Catégorie : Communiqués

  • Pas de local fasciste à Lyon !

    Pas de local fasciste à Lyon !

    Hier, 13 janvier 2017, un rassemblement s’est tenu place de la Comédie à Lyon, à l’appel d’un grand nombre d’organisations. Ces organisations politiques, syndicats, associations et groupes se sont réunis pour dénoncer l’ouverture d’un nouveau local fasciste sur Lyon. Rassemblant environ 400 personne, cet événement initie une nouvelle campagne unitaire pour riposter à l’implantation de l’extrême-droite, pour la repousser et pour, ultimement, l’éliminer. Plusieurs interventions et prises de parole ont été effectuées, y compris par l’Unité Communiste de Lyon. Dans un soucis de clarté et de diffusion de nos positions, nous reproduisons ici le canevas général de cette intervention.

    Fermons le Pavillon Noir !

    Une nouvelle fois, l’extrême droite fait parler d’elle à Lyon. Entre deux agressions racistes, entre deux attaques homophobes, entre deux tentatives d’instrumentaliser la misère, entre deux croisières payées par crowfunding, celle-ci trouve le temps -et l’argent- d’ouvrir un nouveau local : le Pavillon Noir.

    Le Pavillon Noir est l’idée d’ouvrir un bar réservé aux blancs, aux « de souche », aux aryens… En somme un lieu qui leur servirait de point d’appui, de centrale de recrutement, et – qui sait – peut-être de blanchiment d’argent, tant, historiquement, l’extrême-droite et l’escroquerie, la mafia, les trafics sont de mèche. Ce ne serait ni la première ni la dernière fois.

    La coordination antifasciste qui s’est construite à Lyon exige sa fermeture. Nous ne voulons pas de cette pustule répugnante dans notre ville.

    Pourtant, extrême-droite et Lyon riment bien souvent. Ce n’est pas le premier Pavillon Noir qui tente de s’ouvrir, ni le premier local en général. Les fascistes tentent depuis plus de dix ans de se bâtir un petit royaume à Lyon.

    Bunker Korps Lyon ; Action Française ; Front National ; Jeunesse Identitaire ; G.U.D. ; Bastion Social… les noms changent, mais le fond reste le même. Xénophobie, racisme, nostalgie pétainistes…Ce sont les multiples facettes de la réaction.

    Les autorités ne sont pas neutres face à ce problème. Entre les petits bourgeois à la croix celtique, entre la jeunesse dorée des monts du lyonnais et de l’autre côté les exploités, les opprimés, celles et ceux qui veulent lutter contre le capitalisme et l’impérialisme, le choix est rapidement fait pour la Préfecture, pour la Mairie, pour la Justice, pour la Police ou pour Gérard Collomb.

    Les uns ont des peines symboliques, de petites tapes sur les mains. Les autres subissent les foudres de la justice de classe de plein fouet. N’oublions pas que lors des rassemblements contre le Bastion Social, l’an passé, c’est la prison qui attendait certains interpelés.

    N’oublions jamais qu’entre ceux et celles qui se présentent comme des rebelles, des dissidents, des révoltés, mais qui mettent tout en œuvre pour défendre les exploiteurs et ceux et celles qui se battent pour renverser le capitalisme, il n’y aura jamais d’égalité de traitement.

    Comptons sur nos propres forces, sur notre capacité de mobilisation pour faire fermer ce local !

    Le fascisme est une tromperie !

    Les fascistes se présentent comme des défenseurs du peuple, comme des protecteurs. Ils utilisent pour cela des maux bien réels. Le sentiment d’impuissance face à une démocratie en panne sèche ; le dégout face à la corruption des dirigeants ; le sentiment d’abandon par les services publics ; le sentiment de colère provoqué par les licenciement, par la hausse de la misère, par la violence quotidienne…

    Mais les fascistes détournent cette colère. Ils et elles la détournent des responsables,  du premier bourreau des exploités et des opprimés au sein de notre Etat : la bourgeoisie et le patronat « bien de chez nous. » Pire, ils la mettent au service de ces ennemis du peuple, en invoquant la grandeur de la Nation, le devoir de serrer les rangs, le nationalisme, le patriotisme… En somme, ils et elles exigent que les esclaves salariés fassent front commun avec leurs maîtres. Leur xénophobie, leur racisme, leur haine de l’autre ne sert qu’a renforcer cet effet. Leur mot d’ordre est la soumission aux exploiteurs.

    Nous n’avons rien en commun avec les milliardaires qui nous saignent. Leurs élus sont d’ailleurs aussi corrompus que les « élites » qu’ils et elles dénoncent. Les exploités et les opprimés, quelque soit leur couleur de peau, leur religion ou son absence, leur langue, leur origine, leur sexualité, leurs goûts partagent un intérêt commun : battre les exploiteurs, où qu’ils, où qu’elles, soient.

    Les fascistes sont des valets de la bourgeoisie en costume de révoltés.

    Une nouvelle coordination antifasciste se lance, à Lyon. Elle réunit largement organisations politiques, syndicats, groupes antifascistes, associations et individus. Cette coordination ne demande qu’a grandir et à se massifier. L’Unité Communiste de Lyon salue cette initiative et appelle à la rejoindre.

    L’Unité Communiste de Lyon défend l’idée que l’antifascisme est une lutte large, qui concerne chacun et chacune. Cependant, nous défendons le fait que cette lutte doit être autonome des institutions, de l’Etat, de la Police, de la préfecture et de la mairie de Lyon. Ce ne sont ni les alliés de la lutte antifasciste, ni les alliés des exploités et des opprimés. Au contraire, l’expérience a démontré que les objectifs de ces institutions étaient de subordonner la lutte antifasciste à leurs objectifs, de la neutraliser, voire de l’écraser.

    Collomb n’est pas que le « facho de service », il est « au service des fachos. »

    L’Unité Communiste de Lyon considère que l’antifascisme être un antifascisme reliant exploitation, oppression et menace fasciste. Un antifascisme de classe, un antifascisme populaire !

    COMBATTONS LE FASCISME PARTOUT OU IL SE TROUVE !

  • Mobilisation contre le « Pavillon Noir », une nouvelle manche de la lutte antifasciste Lyonnaise.

    Mobilisation contre le « Pavillon Noir », une nouvelle manche de la lutte antifasciste Lyonnaise.

    Mobilisation contre le « Pavillon Noir », une nouvelle manche de la lutte antifasciste Lyonnaise.

    Les organisations fascistes ont pignon sur rue depuis bien longtemps, à Lyon. Leur tentacules s’étendent sans cesse au travers de la ville. Auparavant, ce fut le Bunker Korps Lyon, repaire de néo-nazis, fermé sous la pression, puis d’autres pustules ont fleuri. Les fascistes bénéficient d’une tolérance complice de la part des autorités, de la mairie de Lyon, de la préfecture, de l’Etat.

    Ils ont aujourd’hui bâti un réseau important, avec leurs bars, leurs magasins, leurs lieux à eux, réservé à ceux de leur espèce. Ils et elles veulent faire de Lyon leur paradis, en commençant par le quartier ancien, rive droite de la Saône.

    L’an passé, les fascistes ont tenté, inspirés par leur modèle italien, d’instrumentaliser la misère des plus démunis pour installer une tête de pont sur la Presqu’île de Lyon. Leur prétendu lieu d’accueil, le « Bastion Social », réservé aux « français de souche » -aux blancs- n’était qu’une couverture pour l’installation d’une base d’opération de l’autre côté de la Saône.

    La mobilisation a permis d’exercer une pression importante sur les autorités, forçant celles-ci, qui ne toléraient plus les rassemblements récurrents dans cette zone touristique, à clore ce bubon. Cela n’a pas empêché l’Etat de faire payer chèrement cette victoire, en exerçant une répression particulièrement aigüe sur les mobilisés, en particulier sur nos camarades antifascistes.

    Aujourd’hui, un nouveau round se lance pour poursuivre cette lutte, avec comme idée de combattre la nouvelle tentative de construction de place-forte des fascistes : « Le Pavillon Noir. » Sous ce nom se cache la résurrection d’un bar ouvert les années passées par les fascistes et fermé pour cause de non respect des normes de sécurité (sic.) . Aujourd’hui, ils et elles tentent de redonner vie à un de leurs points d’appui.

    Nous appelons à combattre cette ouverture.

    L’Unité Communiste de Lyon se joint à la signature d’un appel commun lancé par plusieurs organisations et collectifs militants lyonnais. Elle appelle à venir au rassemblement du 13 janvier, organisé à 17 h place de la Comédie, à Lyon.

    Soyons unis et solidaires. Les fascistes doivent être chassés partout où ils se trouvent !

    Nous joignons ici l’appel commun à ce rassemblement.

    Rendez-vous le samedi 13 janvier 17h, place de la Comédie pour le 1er rassemblement contre l’ouverture du Pavillon Noir!

    Et il y aura d’autres mobilisations à venir!!

    Un blog sera très prochainement en ligne pour permettre à chacun-e de voir qui se cache derrière le Bastion Social.

    Signataires de l’appel : CGA, PG, YDG, Jeune Garde, NPA, Ras L’Front, Planning Familial, JC, CNT, Ensemble 69!, FSU, Solidaires Etudiant-e-s, Lesbian and Gay Pride Lyon, Pink Bloc Lyon, Unité Communiste de Lyon…

    Toutes et tous ensemble

    Fermons le local fasciste « Le pavillon noir »

    Le 13 janvier 2018, un nouveau local d’extrême-droite ouvrira sur Lyon.
    Le GUD, groupuscule violent proche des milieux néo-nazis, va tenter sous une nouvelle entité « Bastion Social » de ré-ouvrir un local appelé « Le Pavillon Noir ».

    Qu’est-ce que le Bastion Social ?

    Le Groupe Union Defense (GUD) s’est mis récemment en sommeil pour essayer de fédérer divers groupuscules radicaux sous le mouvement « Bastion Social ».

    Ce mouvement est directement inspiré du modèle néo-fasciste italien « Casa Pound » et du mouvement néo-nazi grec « Aube Dorée ».

    Leur stratégie est simple : appliquer une politique sociale – nationale et essayer de la diffuser dans la société. C’est ce qu’ils ont tenté de faire en juillet dernier en tentant d’ouvrir un bâtiment soi-disant réservé aux sdf français alors qu’il s’agissait plutôt d’avoir un local en centre-ville pour former des militants.
    Un de leur « modèle », la Casapound italienne, est une organisation qui se présente aux élections sur des bases de division ethnique et d’opposition entre classes populaires « de souche » (selon eux) et les autres, avec des résultats électoraux non négligeables.

    Il faut donc contester ce modèle et c’est le sens de cette première action du 13/01.

    Ne pas laisser ce local ouvrir à Lyon.

    A Strasbourg, le « Bastion Social » a ouvert un local début décembre et une mobilisation unitaire s’est mise en place avec une 1ère manifestation le 9 décembre et une prévue le 20 janvier.
    Sur Lyon, il est hors de question de laisser un nouveau local ouvrir ! (voir cartographie sur le blog en lien en fin de tract)

    Depuis peu, les agressions commises par ces groupuscules se multiplient et laisser le Gud-Bastion Social avoir un local ouvert au public sur Lyon n’est pas une option tolérable : ce lieu leur permettra de rassembler, de former idéologiquement et au combat…

    Il y a besoin d’unité entre les classes populaires qui voient leurs droits à l’existence menacés (dans l’emploi, la protection sociale, la santé…) et qui ne devraient pas se tromper de colère. Leurs ennemis ne sont pas « les étrangers » mais « le chômage et la précarité » ainsi que les politiques de droite comme de gauche qui ne cherchent pas des solutions par la voie, notamment, d’une autre répartition plus juste des richesses.

    Par solidarité envers les personnes agressées, ciblées de par leur couleurs de peaux, leurs orientations sexuelles, leurs genres ou le simple fait de militer pour une société égalitaire, nous devons nous mobiliser !!

    C’est pourquoi, nous appelons à un rassemblement le samedi 13 janvier à 17h place de la Comédie (métro Hôtel de Ville).

    Toutes et tous ensemble, fermons le Pavillon Noir !

    Le Pavillon Noir est notre 1er objectif mais nous n’oublions les autres locaux existant sur Lyon.

  • Vœux de l’Unité Communiste de Lyon pour l’année 2018

    Vœux de l’Unité Communiste de Lyon pour l’année 2018

    A tous et toutes,

    Camarades,

    En ce début d’année 2018, l’Unité Communiste de Lyon adresse ses vœux les plus chaleureux à l’ensemble des exploités et des opprimés.  Elle leur adresse des vœux de lutte, de combativité, de solidarité. Des vœux qui ne peuvent se réaliser par une force métaphysique, mais uniquement sous l’égide d’une plus grande organisation, d’une plus grande structuration, d’une unité de volonté sans cesse trempée par la lutte commune.

    Car, à l’échelle mondiale, une déferlante réactionnaire et belliciste frappe les masses. Elle n’épargne aucune région du globe. Qu’elle soit par les attaques sur les droits sociaux ; par les rhétoriques obscurantistes ou par la guerre, elle suit la même logique : diviser ceux qui ont tout en commun, pour les écraser dans le détail et les exploiter.

    Un sentiment apocalyptique noie ce début d’année. Un sentiment d’être au bord du précipice.

    Camarades, la guerre couve partout dans le monde.

    Le jeu de provocation que mène les USA contre la Corée du Nord se poursuit. Devant le refus de la RPDC de courber l’échine devant Trump, une véritable campagne en faveur du conflit se développe, jouant sur les ressorts les plus éhontés pour obtenir l’adhésion ou la neutralité de la plus grande partie de l’échiquier politique.

    Une tension palpable entre OTAN et forces Russes demeure particulièrement importante. Cet été, les manœuvres de Zapad-2017, au cours desquelles les Russes ont opéré une véritable démonstration de force, ont hypnotisé les occidentaux, lesquels redoutaient même une escalade militaire de grande ampleur. Le régime Ukrainien tout comme les directions des Etats Baltes poursuivent une radicalisation basée sur la réhabilitation des nazis locaux, tandis que la Russie joue sur une imagerie impériale pour justifier ses prétentions et sa politique d’expansion.

    En Afrique, en Asie tout comme au Moyen-Orient, les impérialismes mènent diverses campagnes pour contrôler ces zones ou les ressources de leurs sous-sols. Ces guerres directes ou indirectes entraînent des blessés, des morts, des exils chez les populations touchées. Les pions des impérialistes, auparavant encensés et récompensés de distinctions prestigieuses, comme le prix Nobel de la paix, dévoilent leur vrai visage.

    En Europe centrale et occidentale, même la situation est loin d’être calme. Que ce soit la ligue réactionnaire portée par les urnes en Autriche, ou les tensions en Catalogne, lesquelles peuvent déboucher sur une guerre civile, les nuages s’amoncellent.

    La misère s’accroît partout dans le monde. Pour la deuxième fois, l’espérance de vie aux USA a reculé. Le gouvernement américain vient de lancer une réforme fiscale qui exempte la bourgeoisie américaine de taxes, privant les masses populaires des USA de soins, de protection sociale. C’est ce modèle, directement inspiré par Thatcher et Reagan, que Macron veut importer ici.

    C’est le luxe et l’opulence d’une bourgeoisie parasitaire que nous payons chaque jour un peu plus cher. Les augmentations significatives de taxes sur les produits de consommation courante, sur les dépôts bancaires, sur la vie de tous les jours sont payées le plus largement par les masses populaires. La bourgeoisie fait financer les moyens de maintenir son ordre injuste par les deniers du peuple.

    De dures luttes seront à mener cette année, pour défendre la paix mais également pour préparer la lutte frontale contre la bourgeoisie.

    Mais ces sombres nuages ne peuvent faire oublier, camarades, un fait essentiel !

     La roue de l’Histoire tourne, et la bourgeoisie ne saurait l’arrêter, la stopper, la retourner. Elle se heurte sans cesse aux masses qu’elle jette dans la misère. Elle se heurte sans cesse à tout ceux et celles qu’elle a bafoué et trompé. Chaque fois que la bourgeoisie croit gagner un nouveau marché, croit trouver une nouvelle manière d’amasser des richesses, elle creuse un peu plus son tombeau.

    La démocratie bourgeoise est rejetée et conspuée par des parts toujours plus larges de la population, que ce soit en France ou ailleurs. Elle se démasque chaque fois davantage comme une mascarade, comme un rideau de fumée, comme de la poudre jetée aux yeux.

    Ni le capitalisme, ni son système politique corrompu n’est en mesure de faire face aux défis de demain. Et cela, les masses populaires, dans leur plus large majorité, le ressentent parfaitement. Le sentiment révolutionnaire grandit peu à peu, en réponse aux attaques subies, en réponse à la trahison.

    L’an passé, la bourgeoisie a espéré que le centième anniversaire de la Révolution Prolétarienne d’Octobre serait un chant au clairon, devant une tombe, par des folkloriques et des nostalgiques. Il n’en est rien.

    La défaite des pays socialistes est un revers, non une faillite. La bourgeoisie elle-même en a connu plusieurs avant de s’imposer comme la classe hégémonique. Le socialisme et, ultimement, le communisme sont toujours l’avenir.

    Le mouvement communiste au sein de notre Etat se recompose toujours, et l’Unité Communiste de Lyon compte jouer son rôle dans cette recomposition. Son but est qu’émergent les bases d’une unité large, d’habitude d’échange et de travail commun, sans esprit de secte ou de cercle. Que l’isolement et l’ignorance mutuelle soient remplacée par la reconnaissance mutuelle et par l’idée de  rapprochement.

    Nous espérons pouvoir contribuer à la naissance de cet espace, au sein duquel les contradictions pourront être résolues de manière positive et scientifique. Que puisse naître l’organisation qui nous manque tous.

    A l’échelle internationale, malgré les dires et les racontars de la bourgeoisie, la lutte révolutionnaire est un flambeau qui ne s’éteint pas. Le drapeau rouge flotte toujours sur des bastions, au sein des bases naxalbari, au sein des zones de guérilla philippines, au fronton des communes libérées par les forces révolutionnaires au Kurdistan.

    De nouveau, l’idée d’une internationale prend le chemin de la concrétisation. Partout, en cette année 2018, le monde appelle une lutte unifiée, pour que soit battue la bourgeoisie.

    L’Unité Communiste de Lyon souhaites donc, à toutes et tous, ses meilleurs voeux de combativité, d’endurance, de solidarité et de volonté !

    En avant vers une année de lutte et de combats !

    Vive la lutte révolutionnaire et populaire !

    Vive le communisme !

  • Lyon, capitale de la répression. Communiqué sur le rassemblement antifasciste du 17 décembre.

    Lyon, capitale de la répression. Communiqué sur le rassemblement antifasciste du 17 décembre.

    LYON CAPITALE DE LA RÉPRESSION

    Communiqué de l’Unité communiste de Lyon sur le rassemblement antifasciste du 17 décembre

    Interdiction et arrestation, telle est la réponse du gouvernement à l’Antifascisme !

    Ce dimanche 17 décembre, dans le cadre de la semaine antifasciste, le Collectif Antifasciste de Lyon, dans lequel l’Unité Communiste de Lyon est parti-prenante, a appelé à une manifestation antifaciste et anticapitaliste internationale. Celle-ci fut interdite.

    Face à cette interdiction, le Collectif Autoproclamé Radicaux, de dépit, a appelé à un rassemblement place Raspail, dans le quartier populaire de la Guillotière. Un rassemblement dans le but de pouvoir porter les couleurs de l’antifascisme, après la semaine de propagande réactionnaire faites par les catholiques lors des fêtes de Lumières. L’Unité Communiste de Lyon a relayé cet appel.

    Dans tout le quartier de la Guillotière, un immense dispositif policier avait pris place. Des dizaines de camions de CRS, des équipages de la BAC, et deux canons à eau…. La préfecture a vu les choses en grand, en cette fin d’année. Dans la ville du ministre de l’Intérieur, on ne plaisante pas avec la sécurité des bourgeois et des bourgeoises. D’autant que « l’ultragauche », ou ce qu’elle représente au yeux du gouvernement, est l’ennemi n°1.

    Le rassemblement lui-même, 250 personnes, n’était pas marqué par un esprit belliqueux. Les appelants et appelantes savaient pertinemment que les forces de l’ordre étaient prêtes à bondir. Dans ce cadre, une manœuvre de la police aurait signifié un écrasement.

    Des prises de parole ont eu lieu, rappelant le contexte lyonnais, nid de la droite fasciste et réactionnaire, et fief de Gérard Collomb, le mégalomane policier en chef.

    Un constat commun a été fait, le semblant de démocratie toléré par les représentants de la bourgeoisie, Macron et sa clique, s’étiole de jour en jour. Remettre en cause les élections, les institutions, le pouvoir bourgeois conduit au conflit.

    Le simple fait que des slogans aient été lancés a suffit à mettre le feu aux poudres. La police s’est empressée de mettre en œuvre une nasse, tactique devenue routinière. Une cinquantaine de participants ont ainsi été encerclés. Des arrestations ont eu lieu, dont nous attendons des nouvelles.

    Le simple fait d’être présent dans le quartier, subissant une véritable parodie de loi martiale ou d’état de siège, suffit à attirer les foudres des policiers. Ceux-ci ont procédé à des contrôles d’identité systématiques, sur tous les suspects. Ces contrôles ont permis d’apprécier la déontologie sans faille de cette institution : menaces, provocations, injures, intimidations constantes. Tout est fait pour que les choses s’enveniment.

    A cela s’ajoute un humour de caserne : « c’est quand qu’on les balance dans le Rhône ? »; « Tiens, revoilà le poulpe » ; « Ferme ta gueule. »

    Une belle fenêtre sur l’état d’esprit des forces de l’ordre. Une fenêtre qui nous illustre le caractère fondamentalement réactionnaire de cette institution, ainsi que le caractère inamendable de l’Etat bourgeois.

    L’Unité Communiste de Lyon dénonce l’attitude brutale de la Préfecture et de la Police, usant sans retenue de la répression la plus injustifiée. Pourtant, fondamentalement, celle-ci illustre la faiblesse d’un système à bout de souffle, qui est obligé d’user de la brutalité pour faire taire les contestations.

    Cette répression est le reflet d’un capitalisme pourrissant, d’une bourgeoisie qui peut pas tolérer la moindre hostilité.

    Que messieurs Macron et Collomb soient avisés, les matraques et les canons à eau ne nous feront pas taire !

     Chaque loi antisociale, chaque exaction de la police et de leurs amis fascistes ne font que nous conforter dans nos positions !

    A Lyon, et partout dans l’État français, nous appelons à renforcer les organisations antifascistes et anticapitalistes, nous appelons à construire une unité populaire, une véritable opposition extra-parlementaire.

    Nous dénonçons le fascisme, plus que toléré par Collomb et sa clique, comme l’enfant dégénéré d’un capitalisme en crise.

    Nous appelons à la solidarité face à la répression, la lutte ne fait que commencer !

  • Interdiction de la manifestation antifasciste et anticapitaliste. Un coup de poignard.

    Interdiction de la manifestation antifasciste et anticapitaliste. Un coup de poignard.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon.

    La manifestation internationale antifasciste et anticapitaliste du 17 décembre tombe sous le coup d’une interdiction.

    L’Unité Communiste de Lyon, signataire de l’appel à la manifestation internationale antifasciste et anticapitaliste, dénonce l’interdiction faite de celle-ci par la préfecture. Elle considère que l’attitude de la préfecture confine à la censure pure et simple de l’expression politique de l’antifascisme et de l’anticapitalisme. La paranoïa induite par l’état d’urgence permanent permet, aujourd’hui, ne n’autoriser que les mobilisations qui ne remettent fondamentalement pas en cause l’autorité de l’Etat et de la bourgeoisie.

    Pourtant, la manifestation du 17 décembre était sous le signe de l’ouverture au plus large nombre. Les organisateurs et organisatrices ayant exprimé leur volonté à rassembler largement sous la bannière de l’antifascisme populaire, de masse. Ainsi, plusieurs échanges ont eu lieu en amont pour signifier largement et publiquement le fait que celle-ci serait sous la bannière de « l’antifascisme et l’anticapitalisme sont l’affaire de toutes et tous ! »

    Mais la préfecture, elle ne fut pas la seule, a agit sous l’angle du procès d’intention.

    Le mardi 12 décembre, les dépositaires de la manifestation se sont vus notifier, par les forces de police l’interdiction de celle-ci.  Les motifs invoqués ont de quoi laisser pantois, tant par leur longueur que par le réquisitoire contre le militantisme qu’ils constituent.

     « Les organisateurs sont connus comme membre des mouvances antifascistes Lyonnaises, connues pour les violences de leurs actions…

    Considérant qu[e certains organisateurs] ont été identifiés au sein de la manifestation non déclarée au départ de la place Raspail le 4 février 2017 (…) afin de perturber les trois grands premiers meetings politiques de la campagne présidentielle ;

    Considérant que les diverses actions menées en 2017 par la mouvance des ultragauches (sic.) Lyonnaises ont été dénoncées par leurs opposants idéologiques qui ont systématiquement appelé à des contre-manifestations…

    S’en suit une longue litanie, citant pêle-mêle la lutte contre le Bastion Social, les oppositions aux manifestations d’extrême-droite… en somme, un véritable inventaire de l’ensemble des actions menées, sur le terrain, par les militants et militantes antifascistes.

    D’autres considérations sont invoquées. Noël et les magasins -ouverts le dimanche; le match OL-OM; la menace terroriste… Elles enrobent l’ensemble, mais convergent vers un point final : un refus total de cette manifestation.

    Nul doute que si, d’aventure, certains ou certaines tentent leur chance, la police sera prête à imposer une répression terrible. La loi le lui permet. Pour ces raisons, l’Unité Communiste de Lyon, en accord avec les décisions prises par le Collectif Antifasciste de Lyon, considère qu’il est nécessaire d’annuler cette manifestation.

    C’est un recul de fort mauvaise grâce, sous la contrainte et la menace de sanctions pénales.

    Mais cela n’a pas suffit à la bourgeoisie !

    Elle s’en est également pris au festival antifasciste de Lyon, interdisant la première soirée, celle de jeudi 14 décembre. C’est une torpille tirée directement contre l’antifascisme lyonnais. C’est un signal aux antifasciste de l’Etat français : Ils sont directement pris pour cible.

    Les fascistes, qui se targuent d’être sans cesse censurés, seront bien en peine de pouvoir déceler ici une sombre connivence entre Etat et antifascistes. Certes ces tristes larbins de la bourgeoisie ont eu affaire, eux aussi à plus d’une interdiction, mais derrière cette pseudo-égalité de traitement, un fait terrible pointe son nez.

    Les fascistes ont pignon sur rue. Leur expression xénophobe, raciste, réactionnaire, chauvine et obscurantiste gagne une hégémonie sans cesse plus forte. Tandis que les antifascistes, les anticapitalistes, les syndicalistes, subissent la répression, l’oppression et l’écrasement, il ne se passe pas un seul jour sans que les Valls, les Finklielkraut, les BHL, les Ménard, les Collard, les Wauquiez vomissent leur haine.

    Il ne se passe pas un jour sans que leurs propos scandaleux de servent à alimenter un incendie qui couve, qui menace de prendre et de se muer en incendie xénophobe, en tornade de flammes.

    Nous, militants et militantes communistes, révolutionnaires, antifascistes, anticapitalistes, n’avons pour nous battre que nos propres forces. Nous n’avons que nos mobilisations pour défendre notre point de vue et pour dresser un rapport de force contre les attaques qui frappent les masses populaires. Nous n’avons pas tout ces relais dont disposent les réactionnaires, les oppresseurs, les exploiteurs. Nous n’avons pas cette hégémonie dont dispose la bourgeoisie.

    Il n’existe pas d’égalité entre nous et les forces réactionnaires de la bourgeoisie. Dire « égalité de traitement » signifie écraser la parole et l’action antifasciste, et laisser seule s’exprimer celle de la bourgeoisie et des réactionnaires.

    La 17 décembre, à 12h00, le Groupe Antifasciste de Lyon et Environ lance un appel à se rassembler place Raspail, métro Guillotière, pour que flottent les couleurs de l’antifascisme sur la ville de Lyon. L’Unité Communiste de Lyon retransmet cet appel. En revanche, elle invite celles et ceux qui souhaiteraient y participer à la plus grande vigilance ainsi qu’une prudence redoublée vis-à-vis des réactionnaires, mais également vis-à-vis d’une police plus qu’aux aguets.

    L’Unité Communiste de Lyon prend acte de cette interdiction, et invite chacun et chacune des concernées à en tirer les conclusions politiques qui se doivent, quant à l’attitude de l’Etat, de la préfecture, de la bourgeoisie.

    L’Unité Communiste de Lyon poursuivra, malgré les interdictions, son engagement dans la lutte antifasciste et anticapitaliste.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à renforcer et soutenir les organisations et les collectifs anticapitalistes, antifascistes, ainsi qu’a s’organiser de manière autonome des cadres institutionnels.

    Leur démocratie n’est pas la nôtre !

    La leur est bourgeoise, la nôtre est populaire !

  • Halte à la provocation Americano-Israélienne !

    Halte à la provocation Americano-Israélienne !

    Halte à la provocation Americano-Israélienne !

    L’Unité Communiste de Lyon condamne le déplacement de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Jérusalem.

    L’Unité communiste de Lyon considère que le déplacement de l’Ambassade des USA à Jérusalem, de même que la reconnaissance accordée à cette ville comme capitale de l’Etat d’Israël sont des actes de provocation dangereux.

    Dans un nuancier allant de la bêtise la plus crasse à la provocation assumée, nous ne pouvons que supposer le pire. Nous ne pouvons que déceler les odeurs rances d’un désir de bain de sang.

    Isolé aux USA, pris dans le tumulte d’affaires plus scandaleuses les unes que les autres, Trump mène une politique aventuriste, tant contre la Corée du Nord que dans ce cas précis, tentant de fédérer les milieux les plus obscurantistes et les plus réactionnaires des USA derrière lui.

    Isolé dans l’Etat Israélien par les scandales de corruption, le fascisant Netanyaou mène lui aussi une politique de provocation, pour déclencher un climat de paranoïa et de terreur dans l’Etat d’Israël, et ainsi fédérer les milieux réactionnaires autour de lui.

    L’un et l’autre provoquent un casus belli en annexant Jérusalem. La ville sainte des religions du Livre passerait ainsi sous l’escarcelle intégrale d’un Etat ségrégationniste, réactionnaire et belliciste.

    Comment les Palestiniens et les Palestiniennes pourraient ne se sentir dans une légitime colère lorsque le siège de leur autorité est ainsi absorbé par l’occupant ? Il s’agit d’une remise en cause de chaque gain, de chaque avancée, aussi faibles, aussi fragile soit-elle, vers l’édification d’un Etat Palestinien.

    Comment les populations musulmanes pourraient-elles réagir autrement que par la colère lorsque la mosquée d’Al-Aqsa, un des cœurs de leur religion est menacée d’être encerclée de barbelés ?

    Ils et elles ne le peuvent pas. Les organisations de la résistance Palestinienne appellent à un nouvel Intifada contre l’opération menée par Israël.

    Cette action vise, justement, à provoquer cette escalade de colère, de violence, cette escalade conflictuelle, laquelle peut porter loin. Car, derrière cette question, des enjeux immenses se trament.

    Les réactionnaires et les colonialistes d’Israël veulent en profiter pour étendre leurs colonies, leurs possessions territoriales, étendre leur contrôle de la Cisjordanie, déjà fragmentée en éclats. Ces agents provocateurs mettent sciemment en danger les civils israéliens et palestiniens pour assouvir leurs ambitions.

    Les impérialistes US renforcent ainsi leur bastion dans le secteur, assurant et  consolidant ce point d’ancrage, en plein milieu d’une zone stratégique de premier ordre, mêlant champs de pétrole et canal de Suez. Il s’agit également de se contrer l’implantation sans cesse croissante des bases russes et des intérêts chinois dans le Moyen-Orient. Au sein de ce pays, des sectes réactionnaires, apocalyptiques, applaudissent Donald Trump comme un nouveau croisé de la religion chrétienne.

    Plus original, l’Arabie Saoudite veut pousser à l’escalade dans le but d’entrainer son rival Iranien, de le contrer. L’hostilité manifeste des deux puissances régionales est à son comble, chacune se livrant en Syrie une proxy war au travers d’intermédiaires. L’Arabie Saoudite voit dans Israël un fer de lance pour contrer un Iran en expansion rapide.

    Nul doute que d’autres puissances s’empresseront de souffler sur les braises, d’un côté ou de l’autre, dans le but qu’éclate un conflit de grande ampleur. Le gouvernement français n’a pour le moment pas émit de position claire à ce sujet, Emmanuel Macron déclarant que la décision de Trump était cependant regrettable.

    Nettement moins nuancé, le CRIF s’est empressé de l’appeler a soutenir sans réserve la position américaine.  Cette déclaration précipitée, hasardeuse et dangereuse illustre le fait que le CRIF ne représente qu’une fraction des juifs et juives de France. Historiquement, ce conseil se montre proche des positions les plus réactionnaires en Israël.

    La paix doit être entendue !

    La provocation doit cesser ! Ces mesures unilatérales, aventuristes, provocatrices, prises par les USA et Israël, doivent être annulées. Ce jeu d’apprenti-sorcier risque de se payer en fleuves de sang, de sang du peuple, des masses, de gens qui n’ont pas de haines les uns envers les autres, pas d’intérêt à ces conflits.

    Cette provocation ne sert que les intérêts d’une bande de vampires opportunistes, qui se régalent des dividendes du conflit : les bourgeois et les bourgeoises, les impérialistes et les colonialistes.

    Cette provocation alimente l’antisémitisme au sein de la France, tout comme elle alimente la croisade pogromistes et racistes contre les musulmans et musulmanes, contre les personnes issues de l’immigration. Ce n’est pas un hasard si Manuel Valls posait à côté d’une ministre israélienne d’extrême-droite.

    L’Unité Communiste de Lyon soutient et soutiendra toutes les initiatives opposées à cette annexion et à ces provocations à la guerre.

    L’Unité Communiste de Lyon déclare accorder son soutien à la résistance palestinienne dans son ensemble, tout en accordant un soutien positif au projet politique des communistes Palestiniens, dans leur lutte pour qu’une paix juste et durable émerge.

    L’annexion faite par Israël est l’imposition d’un Apartheid, d’une ségrégation raciste et coloniale. L’Unité Communiste de Lyon soutient la position du mouvement communiste , en Palestine comme dans le monde, depuis 1947 : un seul Etat, binational, laïc, démocratique et populaire.

    La naissance de cet Etat ne peut se faire hors de la lutte !

    Vive la lutte anticolonialiste, vive la lutte anti-impérialiste !

    Palestine vivra, Palestine vaincra !

  • Wauquiez – agent provocateur de la réaction !

    Wauquiez – agent provocateur de la réaction !

    Communiqué de presse de l’Unité Communiste de Lyon concernant la provocation de Laurent Wauquiez sur sa « crèche ».

    L’Unité Communiste de Lyon dénonce cette manœuvre opérée par le Président de la Région Rhone-Alpes Auvergne, dans le but d’utiliser les lieux publics pour diffuser des croyances et des superstitions.

    Laurent Wauquiez n’est pas à son coup d’essai, dans sa tentative de faire entrer en douce ses croyances dans les lieux publics. L’an dernier, la volonté d’installer une crèche dans ce même lieu avait du faire l’objet d’une intervention auprès du tribunal administratif. Cette année, il tente de camoufler son acte derrière une promotion du travail des artisans et fabricants de santon. Un camouflage bien piètre, qui ne trompe personne.

    Nous ne pouvons que nous retrouver dans la manière dont le Parti Radical de Gauche s’est exprimé sur le sujet : « Du président de Région, on aurait pu s’attendre à ce qu’il assume pleinement son refus de respecter la loi de 1905, mais non, Laurent Wauquiez, tel un enfant, a préféré jouer avec le travail des petits santons pour contourner la loi.« 

    Seulement, nous ne considérons pas Laurent Wauquiez comme un enfant, mais, au contraire, nous pensons que celui-ci manœuvre habilement, et qu’il mène une campagne de provocation réactionnaire.

    Soit il est autorisé à maintenir son exposition, et pourra se pavaner devant ses soutiens catholiques intégristes, en clamant sa victoire.

    Soit son opération débouche sur une interdiction, et il compte instrumentaliser cela pour illustrer une prétendue campagne anticatholique, orchestrée pour couper la France de ses « racines chrétiennes. »

    Laurent Wauquiez veut jouer un rôle de pompier incendiaire. II n’a pas plus grand désir que de provoquer une esclandre quant à ce sujet, pour lui permettre de rabattre par la suite ses cartes. Dans son collimateur, au final, les musulmans et les musulmanes.

    Le 27 novembre, il déclarait : « L’ennemi de la laïcité, c’est la prière de rue, le communautarisme islamique », révélant alors que sa tentative de provocation vise à démontrer que « c’est que la République donne le sentiment d’une certaine lâcheté et de ne pas avoir suffisamment de fermeté », en d’autres termes, il cherche à se faire battre pour endosser un statu de victime, lui permettant de clamer que la France se « déconstruit ». Sa manière de la sauver ?Faire appel à des provocateurs, à des semeurs de haine, à des zélateurs de crimes passés, comme Aurane Reihanian, se réclamant d’une « génération attentat. »

    L’Unité Communiste de Lyon dénonce l’instrumentalisation de la laïcité par des individus qui la voient comme un point d’appui tactique pour frapper et stigmatiser des populations au nom de leur pratique religieuse.

    Elle dénonce l’hypocrisie qui réside dans la logique de M. Wauquiez, lequel se déguise en républicain tout en en trahissant systématiquement l’ensemble des contenus progressistes.

    Elle dénonce une manœuvre visant à répandre des superstitions d’un côté, tout en se tenant prêt à frapper les minorités religieuses de l’autre.

    L’Unité Communiste de Lyon affirme son attachement à la laïcité comme espace de neutralité religieuse, tout en reconnaissant le droit démocratique qu’ont les croyants et les croyantes de pouvoir pratiquer leur culte.

    Nous n’acceptons pas la laïcité assassine de certains, qui ne la voient que comme une épée pour frapper les opprimés.

    Halte aux provocateurs réactionnaires !

  • Communiqué commun de l’UPML et d’ l’UCL. Meeting de l’ICOR – 100 ans de la Révolution d’Octobre.

    Communiqué commun de l’UPML et d’ l’UCL. Meeting de l’ICOR – 100 ans de la Révolution d’Octobre.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon et de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

     sur le séminaire de l’ICOR célébrant les 100 ans de la Révolution socialiste d’Octobre

    L’UPML et l’UCL étaient présentes au séminaire de l’ICOR des 25-26-27 octobre 2017, à Bottrop [Allemagne]. Étant les seules organisations françaises présentes nous avons choisi de nous exprimer d’une seule voix.

    En premier lieu, nous remercions l’ensemble des organisateurs et des organisatrices, tout comme nous remercions chaleureusement les sympathisants qui nous ont hébergés. Nous saluons également les plus de 1000 participants du séminaire dont les membres des 60 organisations participantes à ce séminaire, en cette année symbolique du centenaire de la révolution.

    Pour rappel, l’organisation qui a pris en charge ce séminaire, l’ICOR, est une association de 50 partis et organisations communistes, révolutionnaires de différents courants correspondants à l’éclatement du mouvement communiste aujourd’hui. Son objectif est de s’opposer au système impérialiste mondial en coordonnant le travail de différents partis à travers le monde et d’œuvrer pour la révolution socialiste internationale et l’instauration de la dictature du prolétariat.

    Le mouvement révolutionnaire est bien vivant

    Nous considérons que la tenue de ce séminaire est un succès et un symbole important. Sa tenue est une illustration du fait que, cent ans après la Révolution d’Octobre, les organisations révolutionnaires n’ont pas été balayées. Elles n’ont pas été anéanties par les tentatives de la bourgeoisie de stopper la roue de l’histoire. La tenue de ce séminaire est également une preuve que l’internationalisme prolétarien vit toujours, que le cœur de la lutte et de la volonté révolutionnaire bat toujours !

    Stephan Engel, membre historique du MLPD – Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands, a introduit cette conférence en faisant un retour sur la situation en Allemagne. Au sein de cet État, les élections ont accordé, en effet, un pan important des voix à l’extrême droite, sous l’étiquette d’AfD (Alternative für Deutschland). Cette percée historique de l’extrême-droite au sein de l’Allemagne a poussé l’ancien dirigeant du MLPD à s’exprimer sur la lutte antifasciste. Il a très justement rappelé que celle-ci ne saurait exister de manière efficace sans être en lien directe avec la lutte des classes, sans être en rapport avec la situation des larges masses populaires, sans être en rupture avec la bourgeoisie. Bourgeoisie qui prend, cette année, le prétexte du centenaire de la Révolution d’Octobre, de la défaite bourgeoise face au peuple en armes, pour lancer une offensive contre le communisme. Offensive par la droite, avec le traditionnel discours des 100 millions de morts, avec les attaques contre l’idée même de socialisme et de communisme. Mais également offensive par la « gauche », flattant l’ultra-gauche, les anarchistes, les trotskistes, les rejoignant dans leur croisade anti-bolchevique.

    Le socialisme vainqueur avec la Révolution Bolchevique

    Le camarade Engel a ensuite fait un bref rappel des indéniables conquêtes de la Révolution Bolchevique, première révolution de ce type, tirant ses sources de l’expérience de la dictature du prolétariat issue de la Commune de Paris de 1871.

    La bourgeoisie et les croisés de l’anticommunisme ont beau s’échiner, comme le disait Lénine : « les faits sont têtus » : La révolution et la construction du socialisme ont apporté aux masses populaires du jeune État soviétique des avancées qu’aucun autre régime n’a pu leur accorder. Aucun ne l’aurait, non plus, voulu, car l’ancien monde, celui que la Révolution détruisit, était bâti autour de piliers tels que l’exploitation, l’obscurantisme, la domination d’une classe bourgeoise parasitaire, et même – au sein de l’Empire Russe – le servage.

    De ses ruines, naquit un monde où les maîtres mots sont égalité, justice et pouvoir populaire. Cela n’est pas resté que des mots jetés en l’air, comme de la poudre aux yeux, mais c’était bien une nouvelle étape dans l’avancée de l’humanité.

    En permettant au prolétariat et aux larges masses populaires de se saisir des leviers de commandement qui leur revenait légitimement, la révolution leur a permis de se saisir des problématiques qui les concernaient directement ; en prenant le pouvoir, les masses ont su imposer la politique qui allait dans leur intérêt, et non dans l’intérêt d’une minorité d’exploiteurs. En sont ressorties des conquêtes sociales que nul n’aurait pu envisager. Socialisation des moyens de production et collectivisation des terres permettant d’orienter la production non plus vers le profit, mais vers la satisfaction des besoins primordiaux, l’éducation gratuite, et obligatoire -l’analphabétisme qui dépassait les 90 % en Russie tsariste avait été quasiment éradiqué à la mort de Staline-, couverture sociale universelle -l’espérance de vie a été multipliée par deux entre 1924 et 1953-, et surtout, reconnaissance de l’égalité entre les hommes et les femmes. En effet, alors que dans les pays « démocratiques », la femme n’avait pas le droit de vote, et ne pouvait travailler, ni avoir de compte bancaire sans l’autorisation de son époux, la jeune URSS fut le premier pays au monde à compter une femme parmi ses figures politiques: Alexandra Kollontaï fut ainsi la première femme au monde à avoir été membre d’un gouvernement (commissaire du peuple à l’assistance publique), et à avoir tenu le poste d’ambassadrice à l’étranger, la camarade Kollontaï ayant été envoyée en ambassade au Mexique (1926-1927), en Norvège (1927-1930), puis en Suède (1930-1945), notamment au moment où cet Etat était l’épicentre de toute la diplomatie mondiale.
    Bien qu’indéniablement, une critique soit à faire sur les erreurs de la République des Soviets, celle-ci ne peut-être faite que constructivement, pour corriger les manques, non pour remettre en question l’ensemble du combat pour la construction du Socialisme. Ces conquêtes sans précédent n’auraient pu avoir lieu sans la révolution, une chose que ses détracteurs ne reconnaîtront jamais.

    Le marxisme – une science vivante !

    Tout au long du séminaire, il a été rappelé par quasiment tous les intervenants (à commencer par Stephan Engel dans son introduction), que contrairement à celles et ceux qui défendent une application mécanique et dogmatique du marxisme, ni Lénine, ni le Parti, ni la révolution en tant que telle n’ont suivi un schéma préétabli. La Révolution d’Octobre fut le fruit du caractère vivant du marxisme, de son caractère de guide pour l’action, non de dogme sclérosé. La Révolution d’Octobre s’est nourrie de l’expérimentation, sur un canevas dessiné par le marxisme. Ce qui a rendu la victoire possible, ce n’est pas l’adaptation scolaire de la théorie de Marx et Engels par Lénine et les bolcheviques, mais l’adaptation de celle-ci aux conditions matérielles du vieil empire tsariste. Le camarade Lénine a su donner vie au marxisme, dans la théorie et dans la pratique, une méthode de travail scientifique qui doit nécessairement inspirer tous les communistes à travers le monde.

    Cette nécessité de s’inspirer de l’exemple de Lénine est d’autant plus criante que la situation internationale actuelle présente des similitudes mais aussi des différences avec celle à laquelle étaient confrontés les bolcheviques. Les rivalités inter-impérialistes, les menaces de conflits et les conflits ouverts ne sont pas sans rappeler les situations d’avant-guerres du 20e siècle. Si actuellement une guerre mondiale n’est pas dans l’intérêt des impérialistes, le nombre de conflits et de guerres régionaux et la menace générale d’une guerre mondiale augmentent.
    Hier, la grande majorité de l’humanité vivait dans les colonies ou semi-colonies. Aujourd’hui, la plupart des quelques 200 pays existants sont principalement capitalistes, même si certains sont encore dépendant. Par ailleurs, une grande partie de la population mondiale vit dans des pays impérialistes. De nouveaux pays impérialistes se sont formés, comme la Chine, l’Inde, la Russie et d’autres progressent pour participer au partage des marchés et du monde. Toutes questions actuellement en discussion. Le séminaire a discuté des dangers, mais aussi des potentialités de cette évolution de manière controversée et passionnée.

    Impérialisme et social-chauvinisme sont nos ennemis !

    Si la première partie du séminaire a essentiellement tourné autour de la question de l’impérialisme, les intervenants sont revenus sur un problème auquel nous sommes également confrontés en France, y compris dans certains milieux prétendus « communistes », celui du chauvinisme. Il a été rappelé très justement que la social-démocratie, au sein des pays impérialistes, dès lors qu’elle n’est pas internationaliste, dégénère ainsi vers le social-chauvinisme, terreau de la réaction la plus crasse. L’exemple de la France insoumise est à cet égard parlant. Nous savons que nombre d’adhérents à La France insoumise défendent et se positionnent comme anti-capitalistes. Mais les positions de JL Mélenchon, obsédé par ce qu’il appelle « la place de la France dans le monde », reviennent à soutenir l’impérialisme français. Mélenchon ne cache pas sa sympathie pour Vladimir Poutine, à la tête d’un régime réactionnaire et impérialiste. Selon le leader de la FI, la Russie aurait le mérite de s’opposer au seul « vrai » impérialisme, l’impérialisme américain, face auquel tous les autres ne sont, à ses yeux, que des mouvements de résistances. Évidemment, cette publicité mensongère n’a pour but que de faire passer un discours nationaliste et anti-communiste, et finalement réduit les peuples à n’être que de la chair à canon au profit de bourgeoisies concurrentes. Ainsi, une conclusion s’impose : la lutte anti-impérialiste ne consiste pas dans le fait de se mettre sous l’aile d’une bourgeoisie contre une autre, mais elle doit être étroitement mise en parallèle avec la lutte des classes, avec la lutte des opprimés contre leurs oppresseurs. Les communistes n’ont qu’un seul camp, celui des intérêts du peuple.

    Révolution, centralisme démocratique et culture prolétarienne de débat

    La Révolution d’Octobre, et la critique de la social-démocratie, mène à une prise de position commune et évidente : la révolution ne peut pas, bien évidemment, passer par les urnes. Si, dans la stratégie et la tactique marxiste-léniniste, les communistes usent de tous les moyens mis à leur disposition, légaux comme illégaux, on ne doit jamais oublier que notre stratégie repose sur la révolution par les armes, et la dictature du prolétariat comme moyen pour bâtir la société socialiste. Une telle stratégie ne peut être mise en place qu’avec l’appui d’une discipline de fer, qui ne peut fonctionner que si les décisions centrales et les débats et expériences de la base fusionnent au plus près. C’est ainsi que fonctionne le centralisme démocratique, indispensable au bon fonctionnement de toute organisation communiste.

    A ce propos, nous ne pouvons que saluer la façon dont s’est tenu le séminaire, très respectueuse de la culture du débat prolétarienne. Les camarades présents ont pu s’exprimer librement, à égalité avec les autres partis et organisations, dans un cadre qui a permis la prise de parole de tous, que l’on soit ou non d’accord. Une critique est à faire cependant, la limite trop courte des interventions, rendant compliqué le développement de certaines idées.

    Cette discipline de parti vient directement s’opposer à ce que la nouvelle présidente du MLPD, Gabi Fechtner, qualifie très justement de révolutionnarisme petit-bourgeois, propre aux anarchistes, cultivant le spontanéisme, la paresse intellectuelle, et multipliant les actions sans stratégie, juste utiles à épuiser nos forces.

    A l’issue du séminaire, deux résolutions ont été votées par les organisations présentes. La première résolution concernait les dix camarades du TKP/ML (parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste); il a été décidé par l’ensemble des camarades présents d’exiger leur libération, en tant qu’ICOR. La seconde résolution concerne plus généralement le résultat du séminaire, les participants s’étant accordés à la quasi-unanimité sur l’importance d’une telle initiative, sur son impact indéniablement positif, tant aux niveaux politique, historique que moral, et sur la nécessité de multiplier ces occasions.

    La position de L’Unité Communiste Lyon, que nous partageons avec l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste est la suivante :

    L’importance que nous, communistes de France, de toutes les organisations, devons accorder à l’ICOR est capitale. L’ICOR a réalisé l’exploit de rassembler 60 organisations/partis internationaux afin d’échanger et travailler ensemble.

    Le travail avec l’ICOR ou avec les Amis de l’ICOR est nécessaire à la propagande large de la perspective du socialisme à l’international comme en France. Gangrené par le sectarisme, l’opportunisme, les travers sociaux-chauvins, le militantisme français a un travail d’unification immense et profond à faire.

    Nous ne pensons pas que ce travail se fait au sein de sectes, mais dans un combat d’ensemble. Nous pensons que le travail au sein de l’ICOR peut poser les bases du cadre dans lequel se réalise cette unité.

    L’expérience communiste rend d’autant plus nécessaire l’ICOR sous forme d’une coordination des organisations révolutionnaires, allant vers une nouvelle internationale ; la diffusion des idées marxistes léninistes, la coopération pratique et le soutien mutuel sont essentiels à l’évolution du mouvement ouvrier.

    L’ICOR, à l’heure actuelle, est une organisation importante et dynamique pour occuper l’espace laissé par l’effondrement des tentatives de reconstitution d’une internationale communiste. Il lui reste bien des étapes à franchir pour parvenir à remplir les tâches exigées pour devenir un véritable centre à l’échelle mondiale. Ces étapes sont, certes, imposantes, mais sont inévitables pour que renaisse une force communiste cohérente.

    En tant qu’organisations marxistes-léninistes en France, nous nous sommes exprimés communément sur deux questions fondamentales: l’étude et la diffusion du marxisme-léninisme au sein de la classe ouvrière et des masses populaires ainsi que la nécessité de sortir des logiques de groupuscules, et de construire un parti communiste révolutionnaire étroitement lié à la lutte des classes en France.

    Nous voulons élever notre niveau de compréhension de la science marxiste, mais non par fétichisme, non par intellectualisme, non par amour des livres pour les livres, mais bien pour redonner à notre sa place : celle d’un guide pour l’action consciente et organisée des masses.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste veulent, dans la mesure de leurs forces, s’engager dans cette construction essentielle, vitale, pour que le mouvement communiste international renaisse et soit de nouveau en mesure de vaincre le système capitaliste et impérialiste.

    En avant pour l’unité des communistes révolutionnaires dans la construction du Parti en France !

    En avant pour la révolution socialiste internationale !

    Unité Communiste de Lyon – Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

  • A l’intention des camarades Kurdes de Lyon et d’ailleurs.

    A l’intention des camarades Kurdes de Lyon et d’ailleurs.

    A l’intention des camarades Kurdes de Lyon et d’ailleurs.

    Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon était présente à l’anniversaire organisé par les camarades Kurdes de la région lyonnaise, pour célébrer un anniversaire de plus de lutte, de combat, de victoires et de deuils. Tenu a Vénissieux, dans la salle Joliot-Curie, cet anniversaire de la fondation du PKK est un événement qui nous paraît important de célébrer. Nous ne partageons pas intégralement le contenu et le programme politique du Parti des Travailleurs du Kurdistan.  La question du confédéralisme démocratique, défendu notamment par le camarade Öcalan, est un débat qui est nécessaire d’être mené, à nos yeux. Mais cela ne nous empêche pas de juger qu’il est important, essentiel même, de lutter contre sa criminalisation, contre la répression qu’il subit, et de soutenir la cause qu’il défend. Cela ne nous empêche pas de pleurer, nous aussi, les membres du PKK qui tombent sous les balles des fascistes. Nous accordons une place importante à la solidarité internationale, ce qui justifie notre présence.

    Nous voulions transmettre le message suivant à nos camarades Kurdes, qui nous ont invité, pour les remercier et pour donner notre point de vue général.

    Au nom de l’Unité Communiste de Lyon, nous remercions nos camarades révolutionnaires de nous avoir invité à cet anniversaire. C’est pour nous, un aspect important de la lutte contre l’impérialisme et contre la réaction mondiale que de démontrer que la solidarité internationale n’est pas un mot creux.

    Nous saluons la lutte exemplaire, pour la liberté, pour l’égalité, pour l’indépendance que mènent les camarades Kurdes et leurs alliés politiques. Le combat pour Kobané ouvre une nouvelle page d’histoire de la lutte des peuples contre l’oppression et l’obscurantisme.

    Dans le combat contre le régime fasciste d’Erdogan, contre ses agents et ses serviteurs, les forces Kurdes et leurs alliés, unis en front commun, combattent toujours. « Comment un tel miracle est possible ? » se demandent les réactionnaires et les exploiteurs.

    Ce miracle est possible, car on ne peut détruire le peuple, on ne peut extirper la révolte des opprimés. On ne peut contenir indéfiniment la colère légitime, qui balaie tous les ennemis, tous les exploiteurs, qui les écrase et les annihile.

    L’expérience de la lutte au Kurdistan comme dans les zones où rayonne la guérilla, cette lutte pour la liberté, est un enseignement riche pour toutes et tous, organisations comme individus. Elle est une illustration concrète des principes révolutionnaires. Elle est une illustration, dans les espaces contrôlés par les armées populaires, dans les espaces libérés de l’emprise de l’impérialisme de  ce que peuvent faire les masses populaires.

    La liberté pour les opprimés et les dominés. La lutte contre l’obscurantisme, contre les discriminations faites aux femmes, contre l’exploitation capitaliste, contre la surexploitation impérialiste. Seules les masses, seuls les forces populaires peuvent apporter une réponse à ces questions.

    Ce que nous illustre la lutte des camarades est un aspect essentiel, fondamental. Elle est une nouvelle démonstration de ce que représente le chemin vers la Liberté.  Comment celle-ci l se conquiert et -surtout- se défend.

    Les lois, les votes, les textes ne font pas reculer les manigances des impérialistes et des oppresseurs. Seul l’autodéfense populaire le permet. La bourgeoisie, les exploiteurs, ne reculent devant aucun crime pour imposer leur loi. Comme l’indique le chant « l’Internationale » « L’Etat opprime et la Loi triche. »

    La bourgeoisie, qui impose sa loi, n’hésite pas à la transgresser si celle-ci l’entrave un tant soit peu.

    La lutte des camarades Kurdes et de leurs alliés brise les illusions des réformistes, elle brise les illusions vers le fait que les impérialistes acceptent la victoire du peuple sans sourciller.

    Elle brise le mythe de la démocratie bourgeoise, et par là même, fait entrer en scène celle du peuple.

    La seule chose qui fait reculer la bourgeoisie et les impérialiste est la défaite pure et simple. Elle est la défaite par la mobilisation des travailleurs, des travailleuses, des opprimés. La bourgeoisie ne courbe l’échine que devant une seule chose, devant la force populaire, organisée, rigoureuse, dirigée par un Parti Révolutionnaire capable de mener les masses à la victoire.

    Dans les pays dominés, dans les pays opprimés, comme dans les pays impérialistes, une seule voie amène à la victoire, celle de la révolution !

    Vive la lutte anti-impérialiste, vive la lutte révolutionnaire ! 

  • Appel de 314 enseignantes et enseignants francophones à supprimer la règle du « masculin l’emporte sur le féminin. »

    Appel de 314 enseignantes et enseignants francophones à supprimer la règle du « masculin l’emporte sur le féminin. »

    L’Unité Communiste de Lyon déclare soutenir l’appel suivant, signée par 314 membres du corps enseignant francophone. De tous niveaux confondus, de toutes matières, elles et ils ont lancé cet appel à supprimer la règle absurde du « masculin l’emporte sur le féminin. »


    Sans être une révolution sociale, sans remettre fondamentalement en cause le caractère patriarcal et sexiste de la société actuelle, cet appel n’en apporte pas moins une réflexion intéressante et justifiée sur la question de la langue française, dans laquelle, sans raison linguistique, le masculin l’emporte sur le féminin. La pratique de la langue, cependant, revêt certaines implications et contribue à façonner la manière dont les rapports sociaux se font. Nous comptons, depuis un certain temps, produire un document s’attachant à, notamment, relier certains usages de la langue à des pratiques politiques douteuses. Si, souvent, les classes populaires sont accusés de martyriser la langue, alors qu’elles en font un usage vivant et inventif, au final, les vrais bourreaux sont ceux qui cherchent à vider de sens les mots, et à remplacer l’explication par l’insinuation.

    Les réactionnaires sont ainsi des adeptes des mots-valises, lesquels jouent sur tout un jeu d’implicite pour transmettre un contenu politique sans jamais l’expliquer. « Gauchiasse », « journalope », « médiacrate » ou d’autres termes, dont l’extrême-droite n’a pas seulement l’apanage, malheureusement, sont tout autant de termes qui n’expliquent rien, qui ne fournissent aucune étude, aucun contenu scientifique, mais qui servent à entretenir un flou dangereux, lequel profit systématiquement aux factions les plus droitières. L’insinuation est l’ennemi de l’explication, et l’explication est le premier pas vers la compréhension. La compréhension mène à la maîtrise de la vérité, laquelle, en elle-même, est déjà révolutionnaire. 

    En revanche, là où la langue est brutalisée, les hommes et les femmes le seront.

    D’ores et déjà, des réactionnaires de tout poil se sont empressés d’attaquer, sous tous les prétextes possibles, cette déclaration, l’assimilant à une volonté de détruire la langue française, à une volonté de la castrer, de la déviriliser. L’Unité Communiste de Lyon regarde avec mépris ces discours, qui ne révèlent qu’une crispation autour de traditions -pas si anciennes- et une peur de classes pourrissantes face à au changement.

    Nous ne mettrons qu’un seul exemple, mais il est illustratif.


    Nous, enseignantes et enseignants du primaire, du secondaire, du supérieur et du français langue étrangère, déclarons avoir cessé ou nous apprêter à cesser d’enseigner la règle de grammaire résumée par la formule «Le masculin l’emporte sur le féminin».

    Trois raisons fondent notre décision: 

    La première est que cette règle est récente dans l’histoire de la langue française, et qu’elle n’est pas nécessaire. Elle a été mise au point au XVIIe siècle. Auparavant, les accords se faisaient au gré de chacun·e, comme c’était le cas en latin et comme c’est encore souvent le cas dans les autres langues romanes.

    Bien souvent, on pratiquait l’accord «de proximité», venu du latin, qui consiste à accorder le ou les mots se rapportant à plusieurs substantifs avec celui qui leur est le plus proche. Par exemple : «afin que ta cause et la mienne soit connue de tous» (Ronsard, épître à la Response aux injures et calomnies…, 1563).

    La nouvelle règle a d’ailleurs dû attendre la généralisation de l’école primaire obligatoire pour être appliquée massivement: «On peut aller sur le lac [d’Évian], en bateaux à vapeur ou petits-bateaux, et visiter les coteaux et montagnes voisines, à pied ou en voiture» (DrLinarix, Guide pratique de la Savoie et Haute-Savoie médicale et pittoresque, 1896).

    La seconde raison est que l’objectif des promoteurs de la nouvelle règle n’était pas linguistique, mais politique: «Parce que le genre masculin est le plus noble, il prévaut seul contre deux ou plusieurs féminins, quoiqu’ils soient plus proches de leur adjectif.» (Dupleix, Liberté de la langue françoise, 1651) ; «Le masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle» (Beauzée, Grammaire générale…1767).

    Si l’école de la République a préféré abandonner cette formule au profit de celle qu’on connaît, c’est en reconduisant l’ordre de valeur qui est à son fondement. Un ordre que les classes politiques maintenaient parallèlement, en refusant aux femmes les droits politiques jusqu’en 1944, et en refusant plus longtemps encore de leur ouvrir les grandes écoles ou d’abroger les dernières dispositions du «Code Napoléon».

    La troisième raison est que la répétition de cette formule aux enfants, dans les lieux mêmes qui dispensent le savoir et symbolisent l’émancipation par la connaissance, induit des représentations mentales qui conduisent femmes et hommes à accepter la domination d’un sexe sur l’autre, de même que toutes les formes de minorisation sociale et politique des femmes.

    Pourquoi n’accepteraient-elles pas de gagner moins que leurs collègues, ou d’accomplir des corvées dont leurs compagnons se dispensent, ou de supporter leurs coups, s’il est admis au plus haut niveau que «le masculin l’emporte sur le féminin»? La lutte contre les stéréotypes de genre, qui est essentielle au progrès de l’égalité réelle des femmes et des hommes, ne peut être efficacement menée si cette maxime n’est pas mise au ban de l’école.

    D’autres mesures travaillant à l’expression d’une plus grande égalité dans la langue sont nécessaires, mais le plus urgent est de cesser de diffuser cette formule qui résume la nécessaire subordination du féminin au masculin.

    En conséquence:

    • Nous déclarons enseigner désormais la règle de proximité, ou l’accord de majorité, ou l’accord au choix ;

    • – Nous appelons les enseignantes et les enseignants de français, partout dans le monde, à renouer avec ces usages;

    • – Nous les appelons à ne pas sanctionner les énoncés s’éloignant de la règle enseignée jusqu’à présent;

    • – Nous appelons le Ministère de l’Éducation nationale à donner à ses personnels et à ceux des établissements sous sa tutelle des instructions précises allant dans le même sens;

    • – Nous appelons les professionnelles et les professionnels de la presse et de l’édition, les correcteurs et correctrices, les écrivaines et les écrivains à en faire autant;

    • – Nous appelons les citoyennes et les citoyens francophones à en faire autant.