Catégorie : Communiqués

  • Appel à un Newroz de solidarité internationale !

    Appel à un Newroz de solidarité !

    Depuis maintenant deux mois, l’opération militaire déclenchée par l’Etat turc se poursuit. La seconde armée de l’OTAN et ses supplétifs djihadistes ont encerclé la ville de Afrîne, dans le Rojava -Kurdistan Syrien. Deux mois de terreur continuelle pour la population civile et pour celles et ceux qui résistent.

    Bombardements aériens, frappes d’artillerie, gaz de combat…l’immense horde fasciste ne recule devant rien pour écraser la résistance du YPG – YPJ et de ses alliés.

    Erdogan prétend qu’il ne touchera pas aux civils. Dans une guerre comme celle-ci, que mène un occupant contre un peuple, il n’y a ni civils, ni militaires. Il n’y a que l’oppression générale. Ces propos ont été démentis par la réalité : hôpitaux éventrés, civils assassinés…

    Les massacres ne font pas peur à l’armée Turque. Les colonialistes et les impérialistes n’ont jamais, dans toute l’histoire, agi autrement.

    Celui qui débute se produit dans le silence, dans l’opacité. Les yeux du monde sont bandés par la censure, par l’intimidation, par la répression.

    Le seul tort le celles et ceux qui résistent stoïquement est d’avoir voulu conquérir leur indépendance et leur liberté. D’avoir voulu créer un monde plus juste. Le Rojava expérimente un modèle de progressisme, de volonté d’aller vers plus de Justice, une plus grande égalité, la fin de l’oppression sur les femmes, sur les minorités, sur les religions. Surtout, le Rojava est un espace qui se constitue contre les impérialisme, une zone où ce ne sont pas les intérêts des grandes puissances dominantes qui sont dictés.

    Là réside leur crime : celui d’oser exister.

    Le débat politique est une chose constante, mais l’Unité Communiste de Lyon s’horrifie de voir que certains et certaines cherchent tous les prétextes pour renier leur solidarité. A nos yeux, tout s’efface devant le déferlement de bandits sanguinaires sur Afrîne. Il ne peut y avoir qu’un seul cri, celui de la solidarité totale. Les moyens de la réaliser concrètement sont divers et variés, mais tous comptent !

    Certains et certains sont allés physiquement aider les combattants et les combattantes kurdes. Nous les saluons, nous rendons hommage à celles et ceux qui ont fait ce choix courageux et qui ont donné leur vie pour que le Kurdistan vive ! Ils et elles ne seront jamais oubliés. Les barbares ne tuent pas les résistants et les résistantes, ils les rendent immortelles !

    Clamons notre solidarité en ce jour de l’an Kurde ! Que celui-ci devienne le point de départ de l’an 1 d’un Kurdistan libre !

    En cette journée du Newroz, le nouvel an Kurde, nous clamons toutes et tous notre solidarité avec celles et ceux qui souffrent sous le joug des fascistes, des obscurantistes, des impérialistes. Nous clamons notre solidarité avec ceux et celles qui se dressent pour la Liberté, pour l’Egalité, pour la dignité du plus grand peuple sans Etat du monde.

    En cette journée, nous pointons du doigt la responsabilité écrasante et totale des impérialistes étrangers, des « démocraties défenderesses des droits de l’homme », qui ont agi en apprentis sorciers, en jouant avec les flammes de la réaction de du fascisme, pour satisfaire des ambitions géopolitiques et commerciales. Nous pointons du doigt le fait que dans les villes d’Europe, la répression grandit. Les manifestations sont attaquées, les drapeaux sont confisqués, les organisateurs sont intimidés. Les grandes puissances ne sont pas neutres : elles sont complices !

    A travers cette solidarité, nous clamons notre soutien à toutes celles et tous ceux, qui, dans une nuit qui s’éternise, subissent la faim, la misère, les privations, les coups et les violences du capitalisme et de l’impérialisme.

    L’Unité Communiste de Lyon relaie l’appel de l’ICOR [Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires] à une journée de solidarité envers le peuple Kurde, envers les combattants et les combattantes d’Afrîne !

    Vive la solidarité internationale des peuples !

    Les flambeaux du Newroz sont les flambeaux de la liberté !

    Rendez vous le 20 mars, à 19h00, place Bellecour.

  • Mayotte : La grève révélatrice.

    Mayotte : La grève révélatrice.

    Mayotte : La grève révélatrice.

    Nous avions parlé de Mayotte l’an passé, lors de la grève organisée par les travailleurs de l’usine Total, dans le but d’obtenir le simple respect du Code du Travail, chose déjà incroyable dans cette île colonisée.

    Aujourd’hui, Mayotte est de nouveau dans une grève soutenue, importante, et -surtout- générale. La raison invoquée est la question de l’insécurité générale dans l’île. Le 20 février, des affrontements ont éclaté au lycée de Kahani, étincelle provoquant ce mouvement de colère.

     La situation est misérable. Mayotte est un sous-département, avec ses bidonvilles, avec son niveau de vie au ras du sol. Elle n’a rien des « joyaux » tels que le disent les sociaux chauvins. Elle subit effectivement une délinquance importante, avec 23.5 logements cambriolés sur 1 000 selon Le Monde. Cette délinquance est réelle, en effet, elle est un mal endémique l’île, mais n’est que le reflet des inégalités sociales terrifiantes qui la frappent.

    D’un côté, les forteresses des colonisateurs et des compradores, entourées de barbelés, surveillés par la police et l’armée, des gated communities, réservés à la bourgeoisie. De l’autre, les bidonvilles ou bangas des immigrés clandestins, tentant de survivre dans une misère noire. Ces migrants proviennent des malheureuses Comores, territoires condamnés au sous-développement et à l’indigence par les interventions et coups d’Etats organisés par la France et l’Afrique du Sud de l’Apartheid.

    La logique voudrait qu’on s’intéresse aux causes de cette souffrance, qu’on la résolve. Mais la bourgeoisie a d’autres plans. Elle flaire l’opportunité de pour instiller la défiance et la haine entre celles et ceux qui courbent l’échine sous son ordre injuste.

    D’ores et déja, les chantres de la réaction, tels Laurent Wauquiez, se sont emparés de cette question. Ils s’en sont emparés pour détourner les revendications légitimes des habitants de Mayotte. Wauquiez s’est empressé de faire d’une grève contre les conséquences de la pauvreté gravissime une grève contre les immigrés en provenance des Comores, toutes proches.

    Wauquiez, Valls, les fascistes, tous et toutes s’en moquent complètement de la misère de l’île de Mayotte. Elle n’est qu’un marchepied pour leurs slogans. Dans le fond, ils et elles haïssent les Mahorais et Mahoraises dans la plus grande tradition des colonialistes. Ils et elles ne cherchent pas un seul instant à écouter les plaintes et les souffrances de la population, mais bel et bien uniquement à imposer leur discours.

    Non, jamais les xxx ne seront autre chose que ces fameux « français de papier », dont parle Nadine Morano. Ils et elles ne sont que des survivances du code de l’indigénat. Des bras pour travailler, et une île qui fournit une Z.E.E. à la métropole, ainsi qu’une tête de pont vers l’Afrique, et vers Madagascar, néo-colonie française.

    Les promesses de mettre fin à l’insécurité, pour la bourgeoisie, ne peuvent se réaliser que par le fer, le feu, le sang. Elles ne mettent pas fin à l’indigence, au dénuement, à la faim, à la maladie. Au mieux, la « gauche » promet. Elle promet plus d’argent, plus de moyens, elle promet une répartition des richesses. Mais dans les faits, elle s’écrase, comme le paillasson de la bourgeoisie. Elle fait corps, coeur, avec l’impérialisme français, ce fléau.

    Seuls les communistes peuvent mettre fin de manière définitive à la misère. Seuls les communistes peuvent mettre fin à l’insécurité, en détruisant sa base matérielle. Seule la destruction du parasitisme de la bourgeoisie, du parasitisme des riches, des exploiteurs, des colons et néo-colons, peut permettre cela.

    C’est le fait de remettre entre les mains du peuple tout entier les outils qui permettent à la richesse d’être produite -pas simplement taxer l’exploitation, mais bien la liquider-  qui peut faire s’éteindre de manière finale et définitive la pauvreté. Or, c’est bien cette pauvreté, et non une essence raciale, comme le clament les fasciste, qui est la responsable de l’insécurité et de la violence.

    Cette arrivée du pouvoir populaire ne peut se faire avec, mais bien contre l’impérialisme français. Les Mahorais et Mahoraises n’ont rien à attendre, si ce n’est davantage d’oppression, de sa part. Il n’est pas « plus humain », plus « doux », plus « civilisé » que celui des Russes ou des Américains. Il est une machine implacable à broyer les peuples, à massacrer les masses populaires.

    Mayotte est otage de la rapacité de l’impérialisme.

    A bas l’impérialisme français ! Vive la lutte anti-impérialiste, partout dans le monde !

  • A Afrîne, c’est l’humanité qu’on assassine !

    A Afrîne, c’est l’humanité qu’on assassine !

    A Afrîne, c’est l’Humanité qu’on assassine !

    Afrîne est en passe d’être encerclée.

    Après une longue période de stagnation, en face d’une résistance héroïque, les troupes turques et leurs supplétifs -mercenaires, assassins et djihadistes- sont parvenus à percer. Afrîne vit désormais un état de siège. La ville est le refuge de milliers de civils, fuyant les bombardements, les chars, les meurtriers de la seconde armée de l’OTAN.

    Les YPG / YPJ et leurs alliés, ainsi que les volontaires des bataillons internationaux, tiennent leur rôle jusqu’au bout. Mais l’impitoyable machine mathématique ne laisse guère entrevoir d’espoir : que peuvent 15 000 combattants et combattantes des armées populaires, encerclées, contre les bombardiers, les chasseurs, les blindés, l’artillerie lourde, les gaz de combat ?

    Les Forces Démocratiques Syriennes et le peuple Kurde ont été trahies !

    Par l’occident, dont la France, qui les ont encensés lors de leurs combats contre Daesh -allié objectif de la Turquie. Hier, les portraits des combattants et des combattants kurdes étaient dans tous les magazines, dans tous les journaux. Aujourd’hui, pour satisfaire les ambitions de l’ami Erdogan, l’occident livre sans sourciller les kurdes à leur bourreaux.

    Par la Russie et par Damas. La promesse d’une aide, extorquée en échange d’un renoncement à l’indépendance du Rojava (Le Kurdistan Syrien) ne s’est pas concrétisée par le moindre acte réel. Soucieux de plaire au maître d’Ankara, Poutine accepte de céder une partie de la Syrie, en échange d’une plus grande proximité géopolitique avec le pays vacillant qu’est l’Etat Turc.

    Ces actes illustrent un fait essentiel, crucial : les grandes puissances géopolitiques ne considèrent leurs alliés que comme des pions, comme des mouchoirs jetables, comme des agents qu’elles utilisent puis abandonnent. Les « démocraties » regardent sans mot dire le massacre qui se prépare.

    Pour des enjeux géopolitiques ou économiques, on laisse l’armée Turque massacrer. Dans cette affaire, notre impérialisme, celui de la France, n’est pas neutre, il soutient activement Erdogan, par des partenariats économiques, par l’exploitation conjointe des masses populaires turques, par un soutien politique sans faille.

    L’Etat français impose le silence. Les médias sont muets. Afrîne meurt dans l’obscurité d’une nuit sans fin.

    L’Unité Communiste de Lyon, membre des Amis de l’ICOR en France, appelle à la solidarité concrète avec le peuple Kurde, avec ses organisations de combat et ses alliés. L’ICOR est la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires, rassemblant 49 partis et organisations sur 4 continents. Fin 2014 l’ICOR a conclu un pacte de solidarité avec la lutte de libération kurde. Nous appelons à le concrétiser !

    Nous appelons à soutenir financièrement et politiquement les campagnes de solidarité envers les forces combattantes, mais également en faveur de la reconstruction du Rojava encore libre. La Campagne de Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava, dans le but de fournir une assistance médicale aux forces combattant contre la réaction, l’impérialisme et le fascisme.

    Le 21 mars -nouvel an Kurde ou Newroz– l’ICOR appelle à une journée de mobilisation en solidarité avec le peuple Kurde. L’Unité Communiste de Lyon appelle les organisations et les individus qui désirent participer à ce mouvement de solidarité, à le renforcer, à le développer, à nous contacter pour donner à cet événement l’ampleur qu’il mérite.

    Ce 21 mars doit être une démonstration de force et de solidarité envers nos camarades qui luttent et tombent pour la Liberté, pour l’Egalité, pour la Révolution !

    Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon appelle à participer à la manifestation de solidarité, à 15 h 00, place Bellecour. Soyons nombreux et nombreuses à répondre à cet appel !

    Par notre engagement et notre solidarité, nous contribuons à défaire les menées des impérialistes et de leurs agents fascistes et réactionnaires.

    Vive la lutte internationale des peuples ! Vive la lutte anti-impérialiste !

  • Résolution de l’ICOR concernant les événements en Iran

    Résolution de l’ICOR concernant les événements en Iran

    Résolution de l’ICOR concernant les événements en Iran

    28.02.2018

    Dans de nombreuses villes d’Iran et de Rojhilat (Kurdistan oriental), il y a eu un soulèvement, un Serhildan, contre la pauvreté, la corruption, la discrimination et la politique répressive. Après les protestations de 1988,1999 et 2009, les gens sont descendus dans la rue avec des actions pour la première fois d’une ampleur pareille et ont lancé des slogans radicaux contre le chef religieux Ali Khamenei. Outre les revendications économiques, des centaines de milliers de personnes ont déferlé dans les rues pour réclamer la liberté politique et ont montré une fois de plus que les gouvernements corrompues et pourries au Moyen-Orient n’ont pas d’avenir à long terme.

    Le régime des Mollahs a mis en place un ordre d’exploitation oppressif et capitaliste dans le pays et a mené une politique expansionniste et agressive dans la région. Les femmes sont concernées avant tout par la répression de leurs droits de femme et de vie. Bien qu’il tente de légitimer cette politique par des discours religieux et en propageant l’unité nationale, il perd sa crédibilité jour après jour aux yeux des masses. Et cette fois-ci, l’État iranien a ignoré les revendications légitimes des gens en plaçant le soulèvement populaire dans le contexte de contradictions qu’il a avec l’impérialisme us-américain.

    Ces dernières semaines encore, les habitants de Başûr (Kurdistan du Sud) n’ont plus quitté les rues pendant des jours entiers avec leurs revendications contre la corruption, la pauvreté et le gouvernement dégénéré, pourri, oligarchique, et avec des actions organisées, d’abord contre Barzani et ensuite contre tous les autres partis politiques impliqués dans le pouvoir. Et maintenant, le Kurdistan oriental (Rojhilat) résiste au régime des Mollahs pourri, régressif et colonialiste, de Kermanshah à Mahabad.

    Cette étincelle, qui s’est à nouveau refroidie, a montré que, malgré toute la cruauté du pouvoir d’État, il est à nouveau possible que les grèves et les protestations se propagent partout dans le pays, ce qui produit des femmes étant particulièrement à l’avant-garde des affrontements, ainsi que des mouvements étudiants et révolutionnaires au Kurdistan. La nouvelle qualité du mouvement de protestation en Iran est marqué par les luttes ouvrières.

    Pour ne pas laisser la lutte du peuple pour la liberté, l’indépendance et la justice sociale aux opportunistes régressifs, les peuples de la région et tous les révolutionnaires du monde entier devraient, à partir de tous les révolutionnaires de l’Iran, soutenir le soulèvement, le Serhildan, et intensifier la lutte contre les voleurs et les dictateurs, en se tenant côte à côte.

    En tant que communistes, révolutionnaires, progressistes et anti-impérialistes résolus, nous soutenons le soulèvement en Iran et le Serhildan à Rojhilat!

    Nous continuerons à brandir le drapeau ouvrier contre l’exploitation capitaliste, pour la libération de la femme contre le patriarcat, pour l’égalité et l’indépendance nationales contre le colonialisme!

    Signataires (en date du 3 mars 2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. RCP Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire

    3. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    5. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    6. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    8. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    9. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    10. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    11. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    12. KGS Společnost Klementa Gottwalda (Société Klement Gottwald), République tchèque

    13. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    14. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    15. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    16. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    17. VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie

    18. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    19. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    20. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    21. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    22. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    23. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    24. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    25. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    26. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou

    27. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

    Signé après la date de sortie:

    1. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    2. SMKC Svaz Mladych Komunistu Cheskoslovenska (Union des jeunes communistes de Tchécoslovaquie), République tchèque

  • Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée internationale des femmes.

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée internationale des femmes.

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée internationale des femmes.

     

    La journée internationale des femmes est une journée de lutte commune du mouvement révolutionnaire et combatif international de la femme et des ouvriers ! L’appel des femmes socialistes, il y a plus de cent ans, réunit les ouvrières, les paysannes, la masse des femmes dans la lutte contre l’incitation impérialiste à la guerre, la faim et la misère et fut soutenue par les partis révolutionnaires du monde. C’était l’époque de révolutions jusqu’à la grande Révolution d’octobre en Russie en 1917 avec la victoire du socialisme. C’est ici même que pour la première fois furent réalisés les droits de la femme les plus larges à l’échelle mondiale.

    Plus de cent ans après, la propension du système impérialiste à produire des crises s’est accentuée universellement. Incapable de résoudre même un seul problème de l’humanité, il détruit la base d’existence des masses et met en question les conditions de vie. Le mécontentement avec la situation économique, sociale et politique s’accroît. Les femmes se trouvent au centre de la chaîne, organisée par l’ordre de l’État et familial bourgeois. Dans le monde arabe, la situation des femmes s’est aggravée dramatiquement à cause des mouvements religieux, intégristes et terroristes, surtout dans les régions de conflits.

    Mais dans le monde entier, les femmes se révoltent. Ouvrières, paysannes, la masse des femmes ne sont plus prêtes à accepter le diktat des forces dominantes: Aux États-Unis, les femmes manifestent contre Trump et sa politique belliciste. Au Bangladesh, Vietnam et en Thaïlande, l’armée des ouvrières du textile lutte pour un salaire minimum et une couverture sociale, en Inde, les femmes luttent, comme partout dans le monde, contre la violence sexuelle, l’intégrisme religieux, la répression par l’État et les structures patriarcales. En Iran, les femmes se soulèvent contre l’agression, en Amérique latine, au Pakistan les femmes se mettent ensemble en masse contre la violence et l’assassinat de femmes et d’enfants. Au 21e siècle, la lutte contre la répression féodale patriarcale est encore et toujours un composant inséparable de la lutte pour la libération de la femme. En Afrique les femmes luttent pour avoir du travail et de la nourriture, en Europe les ouvrières se trouvent en grève pour des salaires plus élevés, luttent contre des lois réactionnaires. Au Proche et Moyen Orient les femmes défendent – en partie en armes – la démocratie et la liberté contre la terreur fasciste. Point brûlant actuel est la défense d’Afrine/Rojava. L’ICOR salue la lutte héroïque des femmes palestiniennes.

    En 1910 la journée internationale de la femme fut née – en 2010 l’ICOR fut fondée. Nous, les partis de l’ICOR, nous nous engageons pour la libération de la femme par une perspective anti-impérialiste et socialiste. Le mouvement prolétarien de la femme avec comme noyau les partis révolutionnaires encourage le mouvement international de la femme dans toute sa gamme et diversité et lui donne la perspective de la lutte pour la libération de la femme dans une société libérée. Pour cette raison, l’ICOR soutient le processus international de la conférence des femmes du monde et faisait partie vivante des deux premières conférences des femmes de base dans le monde au Venezuela et au Népal. Le mouvement révolutionnaire et combatif de la femme s’y réunit dans la lutte contre l’exploitation et la répression des femmes et pour leur libération dans une société libérée. En tant que partis de l’ICOR nous faisons appel aux femmes dans le monde : Renforcez le mouvement combatif de la femme dans le monde ! Organisez-vous dans les partis révolutionnaires et, en tant que femmes, assumez courageusement une responsabilité dirigeante ! Devenez partie intégrante de la révolution socialiste internationale.

     
    Vive la journée internationale de la femme ! En avant avec la libération de la femme !

    Signataires (en date du 3 mars 2018, d’autres signataires sont possibles):

    1.RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2.ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    3.MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    4.PCT   Parti Comuniste du Togo Togo

    5.PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    6.MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    7.CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    8.CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    9.NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    10. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    11. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    12. KGS   Společnost Klementa Gottwalda (Société Klement Gottwald), République tchèque

    13. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    14. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    15. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    16. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie

    17. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    18. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    19. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    20. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    21. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

    22. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    23. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    24. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    25. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    26. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    27. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou

    28. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

  • Vive le 8 mars, journée de lutte internationale des femmes.

    Vive le 8 mars, journée de lutte internationale des femmes.

    Journée Internationale de lutte pour le droit des femmes.

    Pour un 8 mars combatif !

    Le 8 mars n’est pas un jour de « fête », un jour de « célébration. » Cette date est une date de lutte. Une date de constat des obstacles qu’il reste à franchir, des combats qu’il reste à mener, sur la route de l’Egalité. Cette route est encore longue dans le monde entier, pour les femmes qui courbent l’échinent sous la coupe des régimes réactionnaires. Cependant, même en France ainsi qu’en occident d’une manière générale, la plaie reste béante. Les illustrations sont nombreuses.  

    Ainsi, le 5 octobre 2017, au travers d’une tribune dans le New York Times, le producteur Harvey Weinstein est accusé d’avoir commis une quantité innombrable d’agressions sexuelles sur des actrices. Faisant boule de neige, ce mouvement, sous le hashtag #metoo, s’est mué en onde de choc, ouvrant la parole à des femmes d’un milieu où la loi du silence, où l’omerta, est une règle. En France, ce mouvement s’est mué en #balancetonporc, tribune faite pour dénoncer les agissements de harceleurs. Là aussi, les réseaux sociaux ont révélé une fois de plus l’immensité du problème. Car les femmes ont parlé.

    La tempête des dénonciations, un raz-de-marée salutaire.

    Cette onde de choc est salutaire. Cibler les criminels et les attitudes criminelles est salutaire. Certains ou certaines se sont engouffrées dans la brèche pour tenter de l’instrumentaliser, pour tenter d’instiller des idées réactionnaires, racistes ou fascistes au travers de ce mouvement. Un Tariq Ramadan n’a pas bénéficié d’un respect aussi religieux de la présomption d’innocence, à l’inverse d’autres accusés. Mais l’ensemble du mouvement est sain, nécessaire, essentiel.

    Cette campagne a provoqué des réactions.

    Certains – certaines même ! – ont dénoncé le fait que des femmes -et des hommes-, brisent ce tabou. Elles défendent les bourreaux, les criminels, sous les prétextes de coutume, de tradition ou d’habitude. Les arguments sont plus fallacieux les uns que les autres et le reducto ad hitlerum n’est pas loin. Derrière les attaques, présentant les victimes comme des délatrices dignes de Vichy, pointe la peur des accusés. Car c’est plus du côté du dazibao qu’il faut chercher le parallèle. Elles pointent publiquement -au vu et au su de tous- des affaires que les criminels considéraient comme relevant de l’omerta de la sphère privée.

    Ce monde privé, ces entrailles cachées, sont là où les actes se passent. La large majorité des coupables ne sont pas le stéréotype de l’homme masqué qui se cache dans la ruelle sombre. Elles sont les visages des patrons, des amis, des frères, des pères, qui commettent ces crimes, dans l’intimité, par le harcèlement, la pression, la surprise, l’agression… Même au Vatican, les nonnes se rebellent contre l’oppression patriarcale. Nul secteur de la société est épargné. Ni même les milieux militants.

    Harcèlement, discriminations, agressions, viols, féminicides… la liste est longue et les occurrences sont nombreuses. En pratique, chaque femme sera confronté à une situation potentiellement dangereuse au cours de sa vie. Et ce, indépendamment de l’âge, de la catégorie sociale, de l’origine ou de la religion. Certaines femmes cumulent, de plus, des discriminations racistes ou homophobes, une précarité sociale aggravante et vulnérante… Les plaintes sont rares, les enquêtes davantage encore, les condamnations, infime. Obtenir justice est un parcours du combattant -ou plutôt de la combattante.

    Les femmes sont toujours considérées comme des exutoires, comme des cibles, comme des proies. L’impunité règne. Lorsque le criminel est, de plus, un bourgeois, elle est totale. Harvey Weinstein -dont la compagnie a fait faillite ; Gérard Damarin ; Woody Allen ou Roman Polanski possèdent le même portrait : ce sont des bourgeois qui obtiennent par l’exploitation et l’extorsion tout ce qu’ils veulent. Même au prix du crime, institué en norme de fonctionnement. Les photographes pensant avoir un droit de cuissage sur leurs modèles, les producteurs sur les actrices, les employés sur les stagiaires, les professeurs sur les étudiantes…

    Ces mouvements illustrent une face émergée de l’iceberg, la division genrée du travail, fille de la lutte des classes.

    La racine du problème est connue : c’est le capitalisme.

    L’an dernier, nous l’écrivions déjà. Le sexisme est l’expression symptomatique d’un problème structurel. Il s’agit de la société patriarcale et capitaliste. Cette forme de société a mué progressivement les femmes en prolétariat privé de l’homme. Les femmes assurant le fait d’élever les enfants, exécutant les tâches domestiques et -exceptionnellement- apportaient un « salaire d’appoint ».

    La division genrée, sexuée du travail est la base matérielle du fait que les femmes soient traitées en moyen de reproduction des forces de travail, tandis que les hommes seraient la force productive. Cette aliénation particulière laisse toujours des traces dans les mentalités, même si elle évolue peu à peu.

    A l’heure actuelle, le fait que les femmes puissent faire des carrières -malgré des discriminations sexistes, toujours aigües- ne remet fondamentalement pas en cause les rapports de domination. Car la structure économie, inlassablement, les reproduit. Si jamais ils ne prenaient plus une forme de division genrée du travail, ces rapports de domination se perpétueraient sous une forme nouvelle, tout aussi oppressive.

    Car l’exploitation maximale, recherchée par les bourgeois (et les bourgeoises), oblige, force à ce qu’un surtravail gratuit, non rémunéré, soit assumé par quelqu’un. Si les travailleurs -et les travailleuses- disposent encore d’énergie, la bourgeoisie tentera, comme elle le fait déjà, de mettre cette énergie à son service.

    Le sentiment d’aggravation de la situation des femmes dans le monde est le reflet de l’aggravation de la situation économique générale.  Plus la bourgeoisie, par ses crises, par l’augmentation du taux d’exploitation, use le prolétariat, plus elle entraine, par rebond, une détérioration de la situation des femmes.

    Dans la France impérialiste, qui vampirise les ressources de toute une partie de l’Afrique, comme dans les autres métropoles, les effets ne sont font pas encore sentir de manière claire. Pourtant, la menace couve. Les discours et rhétoriques réactionnaires grandissantes sont les cris de ceux et celles qui veulent enfermer de nouveau les femmes dans un rôle de supplétifs, d’esclaves domestiques.

    Les bourgeois et les bourgeoises, les libéraux, clament que la situation est celle de l’égalité. Or, dans la société, nous le voyons chaque jour, cette égalité n’est que de papier ! Elle est précaire. Nous vivons dans une société d’exploitation, dans une société ou les rapports principaux entre individus sont des rapports de domination.

    Seule la lutte révolutionnaire peut tarir la source de l’exploitation et de la domination. Seule cette lutte menée jusqu’au bout peut libérer de la servitude les masses populaires. Le pouvoir politique est le nœud central du problème. Sans lui, toute victoire n’est que temporaire.

    Cela ne signifie pas qu’il faille attendre, ne pas poser les questions féministes. La lutte féministe n’est pas une diversion de la lutte des classes. Elle ne divise pas les exploités, au contraire, elle soude et unit leur alliance sur des bases saines. Elle est une lutte, au même titre que la lutte antifasciste, antiraciste, qui sont tout un pan de la lutte révolutionnaire.

    Mener la lutte des classes et les luttes féministes, voilà ce que le Président Mao appelait « marcher sur ses deux jambes. »

    La journée du 8 mars est utilisée par les capitalistes pour vendre des sous-vêtements, des produits de beauté, de l’électroménager, en somme des choses qui entretiennent une aliénation des femmes. Cela les ravale au rang d’objet, de bien de consommation, de robot domestique à destination des hommes.

    Son sens est pourtant tout autre. Elle est une journée de lutte. Elle est une journée de combat. Partout dans le monde, les luttes féministes grandissent. Partout dans le monde, les femmes se lèvent et combattent contre l’oppression patriarcale et l’exploitation capitaliste.

    La société patriarcale est une machine à broyer les individus et à reproduire des fonctionnements de domination. L’exemple du scandaleux livre « On a choppé la puberté » aux éditions Milan, l’illustre. Cet ouvrage, sous des dehors humoristiques, inculque aux jeunes filles le fait qu’elles doivent se positionner, grâce à la taille de leurs seins, sur le marché de la séduction. Ce discours, tout comme une intense propagande commerciale, leur explique que leur corps est leur seule valeur. Il érige en normalité la prédation et les incite à devenir une marchandise qui doit se positionner sur le marché de la séduction.

    La manière dont fonctionne la société capitaliste rend inéluctable le fait que des rapports de domination se nouent. La lutte féministe ne peut et ne doit se contenter d’être une lutte démocratique, de simple égalité envers la loi. Elle est inséparable de la lutte révolutionnaire, pour l’anéantissement de la société de domination et d’exploitation, racine de tous les maux.

    La situation de crise économique, de climat de tension internationale, de repli réactionnaire, ouvre un boulevard aux politiques antiféministes et sexistes. Du Brésil à la Pologne en passant par les Philippines et la Turquie, l’ordre de ceux qui veulent enfermer les femmes dans l’aliénation se renforce.

    C’est sous les drapeaux des organisations de combat populaire, sous le drapeau rouge de la révolution, les armes à la main, que les femmes ont pu avancer sur le terrain de l’égalité. Que cela fut dans la Résistance Française, dans l’Armée Rouge, dans les Gardes Rouges et dans les troupes du Vietminh, hier. Que cela soit, aujourd’hui, sous les insignes de YPJ au Kurdistan, de la Nouvelle Armée Populaire des Philippines, des Naxalbari en Inde, c’est par la lutte que les droits sont arrachés.

    L’Unité Communiste de Lyon, membre des Amis de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires, l’ICOR, rend hommage à ces luttes et saluent les combattantes !

    Avançons sur la voie de la résolution des contradictions !

    Le 8 mars doit être pour les militants et militantes, de porter un regard autocritique sur nous-mêmes et nos pratiques. Il est en effet aisé de s’autoproclamer homme antisexiste ou pro-féministe, sans pour autant avancer sur la voie de l’amélioration.

    Issus de la société de classe, d’une société marquée par la division genrée du travail, par le poids immense de l’idéologie bourgeoise, nous sommes conditionnés par les habitudes, les préjugés, les traditions… nous portons un fardeau réactionnaire qui nous traine en arrière.

    La lutte pour l’égalité n’est pas une lutte qui se nourrit de déclarations et de phrases creuses. Elle est une lutte à la fois au sein de la société comme au sein des organisations progressistes et révolutionnaires. Aucune n’est exempte de fautes, et tout relâchement entraine le retour des pratiques réactionnaires. Certains et certaines considèrent qu’il faut être parfaits pour poser la question du féminisme. C’est là une position fausse.

    Nous ne sommes pas parfaits, c’est là une vérité. Nous ne pouvons attendre de l’être pour commencer à lutter. Mais nous devons tendre vers l’amélioration. Acter cette imperfection, ne pas combattre la manière dont elle se manifeste, la flatter, la nourrir, est également une position fausse.

    Nous considérons que nous devons apporter un soutien et renforcer les organisations de femmes révolutionnaires. Bien des critiques s’élèvent, parfois, contre les mobilisations non-mixtes ou en mixité choisie. Nous considérons que les tactiques choisi par ce mouvement et ces organisations sont de son ressort.

    Nous sommes solidaires de ces luttes, elles sont un pan essentiel de la lutte révolutionnaire mondiale, de la lutte pour l’émancipation générale de l’humanité.

    Le 8 mars, les communistes répondent à l’appel des femmes du monde entier.

    Le 8 mars, les femmes révolutionnaires et progressistes défilerons dans les rues du monde, et réclamerons leurs droits !

    Vive la lutte des femmes révolutionnaires – Vive le 8 mars révolutionnaire !

  • Réforme de la SNCF : la croisade contre le service public.

    Réforme de la SNCF : la croisade contre le service public.

    Réforme de la SNCF : la croisade contre le service public

    La guerre sainte que Macron a déclaré aux services publics se poursuit ! En pleine charge contre l’Education nationale, les EHPAD, l’agent exécuteur de la bourgeoisie veut s’en prendre à la Société Nationale des Chemin de Fer, par une série de réformes visant, comme pour les autres services, à liquider le service public au profit de l’ouverture au marché privé, tout en attaquant toujours plus fort le statut des travailleurs et des travailleuses.

    La stratégie des gouvernements successifs est simple. Simple mais dotée d’une certaine dose de perversité. Elle agit en étapes. La première est ancienne, elle début dès 1983, sous Mitterrand. Elle consiste à fermer progressivement les vannes du financement public. Sous-alimenté, le service connaît des défaillances, causant l’irritation -légitime- des usagers. Or, cette irritation est déviée de sa cible logique. Au lieu d’être orientée contre le bourreau, elle se tourne vers la victime.

    Elle sert à faire accepter deux choses : la première est que le public doit céder le pas à la loi du profit, un stimulant vivifiant en théorie, mais nécrosant en pratique. La seconde est qu’elle sert à attaquer tous les régimes particuliers, notamment ceux de la fonction publique, et donc à exiger, de la part des perdants même de ce jeu de dupes, un nivellement par le bas des salaires et des régimes.

    L’irruption du capital privé est censé, par l’opération de la concurrence, pousser, dans une forme de darwinisme entrepreneurial, à offrir un service de qualité à un prix modique. Les tenants de cette théorie s’accrochent à un dogme qu’une simple partie de Monopoly peut démolir : la concurrence s’effondre et ne reste que les monopoles, se gavant allègrement, sans rien rendre en retour.

    La loi du profit remplace le service ; la rentabilité, l’efficacité ; la misère, les salaires corrects.

    A la base du projet de réforme, un rapport, réalisé par Jean-Cyril Spinetta, ancien PDG d’Air France. Après avoir accompli sa basse besogne de démantèlement au sein de l’entreprise aéronautique, ce liquidateur zélé est appelé à réitérer son œuvre au niveau du réseau ferroviaire. Il surfe sur le prétexte de la non-rentabilité de la SNCF, clamant qu’elle est un gouffre financier que chaque contribuable paie, et que sa destruction serait un soulagement pour le portefeuille. Dans les faits, le poids de la SNCF est nul comparativement au coût de la fraude fiscale, de la fraude à la TVA, ou des détournements de fonds, qui, là, ne rencontrent que rarement le maillet du juge.

    Mais en quoi consisterait cette réforme ?

    Le changement de statut

    Actuellement, la SNCF est un Établissement Public Industriel et Commercial, c’est à dire qu’il s’agit d’une entité de droit public (dépendante de l’État), dotée de la personnalité juridique (et donc responsable devant la loi), gérant des activités de nature industrielle ou commerciale, dans des conditions comparables à celles d’une entreprise privée.

    Le but de la réforme est de passer du statut d’EPIC, au statut de société nationale à capitaux publics. Dans l’un, l’État est propriétaire, dans l’autre, il est actionnaire. L’objectif est simple, ouvrir, dans un premier temps, la possibilité d’investir dans la SNCF, pour des actionnaires privés. Cette manœuvre, utilisée pour Air France, EDF/GDF, ou encore la Poste, est un premier pas vers la privatisation du service public. Cela n’est pas une obligation, la Poste, par exemple, demeurant à 100% sous contrôle de l’État, mais il s’agit d’une épée de Damoclès omniprésente d’une introduction du capital privé. Il s’agit également pour les services de se débrouiller pour augmenter leur budget. Dans la cas de la Poste, ce sont les activités bancaires. Dans le cas de la SCNF, la diversification et la hausse des tarifs.

    Une privatisation du réseau ferroviaire ne serait pas sans précédent. En Grande-Bretagne, la privatisation de British Rail a induit une logique de concurrence et de profit aux conséquences désastreuses pour les usagers ; hausse incontrôlée des prix, suppression de trains, réduction du personnel, sont autant de désagréments qui poussent les britanniques à vouloir une renationalisation de l’entreprise.

    En France, la séparation entre les R.F.F. (Réseaux Ferrés de France) et la SNCF suit cette logique. A l’une les voies, à l’autre le matériel roulant. Cela autorise, en catimini, la possibilité de faire rouler autre chose que les wagons SNCF : c’est une ouverture du réseau à la concurrence et au Low Cost.

    La reprise de la dette

    Selon Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement : « Chaque année la dette de la SNCF s’accroît de 3 milliards d’euros. Fin 2018, c’est 50 milliards de dette, c’est 750 euros par Français, le modèle n’est plus tenable. Donc il faut trouver un nouveau modèle économique, il faut trouver un système ferroviaire qui réponde aux questions de mobilité du quotidien des Français. »

    Ce que le porte-parole oublie de mentionner, c’est que cet endettement est une cause naturelle de la diminution drastique des financements publiques. En disant qu’il « faut trouver un système ferroviaire qui réponde aux questions de mobilité du quotidien des français », Benjamin Griveaux demeure évasif. Quel serait ce système ? La question est dissimulée sous un tapis, pour ne pas aborder la reprise de la dette par l’État, pourtant responsable de la baisse des financements. Autre détail, et non des moindres, Benjamin Griveaux omet de mentionner que la SNCF fait chaque année des bénéfices, économiquement, l’entreprise ne s’est jamais portée aussi bien, comme Air France avant l’intervention de Spinetta.

    L’avenir des petites lignes

    Prétextant le manque de moyen, le gouvernement entend se désengager de l’entretien des lignes régionales du réseau national, laissant cette responsabilité aux régions. Les régions décideront alors si une ligne doit être maintenue, ou non. Les restrictions budgétaires au niveau régionale ne laissent rien augurer de bon quant à l’avenir de ces petites lignes, peut rentables économiquement. Encore une foi, c’est cette logique de rentabilité qui passe avant les besoins des usagers.

    Le destin des petites lignes est une question qui illustre l’hypocrisie des gouvernements. Malgré l’abandon officiel du « tout voiture » des années 1970-1980, la suppression des lignes de chemin de fer oblige à user de véhicules personnels, ou de dépendre de lignes de bus, lesquelles sont encore moins rentables que les trains. Mais, qu’attendre d’un gouvernement qui fait tout pour stimuler la consommation de voitures neuves, quitte à jouer sur la législation diesel tout comme sur les contrôles techniques ?

    La zone de « pertinence économique »

    Selon le rapport Spinetta, les TGV transportent près de 110 millions de voyageurs par an pour les seules liaisons domestiques, et près de 30 millions de voyageurs à l’international, pour un chiffre d’affaires total de 6,6 milliards d’euros. L’activité des TGV, cependant, est considérée comme extrêmement coûteuses, du fait, selon le rapport des « injonctions contradictoires de l’État ». Encore une fois, le service public est visé, comme étant peut rentable.

    Pour remédier à cela, le rapport propose une complémentarité entre TGV et TER, en créant une zone de « pertinence économique » qui limiterait l’usage des TGV aux destinations de moins de trois heures reliant les agglomérations de plus d’un million d’habitants. Le reste des lignes serait donc pris en charge par les TER. Mais, si comme nous l’avons évoqué, le réseau TER passe entre les mains des régions, qui sait combien de lignes peut rentables seront supprimées ?

    Mesures de privatisations, dysfonctionnements qui en sont la conséquence, charge contre le service public et le statut des cheminots, pour légitimer toujours plus de privatisations, pour toujours plus de profits. La stratégie ne change pas, et se révèle, hélas, efficace.

    Combattre stratégiquement et tactiquement.

    Ne nous égarons pas, nous ne sommes pas des mitterandiens conservateurs, des défenseurs zélés du sacro-saint service public au sens réformiste du terme. Nous soutenons nos camarades cheminots, ainsi que tous les agents de la fonction publique, contre la casse de cette garantie d’accès à l’éducation, aux transports, à la culture, à la santé…mais le statut du service public n’est néanmoins ni une garantie inébranlable, ni un modèle de perfection, ni une amorce de construction du socialisme.

    Car le service public est un monopole d’État, et que l’État bourgeois est la chose de la bourgeoisie monopoliste, c’est cette raison qui permet aujourd’hui une telle offensive contre ce même service public. Nous, communiste, sommes pour la propriété du peuple entier sur les moyens de production ; cela ne signifie pas le statut de fonctionnaire pour tous les travailleurs, mais la direction de la production par l’État prolétarien, en l’orientant vers les besoins du peuple, et non vers le profit des bourgeois. Cela signifie la liquidation progressive de l’intérêt privé, et son remplacement par une gestion pour les masses, par les masses.

    Malgré les apparences, cela n’est pas possible de manière réelle et concrète en régime bourgeois. Cela n’est pas possible, car les nationalisations sont des enfants du compromis, non des victoires définitives.

    Ce n’est que par l’arrivée au pouvoir des masses que cela sera possible. Or, le pouvoir des masses, face à l’hostilité et la virulence criminogène des bourgeois, ne peut se traduire que par un régime dirigé contre les exploiteurs. Ce régime, les communistes, depuis plus de 150 ans, le nomment Dictature Du Prolétariat, ou Dictature Démocratique du Peuple.

    C’est à travers cette forme de pouvoir que la question du profit privé, de l’accaparement des richesses peut être réglée. Cependant, un long chemin reste à faire, constellé d’étapes. Ainsi, nous appelons au renforcement des organisations de la classe ouvrière, et à la politisation de la lutte. L’heure est à défense contre le rouleau compresseur du MEDEF par l’organisation des communistes, fer de lance du prolétariat et des masses populaires. Ce n’est que par cela qu’il sera possible de passer de la résistance à la contre-attaque, de la contre-attaque à la révolution !

    Nous appelons à la solidarité de classe entre tous les corps de métier. L’argument des cheminots parasites, des cheminots privilégiés est un argument faux. Il s’agit d’une diversion, d’une division instituée par les bourgeois et les bourgeoises, dans le but d’entretenir le chaos dans nos rangs.

    Le nivellement par le bas des salaires concerne tout le monde. Oui, les cheminots, par leur force, par leur lutte, par leur unité, ont su défendre du terrain. Ils ont lutté au côté de l’ensemble des travailleurs et de la classe ouvrière pour protéger les conquêtes sociales.

    Aujourd’hui, ils et elles sont de nouveaux menacés par les foudres hypocrites de la réaction. Ce n’est nullement pour équilibrer une situation absurde, mais bien pour écraser dans le détail chaque pouce de terrain défendu par le code du travail.

    Ne tombons pas dans le piège de la division ! Les discours sur les cheminots privilégiés, les chômeurs assistés, les enseignants ne travaillant que 18h par semaine avec quatre mois de vacances dans l’année, les fonctionnaires en sécurité, les étudiants et leurs aides, et même, les travailleurs intérimaires et leurs primes, ne sont qu’un poison de division. Les travailleurs-euses sont toutes et tous frères et sœurs, et n’ont qu’un seul ennemi : la bourgeoisie !

    C’est elle qui tire les salaires vers le bas. C’est elle qui jette à la rue, dans la misère, dans le froid, chaque membre des classes populaires. Chaque mort de cet hiver est de son fait, de sa rapacité. Ne laissons pas les vautours nous diviser. Nous appelons à descendre dans la rue le 22 mars prochain, pour crier notre colère ! Refusons le nivellement par le bas des statuts !

    Ouvriers, des villes et des campagnes, travailleurs manuels et intellectuels, du public comme du privé, ensembles !

    Plus un pas en arrière !

  • Lettre d’information de l’ICOR sur la situation à Afrin

    Lettre d’information de l’ICOR sur la situation à Afrin

    Afrin– Lettre d’information no 1

    20.02.2018

    1. Le Pacte de solidarité de l’ICOR avec la lutte de libération kurde

    Le Pacte de solidarité de l’ICOR, adopté en mars 2015, était un engagement volontaire à développer un travail pratique intensif de solidarité avec le Rojava, libéré de Daesh, à soutenir sa construction et à relier la lutte de libération kurde au mouvement révolutionnaire et ouvrier international. Il a été signé par 37 organisations. Les brigades de solidarité de l’ICOR avec 177 brigadistes de 10 pays pour construire le centre de santé à Kobaně en sont un exemple brillant. Entre-temps il est achevé en tant que maternité et plus de 4 000 bébés y sont déjà nés. Après que le régime fasciste turc a lancé une campagne d’extermination contre la lutte de libération kurde et les structures d’autonomie démocratique au Rojava, le pacte de solidarité a été modifié en octobre 2016. En cas d’escalade aiguë des attaques contre le Rojava, on avait déclaré, le cas échéant, d’appeler à une journée d’action mondiale. Ceci a également été confirmé à l’unanimité par la 3e Conférence mondiale de l’ICOR! Cette escalade aiguë s’est maintenant produite avec la guerre impérialiste pour la division de la Syrie.

    2. L’attaque du gouvernement fasciste turc contre Afrine
    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste turc d’Erdoğan a attaqué militairement le canton d’Afrine dans la Fédération démocratique de la Syrie du Nord/Rojava. L’EI fasciste (Daesh) fut en grande partie battu par l’alliance militaire des Forces démocratiques syriennes (FDS) en Syrie sous la direction des forces d’autodéfense kurdes YPG et YPJ. Un facteur important à cet égard a été le lien avec la solidarité organisée à l’échelle mondiale, dans laquelle l’ICOR a également joué un rôle majeur.

    Dans une déclaration de l’organisation de l’ICOR MLKP, chargée de construire l’ICOR au Moyen-Orient, il est dit : « Afin d’empêcher la démoralisation de la population, ils (la Turquie) mènent une propagande massive. Les médias mentent en battant leur plein. Malgré toutes leurs pertes, ils rêvent toujours de contrôler les régions du Rojava et d’anéantir le mouvement pour la liberté. Mais ce que les fascistes et les contre-révolutionnaires de la région ont oublié : Le peuple a une volonté ! Ils ont gagné la liberté au Rojava et vivent une vie décente. Ils ont une avant-garde qui lutte et ils sont organisés. Les travailleurs, les femmes, les jeunes et les opprimés ont gagné la sympathie des peuples de ce monde. » (Bulletin international, 2/2018 – traduit de l’allemand)

    L’attaque militaire de la Turquie a été menée, tolérée par l’impérialisme américain et en coopération avec le régime russe de Poutine.

    Le 10 février, l’équipe syrienne de défense aérienne a abattu un chasseur israélien du F-16 près de la frontière commune. L’armée de l’air israélienne avait déjà attaqué des cibles en Syrie à plusieurs reprises. Elle a justifié ses attaques récentes comme réponse à un drone « iranien » qui aurait pénétré dans l’espace aérien israélien.

    L’année dernière, les États-Unis et la Russie s’étaient mis d’accord sur leurs zones d’influence. A l’ouest de l’Euphrate, la Russie et la Syrie feraient valoir leurs droits, à l’est les États-Unis. Les contradictions entre les États-Unis et la Russie s’accentuent actuellement.

    Le président turc Erdoğan menace l’impérialisme américain d’une « gifle ottomane », s’ils continuent à maintenir leur coopération avec les forces militaires des SDF. Depuis quelque temps, les forces fascistes islamistes iraniennes se trouvent sur le territoire syrien.

    L’impérialisme allemand est impliqué indirectement, mais maintenant aussi directement dans la guerre de la Turquie et dans l’agression contre Afrine, en fournissant des chars et en participant à des vols de reconnaissance en coopération avec les États-Unis. De plus il collabore étroitement avec le régime fasciste turc d’Erdoğan. Et il s’efforce de renforcer ses relations avec le régime irakien en lui offrant une formation militaire, afin d’accroître son influence au Moyen-Orient.

    Alors que les impérialistes les plus divers se sont servis jusqu’à présent avant tout de mercenaires ou de forces mandataires, maintenant un développement est en train de se produire où ils peuvent s’affronter directement, en particulier les États-Unis et la Russie. C’est un nouveau foyer incendiaire et dangereux pour la paix dans le monde.

    Au fur et à mesure que la crise du système impérialiste s’approfondit, la peur de développements révolutionnaires s’accroît chez les forces dirigeantes. Elles n’ont pas oublié le soulèvement démocratique en Afrique du Nord et dans le monde arabe, survenu fin 2010/début 2011. Par la répression, des concessions et l’établissement temporaire de gouvernements islamistes pro-impérialistes, il a abouti, après le renversement des dictatures, dans une impasse.

    Les États-Unis, en tant que principal belliciste dans le monde, ont provoqué le développement en Syrie de façon déterminante dans leur lutte pour l’influence en Syrie respectivement au Moyen-Orient. La Russie tente agressivement d’assurer son accès stratégique à la Méditerranée et coopère avec le régime anti-populaire d’Assad.

    Dans cette situation, il est très important que les forces kurdes et leurs alliés de toutes les populations du Nord de la Syrie se battent explicitement indépendamment de toutes les forces impérialistes. Riza Altun, membre du comité exécutif de la communauté des sociétés du Kurdistan (KCK) a expliqué dans l’article « La lutte pour la liberté poursuit sa propre ligne » (https://anfdeutsch.com, 28.01.2018): « Le maintien du régime en Syrie est très important pour la Russie. Mais l’approche russe va au-delà du régime en Syrie et d’Assad. Ce n’est pas Assad, mais la domination et l’hégémonie de la Russie en Syrie qui sont considérées comme absolues. (…) Alors que les États-Unis établissent d’un côté des relations avec les YPG, ils menacent et font chanter les YPG de l’autre côté pour les mettre en conformité avec une ligne nationaliste et d’État national. (…) Les États-Unis, donc une force impérialiste qui veut établir son propre système mondial, essaient d’exploiter les valeurs créées par la lutte pour la liberté d’une société. (…) Nous sommes engagés dans une lutte anti-impérialiste. (…) Les partenaires stratégiques de notre ligne sont les forces démocratiques mondiales, les forces sociales et les forces anti-systémiques. » (traduit de l’allemand)

    L’ICOR fait clairement la distinction entre les forces révisionnistes, néo-révisionnistes et trotskystes qui, actuellement, poignardent ouvertement dans le dos la lutte de libération du Rojava et la résistance à l’agression fasciste de la Turquie. C’est un atout de l’organisation révolutionnaire mondiale ICOR et de sa position anti-impérialiste cohérente.

    3. Le mouvement ouvrier et révolutionnaire international est mis au défi

    Afrine lutte – Afrine vit!

    Malgré l’agression, depuis un mois, des forces armées turques et des bandes fascistes se dissimulant comme islamistes, les lignes de défense kurdes des unités de défense du peuple et des femmes continuent à résister sans fléchir. Les combattants composés de multiples ethnies – femmes et hommes – offrent une résistance farouche avec un grand courage héroïque, et les troupes d’invasion turques de la deuxième plus grande armée de terre de l’OTAN ne progressent que très lentement et se heurtent à une résistance féroce.

    Il y a une large mobilisation des masses au Rojava. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté à Afrine contre l’invasion turque. Des dizaines de milliers de personnes ont participé à une marche à travers le Rojava jusqu’à Afrine.

    Au Rojava, des milliers de personnes des autres cantons viennent dans le canton d’Afrine pour lutter contre l’invasion de la Turquie. Depuis une semaine, des dizaines de milliers de femmes manifestent dans le centre d’Afrine malgré les bombardements.

    La déclaration de Leila Khaled de la direction du FPLP (Front du peuple pour la libération de la Palestine) est un signal important dans la lutte contre la division entre Arabes et Kurdes. Elle a déclaré lors du 3e Congrès du HDP (Parti Démocratique des Peuples – Turquie) : « Je vous salue de la part du peuple palestinien. … Aujourd’hui, à Ankara, j’ai vu deux façades différentes. D’une part, tous les policiers qui ont encerclé la salle de congrès et occupé les rues. Nous voyons la même image également en Palestine. Mais d’autre part, j’ai vu ici les peuples de Turquie et du Kurdistan. Les voix qui s’élèvent dans cette salle couvriront le bruit des chaînes de toutes les prisons et deviendront l’écho des voix de tous les peuples. … Nous aussi, nous élevons nos voix contre la guerre en Afrîne. … Les peuples construisent la vie et l’avenir. Depuis cette salle, je salue tous les peuples qui résistent » (ANF, 11.2.2018)

    Dans le contexte de la solidarité avec Afrine, des millions de personnes dans le monde entier sont déjà descendues dans les rues et des manifestations ont lieu chaque jour. Dans de nombreux pays, nous connaissons également une forte polarisation, en particulier entre Kurdes et Turcs. Dans ce contexte, l’ICOR fait un travail d’éducation très important dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien!

    La 3e Conférence mondiale de l’ICOR en automne 2017 a décidé de développer l’initiative pour un front uni anti-impérialiste et antifasciste, également contre l’accroissement du danger de guerre, le virement à droite des gouvernements et la fascination des appareils d’État.

    L’ICOR est mise au défi de défendre la révolution démocratique d’Afrine/Rojava contre l’invasion militaire du régime turc, de défendre la lutte du peuple syrien pour sa libération du régime d’Assad et contre l’ingérence de toutes les forces impérialistes, et aussi dans la lutte contre le danger d’une guerre mondiale.

    À cette fin, une journée mondiale d’action serait appropriée pour la solidarité avec la lutte pour la démocratie et la liberté, pour le retrait immédiat de toutes les troupes turques d’Afrine, pour le retrait de toutes les troupes impérialistes de Syrie et pour la paix, la liberté, le socialisme.

    Le développement actuel contribue à clarifier le caractère de l’impérialisme et qu’il ne peut y avoir de libération de l’exploitation et de l’oppression par le biais ou en alliance avec les impérialistes. Seule la lutte pour un avenir socialiste offre une issue. Pour ce faire, il faut renforcer l’ICOR même et toutes ses organisations membres.

  • Appel à manifester le 3 mars 2018 à Lyon

    Appel à manifester le 3 mars 2018 à Lyon

    Appel à manifester le 3 mars 2018 à Lyon

    Lyon ne sera pas la capitale du fascisme en France ! Depuis plusieurs années, l’extrême-droite lyonnaise, au travers d’une multitude de sectes et de groupuscules divers et variés, clame sur tout les toits que Lyon est sa ville, son royaume, son empire. Dans le Vieux Lyon, elle s’est dotée de ses bars, de ses magasins, de ses salons de tatouage. Elle veut surinfecter cette plaie et adjoignant à cela des « bastion sociaux » et, au 73 quais Pierre Scize, un local, le Pavillon Noir.

    Lyon rejette les fascistes ! Loin d’être les nouveaux croisés qu’ils fantasment d’être, ils ne sont qu’un  gang, une bande de petits agités agressifs et sans esprit. Personne n’applaudit leurs actions racistes, leurs menaces, leurs agressions. Ils sont vécus comme un occupant, un corps étranger, un parasite dans ce quartier.

    En fait d’empire, ils forment une enclave réunie autour d’un passé imaginaire, incapable de pouvoir rallier qui que ce soit, incapable d’en sortir, autrement que pour mener des raids et des agressions d’un courage sans borne. Leurs magasins sont vides de clientèle et ne tiennent que par l’opération du Saint-Esprit ou par une comptabilité douteuse. Leurs « bastions sociaux » et leurs « repas solidaires » ne voient jamais l’ombre d’un SDF. Ils ne sont que communication.

    La seule chose qui leur permet de tenir est le fait qu’ils sont appuyés par leur classe d’origine, par la vieille bourgeoisie catholique réactionnaire de Lyon. Loin de prolétaires révoltés contre le « monde moderne », ils ne sont que des petit-bourgeois en manque de sensations fortes, financés, soutenus, portés à bout de bras par papa, maman et le curé. L’Etat, la Préfecture, la Police, la Justice les tolèrent, les soutiennent implicitement, refusent de les condamner, excusent leurs crimes.

    C’est un fait, cependant, que l’extrême-droite gagne du terrain dans le monde. Mais plus que les sectes et groupuscules, les thèses se répandent.

    Les thèses d’extrême-droite gagnent en influence partout dans le monde, c’est un fait. Dans certains pays, Brésil, USA, Hongrie, Pologne, Autriche… elle est d’ores et déjà au pouvoir. Dans les autres, les organisations réactionnaires gagnent du terrain.

    Ici, les Républicains, le Parti Socialiste et aujourd’hui, La République En Marche intègrent ces thèses dans leurs programmes -en l’occurrence au travers de la politique de Gérard Collomb, ex-PS. Le racisme d’Etat, la discrimination, le massacre de la protection sociale, les expulsion et les abus policiers sont monnaie courante. Un agent de la bourgeoisie comme Laurent Wauquiez se voit désormais chef d’une droite élargie, allant des débris d’un FN en explosion jusqu’a un centre droit acquis aux idées réactionnaires. Là réside le danger.

    La crise économique de 2008 n’en finit pas de convulser, entrainant son lot de catastrophes. La misère enfle de jour en jour, grâce notamment à la Loi Travail d’El-Khomri et de Macron. Cette politique va aggraver profondément la situation sociale et économique, jetant à la rue les masses populaires, générant le dépit et la colère. Cette colère et ce dépit sont captés par les agitateurs et les apprentis-sorciers du fascisme. Il s’agit de leur fond de commerce. Les tensions internationales grandissantes servent à alimenter une rhétorique paranoïaque de l’encerclement, dans laquelle l’extrême-droite et une partie de la gauche chauvine se retrouvent. Mais l’extrême-droite ne cherche pas à guérir les maux de la société, juste à les utiliser.

    Le mensonge, les Fake News, les théories du complot sont les arguments de l’extrême-droite. Des arguments pour diviser et enfumer ! Le seul vrai Bastion Social est celui des progressistes, des révolutionnaires, des syndicats et des organisations populaires !

     Les fascistes portent différents masques. Certains jouent la carte sociale ou royaliste, d’autres l’antisémitisme, d’autres encore utilisent l’argument de l’Islam pour développer un contenu raciste sans risquer de poursuites judiciaires. Certains vont même jusqu’à retourner l’idée républicaine et laïque pour la pervertir et en faire une arme d’oppression raciste.

    Quelque soient leurs discours, leur objectif est le même : fragmenter les exploités, les travailleurs et les travailleuses, ceux qui courbent le dos sous le poids de l’exploitation. Semer la haine et la division entre elles, entre eux. Faire de celles et ceux qui produisent des esclaves devant se serrer la ceinture pour les bénéfices d’une poignée d’exploiteurs et d’oppresseurs « bien de chez nous. » Les fascistes se prétendent Nationalistes, en clamant qu’ils défendent leur peuple, leurs frères, leurs sœurs contre l’oppression et la noirceur de l’obscurantisme, mais ils ne sont que des contremaîtres de l’exploitation.

    L’Etat et les institutions ne sont pas nos alliés !

    La mairie de Lyon, comme celle du V ème arrondissement se présentent comme des fers de lance de la République, comme des démocrates convaincus. Pourtant, seul le mépris répond aux inquiétudes des riverains. Derrière le vernis progressiste, lorsque celui-ci s’écaille, se révèle le bois pourri. De « gauche » ou de droite, les élus ne font rien.  Aujourd’hui, les anciens acteurs du pouvoir veulent se refaire une virginité politique. Il n’est pas question pour nous d’accepter les organisations des agents de l’oppression dans les manifestations. Au niveau du bilan, rien ne sépare l’activité du PS du programme du Front National ou de Laurent Wauquiez.

    Nous n’oublions pas le rôle des institutions, de la Préfecture, de la Police, de la Justice de classe. Nous n’oublions pas que l’Etat n’est pas un arbitre neutre dans la lutte entre les forces progressistes et réactionnaires. L’Etat bourgeois, au service de l’exploitation, n’apprécie pas les perturbations des fascistes, leur agitation. Mais un accord de fond les unit : maintenir l’oppression sociale et économique.

    Les interdictions, les arrestations, les jugements et la répression illustrent une vérité : l’Etat français est dirigé contre les progressistes et les révolutionnaire, contre le renversement des exploiteurs.

    Contre l’extrême-droite, construire la riposte !

    La lutte contre le fascisme et les fascistes concerne largement la population et plus particulièrement les classes populaires, les individus issus de l’immigration ; les femmes ; les LGBT ; les minorités ethniques ; culturelles et religieuses.

    Il est important de renforcer les organisations antifascistes populaires, les associations et comités de quartier, qui brisent l’isolement, qui relient les individus entre eux, qui permet de lutter contre l’atomisation de la société, prélude à sa fascisation. Nous considérons que l’antifascisme doit être autonome des partis bourgeois, des institutions, de l’Etat.

    L’ennemi n’est pas l’immigré, n’est pas l’étranger, n’est pas l’autre. Travailleurs, travailleuses, celui qui partage tes souffrances est ton ami, ta camarade.

    L’ennemi, ces sont les exploiteurs, les capitalistes, ceux qui vampirisent la richesse et ne laissent que la misère !

    Ensemble, chassons les fascistes de Lyon ! Ensemble, construisons la force politique capable de faire face aux attaques des exploiteurs

  • Déclaration de l’ICOR concernant l’agression militaire de la Turquie à Afrin.

    Déclaration de l’ICOR concernant l’agression militaire de la Turquie à Afrin.

    En tant que membre des Amis de l’ICOR, l’Unité Communiste de Lyon retransmet les déclarations de l’ICOR concernant les questions internationales.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle, par ailleurs, à rejoindre les manifestations de soutien à la cause des combattants et combattantes Kurdes.

    Stoppez la guerre d’agression fasciste contre le Rojava / Syrie du Nord! Afrin vivra!

    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste Erdogan a ouvert un nouveau front de guerre contre Afrin et de nombreux endroits à Rojava-Nord de la Syrie. Ceci fait apparaître un nouveau foyer de guerre au rayonnement mondial.

    La résolution finale de la 3e Conférence mondiale de l’ICOR affirmait:

    « Nous soutenons le mouvement de libération kurde contre les aspirations de l’impérialisme à influencer l’orientation de la révolution au Rojava, et nous continuerons à faire vivre le pacte de solidarité entre l’ICOR et la lutte de libération kurde ».

    Les FDS (Forces Démocratiques Syriennes dans lesquelles les forces kurdes jouent le rôle dirigeant) avaient infligé de lourds coups à « l’État islamique » réactionnaire-fondamentaliste fasciste à Kobané et à Raqqa. Aujourd’hui, les contradictions inter-impérialistes se déploient autour de la répartition des sphères d’influence. Les États-Unis, l’UE, Israël, la Russie et aussi la Turquie, l’Iran et l’Arabie Saoudite se battent pour la suprématie au Proche et Moyen-Orient.

    Le but de la Turquie est d’établir un corridor frontalier large de 30 kilomètres à travers le Rojava. Cela mettrait toutes les grandes villes, là-bas, sous leur contrôle.  Derrière la Turquie se trouve l’alliance de l’OTAN. Les impérialistes américains ont annoncé à l’avance qu’ils n’étaient « pas présents à Afrin ». Mais l’attaque a été rendue possible aussi par la Russie, puissance protectrice du régime d’Assad, en retirant sa puissance militaire à 17 km de la frontière turque. Cette attaque, la tentative d’occuper Afrin et des massacres parmi la population, sont dénommées cyniquement « Opération branche d’olivier  » par l’État fasciste turque. Il collabore à ce propos avec des milices de l’ASL (« Armée syrienne libre », armée surtout par la Turquie et aussi par l’alliance de l’ouest).

    En même temps, cette attaque en est aussi une contre la classe ouvrière internationale et tous les opprimés ! Dans le monde entier, Rojava représente la lutte victorieuse contre l’EI (« État islamique »), pour la démocratie et la liberté, les droits des femmes, la protection de l’environnement, le respect de toutes les ethnies et religions. Un soutien à la lutte contre l’invasion turque est aussi fourni par les populations arabe et turkmène.Comme si souvent dans l’histoire, la nation kurde est laissée seule par les impérialismes qui se prétendent être « amis ». La limite de «l’amitié» des impérialistes est toujours déterminée par leurs propres intérêts. Les alliés de la lutte pour la liberté, la démocratie et le socialisme sont les simples gens, le mouvement ouvrier international et les peuples du monde.

    Avec la 3ème Conférence mondiale, l’ICOR s’est préparée à des ébranlements inattendus et à un essor des luttes. Avec prévoyance, elle voyait le renforcement de la lutte kurde ainsi que la nouvelle flambée de la lutte pour la liberté et la démocratie dans la région avec les protestations de masse en Iran et la rébellion nationale en Tunisie, les luttes en Palestine.

    Le Pacte de solidarité de l’ICOR avec la lutte de libération kurde de 2014 gagne en influence et en importance. Le principe de l’ICOR est qu’aucune lutte de libération ne doit être seule et isolée. La coopération et la coordination mondiales des luttes pour la paix, la liberté, le socialisme dans la préparation de la révolution socialiste internationale est à l’ordre du jour. Toute lutte progressiste doit faire partie de la lutte anti-impérialiste mondiale et pour la construction d’un front uni anti-impérialiste. À cette fin, l’ICOR a décidé de mener un travail de conscientisation parmi la classe ouvrière et les marges masses sur le caractère de l’impérialisme et sur son développement actuel.

    31/01/2018

    Par conséquent: Organisez et soutenez des actions de protestation et de solidarité dans le monde entier!

    Battez les pattes d’Afrin! La Turquie hors du Rojava! Tous les impérialistes hors de Syrie!

    Arrêt des livraisons d’armes et du soutien militaire de la Turquie!

    Arrêt de la persécution politique des activités démocratiques et révolutionnaire kurdes et turques sur l’ordre de la dictature d’Erdogan!

    Vive l’internationalisme prolétarien!

    Pour la paix, la liberté, le socialisme! En avant avec l’ICOR!

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous! Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!

    Signataires (en date du 31/01/2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    3. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    4. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    5. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    6. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    7. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    8. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    9. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    10. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    11. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    12. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    13. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    14. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    15. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    16. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    17. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

    18. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine

    19. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    20. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    21. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)

    22. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    23. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    24. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    25. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

    26. Krasnyj Klin   Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes « Krasnyj Klin »  [coin rouge]), Bélarus

    27. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))

    28. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque (signé après la date de sortie)