Catégorie : Communiqués

  • Communiqué de presse commun du Collectif pour la fermeture du Pavillon Noir et du Collectif Vigilance 69 contre l’extrême-droite.

    Communiqué de presse commun du Collectif pour la fermeture du Pavillon Noir et du Collectif Vigilance 69 contre l’extrême-droite.

    Procès de militants d’extrême-droite pour une agression à l’arme blanche.

    Alors que se tiendra du 4 au 14 septembre le procès des meurtriers de Clément Méric devant une cour d’Assises, le 5 septembre 2018 aura lieu au TGI de Lyon un nouveau procès impliquant des militants d’extrême-droite pour des faits d’agressions avec arme blanche. Les faits se sont déroulés le 14 février 2014 dans le 5ème arrondissement aux alentours de 20h. 5 jeunes se rendaient dans un bar dans le quartier Saint-Jean pour fêter l’anniversaire de l’un d’eux. Repérés par un groupe d’une dizaine de militants d’extrême-droite, ils ont été insultés puis agressés lors d’une 1ère charge.

    Sur la 2ème charge à proximité du tribunal des 25 colonnes, un des agresseurs a porté des coups de couteaux sur 2 des 5 jeunes. Les graves blessures (perforation du poumon pour l’un et coup reçu proche de la colonne vertébrale pour un 2ème) qui auraient pu entraîner de graves séquelles ou plus grave encore ne doivent pas être oubliées ou minorées : l’intention de blesser gravement ou de tuer était claire !

    4 ans après les faits, 5 des 6 agresseurs arrêtés (le dernier ayant déjà été jugé car mineur au moment des faits) passeront devant le juge le mercredi 5 septembre. Ces militants sont proches de groupuscules de l’extrême-droite locale bien connus (Génération Identitaire et GUD – Bastion Social) et, pour certains, habitués du stade et de sa frange hooligan raciste. L’auteur des coups de couteaux est notamment visible sur des photos et des vidéos identitaires lyonnaises récentes (salle de boxe nationaliste l’Agogé), preuve de son implication actuelle dans ce mouvement clairement raciste, homophobe, transphobe et sexiste.

    Cette attaque de 2014 s’inscrit dans une longue liste d’agressions imputables à des militants d’extrême-droite lyonnais ; dans une complaisance des pouvoirs publics qui laissent pignon sur rue à ces groupuscules.

    Pour que ce procès ne passe pas inaperçu, et pour que le lien entre l’agression et les groupuscules d’extrême-droite ne soit pas oublié ; nous appelons à venir soutenir les agressés durant le procès le mercredi 5 septembre à partir de 9h30 au TGI de Lyon à la 17ème chambre correctionnelle (67 rue servient dans le 3ème arrondissement).

    La solidarité est notre arme ! Ni oubli, ni pardon !

    Collectif pour la fermeture du Pavillon noir :

    Alternative Libertaire Lyon, CGT Educ’Action, CGT Jeunes 69, CGT Vinatier, Collectif Lesbien Lyonnais, Coordination des Groupes Anarchistes Lyon, CNT, France Insoumise, JC Lyon, Jeune Garde Lyon, Lesbian and Gay Pride Lyon, Méduses, Solidaires Etudiant-e-s, Sud Education, Unité Communiste de Lyon, Union Départementale CGT 69, Union Locale Solidaires 69, Unité2Classe,YDG…

    Collectif Vigilance 69 contre l’extrême-droite :
    Agir pour l’égalité, Attac, CSPG, COVRA, Ensemble !69, EELV, FSU, Génération.S, HES, LDH, Planning Familial 69, NPA, PCF, PG, Ras l’front, Réseau des MJC de Lyon, UNEF

  • Appel à la solidarité pour Alassa Mfouapon

    Appel à la solidarité pour Alassa Mfouapon

    Appel–Ellwangen

    Après une expulsion brutale pour des raison politiques : Alassa Mfouapon doit être ramené immédiatement et recevoir l’asile politique en Allemagne !

    Alassa Mfouapon fut persécuté pour des raison religieuses au Cameroun, un pays ébranlé par la guerre civile, et prit la fuite avec sa femme et son enfant en 2014. En Libye, il fut séparé des deux et lui, il fut maltraité dans une des prisons mal famées libyennes. Après une tentative d’évasion ensemble avec d’autres, on l’arrête de nouveau, lui casse la jambe. Sa femme devient victime de violence sexiste, s’enfuit sur la Méditerranée. Leur enfant de deux ans se noie devant ses yeux. Depuis ce moment-là, elle est gravement malade et traumatisée. Alassa s’enfuit d’abord en Italie, vient en Allemagne en 2017, vit avec des centaines d’autres dans le bureau d’admission initiale du Land (BAI) à Ellwangen. Partout pendant sa fuite, en Libye, Italie ou Allemagne il devient tout de suite une personne de confiance, porte-parole, ami et organisateur parmi les réfugiés – leur « leader ».

    Le 30 avril 2018, la police veut expulser un camarade du Togo du BAI. Beaucoup se trouvent côte à côte avec lui de manière solidaire et non-violente et protestent. La police se retire alors et l’expulsion n’a d’abord pas lieu. Mais jusqu’à ce jour, cette solidarité élémentaire est diffamée comme un acte de violence dans tous les médias, prétendument « un espace de non-droit » y menacerait. Dans la nuit du 3 mai, une intervention martiale a lieu dans le BAI par des centaines de policiers, accompagnés de chiens – des portes sont défoncées, des réfugiés blessés et humiliés. Le réfugié du Togo est arrêté, puis expulsé. Est-ce que c’est cela qu’un ministre-président vert comprend par « imposer la loi et l’ordre » contre « des espaces de non-droit » ?

    Alassa Mfouapon s’y oppose en public avec beaucoup d’autres, on le cite dans les médias. Le 9 mai, il organise avec d’autres une conférence de presse et une manifestation et la déclare auprès des autorités : « Beaucoup parlent de nous, maintenant c’est nous qui parlons : Nous sommes des réfugiés, pas des criminels ! Stoppez les expulsions ! » Alassa se trouve au centre des reportages publics, devient le symbole de la protestation contre le racisme et les lois plus strictes sur l’asile, parle à l’occasion de manifestations et de congrès à l’échelle nationale. Ensuite la « facture » ! Le 20 juin, cyniquement lors de la journée mondiale des réfugiés des Nations Unies, très tôt le matin, Alassa est emmené du BAI en chaînes comme un grand criminel par des dispositifs massifs de policiers et expulsé sur le champ en Italie – une expulsion indigne d’un être humain et pour des raisons politiques ! Une autorisation de retour de la part du gouvernement italien – condition pour des expulsions selon Dublin III – n’existe pas. Selon la situation juridique actuelle, l’expulsion est alors inadmissible. Pour l’agence dpa, c’était une « expulsion tranquille ». Mais afin de le criminaliser, on lui reproche de la résistance. Un mensonge pur et simple ! Avec le Masterplan [plan directeur] du ministre de l’Intérieur, Seehofer, le gouvernement fédéral aggrave en même temps l’intervention de plus en plus brutale contre les demandeurs d’asile et les réfugiés. Le gouvernement de l’Italie glisse de jour en jour davantage vers la droite, renvoie des réfugiés sauvés de la Méditerranée, criminalise ceux qui sauvent les réfugiés de la noyade et devient le précurseur à l’échelle de l’UE, d’une législation fascisante à l’égard des réfugiés. Alassa – un pour tous ! Maintenant il a besoin de notre solidarité ! C’est un défi au public démocratique, aux ouvriers et ouvrières dans les usines et les syndicats !

     

    Avec ma signature, je soutiens cet appel avec les demandes et revendications suivantes comme l’un(e) des premiers/premières signataires : Ramener immédiatement Alassa Mfouapon en Allemagne !

     

    Asile pour des combattants comme lui – contre le racisme et pour la démocratie et la liberté ! Mettre un terme aux expulsions ! Les réfugiés ne sont pas des êtres humains de deuxième ou troisième classe !

    Non à la forteresse Europe ! Solidarité au lieu du plan directeur de Seehofer !

    Contact: A. Gruber, freundeskreis-alassa@gmx.de

  • Communiqué de Yeni Kadin sur le 700 ème rassemblement des « mères du samedi »

    Communiqué de Yeni Kadin sur le 700 ème rassemblement des « mères du samedi »

    Depuis 700 semaines les “mères du samedi” et nombre de personnes s’interrogent sur le sort de ceux qui ont disparu en en garde à vue.

    La politique de disparition en garde à vue, visant à créer une société réduite au silence en instillant la peur la plus féroce, a été largement pratiquée en tant que politique d’État par l’Etat Turc après le coup de la junte fasciste militaire du 12 Septembre 1980. Pendant de nombreuses années, des centaines de personnes ont disparu pendant ces gardes à vue.

    La lutte pour la justice et la vérité pour le peuple et l’organisation des “Mères du Samedi” entreront le 25 août 2018 dans leur 700e semaine de leur existence. La terreur d’État a condamné ces personnes à vivre dans les limbes, entre l’existence et la non-existence, la mort et la vie.

    Aujourd’hui c’est samedi … La lutte commence …


    Les proches des défunts, des disparus et les défenseurs des droits de l’homme qui les soutiennent exigent :

    • Que soit révélé le sort des personnes “disparues”, en garde à vue,
      • Que la justice mette fin à l’impunité, qu’elle fasse la lumière sur les crimes contre l’humanité et qu’elle condamne leurs auteurs! 
      • La fin de la politique de disparitions en garde à vue,
    • L’application du décret préparé par les Nations Unies. La Turquie doit mettre fin à son mépris prolongé et signer la Convention internationale des Nations Unies pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées ! 

    Le 27 mai 1995 ce mouvement a débuté devant le lycée de Galatasaray, ses participants ont commencé leur quête de justice par un sit-in silencieux. Cette place est toujours habitée par les ombres des morts comme par l’espoir de la survie. Elle est devenue le lieu de mémoire de la lutte et de la volonté de justice. Devant ce lycée, avec persévérance et conviction, chaque samedi depuis 28 ans, malgré la neige ; la pluie ; le froid ; la chaleur ; les cordons de police et leurs matraques ; malgré qu’ils soient traînés par les cheveux dans la boue ; détenus à plusieurs reprises ; les proches ne cèdent pas. Malgré leur âge, malgré le temps, toujours avec un oeillet dans la main et dans l’autre les photos des visages juvéniles des disparus. Ce 25 août, ils seront là pour la 700 ème fois.

    La lutte continue avec les enfants et les petits-enfants;

    La résistance courageuse de quatre générations commence à être connue du monde entier, malgré la pression des gouvernements successifs. Le temps écoulé fait comprendre que les disparus ne reviendront pas, mais les familles réclament leurs dépouilles mortelles, pour faire leur deuil, pour qu’ils aient une sépulture décente, pour qu’ils puissent se recueillir. “Si toutes les mères se réunissaient, aucune ne pleurerait et personne ne mourrait.” Berfo ana, Kiraz ana, Guzel ana et toutes les autres mères qui nous ont quitté resteront un symbole. Le drapeau de leur lutte continuera de flotter.

    cette résistance honorable a commencé à être en mesure d’annoncer au monde entier, toute la pression, en dépit de quatre générations en cours; Le temps écoulé fait comprendre que les morts ne reviendront pas mais les familles ont besoin des ossements de leurs proches pour en faire le deuil, et qu’un lieu personnel leur permette de se recueillir. « Si toutes les mères se réunissaient aucune mère ne pleurerait et personne ne mourrait » Berfo ana, Kiraz ana, Guzel ana, et toutes les autres mères, qui nous ont quittées restent un symbole et le drapeau de la lutte qu’elles portaient continuera de flotter.

    S’habituer à l’injustice est aussi affreux que de produire une injustice. Haussez la voix !

    Nous avons été assassiné parce que nous sommes des Kurdes, parfois des Alévis, parfois des Arméniens, parfois des Laz, parfois des Circassiens. Mais nous sommes massacrés et assassinés avant tout parce que nous refusons d’être des personnes soumises, obéissantes, silencieuses, parce que nous sommes des opposants. Nous ne devons pas oublier. S’habituer à l’injustice est aussi affreux que de produire une injustice. Aujourd’hui l’Etat fasciste turc ne connaît pas de limites dans la répression qu’il inflige à la population.  Les actions des “Mères du Samedi” sont un élément très important dans le rejet de ces politiques, lesquelles visent à imposer une société uniforme, obéissante et soumise.

    En tant que nouvelles femmes, nous continuerons à être leur voix en Europe durant la 700ème semaine de cette résistance honorable. Nous invitons tous ceux et celles qui vivent et luttent pour une vie digne et humaine, en particulier les femmes, à participer aux manifestations dans toutes  les régions d’Europe, le samedi 25 Août.

    La colère  des Mères noiera les tueurs!

  • Résolution sur la droitisation de la politique d’accueil des migrants au sein de l’UE – ICOR

    Résolution sur la droitisation de la politique d’accueil des migrants au sein de l’UE – ICOR

    Résolution sur la droitisation de la politique d’accueil des migrants au sein de l’UE

    – ICOR – 16 juillet 2018 –

    «  Pour une Europe de paix, de prospérité et de liberté ! » Avec de telles phrases mélodieuses, les dirigeants tentent de dissimuler la nature impérialiste de l’Union européenne. Aujourd’hui, la discussion sur l’UE est d’une importance mondiale. Car, compte tenu de la critique justifiée à l’égard du président américain Trump et de l’impérialisme US-américain en tant que fauteurs de guerre principaux et ennemies de tous les peuples, beaucoup de gens à travers le monde entier considèrent l’UE toujours encore comme « toutefois encore plus humaine » au lieu de voir qu’elle est aussi de par son essence impérialiste. Pour cette raison, diffuser la vérité sur l’UE est une tâche importante de l’ICOR à l’échelle mondiale. Depuis longtemps déjà, l’UE est responsable, au niveau politique et militaire, pour les flux de réfugiés de beaucoup de pays comme par exemple d’Afghanistan et de Syrie. La réalité est aujourd’hui : Plusieurs gouvernements d’États impérialistes de l’UE connaissent actuellement des crises politiques et gouvernementales aiguës, d’abord et surtout l’Allemagne, actuellement l’Angleterre, ainsi que l’Italie et l’Espagne. L’UE se trouve dans une crise profonde avec un développement vers la droite prononcé des gouvernements !

    Lors du sommet de Bruxelles des 27 et 28 juin, les États impérialistes de l’UE se sont mis d’accord sur un durcissement ultra-réactionnaire et raciste de la politique à l’égard des réfugiés, ce qui équivaut à une dissolution du droit d’asile. Même avant cela, la Méditerranée est devenue une fosse commune pour des milliers de réfugiés. Pendant leur réunion récente les chefs de gouvernement sont parvenus à un arrangement sur des camps d’internement fermés, de préférence en Afrique du Nord. À l’instigation de l’UE, de tels camps existent déjà en Libye, où la traite des êtres humains, les mauvais traitements et le viol sont à l’ordre du jour. Le corps de garde-frontières FRONTEX doit être porté à 10 000 hommes. L’armement militaire des gouvernements réactionnaires du Niger et du Tchad est censé intercepter les réfugiés bien au large de la côte méditerranéenne et beaucoup d’entre eux périssent dans le désert. Cette politique inhumaine s’accompagne d’une agitation raciste de partis fascisants, d’extrême droite contre les réfugiés. Ce faisant, ils détournent l’attention des responsables des flux de réfugiés : le système impérialiste mondial, les sociétés internationales qui pillent les matières premières et la main-d’œuvre de l’Afrique ou qui sont les principaux responsables du développement de la catastrophe environnementale mondiale.

    L’ICOR défend le droit de fuite. En même temps, l’ICOR s’engage pour que les masses dans leurs pays luttent pour se libérer du capitalisme. Dans cet esprit la construction d’un Centre médical à Kobanê/Rojava/Kurdistan du Nord, sur la base du Pacte de solidarité entre l’ICOR et les organes d’autogestion, a permis le retour de nombreux réfugiés.

    Mais en face de tout ce développement réactionnaire des gouvernements vers la droite, il y a également beaucoup de protestations, grèves, manifestations et du soutien pratique pour les réfugiés de la part des masses. En même temps, les travailleurs et les masses d’Europe et du monde entier luttent – comme En Hongrie, les gens luttent contre la victoire électorale manipulée d’Orban, en Allemagne contre l’introduction de lois fascisantes de police ou en Autriche et en France contre le démantèlement des droits sociaux et des droits des travailleurs ! En raison de leur perte de confiance, des grèves de travailleurs et des luttes de masse généralisées, les gouvernements européens traversent des crises politiques de plus en plus profondes.

    Le développement vers la droite est la réponse des gouvernements à l’intensification par bonds de la tendance du système impérialiste mondial à produire des crises et aux déplacements des rapports de force dans la compétition impérialiste mondiale. Ceux-ci conduisent à une augmentation généralisée de la préparation impérialiste d’une guerre. Cette politique s’accompagne d’une propagande chauvine, d’une fascisation des appareils d’État et d’un démantèlement massif des droits et libertés démocratiques bourgeois. Ce développement est le plus avancé avec l’établissement du fascisme en Turquie.

    Mais tout ce développement réactionnaire vers la droite des gouvernements est également contré par de nombreuses protestations, grèves, manifestations et aides pratiques aux réfugiés du côté des masses dans toute l’Europe sur la base d’une conscience internationaliste croissante.

    Les dirigeants le savent : Il devient dangereux pour eux quand la classe ouvrière et les autres masses populaires luttent sous la direction de révolutionnaires pour le renversement de l’impérialisme. Par conséquent, le fer de lance anticommuniste de leurs attaques est dirigé contre eux. La construction de partis révolutionnaires dans tous les pays et leur ralliement à l’ICOR est la conclusion la plus importante.

     

    Le moment est également venu de construire un large front uni antifasciste et anti-impérialiste dans tous les pays !

     

    Arrêtons le développement vers la droite de toujours plus de gouvernements !

    La rébellion contre l’UE impérialiste est justifiée !

    Renforçons la construction de partis révolutionnaires, renforçons l’ICOR !

     

    Signataires (en date du 25/07//20187. Liste actuelle des signataires sur le site Web www.icor.info):

    1. RCP Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    3. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun

    4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    5. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))

    6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    7. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    8. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    10. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    11. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    12. Krasnyj Klin Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes « Krasnyj Klin » [coin rouge]), Bélarus

    13. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine

    14. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque

    15. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    16. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

    17. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    18. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    19. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    20. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    21. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    22. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    23. PR Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

    24. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    25. PC/ML Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)

    26. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    27. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    28. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    29. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    30. БКП Българска Комунистическа Партия (Bulgarische Kommunistische Partei)

  • ICOR : Appel aux dons pour le centre médical de Kobanê

    ICOR : Appel aux dons pour le centre médical de Kobanê

    Vous pouvez contribuer à la reconstruction écologique de la ville de la résistance !

    Avec le soutien de l’État turc d’Erdoğan, les terroristes de l’ÉI ont attaqué Kobanê le 15 septembre 2014. Pendant des mois, les combattantes et combattants des unités de défense populaires ont défendu avec toute leur force et dans des conditions inégales la construction d’une nouvelle vie au Rojava. L’ÉI a été vaincu par cet héroïsme et la ville est devenue le symbole de la lutte la plus avancée pour la démocratie et la liberté.

    Mais les dangers pour la révolution au Rojava continuent. En particulier, l’occupation d’Afrin préparée de longue date par l’État turc montre qu’il est plus urgent que jamais d’organiser la solidarité internationale, car la construction d’une vie libre et égale en droits au Rojava se poursuit malgré tous les obstacles !

    Dès le début, l’ICOR s’est positionnée du côté de la révolution et l’a soutenue. La construction d’un médical à Kobanê est un symbole de cette solidarité pratique. 177 brigadistes volontaires de 10 pays ainsi que des ouvriers locaux du bâtiment ont réalisé ce projet en 2015. Entre-temps, le centre médical a été aménagé en tant que maternité. Plus de 4 000 enfants y sont déjà nés depuis lors.

    Maintenant, c’est le moment d’aménager écologiquement le centre médical. L’installation d’une alimentation électrique indépendante et écologique est un objectif fondamental dans la région. Le centre médical veut aussi répondre à ces exigences, pour lesquelles les préparatifs sont en cours. Avec un système photovoltaïque très développé, le centre médical deviendra un modèle d’approvisionnement en énergie écologique et progressive dans la région. Nous voulons y contribuer et recueillir d’autres dons. L’initiative écologique du « Rojava » de « Solidarité Internationale » a déjà récolté 60.000 € pour le photovoltaïque et l’isolation thermique. Un total de 45.000 € est encore nécessaire.

    En tant qu’ICOR, nous continuerons à mettre en pratique la solidarité internationale de manière exemplaire.

    A cette fin, nous appelons à des actions créatives, des activités et des événements, à la fois pour apprendre et promouvoir cette solidarité et pour collecter des dons.

    Chaque contribution compte !

    Pour faire des dons :

    « Solidarité Internationale e.V. » :

    IBAN : DE86 5019 0000 6100 8005 84

    BIC : FFVB DEFF (Frankfurter Volksbank)

    Mot-clé : « Reconstruction écologique Kobanê ».

    Votre don sera utilisé exclusivement pour la construction du centre médical de Kobanê !

  • Deux lettres de Turgut Kaya

    Deux lettres de Turgut Kaya

    Actuellement en grève de la faim depuis 35 jours, Turgut Kaya et son camarade Hidir Gönek sont menacés d’extradition depuis la Grèce vers la Turquie.

    Vous pouvez consulter le communiqué ici pour de plus amples informations. 

    Il nous a été transmis deux lettres de sa part, que nous avons traduit de l’anglais vers le français. 

    Il s’agit de documents inédits en français, que nous vous invitons à diffuser le plus largement possible.

    Sentir l’odeur de la faim.

    J’ai eu la chance de passer le nouvel an de 2014-2015 avec Gregori Konstantinoplu, qui est l’un des plus grands communistes que le peuple Grec ait pu élever. J’ai appris que le peuple Grec a une tradition de faire des gâteaux a chaque nouvelle année, de mettre une pièce dans l’un d’entre eux et la première personne qui le trouve porte le premier toast du nouvel an et formule un vœu pour la nouvelle année. Bien sûr, après de rapides mouvements de sa main, le camarade Gregori trouva la pièce et fis ses vœux :

    « Je souhaite que la nouvelle année apporte la joie au peuple de Turquie. »

    « Je souhaite qu’elle apporte la joie au peuple Grec »

    « Je souhaite le succès pour notre parti frère le TKP/ML »

    Ce grand camarade, élevé par le peuple Grec, nous montrait de nouveau ce que la solidarité internationale signifie. Il nous honorait, comme un grand camarade du Parti Communiste avec sa pratique et ses mots. Sa perte fut importante pour le peuple Grec et pour le peuple Turc. La leçon qu’il nous a donné se montre elle même dans la dialectique de la vie.

    La solidarité et la gentillesse du peuple Grec au trentième jour de la grève de la faim que j’ai commencé, après la décision de l’état Grec, pour obtenir une libération immédiate et l’annulation de l’extradition nous a montré que les plus grands amis du peuple sont le peuple lui même. Bien sur, le fer de lance de cette solidarité internationaliste révolutionnaire est le peuple Grec. Au point où ils ont porté haut les actions de solidarité pour ma grève de la faim et pour notre libération, moi et mes amis et camarades. L’aide apportée par les signatures, les venues aux différents stands et l’expression de pensées et de soutien sont historiquement un des plus beaux exemples de solidarité internationale.

    A cette occasion, si nous suivons les mots du camarade Gregori dans un sens opposé, puisse l’avenir apporter au peuple Grec une vie sans classes, sans exploitation et sans frontières. Puisque ce peuple précieux a souffert d’innombrables souffrances et les plus sombres persécutions, ils le méritent. Le peuple Grec ne laissent pas un révolutionnaire Turc seul quand il sent l’odeur de la faim. Même si cela est spontané, c’est un magnifique exemple du caractère internationaliste de la solidarité et la capacité d’unité de ce peuple.

    En ces jours, où je ressent cette odeur de la faim, je dois aussi remercier le TKP/ML (Parti Communiste de Turquie – Marxiste Léniniste), les pionniers communistes du peuple de Turquie, composé de Turcs, de Kurdes et diverses nationalités Depuis sa fondation, en prison à Amed à la mort, jusqu’à la mort et les longues grèves de la faim de 1996 et 2001, c’est le TKP/ML qui a la pratique la plus concrète et qui ne laisse pas les positions vacantes. Nous tenons modestement, en tant qu’étudiants de cette pratique, cette ligne de résistance. C’est cette histoire qui doit être appréciée.

    En cette période, c’est aussi important de montrer que les actions, manifestations et communiqués de l’ATIK, Yeni Kadın ve Yeni Demokratik Gençlik, actif en Europe de l’Ouest, et toutes les organisations migrantes constituent un bel exemple de solidarité internationale et révolutionnaire. Particulièrement les camarades de Yeni Kadin et du YDG, affiliés à ATIK, qui ont atténués le souffle de la faim avec leurs longs efforts pendant cette période et ont encore réchauffé le cœur de la camaraderie.

    Il faut aussi mentionner Partizan, SMF, Devrimci Parti, ESP et HDP, qui ont envoyé leur support et solidarité depuis la Turquie. Tout ces efforts ont crée le plus bel exemple de solidarité révolutionnaire, d’unité – qui est la plus grande arme du peuple – et faire front ensemble contre le fascisme.

    Tout en ressentant le souffle de la faim, je veux exprimer que la solidarité des Grecs, des organisations, les communiqués de solidarité des organisations révolutionnaires et démocratiques en Europe de l’ouest et en Turquie ont donné force à la résistance; s’unir contre les intérêts des réactionnaires par le peuple de Turquie et de Grèce et montrer l’existence de la solidarité internationaliste est notre plus belle victoire.

    À cette occasion, je souhaite rendre hommage au grand communiste Gregori Konstantinopolu en cette deuxième année de deuil et clamer que nous continuerons de perpétuer son héritage entre les peuples Grecs et Turcs et parmi les organisations révolutionnaires et démocratiques.

    Longue vie a la solidarité internationale!

    Turgut Kaya

    Juillet 2018

    Le gouvernement de Syriza laisse un révolutionnaire mourir!

    Je suis au trente-troisième jour de la grève de la faim que j’ai commencé en protestation contre la décision de l’État grec de laisser passer mon extradition vers le régime fasciste Turc d’Erdogan. Au trente-deuxième jour de cette grève, au delà de la visite que j’ai reçu du parti Syriza, et non du gouvernement de ce même parti, aucune action concrète a été entreprise depuis le premier jour.

    La délégation du parti Syriza n’est pas allée plus loin que l’expression de leurs vœux et désirs et m’ont demandé d’arrêter la grève en me disant que “c’est mal pour un révolutionnaire de se faire du mal par une grève de la faim”.

    Pendant que j’étais en Grèce avec mon identité de révolutionnaire, j’ai été arrêté par létat Grec à cause d’un mandat d’arrêt d’Interpol posé par l’état fasciste Turc. La justice Grec qui prétend être démocratique et progressiste ont collaboré avec l’état fasciste Turc en passant la décision de m’extrader.

    Cette décision n’as pas été faite contre moi personnellement mais contre les principes et valeurs du parti prolétarien que je n’ai jamais trahis. Personne ne devrait s’attendre à une acceptation de ce fait de notre part. Nous allons résister encore et encore et se battre tout comme nous l’avons fait dans des centres de tortures et dans les cellules de prisons de type F du fascisme contre les attaques commises contre les révolutionnaires. C’est la tradition de notre parti et un essentiel de tout communiste. C’est pourquoi je n’arrêterais pas ma grève de la faim avant qu’une action concrété sera actée selon mes demandes.

    Le gouvernement de Syriza d’un côté disent que l’extradition n’auras pas lieu à travers des chaînes non officielles mais jouent aux trois singes de la sagesse de l’autre côté. C’est la caractéristique naturelle de la bourgeoisie ; sans face et opportuniste. Un gouvernement qui se vend comme des radicaux de gauche mais qui se taisent quand la vie d’un communiste est en jeu. Cette attitude est inacceptable.

    Tant qu’ils n’accomplissent aucune action concrète, le gouvernement de Syriza et son ministre de la justice S. Kondosis vont laisser un communiste mourir. Rien ne pourra jamais justifier la mort d’un communiste, pas même la réaction de l’état Turc. Il est bien connu que l’état fasciste Turc, au delà des communistes et autres révolutionnaires, massacre et emprisonne les démocrates et toute forme d’opposition, visant spécifiquement la lutte du Peuple Kurde pour la démocratie.

    Esquiver les réactions d’un régime de cette sorte signifie une collaboration avec ce dernier. Le vrai problème n’est pas subir la réponse d’un régime fasciste. Prendre position contre les atrocités commises par le régime fasciste Turc et Erdogan est essentielle pour devenir un vrai gouvernement progressiste et démocratique.

    Les Communistes ne masquent pas leurs opinions peu importe le lieu et leurs conditions, ils voient comme un devoir le fait de dire au public ce qu’ils pensent être juste. La réalité que je vis aujourd’hui est une expérience importante pour voir comment un gouvernement auto-proclamé démocratique peut montrer sa vraie face quand ses intérêts de classe sont questionnés.

    La bourgeoisie n’hésitera pas à appliquer toute sorte de politique réactionnaire contre le peuple, et spécifiquement les communistes, quand il s’agit de leurs intérêts de classe. Donc nous n’hésiterons pas à faire ce que nous devons faire en tant que représentants de nos traditions. Nous continuerons notre résistance contre cette attaque.

    Mes demandes sont claires. Le gouvernement de Syriza sera responsable des conséquences tant qu’ils gardent le silence. La seule chose qu’il reste a faire pour trouver une solution à ce problème est l’arrêt du processus d’extradition et ma libération immédiate. Cette tâche politique, je l’ai hérité des traditions de notre parti plutôt que d’une décision personnelle.

    Je salue tout ceux qui ont apporté du soutien à cette décision politique et je vous souhaite le meilleur pour votre lutte!

    Nous vaincrons!

    Longue vie àla solidarité Internationale.

    Turgut Kaya

    2 Juillet 2018

     

  • Résolution commune de l’UPML et de l’UCL pour exiger la libération de Turgut Kaya et de Hidir Gönek

    Résolution commune de l’UPML et de l’UCL pour exiger la libération de Turgut Kaya et de Hidir Gönek

    La justice grecque au service des assassins turcs !

    Liberté pour Turgut Kaya et Hidir Gönek !

    Turgut Kaya et Hidir Gönek, deux militants révolutionnaires turcs réfugiés en Grèce ont été incarcérés durant le mois d’avril, pour répondre aux désirs de la Turquie. Celle-ci a lancé un mandat d’arrêt international à l’encontre de ces deux militants, du fait de leur appartenance supposée au Parti Communiste Turc / Marxiste-Léniniste. Elle exige désormais leur extradition.

    Les polices d’Europe font le sale boulot de la dictature fasciste turque.

    Il ne fait aucun doute que le but recherché par la Turquie est celui de briser ces militants, qui sont déjà passé maintes fois entre les mains des tortionnaires d’Ankara. En protestation, ils sont depuis en grève de la faim. Turgut Kaya, journaliste révolutionnaire a, depuis 34 jour, cessé de s’alimenter. La dégradation de son état de santé a imposé son hospitalisation.

    Ce n’est pas de gaîeté de cœur que ces deux hommes sacrifient leur santé. Ils savent ce qui les attends si la parodie de justice impose leur extradition.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon dénoncent cette collaboration internationale pour étrangler les droits démocratiques en Turquie.

    Nous appelons à la condamnation internationale du régime d’Ankara et de ses pratiques de traque et d’élimination de l’opposition.

    Nous appelons à des manifestations de solidarité envers ces camarades pourchassés.

    Aucune collaboration avec la police d’Ankara ! Coupons les tentacules de la dictature fasciste !

    Solidarité internationaliste avec ceux et celles qui luttent contre le régime criminel d’Erdogan !

    Résolution de protestation et communiqué : 

    Liberté pour Turgut Kaya et Hidir Gönek !

    Solidarité pour la libération de Turgut Kaya et Hidir Gönek et contre leur extradition vers la Turquie fasciste.

    Les camarades Turgut Kaya et Hidir Gönek, militants révolutionnaires, sont détenus depuis avril dans les prisons grecques, alors qu’ils y étaient réfugiés. Depuis 34 jours, ils sont en grève de la faim pour protester contre leur extradition prévue vers la Turquie d’Erdogan, prison des peuples et fer de lance de la répression dans la région.

    Nous venons d’apprendre l’hospitalisation de Turgut Kaya, du fait de son état d’extrême faiblesse physique. Turgut Kaya ne connaît que trop bien le sort qui l’attend dans les prisons de l’autre côté de la mer Egée. Journaliste engagé, il a été arrêté en 1992, en 1994, en 1997 et en 2006, en Turquie, subissant à chaque fois la torture, l’isolement, les mauvais traitements et les humiliations. Déja, en 2015, les Grecs l’avaient interpellé avec la volonté de le remettre aux mains des fascistes turcs.

    Chaque fois, l’accusation d’être militant dans l’organisation TKP/ML, interdite en Turquie, a été retenue. Chaque fois, Interpol et les polices locales se sont fait les relais du régime fasciste turque. A ces criminels, nous opposons notre solidarité, notre entraide, notre volonté de construire un front antifasciste et anti-impérialiste mondial.

    Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Turgut Kaya !

    Nous exigeons l’annulation de la décision de son extradition en Turquie !

    Nous condamnons la collaboration policière et réactionnaire entre les États européens et les Gestapo du régime turque !

    Nous saluons la lutte des forces révolutionnaires au sein de l’État turc. La solidarité internationale n’est pas un mot jeté en l’air. Ici, dans les citadelles de l’impérialisme, tout comme dans les Etats intermédiaires ou dominés, nous formons un front unique de lutte contre l’impérialisme et le capitalisme. Chaque attaque des réactionnaires ou des agents de la grande bourgeoisie est une attaque contre l’ensemble de la lutte révolutionnaire internationale.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste appellent à des rassemblements de solidarité pour Turgut Kaya et pour Hidir Gönek, ainsi que pour l’ensemble des prisonniers politiques progressistes et révolutionnaires détenus en Turquie et dans le monde.

    Liberté pour Turgut Kaya !

    Liberté pour Hidir Gönek !

    Unité Communiste de Lyon

    Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

    Freedom for Turgut Kaya and Hidir Gönek !

    Solidarity for the liberation of Turgut Kaya and Hidir Gönek, and against their extradition to the fascist Turkish regime.

      Comrades Turgut Kaya and Hidir Gönek, revolutionnary activists, are being detained since April in Greek jails. For 33 days, they started a hunger strike to protest against their departure to Erdogan’s Turkey, a large scale people’s prison and the forefront of reactionary repression in the region. 

      We just learned that Turgut Kaya has been hospitalized, because of an extremely weakened physical state. Turgut Kaya knows too well the horrors that awaits him in the detention centers on the other side of the Aegan sea. Beeing an activist journalist, he has been arrested many times, in 1992, 1994, 1997 and in 2006, in Turkey, suffering torture, isolation, inhuman treatments and humiliations. The Greek state already arrested him in 2015 with the intent to send him back to the Turkish fascists. 

      Each time he got arrested, the accusation of being a member of TKP/ML, heavily repressed and considered illegal in Turkey, was admitted by the prosecution. Each time, Interpol and the local police were the proxies of the Turkish fascist state to track down syndicalists, activists, progressives and revolutionaries. To these criminals, we oppose our solidarity, our mutual help, our will to confront Imperialism and Fascism worldwide.

      We impose the immediate and inconditional liberation of Turgut Kaya. We strongly condemn the collaboration between European states and the gestapo of reactionary states.

      We salute the struggle of revolutionary forces inside of the Turkish state. International solidarity is not a thrown out word. Here, in the core of Imperial forces, just as in the dominated or intermediate states, we all form a collective front against imperialism and capitalism. Every attack from reactionaries or proxies of the bourgeoisie is an attack against all of the international revolutionary struggle.

      Unité Communiste de Lyon call for direct mobilisation for the liberation of Turgut Kaya and Hidir Gönek, as well as all progressive and revolutionary political prisoners detained in Turkey and all around the globe. 

    Freedom for Turgut Kaya ! 

    Freedom for Hidir Gönek !

    Unité Communiste de Lyon – Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste 

    Member of ICOR’s friends

  • Non à l’ouverture de l’école de Marion Maréchal Le Pen à Lyon !

    Non à l’ouverture de l’école de Marion Maréchal Le Pen à Lyon !

    NON A L’OUVERTURE DE L’ECOLE DE MARION MARECHAL LE PEN A LYON !

    Communiqué du collectif pour la fermeture du Bastion Social.

    L’école privée dirigée par Marion Maréchal qui se voudrait un « institut de sciences sociales, économiques et politiques » ouvrira ses portes  à la rentrée de septembre 2018 à Lyon, dans le quartier de la Confluence au 56 rue Denuzière..

    Une école … Ou un nouveau fief de l’extrême-droite à Lyon ?

    L’équipe pédagogique de cette école, dont Marion Maréchal Le Pen assure elle-même la direction, est très clairement affiliée à l’extrême-droite. L’établissement affiche par ailleurs clairement ses valeurs sur son site Internet, notamment « l’enracinement dans son identité culturelle ».

    Ainsi, il souhaite transmette à ses étudiant-e-s « le goût de leur histoire et de leur héritage ». Nous sommes bien loin de la prétendue volonté de Patrick Louis qui affirmait « ce qui nous intéresse, c’est le débat contradictoire. On ne va pas enseigner que la pensée unique ». Cette école est à l’opposé de l’esprit critique et d’ouverture affichée habituellement par les universités de sciences humaines.

    L’implantation de cette école d’extrême-droite à Lyon s’inscrit donc dans la continuité des multiples ouvertures de locaux fascistes depuis 2010, dans l’indifférence de la préfecture et l’inaction de la mairie centrale. Le dernier en date étant le local du GUD-Bastion Social.

    Leur présence favorise la recrudescence d’agressions physiques violentes et le saccage de locaux militants progressistes sur Lyon. Ainsi, début juin, c’est la façade de l’union locale CGT du 5e/9e arrondissement de Lyon qui a été recouverte de 16 croix celtiques et de deux inscriptions  « FAF (France Aux Français) ».

    Une école fasciste… et pour les plus riches !

    Si les formations proposées dans cette école relèvent d’une idéologie raciste, sexiste et LGBTI+phobe. On peut également se demander à qui elles s’adressent.

    En effet, pour obtenir un diplôme d’établissement en deux ans, non-reconnu par l’Etat (pour l’instant), il faudra débourser chaque année 5 500 euros. Par ailleurs, les formations continues sont proposées à 1 980 euros pour les actifs-actives, et 990 pour les étudiant-e-s ou les demandeurs-demandeuses d’emploi. Nous sommes dans la même logique que les écoles de commerce privées ne favorisant que les classes sociales les plus aisées.

    L’objectif de cette école est de former « une nouvelle génération de décideurs et d’entrepreneurs » porteuse de valeurs réactionnaires, ainsi que les futurs cadres du FN-Rassemblement National.

    Par ailleurs au vu des prix de l’immobilier, nous nous interrogeons sur les sources de financements de cette école qui apparaissent aujourd’hui très opaques.

    La proximité de l’école avec l’Hôtel de Région et les différentes rencontres « officieuses » marqueraient-elles un rapprochement avec la droite dure de Wauquiez?

    Malgré ses communications récentes mettant en avant une image « sociale » (avec par exemple les maraudes alimentaires du Bastion social), l’extrême droite nous rappelle ici son vrai visage : celui des élites et de l’argent. Le fascisme n’a rien de populaire, et ne lutte pas « contre le système ».

    Il n’existe que pour défendre les intérêts des plus riches.

    L’implantation de cette école privée réactionnaire nous paraît bien éloignée d’un accès aux études supérieures libre et gratuit favorisant l’égalité de toutes et de tous.

    Ecole, bars, salle de sport, locaux associatifs, etc…

    A Lyon comme ailleurs, fermons tous les locaux fascistes, peu importe la forme qu’ils prennent !

    Rassemblement le vendredi 22 juin 2018 à 12h30 sur l’esplanade François Mitterrand dans le quartier Confluence (Hôtel de Région)

  • Communiqué de soutien à la CGT 5/9 après la dégradation de son local par les fascistes.

    Communiqué de soutien à la CGT 5/9 après la dégradation de son local par les fascistes.

    Communiqué de soutien à l’Union Locale CGT 5/9.

    Camarades,

    L’Unité Communiste de Lyon vous assure de son soutien face aux dégradations que vous avez pu subir de la part de militants de l’extrême-droite. Cette attaque s’inscrit dans la droite ligne d’un processus d’intimidation orchestré par ces militants réactionnaires, anti-syndicaux, anti-populaires. Ils veulent faire taire toute contestation sociale face à l’offensive du capitalisme contre les classes populaires, contre les travailleurs et les travailleuses.

    Mais, en s’en prenant à votre local, les fascistes, nous le savons, ne vous feront pas taire. Ils ne vous feront pas cesser la défense que vous assurez pour les travailleurs et les travailleuses, pour conserver et accroître les droits de ceux-ci et de celles-ci, indépendamment de leurs origines et de leur nationalité. Car la classe ouvrière est unique. Car les exploités n’ont qu’un seul ennemi, qui ne sera jamais les autres exploités, mais bien leurs exploiteurs, leurs bourreaux. Nous savons que sous la pression, dans l’histoire, la CGT à poursuivi sa lutte et sa mission. Ce ne sont pas des nostalgiques de Vichy qui vous feront taire.

    Les fascistes, en vérité, vous honorent. Leurs graffitis haineux sont autant de couronnes de fleurs qui vous sont adressées. Elles vous sont adressées car vous êtes le camp des exploités, du peuple, des masses. Elles vous sont adressées car les fascistes, quant à eux, travaillent pour l’autre camp, celui des bourgeois, celui des patrons, celui des exploiteurs et des exploiteurs. Au final, elles vous sont adressés car vous remplissez vos tâches, car vous êtes un des fers de lance de la défense des travailleurs.

    Ils ont beau se dire “Bastion Social”, ils ont beau se prétendre des amis de ceux et de celles qui souffrent, leurs actes les inscrivent comme des alliés objectifs du gouvernement, comme les amis de Macron, de Collomb, de Pénicaud. Leurs actes font d’eux, et d’elles, des petits soldats du capitalisme.

    Car c’est ainsi que l’extrême-droite à toujours agi.

    Camarades, l’Unité Communiste de Lyon vous salue et salue votre travail. Unitaires, portons ensemble l’étendard de l’antifascisme. Portons ensemble l’étendard de la riposte populaire à l’exploitation et à la misère. Portons ensemble l’étendard de la CGT !

  • Liberté pour Turgut Kaya ! Pétition de l’ATIK

    Liberté pour Turgut Kaya ! Pétition de l’ATIK

    Liberté pour Turgut Kaya !

    Nous nous sommes portés signataires de cette pétition exigeant la libération de Turgut Kaya, journaliste et révolutionnaire. Nous saluons la lutte des forces révolutionnaires et communistes au sein de l’État fasciste Turc, tout comme les forces qui luttent pour l’indépendance du Kurdistan et la libération des peuples.

    Récemment, début d’avril 2018 le militant révolutionnaire et journaliste Turgut Kaya a été arrêté par l’Etat grec lors de son entrée sur le territoire. Le 30 mai dernier, la haute Cour d’Athènes a décidé de l’extrader vers la Turquie.

    La décision finale concernant son extradition devrait être approuvée par le Ministère de la Justice grec dans les prochains jours. Son extradition vers les camps de torture du régime AKP est totalement contraire aux droits de l’homme, sachant qu’il apparaît sur la liste rouge de l’État fasciste turc et que sa tête a été mise à prix suite à un  mandat d’arrêt lancé par Interpol.

    Dans le passé, alors qu’il travaillait en Turquie en tant que journaliste, Turgut Kaya avait déjà été arrêté et subi plusieurs formes de tortures. Pour cette raison s’il est aujourd’hui extradé vers la Turquie il fait face à de grands risques pour sa vie.

    Connaissant l’attitude agressive du régime d’Erdoğan contre les dissidents politiques, kurdes et révolutionnaires de gauche, qui est bien connu à l’échelle mondiale, la justice grecque et le gouvernement d’Athènes sont face à une haute responsabilité.

    Des actions de protestation urgentes et rapides doivent être lancées sur la scène internationale contre cette tentative d’extradition injuste. Si l’extradition est mise en place, alors elle aura des conséquences politiques directes qui constitueront un danger important pour l’ensemble des immigrés et des activistes.

    Par conséquent, nous invitons toutes les organisations et individus à l’échelle internationale à organiser un mouvement et des actions de solidarité avec Turgut Kaya afin de mettre fin au risque imminent d’extradition.

    Liberté pour Turgut Kaya et pour tous les prisonniers politiques!

    Les institutions qui ont signé le texte sont les suivantes :

    1) ATİK  ( la confédération des travailleurs de Turquie en Europe)

    2) Yeni Kadın (Nouvelle femme)

    3) ATİKYDG (Yeni Demokratik Gençlik) Nouvelle jeunesse démocratique

    4) UPOTUDAK–  (Comité de solidarité avec les prisonniers politiques internationaux)

    5) ENİLKOM (ATİK Comité des relations internationales)

    6) ATİF (Fédération des travailleurs de Turquie en Allemagne)

    7) HTİF (Fédération des travailleurs de Turquie en en pays bas)

    8) PARTİZAN

    9) YDG    (Yeni Demokrat Gençlik)

    10) Haluk Gerger Écrivain chercheur  

    11) Unité Communiste de Lyon