Catégorie : Communiqués

  • N’ayons pas peur, parlons du pouvoir ! – Tract de l’Unité Communiste de Lyon

    N’ayons pas peur, parlons du pouvoir ! – Tract de l’Unité Communiste de Lyon

    N’ayons pas peur, parlons du pouvoir !

    La question du Référendum d’Initiative Citoyenne revient sans cesse dans les revendications des Assemblées populaires. Elle est réclamée par de plus en plus de Gilets Jaunes, par une part toujours plus grande de la population. Cette question dépasse les cadres traditionnels des revendications.

    Derrière le RIC se cache une question beaucoup plus profonde, beaucoup plus centrale, beaucoup plus importante. C’est celle de la légitimité du régime dans lequel nous vivons.

    Car la France vit sous le joug d’une dictature qui ne dit pas son nom. Un régime organisé, orchestré par et pour une poignée de profiteurs, de milliardaires, de grands patrons, de banquiers, de rentiers… Un régime qui se déguise en démocratie pour être accepté, mais qui ne tient compte que des ordres des conseils d’administration d’immenses corporations, toujours de mèche avec l’Etat.

    Un régime qui n’est conçu que pour exploiter et opprimer ceux et celles qui produisent toutes les richesses. Pour envahir d’autres pays et y imposer des dictateurs et des pantins.

    Nous pensons que poser la question du RIC est une question juste et cruciale ! Cependant, s’imaginerait-on que ceux qui nous écrasent et nous exploitent reculeraient devant un référendum ?

    Hélas non ! Ils ne respectent même pas leurs propres lois !

    Quand Sarkozy est inculpé, il est traité comme un prince. Quand Benalla est perquisitionné et que les preuves disparaissent, la justice ne trouve rien à redire. Quand un grand milliardaire fraude, triche, achète une éléction, il est blanchi immédiatement. Même lorsqu’ils sont condamnés à de la prison, ils n’y vont pas !

    Par contre, la manière dont ils ont traité le mouvement montre qu’ils n’ont pas l’intention de discuter. Pour une simple histoire d’impôt, 10 morts, plusieurs centaines de blessés, plus de 5 000 arrestations. Pour quelques euros, le gouvernement propose des lois de fichage, des lois pour tabasser toujours plus, promet la prison ferme à qui se rebelle.

    Marlène Schiappa peut se permettre, au mépris de la présomption d’innocence, de s’en prendre à la solidarité avec Christophe Dettinger en réclamant l’annulation de sa cagnotte. Les gens comme elle sont au dessus des lois.

    Ce sont à ces personnes qu’il faudrait faire confiance pour organiser le référendum, pour compter les voix, pour transcrire ces décisions en lois, pour les appliquer ?

    Eux qui ne reculent devant rien pour nous asservir, pour nous enchaîner ?

    NON !

    Nous sommes légitimes à parler de pouvoir !

    Leur « démocratie », ce sont les salons parisiens où tout est joué à l’avance, où la loi des riches s’impose. Elle est celle des coups bas, des entourloupes, des votes cruciaux à 2h00 du matin devant des députés absents. Nous voulons proposer la notre.

    Nous voulons une démocratie populaire !

    Le RIC indique au gouvernement ce que nous voulons. Mais la vraie réponse est « comment le faire nous-même » ? Les politiciens professionnels disent que c’est trop complexe, qu’ils sont indispensables. Ils disent qu’ils sont les seuls qui peuvent parler légitimement au nom du peuple. C’est faux. Nous pouvons le faire. Les assemblées générales montrent que nous savons débattre, nous savons décider et que nous savons appliquer les décisions qui sont prises démocratiquement.

    Pour faire diversion, Macron et ses sbires ont lancé le « Grand Débat ». Lui et sa clique en définissent les limites, l’ordre du jour, les questions. Ils choisirons des « idiots utiles » pour l’animer. Plutôt que d’ouvrir un véritable débat, ils préfèrent créer un faux-peuple, poli et soumis. Tout ce qui sortira de ce « débat » ne sera là que pour renforcer et rélégitimer leur pouvoir.

    Ils font ce que décrivait Bertolt Brecht :

    « Le peuple est contre nous ? Alors il faut en élire un autre ! »

    Les Gilets Jaunes se transforment en ce que l’Etat bourgeois redoute le plus : une opposition extra-parlementaire.

    Nous voulons parler de l’exploitation, des profits monstrueux qui se font sur notre sueur, sur notre sang ! Nous voulons parler de ces baisses de salaire, de cette casse de notre sécurité sociale, de nos retraites, de notre chômage ! Nous voulons parler des guerres qui se font en notre nom, pour semer la misère et la terreur dans d’autres pays ! Nous voulons parler des taxes qu’on nous fait payer pour les financer, pour financer une police qui nous écrase, une justice qui nous condamne.

    Nous voulons parler du monde que nous pourrions construire, sans exploitation, sans misère, sans chômage, sans guerres, sans destruction de l’environnement. Nous voulons parler de la dictature qu’on nous impose. Nous voulons parler de la démocratie que nous devons gagner, arracher, à ceux qui nous volent nos vies !

    Notre démocratie ne sera jamais celle de cette poignée de parasites. Elle est radicalement incompatible avec l’existence d’une grande bourgeoisie capitaliste. Nous ne leur laissons pas le mot «république» dont ils nous bassinent pour nous plier au respect de leurs lois. Nous opposons la République du peuple à celle du capital. La république est dans la rue. Eux ne sont que des usurpateurs.

    N’ayons pas peur de dire que le changement ne surviendra pas par les urnes.

    N’ayons pas peur de dire qu’il ne viendra pas d’un parlement.

    N’ayons pas peur de dire que le changement viendra d’une révolution.

    N’ayons pas peur de dire qu’il faut travailler à en construire les outils.

    Leur Etat n’est pas réformable. Nous avons besoin de construire le notre, populaire et révolutionnaire !

    Faisons grandir nos assemblées ! Faisons les se rejoindre ! Faisons les devenir le centre de gravité de la vie politique ! Construisons une opposition extra-parlementaire !

  • Session Trap et Paillettes contre la répression – 18 janvier – 18 h 00

    Session Trap et Paillettes contre la répression – 18 janvier – 18 h 00

    L’Unité communiste de Lyon appelle à participer à la soirée anti-répression organisée le 18 janvier à l’atelier des Canulars.

    Cette soirée de soutien est dédiée aux victimes de la répression policière qui s’est abattue, le 1er mai, à Lyon, sur plusieurs militants et militantes. Au sein de ces interpellés, un de nos camarades. Son traitement illustre pleinement les conceptions de l’État en matière de répression. Interpellé pour des motifs dérisoires, il est placé en garde-à-vue pendant 24 puis 48 h, sans que cela ne se justifie. Avant même d’être déféré devant le parquet, la préfecture prend contre lui une mesure de sanction administrative contradictoire avec la présomption d’innocence. Étranger, venant d’un pays membre de l’Union Européenne, il fait l’objet d’une Obligation de Quitter le Territoire Français, heureusement annulée par le tribunal administratif.

    Le réquisitoire de la procureure a été directement dicté par le ministère, dans l’optique de frapper de terreur ceux et celles qui auraient l’audace de contester l’ordre établi. 10 mois de prison dont 2 fermes, avec mandat de dépôt ont été requis pour lui, pour de menus graffitis. À cela devait s’adjoindre une interdiction de territoire. 10 mois dont trois fermes ont été requis pour un autre inculpé, pour des jets supposés de projectiles.

    En contradiction avec la convention européenne des droits de l’Homme, le procès s’est déroulé sans la moindre publicité, la police filtrant l’entrée du tribunal, décidant au faciès qui pouvait rentrer et qui était mis à l’index.

    Le verdict a été en deçà des réquisitions, tout en restant dur. 3 mois de prison et 500€ d’amende pour l’un, 6 mois et 140 h de travaux d’intérêts généraux pour l’autre. Ce « laxisme » a été suffisant pour déclencher l’ire du ministère public, faisant appel de la décision. Illustration de l’inanité des réquisitions en première instance, le verdict de la cour d’appel a été plus « clément ».

    Il est finalement condamné à cinq jour de « stage de citoyenneté » ainsi qu’une amende de 500 €, accompagnée du coût des frais de justice.

    La répression, qui s’accroît chaque jour davantage, n’est pas une démonstration de force de la part du gouvernement et du régime capitaliste. Elle est au contraire une démonstration de faiblesse. Les exploiteurs le montrent notamment avec les mouvements sociaux, en particulier celui des Gilets Jaunes. Ils en sont réduits à faire usage de la brutalité policière, de la brutalité judiciaire, des lois liberticides pour maintenir sous domination ceux et celles qui contestent leur légitimité.

    La récente intervention télévisée d’Édouard Philippe et les propos de Gérard Darmanin donnent le ton : le gouvernement à la solde des bandits capitalistes et impérialistes choisit de livrer une guerre aux masses populaires.

    Face à cette pression, cette oppression, la solidarité est une nécessité vitale. L’unité et la solidarité sont un bouclier sans lequel rien n’est possible.

    Le 18 janvier, à partir de 18 h 00, rendez-vous à l’Atelier des Canulars pour soutenir les inculpés et inculpées !

  • Arrêt immédiat de toute agression de la Turquie et ses partenaires réactionnaires contre le Rojava !

    Arrêt immédiat de toute agression de la Turquie et ses partenaires réactionnaires contre le Rojava !

    Arrêt immédiat de toute agression de la Turquie et ses partenaires réactionnaires contre le Rojava !

    Communiqué de l’ICOR – 2 janvier 2019

    Le 12 décembre, l’État fasciste turc avec le gouvernement Erdoğan à la tête a annoncé une nouvelle invasion militaire contre la région autonome de la Syrie du Nord. Les attaques prévues sont extrêmement étendues, à savoir sur une longueur de 500 km. Entre-temps, le camp de réfugiés de Mexmur et la zone des Kurdes Yézidi à Sengal ont été bombardés, faisant plusieurs morts et blessés. L’une des raisons principales est l’objectif déclaré d’anéantir la zone libérée du Rojava/Fédération démocratique du nord et de l’est de la Syrie, où vivent ensemble différents groupes ethniques sous un régime d’autonomie.

    Depuis le début, l’ICOR se tient aux côtés de la lutte de libération du peuple kurde. Et ceci dans l’unité de la parole et de l’action, comme dans la construction de la « Clinique ICOR » à Kobanê et son aménagement écologique ; dans d’innombrables manifestations et à l’échelle mondiale lors de la dernière Journée de solidarité avec Afrine en mars 2018. Elle suit le principe : Aucune lutte de libération ne doit se trouver seule et isolée !

    Concernant l’attaque contre Afrine, l’ICOR avait écrit : « La coopération et la coordination mondiales des luttes pour la paix, la liberté, le socialisme dans la préparation de la révolution socialiste internationale est à l’ordre du jour. Toute lutte progressiste doit faire partie de la lutte anti-impérialiste mondiale et de la construction d’un front uni anti-impérialiste. »

    La construction démocratique au Rojava/Syrie du Nord représente la lutte réussie contre l’État islamique, pour la démocratie et la liberté, les droits de la femme, la protection de l’environnement, le respect de toutes les ethnies et religions. Elle encourage les combattants pour la liberté dans le monde entier. Inversement, la solidarité internationale est marquée par la solidarité inébranlable et inclut la lutte de libération kurde dans la lutte mondiale contre l’impérialisme. L’ICOR a développé sa solidarité pratique avec la « Clinique ICOR ». La 8e brigade de l’ICOR vient de terminer son travail et a mis en place un système photovoltaïque solide à la maternité. Il renforce le travail de la clinique avec la puissance du soleil – pratiquement et comme symbole de l’énergie de la révolution du Rojava. Ce qui est déterminant pour cette révolution est le fait que les forces de l’autogestion du Rojava se fient avant tout aux propres forces des ethnies au Rojava et à la force de la lutte de libération kurde. Cette position a mobilisé le soutien à l’échelle mondiale. Le caractère anti-impérialiste est une épine dans le pied d’Erdoğan, des États-Unis et de toutes les forces impérialistes concurrentes. Car en Syrie, diverses puissances se battent pour la division de la sphère d’influence. Ainsi, la Turquie diffame les combattants kurdes de l’YPG en les qualifiant de terroristes. C’est une dérision qu’Erdoğan semble faire preuve de solidarité avec le peuple palestinien, mais attaque brutalement le peuple kurde.

    Avec le retrait des troupes américaines du Nord de la Syrie Trump joue, de concert avec  Erdoğan, un sale jeu froid et dangereux qui vise à liquider la lutte de libération kurde. Les forces kurdes SDF, YPG et YPJ n’avaient jamais l’illusion que l’armée américaine serait une force de protection. Le projet A des États-Unis de renverser le régime Assad et de refouler l’impérialisme iranien et russe, a échoué. Maintenant Trump joue au niveau tactique de nouveau la carte d’Erdoğan dans le cadre de l’OTAN. Cette manœuvre se heurte à une opposition massive même dans ses milieux gouvernementaux. Le ministre de Défense Mattis et l’envoyé spécial pour la Syrie ont tout de suite démissionné. L’armée américaine déclare que l’objectif de vaincre Daech en Syrie est obtenu. C’est un mensonge en toute conscience de cause. Il y a encore 3 000 fascistes armés de Daech à Hajin en Syrie, d’autres 20 000 se trouvent du côté irakien de la frontière. Environ 3 000 fascistes de Daech sont prisonniers de l’administration autonome syrienne. Une attaque de la part de la Turquie présente un danger aigu pour le Rojava démocratiquement autonome et pour un nouveau renforcement de Daech. La « coalition anti-Daech » impérialiste révèle ici son vrai visage hostile aux peuples.   

    * Arrêt immédiat de toute agression de l’État fasciste turc et de toutes les puissances impérialistes et régionales !

    * Lutte contre la coopération réactionnaire des différents gouvernements tels que l’Allemagne, les États-Unis et d’autres avec le gouvernement fasciste turc.

    * Solidarité avec la région d’autonomie démocratique de la Syrie du Nord, avec la lutte pour la liberté kurde et palestinienne !

    * Construction d’un front international de résistance anti-fasciste et anti-impérialiste contre le fascisme et la guerre à l’échelle mondiale !

    * En avant avec la construction de l’ICOR !

    * Renforcez la voix kurde dans l’ICOR !

    * En avant, préparons la révolution socialiste internationale !

     

    Signataires (en date du 03/01/2019, liste actuelle des signataires sur www.icor.info):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    2. SDP   Social Democratic Party (Parti social-démocrate), Kenya
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    6. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    7. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    8. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    9. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    10. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    11. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    12. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    13. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    14. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    15. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    16. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    17. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    18. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    19. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    20. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    21. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    22. UCL Lyon Unité Communiste Lyon, France
    23. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Leniniste, France
    24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    25. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    26. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    27. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
    28. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  • Il y a 100 ans – la révolution de Novembre

    Il y a 100 ans – la révolution de Novembre

    L’Unité Communiste de Lyon sera présente à la manifestation des 3 L et au meeting du MLPD-ICOR à Berlin, le week-end du 12-13 janvier. Elle appelle tout ceux qui s’y trouvent à rejoindre les activités organisées durant ce week-end et à défiler conjointement dans le cortège international organisé par l’ICOR. En janvier 2019, les révolutionnaires en Allemagne et au niveau international commémorent le centenaire de la révolution de Novembre en Allemagne, abattue par la contre-révolution. En janvier 1919, Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg ont été assassinés. Tous les ans, le deuxième dimanche de janvier, la « Manifestation des LLL », pour Lénine, Liebknecht et Luxembourg affirme que le combat pour le socialisme continue.

    Nous publions ci-dessous un article à ce sujet du Rote Fahne (Drapeau Rouge), magazine du Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD), no. 22/ 2018.

    Il y a 100 ans – la révolution de Novembre

    Depuis 50 ans – la construction du Parti par le MLPD

    1918: Il y a un siècle, en Allemagne, la révolution de novembre a mis fin au régime impérial et à la première guerre mondiale.

    A l’époque, l’Allemagne était traversée par un souffle révolutionnaire. Aujourd’hui bien sûr, on ne peut pas encore parler de situation révolutionnaire. Néanmoins, un changement d’état d’esprit progressiste se développe au sein des masses. C’est le moment idéal pour réfléchir, en s’inspirant de la révolution de novembre, à une révolution, une véritable transformation de la société. Radicalement à gauche, révolutionnaire, pour vrai socialisme, c’est ce que défend le MLPD qui se targue avec fierté d’avoir en 50 ans construit un parti de type nouveau.

    En 1914, l’Allemagne alors néo-impérialiste a déclenché la première Guerre Mondiale. C’était le résultat de la lutte entre impérialistes pour un nouveau partage du monde. Au début de la guerre, le nationalisme allemand a su éveiller jusqu’au sein des masses populaires une vraie ferveur belliqueuse. Mais quatre années de vies humaines perdues, une famine à grande échelle et la misère ont fait perdre aux masses leurs illusions et brisé la volonté de tenir propagée par la conduite psychologique de la guerre.

    Une situation révolutionnaire

    Les situations révolutionnaires ne peuvent pas être provoquées ou créées arbitrairement. Certes les révolutionnaires auraient bien renversé le Kaiser dès l’éclatement de la guerre. Mais une révolution a besoin de facteurs objectifs et subjectifs pour parvenir à maturation: cela implique une situation dans laquelle les dominants ne peuvent plus régner comme avant. C’est pourquoi les profondes crises économiques et politiques agitant l’impérialisme sont de la plus haute importance.

    Malgré l’armistice conclu avec la Russie –qui venait de vivre sa révolution d’Octobre – l’impérialisme allemand tanguait en 1918 vers sa défaite militaire. Les gens étaient totalement épuisés et réclamaient la paix. Depuis le début de la guerre, 800 000 femmes et enfants étaient morts de faim et de dénuement. Les masses populaires ne pouvaient et ne voulaient plus être dirigées comme avant. En janvier/février, 500 000 travailleurs participèrent à une grève générale politique. La ligue révolutionnaire Spartacus joua un grand rôle. Menée par les deux grands révolutionnaires allemands Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, cette grève exprimait une critique de la politique social-chauvine du SPD jadis révolutionnaire.

    La pensée révolutionnaire doit s’emparer des masses! Une révolution n’est pas une action anarchiste unique, ni un putsch, mais un soulèvement des masses. La révolution se fait d’abord dans la tête. Cela montre l’importance considérable de la lutte pour guider l’opinion publique au sein des masses. Elle précède chaque combat majeur et les marxistes-léninistes doivent la gagner grâce à un travail patient et par petites touches.

    Appels ou révolution?

    En août 1918, 250 000 soldats se rendirent à l’ennemi. L’ambiance changea totalement en octobre 1918 quand, dans la perspective de la défaite militaire, d’arrogants officiers issus de l’aristocratie voulurent inciter des dizaines de marins à participer à des batailles navales perdues d’avance. La direction politique et militaire du Reich allemand ne contrôlait plus la situation dans le pays.

    Début novembre, les marins de Kiel refusèrent massivement de partir. Beaucoup parmi eux étaient d’anciens travailleurs de l’industrie. Ils avaient mis en place des connexions et structures illégales et pactisèrent avec les travailleurs à Kiel. Le dimanche 3 novembre, ils organisèrent ensemble une manifestation géante à travers la ville. Quand des fidèles de l’empereur attaquèrent la manifestation, l’avalanche révolutionnaire se mit en branle. L’intervention de l’appareil répressif de l’Etat contre les masses populaires qui protestent constitue souvent un tournant dans l’évolution politique. En Allemagne, l’avalanche engloutit l’empire allemand, créa le droit de vote pour les femmes, instaura la mise en place de comités d’entreprises et bien d’autres droits démocratiques d’association et de coalition. Des conseils d’ouvriers et de soldats virent le jour.

    Si la guerre prit fin, ce n’est pas grâce à la perspicacité ou le retour à la raison des dirigeants, ni en raison des appels de personnes souffrant à cause de la guerre, mais grâce à la révolution. La révolution de Novembre peut s’enorgueillir de tels résultats. Mais les travailleurs révolutionnaires voulaient plus, à savoir une république populaire de « soviets » sur le modèle de la Russie socialiste. Le 9 novembre, Karl Liebknecht proclama la république socialiste. Presqu’au même moment, Philipp Schneidemann proclama la république bourgeoise. Le SPD fit tout son possible pour empêcher une révolution socialiste.

    Le rôle joué par la direction du SPD

    Jusqu’à aujourd’hui encore, le SPD revendique à tort les conquêtes de la révolution de Novembre. En réalité, il fut son ennemi le plus acharné comme le révèle Scheidemann en 1922 : « La social-démocratie n’a jamais mené une propagande antimonarchiste, une activité positive pro républicaine… Affirmer que la social-démocratie a voulu ou préparé la révolution de novembre est un mensonge de nos adversaires aussi ridicule qu’insensé ».1

    Mais quand la révolution devint inéluctable, les dirigeants sociaux-démocrates comme Scheidemann, Friedrich Ebert, Gustav Noske ou Conrad Haußmann multiplièrent avec fébrilité les initiatives pour se mettre à la tête. Une course entre forces révolutionnaires et opportunistes commença.

    Mais une révolution ne suit pas un long chemin tranquille avec une convergence soudaine de tous les courants au sein du mouvement des travailleurs – bien au contraire. Entre orientation révolutionnaire et orientation réformiste, la lutte se propage et se durcit. Et elle doit être menée jusqu’au bout avec toute la rigueur nécessaire aussi au sein du mouvement ouvrier.

    Cet affrontement ne cessa de s’intensifier. Le 16 décembre 1918, le Congrès national des comités d’ouvriers et de soldats se réunit pour la première fois. Karl Liebknecht réclama la chute du gouvernement, l’armement du prolétariat révolutionnaire, le désarmement de la contre-révolution. Néanmoins, à l’encontre du slogan «  Tout le pouvoir aux conseils », le congrès appela à l’élection de l’assemblée nationale bourgeoise.

    Après que l’armée ait tiré dès le 6 décembre sur des travailleurs révolutionnaires, ces derniers se battirent héroïquement. Entre le 6 et le 15 janvier 1919, des combats de rue firent rage dans Berlin, des rédactions de journaux furent occupées. Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, les leaders de la révolution, furent assassinés le 15 janvier par des corps francs réactionnaires, en même temps que des milliers de travailleurs/euses révolutionnaires. La déclaration de Gustav Noske, qui, en sa qualité de ministre responsable du SPD donna l’ordre de commettre ce massacre réactionnaire, est passée à l’éternité : « Il faut que quelqu’un fasse le chien sanguinaire ». Il est révélateur que Heiko Maas (SPD), le ministre des affaires étrangères, se réjouisse aujourd’hui encore qu’il y ait à Berlin des rues qui portent le nom « d’hommes politiques comme Ebert ». Or c’est ce dernier qui donna l’ordre d’écraser le soulèvement des spartakistes.

    Il faut des partis révolutionnaires forts

    Le principal problème rencontré par la révolution de Novembre fut l’absence d’un parti révolutionnaire capable de diriger les masses populaires vers un objectif clair. En Russie, les révolutionnaires regroupés autour de Lénine s’étaient séparés dès 1903 des opportunistes. Depuis, ils avaient bâti leur propre parti, celui des Bolcheviks, et par un travail soutenu d’information, dénoncé inlassablement le rôle nuisible de l’opportunisme dans le mouvement ouvrier. Dans le cadre de la révolution d’Octobre, le premier Etat socialiste fut créé sous la direction des Bolcheviks.

    En Allemagne, les révolutionnaires sont restés bien trop longtemps dans le SPD qui n’a cessé de s’embourgeoiser. En lieu et place d’un parti révolutionnaire, ils se sont regroupés d’une manière désordonnée au sein du groupe Spartakiste. Certes, ce dernier a joué un rôle important dans la préparation et la conduite de la révolution, mais il manquait de puissance et d’expérience. Le Parti communiste vit le jour en pleine révolution, fin décembre 1918.

    L’indécis USPD (parti socialiste démocratique indépendant) se plaçait entre le parti communiste révolutionnaire et la social démocratie opportuniste et social-chauvine. De nombreux camarades révolutionnaires en faisaient partie. Mais l’USPD était hésitante et tiède dans ses engagements. „Au sein du courant révolutionnaire de la social-démocratie, les tendances conciliantes ont renforcé l’opportunisme et l’ont aidé à remporter la victoire » conclut Willi Dickhut, précurseur et co-fondateur du MLPD pour orienter la résistance illégale contre le fascisme hitlérien. 2

    Ce qui apparaît aujourd’hui comme une simple divergence d’opinion tactique peut, en des temps particulièrement troubles, devenir une question de vie ou de mort. Ce fut le cas en janvier 1919.

    En plus de nombreux acquis très concrets, la révolution de novembre conserve une grande valeur pour les luttes de libération. La conséquence la plus importante et la plus ineffaçable : la création d’un parti marxiste-léniniste et son évolution en un parti des masses, puis d’un parti de masse, revêt une signification existentielle pour l’aboutissement ou l’échec de la révolution prolétarienne.

    Même si aujourd’hui la situation n’est pas révolutionnaire, le système impérialiste mondial est néanmoins en proie à des crises chroniques en aggravation accélérées. Face à la crise mondiale des réfugiés, une transition accélérée vers une catastrophe écologique mondiale, une guerre commerciale en pleine expansion, une crise de l’Union Européenne, à l’arrivée de signes annonciateurs d’une nouvelle crise économique et financière mondiale, et une tendance générale des impérialistes à préparer la guerre, on constate un changement d’état d’esprit progressiste à l’échelle de la planète. Les masses ne veulent pas périr à cause de la barbarie impérialiste. En Allemagne, le système politique traverse une crise de confiance d’une gravité exceptionnelle envers les partis bourgeois, les institutions et le parlementarisme bourgeois. Les manifestations de masse contre l’évolution droitière du gouvernement prennent de l’ampleur, notamment après les grandes grèves syndicales du début de l’année 2018.

    L’effervescence révolutionnaire viendra. Pourra-t-elle conduire à la libération de la société ? La réussite dépendra avant tout de notre préparation aujourd’hui .

    Contrairement à 1918, la classe ouvrière dispose aujourd’hui en Allemagne d’un parti révolutionnaire : le MLPD ! Sa création devint nécessaire après que le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands), auparavant révolutionnaire, à partir du XXème congrès du PC soviétique ait succombé à la dégénération révisionniste. Le MLPD a défendu les conquêtes révolutionnaires et s’inscrit dans l’ancien mouvement communiste. Néanmoins, il a tiré dès le départ des conclusions créatives des forces et des faiblesses de celui-ci et des conditions changées de la lutte des classes.

    Il s’emploie avec patience et obstination à ce que les expériences en matière de lutte de la classe ouvrière et des travailleurs s’interpénètrent avec la théorie révolutionnaire. Il mène des combats non pas pour des réformes éphémères mais en tant qu’école de la lutte des classes. Cette action commence par les questions concernant les entreprises et les nombreux compromis pourris acceptés par les dirigeants syndicaux de droite. De nos jours, l’opportunisme penche à nouveau fermement en faveur du social chauvinisme, et également pour une trêve avec ses propres monopoles, son propre impérialisme. Ce genre de trêve, nous savons comment il peut finir, les 17 millions de morts de la première guerre mondiale peuvent en témoigner.

    Au cours des 50 années de son édification depuis 1968, le MLPD a développé de nombreuses caractéristiques originales pour un parti marxiste-léniniste d’un type nouveau, comme par exemple son caractère prolétarien, ses fondements théoriques solides, son autofinancement, son système de travail minutieux, une relation des plus étroites entre direction et base, un programme très élaboré et le centralisme démocratique en guise de principe d’organisation. Pour éviter les erreurs, il s’appuie sur un système d’autocontrôle. A l’aide de la critique de principe et de l’autocritique envers les masses et au sein du parti, le MLPD poursuit son développement fécond. Il apprend à mieux exercer le rôle de leader qu’il doit assumer dans la lutte pour l’instauration du socialisme et son développement ultérieur.

    Consultations, échanges et interaction des révolutionnaires – entre la Russie, l’Allemagne et les autres pays – n’ont été possibles au début du dernier siècle que par courrier. Il n’existait pas encore d’organisation internationale comme l’Internationale Communiste qui fut créée quelques années plus tard. C’est une question dont s’occupe le MLPD avec obstination. Il a initié avec d’autres la mise en place de la Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR) en 2010. Aucune révolution ne doit être écrasée de nos jours dans l’isolement. C’est ce qui figure sur les drapeaux des désormais 51 organisations membres de l’ICOR. Cette organisation révolutionnaire mondiale est désormais représentée et active sur quatre continents.

    Pas de Partis ?

    Mais la classe dirigeante a elle aussi tiré des leçons de la révolution de novembre. De nos jours, elle s’efforce chaque fois que c’est possible d’atténuer les contradictions de classe. En amont d’évolutions potentiellement révolutionnaires, elle envoie des fonctionnaires appartenant soi-disant à des partis parlementaires de gauche progressistes et à des ONGs dans les mouvements sociaux, manifestations de protestation ou luttes des travailleurs. Leur mission est de faire perdre le cap ou de diviser le cas échéant. Ce n’est pas par hasard si leurs prétentions destructrices s’exercent contre les partis. Leurs partis bourgeois sont de plus en plus discrédités aux yeux des masses. C’est pourquoi leur haine s’exprime à l’encontre du MLPD. En effet, en l’absence de partis révolutionnaire, il ne peut pas y avoir de luttes réussies pour changer la société, et encore moins de renversement fondamental des rapports (révolution). Le parti de la classe des travailleurs est incontournable pour s’organiser et en raison de son expérience en matière de luttes sociales et de changement collectif dans le mode de pensée. Tous ceux qui aspirent à une alternative sociale ont intérêt à le renforcer.

    Note de base 1 : citation du livre de Willi Dickhut: Prolétarischer Widerstand gegen Faschismus und Krieg, page 641

    Note de base 2 : ibid, p. 669

    L’opportunisme dans le mouvement des travailleurs : courant bourgeois qui ne voit pas les caractéristiques basiques du développement du capitalisme et sacrifie les intérêts de classe du prolétariat pour des intérêts immédiats, qui refuse aux masses la capacité à se libérer par leurs propres moyens et rejette la révolution et se prononce en faveur de la coopération avec la bourgeoisie.

    Révisionnisme : courant idéologique bourgeois au sein du mouvement ouvrier qui se revendique en paroles du marxisme-léninisme ou du marxisme, mais qui en dénature la doctrine de base. Au lieu de prôner la lutte révolutionnaire de la classe ouvrière pour le socialisme et la dictature du prolétariat, les révisionnistes militent en faveur de la voie pacifique « vers le socialisme ».

  • Vœux de l’Unité Communiste de Lyon

    Vœux de l’Unité Communiste de Lyon

    Vœux de l’Unité Communiste de Lyon

    L’Unité Communiste de Lyon adresse des vœux de combativité à l’ensemble de la classe ouvrière et des masses populaires de France. Elle salue ses camarades qui luttent contre l’impérialisme français et mondial. Elle salue les communistes de France et du monde entier.

    Nos vœux pour la nouvelle année sont simples : ils sont de travailler avec ardeur, avec application, à construire les outils de la victoire contre nos bourreaux, les exploiteurs, les oppresseurs, la grande bourgeoisie monopoliste, son État, ses forces de répression.

    Ils sont simples dans leur formulation, mais sont exigeants dans leur concrétisation. Pourtant, des pas sont faits jours après jours, mois après mois, années après années pour parvenir à ce que renaisse un mouvement de contestation de l’ordre bourgeois, un mouvement qui remette en cause un ordre injuste.

    L’année écoulée a été une année qui a permis des bonds de géant. La politique d’offensive à tout prix, menée par le gouvernement Macron & Philippe a lancé dans la bataille des couches entières de la population de notre pays. Elle a confronté à sa police, qui insulte, blesse, mutile, tue. Elle a confronté toute une génération, toute la jeunesse, à la transcription dans la pratique de ses prétendus fondement de loi, de démocratie, d’égalité. Sa justice s’est démasquée. Elle a montré son visage de classe, tendre avec les Sarkozy, les Benalla, mais impitoyable face à tous ceux et celles qui s’en prennent à l’ordre établi.

    Au cours de cette année, la rapacité de la bourgeoisie à fait plus fort que toutes les mobilisations précédentes : elle a jeté dans la rue des centaines de milliers de personnes qui ne l’avaient jamais arpentée pour lutter. Et elle a fait en sorte qu’elles n’oublient jamais la manière dont elles ont été traitées.

    Peut-être l’année 2019 et le printemps seront-ils celui des luttes ou celui du reflux et de la démoralisation ? Nous ne sommes pas des prophètes et nous ne pouvons prétendre être capable de discerner les futures évolutions de la mobilisation de masse dans le marc de café.

    En revanche, nous devons jouer notre rôle, parmi tous les militants sincères, parmi les communistes présents dans notre État, parmi les opprimés et les exploités. Nous ne pouvons prétendre, à nous seuls, être un barrage contre les reflux, contre les démoralisations, contre les épuisements. Mais nous pouvons transformer ceux-ci en des renforts pour les organisations de combat de la classe ouvrière et des classes populaires. Car il est sûr que les attaques ne vont pas cesser, qu’elles vont s’accroître. La misère et les tensions internationales également.

    Nous pouvons et devons apporter un bond qualitatif dans les luttes et dans la politisation de celles-ci, pour que la colère se mue en résolution, pour que la rage contre l’exploitation et contre l’oppression se mue en volonté politique de battre la bourgeoisie, le patronat, les banquiers, les rentiers. Que cela se mue également en désir conscient de vouloir construire un nouveau modèle de société. Le rejet du fascisme et de la droitisation de la société, le rejet de la politique de guerre internationale, le rejet des aventures militaires qui sèment la mort et jettent sur les routes de l’exode des millions de personnes.

    Cette année passée, un bon nombre d’opportunistes se sont prétendus amis du peuple, amis des travailleurs, amis des exploités. Mais il ne fait aucun doute que les masques vont tomber de nouveau, face à l’échéance des élections européennes. Les électoralistes vont vouloir drainer la légitime colère vers une issue sous la forme d’un bulletin de vote inutile. C’est uniquement ainsi qu’ils conçoivent les luttes sociales, comme des marchepieds pour devenir les exécutants serviles de la bourgeoisie à la place des autres.

    Notre programme de 2019 n’est pas de mener les masses vers les abattoirs électoraux, vers les pièges, les traquenards. Il est au contraire de faire éclater la vérité, de faire voler en éclat les illusions sur la nature de classe de l’État et du pouvoir de la bourgeoisie.

    Notre programme est celui d’un travail acharné, sans relâche, pour construire les outils de la victoire. Pour avancer, localement, nationalement, internationalement, vers plus d’unité, plus de coopération, plus de coordination, et, au bout d’un processus de travail commun, dans la confiance et la sincérité, que se fondent en un seul moule les communistes, pour que naissent ou se renforcent les partis révolutionnaires.

    Il est celui d’un soutien et d’un renfort aux luttes qui naissent partout dans notre pays, mais également dans le monde entier, contre les mêmes maux, contre les mêmes ennemis, contre le capitalisme, l’impérialisme, la réaction et le fascisme.

    Il n’existe pas de remède miracle, qui tombera du ciel. Ce remède ne peut-être développé et administré que par la participation du plus large nombre possible de ceux et celles qui courbent l’échine sous le poids des chaînes, sous les entraves, sous les humiliations et les oppressions.

    Nous disons à ceux et celles qui sont toujours dans la nuit delà pauvreté et de l’oppression la plus sombre « La misère n’est pas une fatalité, l’oppression non plus. Le golem qui vous écrase n’est pas invincible. Ensemble, nous pouvons le briser. Quelques soient nos origines, nos couleurs de peau, nos religions, notre sexe, notre genre, nos goûts, nous faisons face à un même ennemi. Ensemble, nous sommes un seul front, une seule ligne, un seul rang contre un même ennemi. »

    Nous saluons ceux et celles qui jettent ces chaînes à terre, qui les rejettent, qui veulent s’en débarrasser. Nous leur disons « vous n’êtes pas seuls, vous n’êtes pas que des individus face à un pouvoir autoritaire, ensemble, organisés, nous serons une déferlantes qui balaiera les exploiteurs, rejoignez-nous ! »

    Nous saluons ceux et celles qui sont organisés, dans les syndicats combatifs, dans les organisations antifascistes, dans les associations d’entraide. Ceux et celles qui œuvrent dans tous les compartiments de la lutte, parfois visible, parfois invisible.

    Nous saluons ceux et celles avec qui nous travaillons. Mais nous saluons aussi ceux et celles avec qui nous n’avons pas encore de rapport de travail, ceux et celles à qui nous tendons la main, pour que finisse l’isolement et l’éparpillement des forces.

    Nous saluons également ceux et celles qui ne portent pas le même drapeau que nous, mais avec qui nous continuons ensemble un camp du peuple, un camp de la défense populaire, qui doit être uni, soudé et solidaire, pour ne pas être fracturé et détruit dans le détail.

    Les spectres de la guerre, de la famine, du fascisme, de l’obscurité ne sont dévorants que parce que ceux qui en tiennent la laisse sont faibles, sont réduits à les agiter pour se maintenir. 2018 a été une année de résistance. Il ne tient qu’à nous de faire de 2019 une année d’offensive !

  • Solidarité Internationale pour Sean Carlin, militant communiste Irlandais condamné à 3 ans de prison le 14 décembre par la justice Britannique.

    Solidarité Internationale pour Sean Carlin, militant communiste Irlandais condamné à 3 ans de prison le 14 décembre par la justice Britannique.

    Le 14 décembre dernier, la justice Britannique à tranché sur le sort d’un camarade d’Irlande, porter un drapeau qui commémore la lutte de libération nationale Irlandaise vaut trois ans de prison, dont une année ferme.

    Sean Carlin, militant du Parti Républicain Socialiste d’Irlande (IRSP), un parti Marxiste-Léniniste influencé par les révolutionnaires Irlandais comme James Connolly, a été arrêté par une escouade suréquipée de policiers Britanniques à Belfast le 2 novembre. Via les lois anti-terroristes britanniques, assez proches de la méthodologie et des objectifs de notre état d’urgence français, le fait que Carlin ait porté un drapeau qui rend hommage aux combattants Belfastois de l’INLA (Irish National Liberation Army), au cours d’une manifestation de commémoration au soulèvement de Pâques de 1916, le fait très automatiquement membre d’une organisation considérée comme terroriste. Il est actuellement emprisonné pour trois ans dont une année ferme et écroué.

    Cette folie judiciaire de l’état bourgeois Britannique s’explique par l’histoire et par ses objectifs répressifs actuels. L’IRSP a eu une activité importante pendant la période des Troubles (1968-1998), notamment via sa branche paramilitaire INLA (Irish National Liberation Army), comme étant une des principales forces républicaines face aux milices fascistes Loyalistes et face aux gouvernements bourgeois d’Irlande du nord et des pro-traité de la république. Si les luttes intestines entre les différentes branches paramilitaires républicaines étaient extrêmement courantes, allant jusqu’au meurtre du co-fondateur de l’IRSP/INLA Seamus Costello par un membre de l’OIRA en 1977, l’organisation exprimait une ligne politique importante, la nécessité de combattre autant dans le front de classe que dans le front de la libération nationale. Position nécessaire face aux deux autres organisations majeures, l’éphémère OIRA (Official IRA), désarmée en 1972, qui se concentrait sur le front de classe en ayant une courte vue sur la question nationale, et la très puissante PIRA (Provisional IRA) qui se concentrait sur la question de la libération nationale avec une relative lecture de classe de la situation Irlandaise. Ces trois organisations paramilitaires sont aujourd’hui dissoutes, certaines ont rendues les armes pour se refondre dans des organisations politiques parlementaristes comme le PIRA ou l’OIRA  (l’un dissous par le Sinn Fein en 2005, l’autre abandonnant les armes en 1972 pour une action uniquement parlementariste et révisionniste dans le Workers Party of Ireland), d’autres factions du PIRA se sont dispersées dans de nombreux groupes ultra-clandestins encore actifs aujourd’hui. L’IRSP reste un parti populaire aux fondations révolutionnaires, contre l’impérialisme et contre la bourgeoisie nationale. Le réformisme parlementaire n’est pas une voie acceptable pour la libération de la classe ouvrière d’Irlande. L’IRSP se positionne pour un état révolutionnaire prolétarien, qui chasse l’envahisseur Britannique par la force et unifie les classes ouvrières du nord et du sud.

    L’IRSP se pose par son caractère révolutionnaire comme une cible politique pour les états bourgeois de l’île, en tant qu’épine politique dans le fonctionnement de son hégémonie, tout les coups sont permis. Sean Carlin, tout comme de nombreux républicains Irlandais emprisonnés depuis des dizaines d’années, est un prisonnier politique, écrasé par le rouleau compresseur judiciaire qui use de lois extensibles pour réprimer toute forme de menace. L’état Britannique est effrayée par un drapeau, il veut effacer à la fois tout forme de combat, mais aussi la mémoire de ce combat et de ceux qui sont morts pour la révolution prolétarienne. Mais historiquement, quand la couronne Britannique ne s’occupait pas elle même de massacres comme lors du tragiquement célèbre Bloody Sunday de 1972, elle ne s’est jamais dérangée pour offrir du matériel militaire et des bombes aux chiens de garde fascistes de la couronne, qui agressent et tuent des civils Catholiques dans les rues de Belfast et de Derry, encore très actifs aujourd’hui. En plus de l’incarcération du camarade Carlin, l’IRSP a été victime de nombreux raids policiers dans différents locaux et cible d’accusations par les médias impérialistes d’être une organisation criminelle.

    Sean Carlin avait notamment exprimé dans une rencontre en Bretagne la solidarité des camarades Irlandais pour Georges Ibrahim Abdallah, plus ancien prisonnier politique d’Europe encore incarcéré en France, il est tragique de le voir souffrir en fin d’année 2018 d’un traitement similaire.

    L’Unité Communiste de Lyon exprime sa solidarité indéfectible au camarade Sean Carlin et à l’IRSP, ainsi qu’à tout les prisonniers politiques emprisonnés pour leur combat contre la bête fasciste et la machine impérialiste.

     

    Tiocfaidh ár lá !
    Vive la libération nationale des peuples opprimés, vive le prolétariat international et vive le communisme !

     

    Unité Communiste de Lyon, membre en France de l’ICOR (Coordination Internationales des Partis et Organisations Revolutionnaires)

     


     

    On December the 14th of 2018, the British judicial system has decided the demise of an Irish comrade, carrying a flag that commemorates the Irish struggle for national liberation is punishable by three years of prison.

    Sean Carlin, an activist for the Irish Republican Socialist Party (IRSP), a Marxist Leninist party mainly influenced by historical Irish revolutionaries like James Connolly, has been arrested by a heavily armed police squad in Belfast on November 2nd. Because of British anti terrorist laws, methodologically and strategically similar to the state of emergency that has been applied in France, the fact that comrade Carlin has been carrying a flag that pays tribute to Belfast freedom fighters of the INLA (Irish National Liberation Army), during a demonstration commemorating the Easter Rise of 1916, automatically makes him a member of a so-called terrorist organisation. He is currently imprisonned for three years with two years of probation.

     This judicial insanity enacted by the British bourgeois state is reminescent of the historical Irish struggle and the state’s current repressive goals. The IRSP has had an important activity during the Troubles (1968-1998), notably through its paramilitary organisation INLA, as one of the most efficient republican force against the fascist loyalist militias and the bourgeois states of Ulster and the pro-treaty Republic. If the internal conflicts between the republican paramilitary organisations have been frequent, culminating in the murder of founding member of IRSP/INLA Seamus Costello by a member of the OIRA, the IRSP have pointed out a major development in the political line of the Irish revolutionary war, the synthesis of the class struggle in Ireland and the question of national liberation. It was a necessary step while other major organisations like the ephemerous OIRA (Official IRA) deemed to concentrate on the question of class struggle while having a short view of the national question, while the more influential PIRA (Provisional IRA) was highly implicated in the national liberation movement while having a very relative class analysis of the Irish struggle. All of those paramilitary organisations have been disarmed ever since, some have been integrated into the parliementary political front with a reformist agenda (the PIRA being disbanded by the Sinn Fein in 2005 and the OIRA abandoning the revolutionary process in 1972 for parliementary revisionist action throught the Workers Party of Ireland), other members of PIRA have been completely dispersed in many small highly clandestine groups, the IRSP is still maintaining their revolutionary core, against imperialists and the national bourgeoisie. Reformism and parliamentary politics is not an acceptable path for the liberation of the Irish working class. The IRSP is fighting for a revolutionary proletarian state, chasing out the British invader by force and unifying all workers of Ireland, north and south.

    With this revolutionary character, the IRSP is a splinter in the hegemony of the imperial machinery and is automatically a target for the two bourgeois states of Ireland, all shots are allowed. Sean Carlin, with many other republican socialists, is a political prisoner, crushed by a judicial bulldozer that applies extensible laws to repress any form of threat to its hegemony. The British state is horrified by a simple flag, not only they repress any form of struggle, they want to erase the memory of those who have fallen to pursue this struggle. But historically, when the British state didn’t commit mass murder themselves like on the infamous Bloody Sunday, they never hesitated to give military equipments and bombs to protestant fascist militias loyal to the crown, fascist groups that are still to this day assaulting and murdering Catholic civillians in the streets from Belfast to Derry. In addition to the brutal incarceration of Comrade Carlin, the police have been harassing the IRSP for the past years on multiple occasions, and the imperialist media were akin to accuse the party of criminal activities.

    During a visit in Brittany a while ago, Carlin expressed the solidarity of Irish comrades to Georges Ibrahim Abdallah, the oldest political prisoner of europe, still incarcerated in France to this day, it is a tragedy to see Sean Carlin suffering a similar demise on the latter days of 2018.

    We, as the Unité Communiste de Lyon (Communist Unity of Lyon) express our indefectible solidarity to Comrade Sean Carlin and to the IRSP, alongside all political prisoners arrested for their struggle against the fascist beast and the Imperial forces of the world.

     

    Tiocfaidh ár lá !
    Long live the liberation of the oppressed nations, long live the workers of the world, and long live Communism!

     

    Unité Communiste de Lyon, member in France of ICOR (Internation Coordination of Revolutionary Parties and Organisations)

  • Déclaration du MLKP sur la situation en Syrie / Rojava

    Déclaration du MLKP sur la situation en Syrie / Rojava

    Les présents communiqués ont été rédigés en amont de la décision américaine de retrait de la Syrie. Nous regardons le départ des américains, de notre côté, comme un événement qui présente des aspects positifs et négatifs. Certes, le repli des troupes US signifie une défaite dans la capacité d’intervention directe des USA dans les conflits mondiaux. Dans ce sens il est révélateur d’un affaiblissement de leur étau, mais l’espace et le terrain concédé n’est pas forcément entre les mains des progressistes et des révolutionnaires. 

    Dans les faits, nous ne croyons pas à un départ abrupt et non-négocié de la part des USA. Nous pensons que des accords ont été trouvés pour permettre aux Turcs de faire le « sale boulot » sans salir encore davantage la réputation de l’US Army et des troupes spéciales. Il est probable qu’un consensus ait également été trouvé avec la Russie pour permettre un règlement de la question syrienne, sur le dos des peuples qui la constituent. En somme, le repli US est comme la disparition d’un grand caïd de la pègre, stimulant les appétits de ceux et celles qui voudraient prendre sa place. 

    Dans une situation plus que complexe, les forces combattantes des FDS et leurs alliés ont fait le choix tactique de trouver un modus vivendi auprès du régime d’Assad. Cette annonce a été applaudie avec un lâche soulagement par ceux qui soutenaient sans le dire ce régime tout en faisant mine de soutenir les FDS. Nous regardons ce choix comme rationnel en regard de la situation, mais nous ne doutons pas du fait que Assad et ses alliés ne voient dans les Kurdes et dans les FDS que des marchepieds pour leurs ambitions propres. D’une manière générale, la seule alliance stratégique, durable, sincère, ne peut être que avec le mouvement révolutionnaire international et la solidarité désintéressée organisée par celui-ci. 

    Nous voyons notre engagement dans l’ICOR comme la manière la plus efficace de faire vivre concrètement cette solidarité. 

    Nous invitons tout ceux et celles qui veulent la faire vivre également à rejoindre les amis de l’ICOR et les organisations de l’ICOR en France.

    A bas l’impérialisme, vive la Révolution !

    Nous avons appris que les impérialistes américains ont mis une prime sur la tête de nos camarades Cemil Bayık, Murat Karayılan et Duran Kalkan, les trois dirigeants du KCK et du PKK. Apparemment, les impérialistes déclarent qu’ils récompenseront le déshonneur et la décadence avec des millions de dollars. Disons le clairement : Tous les dollars des banques américaines ne valent pas un révolutionnaire. Aucune personne d’honneur ne daignerait être l’instrument de ce sale tour.

    L’argent est le leur, mais les montagnes sont à nous !

    Cette décision de l’impérialisme américain est un pas contre-révolutionnaire visant la liquidation, une tactique de guerre sale qui porte différents messages pour l’Etat turc, ses collaborateurs dans la région et le mouvement de libération kurde. Cependant, face à nos peuples, elle est nulle et non avenue.

    L’autodétermination est le droit le plus fondamental de notre nation kurde. Et lutter contre les obstacles qui se dressent devant ce droit est aussi un droit et un devoir moral. Le PKK est un parti politique qui lutte pour les droits et libertés démocratiques, il tire sa légitimité de nos peuples, de sa lutte pour cette juste cause. Et ses cadres dirigeants sont tous des figures révolutionnaires respectueuses.

    Les listes colorées du fascisme turc, la « générosité » des impérialistes américains ou en général, les décisions  » recherchées  » des Etats exploiteurs contre les partis et personnalités révolutionnaires, patriotiques, communistes, n’ont aucune légitimité à quelque condition et motif que ce soit. Tout cela n’est rien d’autre que la politique qu’ils appellent de leurs vœux pour la continuité de leurs ordres d’exploitation.

    Le PKK et ses cadres dirigeants sont les créateurs d’une histoire qui a défié les grandes puissances ; une histoire qui a épuisé au moins 6 présidents américains, enterré des dizaines de présidents d’Etat fascistes et capitalistes. Par conséquent, nous ne doutons pas que leurs montagnes et leurs camarades auront une vie assez longue pour jeter l’insolent Trump et ses collaborateurs dans la poubelle de l’histoire. Il n’y a pas de mort pour ceux qui luttent pour la révolution !

    Les impérialistes sont les ennemis de la révolution !

    Les Etats-Unis veulent utiliser ou modifier les équilibres existants au Moyen-Orient pour leurs propres intérêts. Les responsables de millions de morts dans de nombreux endroits du monde, au Vietnam, en Amérique latine et, enfin, en Irak, imposent maintenant leurs propres normes de brutalité. Ceux qui ont commis toutes sortes de massacres et d’attaques ne peuvent pas juger l’avant-garde des peuples avec leurs identités et leurs mains sanglantes.

    En voulant appliquer la même conspiration impérialiste contre les cadres dirigeants du PKK et du KCK, ce qu’ils ont déjà fait contre le dirigeant du peuple kurde Abdullah Öcalan, les Etats-Unis tentent de restreindre le mouvement kurde et de créer une perturbation dans leurs rangs, mais en même temps, ils donnent un message ouvert à leur Etat bourgeois turc collaborateur dans le dossier du PKK.

    L’objectif des impérialistes américains est clair, inutile d’en dire plus. En ce sens, la position de nos peuples doit également être claire. Du peuple kurde, patriote, jusqu’à tous les peuples de Turquie, les individus, les organisations, les associations qui réclament la liberté, la justice et la paix doivent élever la voix contre cette décision des impérialistes ainsi que les attaques de l’armée bourgeoise turque qu’ils soutiennent, et dire « stop » à cette sale guerre.

    Jusqu’à présent, ceux qui font de la montagne leur foyer et de la révolution leur chemin, n’ont jamais cherché à obtenir le consentement ou l’approbation de personne tout en contestant l’ordre de la cruauté. En tant qu’avant-garde d’une lutte qui tire son pouvoir du peuple et des opprimés, ils n’entreront dans aucune liste de terreur. Leur place est dans le cœur des peuples, leur pouvoir est dans le soutien de million d’hommes et de femmes. Aucune loi ni aucun État n’a réussi à empêcher cette volonté et il n’y a aucun pouvoir de l’empêcher par la suite.

    En tant que MLKP, nous protestons contre cette décision impérialiste contre nos camarades de lutte, les cadres dirigeants du KCK, du PKK et du HPG, et nous appelons nos peuples à élever la voix partout et à sortir dans la rue.

    L’appel du mois Novembre

    Le mois passe, et nous pensons à nouveau à nos immortels. Nos pensées vont à ceux et celles qui sont tombés en martyrs dans la lutte pour la liberté ; renforçons notre existence révolutionnaire sous leur lumière !

    Au nom du camarade Erdal Balcı, premier martyr du MLKP, assassiné par l’Etat fasciste turc le 4 novembre 1994, notre parti a déclaré le mois de novembre « le mois des martyrs », afin de commémorer de manière active et organisée les martyrs de la révolution. En effet, cette attitude était avant tout une question de responsabilité envers les martyrs de notre parti. Mais en même temps, en termes de relation véritable et révolutionnaire avec les martyrs de la révolution, c’est le reflet de la manière inclusive et unificatrice qui forme nos pas révolutionnaires depuis la fondation de notre parti comme une valeur essentielle à garder en vie. C’est pourquoi nous embrassons et acceptons comme martyrs tous ceux et celles qui ont participé à la lutte pour la liberté, la démocratie et le socialisme. En ce sens, chaque année, en novembre, avec ceux qui ont donné leur vie pour la lutte révolutionnaire dans les rangs de notre parti, nous nous souvenons de tous les martyrs de la révolution, visitons leurs tombes, sommes avec leurs familles, organisons des commémorations avec divers événements afin de diffuser et maintenir leurs rêves vivants.

    Ce sont eux qui se sont rebellés contre le déshonneur, l’égoïsme et l’injustice de la propriété privée qui divisent le monde en classes…. Ceux qui ont lutté jusqu’à la mort contre l’inégalité des races, des langues et des sexes ; contre l’ordre qui fait souffrir les ouvriers et les ouvrières dans les griffes de la faim, de la pauvreté, du chômage ; qui détruit l’environnement en transformant la science et la technologie en arme contre la nature et l’humanité…. Ils ne se méfiaient pas des valeurs pour lesquelles ils sont venus au premier plan ; ils ne regrettaient rien. Leurs âges, les années qu’ils ont passées dans la lutte révolutionnaire, leurs expériences, leurs capacités, les responsabilités qu’ils ont assumées sont sans égales. Cependant, ils sont devenus égaux en étant la volonté d’avant-garde, dans un esprit de sacrifice et d’immortalité. En effet, tous allaient au devant de la mort, pourtant ils étaient tous pleins d’énergie vitale. Ils avaient des désirs, des rêves et de l’amour qui étaient étroitement liés à la lutte d’émancipation de la classe ouvrière et des opprimés. Malgré cela, ils ne se sont pas placés dans une vie sûre, loin de la mort. Poursuivant leurs justes rêves dans des conditions et à des époques différentes, ils ont choisi de se promener au bord de différentes falaises. Et ils reproduisent leur bonheur dans ces choix….

    Oui, la lutte pour la liberté et le socialisme exige des prix élevés. Parce que les ennemis des peuples ne renoncent pas et ne renonceront jamais à se mobiliser pour toutes sortes d’oppression, de cruauté, de meurtre et de massacre au nom de leur pouvoir. De plus, afin de préserver ne serait-ce qu’une forme spécifique de leur souveraineté, ils s’en prennent à la torture, à la prison et aux pièges de la mort contre les révolutionnaires. Ceux qui décident de marcher sur ce chemin rocailleux, sur lequel ils se dotent des valeurs et de la culture de la lutte révolutionnaire, sont nécessairement les bienvenus pour en payer le prix. Parce qu’un chemin libre de sacrifices, de paiement des prix contre les pièges et les embuscades, arrive finalement à abandonner la ligne que l’ennemi trace. Au lieu de rester une simple opposition, la révolution se situe au-delà de cette ligne, là où les martyrs de la révolution le soulignent.

    En effet, le prix n’est pas payé seulement en étant gardé en prison ou en tombant en martyr. Dans le cadre de la lutte révolutionnaire, nous payons tous des prix différents à des degrés divers. Il s’agit ici de savoir si nous restons en arrière ou si nous sautons en avant après avoir fait face aux prix ; si nous allons être vaincus jusqu’aux limites tracées ou si nous allons les dépasser pour gagner l’avenir.

    En ce sens, en plus de préserver leur honorable mémoire, novembre est en fait l’appel lancé à tous les partis révolutionnaires et à leurs cadres pour qu’ils s’interrogent sur la pratique de ceux qui sont tombés pour un monde égal et libre. C’est l’occasion d’intérioriser les valeurs qu’ils ont laissées derrière eux, un tremplin pour nous permettre d’élargir notre horizon révolutionnaire.

    Avec cette conscience, nous, en tant que MLKP, réaffirmons une fois de plus notre respect et notre loyauté envers la mémoire de nos camarades, qui sont tombés martyrs dans les rangs de notre parti et d’autres partis révolutionnaires antifascistes au nom de la liberté, de la justice, de la fraternité entre les peuples, de la libération de la femme et du socialisme.

  • L’UPML et l’UCL rejoignent l’ICOR.

    L’UPML et l’UCL rejoignent l’ICOR.

    L’UPML et l’UCL rejoignent l’ICOR.

    Depuis le 9 décembre 2018, l’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste sont donc officiellement passées du stade de « Amis de l’ICOR » à celui de membre de l’ICOR à part entière.

    Nos deux organisations forment les 23ème et 24ème organisations membre de la section Europe de l’ICOR. Nous sommes également les premières organisations françaises à faire le choix de rejoindre la coordination internationale, dans le but de travailler conjointement à une meilleure interaction entre nos forces.

    A nos yeux, le franchissement de cette étape est crucial. Il vise à rompre un isolement des organisations communistes de France vis-à-vis des autres organisations politiques communistes présentes en Europe et dans le monde.

    Nous pensons que la solidarité entre nos organisations, l’assistance commune, le soutien commun -politique comme organisationnel- est un appui pour se renforcer les uns les autres, mais également se renforcer tous ensemble.

    Nous pensons également qu’il s’agit d’un lieu de débat et d’échange qui permet d’affiner nos analyses respectives, de mieux comprendre la situation économique, politique et géopolitique. L’ICOR est un creuset qui fond les expériences des différentes organisations afin de pouvoir avancer vers la conception d’une ligne plus juste et plus efficace.

    Nous considérons également que la coopération internationale est un vaccin nécessaire pour lutter contre les déviations bien trop fréquentes du mouvement communiste -notamment en France- le sectarisme, le chauvinisme, le social-impérialisme.

    Nous comptons impulser prochainement la création d’un Comité ICOR-France. Ce comité aura pour fonction de synchroniser les actions de nos organisations respectives, de relayer les mots d’ordres de la coordination, mais également de pouvoir travailler avec les Amis de l’ICOR. Nous appelons à les communistes et leurs organisations à coopérer avec ce comité, dans le but de pouvoir travailler conjointement. Nous appelons en particulier les organisations qui luttent pour l’indépendance, dans les colonies et néo-colonies de l’impérialisme français à travailler avec nous.

    L’ICOR est peu connu en France, et nombre d’organisations et d’individus se questionnent à son sujet. Nous les invitons à prendre contact avec nous. Nous les invitions à travailler avec nous. L’ICOR est un outil qui prend la forme des mains qui le manient. Travaillons ensemble à le forger pour qu’il soit celui de la révolution internationale !

    Le 13 janvier, nous défilerons ensemble, dans les rues de Berlin, pour commémorer le 100 ème anniversaire de la révolution allemande, écrasée par les Corps Francs, aux ordres du SPD Social-Démocrate. Nous participerons à la manifestation pour Liebeknecht, Luxembourg et Lénine.

    Nous marcherons d’un même pas, sous un même drapeau, celui de l’ICOR !

    Rejoignez l’ICOR et les Amis de l’ICOR.

    Renforcez l’unité internationale des organisations communistes !

    Vive l’internationalisme prolétarien , vive le communisme !

    Renforcez l’ICOR!

  • Solidarité internationale avec la lutte des Gilets Jaunes – Déclaration de l’ICOR

    Solidarité internationale avec la lutte des Gilets Jaunes – Déclaration de l’ICOR

    Solidarité internationale avec la lutte des Gilets Jaunes

    International Coordination of Revolutionary Parties & Organizations (ICOR)
    European Continental Committee

     

    L’ICOR salue la lutte menée par les travailleurs et les travailleuses et par les masses populaires de France contre la vie chère, contre la destruction de leurs droits sociaux, contre la rapacité des exploiteurs. Les images de Champs-Elysées noyés de fumée, les images d’affrontement ont traversé le monde. Le monde vous regarde. Le monde à les yeux rivés sur ce qui se passe en France. Camarades, votre lutte est juste et nécessaire !

    • Il est légitime de se révolter contre les taxes injustes qui vous étranglent !
    • Il est légitime de se battre pour un meilleur salaire !
    • Il est légitime de ne pas vouloir que soit détruit ce qui a été conquis par vos pères, vos mères, à la sortie de la guerre.

    Dans une France ruinée, par leur force, par leur unité, ils et elles avaient imposé à la bourgeoisie française la Sécurité Sociale, l’assurance chômage, les retraites. Dans une France, 9e puissance mondiale, prétendre que cela n’est plus possible est un mensonge honteux ! Ce que veulent les architectes de ces réformes, c’est tout vous prendre, pour qu’il ne vous reste plus que de quoi survire. Survivre pour travailler un jour de plus, pour leurs profits. C’est leur but.
    A l’appel du gouvernement Macron, la police tente d’écraser votre mouvement. Demain il demandera à la justice de se venger de vous, de venger l’affront que vous lui avez fait : refuser d’être soumis à son ordre injuste.

    Vous n’êtes pas seuls ! Sachez-le ! Dans tous les pays d’Europe, dans tous les pays du monde, les travailleurs et les travailleuses se dressent aussi contre les politiques injustes. Partout du mécontentement et la colère. Partout, les exploités réclament un nouveau monde ! Partout le peuple va connaître qu’il ne peut avoir confiance qu’en lui même pour diriger !

    Certains veulent uniquement transformer votre lutte en vote pour leurs organisations bourgeoises. Ils marchent sur vos luttes pour se hisser vers le pouvoir et pour ensuite vous asservir à leur tour. D’autres essaient d’entraîner votre colère vers la xénophobie, vers le racisme, vers la haine de vos frères et sœurs de lutte, de vos frères et sœurs de souffrance.
    Ce sont des opportunistes qui vous méprisent au fond du cœur. Ne les écoutez pas !

    Écoutez la voix de la solidarité internationale, des travailleurs et travailleuses du monde qui vous soutiennent ! Écoutez la voix de vos camarades ! Ensemble, par delà les frontières qui nous séparent, les hommes et les femmes triment sous les mêmes fardeaux.
    Nous faisons face, ensemble, à un même oppresseur !

    • En France, il prend le nom de Dassault, de Pinault, d’Arnault.
    • En Allemagne, de Albrecht, de Schwarz, de Liebherr.
    • En Russie, de Lissine, de Mordachov, de Mikhelson.

    Cet oppresseur est l’exploiteur capitaliste, le bandit impérialiste. Il se nourrit de votre sueur, verse votre sang. Il mène la guerre pour le partage du monde, dans une concurrence effrénée d’une poignée de profiteurs, d’une poignée de parasites richissimes, toujours pour agrandir leur fortune. Qu’importe que la Terre s’épuise. Qu’importe que les villes soient éventrées par les bombes. Seuls leurs taux de profit comptent. Mais les pas en arrière et les premières concessions du gouvernement Macron le montrent: celui qui se bat peut gagner! Celui qui ne se contente pas des miettes peut se battre pour le beurre, l’argent du beurre et même la crèmerie !

    Pour cette victoire, nous devons être très bien organisés avec une perspective claire. Et nous avons besoin d’un long souffle! L’ICOR s’engage pour cette organisation internationale, pour la coopération et la coordination pratiques. L’union de 54 organisations révolutionnaires de quatre continents, l’UCL et l’UPML en France inclues. Face à nos bourgeoisies nationales, face à l’occupation dans les pays dominés par l’impérialisme, chacun, nous ne formons qu’une seule ligne, qu’un seul rempart de résistance. Passons de la résistance à la contre attaque, et de la contre attaque à la victoire !

    Nous formons l’avenir du monde. Nous travaillons ! Nous produisons tout ! Nous devons décider.
    Comme le chante l’Internationale « Nous ne sommes rien…soyons tout ! »

    Dans ses statuts, l’ICOR écrit: «Les masses dans le monde ne veulent pas périr dans la barbarie capitaliste! La politique méprisante pour le genre humain du capital financier international incite l’élan révolutionnaire de l’humanité vers une société sans exploitation et oppression, sans misère, destruction de l’environnement et guerre qui offre des perspectives à la jeunesse.»

    C’est le socialisme.

    Prolétaires de tous les pays unissez-vous !
    Vive la lutte des classes contre les exploiteurs !
    Organisez la solidarité avec le mouvement en France!

     

    Signataires à la date du 14/12/2018 :

    1. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    2. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    3. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

    4. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    5. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    6. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    7. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    8. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    9. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    10. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    11. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

    12. UCL Unité Communiste Lyon

    13. Amis de l’ICOR au Portugal

  • Communiqué de presse de l’Assemblée Générale de l’Université Lumière Lyon 2 – 12 décembre 2018

    Communiqué de presse de l’Assemblée Générale de l’Université Lumière Lyon 2 – 12 décembre 2018

    Communiqué de presse faisant suite à l’Assemblée Générale des étudiant.e.s de l’Université Lumière Lyon 2 du 12 décembre 2018

    Entre temps, l’administration de l’Université Lyon 2 Lumière a annoncé une fermeture administrative. Certaines dispositions prises en assemblée générale sont donc de facto inapplicables. L’Unité Communiste de Lyon considère que les fermetures administratives sont des méthodes de démobilisation utilisés par les directions des universités pour casser les mouvements. Elles sont une politique de la terre brûlée dirigée à l’encontre des mouvements étudiants. 

     

    L’Assemblée des étudiant.e.s de l’Université Lumière Lyon 2 s’est tenue le 12 décembre 2018 sur le campus de Bron, après le succès de l’AG des étudiant.e.s et des personnels de la semaine précédente. Appelée simultanément par le Mouvement des Étudiant.e.s Étranger.e.s, Solidaires Étudiant.e.s, le Collectif des Doctorant.e.s et Non-Titulaires, le comité jeunes du Nouveau Parti Anticapitaliste 69 et l’Unité Communiste Lyon, celle-ci a réuni plus de 600 personnes (soit plus du double de l’AG du 6 décembre).

    Organisée dans la continuité de l’AG du 6 décembre 2018, celle-ci maintient l’ensemble des revendications qui y ont été défendues, à savoir :

    – L’opposition à toute augmentation des frais d’inscription à l’Université, et plus largement pour la gratuité de l’enseignement supérieur.

    – Le retrait de Parcoursup et de la loi relative à « l’Orientation et la Réussite des Étudiants », et plus généralement l’opposition à toute forme de sélection à l’Université.

    – Le retrait du « plan licence ».

    – L’augmentation des moyens alloués à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche, ainsi qu’une meilleure gestion budgétaire de l’Université (fin des dépenses inutiles, affectation prioritaire des moyens à destination des étudiant.e.s les plus défavorisé.e.s).

    – L’augmentation des bourses en nombre et en montant.

    – La facilitation des procédures d’inscription des étudiant.e.s étranger.e.s (Campus France), ainsi que la gratuité de ces dernières.

    – L’augmentation du nombre de logements publics à destination des étudiant.e.s et pour la réduction de leur coût.

    – L’adaptation du service public d’enseignement supérieur aux personnes les plus discriminées ou en difficulté (personnes LGBTI+, en situation de handicap, sans-papier.e.s…).

    – L’opposition à la répression policière des étudiant.e.s, lycéen.ne.s et personnels mobilisé.e.s, à toute intervention policière au sein et autour des campus universitaires et des lycées, et l’amnistie des personnes inculpées lors des mobilisations sociales.

    – La convergence des luttes en cours (mobilisation lycéenne, gilets jaunes, etc.).

    – La restauration de l’ISF.

    – La démission d’Emmanuel Macron.

    – Une meilleure inclusion des minorités, des personnes marginalisées et de leurs revendications.

    – La régularisation de tou.te.s les sans-papier.e.s.

    De manière à ce que le mouvement étudiant puisse perdurer dans les semaines à venir, l’Assemblée Générale des étudiant.e.s de l’Université Lumière Lyon 2 appelle à présent à la mise en place d’un comité de mobilisation.

    Considérant par ailleurs que l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra-communautaires et la sélection à l’Université participent d’un même processus de casse du service public d’enseignement supérieur, l’AG appelle l’ensemble des personnels à rejoindre le mouvement étudiant ; en ce sens, celle-ci appelle les organisations syndicales professionnelles présentes à l’Université Lumière Lyon 2 à soutenir les étudiant.e.s en lutte et à organiser la mobilisation du personnel. Plusieurs interventions au cours de l’Assemblée Générale appellent cependant les organisations syndicales et politiques à ne pas s’approprier le mouvement.

    Parce que la lutte pour un enseignement supérieur démocratique est internationale, l’Assemblée Générale des Étudiant.e.s de l’Université Lumière Lyon 2 est solidaire avec la grève des étudiant.e.s colombien.ne.s mobilisé.e.s pour l’Université publique, gratuite et de qualité, contre le report du budget de l’enseignement supérieur vers celui de l’armée et contre la privatisation de l’ESR.

    Comme la semaine précédente, l’Assemblée Générale appelle l’ensemble des membres de la communauté universitaire à rejoindre les mobilisations sociales suivantes :

    – La manifestation lycéenne et étudiante organisée le jeudi 13 décembre 2018 au départ de la place Jean Macé à 9h30. L’Assemblée Générale rappelle par ailleurs qu’à l’occasion de cette manifestation s’organisera un Pink Bloc en non-mixité sans hommes cisgenres hétéros.

    – L’Assemblée Générale lycéenne et étudiante organisée le même jour à 11h30 à la Bourse du Travail à l’issue de la manifestation précédemment citée.

    – Le rassemblement organisé le 14 décembre 2018 à 10h dans la cour centrale du campus Berges du Rhône en protestation à l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra-communautaires.

    – La manifestation interprofessionnelle et intersyndicale organisée le 14 décembre 2018 au départ de la place Jean Macé à11h30 pour l’augmentation du SMIC et des minima sociaux, le rétablissement de l’ISF et la convergence des luttes.

    – La manifestation organisée le 18 décembre 2018 au départ de la place de la République à 18h à l’occasion de la Journée Internationale des Migrant.e.s.

    Un blocage des deux campus (PDA et BDR) de l’Université Lumière Lyon 2 est appelé par l’AG le jeudi 13 décembre 2018 de manière à permettre aux étudiant.e.s comme aux membres du personnel de participer à la manifestation lycéenne et étudiante. L’AG appelle également la présidence de l’Université à banaliser les cours lors des jours de mobilisations sociales, afin de ne pas entraver l’engagement des étudiant.e.s et des personnels.

    L’Assemblée Générale des étudiant.e.s de l’Université Lumière Lyon 2