception d’Afrin), aidant les forces kurdes à mettre en échec Daesh et d’autres groupes islamistes actifs dans la région.

    REJOINDRE LES SIGNATAIRES

    Secours Rouge (BE)
    OCML Voie Prolétarienne
    Alternative Libertaire Bruxelles
    Sosyalist Kadınlar Birliği
    Belçika Göçmenler Kolektifi
    Emek ve Özgürlük Cephesi
    Coordination Action Antifasciste (FR) (AFA Marseille, AFA Paris-Banlieue, AFA Tolosa, AFA NP2C, AFA La Roche sur Yon, Ipeh Antifaxista)
    Plateforme Voix des Prisonniers
    Bretagne en luttes / Breizh o stourm
    Arbeitskreis Solidarität
    Zusammen Kämpfen Stuttgart
    Revolutionären Aufbau
    Rote Hilfe (CH)
    Revolutionäre Jugend Gruppe Bern
    Anarchistische Gruppe Bern
    Revolutionäre Jugend Zürich
    RAGE – Réseau d’Agitation Genève – Réseau Antifasciste
    Unité Communiste – Lyon
    Groupe Antifasciste de Lyon et Environs

  • Communiqué de presse de l’Unité Communiste de Lyon à la suite du rassemblement anti-électoral.

    Construisons l'opposition extra-parlementaire !

    Aujourd'hui, 450 personnes sont venues à l'appel conjoint d'individus, de la GALE et de notre organisation. Ce rassemblement est, à nos yeux, un succès. En toute indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics, vis-à-vis des organisations de la bourgeoisie, vis-à-vis des opportunistes ne rêvant que de bulletins de vote, nous considérons que se posent ici les bases d'une opposition frontale aux élections. Au delà du boycott, ce "4ème meeting du week-end" porte la voix des abstentionnistes, de ceux qui voient, qui comprennent que la démocratie bourgeoise n'est qu'une illusion de démocratie.

    Trois candidats, chacun et chacune se targuant d'être "antisystème", viennent draguer leur électorat, à Lyon, ce week-end.

    Emmanuel Macron, l'ami des patrons, l'agent zélé du MEDEF, le chevalier en armure étincelante du libéralisme. Pour lui, le système qui l'irrite est bien celui de la régulation du travail, de la protection sociale. Lui et son soutien Gérard Collomb rêvent d'un monde d'exploitation accrue et impitoyable.

    Jean-Luc Mélenchon, le social-chauvin insoumis, héraut du peuple, mais surtout grand défenseur de "la place de la France dans le Monde", de l'impérialisme français. Celui qui accuse, cloue au pilori Angela Merkel, l'OTAN, l'UE, mais nie intégralement les agressions, l'exploitation, les rapports néocoloniaux qu'entretiennent la France et l'Afrique.

    Marine Le Pen, l'héritière de son père, qui se prétend, elle aussi, être l'amie du peuple, des travailleurs, mais au programme tout aussi libéral, antisyndical, antisocial que le premier, la xénophobie en plus.

    En dernière instance, l'électeur n'a le choix que de « voter bourgeois ».

    Ce rassemblement s'est tenu dans une atmosphère de motivation et d'entrain, du sentiment de fierté de pouvoir clamer que nous refusons chacun des candidats, chacun des valets de la bourgeoisie qui se présentent.

    A la suite de ce rassemblement, spontanément, les militants et militantes ont défilé, en scandant leur rejet d'élections étriquées, de l'exploitation, du capitalisme et de la police au service d'un Etat qui entretient un ordre injuste.

    La Police, par ailleurs, a encerclé et contrôlé les identités des individus présents, procédant à quelques pressions inamicales envers les manifestants, tels que "sale gaucho, on va te casser la gueule si tu parles", révélateurs d'un état d'esprit plus que réactionnaire dans une institution votant à plus de 50% pour Le Pen.

    Nous rejetons le parlementarisme, la démocratie bourgeoise, nous rejetons des élections dans des cadres étriqués, conçus, encadrés par les règles des exploiteurs. Nous réclamons, nous et bien d'autres, que la démocratie et la politique n'est pas que celle des salons et de la corruption.

    Nous revendiquons le fait de travailler à la constitution d'un camp du peuple, uni, opposé aux exploiteurs qui ne permettent que de choisir un nouveau "maître", mais sont prêts à écraser tout rejet de leur ordre injuste.

    Construisons une opposition extra-parlementaire, anticapitaliste, anti-impérialiste, indépendante et populaire !

  • Communiqué de presse de l’Unité Communiste de Lyon sur le rassemblemennt anti-électoral du 4 / 02.

    Le Pen, Macron, Mélenchon ne sont pas les bienvenus à Lyon !

    L’Unité Communiste Lyon, l’organisation Groupe Antifasciste de Lyon et Environ ainsi que de nombreux individus, aux idéologies et opinions variées, appellent à se rassembler le 4 février 2017, place Raspail, dans le 7ème arrondissement, à 11h00.

    Ce rassemblement est le meeting de celles et ceux qui ne se retrouvent pas dans les cadres étroits, étriqués, de la démocratie bourgeoise. Ce rassemblement est celui de ceux et celles qui considèrent que les courses à l’Elysée sont les courses au populisme, au clientélisme, aux promesses intenables. La bourgeoisie en établit les règles, le fonctionnement, mais elle encadre aussi strictement les postes à pourvoir. L’alpha et l’oméga de ce jeu de lumière se déroule sur son tapis de jeu privé, jalousement gardé. Le vainqueur devient le président du conseil d’administration des grands bourgeois, des monopoles, mais -suprême pouvoir- il lui est laissé la possibilité d’aménagements à la marge. Les élus ne représentent pas le peuple, les élus représentent Total, Areva, Dassault, la BNP Paribas.

    Nous rejetons ce système dans son ensemble. Mais comment ne pas bondir lorsque viennent s’imposer, dans notre ville, les rassemblements de ceux qui jouent ce jeu pervers ?
    Macron, avatar du monde de la loi travail, qui exhorte à suer plus dans le labeur, lui-même n’ayant jamais travaillé de ses mains, n’ayant jamais été qu’un parasite.
    Le social-chauvin Mélenchon, au verni « humaniste » écaillé, cachant mal son chauvinisme outrancier. Pestant contre Bruxelles, Washington et Berlin, dissimulant à grand peine son adhésion à l’impérialisme français. Nous n’avons rien en commun avec cet autoproclamé « champion de la gauche. »
    Le Pen, la fascistoïde, prétendant une proximité avec le peuple, mais dont le programme se caractérise par son contenu anti-social, réactionnaire et xénophobe.

    Nous nous rassemblons pour rejeter en bloc leurs programmes pourris, leurs idées réactionnaires, leur vision étriquée. Certes, le raz-de-marée des moralisateurs déferle, hurlant que ne pas voter est faire le jeu de l’ennemi. Ce discours a amené François Hollande au pouvoir. Nous vîmes quel allié ce fût.

    Que devrions nous faire ? Rester murés dans le silence, tandis que se perpétue cette mascarade ? Non. Nous venons réclamer, nous aussi, notre droit à l’expression. Nous venons clamer le fait que la démocratie n’est pas celle des urnes, n’est pas celle des salons, pas celles des assemblées cossues. La démocratie ce n’est pas lorsqu’un nom sort d’un chapeau, lorsqu’on remet un chèque en blanc à un individu qui va s’empresser de bazarder son programme tout en clamant que « le peuple » l’a mandaté.

    Nous appelons au boycott des élections, mais nous ne nous en tenons pas là ! Nous appelons à l’organisation, indépendamment des élus, des institutions, des liens avec la bourgeoisie.

    Notre démocratie est populaire. Elle est directe. Elle est assumée. Elle est également dirigée contre les exploiteurs, contre les parasites qui se gavent de profits sans jamais trimer un jour de leur vie.

    Nous proclamons que nous sommes une opposition extra-parlementaire.

    Nous ne sommes pas qu’une clique, qu’un groupuscule. Nous sommes l’union de ceux qui comprennent que ce système pourrissant est à bout de souffle. Nous sommes un camp qui existe, un camp qui ne demande qu’a émerger, au milieu du marasme politique, au milieu de la corruption et du compromis. Dans toutes les villes de l’Etat français, des initiatives similaires éclosent, fleurissent et donneront bientôt leurs fruits.

    Nous appelons aux réunions qui visent à constituer un camp antiparlementaire et anti-électoral. Nous appelons à la constitution d’un front, d’une alliance refusant le parlementarisme et la démocratie bourgeoise. Nous appelons à une expression politique commune, sur les bases de l’anticapitalisme, de l’opposition -en premier lieu- à l’impérialisme français, sur la dénonciation de la parodie de démocratie et le rideau de fumée des élections.

    Nous appelons à constituer ce camp du peuple, seul à même de pouvoir exister et peser, à l’heure actuelle, comme une force antibourgeoise. Nous appelons à l’existence d’une opposition au pouvoir de la bourgeoisie, non pas dans les salons et les fauteuils, mais dans la rue, dans les usines, dans les champs, les écoles, les universités, les pôles emploi et les prisons.

     

  • MESSAGES DE SAINT- ETIENNE PROLÉTARIENNE

    Samedi 28 Janvier à l'occasion de la venue de Marion Maréchal Le Pen dans la Loire, nous appelons à une grande manifestation Antifasciste à Saint Etienne à 14h30 à Jean Moulin.

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    Le Front national continue de prôner le même projet archaïque et dangereux, protégeant toujours tout un réseau de groupuscules racistes et violents, jouant des fragilités naissantes de la société d'aujourd'hui pour choisir des boucs émissaires , désignés en fonction de leur nationalité ou origine, de leur confession religieuse, de leur orientation sexuelle et de leurs convictions. La « crise des migrants » à permis au Front National de déverser tout son discours nauséabond, attisant les haines et les rancœurs, ne cherchant qu'à désunir les classes populaires au profit d'un "système" qu'ils font semblant de combattre et qu'ils rendraient plus inégalitaire encore s'ils le pouvaient.
    Mais ne nous trompons pas d'ennemi. C'est bien aujourd'hui l'application des politiques néo-libérales qu'il faut combattre, le système économique actuel qu'il faut sanctionner.
    En mettant le pied ici, c'est tout le passé résistant et ouvrier de cette ville que Marion Marechal Le Pen veut bafouer.

    Le message que nous adressons est claire net et précis : Aucun compromis possible , nous ne tolérons et ne tolérerons jamais l'extrême droite.

    Notre mot d'ordre est l'unité populaire, nous sommes fiers de vivre dans une ville ouvrière baignée de diversité culturelle. Il est de notre devoir en tant que citoyen de cette ville de combattre par tous les moyens , cette ignorance et ce climat foncièrement raciste qui n’en finit pas de se développer..
    Saint Etienne ville cosmopolite et prolétaire, les fachos n'ont rien à y faire !!

    Seconde partie:

    La commission exécutive de l'Union locale des syndicats CGT de Saint-Etienne réunie le 23 janvier 2017 à décidé de relayer et de prendre part à l'appel du comité "antifa" de Saint-Etienne pour une manifestation unitaire contre le racisme ce samedi 28 janvier 2017.

    A l'occasion de la venue dans notre région de Marion Maréchal le Pen l'Union locale des syndicats CGT de Saint-Etienne appelle l'ensemble de ses bases à participer au rassemblement et à la manifestation prévue:

    samedi 28 janvier 2017 à 14h30 place Jean Moulin

    pour réaffirmer nos valeurs internationalistes et humanistes !

    contre le fascisme et toutes formes de racismes !

    contre les idées véhiculées par le parti de la haine qu'est le front national !

    NO PASARAN !

     

  • Week-end d’action les 4 et 5 février à Lyon. Appel unitaire à mobilisation.

    Les hostilités des présidentielles de 2017 sont lancées : Mélenchon, Macron et Le Pen s’invitent à Lyon le week-end du 4 et 5 février. Plusieurs actions sont prévues.

    Ceux qui représentent le monde de la Loi Travail contre laquelle nous avons lutté des mois durant à coup de manifestations, pétitions, rassemblements et actions diverses sans être écouté par les politiques, nous réprimant à force de matraquages et de gazages, organisent à Lyon meetings et congrès pour exposer leurs programmes liberticides.

    (suite…)

  • Kurdistan: Choisir son camp ; celui du peuple ! Lettre ouverte à nos camarades.

    Lettre ouverte aux organisations progressistes, révolutionnaires, ainsi qu'aux médias alternatifs et militants.

    Il n'est pas possible de soutenir à la fois les opprimés et leurs oppresseurs.

    Dernièrement, le siège et la chute de la ville d'Alep a causé de violents remous dans l'opinion publique au sein de l’État Français. Les images de morts, de blessés, de destruction, de bombardements ont marqué les esprits. Il est logique, il est sain d'être horrifié par ce genre de scènes.

    Pourtant, l'empathie légitime qu'il est possible de ressentir pour les victimes de ces opérations militaires, des exactions qui ont suivi la reprise de la ville, ne doit pas oblitérer tout jugement politique. Cela ne doit pas occulter la véritable nature politique de l'opposition armée connue sous le nom de « Armée Syrienne Libre » et les intérêts qu'elle sert, entre les mains de ses maîtres.

    Que des individus soient mortifiés et réagissent avec leur cœur, comment le-leur reprocherions-nous ? Si ils sont dans l'ignorance des ramifications et des implications politiques, nous ne saurions les blâmer, c'est à nous, militants, de les en informer.

    Mais qu'une organisation politique ou un média militant prenne position pour soutenir l'appel de la "mairie d'Alep-est", c'est une toute autre chose.

    L'erreur existe, et l'ignorance également. C'est pour cela que nous rédigeons cette lettre. Nous les invitons à repenser leur position, à comprendre qu'on ne peut pas être équidistant entre les progressistes et les réactionnaires sans prendre fait et cause pour eux.

    Beaucoup d'organisations politiques et de médias militants progressistes affirment soutenir la lutte du peuple kurde contre ses oppresseurs en Turquie et en Syrie. Ces organisations et médias retransmettent les informations transmises par la coalition formée autour du PKK, du TKP M/L, de leurs organisations militaires YPG – YPJ – TIKKO, et affirment également soutenir la politique du HDP en Turquie, qui combat contre l'ogre Erdogan et son régime.

    La coalition que forment les organisations de combat kurdes est la seule à œuvrer à une lutte résolue pour le progrès, l'égalité, et pour chasser les impérialistes. Et ce, que ce soit au Rojava (Kurdistan Syrien) au Bakur (Kurdistan de Turquie), sur leur terre, tout comme pour l'émancipation générale des peuples de Syrie et de Turquie.

    Le Parti HDP, dans l’État Turc, mène une lutte exemplaire pour le maintien des droits démocratiques dans un État qui sombre dans le fascisme.

    Que veulent ces forces ?

    Les forces combattantes du Kurdistan Turc et Syrien veulent l'indépendance. Elles veulent la constitution non pas d'un état bourgeois de plus, mais bien d'un État libre de démocratie populaire. Elles combattent, dans un front uni avec leurs alliés, contre l'impérialisme, le capitalisme, l'obscurantisme, le sexisme et la destruction de l'environnement.

    Les forces Kurdes mènent la lutte depuis 1978 dans l’État Turc, date à laquelle a été fondé le Parti des Travailleurs du Kurdistan, sous l'impulsion de Abdullah Öcalan. Depuis le commencement de la guérilla, les forces Kurdes n'ont jamais renoncé à obtenir un état indépendant.

    La coalition des Forces Démocratiques Syriennes est un front dans lequel luttent les Kurdes, contre le régime dictatorial et clientéliste de Bachar Al-Assad, laquais des Russes, et contre les pions de Erdogan et des réactionnaires, la clique de l'Armée Libre Syrienne. Ces forces combattent également les réactionnaires fascistes de Daesh. Pourtant cette alliance n'est pas toujours fiable et connaît des fractures. De nombreuses forces combattent aux côtés des Kurdes contre Daesh, l'ASL ou le régime, mais il est arrivé que les alliés de la veille se retournent contre les combattants kurdes dès que l'ennemi commun prend la fuite. Très peu de forces syriennes acceptent l'idée d'un Rojava indépendant. C'est pour cela que nous devons soutenir nos camarades au front. L'anti-impérialisme et l'internationalisme sont les meilleurs alliés des Kurdes.

    Début 2016, les forces combattantes révolutionnaires Turques et Kurdes se sont unifiées autour d'un front commun nommé “Halkların Birleşik Devrim Hareketi” (Mouvement Révolutionnaire Unis des Peuples) rassemblant une dizaine d'organisations révolutionnaires Kurdes et Turques.
    Voici quelles sont ces organisations:

    • Devrimci Karargâh (QG Révolutionnaire)
    • DKP (Parti de communards révolutionnaires)
    • MKP (Parti communiste maoiste)
    • MLKP (Parti communiste marxiste léniniste) pour combattre le fascisme turc au Kurdistan.)
    • THKP-C/MLSPB ( Parti/Front communiste de Turquie/marxiste-léniniste, brigades armées de propagande)
    • PKK (Le Parti des travailleurs du Kurdistan)
    • TİKB (L’union des communistes Révolutionnaires de Turquie)
    • TKEP-L (Parti communiste de Travail, léniniste)

    D'autres combattent également de manière indépendante ou côte-à-côte avec les forces progressistes Kurdes et Turques. Nous mentionnons leurs noms en annexe
    .
    Leur communiqué résume leurs objectifs:

    • "Notre mouvement a pour objectif d’obtenir un avenir libre, démocratique pour nos peuples, contre l’impérialisme, le capitalisme, le chauvinisme, le fascisme et le racisme. Il considère incontournable la destruction de l’AKP fasciste, avec tous ses soutiens sociaux et par la force révolutionnaire du peuple.
    • Le gouvernement AKP, est en train de détruire la nature, en même temps que la société. Il intensifie l’exploitation de la classe ouvrière et de tous les travailleur/ses, et impose les conditions d’esclavage. Sur toutes les masses de population, il est répressif et meurtrier.
    • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, adopte le principe de réunir et d’organiser toutes ces forces sous les attaques de l’Etat bourgeois de la République Turque et du gouvernement AKP, et de les mobiliser pour la lutte.
    • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, lutte pour l’écologie, pour la libération de la femme, pour la classe ouvrière, les droits et les libertés des travailleurs, ainsi que pour installer le pouvoir du peuple pour la Turquie, et l’autonomie au Kurdistan afin de permettre un avenir libre pour nos peuples.
    • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, appelle toutes les masses populaires meurtries par le fascisme et l’intégrisme, en commençant par les femmes, les jeunes, les ouvriers et les travailleurs, à s’organiser, s’unir et lutter pour la liberté, la démocratie et la fraternité des peuples."

    Certes la guerre force à des compromis. Le mouvement de libération kurde a dû en faire et en fera certainement d'autres. Mais ces compromis n'ont jamais détourné ces forces combattantes de leur but ; contrairement à une ALS qui est directement une marionnette entre les mains de ses maîtres. Ériger ces compromis en obstacles insurmontables est le paravent de la lâcheté et du sectarisme. Pendant que, bien au chaud, des militants s'échinent à trouver des groupes qui soient l'incarnation de la perfection, mais dont l'impact réel est nul, ceux qui combattent réellement meurent au front sans soutien. Dans notre calme État impérialiste, s'offusquer qu'il soit possible de chercher des alliés tactiques lorsque les bombes pleuvent est un luxe que ne peuvent connaître ceux qui subissent la guerre.

    Il est possible, et il est d'ailleurs sain d'être critique. Mais il est nécessaire de savoir choisir également son camp.

    Il est impossible de jouer sur deux tableaux.                

    L'occident, et au premier rang la France, condamne le régime de Bachar Al-Assad pour des motifs hypocrites, camouflant une opposition géopolitique avec la Russie. Lorsque la famille Assad était une bonne cliente de la France, celle-ci ne tarissait pas d'éloge au sujet du régime.
    Certains groupes militants pensent qu'il faut appliquer alors, mécaniquement, le fait que l'ennemi de notre ennemi est notre allié. Ils soutiennent alors Bachar Al-Assad comme un rempart contre l’obscurantisme, comme un chef de file de l'anti-impérialisme. En somme, ils nient que Bachar Al-Assad est un simple agent de la Russie au Moyen-Orient, une marionnette des ambitions Irano-Russes dans l'orient de la Méditerranée.

    Ces organisations peignent en rouge le régime, et peignent en rouge Poutine, ce qui est faux. Elles mettent en avant -tout aussi hypocritement- le fait que le régime serait l'allié des Kurdes, et qu'il est possible de concilier les deux. C'est escamoter le fait que, si des trêves existent lorsque Daech et l'ALS sont présentes, le régime n'a de cesse de tenter d'exterminer les Kurdes dès qu'ils sont seuls à seuls.

    Soutenir le régime de Bachar Al-Assad, c'est célébrer l'impérialisme Russe, c'est célébrer faussement les BRICS [Les états émergents, Brazil, Russia, India, China, South Africa] comme étant la révolution mondiale, c'est se mettre à la solde d'une réaction contre une autre. Pire encore, certains souhaitent l'union de la France et de la Russie dans cette affaire, niant par là même le caractère criminel de l'impérialisme français, et souhaitant simplement qu'ils s'alignent sur un autre camp.

    Qu'est ce que l'Armée Syrienne Libre et que veut cette coalition ?

    L'Armée Syrienne Libre n'est pas unie idéologiquement, elle est une ligue de diverses organisations allant de démocrates sincères jusqu'à des obscurantistes virulents.

    Ces forces sont principalement divisées en deux groupes, ou chambres d'opérations qui sont des alliances temporaires et non-exclusives autour d'objectifs ponctuels ou autour du soutien d'une puissance étrangère. La première Fatah Halab -conquête d'Alep- rassemble les agents d'Erdogan et des occidentaux. Elle est la force qui a été utilisée par la Turquie pour faire barrage à l'unification des zones contrôlées par les Kurdes au Rojava. Elle rassemble grossièrement 50% des forces armées de la nébuleuse de l'Armée Libre Syrienne. Ce sont les fameux "modérés" soutenus par l'occident. Issus des frères musulmans et des organisations réactionnaires locales, ils ne sont considérés comme modérés uniquement parce qu'ils ne menacent pas les intérêts occidentaux.

    Jaish Al Fatah, -l'armée de la conquête- est construite autour des différentes cellules d'Al-Qaïda ayant survécus à la concurrence de Daesh. Cette chambre d'opération se démarque de la première par le fait qu'elle considère celle-ci comme "trop modérée." Egalement, Jaish Al Fatah est principalement le pion de l'Arabie Saoudite et du Qatar, avant d'être celui d'Erdogan.
    Hors de ces chambres d'opération, des poussières qui s'agglutinent parfois dans des configurations différentes, mais toujours à la remorque, dans l'ombre, des deux chambres d'opération principales. C'est dans cette poussière que certaines organisations de l'Etat Français pensent trouver des joyaux d'une pureté révolutionnaire parfaite.

    Le fait est qu'il existe des lignes progressistes au sein de l'Armée Syrienne Libre, c'est indéniable. Mais elles ont fait le choix de se mettre à la remorque des agents les plus réactionnaires de la coalition. Elles ont jeté par dessus bord leur indépendance politique pour se mettre eu ligne aux cotés d'Al-Qaïda et des obscurantistes. Elles ont abandonné toute stratégie en devenant des mercenaires de la Turquie, des USA et de la France. Ces forces, pendant la bataille d'Alep, n'ont servi qu'à assouvir les ambitions expansionnistes de la Turquie, et à être une des branches de la tenaille pour écraser les forces combattantes Kurdes, au lieu de combattre le régime de Bachar Al-Assad. Cette clique est plus une armée de mercenaires au service d'un maître qu'une force politique cohérente.

    Plusieurs organisations politiques au sein de l’État français, mais également en occident en général, trouvent conciliable de marcher et de défiler à l'appel du "maire d'Alep-est" et de soutenir la cause du peuple Kurde. Nous affirmons que cela n'est pas possible. Il n'est pas possible de soutenir ceux qui s'allient avec la France et la Turquie, qui en sont les mercenaires, sans devenir soi-même un renégat.

    Nous affirmons qu'il est impossible de pouvoir jouer sur les deux tableaux et de pouvoir défiler sous le pavillon d'une clique de bandits au service des intérêts de la Turquie. Qu'il est impossible de pouvoir saluer la lutte des YPG – YPJ – TIKKO et de marcher avec leurs bourreaux. Qu'il est impossible de prétendre combattre l'impérialisme et ses ramifications tout en soutenant ses agents.

    Quelques soient les raisons invoquées, quelque soit la faction obscure soutenue par les groupes soi-disant révolutionnaires, soutenir toute branche de l'ASL, marcher avec Free Syria, c'est marcher avec l'AKP et ses sbires. C'est marcher avec les bourreaux du peuple kurde.

    C'est également marcher main dans la main avec les laquais des impérialistes occidentaux dans la région. C'est marcher avec l'impérialisme français et embrasser son drapeau. Il n'est pas possible de tenir ce discours et d'ensuite "compenser" en agitant le drapeau du Kurdistan libre, le salissant par la même occasion.

    Cela n'est pas conciliable.

    Que le régime de Bachar Al-Assad soit un régime d'oppression à la solde des intérêts de la Russie est une vérité. Il est juste de le pointer du doigt et cela doit être fait, il n'est pas conciliable de se dire révolutionnaire tout en le saluant. Mais il est aisé de dénoncer les ennemis de son propre impérialisme.

    Ceux qui, dans l’État français, se réjouissent des victoires de l'ASL, pleurent ses défaites, chantent leurs louanges ne sont pas seulement en contradiction avec le fait de soutenir les kurdes et les Forces Démocratiques Syriennes, ils se déclarent même ennemis de leur cause de libération nationale et de libération de la Syrie de la présence des impérialistes.

    Une ligne de démarcation se trace, elle doit être franchie, que cela soit d'un coté ou de l'autre, par toutes les organisations ayant une position sur la question de la guerre en Syrie.

    Certains prônent l'éclectisme et soutiennent tout ce qui lutte contre le régime de Bachar Al-Assad. Il n'est pas possible de l'être dans une lutte à mort.

    Certains prennent ceci par dessus la jambe, le traitent avec légèreté. Ils se démasquent comme étant des opportunistes qui ne voient le fait de soutenir les kurdes que comme étant "de bon ton". Nous devons dénoncer cet opportunisme.

    Lorsque, rien qu'à Lyon, la mairie Front de Gauche du premier arrondissement de Lyon accepte de relayer l'appel réactionnaire du maire d'Alep-Est, nous devons les dénoncer et dénoncer leur attitude de renégat.

    Lorsque Europe Ecologie / Les Verts signe également cet appel, nous devons dénoncer l'attitude de laquais de l'impérialisme de cette organisation.

    Lorsque "Ensemble" signe ceci aux côtés des agents fascistes d'AKP, c'est qu'ils prennent position en faveur de la répression du peuple Kurde.

    Ceux qui parlent de "soutien critique" lorsqu'ils se rassemblent sous le drapeau de l'ASL de la France et de la Turquie se démasquent donc comme des soutiens de fait à ces forces.

    Nous appelons toutes les organisations progressistes et révolutionnaires de l’État Français ou francophones à relayer cet appel, à prendre position sur le fond de celui-ci et à démasquer les mercenaires de l'impérialisme.

    Nous devons dénoncer les appels hypocrites de la France et des organisations qui sont ses valets. Sous couvert d'humanitaire, ces cris servent à implanter les avant-postes de son impérialisme.

    Nous appelons ces organisations et ces médias à rejeter les positions et la propagande des agents de l'impérialisme, au premier chef duquel l'impérialisme français, notre ennemi premier. Nous souhaitons la défaite de notre propre impérialisme, que ses griffes soient arrachées et ses armes brisées !

    Nous appelons à la constitutions d'initiatives, militantes, politiques, financières pour soutenir depuis l'Etat Français la lutte du peuple Kurde et de ses alliés pour sa libération du Kurdistan et de la Syrie.

    Vive la lutte du peuple Kurde et de ses alliés pour la liberté ! A bas le régime fasciste d'Erdogan et les laquais des impérialistes !

     Vivent les volontaires internationaux qui combattent aux côtés des Kurdes !

     

    Premiers signataires : Maison de la Mésopotamie ; Unité Communiste – Lyon; OCML Voie Prolétarienne ; Organisation Communiste – Futur Rouge ; Jeunes Communistes Lyon ; Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (Paris) ​; YDG – Nouvelle Jeunesse Démocratique

    Pour être cosignataire: Solidarite.kurdistan@gmail.com

    Annexe:
    Les forces des Kurdes et leurs alliés:

     

    HPG : Force de Défense du Peuple.
    YJA-Star : Unités des Femmes Libres.
    PAJK : Parti des Femmes Libres du Kurdistan.
    YPS : Unités de Protection Civile.
    YDG-H : Mouvement de la Jeunesse Révolutionnaire Patriotique.
    HDP : Parti Démocratique des Peuples.
    DBP : Parti Démocratique des Régions.
    HDK : Congrès Démocratique des Peuples.
    PKK: Parti des Travailleurs du Kurdistan.
    YPG: Unités de Défense du Peuple.
    YPJ: Unités de Défense Féminines.
    PYD: Parti de l'Union Démocratique Kurde (en Syrie).

    Organisations turques combattant aux côtés des forces combattantes Kurdes.

    MLKP : Parti Communiste Marxiste-léniniste.
    DHKP-C : Parti-Front Révolutionnaire pour la Libération du Peuple.
    TKP-ML : Parti Communiste Turc – Marxiste-léniniste. Sa branche armée est le Tikko.
    MKP : Parti Communiste Maoïste.
    MLSPB : Union Marxiste-léniniste pour la Propagande Armée.
    DAF : Action Révolutionnaire Anarchiste.

    Organisations de volontaires étrangers:
    Bataillon International de la Libération au Rojava.
    A.I.T.
    Antifascist Internationalist Tabur