Catégorie : Communiqués

  • Liberté pour Salah Hamouri !

    Liberté pour Salah Hamouri !

    Liberté pour Salah Hamouri !

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon, le 27 août 2017.

    Une nouvelle fois, Salah Hamouri connaît les geôles de l’Etat israélien. Une nouvelle fois, le militant franco-palestinien subit la répression de la part des occupants de la Palestine.

    Salah Hamouri, ce nom évoque une lutte longue, difficile, pour la liberté d’un individu, pour la liberté d’un peuple, mais également pour la solidarité internationale.

    Le 23 aout, Salah Hamouri est arrêté par les forces de l’ordre israéliennes chez lui, à Jérusalem-Est. Dans le but de l’interroger sur ses activités politiques, le parquet Israélien le maintient en détention jusqu’au 27 aout. Par la suite, son sort sera connu, la relaxe ou la mise en examen.

    Pour Salah, hélas, cela ne constitue pas une nouveauté.

    En mars 2005,  il était arrêté à un checkpoint sur la route de Ramallah, aussitôt, il est emprisonné. Sa détention durera deux ans avant que le tribunal militaire ne statue sur les charges retenues contre lui.

    Accusé d’être membre du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) et d’avoir ourdi une tentative d’assassinat d’un des rabbins les plus réactionnaires d’Israël, son procès, émaillé de chantages et de marchandages, s’est clôturé en 2008. Salah Hamouri, menacé de 14 ans de prison, malgré un dossier vide, en fut réduit à se rabattre sur une plaidoirie de marchandage, laquelle le pousse à plaider coupable.

    Il est condamné à 7 années de réclusion.

    Bien que soutenu très fortement par un grand nombre de militants, d’organisations, de personnalités, Salah Hamouri ne bénéficia d’une libération que par le truchement d’une amnistie massive de 1027 prisonniers palestiniens, en échange de Gilad Shalit, soldat israélien prisonnier du Hamas.

    Le 18 décembre 2011, après 6 ans dans les prisons de l’Etat israélien, Salah retrouvait la liberté.

    Aujourd’hui, cette lutte recommence, pour obtenir que le jeune avocat ne connaisse pas de nouveau l’enfer de la privation de liberté, au cœur d’un des derniers pays d’Apartheid.

    Tout comme Georges Abdallah, détenu à Lannemezan, Salah Hamouri subit les foudres de la justice, du fait de son opposition à l’ordre colonial d’Israël. L’un et l’autre sont des détenus politiques, condamnés pour leur engagement du côté de la liberté, du côté de l’égalité, du côté de la dignité.

    Aujourd’hui, le président de la République, Emmanuel Macron, indique une ligne qui va à l’encontre total de ces luttes : il indique que la lutte contre l’impérialisme israélien sera assimilé à de l’antisémitisme.

    Il est vrai que des apprentis-sorciers du fascisme et de l’obscurantisme jouent sur l’antisionisme pour vomir leur antisémitisme camouflé. Il est essentiel de les dénoncer et de les pourchasser. Mais il est véridique aussi que cette ambigüité sert étroitement les intérêts d’Israël et de ses agents pour frapper les mouvements de libération nationale.

    Les états impérialistes ont toujours instrumentalisé des concepts pour légitimer leur œuvre de domination. Que ce soit le Lebensraum, la sphère de coprospérité pan-asiatique, la destinée manifeste, le devoir de civilisation, tous ces termes n’ont signifié autre chose que « invasion. » Pour les camoufler, les agresseurs les ont paré d’une mystique, ont maquillé leur œuvre de destruction et d’asservissement par ces beautés.

    Derrière ces chants de sirène, il n’y avait que des soifs d’exploitation, de surexploitation, de colonialisme et de pillage.

    L’Etat israélien ne déroge pas à la règle, instrumentalisant les concepts religieux, les concepts de race et de peuple pour servir sa politique coloniale et impérialiste. L’Etat israélien joue la carte du sionisme pour légitimer son oppression.

    L’Etat israélien est un bastion de l’impérialisme, un bastion de la réaction et du racisme.

    L’Unité Communiste de Lyon apporte son soutien à Salah Hamouri et aux prisonniers politiques de la lutte anti-impérialiste, détenus en Israël, dans l’Etat français et partout dans le monde.

    L’Unité Communiste de Lyon apporte son soutien à la résistance palestinienne, et plus particulièrement à la résistance populaire et progressiste.

    Liberté pour Salah Hamouri ! Liberté pour les prisonniers politiques de l’Anti-impérialisme ! A bas les impérialismes, vive le communisme !

  • Sur les relations entre Lénine et Staline – Maria Ulyanova – 1989

    Sur les relations entre Lénine et Staline – Maria Ulyanova – 1989

    Sur les relations entre Lénine et Staline

    Maria Ulyanova

    -1989-

    Les relations entre Lénine et Staline ont fait couler beaucoup d’encre. Elles ont été au centre de nombreux écrits et de nombreuses polémiques. Bien souvent, les anticommunistes ont mis en avant de manière exagérée des éléments anecdotiques pour tenter d’enfoncer un coin dans la filiation politique entre Lénine et Staline.

    Ironiquement, ces anecdotes, visant à retirer toute légitimé à la direction du PC(b)US après la mort de Lénine, sont teintées de ridicule. Elles dépolitisent la lutte entre les différentes tendances au sein du Parti Communiste et tentent d’instiller l’idée que la succession se basait sur des questions de personnalité.

    Tout l’argumentaire de ces anticommunistes se base sur le fait que Staline n’aurait pas été « le dauphin » de Lénine. Est-ce ainsi que fonctionnent les organisations bolcheviques ? Nous en doutons.

    Déjà, nous avions publié les documents relatif à l’histoire du testament de Lénine, tel que compris par Lazare Kaganovich. Aujourd’hui, nous ajoutons ces textes, lesquels reviennent sur les « brouilles » entre Staline et Lénine, et sur la véritable nature de leur relation.

    Ces documents présentent un intérêt particulier, dans le sens où ils illustrent les rapports entre camarades au sein du Parti Bolchevik et où ils permettent de mettre un terme à ces rumeurs et ce travail de sape basé sur l’ad hominem.

  • Documents concernant le procès de Leipzig. Interventions et interviews de G. Dimitrov.

    Documents concernant le procès de Leipzig. Interventions et interviews de G. Dimitrov.

    Documents concernant le procès de Leipzig. Interventions et interviews de G. Dimitrov.


    L’avènement du nazisme ne s’est pas fait d’un seul coup, comme un couperet tombant brutalement. Le nazisme s’est installé coups de force après coups de forces.

    Lorsque le Reichstag fut ainsi incendié, les nazis s’en sont servi comme prétexte pour tenter de décapiter les organisations communistes. Ils passèrent Georges Dimitrov, dirigeant de l’Internationale, en procès. Ce qui devait être une victoire pour eux fut un échec piteux, les juges, pourtant aux ordres de Goering, durent s’incliner et reconnaître l’innocence du prévenu.

    La défense et l’éloquence de Dimitrov, ainsi que la campagne internationale de soutien, ont permis que cela arrive.

    Hannah Arendt, à cette période, avait écrit « il n’y a plus qu’un seul homme en Allemagne, et cet homme est un bulgare »

    Ce document est un recueil de textes datant de la période. L’Incendie du Reichstag, discours final devant le tribunal ; Ce que nous devons dire avant tout ; La signification du procès de Leipzig et Les premiers enseignements. Ces textes sont intéressant et ne perdent pas de leur actualité. La bourgeoisie ne voit les droits démocratiques et politiques, in fine, que comme ‘un mal nécessaire.’

  • Deux Critiques Contemporaines du Vingtième Congrès du Parti Communiste de l’Union Soviétique – 1956

    Deux Critiques Contemporaines du Vingtième Congrès du Parti Communiste de l’Union Soviétique – 1956

    Deux Critiques Contemporaines du Vingtième Congrès du Parti Communiste de l’Union Soviétique

    1956

    La question du XXème congrès du PC(b)US est une question plus que centrale. Elle représente, en quelque sorte, un point de bascule, le point à partir duquel le camp socialiste se fissura, se fragmenta, et, pour finir, se scinda.

    Aujourd’hui, nous produisons deux textes, l’un de Neil Goold militant communiste irlandais; l’autre de Moni Guha, militant indien. Les deux sont intéressant à plus d’un titre, notamment du fait de leur précocité, puisqu’ils furent l’un et l’autre publiés en 1956.

    Nous reproduisons ici la préface qui présente les deux documents.

    Les thèses du Vingtième Congrès du PCUS en 1956 ont gagné l’appui non seulement d’un certain nombre de partis, qui plus tard s’en sont distancés eux-mêmes en partie. Le Parti Communiste de Chine, le Parti Communiste du Vietnam et le Parti des Travailleurs de Corée mais aussi le Parti du Travail d’Albanie, lequel a mené le combat contre les positions du PCUS de l’intérieur du Kremlin lui-même à la réunion des 81 Partis Communistes et Ouvriers en 1960. Par la suite, il a étendu cette lutte pour embrasser la gamme entière du révisionnisme moderne.

    Dans ce contexte les articles de Neil Goold et Moni Guha représentent un accomplissement substantiel. Encore plus car les deux critiques ont été publiées à la suite du Vingtième Congrès et furent mis sous presse avant la publication du ‘Rapport Secret’ de Khrouchtchev dans le ‘New York Times’ en juin 1956.

    L’article de Neil Goold est tirée du livret comprenant trois articles de sa main intitulés ‘Le vingtième Congrès et Après’, lequel fut réimprimé par la maintenant défunte organisation Communiste Britannique et Irlandaise en 1973. Neil Goold était un Irlandais qui a vécu et travaillé en Union soviétique de 1929 aux années 30 et qui a épousé une russe. Il devint un communiste et a soumis sa demande pour devenir membre du PCUS. On lui a suggéré qu’il devait retourner en Irlande et rejoindre le Parti communiste d’Irlande. Il était actif dans le PCI de 1937 à 1939, lorsqu’il fut interné dans le camp de concentration Curragh au début de la guerre. À sa sortie de prison il s’est opposé au CCPP, pour s’être audissous lui-même, sa direction n’étant pas préparée à mettre en œuvre une politique internationaliste d’appui pour le front uni contre le fascisme, après l’invasion par les nazis de l’URSS en 1941. Une telle politique serait allée à l’encontre de la politique de neutralité de Valera, qui était compatissante à l’idée d’une alliance avec l’Allemagne Nazie contre la Grande-Bretagne. Au début des années 1950 Neil Goold était actif dans la Connolly Association à Londres où il est entré en conflit avec l’opportunisme de C. D. Greaves. En avril, 1956 il a publié l’article publié ci-dessous. L’année suivante, ayant rétabli contact avec sa femme et son fils, il est retourné en Union soviétique.

    En 1956 le Parti communiste de l’Inde au Bengale Ouest a été divisé en deux sections, les Dangeites qui étaient les avocats de la Démocratie Nationale et un deuxième groupe qui a soutenu la conservation du programme de la Démocratie Populaire. Le rapport de Khrouchtchev a été accueilli par les partisans de Dange et fut opposé par les Anti-Dangeites. Face à une vague de ressentiment parmi les rangs, le CCPP a à la hâte organisé une réunion du Corps Général

    La direction des deux groupements a réduit la question du Vingtième Congrès à un simple question de soutien ou d’opposition à Staline. C’était Moni Guha, avec quelques camarades, qui ont protesté contre cette méthode de présentation de la question et trouve en ceci la signification politique et idéologique: ils ont argumenté que le point centrale de la charge était les principes et l’idéologie du Marxisme-Léninisme. Dangeite et anti-Dangeite ont fait front commun contre cette interprétation. ‘Un Comité pour la Défense du Marxisme-Léninisme et de Staline’ a été formé sur l’initiative de Moni Guha et un prospectus a été distribué parmi les communistes dans lequel il a été explicitement soutenu que ‘le 20ème Congrès est le Congrès du Révisionnisme et il doit être battu comme Lénine s’est battu contre la Seconde Internationale et la Sociale Démocratie’ (Cette ligne a été incorporée dans la Préface du livre ‘Vingtième Congrès et Staline‘). L’agitation avait un impact tel que la direction du CCPP a été contrainte d’organiser un forum ouvert. Mais ce forum fut publié dans ‘Parichaya’, un magazine littéraire qui était pratiquement contrôlé par le groupe Dangeite. Le premier article du forum ouvert a été écrit par Saroj Acharva, un intellectuel Marxiste renommé, défendant le Vingtième Congrès et diffamant ‘la méthode mécanique sans vie de Staline’. Le deuxième article, celui de Moni Guha dénonçait le 20ème Congrès comme le Congrès du Révisionnisme et soulignait le besoin primordial de le combattre. Le troisième article était de Abdul Momin, victime de la période Ranadive, ex-secrétaire-général du B.P. T U. C., ex-membre du Comité Provincial du CCPP et la figure légendaire de la Grève Carter Calcutta. Il doit être noté que les Camarades Moni Guha, Momin et Satya Gupta (un fonctionnaire de ‘Parichaya’) ont conjointement projeté le contenu de leurs articles. Après la publication de l’article de Abdul Momin, les dirigeants de ‘Parichaya’ ont brusquement fermé le forum ouvert sans accompagner cela d’une raison. Celle-ci étant probablement liée a l’influence de l’article Chinois, ‘Sur l’Expérience Historique de la Dictature du prolétariat’ qui a soutenu et développé les thèses de Khrouchtchev. Cependant, Camarade Satya Gupta fut capable de publier son histoire ‘la Conversation des Morts – Marx, Engels, Lénine et Staline’ sur le Vingtième Congrès. L’article de Moni Guha publié ci-dessous fait partie d’un plus long morceau publié en juillet 1956 au Bengali; il est réimprimé à partir de la traduction anglaise publiée dans le Proletarian Path, Vol. 1, No 4, juin 1994, pp. 40-46.

  • Hommage au martyr Nubar Ozanyan. Assassiné par les fascistes !

    Hommage au martyr Nubar Ozanyan. Assassiné par les fascistes !

    Hommage au martyr Nubar Ozanyan. Assassiné par les fascistes !

    Le 14 août, les communistes du monde entier se sont vu arracher un camarade, un frère d’armes. Un combattant du front militaire comme du front théorique.

    La camarade Nubar Ozanyan, plus connu sous son pseudonyme de commandant Orhan, est en effet tombé au Rojava, sous les balles de l’organisation fasciste-obscurantiste Daesh. Nul doute que cet assassinat doit remplir d’aise les fascistes turcs comme les fascistes-obscurantistes de Daesh. Pour eux, un implacable ennemi est tombé.

    Membre depuis 40 ans du Parti Communiste de Turquie/ Marxiste-Léniniste, commandant aguerri de la branche armée du parti, la Tikko (Armée ouvrière et paysanne de libération de la Turquie), le camarade Ozanyan laisse un grand vide, après une vie vouée à la lutte révolutionnaire, à l’éducation politique, et à la formation militaire des jeunes recrues qui combattent notamment dans le Rojava aujourd’hui.

    Mais, comme le chante le « chant de la Libération », aussi nommé « chant des partisans », « Ami, si tu tombe, un ami sort de l’ombre à ta place. » Nul doute que les jeunes cadres, les jeunes combattants et combattantes poursuivront sa lutte, poursuivront son combat.

    Nubar Ozanyan  est d’origine arménienne, né dans la Turquie kemaliste, laquelle s’est vouée à détruire tout ce qui ne rentrait pas dans le cadre de la « révolution » du « père des turcs ». Il lutta, avec bravoure et humilité, partout où le système capitaliste pourrissant, et où l’impérialisme semaient la mort. En Turquie, en Palestine, au Karabakh, en Arménie ou encore au Kurdistan, le commandant Orhan se battait du côté des opprimés, prouvant aux bourgeoisies impérialistes et compradores que désormais, elles ne connaîtraient plus que des revers, jusqu’à la victoire totale du camp du peuple.

    L’Unité communiste de Lyon se joint à la tristesse des camarades du TKP/ML, et des révolutionnaires du Rojava. Mais si l’homme est mortel, les idées de Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao, et Ibrahim Kaypakkaya , pour lesquelles Nubar Ozanyan a donné sa vie, ne le sont pas ! L’idéologie qui permet la libération des masses populaires est une hydre qui sans-cesse renaît, car, chaque jours, les capitalistes et les impérialistes dressent les masses populaires contre eux. Chaque jour, ils creusent leur propres tombes.

     Contrairement à ce que prétend la bourgeoisie, via son monopole médiatique, et via les relais de propagande de leurs éducations nationales, la flamme du communisme n’est pas éteinte ! Elle ne le sera jamais.

    Dans l’Etat turc et dans le Rojava, le TKP/ML mène la lutte aux côtés des kurdes du PKK, du PYD, du YPG et des YPJ , contre le fasciste Erdogan, et ses pions obscurantistes ; en Inde, la rébellions naxalite contrôle des régions entières où sont tenus en échec les capitalistes et leurs milices sanguinaires ; aux Philippines, la lutte de la Nouvelle armée populaire avance, malgré les oscillations et les trahisons des bourgeois, lesquels soutiennent le boucher Duterte ; au Pérou, la pensée du président Gonzalo guide encore ceux qui sont épris de liberté, et de justice.

    Partout où l’oppression sévit, les masses s’organisent et ripostent !

    Dans l’État français, le mouvement communiste, toujours divisé doit tourner ses yeux vers ces exemples. Nous devons nous inspirer de l’exemple du commandant Orhan, de son combat, de sa rigueur, de son humilité.

    Rassemblons nous, organisons nous, formons nous, ressuscitons le Parti communiste de la classe ouvrière, reformons le camps du peuple ! Le meilleur hommage à ceux qui sont tombés est de poursuivre leur combat, et de le mener à son terme !

    En Turquie, dans le Rojava, comme partout à travers le monde, les martyrs de la révolution nous regardent !

    Honorons les !

  • Réponse des communistes marxistes-léninistes-maoïstes aux auteurs du « Livre noir du communisme » – 2002

    Réponse des communistes marxistes-léninistes-maoïstes aux auteurs du « Livre noir du communisme » – 2002

    RÉPONSE

    DES COMMUNISTES MARXISTES-LÉNINISTES-MAOÏSTES

    AUX AUTEURS DU

    « LIVRE NOIR DU COMMUNISME »

     In REVUE THÉORIQUE n°1 – ORPCF -2002 –

    Le livre noir du communisme. Les thèses de ce livre, d’une scientificité plus que douteuse, sont partout. Accepté comme une parole d’évangile par tous les anticommunistes et par l’Education Nationale, ce pamphlet n’a de cesse de présenter une version tronquée, truquée, mensongère de l’URSS, de la Chine, de l’Albanie et des démocraties populaires.

    Cet ouvrage, honteux, a servi de fer de lance pour les anti-communistes, mais également pour certaines idéologies se présentant comme les tenants d’un communisme pur. Curieux liens, où il est aisé de trouver des écrits de Soljenytsine, de Boris Souvarov, de Robert Conquest dans les librairies « d’extrême-gauche .»

    Aujourd’hui, nous publions une réponse qui a été rédigée par l’Organisation pour la Reconstitution du Parti Communiste de France (O.R.P.C.F.) en 2002. Cette réponse forme un document que chaque communiste se doit de connaître, pour être en mesure de rejeter les arguments pourris développés au sein du « Livre Noir ».

    Les mensonges sur l’URSS et sur le communisme en général sont légion. Mais ils la recherche scientifique et la recherche de la vérité les balaient les uns après les autres.

    Cette lecture, de même que celle de Falsificateurs de l’histoire, déjà présente sur notre site, représentent deux contre-offensives pour restaurer la vérité.

  • 12 Septembre – Mobilisation !

    12 Septembre – Mobilisation !

    -Avec les Syndicats – Avec Front Social – Avec les organisations combatives-

    -Toutes et tous dans la rue-

    Depuis son élection, Emmanuel Macron a été d’une efficacité redoutable pour plaire à ses maîtres : les exploiteurs. Son gouvernement mène la politique la plus réactionnaire, la plus antisociale, la plus anti-travailleurs depuis la Libération. Ses attaques débridées se muent en véritable Tsunami contre les droits des travailleurs et des travailleuses, tandis qu’il couvre de mille cadeaux ses commanditaires.

    L’offensive Macron, cela signifie la fin du Code du Travail. Désormais, l’employeur devient un seigneur absolu : horaires, salaires, contrats, plus rien n’a de valeur. Seule sa voix compte.

    La fin des possibilités de défense pour les travailleurs. Les Prudhommes, déjà affaiblis, sont dans l’impossibilité de pouvoir défendre les exploités. Si un patron commet un acte illégal, il n’a quasiment plus aucune chance d’être condamné.

    Contourner les syndicats : en imposant des référendums d’entreprises, véritables parodies de démocratie, mais vraies guillotines à droits sociaux.

    La fin des assurances chômage et maladie : désormais, le gouvernement et l’Etat peuvent utiliser les cotisations sur le salaire des travailleurs comme bon leur semble. Moins de médicaments pour les seniors, mais plus de bombes pour l’armée.

    La destruction des aides sociales, comme les APL, rendant la vie encore plus chère et la misère plus proche.

    La baisse majeure des budgets de l’enseignement national et supérieur : Désormais, pour étudier convenablement, il faudra passer par la caisse. Ce cadeau fait au privé et aux entreprises se paie cher pour les classes populaires.

    La baisse des budgets des collectivités locales : pour des crèches, des associations, des centres aérés, des activités locales associatives, il sera nécessaire de payer chaque fois plus.

    La guerre, la guerre, toujours la guerre ! Même si le budget de l’armée baisse, ses missions continuent et s’étendent. La guerre pour AREVA, la guerre pour TOTAL, la guerre pour BOUYGUES ou LAFARGE. La guerre pour les profits des bourgeois, payés par notre sang et nos deniers, pour maintenir la domination tricolore dans le monde.

    En colère ? Gare ! Le contrôle renforcé permis par l’Etat d’urgence et son intégration dans le droit commun permet de stopper préventivement les mobilisations, d’assigner à résidence les gêneurs, d’interdire les manifestations, de créer toutes sortes d’embûches pour nuire à toute volonté de défense des droits des classes populaires.

    Mais tout n’est pas noir dans son projet. Une poignée de bourgeois est ravie de savoir que ses impôts seront allégés, lorsqu’elle daigne les payer ! Les patrons seront ravis de plonger dans la misère leurs employés pour gonfler leurs profits !

    Macron c’est la dictature intégrale de la bourgeoisie sur les travailleurs.

    MOBILISONS-NOUS !

     Le 12 septembre, la CGT et les autres syndicats combatifs, ainsi que Front Social et de nombreuses organisations politiques appellent à se mobiliser massivement, à descendre dans la rue.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à rejoindre cette mobilisation, à l’intensifier, à l’unifier le plus possible. Elle doit se montrer à la hauteur des enjeux.

    La mobilisation dans la rue est notre seule arme, il n’existe aucune réelle opposition institutionnelle. L’Assemblée, le Sénat, les institutions sont aux ordres des exploiteurs. Nous devons nous mobiliser en ne comptant que sur nos propres forces, tant contre ces réformes, mais également pour qu’existe une véritable opposition extra-parlementaire.

    Cette bataille est cruciale. Si les projets du gouvernement aboutissent, les répercussions seront terribles ! La baisse programmée des salaires entrainera une misère terrible. Précarité, absence d’aides sociales, absence de soins… Le programme de Macron est celui du passé, le retour des effrayants tableaux du XIXe siècle.

    La programme Kamikaze de Macron, c’est la recette de l’implosion sociale.

    Même pour les bourgeois, l’avenir n’est pas rose. Sans argent, qui consommera les productions des usines ? De moins en moins de personnes. La crise généralisée guette, le ralentissement économique et l’asphyxie menacent.

    Le programme de Macron, c’est la crise économique.

    Cette impasse, c’est l’impasse du capitalisme. C’est l’impasse de l’avidité, du comportement de charognard des exploiteurs. C’est une impasse sociale, une impasse politique.

    Les communistes ne veulent pas sauver le système capitaliste. Il a fait son temps.

    Seule une étape nouvelle, supérieure, ôtant le parasitisme d’une poignée de bourgeois inutiles, peut permettre à l’humanité d’avancer vers une société profitable pour tous.

    Une société où le chômage est aboli.

    Une société où les soins sont accessibles à tous et toutes.

    Une société où l’éducation est de qualité, où chacun peut poursuivre des études sans contraintes financières.

    Une société où ce n’est pas l’alimentation, le logement, les frais de transport qui captent la plus grande majorité du budget des ménages.

    Nous voulons bâtir cette société, la société communiste.

    L’Unité Communiste de Lyon se bat, au côté d’autres organisations et groupes, pour construire le Parti Communiste capable d’organiser les exploités et de construire le mouvement révolutionnaire, à même de balayer les exploiteurs et leurs valets.

    Avançons dans la lutte, pour la victoire ! Osons lutter – Osons vaincre !

    Rejoignez les militants de l’Unité Communiste de Lyon dans le cortège de Front Social !

  • Sur l’objet de l’Économie Politique

    Sur l’objet de l’Économie Politique

    Sur l’objet de l’Économie Politique

    Comment s’effondre quelque chose d’aussi grandiose que l’Union Soviétique, le premier Etat prolétarien au monde ? Par un cataclysme, un matin de 1991 ? Ou par un long travail de sape, par l’infiltration, dans des fissures, d’agents rongeant peu à peu la structure, la pourrisant de l’intérieur.

    Certains, parfois d’une naïveté désarmante, ou d’un aveuglement sans faille, préfèrent la première solution. Elle est plus simple, elle permet de rejeter la faute sur Ielstine et Gorbatchev, sans jamais chercher plus loin. Elle permet de ne pas trop se poser de questions sur la politique soviétique, de coller à sa ligne comme à celle des partis qui lui étaient inféodés, y compris jusque dans les choix les plus douteux.

    Cette ligne là est empreinte du campisme, de la nostaligie, du folklore. Elle doit être barré aux communistes sincères, car elle est celle de la reproduction conforme, au mieux.

    L’interêt, aujourd’hui, de pouvoir étudier les documents et les analyses sur l’URSS est immense. Même si certaines questions, comme celles posées dans cette brochure, ne sont pas l’actualité même, elles ne doivent pas être écartées et négligées.

    Sur l’objet de l’économie politique est un texte particulièrement dense, particulièrement interessant, et qui fut difficile à rendre publiable, car la traduction d’origine était constéellée d’erreurs et de manques. Nous rendons cependant hommage au Dr. Adélard Paquin, décédé en 2013, qui a patiemment, dans la mesure de ses possibilité, traduit ces textes inédits en français.

    Notre projet de bibliothèque numérique avance à grand pas, et comportera l’ensemble des traductions disponibles faites par ce militant canadien, mais également, prochainement, certaines archives du mouvement communiste de l’Etat français.

  • Le Caractère Capitaliste des Rapports de Production en Union soviétique

    Le Caractère Capitaliste des Rapports de Production en Union soviétique

    Le Caractère Capitaliste des Rapports de Production en Union soviétique

    La question de la restauration du capitalisme en URSS demeure une question cruciale pour comprendre les manques et les erreurs qu’a pu connaître le mouvement communiste et ses animateurs on pu commettre.
    Les documents que nous produisons aujourd’hui n’ont pas le même panache, dans leur critique, que les attaques romanesques et romancées de Trotski sur l’URSS. Elles ne sont pas de vibrantes batailles d’égo. Elles recherchent la vérité en scientifique, dans l’étude et dans l’analyse.
    La question de l’économie politique et des rapports de productions en URSS n’est pas une question attrayante de prime abord. Pourtant, elle apporte un éclairage plus qu’essentiel.

    Il s’agit d’une question idéologique cruciale, qu’il ne faut nullement négliger. Car, dans la dictature du prolétariat, il faut « balayer sous chaque meuble », car c’est là où la poussière se niche que se nichent également les germes de la restauration.

  • Lancement du Centre de Documentation Révolutionnaire et appel à contribution.

    Lancement du Centre de Documentation Révolutionnaire et appel à contribution.

    Lancement du Centre de Documentation Révolutionnaire

    et appel à contribution.

    L’Unité Communiste de Lyon lance aujourd’hui un appel aux organisations révolutionnaires. En effet, nous désirons recenser, cataloguer, indexer et mettre en ligne le plus grand nombre de ressources liées au mouvement révolutionnaire en général et au mouvement communiste en particulier.

    Nous considérons qu’il est important, dans le but d’avancer idéologiquement, de pouvoir accéder aux ressources militantes, sous toutes leurs formes.

    D’une part dans un but de connaissance. Les classiques du marxisme demeurent accessibles dans une certaine mesure. Mais un grand pan de notre propre histoire est oublié. Il se niche dans les brochures, dans les articles, dans les textes d’orientation, de congrès, dans les tracts, dans les formations, dans l’ensemble du matériel qui est issu de la vie d’une organisation.

    D’autre part dans le but d’opérer une certaine rationalisation de nos efforts, de notre énergie. Fournir des formations « clé en main », fournir des analyses, des documents de vulgarisation, d’explication, d’explicitation…tout un travail qui, bien souvent, est fait et refait sans cesse, tant il est rarement archivé.

    Nous ne prétendons pas être les premiers à porter ce projet. Déjà, un grand nombre d’individus, d’organisations et de sites internet mettent à disposition des ouvrages numérisés et ont recensé un grand nombre de ressources, sous des formes diverses et variées : livres entiers, brochures,  articles…etc. Ce travail immense est le fruit d’un labeur titanesque. Nous ne pouvons que le saluer.

    Mais il est possible de faire plus.

    Nous travaillons sur la possibilité de pouvoir référencer ces ouvrages, ces articles, non pas seulement par auteur ; non pas seulement par date ; mais bien de pouvoir disposer d’une véritable bibliothèque numérique dotée d’un catalogue de recherche.

    Nous voulons qu’il soit possible de rechercher les documents non seulement par auteur, non seulement par date, mais également par thématique, par sujet traité, par question abordée. Ainsi, il sera possible, en une recherche, de retrouver l’ensemble des documents traitant de la construction du Parti, tout comme l’ensemble des documents ayant trait à la lutte des classes sous le socialisme.

    Ce travail a d’ores et déjà commencé. Nous avons, pour le moment, catalogué et indexé une cinquantaine d’ouvrages et de brochures. Il s’agit d’un début. Mais pour le moment, nous nous sommes limités à nos propres productions et numérisations.

    Nous voudrions que cette bibliothèque soit la plus exhaustive possible, en incluant en son sein tant les classiques que les brochures, les tracts ou les formations …etc. Que ces documents soient textuels, audio, audio-visuels, ou picturaux.

    Nous voulons faire cela sans sectarisme. Nous voulons non seulement recenser les écrits faits par nos soins, mais également écrits par d’autres organisations communistes, par les syndicats, par les organisations antifascistes et les fronts unis.

    A  nos yeux, la création de cette bibliothèque est un pas en avant dans la possibilité d’entamer un débat basé sur l’analyse des textes, sur les sources écrites, sur l’accès aux archives du mouvement révolutionnaire international et de l’Etat français.

    Nous nous adressons à tout ceux et celles qui voudraient s’impliquer dans ce projet, pour avancer conjointement dans le but d’abattre ce travail colossal.

    Il s’agit pour nous d’un début, d’une première étape. Nous voulons entamer un travail de long terme, non seulement de collecte, de régénération de l’idéologie révolutionnaire la plus poussée, de permettre de rééditer des documents essentiels.

    Nous projetons d’élargir ce projet et d’ouvrir les colonnes d’une revue trans-organisationnelle à une expression conjointe des communistes de l’Etat français, permettant d’aborder les questions d’actualité comme d’idéologie. Nous considérons que tout ce qui forme un pas en avant vers plus de travail conjoint, vers plus de débat, vers plus d’unification entre nous.

    Ceux et celles qui seraient intéressés, motivés par cette idée, nous les invitons à nous contacter, dans le but de poursuivre et intensifier ce travail. Toutes les bonnes volontés sont bienvenues, pour avancer, pas-à-pas dans la création de ce centre.

    Régénérons l’idéologie communiste ! Dotons la de bases solides !