Catégorie : Communiqués

  • Résolution de l’ICOR sur la journée du 8 mars

    Résolution de l’ICOR sur la journée du 8 mars

    Appel de l‘ICOR à l‘occasion de la journée de lutte internationale des femmes 2019

    « L’expérience de tous les mouvements de libération atteste que le succès d’une révolution dépend du degré de participation des femmes ! (Lénine, « Discours au premier congrès pan-russe des ouvrières », prononcé le 19 novembre 1918))

    La journée internationale de lutte des femmes en 2019 a lieu dans une situation tourmentée et polarisée de la lutte de classe ayant une importance stratégique. Sur le plan mondial les forces dominantes sont de moins en moins en mesure d’exercer leur domination sans se heurter à une résistance massive du mouvement ouvrier et des larges masses populaires. De plus en plus de gouvernements tendent à appliquer, dans leur méthode principale de gouvernance, la réaction ouverte et la violence vers l’intérieur et l’extérieur. La déstabilisation des conditions existantes a engendré une polarisation sociale dans laquelle s’est profilée une évolution vers un état d’esprit progressiste, à l’échelle mondiale, dans la classe ouvrière et parmi les larges masses.

    La conscience des femmes s‘est réveillée à une échelle massive dans de nombreux pays du monde ! De l’Asie passant par l’Allemagne et d’autres pays européens à l’Afrique les ouvrières luttent contre leur double exploitation, pour l’augmentation et l’égalité des salaires, la reconnaissance de leur travail et de meilleures conditions de travail. De l’Argentine et de l’Uruguay jusqu’aux États-Unis des millions de femmes de toutes les couches sociales se lèvent contre leur oppression spécifique, contre le sexisme, les violences faites aux femmes allant jusqu’au féminicide et pour le droit à l’autodétermination du corps et de la vie. De l’Inde au Rojava (au Kurdistan syrien) les femmes s’opposent héroïquement et de manière organisée à tout le système de la double exploitation et oppression de la masse des femmes travailleuses. Les femmes incarnent et exigent des alternatives sociétales. Même si, dans certains États, les femmes peuvent accéder aux postes de responsabilité les plus élevés et participer activement au pouvoir capitaliste-impérialiste, la masse des femmes qui travaillent est affectée par l’exploitation capitaliste et elles sont toutes attaquées en tant que femmes par l’oppression patriarcale en raison de leur sexe. Au Rojava, nous vivons l’expérience d’une révolution de femmes proclamée par celles qui la portent. Dans le même temps, les mouvements internationaux de femmes recourent à un vieux moyen du mouvement ouvrier : la grève des femmes à l’occasion du 8 mars, par laquelle beaucoup d’elles expriment de façon combative leur revendication d’une vie libre et égale dans de nombreux domaines. Les mouvements de masse croissants des femmes dans le monde entier constituent une base et une impulsion pour la lutte déterminée contre les structures et les comportements patriarcaux ainsi que contre le capitalisme.

    L’organisation révolutionnaire mondiale ICOR encourage la construction d’un mouvement combatif international des femmes. L’ICOR prend sa responsabilité dans le processus de la Conférence mondiale des femmes, où s’unissent les mouvements révolutionnaire et combatif des femmes dans la lutte contre l’exploitation et l’oppression, pour leur libération dans une société libérée. Ce n’est que dans une société socialiste et communiste que la libération des femmes peut être réalisée pleinement, mais déjà aujourd’hui elle doit être manifeste et acquise de haute lutte par la théorie et la pratique des partis révolutionnaires.

    Le mouvement international de la femme du 21e siècle est confronté à de grands défis ! L’ICOR, dans son « Appel à rassembler les forces pour construire un front uni anti-impérialiste », s’oppose à la tendance générale aux préparatifs de guerre impérialistes. C’est une tâche de suprême priorité, également pour le mouvement combatif international des femmes. En même temps, le mouvement combatif international des femmes doit se renforcer aux niveaux politique, idéologique et organisationnel ! Dans cet esprit, le séminaire théorique qui s’est tenu en Inde en 2018 au sujet de la libération de la femme a été un début important.

    Les femmes dans le monde ne veulent pas périr dans la barbarie capitaliste. Leur vision d’un monde sans exploitation ni oppression a besoin de regroupement international combatif et de forts partis révolutionnaires. La base sociétale et économique de la libération de la femme ne peut être créée que dans une société socialiste libérée.

    Renforcez le mouvement combatif des femmes dans le monde ! Organisez-vous dans les partis révolutionnaires et assumez courageusement des responsabilités dirigeantes ! Devenez partie intégrante de la révolution socialiste internationale.

    Vive la journée internationale des luttes des femmes ! En avant pour la libération des femmes ! En avant avec l’ICOR !

    Signataires (en date du 28/02/2019, liste actuelle des signataires sur www.icor.info ):

    PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire
    ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    PCT Parti Comuniste du Togo Togo
    PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    UCLyon Unité Communiste Lyon, France
    UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchevique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
    KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    PR Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    PML del Perú Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
    PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Venezuela
    RCP Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

  • Résolution de l’ICOR sur la situation au Venezuela.

    Résolution de l’ICOR sur la situation au Venezuela.

    Résolution de l’ICOR sur la situation au Venezuela.

    Ne touchez pas au Venezuela ! Pas d’intervention impérialiste
    dans les affaires intérieures du Venezuela !
    Le peuple doit décider lui-même de son sort !

     

    Conformément à l‘appel de notre organisation ICOR, Plataforma Socialista « Golpe de Timon », l’ICOR condamne le plus sévèrement le coup d’État actuel qui se développe au Venezuela, entrepris le 23 janvier par l’auto-proclamation du président, Juan Guaidó, comme président par « intérim » de la République et ceci de la part de l’assemblée nationale tout en méprisant la Cour suprême. Il essaie d’usurper le pouvoir que le peuple, en plein exercice de sa souveraineté, a donné au président légitime réélu, Nicolas Maduro, dans les élections démocratiques du 20 mai 2018.

    Cette tentative forcée d’un changement de régime est perpétrée par l’impérialisme US-américain qui, de façon éhontée, a pris l’avant-garde de la direction politique de l’opposition de laquais, soutenu par les gouvernements droitistes fantoches dans la région.

    L‘origine de la crise politique actuelle est le blocus économique rigoureux dont souffre le peuple du Venezuela et qui est pratiqué par les centres impérialistes des États-Unis et de l’UE. Avec une stratégie d’étranglement ils tâchent de fermer les voies par lesquelles le pays reçoit des vivres, médicaments, équipements, pièces de rechange etc.  Ce faisant, ils tirent profit du caractère dépendant et basé sur des exportations en nombre réduit pour promouvoir une crise économique et politique nationale et de cette manière retirer le soutien du peuple à la révolution bolivarienne.

    L’OTAN poursuit la même politique. Cela a plongé le Venezuela dans une situation extrêmement dangereuse et critique. Les activités criminelles et contraires au Droit international de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la France et d’autres membres de l’Union Européenne (UE) font partie d’une stratégie généralisée de pillage des réserves en pétrole du Venezuela et d’endiguement de l’influence croissante de la Chine et de la Russie dans toute l’Amérique latine. De cette manière les contradictions inter-impérialistes s’aggravent massivement sur le dos du peuple vénézuélien avec le danger d’un conflit armé.

    Cependant, la crise que subit le Venezuela ne peut pas seulement être ramenée aux menaces et activités de l‘extérieur. Il est important de noter que la direction du gouvernement a aussi commis des erreurs ; les concessions faites à des parties de la bourgeoisie, des vices tels que la corruption, le bureaucratisme et le manque d’efficacité se sont manifestés qui ont aussi détérioré les conditions de vie du peuple vénézuélien. La gauche du Venezuela n’a pas pu consolider sa force d’organisation ni faire une proposition pour avoir une plus grande influence sur la réalité politique nationale dans le but de régler la dispute concernant l’orientation et le positionnement de la voie stratégique vers le socialisme ; et la possibilité s’est affaiblie d’avancer dans la maîtrise des défis révolutionnaires. **

    D’une part les conditions mentionnées ci-dessus poussent les masses populaires à prendre des positions qui rejettent le caractère social-démocrate qui semble gagner de plus en plus d’influence dans les rapports de force au sein du gouvernement. Et d’autre part elles mènent à ce que des parties de l’opposition de droite concentrent le mécontentement et gagnent des secteurs de la population où, avant, elles n’avaient pas la possibilité de gagner en influence. Pour cette raison, des actions violentes sous couvert de protestations ont été déclenchées dans certaines de ces communes et ont été réalisées par des groupes de l‘extrême droite, y compris par des groupes paramilitaires.

    Aujourd’hui la situation ne présente plus seulement une menace. Il s’agit de la tentative d’un coup d’État, initié sans aucun doute à Washington, et où les États-Unis pointent un revolver sur la tempe du peuple vénézuélien et le prennent en otage pour obtenir que le gouvernement national se rende ou accepte des « négociations » ; la proposition va de la simple extradition jusqu’à l’appel démagogique à des élections « libres ». Le succès de cette tentative de coup d’État aurait comme conséquence l’effondrement de l’État national avec des retombées pour tout le continent.

    La révolution bolivarienne a produit des améliorations innovatrices pour la situation des femmes dans les domaines de l’éducation, de la santé, des soins aux personnes âgées et aux parents isolés et de l’administration communale ; des formes de l’auto-organisation de la base se sont développées, un signal pour toute l’Amérique latine.

    En ce moment de clarification il est important d’adresser des messages de solidarité de la part de pays alliés, d’organisations multilatérales, de partis et de mouvements sociaux dans le monde, pour rassembler ce grand mouvement anti-impérialiste qui fait valoir la vérité du Venezuela, s’oppose résolument à l’éventualité d’une guerre, demande des solutions sans paternalisme ni intervention, et qui accompagne la défense du pays et encourage la solidarité avec le peuple vénézuélien et le gouvernement légitimement élu face au siège.

    Seuls l’unité et le courage du peuple vénézuélien avec ses profondes racines historiques anti-impérialistes, en unité et solidarité internationales, sont en mesure d’infliger une nouvelle défaite à l’impérialisme US-américain. C’est au mouvement révolutionnaire de gauche de reconstruire le moral collectif avec un programme qui permet d’unifier les luttes populaires, les oriente vers la perspective du socialisme et l’ensemble du peuple travailleur à le construire et le défendre. Nous ne doutons pas une seconde que la victoire du peuple vénézuélien revient à faire échouer la stratégie impérialiste qui est de reprendre le contrôle de l’Amérique latine, car dans cette tentative d’une guerre au Venezuela ils compromettent leur crédibilité en tant que maîtres du monde.

    L‘issue de la crise est révolutionnaire !

    ** Ce paragraphe n’est pas soutenu par le NDMLP Sri Lanka, mais ils acceptent la résolution dans sons ensemble.

    Signataires (en date du 28/02/19 – liste actuelle des signataires sur www.icor.info):

    1. PCPCI   Parti Communiste Prolétarien de Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire
    2. ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    3. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    4. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    5. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    6. PCT   Parti Communiste du Togo Togo
    7. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    8. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    9. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    10. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    11. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    13. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    14. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    15. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    16. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchevique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    17. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    18. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    19. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
    20. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    21. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    22. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    23. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    25. PC/ML   Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)
    26. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    27. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    28. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
    29. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    30. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    31. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
  • Gloire à K. Marx – Parti Communiste du Togo

    Gloire à K. Marx – Parti Communiste du Togo

    Gloire a K. Marx, le grand dirigeant et éducateur du prolétariat international !

    Déclaration du Parti Communiste du Togo – ICOR

    Nous reproduisons sur notre site la déclaration de notre organisation-soeur du Togo, membre de l’ICOR, apportant un point de vue intéressant sur la vie de Karl Marx.

    Nous célébrons cette année la deux-centième année de la naissance de Karl Marx. Karl Marx est l’inventeur du socialisme scientifique, le grand éducateur du prolétariat international celui qui continue d’inspirer des millions de révolutionnaires et de communistes de par le monde. Les communistes et les démocrates togolais sont particulièrement fiers de se réclamer de son enseignement.

    Marx naquit le 5 mai 1818 à Trêves (Allemagne) d’une famille religieuse. Son père était avocat, un israélite converti au protestantisme. Il suivit sa scolarité primaire et secondaire dans cette ville, puis ses études universitaires à Bonn et à Berlin; des études de droit mais aussi et surtout d’histoire et philosophie. Il passa brillamment sa thèse de philosophie en 1841

    A sa sortie de l’université, il se fixa à Bonn, qu’il quitta pour Cologne, où il devint collaborateur, puis rédacteur en chef de la Gazette Rhénane, un organe d’opposition de la bourgeoisie libérale, qui avait quelques liens avec l’hégélianisme de gauche. Sous sa direction, cet organe prit une orientation démocratique révolutionnaire, ce qui lui attira l’attention du gouvernement réactionnaire et de la censure. Le journal fut interdit au début de 1843. Lénine souligne l’importance de cette période dans l’évolution de MARX, dans son passage de l’idéalisme au matérialisme et du démocratisme révolutionnaire au communisme.

    En 1843, Marx épousa Jenny von Westphalen, une amie d’enfance issue de l’aristocratie. La même année, la «Gazette Rhénane» étant interdite, il partit pour Paris où Il participa à la fondation des Annales franco-allemandes. Dans cette revue, parue en 1844, et qui n’eut qu’un seul numéro, ses appels aux masses et au prolétariat se faisaient de plus en plus nets. Son évolution vers le communisme s’affirma définitivement.

    En 1844 eut lieu sa rencontre avec Engels. De cette rencontre naquit une amitié profonde et féconde qui dura jusqu’à sa mort. Frappé d’une mesure d’expulsion en 1845, Marx quitta Paris pour Bruxelles. C’est dans la capitale belge qu’il adhéra à la «Ligue des communistes», une organisation qui fonctionnait alors comme une société secrète. A la demande du II ème Congrès de cette organisation, il entreprit avec Engels la rédaction du célèbre Manifeste du Parti communiste.

    En février 1848 la révolution éclatait à Paris. Le roi de France Louis-Philippe était renversé, la République proclamée. Cette révolution donna un coup de fouet à ce qu’on a appelé «le printemps des peuple», une série de mouvements révolutionnaires de caractère national-libéral à travers l’Europe.

    En Belgique, Bruxelles était également en ébullition. Les autorités, jugeant alors trop dangereuse la présence de Marx, décidèrent de l’expulser. Il revint donc à Paris, car le nouveau pouvoir qui, à ses débuts, tenait à montrer son intérêt pour la classe ouvrière et pour les questions sociales, lui avait officiellement fait savoir qu’il était disposé à l’accueillir en France. Mais il y resta pour peu de temps: en effet, en mars de la même année, la révolution éclatait également en Allemagne. Il se fixa donc à Cologne pour être au cœur des événements. La tactique de lutte qu’il décida en compagnie d’Engels, sont pour les communistes un exemple incomparable.

    En effet une fois sur place Engels et lui se rendirent compte de la réalité: «une bourgeoisie encore faible et disposée au compromis avec l’aristocratie féodale; un prolétariat également peu développé, inorganisé encore peu conscient de son rôle historique et de l’opposition profonde entre ses intérêts et ceux de la bourgeoisie, et «contraint de remplir pour le moment dans sa grande majorité, les fonctions de l’extrême gauche de la bourgeoisie»(Engels).

    Dans ces conditions, les ouvriers allemands devaient s’assurer d’abord les droits qui leur étaient nécessaires pour s’organiser en parti de classe: «liberté de la presse, d’association et de réunion, droits que la bourgeoisie était obligée elle-même de conquérir pour sa propre domination, mais que par crainte des ouvriers, elle commençait à leur contester»Le prolétariat, tout en préservant son indépendance devait veiller à marcher avec la grande armée des démocrates. C’est donc dans ce but de large alliance démocratique que Marx fit apparaître La Nouvelle Gazette Rhénane.

    Engels le rappelle fort bien: «C’est ce qui a déterminé notre drapeau quand nous avons entrepris de fonder un grand journal en Allemagne. Ce drapeau ne pouvait être que celui de la démocratie, mais d’une démocratie qui révélait partout, à la moindre occasion, son caractère spécifiquement prolétarien, qu’elle ne pouvait pas encore inscrire une fois pour toutes sur son drapeau. Si nous ne l’avions pas voulu, si nous avions refusé de nous rallier au mouvement et à son aile existante la plus avancée, prolétarienne en fait, pour le stimuler, nous n’aurions eu d’autre solution que de prêcher le communisme dans une feuille de chou et de fonder une petite secte communiste au lieu d’un grand parti. Or, le rôle de prédicateurs dans le désert ne nous convenait plus : ce n’est point pour cela que nous avions si bien étudié les utopistes et rédigés notre programme» (Engels, Marx et la Neue Rheinischer Zeitung ).

    La propagande autour d’un programme démocratique donna une juste orientation au mouvement révolutionnaire, ce qui n’empêcha pas Marx d’y participer de façon active. Mais la contre révolution était en marche en Europe et finit par triompher en Allemagne: Marx fut traduit en justice; il fut acquitté, mais une nouvelle mesure d’expulsion l’obligea à quitter Cologne pour Paris. Seulement, la situation n’était plus la même dans la capitale française. La réaction était revenue en force.

    En juin 1849, des manifestations ouvrières et populaires, organisées à Paris et dans de nombreuses villes françaises pour dénoncer l’intervention des troupes françaises contre le gouvernement républicain qui venait de s’établir à Rome, étaient écrasées dans le sang. C’est dans ce contexte que Marx fut expulsé une fois de plus de Paris. Il partit pour Londres, où il vécut jusqu’à sa mort, le 14 mars 1883.

    Marx est l’un des plus grands penseurs de l’histoire des hommes. Sa pensée, immense et puissante, (elle embrasse de nombreux domaines tels que la philosophie, le droit, l’histoire, pour l’économie politique, la sociologie…), continue de rayonner dans le monde et d’inspirer des millions de prolétaires et de travailleurs exploités et opprimés.

    Marx est l’exemple, le modèle par excellence de l’intellectuel militant révolutionnaire. Il a renoncé très tôt à des projets de carrière, pour se consacrer à la recherche philosophique. Il s’est ainsi porté au premier rang dans la grande bataille philosophique qui l’a conduit à la découverte du matérialisme dialectique et du matérialisme historique, la science révolutionnaire du prolétariat, celle qui démontre la nécessité historique de la révolution socialiste, sous la direction du prolétariat, comme prélude à l’édification de la société communiste. Son analyse du capitalisme dans la Contribution à la Critique de l’économiepolitique et dans le Capital, demeure un précieux outil pour le prolétariat révolutionnaire.

    Mais Marx n’était pas un intellectuel de salon, lui qui affirmait  que «les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, [que] ce qui importe c’est de le transformer». Les expulsions successives dont il fut l’objet, sont à la mesure de la crainte que ses idées et son action suscitaient auprès de la réaction. Chez lui, les réflexions théoriques et politique et l’activité pratique se sont toujours conjuguées et mutuellement enrichies. Avec Engels, il s’est toujours impliqué dans l’organisation et dans les combats de la classe ouvrière, et a œuvré inlassablement à doter le mouvement ouvrier de la théorie et la tactique du socialisme prolétarien révolutionnaire ou communisme. en menant un combat énergique contre les courants petits bourgeois, utopistes anarchistes, non prolétariennes, Au cours de la révolution démocratique que connut l’Europe et notamment l’ Allemagne  en 1848, il déploya une activité intense tant dans le développement, que dans la direction, l’organisation et l’orientation, du mouvement populaire.

     Marx, grand éducateur et dirigeant du prolétariat international

    Marx est en effet l’exemple de l’internationaliste conséquent. Sa pensée s’est forgée et s’est enrichie au contact de la pensée de l’histoire et des expériences qui sortaient du cadre strictement allemand. Les trois sources du marxisme, il faut le rappeler en effet, ce sont la philosophie allemande, l’économie politique anglaise et le socialisme français. Il s’est montré très tôt conscient de la nécessité de la solidarité internationale et de l’union des prolétaires de tous les pays face à l’internationalisation du capital, et face à la solidarité de la classe des exploiteurs par-delà les frontières, et cela l’avait naturellement conduit à envisager la révolution prolétarienne participé dans une perspective internationaliste.

    Dès l’année 1846 déjà, il avait à la création d’un Bureau international communiste de correspondance de Bruxelles. La Ligue des communistes à laquelle il adhéra était sans doute composée en majorité de militants allemands; mais elle affirmait déjà sa vocation internationaliste en intégrant dans son sein des militants belges, anglais. C’est donc en toute logique qu’il fut l’inspirateur du célèbre mot d’ordre international du Manifeste du Parti communiste: «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !».

     

    Mais c’est au cours des années 1860, qu’à la faveur d’un recul relatif de la réaction qui avait suivi l’écrasement des mouvements révolutionnaires de 1848 , et de la recrudescence du mouvement ouvrier, qui en a résulté, qu’il estima le moment venu de matérialiser le projet qui était donc le sien depuis les années 1840: en finir avec la dispersion du mouvement ouvrier, œuvrer à la mise en place d’un organisation internationale de la classe ouvrière.

    Le 28 septembre 1864 donc à Londres, fut fondée l’Association internationale des travailleurs, la Ier Internationale. Marx fut le principal animateur et le chef idéologique de cette organisation jusqu’à sa dissolution en 1872 après son transfert à New-York. La 1er Internationale n’était guère homogène; les organisations ouvrières qui y étaient représentées étaient loin de partager la même orientation idéologique, les mêmes traditions de lutte: des anarchistes proudhoniens, bakouniniens, des trade-unionistes. Lassalliens, côtoyaient des marxistes. Mais Marx mena un combat contre tous ces courants opportunistes, s’efforçant ainsi de forger «une tactique unique pour la lutte prolétarienne de la classe ouvrière dans les divers pays». (Lénine).

    C’est son activité inlassable et multiforme, dans une situation matérielle difficile voire de misère malgré l’aide d’Engels qui acheva de ruiner sa santé. Marx avait sacrifié sa vie à la cause du prolétariat et de la révolution.

    Mais 46 ans après l’écrasement de la Commune de Paris, 34 après sa mort, la classe ouvrière russe, sous la direction du Parti communiste (bolchevik), par la Grande Révolution d’Octobre 1917, mettait fin à la domination de la bourgeoisie russe, instaurait, à travers le gouvernement des soviets, l’Etat de dictature du prolétariat, et se lançait hardiment dans l’édification du socialisme. La justesse des analyses et des enseignements de Marx se trouvait ainsi confirmée.

     Après la victoire sur le nazisme, victoire grâce au rôle décisif joué par les peuples de l’URSS sous la direction de Staline, après l’instauration des démocraties populaires en Europe de l’Est et avec la victoire des mouvements anticoloniaux et de libération nationale dans de nombreux pays coloniaux et dépendants, c’est une partie importante de l’humanité qui pouvait se réclamer à bon droit et avec fierté de l’enseignement de Marx.

    Aujourd’hui, il est de fait que le socialisme connaît un certain recul, consécutif à la dégénérescence révisionniste du PCUS (b) et à la restauration du capitalisme en Russie et dans les démocraties populaires, et il est de fait que ce recul a permis au vieil arsenal anticommuniste de s’enrichir de nouveaux «arguments». On présente volontiers le marxisme comme dépassé, ou alors comme source de barbarie; on conteste son caractère scientifique; chez nous, c’est le sempiternel refrain sur «une idéologie d’importation étrangère, incompatible avec nos sociétés africaines..»Mais nous sommes persuadée que cette situation de recul est provisoire.

    En effet, la crise générale du système capitaliste, l’exacerbation des contradictions insurmontables de l’impérialisme sont indéniables et confirment les analyses de Marx et la justesse scientifique du marxisme et du marxisme-léninisme; elles mettent plus que jamais en évidence le socialisme comme une nécessité historique et comme l’unique voie de salut pour l’humanité. Il incombe donc aux partis communistes de s’emparer de cette science pour conduire le prolétariat et les masses populaires dans leur lutte émancipatrice. C’est ainsi que se pose la question.

    GLOIRE ÉTERNELLE A K. MARX GRAND DIRIGEANT ET ÉDUCATEUR DU PROLÉTARIAT INTERNATIONAL !

     

    • C’est dans cette voie que notre Parti, -PCT- s’est engagé avec enthousiasme, et chaque jour nous apporte la preuve de l’universalité et de l’actualité de Marx et du marxisme-léninisme. Ainsi, lorsqu’à la suite du mouvement insurrectionnel populaire qui embrasa notre pays en 1990-1991, la bourgeoisie libérale togolaise s’engagea dans le voie de la conciliation et des négociations avec le pouvoir autocratique en proclamant que la solution pour la démocratie passait par la tenue d’une «conférence nationale souveraine» suivie de la formation d’un «Gouvernement de transition», puis de l’élaboration d’une constitution «démocratique», et tout cela sans toucher à l’autocratie, ce sont les enseignements de Marx et de Lénine, qui ont guidé notre Parti, lui ont permis d’y voir clair dans cette situation, d’éviter le bourbier de la voie conciliatrice et de proposer la seule voie qui répondait aux intérêts de la démocratie et du peuple, celle de l’organisation et de la lutte.

     

    • Quand en décembre 1991, l’autocrate Eyadéma a fomenté son putsch contre le gouvernement de transition issu de cette fameuse «conférence nationale souveraine» et dirigé par Koffigoh, les communistes et les démocrates n’en ont pas été du tout surpris. En effet, ils savaient ce genre de scénario prévisible. Il leur suffisait pour cela de se référer à Lénine dans les «Deux tactiques de la social–démocratie dans la révolution démocratique»: par cet  ouvrage écrit en juin-juillet 1905, Lénine fustigeait la tactique conciliatrice élaborée par les mencheviks dans une conférence fractionniste tenue à Genève. Mais il est notable que Lénine appuyait sa démonstration sur l’expérience et l’exemple de Marx, comme il le précise lui-même: «La conférence a également oublié qu’aussi longtemps que le pouvoir restera entre les mains du tsar, toutes les décisions de tous les représentants quels qu’ils soient, se réduisent à des bavardages aussi creux et pitoyables que les «décisions» du fameux parlement de Francfort lors d la révolution allemande de 1848. Ce qui valut précisément aux libéraux genres Osvobojdénié de Francfort, les cruels sarcasmes dont Marx, porte-parole du prolétariat, les cinglait dans sa Nouvelle Gazette Rhénane, c’est qu’ils prononçaient de belles paroles, adoptaient toutes sortes de «décisions» démocratiques, «instituaient» des libertés de tout genre, mais en fait laissaient le pouvoir dans les mains du roi et n’organisaient pas la lutte armée contre la force militaire dont celui-ci disposait. Et pendant que les précurseurs locaux de l’Osvobojdenié discouraient, le roi guettait le moment propice, augmentait ses forces militaire; si bien que la contre-révolution, s’appuyant sur une force réelle, battit à plate couture les démocrates avec toutes leurs «décisions». On peut vérifier ici la force que représentent dans la réalité les enseignements de Lénine et de Marx, cette idéologie prétendument étrangère. On comprend mieux la nécessité de l’étudier. 

    C’est donc à juste titre que la pensée et l’action de Marx continuent de rayonner de par le monde, et d’inspirer des millions de communistes, de prolétaires et de travailleurs. Nous sommes certains qu’il en sera toujours ainsi, et ce jusqu’à ce que le communisme, ce spectre qui continue de hanter la bourgeoisie, devienne réalité, pour le plus grand bien de l’humanité.

    VIVE L’INTERNATIONALISME PROLÉTARIEN !

     

    C’est à cela que visent les efforts conjugués des communistes et du prolétariat international et des masses travailleuses du monde. Les communistes du Togo se tiendront résolument à leur poste dans ce noble combat.

     

    GLOIRE ÉTERNELLE A K.MARX GRAND DIRIGEANT ET ÉDUCATEUR DU PROLÉTARIAT INTERNATIONAL !

     

    GLOIRE ÉTERNELLE A F. ENGELS SON COMPAGNON ET FIDÈLE AMI !

     

    VIVE L’INTERNATIONALISME PROLÉTARIEN !

     

     

    Lomé, le 8 mars 2018

    Le Parti Communiste du Togo

  • Projection débat : Quelle frontière entre la démocratie et le fascisme ?

    Projection débat : Quelle frontière entre la démocratie et le fascisme ?

    L’Unité Communiste Lyon invite ceux et celles qui le désirent à une projection du film de Peter Watkins : Punishment Park, puis à débattre autour de la question de la répression, de la démocratie, du fascisme…

    USA, 1971.

    Dans une Amérique de fiction -terriblement réaliste- la loi McCarren (loi qui a réellement existé) est mise en œuvre. Face à l’enlisement de la guerre du Vietnam, du mouvement des droits civiques, des mobilisations anti-guerre, l’état d’urgence est déclaré. Il permet de placer en détention « toute personne susceptible de porter atteinte à la sécurité intérieure ». Les condamnés ont deux options : la prison ou le Punishment Park.

    3 jours, 40km de désert. Ni eau, ni nourriture. Seul objectif : un drapeau américain. Celui qui l’atteint est gracié. Mais, aux trousses des condamnés, les forces spéciales sont lancées, armées et motorisées.

    Ce documentaire-fiction de Peter Watkins a causé un scandale tel, à sa sortie, qu’aucune salle des USA n’a voulu le diffuser. Il pose la question cruciale :où finit la démocratie et où commence le fascisme.

    France, 2019.

    L’état d’urgence est rentré dans la constitution en septembre 2017. Il est désormais permanent. L’administration peut prendre des mesures sans aval de la justice. Les lois sur la presse et sur les manifestations étranglent l’expression démocratique. La répression policière, la propagande, les provocations ont été indénombrables ces derniers temps.

    En pleine lutte sociale, dans un Etat qui mène une guerre contre son peuple, voyons-nous arriver des « mesures préparatoires » au fascisme, pour reprendre la formule du bulgare Georges Dimitrov ?

    Sommes-nous au crépuscule de la démocratie et à l’aube d’un nouveau régime ?

    L’Unité Communiste de Lyon vous invite le 5 mars 2019, à 18h, au centre culturel Mésopotamie, à venir assister à la projection de Punishment Park et à venir discuter et débattre : « Quelle frontière existe entre la démocratie et le fascisme ?

  • Rejetons la politique des exploiteurs ! Tract de l’UCL

    Rejetons la politique des exploiteurs ! Tract de l’UCL

    Rejetons la politique des exploiteurs !

    Depuis son apparition, le mouvement des Gilets Jaunes s’est déclaré apolitique et apartisans. Cela a fait grincer des dents certains requins de la politique, qui pensaient pouvoir l’instrumentaliser pour nourrir leurs projets électoraux.

    Nous-mêmes, nous sommes des militants politiques. Nous ne voulons pas le cacher car nous ne sommes pas des sous-marins qui se camouflent dans les luttes en mentant sur notre identité.

    Pourtant nous ne pouvons que comprendre le fait que les Gilets Jaunes rejettent la « politique » telle qu’elle est faite.

    Nous partageons le même dégoût de celle-ci. Elle nous répugne au plus haut point.

    La « politique » politicienne n’est qu’une fraude. Elle n’est qu’une réclame publicitaire. Ces promoteurs sont une clique de charognards qui ne recherchent les voix des électeurs qu’avec l’idée d’occuper un fauteuil confortable pour nourrir leur clientèle et servir les intérêts des exploiteurs. Tout au plus offrent-ils quelques nuances dans la manière dont ils exécutent les ordres qui leur sont donnés.

    En tout premier lieu, l’État sert le cartel des grandes entreprises et des grandes banques de France. Il décide de la politique qui sera appliquée.Même Hollande, élu avec un tout autre programme, a appliqué celui qui lui a été dicté.

    Ce cartel d’intérêts mène une diplomatie et une politique sur laquelle il est interdit à la population d’avoir un avis. Les guerres que lance la France, en Libye, en Syrie, au Mali, en Côte-d’Ivoire, en Guinée… Sont un domaine sur lequel aucun vote n’est fait, ni aucun débat. Les contrats que passe la France avec de sanglantes dictatures sont plus importants que les votes.

    L’Ecole nous a vendu la Démocratie et la République comme la perfection absolue. Mais cette perfection vole en éclat sous les tirs des flashballs, elle est réduite en pièce par les éclats de grenades.

    Comment ne pas être écœuré d’entendre parler des politiciens et des politiciennes déconnectés de la réalité, qui vomissent leur mépris du peuple, tandis qu’eux -et elles- n’ont jamais travaillé de leur existence ?

    Comment comprendre que les destinées d’ouvriers, de paysans, d’employés, de précaires, de chômeurs, soient entre les mains d’individus qui n’ont jamais fait autre chose que d’être des carriéristes au sein de leurs organisations ?

    Les scandales a répétition qui concernent des hautes personnalités ne font que montrer, les rares fois où des enquêtes ont lieu, la corruption généralisée qui gangrène l’État. Pour un Benalla repéré, combien sont encore tapis dans l’ombre, à poursuivre leurs exactions.

    Et quand la justice condamne, les peines sont si ridicules qu’elles la déshonorent. Même condamnés à de la prison ferme, les politiciens n’y mettent jamais les pieds.

    Les députés absents et les sénateurs et sénatrices assoupies, les ministres narquois et méprisants… En effet, comment ne pas être horrifiés ?

    Nous rejetons cette « politique », nous aussi. Nous pensons qu’elle est une mascarade.

    En rejetant cette politique politicienne, les Gilets Jaunes sont devenus le mouvement le plus politique qu’il y ait eu en France, depuis des années !

    Les Gilets Jaunes, le mouvement le plus politique depuis des décennies.

    Les Gilets Jaunes donnent, en vérité, une leçon de politique et une leçon de démocratie à la France entière. Ils ont démontré aux yeux de tous que l’État écrasait ceux et celles qui remettent en cause son ordre.

    Le mouvement des Gilets Jaunes a été un rappel vibrant du véritable sens du pouvoir. Le fait de « pouvoir faire ». Si la démocratie se limite, comme le disent nos exploiteurs, à la liberté de parole, elle n’est qu’un mot creux. Sans possibilité de réaliser ce que nous disons, notre liberté ne vaut rien.

    En s’organisant, en débattant, en mettant en œuvre une véritable démocratie populaire, les Gilets Jaunes restaurent le véritable sens du mot liberté, du mot démocratie, du mot pouvoir. C’est pour cela que le gouvernement les hait. C’est pour cela que les partis politiques électoralistes les sabotent.

    Parce que la colère populaire se dirige aujourd’hui contre le régime, contre la manière dont la démocratie a été usurpée. Elle remet en cause le fait que, contre vents et marées, le pouvoir continue à exécuter le travail qui lui a été donné par ses maîtres, les milliardaires de France, les banquiers, les exploiteurs.

    Nous ne voulons pas faire « de la politique », nous voulons remettre le pouvoir entre les mains du peuple.

    Notre démocratie n’est pas la leur. La leur est celle des élections qui ne changent rien, des intimidations, de la corruption, des Benalla au-dessus des lois. Elle est celle des négociations secrètes, des réunions d’alcôves où les droits du peuple sont bradés en échange de privilèges et de postes.

    Notre démocratie est celle de ceux, de celles, qui apportent au monde toutes les richesses de leur travail. De celui qui cultive la terre à celle qui travaille dans les usines. Notre démocratie est celle du débat sur comment répondre aux besoins immenses du peuple, non de savoir comment augmenter les taux de profit des grands patrons du CAC40. Notre démocratie est celle qui se dresse contre eux, contre leurs plans de partage du monde, contre leurs projets d’asservissement de nos frères et sœurs, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs.

    Notre démocratie, les grands cartels d’exploiteurs, de banquiers, d’exploiteurs et de profiteurs l’appelleront dictature. Parce qu’il seront privés de leur droit le plus précieux, le plus fondamental : celui de vivre du travail d’autrui, de voler les richesses produites.

    Ils l’appelleront dictature et la haïront de toutes leur forces, parce qu’elle les forcera à devoir travailler de manière honnête pour vivre. Ils feront tout pour la détruire, pour restaurer leur ordre injuste et criminel.

    Mais ils échouerons, car notre unité sera plus fort, plus sincère, plus puissante que leurs manœuvres. Ces profiteurs pensent que nous ne sommes rien. Soyons tout !

    Devenons le centre politique du pays !

  • Ensemble ! La Grève !

    Ensemble ! La Grève !

    Mobilisé.es – Gilets Jaunes -Syndicats – Organisations politiques

    Marchons toutes et tous ensemble !

    Macron et la classe qu’il sert, la grande bourgeoisie, nous mène la guerre. Depuis son élection, il a mené assauts sur assauts contre tout ce la lutte sociale a pu arracher aux exploiteurs depuis le XIXe siècle.

    Le Gouvernement Macron-Philippe-Castaner s’en est pris aux salaires, aux conditions de travail, à la sécurité sociale, au chômage, à la retraite, à l’éducation, aux impôts… Son offensive frappe tous ceux et celles qui ne vivent que de leur travail.

    L’avenir que nous réserve Macron est celui de la misère, de la dette, de la précarité, de la maladie. Aujourd’hui, 5 février, nous sommes toutes et tous dans la rue pour clamer notre rejet de celui-ci ! C’est notre travail, notre temps, notre sueur qui produit les richesses du monde. Le monde est à nous !

    Macron ne reculera pas. Il a le revolver sur la tempe de ses donneurs d’ordres, de ceux qui, tout en bénéficiant de réductions d’impôts, ont financé sa campagne. Il ne reculera pas sur l’ISF. Il ne reculera pas sur la CSG, il ne reculera pas sur les taxes, les impôts, sur la liquidation qu’il opère de toutes les protections sociales. Il ne recule pas car il pense que l’orage de la lutte gronde, certes, mais qu’il s’éloignera ou s’épuisera. Il compte sur la fatigue, l’épuisement, le découragement.

    Il fourbit déjà d’autres plans : appliquer le programme de CAP2022, pour offrir d’immenses cadeaux aux banques, pour privatiser des nationales, pour détruire les corps des fonctionnaires, pour liquider les derniers services publics.

    Il se croit invulnérable, même face aux menaces de grève générales, parce qu’il voit les luttes comme dispersées, éclatées, s’épuisant et s’affaiblissant…

    Mais nous allons lui prouver le contraire !

    Abattons les murs entre les luttes ! Qu’elles se rejoignent toutes !

    Nous marchons encore de manière séparées. Mais cela doit cesser. Les différentes luttes ne sont pas concurrentes, elles se complètent. Les modes opératoires se renforcent les uns les autres. Les manifestations lycéennes, les blocages d’universités, les grèves professorales, ouvrières, les occupations de ronds-points, les actes successifs… Chacune apporte sa pierre à la lutte, la renforce et la complète. Mais il s’agit de faire plus que la « convergence des luttes », il s’agit d’en faire la synthèse !

    Les Assemblées Populaires sont un creuset dans lequel elles peuvent se fondre, fusionner, se renforcer et faire naître une réponse plus puissante, une véritable lame de fond qui balaiera toute la société. L’Assemblée d’Assemblées de Commercy pose les bases d’une jonction entre toutes celles qui sont apparues. L’Unité Communiste de Lyon soutien son appel.

    C’est dans ces assemblées que ceux et celles qui luttent peuvent se réunir et passer de la défense à la contre-attaque.

    Face aux revendications de ceux et celles qui se mobilisent, le gouvernement a répondu. Le régime à montré son visage. Chaque samedi, celui qui arpente la rue pour clamer sa colère ne peut savoir s’il rentrera chez lui. Interpellations, gardes-à-vues, mutilations permanentes, mort soudaine… tout peut arriver tant la répression est féroce.

    Il est déjà possible d’arrêter sur des soupçons. Demain, avec la loi anti-manifestation, il sera possible à l’État de choisir qui peut ou ne peut pas sortir de chez lui. La France se mue en prison à ciel ouvert.

    Construisons l’opposition extra-parlementaire ! Bâtissons la démocratie populaire !

    L’illusion des élections ne trompe plus. Nous en avons assez de voir la démocratie réduite à un chèque en blanc donné à des élus qui ne font que s’engraisser sur notre impuissance. Nous en avons assez de la voir limitée à savoir quel maître exécutera le programme du MEDEF, des exploiteurs, des grands bourgeois. De voter pour déterminer qui nous écrasera, qui nous réprimera.

    Nous sommes légitimes. Nous détenons chacun une fraction du pouvoir réel. Organisés, nous pouvons imposer notre propre démocratie : une démocratie populaire, celle des travailleurs en action ! Celles de ceux qui n’ont rien, qui « ne sont rien », mais qui deviendront tout !

    Les prochaines élections seront le bal des trahisons. Rejetons -les ! Boycottons-les ! Montrons notre opposition par l’abstention massive. Organisons-nous en opposition extra-parlementaire, autour de nos assemblées, notre démocratie. Formons L’État-major des luttes et remportons la victoire !

     

    -Retrouvez l’affiche de la CGT Info-Com ici : https://www.infocomcgt.fr/wp-content/uploads/2019/01/2019_01_31_InfoCom-CGT_Affiche_GJGR-Ensemble.pdf

  • Toutes et tous unis contre les exploiteurs

    Toutes et tous unis contre les exploiteurs

    Toutes et tous unis contre les exploiteurs


    Nous sommes pour l’unité la plus large contre les attaques du gouvernement, contre sa répression et sa violence, contre ce régime despotique au service des exploiteurs capitalistes.

    Notre unité s’est faite dans la lutte, dans le fait de marcher ensemble, de subir ensemble les tirs de Flash-balls, les bombardements de lacrymogènes, les lancers de grenades. C’est une unité qui a été scellée dans le sang. Nous étions des étrangers les uns pour les autres, des inconnus. Désormais tous ceux qui portent le gilets jaunes sont devenus des frères et sœurs de combat.

    Halte aux diviseurs et aux provocateurs racistes

    Seulement certains veulent briser cette unité. Ils décrètent que des camarades gilets jaunes, parce qu’ils sont nés avec une autre couleur de peau, parce qu’ils aiment d’autres personnes, parce qu’ils pratiquent d’autres religions, sont indignes de vivre et doivent être liquidés. Voilà ce que pensent ces agresseurs lâches. Ils instillent la haine et fracturent nos cortèges pour imposer leurs mots d’ordres.

    Le samedi 26 janvier, à Lyon, une bande de 80 militants fascistes ont formé une colonne pour attaquer des gilets jaunes jugés «gauche» ou des d’origine immigrée. Ce n’était pas le premier incident de ce type. Des groupes fascistes organisés, essentiellement du «Bastion social», identitaires ou Action Française, ont entrepris à plusieurs reprises d’infiltrer les cortèges de gilets jaunes pour commettre ce type de forfaits. Et les choses s’aggravent semaine après semaine.

    Le racisme, le sexisme, l’homophobie, l’antisémitisme… C’est cela qui créé la division ! Les dénoncer et les chasser nous rend plus fort, plus unis, plus sincèrement liés dans un combat commun. D’autant que ce combat commun, ils s’en moquent !

    Ne laissons pas les gilets jaunes être les otages de traîtres !

    Nous savons qu’il existe des positions différentes dans le mouvement, que chacun porte son opinion. C’est très bien ainsi. Mais nous dénonçons les manœuvres de ces traîtres à la cause ! Ils ont commis un acte d’une gravité extrême en prenant en otage les cortèges de gilets jaunes pour imposer leurs mots d’ordres de diversion, pour éloigner le combat de ses revendications !

    Ils diffusent de fausses informations, des rumeurs, des mensonges conspiratifs car ils ne veulent pas de revendications sociales ! Ils sont contre ce pour quoi les gilets jaunes se battent. Ils ne sont ni pour l’augmentation du SMIC, ni pour la justice fiscale. Ils ne combattent pas le capital financier et ne son pas pour une démocratie du peuple. Eux ne sont que pour un Etat policier dont ils seraient les maîtres absolus !

    Jamais ils n’ont été dans la rue pour défendre le code du travail, pour défendre l’école, pour défendre les hôpitaux, pour défendre les opprimés et les exploités. Au contraire ! ils ont toujours voté pour les lois qui écrasent le peuple, tout ce qui alourdit son fardeau. Ces mercenaires au service des capitalistes attaquaient les manifestations. Ils servaient d’auxiliaires zélés de police, toujours prêts à servir d’indicateurs, de mouchards.

    Les fascistes poignardent dans le dos les Gilets Jaunes

    Hier, le rassemblement national s’est prononcé contre la hausse du SMIC. Demain il votera la loi anti-gilets jaunes, traîtreusement nommée loi « anti-casseurs », car elle correspond à son programme anti-populaire et anti-social.

    Jamais le « bastion social » ne parle des revendications populaires. Jamais il ne parle du RIC. Il ne fait que diffuser ses mensonges haineux. Et quand ils disent « nos SDF d’abord » c’est uniquement pour diviser entre français et immigrés. Mais chaque fois que des mairies deviennent d’extrême-droite, voire des pays, les premières lois passées ont été contre ceux qui n’ont rien, pour aggraver leur misère, voir les mettre en esclavage. C’est ce que fait l’Italie, c’est ce que fait la Hongrie.

    En France, le RN/FN est le 1er parti en termes d’élus mis en examen. Les fascistes sont les élus les plus corrompus de France. Ils sont dans tous les coups tordus, dès qu’il y a des profits à en tirer.

    Dehors les agents des exploiteurs !

    Ils se disent « patriotes » mais ce sont eux qui négociaient des contrats avec Daech pour la société Lafarge. Ce sont eux qui ont vendu les armes qui ont servi à faire les attentats en France. En fait de « patriotes », leur seul travail est d’anesthésier ceux qui souffrent, ceux qui se révoltent, et de les vendre pieds et poings liés à leurs premiers bourreaux : les banquiers et les grands patrons français. Leurs discours pleurnichant ont le même fond : qu’ils disent défendre la race, la patrie, la nation, dans le fond ils ne défendent que les intérêts d’impitoyables exploiteurs.

    Nous ne voulons pas d’un Führer, d’un Roi, d’un dictateur aux ordres des cartels de la bourgeoisie. Nous voulons remettre le pouvoir entre les mains du peuple, créer la démocratie populaire, unir tous les exploités et les opprimés dans leur combat contre nos bourreaux.

    Eux, leur seul rêve est d’être appelés au pouvoir pour réprimer de toutes leurs forces ceux qui ne veulent plus être écrasés sous les chaînes de l’exploitation, ceux qui veulent mettre fin à l’oppression et à la misère.

    Ce sont des traîtres à la lutte, des ennemis du peuple, les sbires des exploiteurs !

    Ils n’ont pas leur place dans les manifestations, dans les cortèges ! Chassons-les !

  • Un important week-end révolutionnaire à Berlin. – Communiqué commun UCL & UPML –

    Un important week-end révolutionnaire à Berlin. – Communiqué commun UCL & UPML –

     

    Un important week-end révolutionnaire à Berlin.

    – Communiqué commun UCL & UPML –

     

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste ont participé conjointement à deux événements d’importance, le week end du 11-13 janvier, à Berlin.

    D’une part, nous avons défilé pour commémorer le centième anniversaire de l’assassinat de Karl Liebknecht et de Rosa Luxembourg. D’autre part, nous avons participé au 50ème anniversaire de la construction du MLPD.

    La mairie de Berlin a fait interdire le meeting à l’endroit prévu, en prétextant des questions techniques. Ces manœuvres de la part des bourgeois et des réactionnaires se sont multipliés ces derniers temps. Elles ne sont, finalement, qu’une couronne de fleurs adressée aux militants et militantes du MLPD. L’Etat Allemand reconnaît que cette organisation est une nuisance suffisante pour l’entraver.

    Mais en seulement 2 jours, une autre salle a pu être réservée où des centaines de personnes ont pu suivre le programme enthousiasmant avec l’intervention de la présidente Gabi Fechtner, le spectacle autour de la révolution de Novembre, monté par l’organisation de jeunesses REBELL et les contributions des nombreux représentants d’organisations révolutionnaires internationales.

    L’anniversaire de 50 ans de construction du Parti en Allemagne a été l’occasion pour celui-ci de présenter sa liste « Alliance internationaliste » pour les élections européennes. Pour le MLPD, les élections européennes sont une manière de pouvoir s’exprimer sur la question de l’alliance impérialiste qu’est l’Europe, mais également de dénoncer la prétendue démocratie bourgeoise.

    On a appris les menaces fascistes proférées à l’encontre de plusieurs membres du MLPD,  Les fascistes reconnaissent que le MLPD est un ennemi implacable de leurs thèses et de leurs tentatives pour reconstituer leur « paradis perdu ».

    Ces intimidations n’ont jamais fait fléchir les communistes, qui bénéficient du soutien populaire. Elles ne feront pas plier nos camarades Allemands, ni leur organisation de jeunesse REBELL.

    Le lendemain, la manifestation Luxembourg, Liebknecht, Lénine, s’est tenue avec 15 000 participants. Nous avons défilé, drapeaux au vent, , aux côtés des membres de l’ICOR, vêtus du Gilet Jaune, en solidarité avec la lutte sociale en France. Sous la pluie battante, nous sommes allés rendre hommage sur la tombe construite pour honorer la mémoire des dirigeants du mouvement Spartakiste.

    En 1918, le peuple Allemand, soulevé contre la guerre, à chassé l’Empereur Guillaume II et a proclamé la République. Seulement, cette République demeurait entre les mains des grands industriels, des grands propriétaires fonciers. C’était une République d’exploiteurs et d’oppresseurs, construite pour perpétuer cette exploitation, cette oppression. Tous n’ont pas accepté que cela en reste là. Mobilisés, en armes, les ouvriers, les paysans, les soldats se sont dressés, suivant l’exemple d’octobre 1917 en Russie, pour construire une République démocratique et populaire, pour que non seulement l’Empire, mais également le capitalisme s’effondre.

    L’ensemble des partis bourgeois se sont dressés, soutenus pas les Alliés, pour écraser cette révolution socialiste naissance dans le feu et dans le sang. En assassinant Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, les meurtriers pensaient détruire la révolution prolétarienne et socialiste. Ils n’ont contribué qu’à rendre immortels les Spartakistes, à les faire rentrer dans l’histoire. À faire qu’ils rejoignent un passé commun, une expérience commune, dont nous saurons tirer le meilleur. Surtout, ils se sont tous disqualifiés aux yeux de l’humanité entière comme des ennemis du peuple, comme des bourreaux et des assassins n’apportant que la misère, la famine, la guerre et la mort.

    La Révolution Allemande nous apporte des enseignements tragiques. L’extermination des révolutionnaires par la Sociale-Démocratie Allemande a montré quelle confiance il était possible d’accorder dans la « gauche » traître et tourne-casaque que sont les réformistes.

    La volonté révolutionnaire des masses populaires, surtout de la classe ouvrière ne manquait pas contrairement au besoin terrible, immense, de l’organisation politique d’avant-garde, du Parti. Face à un ennemi impitoyable et organisé, nous n’avons pas d’autres choix que d’être organisés pour être efficace, pour parvenir à remplir nos objectifs.

    Nous ne fantasmons pas sur le Parti par fétichisme malsain. C’est parce qu’il est nécessaire que nous devons consacrer nos forces à le fonder. Il est l’outil incontournable qui peut permettre de mobiliser et d’organiser les masses contre la dictature orchestrée par la grande bourgeoisie, au travers de son État. Or, cet outil ne peut s’improviser. Il ne peut sortir soudain par magie. Il demande un travail conséquent, important.

    Nous ne sommes pas des romantiques qui rêvons au grand soir. Nous ne voulons pas rêve à la société parfaite, nous voulons la construire. Notre état d’impuissance, à l’heure actuelle, notre faiblesse, notre désorganisation nous est insupportable. Nous voulons quitter ce temps des sectes en guerre les unes contre les autres, nous voulons avancer !

    Pour commencer, nous voulons construire une alliance des révolutionnaires !

    Nous pensons qu’en tant qu’organisations communistes présentes dans l’Etat français, nous avons un rôle à jouer. Dans la lutte actuelle, dominée par le combat des Gilets Jaunes, les organisations communistes ont joué un rôle nettement insuffisant. Le mouvement des Gilets Jaunes, par sa nature spécifique, pose des questions politiques : Dans quel régime vivons-nous ? Quelle démocratie voulons-nous ? Le peuple peut-il prendre le pouvoir sous la capitalisme?

    Ces questions, seuls les communistes peuvent y répondre de manière conséquente, sans tomber dans l’économisme ou le réformisme. Mais, à l’heure actuelle, notre capacité à défendre des positionnements politiques n’est pas à la hauteur de la tâche qui nous incombe. C’est un fait que, d’une manière générale, nous pouvons tous déplorer. Cependant, la situation demeure.

    Nous avons une responsabilité immense entre les mains. Nous devons nous montrer à la hauteur de celle-ci. Nos organisations ont la taille qu’elles ont, mais cela ne remet pas en cause la légitimité de notre démarche. Nous voulons tendre la main à ceux et celles qui se revendiquent, comme nous, du communisme, de la révolution prolétarienne, de la volonté de construire le socialisme.

    Nous voulons nous rencontrer, nous connaître les uns les autres, nous parler. Mais surtout pouvoir nous exprimer d’une seule et même voix. Que la position des communistes puisse être connue et reconnue dans les luttes, dans les combats. Nous proposons que naisse une alliance des révolutionnaires, qui puisse porter les mêmes positions, le même message.

    Ce n’est qu’une étape. Mais elle est une étape essentielle.

     

    Nous voulons faire vivre l’ICOR en France !

    Nos deux organisations sont membres de l’ICOR en France. Nous ne sommes pas seuls en France. Les amis de l’ICOR, les militants et militantes d’organisations étrangères membres de l’ICOR, mais également ceux et celles qui veulent s’investir dans la coordination internationale existent. Dans le but de nous rassembler, de relayer les campagnes internationales, de créer les liens et la solidarité, nous initierons prochainement un Comité ICOR-France.

    Nous invitons ceux et celles qui veulent participer à la création de ce comité à prendre contact avec nous. Nous invitons les organisations qui luttent contre l’impérialisme français, contre le colonialisme et le néo-colonialisme à se mettre en lien avec nous, que nous puissions avancer ensemble, contre le même oppresseur : la grande bourgeoisie de France, l’impérialisme français et ses alliés européens et internationaux.

    Nous savons qu’un long travail nous attend, semé d’embûches. Cependant, l’exemple du MLPD, l’exemple de l’ICOR et des partis communistes combatifs qui la compose, l’exemple de l’histoire des luttes ouvrières, nous donne confiance. Nous savons qu’il est possible d’avancer, de grandir, de triompher.

    Avançons ensemble pour la construction du Parti Communiste !

     Avançons ensemble pour que naisse l’alliance révolutionnaire !

    Avançons ensemble pour que naisse l’ICOR en France !

    Vive la lutte ! Vive le communisme !

     

  • Communiqué du Comité de soutien au Rojava, Lyon

    Communiqué du Comité de soutien au Rojava, Lyon

    Ce communiqué à été écrit dans le cadre d’un comité de soutien au Rojava à Lyon, auquel participe plusieurs organisations progressistes et révolutionnaires. Il a été diffusé en tract au cours d’un rassemblement de soutien au combat de la politicienne Kurde Leyla Güven à Lyon, le vendredi 25 Janvier 2019.


    Contre l’agression impérialiste au Proche-Orient, soutenons le Rojava !

    La défaite de l’organisation fasciste obscurantiste Daesh est presque consommée, grâce notamment à la lutte héroïque des combattants et combattantes des YPG, YPJ, et de toutes les autres forces unies au sein des Forces Démocratiques Syriennes. La paix n’est cependant pas à l’ordre du jour, le régime fasciste turc ayant affirmé sa volonté de lancer une offensive meurtrière sur le Rojava, avec la bénédiction du gouvernement américain. Ne nous y trompons pas, le départ des forces américaine s’inscrit dans une stratégie plus globale de domination du Proche Orient. L’état Turc écrasera les peuples au nord de la Syrie, offrant une marge de manoeuvre pour leurs opérations futures des Impérialistes.

    Si les États-Unis opèrent un retrait tactique, ce n’est que pour pousser leurs alliés (français et allemands notamment) à avancer. Le conflit a atteint un degré nouveau, qui se traduit par un changement du mode opératoire. Les affrontements par milices interposées, permis par une exacerbation des conflits au sein du peuple (ethniques, religieux, entre hommes et femmes…), sont dépassés. Maintenant, les grandes puissances impérialistes se préparent à intervenir directement avec leurs forces armées. Chacun se prépare, veut sa sphère d’influence, veut écraser, diviser, dominer, et c’est pour cette raison que le projet révolutionnaire au Kurdistan Syrien (Rojava) représente un obstacle.

    Le Rojava est l’épine dans le pied des impérialistes, l’épine qui , à terme, va détruire leur projet de division, et de domination. Le projet mis en place au Rojava par le mouvement de libération Kurde permet aujourd’hui la cohabitation de tous les peuples, sans distinctions d’ethnies, de religions, de genres, ou de sexualités. Un danger réel, quand on sait que ces différences ont permis depuis toujours aux impérialistes de dominer le Proche-Orient.

    C’est notamment pour cette raison que le leader Öcalan est aujourd’hui incarcéré en isolement total par l’État turc, avec la bénédiction des puissances occidentales. Un isolement qui en dit long sur les intentions de ces grandes puissances ; toutes les interventions publiques auxquelles Abdullah Öcalan a eu droit ont en effet été vectrices d’apaisement dans la région. Une grève de la faim, soutenue dans plusieurs villes d’Europe, a lieu en ce moment même, pour exiger le droit à la parole pour le dirigeant kurde. Certains participant-e-s à cette grève, notamment Leyla Güven, sont dans un état de santé critique après deux mois de désobéissance civile. Leur lutte pour le droits des prisonniers politiques en Turquie ne doit pas être laissé sous silence !

    Nous devons toutes et tous protester !
    Contre l’agression impérialiste !
    Contre les despotes !
    Pour la libération des prisonniers politiques !
    Pour la paix et la liberté des peuples du Proche-Orient !
  • Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon sur la manifestations des 3L (Luxembourg, Liebknecht, Lénine) à Berlin.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon sur la manifestations des 3L (Luxembourg, Liebknecht, Lénine) à Berlin.

    Nous, militants de l’Unité Communiste de Lyon, avons défilé dans les rues de la capitale Allemande pour cet anniversaire. 

    Nous adressons notre salut le plus chaleureux à nos camarades Allemands du MLPD, de Rebell, de Rotfüchse. Nous les félicitons pour leur 50 ème anniversaire de la construction du Parti en Allemagne.

    Nous saluons nos camarades de l’ICOR et des amis de l’ICOR, nous sommes emplis de fierté d’avoir défilé parmi eux, à leurs côtés., pour rendre hommage aux martyrs de la Révolution Allemande.

    Nous saluons ceux et celles qui participent à l’alliance internationaliste pour dénoncer la montée de la réaction, tant en Allemagne qu’en Europe.

    Nous saluons la classe ouvrière d’Allemagne, dont les luttes, les combats, ont marqué l’Histoire et la marqueront encore !

    Nous saluons les syndicats combatifs d’Allemagne et leur lutte contre l’exploitation !

    Nous saluons les participants à la manifestation des 3L -Luxembourg, Liebknecht, Lénine- car jamais l’histoire ne doit être oubliée !    

    Nous sommes fiers d’avoir pu participer, aux côtés de nos camarades de l’UPML, tant au meeting du MLPD -qui s’est tenu en dépit des manœuvres de la mairie pour le saboter- qu’à la marche de commémoration.

    Nous pouvons voir ce que peuvent réussir les organisations qui ont pris à bras le corps la question de la construction du Parti Communiste. Des cortèges imposants. Des meetings faisant salle comble. Une organisation de jeunesse dynamique. Une production théorie permettant d’apporter un éclairage sur les questions actuelles.

    Cet exemple force le respect et emplit de confiance ce les résultats qu’un travail assidu et constant permettent d’obtenir.

    C’est vêtus du Gilet Jaunes, symbole de la lutte sociale en France, que nous avons arpenté les rues de la capitale. Nous n’étions pas seuls à avoir fait ce choix. Le conflit ouvert entre les masses populaires et l’Etat bourgeois est scruté de près par de larges pans des mouvements progressistes et révolutionnaires.

    Nous avons pu voir, au regard de l’expérience du MLPD, de l’expérience de la Révolution Allemande, quel chemin reste à parcourir. La grande lutte en France n’est pas la révolution. Mais il est une étape.

    La crise du capitalisme et les appétits insatiables de la grande bourgeoisie obligent le gouvernement -laquais des exploiteurs- à ne pas céder. À choisir l’épreuve de force en la pensant courte. Mais, en faisant cela, celui-ci à jeter dans la rue des centaines de milliers de personnes qui n’avaient jamais crié leur colère et exprimé leur misère. Chaque samedi, les coups de matraques leur ont appris le sens du mot République. Chaque intervention de Macron leur a appris le sens du mot Fraternité.

    Toute une génération de lycéens et de lycéennes ont vécu dans leur chair le plus grand cours d’éducation civique de l’histoire de l’enseignement.

    Jamais ils et elles ne l’oublieront.

    Les révisionnistes et les sociaux-démocrates se sont démasqués. Ils n’ont rien eu d’autres à dire à ceux qui subissent l’exploitation que « ne parlez pas de politique, votez pour nous ! »

    Une partie des directions syndicales n’ont rien eu de mieux à dire que « ne parlez pas de politique, ne luttez que dans les entreprises. »

    Ces tentatives pour brider le mouvement social sont vaines. Les questions politiques deviennent brûlantes. Le Référendum d’Initiative Populaire pose la question du régime politique dans lequel nous vivons et du désir de plus de démocratie. C’est une première étape. La seconde est celle du pouvoir, accaparé par une clique d’exploiteurs et de bandits. Elle est tant celle de la dictature du capitalisme que de la démocratie que nous voulons, populaire et vivante.

    Alors que le mouvement, pourtant, n’écorne qu’à peine l’ordre établi, déjà le pouvoir bourgeois sort de ses gonds. Les relais de presse, détenue en très large majorité par une clique de milliardaires, entrent dans une hystérie folle. Les éditorialistes rivalisent pour s’attaquer à ce mouvement. Soit ils le déclarent mort, soit fasciste, soit les deux.

    Médias, police et justice sont unis pour annihiler le mouvement. Le gouvernement produit on « grand débat » pour tenter de faire taire la contestation et la ramener dans les rangs bien balisés d’un terrain qu’il maîtrise.

    Pourtant, ce mouvement demande seulement peu de choses, encore.

    Qu’en sera t-il le jour où la question de l’exploitation et de son abolition se posera ?

    C’est pour faire face à la machinerie de l’État que nous avons besoin d’être organisés, structuré, forts, unis. Le Parti n’est pas un fétiche qui se proclame par goût universitaire. Il est un besoin concret et impérieux. Il est le besoin de l’outil qui permet de ne pas être broyé, mais également de triompher.

    De triompher et de pouvoir bâtir le monde de demain. Sans exploitation, sans oppression. Une société communiste.

    C’est son manque qui a contribué à la défaite de la Commune. C’est son arrivée tardive qui a manqué à la ligue Spartakiste. C’est son existence qui a permis la victoire bolchevique, chinoise…

    Nous ne devons jamais l’oublier.

    C’est pour cela que nous travaillons avec nos camarades Français de l’UPML aujourd’hui.

    C’est pour cela que nous travaillons avec ceux qui luttent contre le colonialisme et l’impérialisme français.

    C’est pour cela que nous tendons également la main à tous les communistes sincères, à tous ceux qui se posent la question de comment mettre fin à la misère, à la dictature bourgeoise, aux oppressions, aux guerres. Nous les appelons, ensemble, à avancer pour que nous renforcions le camp du peuple.

    Non seulement construire le Parti, mais construire les partis, qui, partout dans le monde, porteront la voix des opprimés et des exploités.

    Jusqu’à la victoire.

    Jusqu’au socialisme.

    Jusqu’au communisme.