Catégorie : Communiqués

  • Révolutionnaires, internationalistes, marchons ensemble le 1er mai !

    Révolutionnaires, internationalistes, marchons ensemble le 1er mai !

    Ce 1er mai, journée internationale des travailleurs et des travailleuses, doit être sous le signe de la combativité et de la solidarité ! L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste, toutes deux membres de l’ICOR, appellent à la constitution, à Lyon, d’un cortège révolutionnaire et internationaliste.

    Révolutionnaire, car le capitalisme et l’impérialisme ne sont pas amendables, ne sont pas réformables. Les Etats capitalistes et impérialistes sont des parodies de démocratie. 

    Internationaliste, car nous ne sommes pas seuls, partout dans le monde, les masses opprimées et exploitées rejettent leurs chaînes. Nous formons un seul front de lutte international, dans lequel les victoires et les défaites des uns sont également celles des autres. 

    Nous appelons les organisations et les individus qui défendent ces deux points fondamentaux à se joindre à nous et à renforcer ce cortège. Cette année est une année de combat ! Nous voulons juguler la dispersion qui caractérise la situation des forces combatives à l’heure actuelle. Nous pensons que la situation sociale -et par extension politique- nous pousse à devoir serrer les rangs, unir nos forces. 

    Ce cortège n’est pas une fin en soi, il est un point, pour que nous nous reconnaissions mutuellement comme partageant des objectifs, des principes, une volonté de triompher de l’ordre capitaliste et impérialiste. D’autant que cet ordre nous mène une lutte constante et impitoyable. 

    Le poids de la crise économique se fait sentir. La menace d’un second choc aiguillonne encore davantage les angoisses des exploiteurs.

    Ici, elles imposent un programme de liquidation des droits sociaux dans leur ensemble, elles préparent un avenir de misère, de précarité, de pauvreté. Ces attaques, aujourd’hui sur les aspects économiques de la vie des masses, ont jeté dans la rue des pans entiers de la société. Ces luttes immenses n’ont eu d’autres réponses qu’un resserrement des libertés démocratiques et politiques. 

    Ailleurs, notre impérialisme maintient d’une poigne de fer des régions entières du monde sous sa domination. Pour extraire le maximum de profits, les grands monopoles économiques, les cartels, organisent des élections truquées, des coups d’état, des guerres civiles. 

    Les élections européennes vont bientôt dominer la scène politique. Elle attise les convoitises des organisations qui ne vivent que par et pour les élections. Elle réveille également ceux qui veulent faire endosser à l’UE la responsabilité de tous les maux qui nous frappent. 

    Nous considérons que l’UE est une alliance d’impérialismes, elle ne peut changer de nature et devenir une union progressiste. Elle est une alliance dans laquelle l’impérialismes français et allemand, au premier chef, trouvent leur compte. 

    Ce n’est pas l’UE qui domine la France, c’est l’impérialisme français qui se sert de l’UE pour accroître son influence et ses profits !

    Partout, dans le monde, les menaces de guerre grondent ! La crise économique et la montée de concurrences génèrent des tensions internationales puissantes et explosives. Elles justifient la mise en place et le soutien à des régimes ultra-réactionnaires, comme la Turquie d’Erdogan, la Hongrie d’Orban, les Philippines de Duterte ou l’Inde de Modi. 

    L’UCL, l’UMPL et les organisations membres de l’ICOR dénoncent cette montée pression des relations internationale et les opérations de déstabilisation qui sont faites pour préparer un repartage du monde.

    Ensemble, prolétaires de tous les pays, unissons nos forces contre la marche à la guerre !

    Ensemble, réunissons nos forces !

    Ensemble, en un bloc, nous pouvons donner corps à cette ligne !

    Faisons exister, à Lyon, un front unitaire, marchant derrière la même banderole, scandant les mêmes slogans, montrant en ce jour symbolique de lutte. 

    Nous représentons une force avec laquelle les exploiteurs vont devoir compter !

    Faisons du premier mai une démonstration de force !

  • ICOR :  Appel à regrouper les forces pour un front uni anti-impérialiste

    ICOR : Appel à regrouper les forces pour un front uni anti-impérialiste

    Nous reproduisons l’appel de l’ICOR, dont nous sommes signataires, appelant à la construction d’un large front uni anti-impérialiste. Etat une organisation présente dans un Etat impérialiste, et, qui plus est, dans une de ses citadelles, nous sommes voués à cibler en priorité les actions criminelles de notre propre impérialisme. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste sont unanimes à exprimer leur désir de réunir, dans un groupe de travail dédié, toutes les organisations qui luttent contre la domination exercée par l’impérialisme français, que cela soit sur des régions du globe possédant leur indépendance formelle, comme sur les colonies toujours possédées. Nous appelons ainsi les organisations luttant contre cette domination à se mettre en rapport avec nous.


    Les membres de l’ICOR appellent à construire un front uni anti-impérialiste.
    Unissons-nous au-delà des frontières !
    Construisons un front uni anti-impérialiste mondial !


    1. Au niveau mondial, l’impérialisme montre son visage réactionnaire. La guerre couve. L’exploitation de l’humanité et de la nature s’intensifie de façon brutale. Le chômage de masse et la misère sont endémiques. L’oppression et la violence contre les femmes sont quotidiennes. Chaque jour, la nature, qui est la base qui permet la vie de l’humanité, est davantage menacée. Ces facteurs provoquent de grands déplacements de populations, qui fuient la guerre et la misère. Les gouvernements, de la droite jusqu’aux fascistes, se renforcent et renforcent leur emprise parmi les masses. L’avenir promis à la jeunesse apparaît comme bien sombre. Voici les conséquences de l’action des impérialistes.


    2. Dans leurs actions, nos ennemis bénéficient d’un très haut degré d’organisation. Qu’en est-il de nous ? Les forces révolutionnaires et anti-impérialistes demeurent très fragmentées et se livrent des conflits pour des questions secondaires. Changer cela est une urgence, pour que le monde ne soit pas englouti dans la barbarie capitaliste. Cependant, il existe des débuts remplis d’espoir, en termes d’alliance, de regroupements, mais aussi de la reconnaissance croissante du besoin de coopération.


    3. La productivité du travail des ouvriers et des paysans a explosé pendant les dernières décennies. Les ressources humaines et naturelles seraient en mesure de donner à toute l’humanité du travail, de la nourriture, de l’éducation et de l’espace pour la culture et l’épanouissement social. Mais cela ne peut émerger que dans une société où l’Homme et la nature sont mis au centre, et non, comme aujourd’hui, considérés comme des sources d’un profit maximal, soumis au pouvoir impérialiste et à la concurrence. 


    4. Parmi les masses, la conscience du caractère injuste des conditions sociales et de l’exploitation s’est accrue de manière nette. La volonté d’un changement général de société s’affirme, tout comme celle de rechercher une alternative sociétale. Pour le moment, il manque encore, parmi les larges masses populaires, la diffusion des conceptions qui expliquent les causes impérialistes du désastre. Il en résulte un manque de confiance et d’assurance dans la possibilité de bâtir une société en harmonie entre l’humanité et la nature, démocratique et libre, ainsi que des perspectives socialistes pour l’avenir.


    5. Dans beaucoup de pays, des partis, organisations et mouvements révolutionnaires, anti-impérialistes ont surgis et se sont renforcés pendant les dernières années. Le désir de coopérer augmente, au-delà des divergences qui existent encore. Le même désir alimente la volonté de résoudre pas à pas ces contradictions politiques et idéologiques.


    6. Prenons l’initiative pour construire un front uni anti-impérialiste.
    – qui se dirige contre tous les impérialismes et lutte en priorité contre l’impérialisme US en tant que fauteur de guerre principal, superpuissance et ennemi de tous les peuples !
    – qui fait progresser le processus de clarification sur l’impérialisme au niveau mondial, afin de renforcer la confiance en nos forces, le degré d’organisation et l’assurance dans le traitement des tâches au niveau national et international ;
    – qui organise et coordonne des mesures efficaces de la lutte commune ;
    – qui construit les fondements permettant de devenir une force supérieure à l’impérialisme.


    7. Discutons partout la nécessité de ce regroupement et de la nécessité d’y investir des forces.


    8. Recueillons des signataires pour cet appel jusqu’au 1er mai 2019 !


    9. Proposons des représentants dignes de confiance, qui prennent en main la coordination d’une première conférence !


    10. Célébrons une première journée de lutte anti-impérialiste au niveau mondial, convenue d’un commun accord, en 2020 !

    Tout groupe et la toute organisation intéressée par cette initiative peut se mettre en rapport direct avec nous ou avec l’ICOR. Construisons ensemble le front anti-impérialiste mondial !

  • MLKP/Kurdistan : Bayram Namaz (Baran Serhat) illumine notre chemin !

    MLKP/Kurdistan : Bayram Namaz (Baran Serhat) illumine notre chemin !

    Nous publions ici le communiqué du MLKP, parti membre de l’ICOR, concernant l’assassinat de Bayram Namaz lors d’un attentat orchestré par les agents de la Turquie. Nous transmettons nous sincères condoléances à ses proches et à ses camarades. Nous dénonçons l’attitude lâche et abjecte du régime d’Erdogan, qui, incapable de pouvoir rallier autour de son projet criminel, assassine ceux qui luttent pour la liberté populaire.

    Le camarade Bayram Namaz (Baran Serhat) est devenu un martyr immortel le matin du 23 mars à Serekaniye, Rojava, après une attaque vicieuse organisée par l’Etat turc et de ses gangs collaborateurs. Alors qu’il était en mission révolutionnaire, tôt le matin, comme d’habitude, il a été victime d’un attentat à la voiture piégée, tandis que son camarade qui l’accompagnait a été blessé.

    Le camarade Baran Serhat était membre du Comité central de notre parti et du Comité du Kurdistan, ainsi que représentant et commandant de l’organisation au Rojava de notre parti. Ce n’est pas un hasard si le camarade Baran Serhat, qui a été l’un des cadres dirigeants du MLKP, est devenu une cible. Cette attaque est la suite du massacre de Suruç, qui visait à faire sauter le pont de la révolution unie de Turquie et du Kurdistan. Notre parti s’est positionné à l’avant-garde des tranchées de guerre, juste après le début de la révolution au Rojava. Sur presque tous les fronts, de Kobanê à Raqqa, de Minbij à Efrîn, notre parti s’est battu contre les bandes de collaborateurs de l’État turc et a subit des pertes, des martyrs. Notre parti a joué un rôle important dans l’échec des plans de conquête de l’État fasciste colonialiste turc de Rojava et du nord de la Syrie, dans laquelle il s’est appuyé sur des cliques de criminels.

    Durant ses cinq années au Rojava, le camarade Baran a été le chef idéologique, politique, organisationnel et militaire des forces de notre parti. Il a joué un rôle de premier plan dans l’éducation multidimensionnelle de dizaines de camarades. Pour le triomphe de la révolution Rojava, il a travaillé avec son esprit, son travail, son amour et son enthousiasme révolutionnaire. Il courait d’avant en avant. Il a dirigé le processus de création du Bataillon International de la Liberté.

    Avec son audace révolutionnaire, sa conscience et son dévouement, le camarade Baran représentait la force de direction de notre parti, qui se définit comme la division du sacrifice de la révolution. Il a vécu 24 heures sur 24 pour la révolution. Sans se demander si celle-ci était petite ou grande, il s’est associé à chaque tâche révolutionnaire avec une dévotion et une attention de chaque instant.

    Le camarade Baran combinait la guerre de combat avec le travail politique et organisationnel, formait des cadres politiques et organisationnels de haute qualité ainsi que des commandants et des guerriers. Il a dirigé les forces de notre parti travaillant à la construction démocratique révolutionnaire ainsi qu’à la défense de la révolution au Rojava.
    Le camarade Baran a participé à la création et au développement du Mouvement révolutionnaire uni des peuples (HBDH). Il s’est efforcé de mettre en pratique les décisions de HBDH, pour l’unité dans l’expression et dans l’action. Il a suivi la ligne de la révolution unifiée avec une perspective de la révolution régionale au Moyen-Orient.

    Le camarade Baran était un communiste kurde de la région de Serhat au Kurdistan du Nord. De 2003 jusqu’à son arrestation en 2006, il a été membre du Comité du Kurdistan de notre parti. Il a pris en charge la direction du travail du Kurdistan du Nord. Il a pris de l’importance avec sa résistance dans les cachots contre la torture. Il a transformé les cellules en école de révolution. Il était membre du Comité du Kurdistan depuis le jour où il a terminé sa mission révolutionnaire dans des donjons jusqu’au jour où il a rejoint ceux qui vivront éternellement.

    Il a apporté une grande contribution à la construction de la ligne du patriotisme socialiste de notre parti. Il s’est mis en avant pour l’aspect pratique de cette ligne. Il a combiné la lutte légale avec la lutte illégale. Il a mêlé sa manière d’organiser et de travailler à la lutte politico-militaire. Où qu’il soit, il a défendu le slogan du « Kurdistan libre » et l’a incarné dans sa propre personnalité.

    Les bandes fascistes colonialistes doivent savoir que ni les massacres de masse comme le Suruç, ni leurs attaques perverses contre nos cadres dirigeants, comme Baran Serhat, ne peuvent arrêter notre marche révolutionnaire, empêcher notre lutte pour la liberté et le socialisme ou étrangler notre rêve du Kurdistan libre.

    Les ignobles hordes ennemies doivent savoir que les Baran Serhats de notre parti sont inépuisables. Les hommes et les femmes commandant.e.s et combattant.e.s, tels que le Baran Serhat a cultivés avec son travail, sont prêts à remplir son rôle.

    Quoi que vous fassiez, nous grandirons et viendrons comme une avalanche. Nous avons placé les rêves de nos immortels dans nos canons. Nous allons être Baran [jeu de mot sur Baran qui signifie pluie] sur vous avec nos balles et nos bombes.

    Vous ne pouvez pas nous arrêter. Nous continuerons à défendre et à construire la révolution Rojava. Nous détruirons votre régime fasciste colonialiste. Nous libérerons le Kurdistan.

    Jeunes femmes et jeunes hommes, au premier plan, dans les rangs du parti, à être Baran !

    Nous sommes le parti du Baran Serhats, vous ne pouvez pas nous arrêter ! MLKP est invincible !

    Le Baran Serhat est immortel !

    Vive la révolution au Moyen-Orient !

    Vive la liberté et le socialisme !

  • 20ème anniversaire de l’attaque contre la République Fédérale de Yougoslavie.

    20ème anniversaire de l’attaque contre la République Fédérale de Yougoslavie.

    Le 24 mars 1999, il y a 20 ans jour pour jour, débutait l’opération Allied Force, lancée par l’OTAN contre la République Fédérale de Yougoslavie. Cette opération de bombardements s’est inscrite dans le contexte de la guerre du Kosovo et a duré 78 jours.

    Elle a été présentée par les médias des pays impérialistes d’occident comme la première « guerre humanitaire », formule perverse inventée à l’époque par Bernard Kouchner. Le principe était le suivant : des frappes chirurgicales ne visant que des objectifs militaires, épargnant les civils, et sauvant de l’extermination les albanais du Kosovo. La réalité fut la suivante : l’ONU a refusé de suivre les actions de l’occident, durant lesquelles les pertes civiles furent innombrables et les infrastructures civiles détruites. Aujourd’hui encore, la Serbie et le Kosovo ne s’en remettent pas.

    Pourquoi cette guerre en réalité ?

    Alors qu’elle a été présentée comme une guerre juste, celle-ci s’est inscrite dans le long processus de démantèlement de l’ex-Yougoslavie, véritable champ de bataille des impérialismes. Les Balkans sont depuis des siècles des enjeux géostratégiques, mais, également économiques, étant donné la richesse minière de la région. A l’époque, le régime de Slobodan Milošević, qui représente un point d’ancrage des intérêts russes, représentait un obstacle pour l’hégémonie des impérialistes américains et allemands dans les Balkans. Dans la géopolitique US, architecturée par Zbiniew Brzezinski, laquelle consistait à refouler le plus loin possible les positions russes, la République représentait une cible.

    Nous n’avons pas de sympathie idéologique pour la Serbie de Milošević, présentée par les médias occidentaux de l’époque soit comme une espèce de nazisme-bis, soit comme le dernier bastion du communisme en Europe. En effet, bien que dirigé par le parti socialiste de Serbie, ce régime, s’appuyant sur le nationalisme serbe, représentait un Etat réactionnaire, issu de la décomposition de la Yougoslavie. Décomposition causée par l’échec de la ligne promue par Tito.

    Le modèle autogestionnaire de Tito est salué par l’occident comme une voie médianne, juste, entre le capitalisme et le communisme. C’est avant tout une manière d’utiliser l’anti-soviétisme de Tito comme outil pour attaquer l’URSS sous la direction de Staline. Il est présenté comme l’application du programme marxiste des usines aux ouvriers, et de la terres à ceux qui la travaillent, mâtiné d’autogestion. Pour autant, le socialisme autogestionnaire est définit par Enver Hoxha comme « l’idée que le socialisme ne peut prétendument être édifié à travers la concentration des moyens de production dans les mains de l’État socialiste, par la création de la propriété d’État en tant que forme suprême de propriété socialiste, mais à travers le morcellement de la propriété étatique socialiste en propriété de groupes particuliers de travailleurs, qui l’administrent soi-disant directement ».

    Si l’État était officiellement propriétaire des entreprises, celles-ci étaient dirigées par des « conseils ouvriers », autonomes, gérant librement la production, et ne répondant alors qu’à des intérêts ponctuels visant au profit immédiat, et non au développement de l’industrie nationale.Au final, les « conseils ouvriers » ont parfois même agi contre d’autres entreprises nationales concurentes, ont constitué des monopoles, ou ont même parfois fait pression pour la baisse des salaires. En fait de lutte des classes, c’est le corporatisme et le nationalisme qui ont régné en Yougoslavie. Cette conception idéologique a eu pour conséquence un développement profondément inégalitaire et anarchique des républiques, faute de planification centralisée visant au développement harmonieux de tout le territoire. De plus, chaque République s’est spécialisée, accroissant les contradictions sur le territoire et entraînant des conflits de subordination des unes aux autres.

    Ce modèle a dès lors fait émerger une bourgeoisie d’État qui s’est enrichie via le commerce extérieur (les couches les plus aisées de la paysannerie notamment pouvant vendre librement leurs excédents), et entraîné une dépendance croissante vis à vis des capitalistes étrangers, contrôlant des entreprises, voir des républiques sur la fin de vie de la fédération. De même, les prêts du FMI à la Yougoslavie l’ont enchaînée à la servitude des dettes. Cette division spatiale et de facto ethnique du développement fut la base économique des nationalismes, et la présence très fortes des impérialistes dans l’économie yougoslave n’a fait qu’exacerber ces derniers.

    Pour autant, l’éclatement Yougoslave n’est pas un Printemps des Peuples progressiste, incarnant une libération nationale et populaire. Elle est le fruit pourri de la manière dont le titisme à construit la Yougoslavie, accentué par le poids et l’influence des impérialismes étrangers. D’une manière générale, le capitalisme n’a jamais cessé d’exister durant la période de Tito, il a juste pris un aspect inconventionnel. En dernière analyse, cet Etat était partagé consensuellement entre les impérialismes occidentaux et le social-impérialisme soviétique. La chute de l’URSS mis fin au modus vivendi entre les impérialisme, entraînant, de fait, une guerre de repartage.

    Au début des années 1990, les impérialistes occidentaux, en position de force, ont accentué la tendance à la décomposition. Chaque Etat ayant investi dans la Yougoslavie a joué ses agents, pour accroître son contrôle. Cela a jeté des peuples autrefois unis dans une guerre fratricide.

    La question du Kosovo est plus spécifique. Dès le décès de Tito en 1980, des émeutes séparatistes éclatent à Priština. La direction politique du mouvement est alors entre les mains de groupes nationalistes et marxistes-léninistes, ayant pour objectif le rattachement à l’Albanie, principal soutient politique des insurgés. En 1988, c’est la question kosovare qui sert de tremplin à Milošević, et le propulse à la tête de la Serbie. Le discours nationaliste intégré par la ligue des communistes de Serbie permet alors aux appartchiks serbe de se maintenir au pouvoir, après avoir transformé la ligue des « communistes » en parti socialiste.

    A la suite de la guerre de 1992-1995, le feu se rallume au Kosovo. L’armée de libération du Kosovo (UÇK) se forme alors, et entame la lutte armée. Loin d’être un mouvement révolutionnaire, l’UÇK se comporte en bande mafieuse et fasciste, se livrant au proxénétisme, au trafic d’organes, au viol, et au nettoyage ethnique. A leur nationalisme grand albanais appuyé par la CIA, s’oppose le nationalisme grand serbe de Milošević, soutenu par les impérialistes russes et chinois.

    Après être intervenus contre la Serbie et le Monténégro, et appuyé la prise de pouvoir de l’UÇK au Kosovo, Washington a pu installer la base de Bondsteel dans la province, plus grande base militaire américaine en Europe. Ni les serbes, ni les albanais n’ont été vainqueurs. En Serbie, de sérieux dégâts ont été causé. La destruction des usines et des infrastructures a permis la soumission de l’économie nationale aux impérialistes, et l’usage d’uranium appauvri a entraîné des dégâts sanitaires atroces. Quant au Kosovo, aujourd’hui république indépendante auto-proclamée, la population s’enfonce dans la misère, avec un taux de chômage record, et un territoire qui est un point de passage de toutes les mafias d’Europe.

    Les gagnants ont été les agents de l’impérialisme, les perdants ont été les populations civiles.

    Qu’en est-il aujourd’hui ?

    L’agression contre la RFY fut une opération tactique s’inscrivant dans la stratégie de soumission des Balkans. Dirigées par des régimes réactionnaires et corrompus, les républiques de l’ex-Yougoslavie ne sont plus qu’un champs de bataille entre les impérialismes, américain, allemand, français, et russe. La Serbie, exsangue, est aujourd’hui dirigée par une clique d’anciens collaborateurs de Milošević dont le chef de file est Alexandar Vučić. Son régime est toléré par les impérialistes étrangers, étant le bon élève de l’Europe, candidat à l’adhésion à l’UE, et l’ami de Poutine, dans un étrange jeux d’équilibriste. En Croatie, la vie politique est dirigée depuis l’indépendance par le HDZ, parti fondé par Franjo Tuđman, nostalgique du régime fasciste des Ustaše, qui ont dirigé l’État indépendant de Croatie de 1941 à 1945, en collaboration avec l’Allemagne nazie. En Bosnie-Herzégovine, c’est un véritable régime d’apartheid qui continue de diviser serbes, croates et bosniaques. Cette division n’a jamais profité aux yougoslaves, elle est l’œuvre des capitalistes, qui se sont engouffrés dans l’échec du titisme, et ont appuyé les nationalismes. Ni les démocrates bourgeois, ni les ultra-nationalistes, les uns à la botte des États-Unis, de la France et de l’Allemagne, les autres, à la botte de la Russie et de la Chine, ne sont les amis de leurs peuples. Les Serbes, les Croates, les Slovènes, les Monténégrins, les Macédoniens, les Bosniaques, et les Albanais n’ont pas à choisir qui sera leurs maître. La seule voie qui mène à l’indépendance, à la liberté, c’est celle de l’unité, celle de la lutte, celle de la révolution. A ce titre, nous saluons le travail des organisations révolutionnaires présentes dans ces pays, particulièrement celui de nos camarades du Partija Rada, membres de l’ICOR ; mais aussi du NKPJ, de la SKOJ de la Crvena Akcija, et de l’ensemble des forces progressistes et révolutionnaires. Nous soutenons le droit des peuples à l’auto-détermination, et condamnons fermement toute tentative de soumission.

    Il y a 20 ans, c’est un crime contre l’humanité qui a été commis par les impérialistes, loin de libérer les peuples par leurs actions « humanitaires », ils n’ont fait que les enchaîner davantage. Mais dans les Balkans, comme en France, comme en Algérie, de grand mouvements de contestation ont lieu. Comme dans le mouvement des gilets jaunes en France, nous soutenons les progressistes qui y prennent part.

    Les criminels impérialistes, et leurs larbins nationalistes et mafieux rendront gorge. En France, dans les Balkans, en Algérie, construisons la solidarité internationaliste, forgeons le camps du peuple.

    Prolétaires des Balkans, unissez vous contre l’impérialisme !

    Prolétaires du monde entier, unissez vous contre le capitalisme !

    Vive la révolution socialiste !

  • Communiqué commun du C.C. de la Mésopotamie, de Partizan et de l’UCL.

    Communiqué commun du C.C. de la Mésopotamie, de Partizan et de l’UCL.

    L’Unité Communiste est intervenue à la suite de la manifestation. Nous reproduisons ici le contenu de ce qui a été dit.

    Camarades, 
    Nous pensons qu’être présents et présentes à ce Newroz est une chose importante. Nous saluons toutes celles et tout ceux qui sont ici, ainsi que les organisateurs et organisatrices de l’événement.

    Nous sommes souvent désemparés, en France, quand il s’agit de la solidarité internationale. Bien souvent, nous avons des difficultés à savoir comment lui donner une réalité concrète, à faire en sorte qu’elle ne soit pas faite que de déclarations, qu’elle puisse être une action réelle. 

    D’autant que la solidarité internationale est une chose vitale. Il n’est pas possible de séparer ce qui se passe dans l’Etat turc de ce qui se passe en France. Il n’existe pas de barrière étanche entre la situation des deux Etats. Nous formons un seul front contre les impérialismes, le capitalisme, le fascisme. Les victoires et les défaites des Kurdes et des Turcs révolutionnaires et progressistes ont une action sur notre situation politique et économique, tout comme nos victoires et nos défaites jouent sur la leur. 
    Lorsque nous entravons l’action de notre impérialisme, qui soutien le régime fasciste d’Erdogan, nous continuons à aider la victoire. Lorsque la classe ouvrière au sein de l’Etat turc mène la lutte contre le capitalisme et le fascisme, elle contribue à affaiblir notre impérialisme.

    Tout comme il n’existe pas de barrière étanche entre les secteurs politiques et économiques, il n’en existe pas entre les moyens de répression. Les méthodes du gouvernement de l’Etat turc, employées aujourd’hui, ne sont pas un particularisme de cet Etat. Au fur et à mesure des années, nous voyons des méthodes similaires arriver en France. 
    Plus la situation se dégrade, plus la bourgeoisie fait appel à des méthodes qui évoquent celles de l’Etat turc. Dans quelques années, il n’est pas exclu -il n’est pas possible d’exclure !- le fait que notre gouvernement ou le prochain emploient recourent aux mêmes pratiques que celles d’Erdogan. C’est pour cela que nous devons nous battre. Et chaque coup porté affaiblit le système impérialiste dans son ensemble, tout en renforçant le camp du peuple.
    En tant que membre de l’ICOR, nous sommes engagés dans le soutien d’actions concrètes, notamment celles qui ont été entreprises pour la construction d’hôpitaux à Kobâné. Nous pensons que cet exemple de solidarité est fondamental. Nous appelons chaque organisation de France à trouver, elles aussi, les moyens de pratiquer une aide matérielle.

    Nous pensons également que les mobilisations politiques sont importantes et jouent un rôle. C’est pour cette raison que nous appelons -conjointement avec nos camarades de l’UPML- à un cortège révolutionnaire et internationaliste pour le premier mai, à Lyon. Quelque soient les différences idéologiques, nous appelons à ce que les organisations se retrouvant dans ces deux mots d’ordre -Révolution et internationalisme- rejoignent ce cortège.

    Nous saluons la lutte des camarades Kurdes et Turcs, révolutionnaires et progressistes. Nous saluons leur courage. 

    Vive le Newroz ! Vive la lutte ! Vive l’internationalisme !

    NEWROZ de solidarité avec la lutte du peuple Kurde.

    Le 20 mars, à 19h30, jour de Newroz, le Conseil Démocratique Kurde en France appelle à une marche aux flambeaux à partir de la place Bellecour. Le centre culturel Mésopotamie, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon se rallient à cet appel.

    Longtemps interdit par les autorités du régime fasciste turc, le Newroz est une composante de l’identité kurde ; en le célébrant, les kurdes affirment qu’ils existent, peu importe ce qu’en pense Erdogan ou les autres oppresseur du peuple Kurde.

    Depuis 4 mois, les grévistes de la faim tentent d’interpeller les gouvernements d’Europe sur la situation terrible en Turquie.

    Parmi eux, des centaines de prisonniers politiques ainsi que la députée Leyla Güven qui a dépassé les 126 jours. A Strasbourg, 14 kurdes sont également engagé-e-s dans ce mouvement devant le Parlement Européen, la vie d’un certain nombre d’entre eux est aujourd’hui gravement en danger, il en est de même pour celle de Mme Leyla Güven. Un des grévistes est décédé d’inanition à la suite de cette grève mortelle.

    Ces femmes et hommes demandent la fin de l’isolement du leader kurde Abdullah Öcalan et la libération de tous les prisonniers politiques. Le régime d’isolement auquel est soumis M. Öcalan est contraire aux conventions internationales régissant le respect des conditions d’incarcération des détenu-e-s. La Turquie doit respecter ce droit comme elle doit respecter les droits du peuple kurde à faire valoir son identité, sa culture et ses choix politiques. La solidarité active et concrète avec le peuple kurde passe également par le fait de dénoncer les politiques hypocrites des pays d’Europe, qui parlent sans cesse de liberté, mais commercent avec les pires dictatures du monde.

    La Turquie n’est pas exempte de respecter les principes fondamentaux de la démocratie, des droits des minorités, de la liberté d’expression individuelle et collective. Les militants et militantes révolutionnaires et progressistes Kurdes, en Turquie, en Syrie et ailleurs, luttent non pas pour imposer une nouvelle oppression nationale, mais pour travailler à la libération et l’émancipation générale des populations.

    Les Kurdes et leurs alliés internationaux au sein des Forces Démocratiques Syriennes, ont anéanti l’hydre fasciste Daesh. Aujourd’hui, ils sont abandonnés face à l’ogre fasciste Erdogan, sacrifiés pour des enjeux géostratégiques et économiques.

    Dénonçons l’hypocrisie – soyons solidaires !

    Marchons pour le Newroz, marchons pour la liberté des peuples !

    Erdogan : un ennemi des peuples de Turquie.

    En Turquie, Erdogan est en position de force. La position géostratégique de la Turquie fait que l’État turc est très courtisé. Les impérialistes américains, français, allemands, mais également russes et chinois rêvent de s’attirer les bonnes grâces d’Ankara, pour en faire une tête de pont au Moyen-Orient. Pour obtenir cette position, les grandes puissances sont prêtent à tout concéder à Erdogan. Qu’importent, alors, la question des droits démocratiques, qu’importent les agressions militaires, qu’importent les libertés des peuples de Turquie ou des régions contrôlées militairement par celle-ci !

    Erdogan et son parti fasciste, l’AKP, prétendent faire de la Turquie une grande puissance impérialiste, ils prétendent restaurer l’Empire Ottoman, et cherchent à rallier la population autour de ce projet illusoire. Toute aspiration à la liberté, à la démocratie, est présentée comme une entrave à la grandeur turque, et est réprimé dans le sang.

    Mais derrière les beaux discours, et les promesses de grandeur, Erdogan et l’AKP ne font qu’enchaîner les peuples de l’État turc. Loin d’une restauration impériale, le régime se vend au plus offrant, il est un agent exécuteur, un laquais, un larbin de l’impérialisme ; il vend la force de travail de son État aux entreprises étrangères, comme Renault, qui engrange des profits immenses en surexploitant des peuples réduits en esclavage.

    Erdogan vend des projets de Grande Turquie, mais il ne la voue qu’à être une prison des peuples, qu’a être un camp de concentration à ciel ouvert. Ses rêves de grandeur ne font que creuser sa tombe. Les Hitler et Mussolini ne sont que de passage, mais les peuples restent, et finissent toujours par gagner.

    Nous, militants et militantes progressistes et révolutionnaires, nous le clamons : les fascistes n’ont jamais été le camp du peuple. Ils ont toujours agi pour l’intérêt exclusif des cartels et des grands monopoles. Ils se disent pour le peuple, mais ne font que le livrer pieds et poing liés, muselé, à ses exploiteurs.

    Nous sommes pour libérer les masses populaires de Turquie, du Kurdistan, de France, de l’exploitation et de l’oppression. Aucun peuple n’est notre ennemi, aucun n’est une menace pour l’autre. Ce sont nos bourreaux, nos exploiteurs, qui nous dressent les uns contre les autres, qui nous divisent et qui instillent les haines.

    Nous sommes pour briser les chaînes qui nous écrasent ! Ne nous laissons pas tromper et abuser par le fascisme !

    Signataires : Centre Culturel Mésopotamie ; Partizan ; Unité Communiste de Lyon

  • Christchurch : coup de projecteur dans le marécage de la pensée raciste.

    Christchurch : coup de projecteur dans le marécage de la pensée raciste.


    Au sein de l’Unité Communiste de Lyon, nous considérons que nous nous devions d’écrire ce communiqué. Les attentats terroristes sont une réalité quotidienne terrible pour toute une partie de la planète. Il s’agit d’une chose malheureusement illustrée par les longues listes de cas répertoriés dans la veille terroriste des sites et magazines spécialisés. Leur traitement, le poids médiatique qui leur est accordé, est étroitement corrélés au lieu où il s’est déroulé, à la « qualité » des victimes, à la « qualité » des exécutants.
    Nous-mêmes sommes influencés par ce mode de pensée que conduit à juger qu’une voiture piégée est un fait anodin en Syrie et exceptionnel en France, ce qui nous conduit à, également, déconsidérer la vie d’autres personnes, qui n’apparaissent que comme des statistiques à nos yeux.
    Cela fait que chaque attentat dont nous parlons nous donne le sentiment de plonger dans l’oubli les victimes des autres, de les occulter, de les reléguer au rang d’un « bruit de fond ».



    L’attentat qui s’est produit vendredi à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, est un attentat qui s’est déroulé, malgré les kilomètres, dans un environnement « occidental », « proche » de nous. Pourtant, malgré cela, son traitement médiatique et politique est atypique. Atypique, car il est jugé comme étant hors norme par les politiciens et les médias d’occident.



    49 morts et 90 blessés dans les attaques de deux mosquées en plein heure de la prière. Terrible bilan provoqué par l’action d’un terroriste d’extrême-droite Australien Brenton Tarran. Le terroriste a filmé et diffusé l’intégralité de son carnage sur Facebook live, et a laissé un manifeste de 73 page détaillant les raisons de son action.


    L’Unité Communiste de Lyon déclare sa solidarité envers l’ensemble de ceux qui ont été meurtris, blessés, mutilés par ces actes. Elle déclare également sa solidarité avec les proches de ceux qui ont perdu la vie. Elle considère que le terroriste Australien venu semer la mort n’est ni un déséquilibré, ni une anomalie statistique : il a été l’agent froid et conscient de forces politiques qui se complaisent à utiliser la haine raciale comme doctrine. Nous considérons que ces forces politiques partagent une responsabilité morale identique en culpabilité à celui qui a appuyé sur la détente de son arme. 


    Le parcours du tueur est, à ce titre, illustratif. Revenant d’Europe, il a été modelé, « radicalisé » dans les milieux d’extrême-droite, notamment français et serbes. Au sein de ces groupes fascistes ou néo-nazis, il lui a été présenté un discours décrivant le monde « blanc » comme menacé d’anéantissement. Ce discours était déjà celui proféré par les nazis1, qui clamaient que leur « race » était encerclée par des ennemis « raciaux », voulant l’éliminer, tandis que des « agents de l’étranger » opéraient pour l’affaiblir.
    Utilisant des statistique truquées, des biais cognitifs, des techniques jouant sur la paranoïa et sur la terreur, ces propagandistes d’extrême-droite modèlent des assassins et des criminels. Ces groupes sont complices des meurtres qui ont été commis.


    Mais ces discours resteraient l’apanage de petites sectes pleurnichant sur un passé imaginaire s’il n’était pas, en dernière instance, corroboré, avalisé et amplifié par d’autres forces politiques, considérées comme « convenables » et centrales dans l’échiquier politique. Les discours islamophobes, paravent frêle des discours racistes assumés, sont portés bien au-delà de la droite radicale.
    Les propos de Valls, de Ciotti, de Wauquiez, les diatribes des Zemmour et des Ménard sont tout autant de faisceaux qui contribuent à nourrir la formation d’assassins et de terroristes d’extrême-droite. Les tentatives des apprentis sorciers et des apprenties sorcières d’instrumentaliser l’antisémitisme, de forger, du sang des martyrs, une épée pour frapper d’autres victimes, doit être dénoncé pour ce qu’il est : jeter de l’huile sur le feu dévorant de la haine entre classes populaires.

     Après l’attentat, ces agitateurs méphistophéliques n’ont pas réussi à se contenir. Impossible pour eux de reconnaître le statut de victimes aux musulmans de Nouvelle-Zélande. Il fallait soutenir en catimini le tueur !
    La Nouvelle-Zélande est un pays d’apartheid, tout comme l’Australie. Les Maoris sont traités en citoyens de seconde zone par de nombreuses forces politiques. Le sénateur Fraser Anning a ainsi publiquement clamé que l’immigration était la raison première de l’attentat. Une manière d’avaliser le fond politique de l’attaque, là encore. L’œuf qu’un jeune homme a écrasé sur son crâne n’est qu’un faible, mais juste, retour des choses.
    En France, Valeurs Actuelles, le torchon fasciste, a également fustigé les « pro-migration » qui seraient responsables de l’attentat. Une manière d’inverser les rôles et de faire des victimes des coupables. 
    Guillaume Tabard, éditorialiste au Figaro, a ainsi déclaré en direct

    « On a vécu en France un terrorisme islamiste assez meurtrier, si on veut jouer à de la comptabilité, on n’est pas encore dans l’équilibre.Il ne faut pas s’aventurer sur le terrain du match retour.»2 

    Quant au tueur, immédiatement, les professionnels de la circonstance atténuante se sont empressés de dire qu’il était instable, fragile, excédé… Chose réfutée par les premiers éléments de l’enquête et les perquisitions, indiquant que ce projet avait mûri pendant deux ans.


    Tout comme dans un nombre ahurissant de cas, la clémence semble être de mise. Le terrorisme d’extrême-droite occidental est pourtant une réalité concrète qui tue nettement plus aux USA que celui de n’importe quelle autre force politique. Nous n’oublions pas Charlottesville, nous n’oublions pas non plus, en Europe, Anders Breivik. 
    En France, en pleine dénonciation de la montée de l’antisémitisme, un coupable de dégradation est condamné symboliquement, des profanateurs courent toujours, car n’étant pas dans « l’idéal-type » de la population ciblée par ces mesures. 


    De fait, tous ces discours qui servent à alimenter la haine et la division au sein des classes populaires, à briser l’unité contre l’exploitation, à atomiser ceux et celles, qui pourtant, partagent les mêmes intérêts objectifs. Ces discours ont fait renaître des chimères absurdes et immondes, telle que « l’islamo-gauchsime », qui n’est, il faut le clamer, qu’une actualisation du « judéo-bolchevisme » des nazis, présentée d’une manière neuve.

    Le monde dans lequel nous vivons, celui du capitalisme pourrissant et putréfié, est un monde sur la bascule. Un monde d’incertitudes, de doutes, de peurs. Nous, révolutionnaires, voulons briser le cadavre ambulant du capitalisme et de l’impérialisme. 


    Mais d’autres, ceux qui veulent le maintenir en vie, jouent sur les peurs, les angoisses, la précarité, la vulnérabilité, la souffrance. Ces agents réactionnaires font tout pour instiller un climat d’encerclement et de terreur. Pour que ces peurs puissent être dirigées contre d’autres, contre d’autres nations, contre d’autres peuples, contre des fractions au sein du peuple.

    Les appels à la haine, qui sont en France, portés de la gauche bourgeoise à la droite la plus radicale, créent le climat qui permet l’apparition de ces crimes de masse. Ceux qui les ont proférés portent une responsabilité morale écrasante.

    Nous dénonçons le terrorisme, arme de l’extrême-droite pour semer la peur dans les rangs des masses !3


    Nous dénonçons ces propagandistes comme des complices directs de cet attentat ! Ne laissons jamais les discours haineux diviser notre unité populaire, contre l’exploitation et l’oppression.


    Halte au terrorisme fasciste !


    Halte à la haine chauvine et raciste !


    Mettons fin au système d’exploitation capitaliste-impérialiste !

    1Nous conseillons de lire l’ouvrage Croire et détruire de Christian Ingrao, qui est une référence incontournable sur l’univers mental des akademikern nazis.

    2https://www.lci.fr/politique/aujourd-hui-dans-24h-pujadas-retour-sur-l-attaque-en-nouvelle-zelande-2115607.html

    3https://unitecommuniste.com/international/le-terrorisme-comme-arme-de-lextreme-droite/

  • UE, ICOR-France et construction du Parti. Déclaration commune UPML-UCL.

    UE, ICOR-France et construction du Parti. Déclaration commune UPML-UCL.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, toutes deux membres de l’ICOR, se sont réunies ce début de mois de mars en région parisienne. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un processus de travail initié depuis maintenant plus d’un an et demi entre les deux organisations. Cette rencontre a été extrêmement positive sur l’ensemble des points évoqués.

    Elle porte un nombre conséquent de projets communs, en France comme internationalement.

    1.Construire la campagne sur l’Europe.

    Les deux organisations sont parties prenantes de la campagne initié par la coordination continentale de l’ICOR sur la question des élections européennes.

    Les luttes prennent un essor – en France, dans d’autres pays européens et au delà de l’Europe. Elles combattent le capitalisme – contre l’exploitation et pour la justice sociale, contre les menaces de l’environnement naturel, contre la corruption et les oligarchies et pour la démocratie populaire. Notre campagne avec l’ICOR dénonce l’Union Européennes comme une alliance réactionnaire servant les intérêts des impérialistes d’Europe, au premier rang desquels se trouvent l’impérialisme Allemand et l’impérialisme Français.

    Nous nous érigeons contre les discours qui visent à faire croire aux masses populaires que l’Europe pourrait être autre chose, qu’elle pourrait être celle des « peuples » ou des « nations ». De faire croire qu’une Europe sociale est possible dans le cadre capitaliste-impérialiste. L’Europe est un outil d’exploitation des hommes, des femmes et des ressources naturelles. L’Europe est une alliance impérialiste pour le repartage du monde en concurrence avec d’autres impérialistes comme les États-Unis, la Chine, la Russie etc. et ne reculera pas devant une guerre.

    Nous nous érigeons également contre les discours qui essaient de faire passer la France pour un État dominé par les traités européennes. Nous affirmons que la France, État impérialiste, n’est pas dominée par l’Europe. La bourgeoisie monopoliste de France tire conjointement profit de celle-ci avec celle d’Allemagne et de d’autres pays.

    Nous rejetons les analyses sociales-chauvines qui inventent une domination venant d’Allemagne, des USA ou d’un capitalisme apatride sur la France. Nous considérons que notre objectif suprême, chasser la bourgeoisie du pouvoir ne dépend pas, comme préalable d’une « sortie des traités européens », de l’UE ou de l’OTAN.

    Nous considérons que les positions qui défendent une « restauration de la souveraineté nationale » comme préalable incontournable au fait de vouloir lutter frontalement contre l’impérialisme français et la bourgeoise monopolistique  ne font qu’inventer des étapes pour, au final, reculer devant la tâche historique qui s’impose à nous.

    Nous considérons comme extrêmement dangereuse la position qui consiste à vouloir rechercher une « alliance patriotique » avec l’extrême-droite contre l’UE.

    Nous considérons que les élections européennes doivent être prises pour ce qu’elles sont réellement : une occasion de dénoncer l’UE comme organisation réactionnaire et de défendre la nécessité impérieuse d’un Parti Communiste Révolutionnaire capable de lutte contre la bourgeoisie et l’impérialisme.

    Entre organisations révolutionnaires dans l’ICOR, nous allons nous coordonner et nous soutenir mutuellement pour soutenir les luttes en cours: Nous combattons pour des revendications communes et nous organiserons des activités et réunions internationales. Prolétaires de tous les pays unissez-vous !  

    Le premier mai 2019 sera une journée importante dans le climat social et politique actuel. Nous proposons de défiler dans un cortège commun, internationaliste et révolutionnaire. Nous invitons les organisations et les individus qui se retrouvent dans nos mots d’ordre à rejoindre et renforcer ce cortège pour qu’il soit le plus massif possible.

    Nous organiserons également des réunions publiques pour à la fois exposer nos positions quant à l’Union Européenne, mais également pour défendre la nécessité d’un Parti Communiste révolutionnaire capable de battre l’impérialisme français et le pouvoir bourgeois.

    2.Construire l’ICOR-France

    Dans le but de renforcer les liens de solidarité internationale et la coordination des forces révolutionnaire, nous annonçons que sera prochainement fondé un Comité ICOR-France. Ce comité sera ouvert aux organisations membres de l’ICOR – qu’elles soient françaises ou non – aux membres des Amis de l’ICOR présents en France. Nous voulons également inviter les forces présentes dans les régions dominées par l’impérialisme français et qui veulent coordonner leur lutte contre celui-ci, a rejoindre ce comité.

    3.Parler d’une voix unique !

    En tant qu’UCL et qu’UPML, nous voulons également nous adresser à l’ensemble des organisations se revendiquant du communisme, de la révolution et de la volonté de renverser l’ordre capitaliste. L’expression communiste, au cours de l’immense mouvement combatif des Gilets Jaunes, a été faible. Nous avons eu, chacun de notre côté, des succès locaux, mais nous ne sommes pas parvenus à nous imposer comme un pôle fondamental de la lutte, comme un centre de gravité de celle-ci. Nos lignes, nos conceptions, ont pu marquer certaines assemblées, ont pu rallier, mais cela reste en deçà de ce que nous pouvons faire.

    Nous ne pouvons pas nous ignorer mutuellement. Nous voulons qu’il soit possible de reconnaître chacun nos existences, de mener une politique de coopération entre nos organisations sans taire les divergences. Nous actons du fait que certaines stratégies sont contradictoires les unes avec les autres et, a fortiori, avec la nôtre. Mais ces stratégies contradictoires ne signifient pas qu’une hostilité ou une ignorance doivent exister.

    Nous pouvons et nous devons chercher l’unité entre nous face à l’exploitation capitaliste et à l’agression impérialiste !

    4.Poser les bases de l’unification.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste actent, enfin, qu’il n’existe aucun obstacle idéologique fondamental et insurmontable à ce que nous deux organisations puissent s’unifier. Nous considérons que nous partageons une stratégie et une conception générale commune et compatible.

    Nos deux organisations pensent que de cette unification doit déboucher autre chose qu’une simple adjonction de forces. Nous voulons créer quelque chose de qualitativement supérieur à l’outil dont nous disposons aujourd’hui.

    Les chantiers importants qu’ont acté nos organisations durant ce week-end demanderont des efforts importants et constants, tout comme des forces nouvelles, pour être menés à bien. Ils sont ambitieux, l’UPML et l’UCL en conviennent, mais ils sont ambitieux car elles doivent se hisser à la hauteur de la tâche qui les attends.

    Le travail d’aujourd’hui portera, demain, ses fruits, au travers des victoires qui seront remportées.

    En avant vers la construction du Parti.
    Renforçons l’ICOR.

    Luttons pour la victoire !

  • Le 19 mars, toutes et tous dans la rue !

    Le 19 mars, toutes et tous dans la rue !

    Le gouvernement LREM mène une politique de guerre totale envers les droits sociaux.

    Ce 19 mars, en cette journée de mobilisation interprofessionnelle, nous ne pouvons que faire un triste constat. Depuis 2008, les attaques se sont sans cesse intensifiées contre l’intégralité de ce que nos luttes, depuis plus d’un siècle, sont parvenues à arracher aux exploiteurs et aux exploiteuses.

    Trois objectifs centraux ont été désignés par la lignée de politiciens et de politiciennes, de bords différents, mais qui ont appliqué strictement le même programme.

    • Détruire le contrat de travail pour baisser les salaires réels le plus bas possible.
    • Réduire les dépenses et les taxes -pour les plus riches- afin d’accroître les profits.
    • Ouvrir des nouveaux marchés aux investisseurs, par la privatisation d’un côté, par la guerre et l’agression militaire de l’autre.

    L’intégralité des réformes et des actes du gouvernement, qui sont mis en œuvre aujourd’hui, rentrent dans ces critères ou dans les conséquences logiques de celles-ci. Depuis la fusion des écoles primaires et des collèges jusqu’aux interventions militaires en Afrique ou au Moyen-Orient.

    Ces attaques ont déclenché des réactions de lutte, mais quelles réponses ont-elles eues ?

    La lutte des Gilets Jaunes, la mobilisation de la jeunesse, les combats des syndicats, la lutte pour la défense de l’environnement… toutes ont reçu comme unique réponse le mépris, la répression ou les déclarations démagogiques qui n’engagent rien ni personne.

    Le Grand Débat, promis par Macron pour mettre à plat la crise actuelle n’est, au final, qu’un levier qui lui sert à justifier son offensive anti-sociale. Toutes les propositions qui en ressortent sont des éléments du programme de celui-ci, ou des objectifs déjà désignés dans CAP2022. Le référendum, s’il a lieu, ne sera que du même genre : ce sera une question piège qui servira à conforter le gouvernement, à renforcer sa politique, à la graver dans le marbre.

    Le triumvirat Macron-Philippe-Castaner est particulièrement haï par l’ensemble de la population. Pourtant, il n’est qu’un exécutant.

    Le gouvernement agit ainsi, car il travaille pour les exploiteurs, pour les oppresseurs, pour les rentiers, les investisseurs… Il travaille pour les capitalistes, pour servir leur intérêt suprême : augmenter leurs profits au maximum.

    La crise a effrayé ces exploiteurs, la concurrence internationale les angoissent. Il est impératif pour eux que leurs taxes soient les plus basses, que les marchés soient les plus ouverts, que les salaires soient les plus bas. Cette grande bourgeoisie, avec ses immenses monopoles, ses trusts, ses cartels, exige que nos droits soient anéantis pour leurs profits. Quitte à ce que, pour cela, l’Etat nous mène la guerre jusqu’à ce que nous soyons balayés.

    Mais, à chaque pas, grandit la colère sociale, grandit la haine contre l’exploitation. En frappant fort, les exploiteurs et les exploiteuses creusent leur tombe !

    Ce qui ressort de plus de 125 jours de lutte constante en intense, c’est un constat fondamental. Le régime politique dans lequel nous vivons a jeté son masque de démocratie pour endosser celui du despotisme. Les lois actuelles contre la liberté de la presse et contre le droit de manifester l’illustrent. Le nombre d’arrestations, de blessures, de mort est tel que même l’UE et l’ONU ont du demander à l’Etat de lever le pied.

    Aujourd’hui, ce sont des droits économiques qui sont attaqués. Notre droit à un salaire, notre droit à une Sécurité Sociale, notre droit à une retraite, notre droit aux aides et aux allocations -que nous payons de notre sueur !

    Demain, ce seront nos droits politiques, nos libertés de réunion, d’expression, d’organisation qui seront ciblés. Nous ne pouvons attendre qu’on nous étrangle.

    Chaque jour, davantage d’individus pointent du doigt ce despotisme et réclament que la démocratie soit élargie, notamment par la mise en place d’un Référendum d’Initiative Citoyenne. Or, l’expérience passée a démontré que les gouvernements s’assoient sur les votes et les décisions qui sont contradictoires avec leurs projets.

    Nous entendons souvent cette rengaine « si les élections servaient à quelque chose, cela ferait longtemps qu’elles seraient interdites ». Pourtant, la conclusion qui s’impose n’est pas énoncée. Que faire ? L’Unité Communiste de Lyon considère qu’il faut prendre acte du fait que la pseudo-démocratie dans laquelle nous vivons est au service exclusif des intérêts de la grande bourgeoisie, de ses monopoles, de ses cartels d’entreprises et de banque. Elle n’est pas amendable. Elle n’est pas réformable.

    Nous voulons proposer notre démocratie, celle du peuple, celle des travailleurs, celle des exploités et des opprimés. Nous défendons le fait qu’existe une opposition extra-parlementaire : celle des Assemblées Populaires, que nous appelons à renforcer. Ce sont les centres de gravité autour desquels toutes les forces combatives doivent s’agréger. Ce sont les instances décisionnaires de la lutte sociale unifiée !

    Nous appelons également à renforcer les organisations de combat des exploités et des exploitées : les syndicats, les organisations de jeunesse, les organisations antifascistes.

    Nous appelons à nous rejoindre pour que puisse naître un véritable Parti Communiste Révolutionnaire. Nous appelons à rejoindre la coordination internationale ICOR, car nous, exploités et exploitées de France, ne sommes pas seuls. Partout, dans le monde, les opprimés et opprimées se soulèvent contre leurs maîtres. Soutenons-les !

    Ne courbons pas l’échine sous le poids de nos chaînes ! Nous sommes, nous les masses populaires, ceux qui produirons toutes les richesses du monde ! Nous sommes le moteur du monde ! Nous sommes le moteur de l’histoire !

    Nous ne « sommes rien », soyons tout !

  • L’Etat Kenyan refuse d’accorder au Parti Communiste du Kenya (C.P.K.) son nom !

    L’Etat Kenyan refuse d’accorder au Parti Communiste du Kenya (C.P.K.) son nom !

    Pendant qu’Emmanuel Macron se pavane au Kenya, au sein de cet Etat, nos camarades de l’ICOR du CPK sont étranglés par des fonctionnaires corrompus. L’Unité Communiste de Lyon apporte sa solidarité à nos camarades membres de l’ICOR qui subissent une répression administrative, bureaucratique, policière et politique !

    Le Parti Communiste du Kenya (CPK) a vu le jour après la création du Parti social-démocrate du Kenya. Le SDP a changé de nom lors du Congrès national du Parti, lequel s’est tenu le 5 janvier 2019. Alors que le SDP a toujours été un parti communiste par rapport à son idéologie, la constitution, l’adhésion et les méthodes d’organisation, le changement de nom (et le symbole du parti) a été un grand pas en avant, tant pour le Parti que pour le Kenya en tant que démocratie multipartite.

    La loi exige que la registraire des partis politiques publie le changement de nom d’un parti dans le Journal Officiel dans les 14 jours suivant la réception des modifications. Le Parti a notifié au Greffier, Mme Ann Nderitu, les informations nécessaire le 7 janvier 2019, et jusqu’à présent, elle n’a pas encore rempli cette obligation légale.

    En raison de cette omission de publier le nom du Parti dans le Journal Officiel, et après de multiples relances, elle a convenu d’une réunion avec la direction du Parti. Celle-ci s’est tenuele 4 février 2019 à son bureau. Lors de la réunion, la registraire a dit à la direction du Parti qu’elle ne publierait pas le nom dans le Journal Officiel. Elle a motivé son refus sous le prétexte qu’il ne peut y avoir de Parti communiste du Kenya parce que le Kenya est un  » État capitaliste néolibéral  » et que l’Assemblée ainsi que le gouvernement est capitaliste. Lorsqu’on lui a demandé de produire le fondement juridique de sa déclaration, elle a clamé que la Constitution du Kenya l’affirmait, sans mentionner aucun article à ce sujet.

    Elle a également déclaré qu’elle avait déjà approuvé le symbole du Parti (marteau et faucille). Cependant, elle a par la suite mentionné qu’elle se “souvenait” que le J.O. avait donné comme instruction de rejeter de symbole. La faucille est un symbole communiste et elle ne voulait pas publier dans le J.O. le nom de “communiste”. le Parti, donc, ne peut pas avoir de symbole communiste (admettant incidament ainsi qu’elle a reçu des instruction. Ou alors n’avait-elle pas conscience du fait que son bureau soit supposé être un organisme indépendant ?)

    Lorsque la direction du Parti a demandé une explication écrite de son refus d’approbation, elle a dit avec arrogance qu’elle nous avait invité pour nous informer préalablement et nous donner des explications face à face car sa lettre ne mentionnera pas les raisons du refus, comme il est de tradition dans son office. La direction du Parti a répondu en lui rappelant que l’article 47 de la Constitution exige qu’elle donne à son refus une motivation écrite. (plus tard dans la journée, le Parti lui a écrit une lettre pour lui demander d’écrire une communication concernant l’état d’avancement du classement du nom du Parti.)

    Malgré sa position anticommuniste, la direction du Parti est allée de l’avant et lui a expliqué pourquoi sa position était erronée. Le Parti a cité les dispositions constitutionnelles et statutaires relatives à ce sujet qui devraient la guider dans sa décision quant au nom du Parti. La direction a également énuméré le nombre de partis communistes au pouvoir dans les pays avec lesquels le Kenya a d’excellentes relations, l’a informé que nous avons de nombreux partis communistes dans le monde, notamment dans les pays qui sont vraiment capitalistes. La direction lui a donné un  » cours accéléré  » sur ce que signifie le communisme et sur ce qu’est et a été le Parti.

    Le Parti lui a également rappelé que le Parti du Jubilé, qui est le Parti au pouvoir, s’est rendu à plusieurs reprises dans les partis communistes de Chine, de Cuba et d’autres pays à des fins de comparaison et d’apprentissage. Même le lancement du Parti du Jubilé à Kasarani en 2016 a été dirigé par un membre éminent du Parti communiste de Chine !

    Si la compréhension d’Ann Nderitu du droit et de la politique internationale est pathétique, sa compréhension de l’histoire politique du Kenya est encore pire. Selon elle, les socialistes kenyans ont toujours été contre la démocratie au Kenya ! Les mêmes socialistes qui, avec d’autres progressistes, ont été emprisonnés, torturés et assassinés alors qu’ils luttaient pour une démocratie multipartite et une vie meilleure pour le peuple kenyan !

    Il n’échappe pas au Parti qu’Ann Nderitu a été nommée registraire des partis politiques par intérim à un moment où la Commission indépendante des élections et de la délimitation des circonscriptions électorales (IEBC) l’avait interrogée et suspendue, ainsi que certains de ses collègues, pour avoir prétendument volé 4,6 milliards ksh lors des deux élections de 2017. Selon une déclaration publique de la présidente de l’IEBC, Wafula Chebukati, la Commission avait déjà envoyé son nom « à l’EACC et à la Direction du ministère public en vue de poursuivre les enquêtes, d’arrêter, d’inculper et de punir tous les coupables« .

    Il est absurde qu’à l’ère actuelle, où le gouvernement kenyan semble sérieusement s’attaquer à la corruption, et où l’exécutif blâme le pouvoir judiciaire pour son laxisme dans la guerre contre la corruption, la Commission de la fonction publique (CFP), sous la direction de M. Stephen Kirogo, puisse nommer quelqu’un qui est dans le collimateur de la justice pour grande corruption comme registraire intérimaire des partis politiques.

    Il faut corriger cela si nous sommes sérieux dans cette guerre contre le vol de fonds publics. La Commission d’éthique et de lutte contre la corruption (EACC) et la Direction des poursuites pénales (DPP) devraient également agir rapidement et soutenir les efforts de l’IEBC pour éliminer les criminels de la Commission et de la fonction publique. Il serait très préjudiciable à notre pays que nous poursuivions le nouveau cycle électoral avec des personnes dont l’intégrité est douteuse, alors que les commissaires de l’IEBC ont déjà levé le drapeau rouge.

    Cela soulève également des questions politiques sur la question de savoir si la nomination d’Ann Nderitu au poste de registraire intérimaire des partis politiques a été une sorte de récompense pour son rôle dans l’échec des élections de 2017, ou pour avoir détourné les fonds de l’IEBC vers les poches d’une autre personne.

    Le Parti apprécie la solidarité qu’il a reçue d’innombrables Kenyans qui, même s’ils ne souscrivent pas à notre idéologie, défendent néanmoins le constitutionnalisme, l’État de droit et la démocratie. Mentionnons en particulier la solidarité que nous avons reçue des vétérans de la  » deuxième libération « , dont la plupart n’arrivaient pas à croire qu’à notre époque, un registraire puisse refuser de publier au Journal Officiel le nom d’un parti politique qui avait rempli toutes les conditions légales, simplement parce qu’elle imagine que le Kenya est un Etat capitaliste et que la pluralité des idées devrait être confinée dans une telle idéologie.

    Le Parti reconnaît également le soutien qu’il a reçu de la part d’autres partis politiques au Kenya qui épousent des idéologies différentes mais sont terriblement consternés par cette décision illégale d’Ann Nderitu.

    Le Parti prendra des mesures juridiques et politiques pour s’assurer que les sacrifices des Kenyans qui nous ont précédés ne soient pas noyés par un seul individu réactionnaire.

    Vive le CPK !

    Vive la démocratie multipartite au Kenya !

    A bas la corruption !

    Benedict Wachira

    Secrétaire général

    05 février 2019

  • Marche pour le climat : formons un cortège anticapitaliste !

    Marche pour le climat : formons un cortège anticapitaliste !

    Marche pour le climat : formons un cortège anticapitaliste !

    Le 16 mars, dans la continuité du mouvement de grève de la jeunesse le 15 mars, auront lieu partout en France des marches pour le climat. À cette occasion, nous appelons à la formation d’un cortège anticapitaliste.

    Pourquoi un tel cortège ?

    Car c’est le mode de production capitaliste qui détruit la planète. Certains voudraient nous faire croire que c’est chacun de nous, par notre consommation individuelle, qui sommes responsables de la destruction de l’environnement. C’est un non sens car, par définition, on ne peut consommer que ce qui a été produit, c’est donc la façon dont nous produisons qui doit changer. Dans le système capitaliste, les entreprises sont concurrentes entre elles, si elles veulent survivre, elles doivent faire du profit et donc produire le moins cher possible. Ainsi, leur priorité n’est pas de produire ce dont la population a besoin dans le strict respect de l’environnement mais bien de faire du profit, y compris si pour cela elles doivent détruire la planète.

    Même lorsque les États imposent des normes environnementales aux entreprises, elles se débrouillent pour ne pas les respecter comme l’a fait VolksWagen avec les moteurs truqués ou comme le font de très nombreuses entreprises qui délocalisent dans des pays où les normes environnementales sont moins contraignantes.

    Former un cortège anticapitaliste lors de cette marche pour le climat doit servir à rappeler que c’est bien le capitalisme qui est responsable de la destruction de l’environnement. Former un tel cortège doit servir à montrer aux capitalistes que nous ne sommes pas dupes et que nous avons bien compris que ce sont eux les responsables de la destruction de l’environnement. Former un tel cortège a également pour but de montrer que la question écologique est indissociable de la question sociale.

    Au delà de notre critique du système capitaliste, notre cortège doit proposer une alternative. Nous voulons un système dans lesquelles entreprises, usines et de manière générale les moyens de production appartiennent au peuple et sont gérés par celui-ci. Nous voulons produire pour servir les intérêts du peuple avec comme priorité le respect de la planète.

    Pour toutes ces raisons, rejoignez le cortège anticapitaliste à la marche pour le climat du 16 mars !

    Rendez-vous à 15h le samedi 16 mars à la Cour d’appel de Lyon pour manifester contre le système capitaliste qui détruit la planète !

    Organisations signataires de l’appel au 12 / 03 : Jeunes Révolutionnaires, Unité 2 Classe, CGA Lyon, Earth Resistance, Unité Communiste Lyon.