Catégorie : Communiqués

  • Les cadeaux de la préfecture aux homophobes.

    Les cadeaux de la préfecture aux homophobes.

    Les cadeaux de la préfecture aux homophobes.

    L’Unité Communiste de Lyon dénonce l’attitude des autorités de Lyon. Une nouvelle fois, la préfecture interdit le passage de la “marche des fiertés” dans le Vieux-Lyon. Comme chaque année depuis plus de dix ans, le Vieux-Lyon est considéré comme une “no-go zone” pour celles et ceux qui défilent au nom du respect des droits des LGBT+. Une nouvelle fois, la proposition de tracé du parcours est écartée, sous le prétexte que l’ordre public ne pourrait être maintenu si jamais celle-ci passait par ce côté de la Saône. Même un recours au tribunal administratif n’a pu permettre d’obtenir gain de cause, au mépris du droit le plus élémentaire.

    La raison est simple, même si elle n’est jamais clairement invoquée par les autorités, lesquelles ne veulent pas perdre la face. Le Vieux-Lyon est devenu un sanctuaire pour les organisations d’extrême-droite, pour l’ensemble du kaléidoscope des groupuscules fascistes, royalistes, néo-nazis ou ultra-catholiques. Au pied de la “colline qui prie”, ces groupes ont pignon sur rue. Ils ont leurs magasins, leurs salons de tatouages, leurs bars, leurs locaux, grâce auquel ils peuvent diffuser leur idéologie nauséabonde, antipopulaire et réactionnaire.

    Les autorités, mairie en tête, n’auraient-elles pas joué leur rôle ? Auraient-elles connu une défaillance ? Non. Nous analyson cette implantation comme une stratégie appuyée -passivement ou non- par les responsables politiques locaux, qu’ils soient de droite ou “de gauche”. En tête nous ciblons la responsabilité de Gérard Collomb.

    Gérard Collomb dont le clientélisme fait qu’il ne veut pas se froisser avec ses riches amis, dont les fascistes sont parfois les enfants.

    Gérard Collomb dont l’hostilité aux mouvements sociaux fait qu’il est ravi d’avoir une clique de provocateurs, tenus par la police, capables de pouvoir frapper de manière extra-judiciaire.

    Gérard Collomb dont l’opportunisme fait qu’il est ravi de voir ces groupes s’implanter pour concurrencer la droite traditionnelle.

    La justice qui acquitte ou condamne à des peines ridicules ; la police dont la proximité idéologique n’est plus à démontrer ; la préfecture et l’État qui sont ravis d’avoir ces laquais à leurs ordres… Tout concourt à ce que les fascistes se sentent tout puissants, au dessus des lois, chez eux, dans leur royaume. Le fait que la marche des fiertés ne puisse passer chez eux, le fait que les manifestations antifascistes soient interdites de séjour sur leurs terres, doit confirmer ce sentiment.

    Mais les fascistes sont une greffe artificielle. Ils tiennent grâce à la complicité des autorités. Dans leur grande majorité, les habitants et les habitantes du Vieux-Lyon ne voient leur présence que comme une occupation militaire, que comme un corps étranger, infectieux, qui impose sa présence par la force. Non, la majorité de la population les méprisent, les conspuent, les regardent tels qu’ils sont réellement : des larbins d’un ordre injuste, les petites mains de Collomb et de Macron. Ils ont beau se targuer d’être contre la police, contre le gouvernement, contre le capitalisme, dans les faits, chacuns de leurs actes est commis pour renforcer l’influence de ceux-ci. Leur rébellion est un ultra-conformisme.

    Ce refus de laisser passer la manifestation est une illustration de cette alliance objective entre autorités et fascistes. L’Etat n’est pas un acteur neutre dans la lutte contre la réaction, il est un garde-flanc des intérêts de la bourgeoisie.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que la bourgeoisie réactionnaire joue un jeu dangereux en appuyant ces groupes. La propagande qu’elle déverse sur la société, propagande de plus en plus débridée, empoisonne les esprits, semant la division au sein des exploités et des exploitées, les isolant, les rendant vulnérables aux attaques des capitalistes.

    La question LGBT+, la question féministe, la question du racisme ne sont pas des diversions, en revanche, dans la lutte des classes. Ce sont des questions qu’il faut prendre le temps de traiter, pour que l’unité des exploités et exploitées, des opprimés et opprimées, soit plus forte, plus sincère, plus solide.

    Soyons solidaires, antifascistes et combatifs ! Dénonçons la collusion réactionnaire !

     

  • Collomb et le droit de manifester.

    Collomb et le droit de manifester.

    Collomb et le droit de manifester.

    “Si on veut garder demain le droit de manifester, qui est une liberté fondamentale, il faut que les personnes qui veulent exprimer leur opinion puissent s’opposer aux casseurs et ne pas, par leur passivité, être complices de ce qui se passe.” Voilà ce que déclarait le ministre de l’intérieur, au micro de BFM-TV, le samedi 26 mai.

    Il est parfaitement légitime que cette phrase ait déclenché un véritable tollé parmi les organisations politiques progressistes, révolutionnaires, et même simplement démocratiques. Même ses ex-camarades du Parti Socialiste, avec une certaine dose de cynisme qui les caractérise, ont dénoncé cette attitude et cette déclaration.

    Cette phrase est, en effet, cruellement révélatrice. Elle indique ce que pense la bourgeoisie réactionnaire des “libertés fondamentales”. Elle indique la manière dont elle conçoit également le traitement juridique des manifestants inculpés.

    Avant toute chose, nous portons un regard critique sur la question de “Blacks Blocs” et des actions organisées en manifestation. Nous nous sommes déjà exprimés dessus par le passé, et nous considérons que la tactique choisie par certain et certaines n’est pas toujours particulièrement adaptée à la situation. En revanche, nous ne la condamnons pas et nous affirmons notre solidarité avec les inculpés et les inculpées.

    Gérard Collomb parle au conditionnel, car, à ses yeux, les libertés fondamentales ne sont que des contes pour enfant, des histoires faites pour se donner bonne conscience et pour se draper dans les droits de l’Homme dès qu’une injustice apparaît dans le monde et que l’impérialisme français aurait quelqu’interêt à s’en mêler.

    Dans les faits, tant l’histoire que l’expérience illustre le fait qu’il n’existe ni libertés fondamentales, ni droits inaliénables, ni rien que la bourgeoisie ne puisse retirer, si jamais cela correspond à ses intérêts. Les jeunes lycéens et lycéennes du lycée Arago à Paris en ont fait les frais, en étant confrontés à une loi qui criminalise “l’intention de commettre des dégradations et des actes de violence”. La présomption de culpabilité prend le pas sur celle de l’innocence.

    Gérard Collomb scandalise car, bêtement, il a laissé échapper cette malheureuse vérité, celle que l’Etat n’est pas neutre dans les conflits sociaux, n’est pas un relais passif de la démocratie, mais bien un fer de lance de l’oppression sociale et de l’exploitation économique. Gérard Collomb menace de supprimer le droit de manifester si jamais les manifestants n’agissent pas en auxiliaires de police, ne se muent pas en dénonciateurs et en mouchards.

    Voilà que les représentants de la bourgeoisie, les représentants des bourreaux du peuples, des exploiteurs, de l’ennemi de classe, exigent que les victimes de l’exploitation assurent des purges pour leur compte.

    La droite du mouvement social s’est empressé de faire valoir ses conceptions, Hamon déclarant qu’il trouvait scandaleux que les manifestants soient assimilés à des complices des violences alors que “même les CRS ont parfois du mal à  [les] canaliser« . La France Insoumise, par la voix de son leader Jean-Luc Mélenchon a déclaré “combattre les violences” dans le Huffington post, et, dans Libération : “ Je suis très vigilant sur la question de la violence, je la désapprouve absolument. Non pas pour des raisons morales ou esthétiques, quoique, j’en ai ! Mais la violence n’a aucune efficacité dans l’action révolutionnaire. Nulle part dans le monde, la violence n’a donné un résultat pour nous.”

    Grattez le verbiage “de gauche” et vous trouverez un libéral. Il est historiquement faux de dire que la violence n’a jamais donné de résultat, et ce, quelque soit le sens du “nous”. Dans Le Capital, Marx et Engels écrivaient La violence est l’accoucheuse de toute vieille société qui est enceinte d’une nouvelle.” Elle est aussi le moyen par lequel la bourgeoisie se maintient au pouvoir. Elle est la méthode par laquelle elle accroît son exploitation et son ordre injuste.

    Les Blacks Blocs et les mouvement autonomes ne sont pas des mouvements prolétariens, mais sont animés d’une idéologie petite-bourgeoise. Cependant, ceux et celles qui rejettent dans son intégralité la question de la violence, et qui se servent de quelques dégradations comme prétexte, montrent leur vrai visage. Il est celui du réformisme qui tremble d’effroi, en clamant que les travailleurs et les travailleuses rejettent la violence et ne la comprennent pas.

    Pourtant, la violence, les masses populaires la connaissent, car elles vivent l’injustice chaque jour, dans leurs travails, dans leurs lieux de vie, dans leurs lieux de socialisation. Elles savent, lorsque le patron exige, lorsque la police aboie, quelle est leur valeur juridique aux yeux de l’Etat, aux yeux de la bourgeoisie. Les masses populaires comprennent parfaitement la nature profonde de la dictature de la bourgeoisie. Elles comprennent son caractère criminel. Elles comprennent également la nécessité de la Dictature du Prolétariat, sans fard et sans voile, dans ce que signifie fondamentalement cette forme de pouvoir politique.

    Nous ne céderons pas aux invectives et aux chantages de la bourgeoisie et de son laquais, Gérard Collomb. Nous sommes solidaires et unitaires, et nous l’affirmons : Nous formons une seule ligne, un seul front : un front uni contre la bourgeoisie et le patronat. Nous ne laisserons pas la bourgeoisie décider de l’application du droit de manifester, ni imposer son ordre dans les cortèges.

     

  • Liberté pour Turgut Kaya !

    Liberté pour Turgut Kaya !

     

    LIBERTÉ POUR UN RÉVOLUTIONNAIRE, UN HOMME DE LUTTE :TURGUT KAYA

    UPOTUDAK:  Liberté pour Turgut Kaya! – communiqué du comité de soutien aux prisonniers politiques internationaux.

    Turgut  Kaya, qui  a été arrêté  par l’Etat grec  en avril 2018, est  toujours détenu à la suite d’un mandat d’arrêt lancé par  d’Interpol. L’audience concernant sa possible extradition vers la Turquie, qui devait avoir lieu le 15 mai, a été repoussée au 30 de ce mois-ci.

    Nous exigeons sa libération immédiate !

    Kaya a été arrêté pour la première fois en 1992 par l’Etat Turc suite aux manifestations pour les droits académiques et démocratiques des étudiants. Après avoir été détenu pendant deux mois à la prison de Bayrampasa, Kaya a été libéré et arrêté à nouveau en 1994 pour son appartenance un « parti illégal ». Lors de cette garde à vue, la police a nié l’arrestation de Kaya. Elle est restée silencieuse une semaine entière. Il est évident que la police a tenté de le faire disparaitre. Pendant cette période, Turgut a été soumis à plusieurs formes de torture comme la « Pendaison Palestinienne », les « Chocs Electriques » parmi d’autres traitements inhumains. A la suite de cette semaine de torture, il a été incarcéré en attente d’un jugement, jugement qui a débouché sur un acquittement.

    En 1997, il est une nouvelle fois arrêté pour son appartenance à un parti illégal et subit de nouvelles tortures durant son interrogatoire. Il a été envoyé dans une prison dont la majorité des détenus sont des « repentis », ayant marchandé avec l’Etat turc. Par la suite, il a été transféré à la prison de Bergama (Pergame) en raison des menaces de mort qu’il a subit de la part des collabos. Il a été libéré en 2000, après trois ans de détention.

    Alors qu’il travaillait, par la suite, en tant que rédacteur en chef pour le journal Özgur Gelecek, il a été de nouveau arrêté. En 2006 il subit six ans d’incarcération dans une prison de type F – haute sécurité – dans des conditions d’isolement et de torture blanche. Aucune visite n’a été autorisée pendant la première année de sa détention. Fouilles à nu, mauvais traitements, sanctions disciplinaires se sont succédés jusqu’à sa libération en 2012.

    Après sa libération, il part en Grèce, où il est de nouveau arrêté en 2015, à la suite d’une opération de police orchestrée par cinq Etats, dont l’Etat turc. Après 40 jours, Turgut Kaya est libéré.

    Aujourd’hui, trois ans après, il est de nouveau dans le collimateur de la Justice de Turquie et est de nouveau arrêté en Grèce au motif d’être recherché par Interpol. Nous exigeons sa libération inconditionnelle !

    Liberté pour Turgut Kaya.  

    Turgut Kaya, détenu depuis avril 2018, n’a aucune raison d’être arrêté. Le fait que l’Etat turc ait mis sa tête à prix, qu’il apparaisse sur la liste rouge de l’Etat fasciste, laisse penser que le gouvernement Grec viole les accords internationaux, qu’il a pourtant signé.

    Si il est extradé en Turquie, ce sera le gouvernement grec qui portera la responsabilité des tortures qu’il subira. Turgut Kaya et les révolutionnaires réfugiés en Grèce sont confrontés en permanence au danger d’être utilisés comme une monnaie d’échange. En l’occurrence, deux soldats grecs ont été arrêtés pour avoir violé la frontière. C’est là une occasion que l’Etat turc pourrait saisir.

    Nous invitons l’ensemble de l’opinion publique révolutionnaire et progressiste à agir, à soutenir et à participer aux évènements et aux manifestations pour la libération de Turgut Kaya

    Comité de soutien pour les prisonniers politiques internationaux.

     

  • Communiqué de l’ICOR concernant l’anniversaire de la Nabka

    Communiqué de l’ICOR concernant l’anniversaire de la Nabka

    L’anniversaire de la Nakba. Solidarité à l’échelle mondiale avec la lutte juste du peuple palestinien pour la liberté!

    ICOR, (International Coordination of Revolutionary Parties & Organizations), 20. mai 2018

     

    Depuis des décennies et de façon aggravée depuis plusieurs semaines Israël sioniste et impérialiste terrorise la lutte de libération palestinienne et a assassiné plusieurs dizaines de manifestants à la frontière avec la Palestine. Avec ses attaques Israël sioniste et impérialiste apporte bien des souffrances à la population palestinienne. Cependant celle-ci ne se laisse pas dissuader de son combat juste, dont la perspective doit être à la fin un état laïc démocratique. Un point culminant était la journée de la Nakba le 15 mai. En 1948, 800 000 Palestiniens furent expulsés de leur patrie ce jour-là dans un exil qui perdure jusqu’à nos jours.

     

    „L’ICOR dénonce le sionisme comme lance de fer de l’impérialisme-US dans la région du Moyen-Orient et condamne les crimes contre le peuple palestinien. Depuis 1947 le peuple palestinien vit sous le joug du colonialisme, exploité, affamé, privé de ses terres, massacré ou poussé en force à quitter la Palestine. Des actes de barbarie et de génocide ont été commis par les sionistes qui continuent jusqu’à nos jours.“ Israël agit de cette manière agressive aussi pour affaiblir la force de la lutte palestinienne pour la libération et son rayonnement sur d’autres luttes pour la démocratie et la liberté, pour la libération nationale et sociale – au Kurdistan, en Iran. Les forces au pouvoir se trouvent dans la défensive ! C’est justement dans la lutte anti-impérialiste et antifasciste commune au Moyen Orient / en Asie occidentale que réside une grande force. “La cause palestinienne demeure une partie indissociable du mouvement révolutionnaire international, anti-impérialiste et anti-sioniste. » (Citations: Résolution finale de la 3e Conférence mondiale de l’ICOR; Résolution de la 3e Conférence mondiale de l’ICOR sur la Palestine, november 2017)

     

    C’est pourquoi l’ICOR appelle ses 51 organisations membres du moment et toutes les forces internationalistes à la solidarité avec le peuple palestinien:

    Vive la solidarité internationale !

    Liberté pour la Palestine !

     

    Signataires (en date du 24/05/2018, d’autres signataires sont possibles):

     

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    2. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    6. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    7. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    11. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    12. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    13. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    14. SMKC   Svaz Mladych Komunistu Cheskoslovenska (Union des jeunes communistes de Tchécoslovaquie), République tchèque
    15. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    16. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    17. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    18. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    19. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    20. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
    21. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    22. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    23. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    25. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    26. PC/ML   Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)
    27. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
    28. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    29. ROL   Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis
    30. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
  • Le cinquième arrondissement, une zone de non-droit ? Communiqué unitaire.

    Le cinquième arrondissement, une zone de non-droit ? Communiqué unitaire.

    Le cinquième arrondissement, une zone de non-droit ?

    La préfecture refuse depuis 2014 le passage dans le Vieux Lyon de toute manifestation organisée par les partis, syndicats, associations et autres organisations de gauche. Elle ne donne à ces interdictions aucun fondement légal, validant implicitement l’appropriation de ce quartier par les groupuscules d’extrême-droite qui s’y sont implantés. La préfecture assume ainsi son incapacité à sécuriser une manifestation dans le Vieux Lyon, montrant que le problème ne se résume pas à une prétendue lutte de « mouvances extrêmes antagonistes » comme l’écrit le Préfet délégué à la sécurité dans le courrier adressé aux déclarant.e.s de la manifestation.

    Des collectifs pluriels et variés qui luttent contre l’extrême droite

    Le collectif de vigilance 69 et le collectif « fermons le pavillon noir » rassemblent depuis 2010 les différentes organisations mobilisées localement contre les groupuscules d’extrême-droite. Différentes modalités de mobilisation ont été employées :

    – élaboration de dossiers de communication pour sensibiliser sur les groupuscules d’extrême-droite,

    – manifestations et rassemblements pour la fermeture des locaux,

    – accompagnement des personnes agressées physiquement par l’extrême-droite (pour rappel, plus de 200 jours d’ITT pour l’ensemble des victimes),

    – interpellation des autorités publiques sur le danger représenté par ces groupuscules.

    Il est pour nous inadmissible d’être mis sur le même plan, par le Préfet et par une partie de la presse, que ces militants d’extrême-droite qui agressent physiquement des individu.e.s et des locaux. Ainsi, ces derniers mois, ce sont les locaux d’une organisation syndicale, d’un parti politique, d’une librairie, d’une association et d’un commerçant du 5è arrondissement qui ont été vandalisés1. A cela s’ajoute toutes les menaces et intimidations faites contre ceux et celles qui s’opposent aux agissements et à la présence de ces groupes.

    Par ailleurs, comment est-il possible de comparer des groupes dont l’idéologie est ouvertement fasciste et néo-nazie à des organisations variées et diverses défendant un projet de société prônant l’émancipation de tou.te.s, l’égalité et la non-discrimination.  

    Pour rappel, voici la liste des organisations participant au collectif :

    Coordination des Groupes Anarchistes, YDG, Jeune Garde Lyon, JC Lyon, CNT, Solidaires Etudiant-e-s, Lesbian and Gay Pride Lyon, Pink Bloc Lyon, Collectif Lesbien Lyonnais, Unité Communiste de Lyon, Alternative Libertaire Lyon, CGT Educ’Action, CGT Vinatier, Sud Education, CGT Jeunes 69, Unité2Classe, Union Départementale CGT 69, GALE, Union Locale Solidaires 69, Collectif Vigilance 69 contre l’extrême-droite – Agir pour l’égalité, Attac, CSPG, COVRA, Ensemble !69, EELV, FSU, HES, LDH, Planning Familial 69, NPA, PCF, Parti de gauche, Ras l’front, Réseau des MJC de Lyon, UNEF…

    Nous appelons tou.te.s ceux et celles souhaitant lutter contre l’extrême-droite à participer à la grande manifestation festive et revendicative du 26 mai. Elle débutera à 14h30 de la place des Terreaux.

    1 : Librairie la Plume Noire en 2016 ; Radio Canut à 3 reprises entre 2016 et 2018 ; le local du PCF à plusieurs reprises également et le local de la CNT en mars dernier. Entre 2010 et 2018, 13 attaques de manifestations progressistes ou de manifestation de l’extrême droite radicale, et 33 agressions recensées de l’extrême droite radicale.

  • Parcoursup : hémorragie – Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon

    Parcoursup : hémorragie – Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon

    Parcoursup : hémorragie – Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon

    Alea jacta est. Le sort en est jeté. Les premiers retours de la plateforme Parcoursup sont arrivés. Ils ne sont pas à la hauteur des craintes émises par les critiques, ils sont au-delà de celles-ci.

    Sur 840 000 inscrits, 400 000, aujourd’hui, sont sur le banc de touche. 400 000 candidats au bac qui demeurent dans l’expectative d’une place dans une filière.

    Certes, le gouvernement, par la voix de Mme. Vidal, affirme que la situation est temporaire, qu’elle est le fait de défauts de jeunesse de la plate-forme. Elle apporterait donc satisfaction à tous et toutes, et permettrait à la jeunesse de pouvoir poursuivre les études de leur choix. Ce ne serait que quelques cafouillages sans importance.

    Au contraire, nous affirmons que la plate-forme a bel et bien fonctionné. Elle a parfaitement rempli les désirs de ses concepteurs. Parcoursup est un succès pour le gouvernement, pour la bourgeoisie, pour ceux et celles qui détiennent le marché de l’éducation.

    Comme nous l’avions écrit plus tôt dans l’année, Parcoursup, par l’absence de hiérarchisation des vœux, renverse le fonctionnement de l’orientation. Les futurs étudiants ne choisissent plus, ils sont mis à disposition des vautours de l’Enseignement Supérieur. Parcousup créé un pool, un bassin de recrutement, dans lesquels il est possible de piocher allégrement les élèves jugés rentables, tandis que les autres restent sur le carreau.

    L’illusion du choix est maintenue, l’illusion de la justice également, avec les taux de boursiers obligatoires. Mais l’illusion sonne creux.

    Une fois les étudiants et étudiantes désirables captés, une fois les estomacs des écoles rassasiés, il restera les seconds choix. Ceux qu’on accepte avec réticence, ceux qu’on envoie dans les filières choisies par défaut, ceux qui vont combler les salles de classe et les budgets. Après viennent ceux et celles qu’on oblige à suivre des cursus parallèles, les « oui, mais », qui devront payer de leur poche des cours supplémentaires pour accéder à la formation désirée. Rien ne garantit que ce ne soient pas les mêmes qui détiennent l’une et l’autre. Bienvenue dans le monde des conflits d’intérêts, de la concussion, de la corruption.

    L’étudiant et l’étudiante en devenir sont également des travailleurs et des travailleuses en formation. Quel magnifique outil pour le patronat que cette gare de triage qui lui permet, manu militari, d’aiguiller la jeunesse vers ce qui intéressera les entreprises locales.

    « Magnifique synergie », clament-ils.

    Or, il s’agit surtout de formations ultraspécifiques, ultraspécialisées, débouchant sur des compétences, non des qualifications. Des compétences payées de la poche de l’étudiante ou de l’étudiant, lui faisant assumer les coûts d’une formation qui devrait logiquement être du fait de l’entreprise. Couronne d’épine que ces diplômes qui ne seront reconnus que par UN acteur de l’économie et qui contribuent à saper les conventions collectives.

    Mais tout est bon pour augmenter les taux de profit et faire baisser les salaires.

    L’Unité Communiste de Lyon dénonce Parcoursup comme un système conçu contre l’intérêt de la jeunesse. Elle considère, puisque ces termes sont à la mode, que cette plate-forme est une prise en otage de la jeunesse étudiante, un hold-up sur son avenir.

    L’Unité Communiste de Lyon défend l’enseignement supérieur ouvert à tous et toutes. Elle défend le principe d’éducation gratuite, laïque, critique et populaire.

     

    Elle appelle les lycéens et les lycéennes à rejoindre la contestation étudiante.

    Elle appelle les parents d’élèves à dénoncer les méfaits de Parcoursup.

    Elle appelle les membres de la communauté éducative à s’opposer à la casse de l’enseignement et à son assujétissement croissant aux intérêts privés.

    Luttons contre la sélection, luttons pour une éducation populaire !

     

  • Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre.

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre.

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre le 8/9 mai, le 06 août et le 1er septembre 2018

    Résolution de l’ICOR, 09 mai 2018

     

    Le 8 mai 1945 le fascisme hitlérien était démantelé – décisivement par l’Union soviétique socialiste. Après la fin de la IIe Guerre mondiale avec plus de 55 millions de morts les masses populaires dans le monde entier ont été d’accord : Plus jamais une guerre impérialiste mondiale doit avoir lieu.

    En flagrante opposition à cela, c’est une tendance générale de préparation de guerre impérialiste qui se développe depuis un certain temps et qui augmente nettement le danger général d’une guerre. Le président américain, Trump, risque une confrontation armée directe avec son rival russe, en menaçant d’intervenir en Syrie avec des missiles contre le régime syrien d’Assad. Les États-Unis comme superpuissance impérialiste sont l’ennemi principal de tous les peuples. La raison principale de leur agressivité croissante est le fait qu’ils sont retombés dans la lutte compétitive avec la Chine. À cet effet, ils déclenchent une guerre commerciale avec les rivaux et cherchent à refouler les sphères de puissance et d’influence de la Russie. Les États-Unis et la Russie modernisent leurs armes nucléaires dans l’objectif de gagner la capacité de la première frappe. L’OTAN a augmenté ses dépenses militaires de 895 milliards de $ (2015) à 945 milliards de $ (2017). Ses membres doivent augmenter les dépenses militaires à 2% du produit national brut. 23 pays de l’UE ont conclu le pacte militaire PESCO (Permanent Structured Cooperation) en novembre 2017 et élargissent leurs interventions à l’étranger.

    Les moyens des préparatifs psychologiques de guerre deviennent de plus en plus perfides. Les agresseurs dominants tentent d’obtenir l’appui des masses sur une base chauvine. Le chauvinisme signifie la division des peuples, un nationalisme et racisme extrêmes. Mais dans le processus de la polarisation se renforce aussi la volonté de paix des peuples qui ne veulent ni qu’on les excite les uns contre les autres ni périr dans la barbarie de la guerre impérialiste.

    Le foyer des tentatives impérialistes d’élargir leur sphère d’influence est actuellement la Syrie. Avec ses attaques aériennes en Syrie les États-Unis, comme fauteur de guerre principal dans le monde, provoquent de plus en plus une confrontation militaire directe entre les impérialistes. La Russie s’appuie sur le régime réactionnaire d’Assad. Approuvée et soutenue par les États-Unis, la Russie et l’Allemagne, la Turquie fasciste expulse la population kurde d’Afrîne. Le Proche Orient est l’endroit des plus grandes réserves de pétrole et du passage de pipelines. C’est surtout pour cette raison que les anciens et nouveaux impérialistes de l’UE, l’Iran et l’Arabie saoudite jouent un rôle dans le repartage du Moyen Orient. Des dizaines de milliers de personnes ont été assassinées ou contraintes de fuir. Israël sioniste voudrait s’approprier le sud de la Syrie et attaque les positions syriennes avec des avions de combat. Cependant il refuse toute solution pacifique et provoque sans cesse de nouveaux conflits. Le 30/3/2018, la journée commémorative du mouvement de libération palestinien, il a assassiné 18 Palestiniens. La lutte commune pour la liberté des peuples palestinien et kurde est d’une importance stratégique.

    D’autres foyers de menace de guerre sont le sud de la Mer de Chine et l’Ukraine.

    La construction d’un Rojava, libéré et démocratique par les combattants kurdes des YPG, YPJ et PYD est une épine dans le pied de tous les impérialistes. Ici de nombreux ethnies, hommes et femmes vivent ensemble sur un pied d’égalité. En relation avec la fête Newroz en mars 2018, l’ICOR a organisé la solidarité avec la lutte de libération kurde contre l’occupation fasciste d’Afrîne. Des milliers de personnes ont suivi son appel. À l’échelle mondiale près de 1,5 million de personnes sont descendues dans la rue au mois de mars. L’étroite coopération avec d’autres forces progressistes a créé d’autres fondements pour la construction d’un front uni anti-impérialiste, antifasciste à l’échelle mondiale.

    L’ICOR considère que cette tâche est d’une importance stratégique et la défendra activement lors de sa journée de lutte contre le fascisme et la guerre parmi la classe ouvrière, les larges masses et les organisations révolutionnaires du monde.

    Face au danger aggravé de guerre, c’est un défi au mouvement mondial pour la paix de construire ce front uni de façon accélérée et de poursuivre le renforcement de l’ICOR. Notre perspective consiste à renverser l’impérialisme qui est à l’origine du danger croissant d’une guerre mondiale. Ce n’est qu’au socialisme que les peuples pourront vivre ensemble dans la paix et profiter des conquêtes de l’humanité pour l’unité de l’homme et de la nature.

    L’ICOR appelle à diverses activités pour la paix lors de la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre, le 8/9 mai 2018 (victoire sur le fascisme hitlérien), tout comme – adaptées à la situation qui se présente – le 6 août (lancement de la bombe atomique sur Hiroshima) et 1er septembre (ouverture de la IIe Guerre mondiale par l’Allemagne hitlérienne).

     

    Arrêtons les fauteurs de guerre impérialistes !

    Pour l’interdiction et la destruction des toutes les armes ABC !

    Tous les impérialistes hors de la Syrie !

    Solidarité avec les luttes de libération kurde et palestinienne !

    Pour la paix, la liberté et le socialisme !

    Signataires (en date du 09./05/2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    2. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire
    3. ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    4. SDP   Social Democratic Party (Parti social-démocrate), Kenya
    5. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    6. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    7. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    8. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    9. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    10. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    11. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    12. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    13. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    15. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    16. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    17. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    18. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    19. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    20. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    21. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    22. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    23. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    24. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    25. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    26. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

     

  • Message de solidarité avec les luttes en France – printemps 2018

    Message de solidarité avec les luttes en France – printemps 2018

    Message de solidarité avec les luttes en France 

    ICOR

    La Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires salue les ouvrières et ouvriers, les étudiants et les autres travailleurs en France qui luttent contre la politique anti-ouvrière et anti-populaire du gouvernement Macron-Philippe. Votre grève est suivie et soutenue au niveau international!

    Au centre de vos luttes – la résistance contre l’attaque du gouvernement sur les cheminots! Le gvt Macron veut s’attaquer à vos statuts, acquis et défendus dans des multiples grèves et luttes.

    Le gouvernement dit vouloir «transformer» et «moderniser» la France?

    Cette soi-disant «réforme»  pour la SNCF aurait des conséquences désastreuses: des emplois supprimés ou précarisés, des conditions de travail et de combat plus dur, la division des équipes de camarades, l’affaiblissement des syndicats.

    La réforme serait aussi très négative pour l’environnement avec d’autres milliers de km supprimés et plus de trafic de voitures, des régions rurales seraient encore plus mises à l’écart.

    Ça serait cela – la France moderne??

    En fait, ce qui se passe en France – se déroule dans des multiples pays – dans les pays d’Europe et dans le monde entier. Les secteurs publics entiers sont transformés en marchés pour les grands groupes internationaux. Un peu partout, ces monopoles internationaux cherchent à investir leurs immenses profits dans les transports, les hôpitaux, les maison de retraites, écoles etc. pour en faire une marchandise.  

    La logique du profit règne sur toute la société – c’est le monde de Macron. Et en politique extérieure, c’est de l’impérialisme quand Macron avec Trump et May bombarde la Syrie.

    Dans d’autres pays, les travailleurs se battent aussi pour défendre et améliorer leur conditions de travail et de vie, parfois contre les mêmes groupes du capital international.

    Nos expériences montrent:

    Seule une grève continue et générale, soutenue par de larges parties de la population, peut nous apporter des succès !

    Retrait du projet de loi gouvernemental pour la SNCF !

    Une victoire en serait aussi une pour tous les autres travailleurs attaqués. Elle en serait aussi un encouragement énorme au niveau international. L’ICOR fera connaître votre lutte au niveau  mondial et organisera la solidarité.

    Pour l’offensive ouvrière international contre le capital financier international!

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!

     

    L’ICOR-Europe s’engage à faire connaître les différentes luttes et à les coordonner en Europe. Elle a déjà soutenu la lutte contre la loi travail en 2016. Les plus de 50 organisations membres de l’iCOR se soutiennent mutuellement dans la construction du Parti révolutionnaire.

    Dans ses statuts, l’ICOR écrit:  «Les masses dans le monde ne veulent pas périr dans la barbarie capitaliste! La politique méprisante pour le genre humain du capital financier international incite l’élan révolutionnaire de l’humanité vers une société sans exploitation et oppression, sans misère, destruction de l’environnement et guerre qui offre des perspectives à la jeunesse.» C’est le socialisme.

    Vive l’internationalisme prolétarien!   

    Signataires (en date du 28/04/2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    2. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    3. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    4. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    5. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    6. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    7. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    8. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    9. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    10. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    11. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    12. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    13. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  • Retour sur les journées de Saint-Pétersbourg – ICOR

    Retour sur les journées de Saint-Pétersbourg – ICOR

    Évaluation des journées à Saint-Pétersbourg en novembre 2017

    ICOR, Coordination centrale, 29 mars 2018

    La 2eConférence mondiale de l’ICOR prit la décision, en 2014, de fêter le Centenaire de la révolution d’Octobre et de réaliser une campagne à ce propos avec différents composants. Un point culminant particulier des activités de l’ICOR étaient les activités couronnées de succès à Saint-Pétersbourg avec comme apogée la manifestation le jour de l’anniversaire de la révolution d’Octobre (7 novembre) avec 8 000 à 10 000 participants. Et de plus un programme chargé e.a. le grand banquet de l’ICOR le 8 novembre.

    Les jours à Saint-Pétersbourg se déroulaient dans un vent contraire violent : La route de la manifestation sur la Perspective Nevski, rue principale animée par les masses, fut interdite. Selon l’idée de Poutine, les activités devraient se passer à Moscou. Le PCFR y avait aussi invité. Saint-Pétersbourg ne doit en aucun cas prendre le devant de la scène ! Smolny – le centre de l’état-major de planification de la révolution et siège du bureau de Lénine – fut fermé « tout à coup » pour nos groupes de visiteurs, quoique nous les ayons annoncés des mois auparavant. La salle, promise pour le grand gala, est annulée. Le 5 novembre plus de 200 personnes sont arrêtées à Saint-Pétersbourg, ce que nous apprenons seulement par les camarades russes. Aucun journal en a informé.

    La préparation: Les activités à Saint-Pétersbourg avaient été préparées en collaboration la plus étroite étroite avec les camarades du MLP pendant longtemps. Mais aussi des contacts, remontant dans le passé, comme ceux du MLPD et en particulier de Stefan Engel avec le Parti communiste ouvrier russe (PCOR) – qui avait publié le livre de Willi Dickhut « Restauration du capitalisme en Union soviétique » en Russie, bien qu’il ne partage pas l’analyse du développement vers le social-impérialisme.), étaient des facteurs importants de la réussite. La coordinatrice principale est allée voir de nouveau Saint-Pétersbourg et le MLP début 2017. Le projet dans son ensemble, à partir des logements, des différentes activités et manifestations jusqu’au travail d’alliances commun fut délibéré et uniformisé. Une conversation longue et intensive avec Victor Tjulkin l’a convaincu du projet de l’ICOR, de sorte que la construction ciblée d’une alliance Octobre 100 ait pu être entamée et que le parti, important aussi au niveau international, soit devenu une force fondamentale de la manifestation.

    Étapes importantes : La brigade internationale des jeunes (du Népal, de l’Allemagne et des Pays-Bas) accomplit un travail excellent dans son ensemble au préalable et pendant les journées pour soutenir les près de 200 délégués de l’ICOR. Ceci a déjà commencé avec l’accueil chaleureux à l’aéroport où la brigade des jeunesétait le lieu d’accueil pour les révolutionnaires du monde entier pendant plus de 72 heures ; elle prit soin que tous trouvaient leur logement etc. Vadim du MLP : « Au début, j’avais craint que ces journées ne se passent pas tellement bien. Mais l’arrivée des camarades de la brigade des jeunes m’a réchauffé le cœur, car beaucoup de choses devenaient alors plus faciles. À partir de ce moment-là, je savais : tout ira bien » La brigade des jeunes avait élaboré des directives qui étaient une orientation importante.

    Le programme de visites : Les deux autobus pour la visite guidée de la ville étaient pleins à craquer et une grande partie des camarades ont exploré à pied les lieux de la révolution. Avec Ludmilla et Sergej nous disposions de guides compétents. Nous avons réalisé une manifestation commémorative au Champ-de-Mars où sont enterrés les morts de la révolution de Février. Et pendant un arrêt sur le pont Neva nous avons entendu l’histoire, comment, en 1917, les révolutionnaires ont retiré la clé à un vieux garde du pont responsable, avec laquelle on arrive à démarrer le mécanisme qui lève les ponts. Saint-Pétersbourg est une ville merveilleuse !

    Le concert du 6 novembre avec 700 visiteurs avait été organisé par le PCOR. Il y avait des contributions excellentes et qualitativement très avancées par des artistes de Saint-Pétersbourg et de Russie. La présentation du groupe musical Gehörwäsche d’Allemagne incarnait dans un certain sens la perspective révolutionnaire et jeune de ces festivités. Un point culminant fut le discours de Sanjay Singhvi pour l’ICOR. Et de nouveaux contacts de grande valeur en résultaient avec un parti de la Corée du Sud, des communistes plus âgés, des « mineurs mérités » de Saint-Pétersbourg et des contacts avec d’autres visiteurs internationaux comme de Grèce et de Turquie, avec des paysans …

    Point culminant des activités à Saint-Pétersbourg/Léningrad était sans aucun doute la manifestation le soir du 7 novembre qui, avec environ 8 000 participants, prend son point de départ à la gare de Finlande et trouve sa conclusion avec 10 000 participant(e)s devant le croiseur Aurore. La mobilisation était difficile. Les camarades russes avaient décidé que ne seraient ni faits des dépliants, ni accrochés des affiches. Aucun journal, aucun blogue sur Internet ne devait en informer. La mobilisation ne se faisait donc que de bouche en bouche. Un fort bloc de l’ICOR avec des délégations de onze pays, une vague de drapeaux de l’ICOR et une culture combative de la manifestation devient le pôle d’attraction, quoique ses 200 à 300 participants soient une nette minorité. La manifestation était préparée méticuleusement et suivait une régie mûrement réfléchie. Toute l’apparence, la discipline, les paroles, les chants ouvriers et en particulier l’« Internationale » et le rayonnement optimiste et en toute conscience exerce une grande attraction. Les gens se mettaient à chanter en masse, disaient merci, achetaient de la littérature, quelques-uns rejoignaient la file.

    Malheureusement, ce n’était pas l’ICOR mais le MLPD qui pouvait parler (Justification Tjulkin : « Nous n’avons pas encore la confiance face à l’ICOR, mais elle a bien pu se consolider face au MLPD pendant beaucoup d’années »). La raison en était que la participation décidée à court terme du PCFR révisionniste donnait à celui-ci le droit – selon ce que disait le PCOR et que confirmait le MLP – de marcher ensemble avec la deuxième plus grande organisation, le PCOR, à la tête de la manifestation et de décider de la liste des orateurs. Il n’y avait que très peu de temps pour en délibérer et tous les camarades de l’ICOR qui participaient – y inclus ceux du MLP – étaient d’accord que le MLPD comme organisation de l’ICOR parle et présente l’idée de l’ICOR. C’est ce qu’il a fait. Un feu d’artifice termine le tout et les représentants de l’ICOR et ses amis se placent encore ensemble devant l’Aurore.

    Le grand gala avec 300 participants de 20 pays était une conclusion adéquate des jours à Saint-Pétersbourg et une fraternisation émouvante. La soirée a commencé avec l’entrée des matelots avec les drapeaux de l’ICOR ! C’était une chorale de véritables matelots qui, pour commencer la soirée, chantaient avec tout le monde l’Internationale et puis les partisans de l’Amour. Monika, la coordinatrice principale de l’ICOR, a modéré la soirée avec de nombreux brefs discours, des toasts et des contributions culturelles. Ce qui était très surprenant c’est que le président du PCOR remettait des décorations.

    Au niveau financier, les événements de Saint-Pétersbourg étaient aussi un succès. Les dépenses avaient été assumées et même les frais du MLP et de la brigade des jeunes ont pu être remboursées en partie.

    Quelques voix au sujet des jours à Saint-Pétersbourg :

    Kazi/PC Bangladesh : « La manifestation avec ses couleurs somptueuses était très bien. Elle a lancé un signal historique, car après l’effondrement du socialisme les communistes étaient très faibles et surtout fragmentés et abattus. Au début des années 1990, j’étais souvent en Russie et l’ambiance était catastrophique parmi les communistes. La manifestation d’aujourd’hui montre que les mouches ont changé d’âne. » Il nous montre des photos des festivités du Centenaire de la révolution d’Octobre à Dhaka, Bangladesh, le même jour. Les organisations révolutionnaires ont organisé une marche en étoile. Le cortège des manifestants de son organisation comprenait 22 000 personnes !

    Tuta/PPP Pérou : « La défaite de la classe ouvrière et des révolutionnaires est remplacé par le début d’une nouvelle passion révolutionnaire dans le monde entier. Je suis heureux de pouvoir y assister en tant que représentant de l’ICOR. Nous avons encore beaucoup de travail devant nous. »

    Adismar /Plataforma Golpe de Timon/Venezuela : « Je félicite les camarades de cette manif grandiose ! Je constate la grande volonté de tout avoir accompli par des actions grandement volontaires. Cent ans après la révolution d’Octobre le communisme est plus important que jamais avant…. Aujourd’hui, nous avons passé une journée merveilleuse qui restera inoubliable pour tous les participant(e)s. »

    Les visages des camarades russes du MLP rayonnaient aussi de fierté et de joie. Ils avaient lutté âprement contre des milliers de résistances pour réaliser la manifestation. Le MLP en tant que petite organisation a accompli de grandes choses. Une responsabilité énorme reposait sur lui – de la part des dirigeants, des révisionnistes et partiellement aussi par son propre découragement. Son bilan : « Mais nous avons fait notre chemin et, avec la clarté de l’ICOR derrière nous, nous avons pu réussir de mener à bien beaucoup de choses, même comme petite organisation. Il n’est pas exagéré de dire que sans l’ICOR les activités n’auraient pas pu être réalisées dans cette dimension. »

     

  • Le couperet acéré de l’Etat.

    Le couperet acéré de l’Etat.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon : le couperet acéré de l’Etat.

    L’attitude des procureurs, dans les procès, est le reflet de la volonté du pouvoir politique. Les réquisitions sont celles décidées en haut-lieu, au sein du ministère. Or, la ligne du ministère de la Justice, la ligne du gouvernement, dans le cas des procès à la suite des arrestations du premier mai, est celle de la brutalité maximale.

    Le gouvernement choisit de faire un exemple, en demandant que les procureurs requièrent des peines hors normes. A Lyon, les inculpés se sont retrouvés face à une situation kafkaïenne.

    Arrêtés pour de menus graffitis, ils ont été placés en garde à vue pendant 48h00. L’un d’entre eux, ressortissant de l’UE, s’est vu gratifié d’un Ordre de Quitter le Territoire Français par la préfecture, avant même de passer devant le juge. Belle manière de mettre la charrue avant les bœufs.           L’autre a été accusé de jets de projectiles contre les forces de l’ordre.

    Dans un cas comme dans l’autre, l’attitude prévisible de la justice, qui n’aurait probablement pas hésité à recourir à la détention préventive, a poussé les avocats à conseiller la comparution immédiate. Or, il s’agit d’une chose habituellement dangereuse, puisque, souvent, cela se résume à la parole inégale d’un policier contre celle de l’accusé. Sans enquête, sans preuves matérielles.

                    Le réquisitoire du procureur a confirmé les craintes : 10 mois de prison dont 2 ferme avec mandat de dépôt pour les graffitis ; 10 dont trois fermes pour les projectiles.  

    Un rassemblement de solidarité s’est tenu devant le commissariat, puis devant le tribunal. La police, au mépris de la publicité du fonctionnement de la justice, en a filtré l’entrée, en excluant toute personne susceptible d’être un ou une militante. L’Unité Communiste de Lyon condamne cette violation de l’article 6-1 de la Convention européenne des droits de l’homme et de la procédure pénale.

    Dans la soirée, le juge a rendu son verdict : 3 mois de prison avec sursis et 500 € d’amende pour l’un ; 6 mois de sursis et 140 h de travaux d’Intérêt généraux pour l’autre. Des peines lourdes en regard des faits reprochés. Des peines handicapantes pour ces jeunes étudiants. Des peines dures et illustratives.

    Il ne fait nul doute, dans la situation actuelle, que l’Etat vise à user de tous les moyens à se disposition pour réprimer et briser les mouvements sociaux. Il ne fait nul doute que la répression policière, judiciaire et même extra-judiciaire -par les milices fascistes- va s’accentuer davantage.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à la solidarité la plus large avec les inculpés et inculpées des mouvements sociaux. Elle appelle à soutenir financièrement et politiquement ceux et celles-ci.

    L’Unité Communiste de Lyon condamne, d’une part, l’attitude du ministère de la Justice, qui agit comme un couperet tranchant contre les faibles et les exploités, mais qui se montre d’une magnanimité invraisemblable avec les bourgeois et bourgeoises. Quelle prétendue égalité républicaine existe entre le traitement d’un Sarkozy et celui d’un inculpé du mouvement social ? Hypocrisie.

    Nous condamnons également l’attitude de la police, qui entretient un jeu de provocation constante, exacerbée, qui viole constamment son code de déontologie pour pousser à la confrontation les masses populaires, dans le seul but de les écraser par la suite. Nous mentionnons également le fait que des militants du Bastion Social aient été libérés au bout de quelques heures de garde à vue, sans poursuite judiciaire aucune, illustrant un traitement sous la forme de deux poids, deux mesures.

    Enfin, nous ne saurions que condamner l’attitude de celles et ceux qui appellent à plus de répression. A plus d’intervention policières. Celles et ceux qui ont condamné les « débordements », qui ont abandonné des camarades face à la justice et face à la police. A celles et ceux qui, au final, trahissent une plus grande proximité avec l’Etat bourgeois qu’avec des camarades avec lesquels il est possible d’avoir des désaccords tactiques.

                    Soyons solidaires ! Soyons unitaires ! Halte à la violence d’Etat ! Halte à la répression !