Catégorie : Communiqués

  • Appel international à la solidarité avec le Venezuela

    Appel international à la solidarité avec le Venezuela

    L’ICOR appelle à une journée internationale de mobilisation pour soutenir le peuple du Venezuela contre les tentatives de coup d’Etat orchestrées par les impérialismes étrangers et la grande bourgeoisie réactionnaire.

    En tant qu’Unité Communiste de Lyon, membre de cette coordination, nous relayons cet appel :

    Dans le contexte de la 3ème Conférence régionale de l’ICOR Amérique, qui s’est tenue à Lima les 13 et 14 avril de cette année, il a été convenu ce qui suit :
    Nous serons actifs en solidarité avec le Venezuela et nous avons convenu que le 16 mai 2019 serait le jour commun des activités de chaque organisation de l’ICOR pour dénoncer l’agression et les menaces de guerre contre le peuple vénézuélien par le gouvernement impérialiste US.

    L’impérialisme US a fait tomber son masque et pris la tête de l’agression contre le Venezuela, avec l’intention de renverser le gouvernement légitime et constitutionnel de Nicolás Maduro.

    Depuis le 9 mars 2015, date à laquelle Barack Obama a signé le décret « extraterritorial » déclarant que le Venezuela constituait une « menace extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis en raison de la situation au Venezuela », des actions ont commencé afin de provoquer une crise au Venezuela. Il faut surtout mettre en relief le blocus économique et financier contre la Banque centrale du Venezuela. Cela a créé les conditions pour voler les réserves internationales en ordonnant aux fonctionnaires du Département d’État et du Département des finances des États-Unis de bloquer toutes les transactions commerciales et d’empêcher ainsi l’accès aux achats réguliers pour l’importation de denrées alimentaires, médicaments et autres biens de consommation nécessaires pour la population.

    Nous soulignons que la détérioration des conditions de vie du peuple vénézuélien est directement liée au blocus économique imposé comme mesure unilatérale par les États-Unis et soutenu par leurs alliés. Cette mesure a fait perdre au Venezuela quelque 114,302 milliards de dollars, et il faut mettre en avant le crime de l’appropriation illégale de la compagnie pétrolière vénézuélienne CITGO, basée aux États-Unis, et de ses actifs.  Ceci est souligné par le fait que EUROCLEAR retient des millions de dollars, que la Banque d’Angleterre retient également de l’argent et que les compagnies maritimes internationales et les ports imposent nombre d’obstacles opérationnels, augmentant le temps et le coût des frais pour empêcher ainsi l’accès aux biens de consommation. C’est de cette manière que fonctionne ce réseau d’actions visant à l’effondrement de l’économie vénézuélienne.

    D’un point de vue politique, l’impérialisme mise à créer des crises dans le pays en s’appuyant sur un député, Juan Guaidó, qui s’est autoproclamé président sur une place publique. Depuis cet acte, et grâce à sa reconnaissance par plusieurs pays, on a beaucoup essayé pour inciter le mécontentement dans les rues. Il y a eu des tentatives de faire craquer les Forces Armées Nationales Bolivariennes, d’introduire de force des camions transportant de la prétendue aide humanitaire à travers les frontières colombienne et brésilienne ; il y a eu trois attaques graves contre le système d’alimentation électrique, chaque fois provoquant une panne de courant, dont la première était la plus importante avec plus de cinq jours d’affilée. Néanmoins, tout acte de sabotage et d’ingérence a été réprimé par l’unité civilo-militaire, le peuple vénézuélien défendant sa souveraineté dans les rues.

    L’impérialisme US-américain est le principal ennemi du peuple vénézuélien, et comme le disent les porte-parole du régime Trump : « Les Etats-Unis ne resteront pas les bras croisés » ; les agressions vont donc continuer. De même, le peuple vénézuélien a déclaré la résistance active : défendre sa patrie, son droit à l’autodétermination, sa souveraineté, ses richesses naturelles, qui sont finalement le but de ceux qui se considèrent maîtres du monde ; ils veulent renverser le pouvoir politique, soumettre le peuple et enfin piller ses richesses.

    Nous, peuples du monde, faisons preuve de solidarité avec le peuple vénézuélien et sa résistance héroïque. Nous disons : PLUS D’AGGRESSIONS CONTRE LE VENEZUELA, PAS DE GUERRE et ARRÊTEZ LE BLOCUS. Nous appelons, pour jeudi 16 mai 2019, à la Grande Journée de solidarité avec le Venezuela et sa Révolution Bolivarienne, et demandons des activités publiques, des protestations, des vidéos, des manifestations et des activités sur les réseaux sociaux, parmi les hashtags : l

    #TrumpHandsOffVenezuela #TrumpManosFueraDeVenezuela #TrumpHorsduVenezuela

    #NoBlockadeOnVenezuela #NoAlBloqueoContraVenezuela #NonaublocusduVenezuela

    #ICORInSolidarityWithVenezuela #ICORSolidariaConVenezuela #ICORSolidaireavecleVenezuela

  • Déclaration du MLPD sur le Venezuela

    Déclaration du MLPD sur le Venezuela

    Solidarité avec les ouvriers et les larges masses au Venezuela contre les menaces et les attaques impérialistes des États-Unis ! Renforçons la perspective révolutionnaire dans la lutte pour la libération nationale et sociale !

    Déclaration du Parti marxiste-léniniste d’Allemagne (MLPD) sur le Venezuela, 19 mars 2019

    Le Parti marxiste-léniniste d’Allemagne (MLPD) appelle tous les démocrates et révolutionnaires du monde à défendre le droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien contre la subversion US-américaine et les menaces d’intervention ! Protestation mondiale déterminée le jour X en cas d’invasion ou de coup d’état ! Combattons toute ingérence impérialiste – qu’elle vienne des États-Unis, de la Chine ou de la Russie ! Soutenons la construction de forts partis marxistes-léninistes, véritablement révolutionnaires, et la préparation commune de la révolution socialiste internationale !

    Déclaration du Parti marxiste-léniniste d’Allemagne (MLPD) sur le Venezuela

    Solidarité avec les ouvriers et les larges masses au Venezuela contre les menaces et les attaques impérialistes des États-Unis !

    Renforçons la perspective révolutionnaire dans la lutte pour la libération nationale et sociale !

    Le Parti marxiste-léniniste d’Allemagne (MLPD) appelle tous les démocrates et révolutionnaires du monde à défendre le droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien contre la subversion US-américaine et les menaces d’intervention ! Protestation mondiale déterminée le jour X en cas d’invasion ou de coup d’état ! Combattons toute ingérence impérialiste – qu’elle vienne des États-Unis, de la Chine ou de la Russie ! Soutenons la construction de forts partis marxistes-léninistes, véritablement révolutionnaires, et la préparation commune de la révolution socialiste internationale !

    L’auto-proclamation du président parlementaire ultra-réactionnaire Juan Guaidó comme président intérimaire du Venezuela le 23 janvier 2019 a été étroitement coordonnée et contrôlée de facto par l’impérialisme US. Cette tentative de prise du pouvoir à la manière d’un putsch a été immédiatement reconnue et acclamée par un groupe de gouvernements de droite et fascisants d’Amérique latine. Il en va de même pour la plupart des pays de l’UE, notamment à l’instigation du gouvernement fédéral allemand. Indépendamment du positionnement politique vis-à-vis du gouvernement Maduro, cette ingérence prétentieuse doit être résolument combattue par l’opinion publique démocratique mondiale ! Les blocus qui y sont associés sont une cause essentielle de la misère parmi les larges masses concernant leur approvisionnement en nourriture, en électricité ou en soins de santé de base. La subversion des États-Unis provoque notamment un nouveau foyer de guerre.

    Au début de ce millénaire, un climat révolutionnaire et anti-impérialiste s’est répandu parmi les masses en Amérique latine, à partir du soulèvement populaire en Argentine, el Argentinazo. Une partie importante de la classe ouvrière et de la population du Venezuela avait une perception révolutionnaire d’elle-même et aspirait au socialisme. De larges masses ont soutenu le président charismatique Hugo Chavez. Sous la devise de la « Révolution bolivarienne » et la directive idéologique du « socialisme du 21siècle », de vastes mesures sociales et socio-politiques ont été mises en œuvre sous Chavez – concernant le rôle des femmes dans la société, la promotion de logements bon marché, la gratuité des soins de santé et de l’éducation. Tout cela a été financé par les recettes pétrolières encore bouillonnant à l’époque. Toutefois, une économie indépendante n’a pas été établie, la base alimentaire restait fortement dépendante des importations et l’influence des supermonopoles internationaux dans les secteurs de l’automobile et de l’alimentation est restée intacte. La nationalisation des compagnies pétrolières était propagée de manière trompeuse comme un transfert à la propriété commune. En vérité, le Venezuela est resté un pays capitaliste dépendant.

    Depuis 2017, l’UE et le gouvernement fédéral allemand sont aussi officiellement impliqués dans les mesures de sanction et d’embargo contre le Venezuela. Sous la direction des États-Unis, les comptes étrangers sont gelés, les transactions financières internationales sont empêchées, les paiements pour le pétrole livré bloqués sur des comptes bloqués, la propriété vénézuélienne à l’étranger, en particulier les secteurs de la production et de la logistique de la compagnie pétrolière publique, est donnée en gage de force aux grands groupes internationaux de premier plan en compensation de la perte de profits due aux réformes sociales du gouvernement Chavez de l’époque. Ce sont principalement ces mesures de l’impérialisme US-américain et aussi de l’UE qui sont responsables du fait que des livraisons importantes de nourriture et de médicaments essentiels ne peuvent plus être payées, ne sont plus effectuées ou bien sont refusées. Sous l’effet de la chute massive du prix du pétrole et de l’effondrement généralisé de la production industrielle dû au manque de pièces de rechange, les salaires réels ont baissé de plus de 75 % au cours des trois dernières années. En même temps, l’inflation galope à des sommets vertigineux. Ainsi, l’approvisionnement dans le pays, qui dépend presque entièrement des importations, a donc été détérioré de manière ciblée, et un exode massif a également été provoqué. La « préoccupation pour le peuple vénézuélien » présentée en public par le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maaß, et l’auto-portrait comme « gardien de la démocratie » sont donc de la pure hypocrisie !

    La nouvelle Russie impérialiste et la Chine sociale-impérialiste se présentent comme des « sauveteurs en détresse » avec des prêts et des livraisons d’armes importants. Ils se font payer pour cela avec des concessions pour l’exploitation future de pétrole et d’or. Le Venezuela doit environ 63 milliards de dollars US principalement à la Chine et à la Russie, après que les dettes envers la Banque mondiale et le FMI avaient été remboursées encore du temps de Chavez. Déjà en 2014, le Venezuela a dû céder 13 % de sa production pétrolière à la Chine pour assurer le service de sa dette. 500 000 barils de pétrole brut ont été livrés à la Chine chaque jour. La National Petroleum Corporation1 de la Chine participe à divers projets d’exploitation au Venezuela. Les compagnies pétrolières et gazières russes planifient une nouvelle exploitation de gaz naturel offshore en plus de leurs participations actuelles. En décembre 2018, la Russie a conclu un accord d’investissement avec le Venezuela pour 5 milliards d’euros supplémentaires, y compris aussi dans le secteur minier. L’agression de l’impérialisme US-américain vise également l’influence accrue de ces concurrents néo-impérialistes tels que la Chine et la Russie dans ce que l’on appelle « l’arrière-cour des États-Unis ».

    Pour le MLPD s’applique la pleine solidarité « avec le peuple vénézuélien dans sa lutte pour le droit de décider lui-même de son destin par une voie démocratique », déjà exprimée en juin 2017 par l’ICOR. Toutes les forces démocratiques sont appelées à protester dans le monde entier contre cette atteinte impérialiste à la souveraineté nationale du Venezuela.

    De manière cynique, une situation d’approvisionnement catastrophique pour les larges masses est d’abord provoquée et ensuite, par une mise en scène de « livraisons d’aide » prétendument « humanitaires » pour l’opposition, un prétexte est systématiquement construit pour entrer aussi directement en action par une intervention militaire. C’est un jeu dangereux avec le feu et le danger d’un conflit militaire et d’une confrontation directe de diverses forces impérialistes dans la lutte pour l’influence et l’accès au pays avec les plus grandes réserves de pétrole du monde. Ce qu’il faut, c’est l’unité anti-impérialiste internationale qui se positionne contre toute ingérence impérialiste !

    Cependant, la conscience anti-impérialiste et révolutionnaire profondément enracinée dans une grande partie des masses vénézuéliennes, qui, en raison de leurs expériences, détestent l’impérialisme US-américain, ne doit être considérée que partiellement comme soutien de Maduro. Diriger l’offensive principale contre l’agression US-américaine et ses complices ne peut pas signifier que l’on renonce à la critique de la politique du gouvernement Maduro. La bourgeoisie au pouvoir s’est développée sous son gouvernement ; la dette extérieure et les actionnaires (y compris des rangs du Parti de Chavez et des militaires dans les étages exécutifs) ont été servis en grande partie ponctuellement, même pendant la crise économique la plus profonde, et la corruption s’est répandue jusqu’au gouvernement lui-même. La dépendance impérialiste s’est accrue, en particulier vis-à-vis de la Chine et de la Russie, de même que l’accent unilatéral mis sur les pures exportations de pétrole tout en important de grandes quantités de produits alimentaires de base. Ceci est justifié par Maduro et la critique croissante à son égard est repoussée par la référence à « initier d’abord un plan, un programme, qui mène à la construction du socialisme bolivarien » (discours au 4e Congrès du PSUV en juillet 2018). Au plan idéologique, Maduro continue à répandre le concept illusoire du « socialisme du 21ème siècle ».

    Déjà en 2011, dans le livre « L’aube de la révolution socialiste internationale », le MLPD a qualifié le caractère de cette politique :

    « Le programme anti-impérialiste bourgeois du ‘socialisme du 21e siècle’ est une illusion et ses contenus sont tout sauf révolutionnaires. Ce programme cherche, au moyens des nationalisation, à contourner le problème décisif – la question du pouvoir.

    Les rapports de propriété ne changent pas quand les propriétaires changent…

    L’installation de gouvernements anti-impérialistes de gauche a, au mieux, limité l’influence décisive du capital financier international sur les pays en question, mais sa domination sans partage n’est pas surmontée. N’ont été obtenues que des concessions aux intérêts nationaux des masses populaires, une politique sociale et de réformes progressiste par en haut qui visent à prévenir une aggravation de la lutte des classes. Cela a amélioré les conditions de vie du peuple et élargi les possibilités de construire des auto-organisations des masses. Mais en même temps la nécessité de construire un puissant mouvement anti-impérialiste révolutionnaire fut mise en question. » (Stefan Engel, « L’Aube de la révolution socialiste internationale », p. 551/552)

    Il s’avère vrai ce qui a été prédit, de manière pertinente, dans ce livre :

    « Tous les anti-impérialistes doivent être conscients du fait que les impérialistes ne regarderont pas de telles évolutions pendant un temps infini. Aussitôt qu’ils considèrent que leurs intérêts sont sérieusement en danger et que la situation sera favorable, ils insisterons sur le replacement de tels gouvernements. » (ibid., p. 552)

    La théorie du « socialisme du 21siècle » est en définitive une théorie révisionniste de la voie pacifique vers le socialisme. Elle a semé une grande confusion dans le mouvement révolutionnaire international et a notamment contribué à contenir de nouveau les aspirations révolutionnaires des masses, en particulier en Amérique latine au début du millénaire, et à les orienter vers les voies réformistes ou parlementaires.

    Avec le développement au Venezuela, la théorie du « socialisme du 21e siècle » a complètement échoué – non pas le socialisme, mais l’illusion d’une « transformation pacifique » des pays opprimés par le néocolonialisme en États souverains indépendants de l’impérialisme et d’une transition pacifique au socialisme a fini en déroute.

    Néanmoins, la revendication d’indépendance du Venezuela vis-à-vis de l’impérialisme US-américain reste une épine dans son pied et un obstacle sérieux dans la lutte concurrentielle internationale. Les impérialistes US et le capital financier international font tout ce qu’ils peuvent pour forcer de nouveau le pays qui possède les plus grandes réserves pétrolières du monde sous le joug de leur exploitation néo-coloniale.

    L’échec évident des illusions, le développement négatif des conditions de vie des masses ainsi que l’intensification des développements porteurs de crise dans le pays, sont accompagnés de déception, de résignation et de désorientation parmi les masses tant qu’elles ne voient pas de véritable alternative socialiste. Par conséquent, il est crucial de promouvoir la construction d’organisations véritablement révolutionnaires qui puissent communiquer des conclusions positives de la confusion idéologique, des crises politique et économique du système et des conditions de vie catastrophiques. La perspective du peuple vénézuélien réside dans la lutte pour une véritable libération nationale et sociale comme composant intégral d’une révolution socialiste internationale.

    A cette fin, les forces révolutionnaires et marxistes-léninistes au Venezuela et dans le monde doivent être renforcées et encouragées à construire leurs propres partis. Nous, révolutionnaires allemands, pouvons l’affirmer en particulier à partir des expériences amères et instructives de la révolution de Novembre 1918 en Allemagne : il y a cent ans, les forces révolutionnaires se sont détachées beaucoup trop tard de la social-démocratie, le parti communiste s’est construit beaucoup trop tard. Le KPD a été fondé alors que la situation révolutionnaire s’était déjà calmée de nouveau. La révolution fut réprimée dans le sang, les forces bourgeoises réactionnaires s’emparèrent du pouvoir et les dirigeants de la révolution, Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, furent brutalement assassinés. Renforcez donc la construction du parti révolutionnaire marxiste-léniniste !

    La solidarité internationale est nécessaire :

    Ne touchez pas au Venezuela !

    Contre toute ingérence et dépendance impérialistes !

    Vive la solidarité internationale !

    Pour la construction d’un front uni antifasciste et anti-impérialiste international !

    Renforçons l’ICOR, le regroupement important des révolutionnaires du monde !

    En avant avec la préparation de la révolution socialiste internationale !

  • Appel de l’ICOR pour le 1er mai 2019 

    Appel de l’ICOR pour le 1er mai 2019 

    Après avoir publié l’appel du Conseil Continental Européen, nous publions l’appel mondial lancé par les organisations membres de l’ICOR pour faire du premier mai une journée de lutte !

    Nous saluons nos camarades du monde entier, nous saluons leur courage, leur combativité, leur abnégation face à la répression. Nous-mêmes, depuis les citadelles de l’impérialisme, dans lesquelles nous sommes, avons notre rôle à jouer pour appuyer l’ensemble des luttes.

    Entravons l’action de notre impérialisme ! Unissons et coordonnons nos forces avec ceux et celles qui en subissent le joug. Frappons comme une seule lance portée contre le cœur de l’impérialisme français !

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, Partizan et nous même, Unité Communiste de Lyon, appelons à marcher ensemble, à Lyon, pour donner corps à cette unité politique et cette unité d’action.

    Dans la rue le 1er mai – la journée internationale de lutte de la classe ouvrière !

    Partout dans le monde, le mouvement ouvrier est mis au défi : Combattons l’exploitation transnationale intensifiée et l’oppression de la classe ouvrière ! Arrêtons le développement vers la droite des gouvernements, le renforcement des forces fascistes et les crues menaces de guerre !

    Face à l’augmentation des crises et à l’intensification de la concurrence, l’agressivité de tous les impérialistes s’accroît. La guerre commerciale ouverte des États-Unis contre leurs concurrents impérialiste est menée sur le dos des masses. Une série de nouveaux foyers de guerre extrêmement explosifs se développe. Des catastrophes environnementales régionales, la fracturation hydraulique ou la fraude dans l’affaire des gaz d’échappement des groupes automobiles manifestent la menace d’une destruction des bases de l’existence humaine. Aujourd’hui, la lutte pour l’emploi et la lutte pour la protection de l’environnement ne doivent plus être jouées l’une contre l’autre !

    L’impérialisme us-américain est toujours la puissance impérialiste la plus forte et le principal fauteur de guerre. Ce sont en particulier les États-Unis qui soutiennent l’expansion sioniste et l’agression en Palestine ou de manière systématique les activités subversives et l’agression contre-révolutionnaires contre la souveraineté du Venezuela.

    Il faut constamment analyser précisément les changements dans le système impérialiste mondial, les discuter dans le mouvement ouvrier et en tirer des conclusions afin de développer une stratégie et une tactique correctes. Dans tous les continents, les ouvriers industriels et les travailleurs ressentent les conséquences d’une concurrence fébrile des monopoles impérialistes qui s’approfondit de plus en plus. Des licenciements massifs dans l’industrie automobile, hiring and firing de dizaines de milliers de salariés intérimaires, l’étranglement des droits ouvriers qui va jusqu’aux formes d’esclavage des ouvriers sont les lourdes expériences du prolétariat international. Les masses dans toutes les parties du monde se voient incitées à la rébellion, en liaison avec la recherche d’une alternative sociétale. Tandis que le manque inhumain de perspectives de la vie sous l’impérialisme augmente, une nouvelle perspective naît dans la lutte et l’orientation communes des larges masses. Nous assistons à des manifestations de masse comme celles contre le sommet du G20 en Argentine ou avant l’élection de Bolsonaro au Brésil. Au Moyen Orient et en Afrique du Nord le mécontentement général de la classe ouvrière et des opprimés et leurs leçons des rébellions de 2010/2011 se manifeste dans des nouveaux soulèvements puissants. Des dictateurs de longues années tombent comme au Soudan et en Algérie.

    Le mouvement combatif mondial des femmes lancent un signal fort avec des manifestations puissantes. Il deviendra un potentiel révolutionnaire, s’il comprend et attaque les structures patriarcales implicites au système capitaliste avec sa double exploitation et oppression de la masse des femmes.

    Actuellement le mouvement écologique grandissant attire des centaines de jeunes gens à l’échelle mondiale et leur permet d’exprimer leur colère sur l’exploitation capitaliste de l’homme et de la nature. En Pologne, en Hongrie ou en Allemagne, des centaines de milliers de personnes ont manifesté contre le démantèlement des droits et libertés démocratiques. En France, en un rien de temps, un mouvement politique de masse contre la politique gouvernementale a émergé du mouvement des « gilets jaunes » contre la hausse des prix de l’essence. Les travailleurs industriels sont souvent à la tête, comme les mineurs en Afrique du Sud et en Ukraine avec leurs grèves durant des semaines. C’est juste le 1er mai en tant que journée de lutte internationale de la classe ouvrière que le socialisme doit être propagé et mis au centre de la discussion comme seule perspective orientée vers l’avenir !

    Les forces dirigeantes réagissent à ce nouveau revirement de l’état d’esprit progressiste international par une oppression accrue, une fascisation des appareils d’État et la promotion des forces ultra-droitières et fascisantes. Des régimes réactionnaires et fascisants comme au Brésil, aux Philippines, en Inde ou en Hongrie exigent beaucoup de courage et de détermination au mouvement ouvrier. En témoigne comment le gouvernement chinois criminalise les travailleurs de Jiashi à Shenzen. À ce jour, 44 travailleurs et étudiants marxistes ont été arrêtés sans inculpation ou ont disparu.

    La guerre commerciale commencée par les États-unis va de pair avec une propagande chauvine et une préparation psychologique à la guerre. Les dirigeants appellent les mêmes mesures réactionnaires sont appelées « tarifs douaniers punitifs » ou « tarifs de protection » ; mais ce que l’on protège de la sorte, ce ne sont que les intérêts des monopoles dans leur base national respective. La diffusion du social-chauvinisme vise à ce que les masses prennent parti pour l’un ou l’autre impérialiste dans les questions de la paix, de l’environnement ou de l’emploi, ou que les travailleurs se laissent attacher au char de leur « propre » entreprise. Cependant, la force des travailleurs réside dans l’unité ouvrière internationale. Ainsi les travailleurs de Ssangyong en Corée du Sud ont ainsi remporté une victoire enthousiasmante en septembre 2018 au bout de 10 ans de lutte contre la fermeture des usines et contre la criminalisation. Tous les travailleurs licenciés ont été réintégrés. Les travailleurs d’Audi à Györ/Hongrie ont également mis à genoux les capitalistes de VW par une grève totale de 7 jours.

    Face au développement mondial vers la droite, toute lutte progressiste doit s’inscrire dans une lutte à l’échelle mondiale. Soutenez l’initiative de l’ICOR visant à construire un front uni anti-impérialiste contre le fascisme et la guerre ! Les travailleurs doivent en prendre la tête ! La construction de partis marxistes-léninistes révolutionnaires et de l’organisation mondiale révolutionnaire ICOR est la conclusion la plus importante aujourd’hui !

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous ! Vive le 1er mai comme journée de lutte internationale de la classe ouvrière !

    Signataires (en date du 25/04/2019, liste actuelle des signataires sur www.icor.info ):

    1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    2. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)

    3.MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    5. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    6.CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    7. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    8. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)

    9. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    10. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    11. UCLyon Unité Communiste Lyon, France

    12. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France

    13. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    14. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

    15. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    16. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    17. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    18. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    19. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    20. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)

    21.PC/ML Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)

    22. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    23. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou

    24. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    25. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

    26. ROL Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis

    27.PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)


  • Bulletin spécial 1° mai de l’Unité Communiste de Lyon (UCL) et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste (UPML).

    Bulletin spécial 1° mai de l’Unité Communiste de Lyon (UCL) et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste (UPML).

    Elections Européennes :

    Union Européenne et gouvernements français, une même politique !

    Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Berlin, tous les gouvernements de L’UE pratiquent la même politique au service des mêmes intérêts contre les travailleurs et contre les peuples.

    Dès le départ, face à d’autres puissances, les pays qui ont constitué plus tard l’Union Européenne, ont formé cette alliance de pays impérialistes pour maintenir ou développer leurs marchés, leurs sources de matières premières et leurs chasses gardées néocoloniales. Sous le dictat des monopoles internationaux, l’Union européenne s’est donné des lois, des institutions communes : commission européenne, conseil de l’Europe, traités, début d’armée commune et un parlement pour que les peuples aient l’impression qu’ils décident. Des petits pays y sont associés, en tirent certains avantages, mais c’est surtout les grands pays, la France et l’Allemagne qui dominent ce marché, le plus grand du monde.

    La France, 5° puissance mondiale, a besoin de cette alliance pour faire face à la concurrence d’autres impérialistes : USA, Chine, Russie, Inde … tout en maintenant sa domination en Afrique avec des moyens qui lui sont propres (Franc CFA, traités bilatéraux, corruption, interventions militaires …) ; l’Allemagne profitant plus des marchés en Europe centrale.

    La France impérialiste n’est vassale ni des USA ni de l’Europe ni de l’Allemagne !

    L’ennemi est dans notre pays 

    Les luttes populaires légitimes, indispensables, qui se multiplient en France et aussi dans toute l’Union Européenne, visent un même ennemi à deux visages : l’Union Européenne et les gouvernements nationaux. Tous serviteurs des grandes entreprises et des banques, ils se conduisent comme larrons en foire ; tantôt l’une tantôt les autres pour renforcer l’exploitation sans limites, l’oppression et la répression des peuples, détruisant en même temps la nature,.

    Les partis de gouvernements en France qui se sont succédé au pouvoir, LR, LREM, PS ont construit délibérément ce moyen supplémentaire d’oppression et de tromperie des travailleurs et des peuples.

    A l’occasion de ces élections, selon les partis réformistes, PCF, LFI, il suffirait de « renégocier les traités » pour que  la situation s’améliore avec l’illusion de construire « une Europe sociale » dans le cadre capitaliste.

    Pour nous, UCL et UPML, la solution n’est pas d’envoyer au parlement des députés pour  donner un semblant de démocratie cautionnant ainsi la politique des monopoles. Pas plus que les gouvernements nationaux, l’Union Européenne n’est réformable !

    Nous devons dénoncer

    1°  la politique d’exploitation, d’oppression des travailleurs et des peuples, qui est dans la logique du capitalisme et tous les partis qui la soutiennent, directement ou indirectement.

    2° le nationalisme et le chauvinisme qui s’oppose à la solidarité des travailleurs.

    Nos deux organisations sont dans l’ICOR  parce qu’elle combat toutes les puissances impérialistes sans choisir parmi elles celles qui seraient soi-disant « plus acceptables ».

    La révolutionnarisation des luttes populaires, l’union des travailleurs par delà les frontières, leur organisation consciente autour de leurs intérêts de classe, c’est cela qui doit nous guider parce que c’est cela qui nous mènera aux Etats-Unis socialistes du monde.

    Vive l’union des prolétaires d’Europe contre le capital !

  • Déclaration  à l’occasion des élections  européennes du 23 au 29 mai 2019

    Déclaration à l’occasion des élections européennes du 23 au 29 mai 2019

    Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires – ICOR Comité continental européen


    La rébellion contre l’Union européenne est justifiée! Vive la solidarité internationale! Renforçons l’ICOR!
    Partout en Europe, les luttes éclosent
    ! Dans presque tous les pays, des manifestations de masse, des grèves ouvrières et des manifestations de jeunes ont lieu. Les protestations sont dirigées contre les gouvernements corrompus, contre le développement à droite des gouvernements et des partis bourgeois, contre la politique inhumaine à l’égard des réfugiés, la politique environnementale criminelle, la privation des droits et la détérioration de la situation sociale, contre la course à l’armement.
    Dans beaucoup de ces luttes, les organisations de l’ICOR sont actives et défendent une alternative radicalement à gauche et révolutionnaire au capitalisme et au bloc impérialiste de l’UE. Les organisations et les partis de l’ICOR en Europe profitent des élections européennes de mai 2019 pour porter cette alternative de gauche et pour protester contre la politique impérialiste de l’UE. Nous appelons à discuter et à construire un large front uni antifasciste et anti-impérialiste dans tous les pays et à s’opposer résolument à tout bellicisme impérialiste.
    Macron, Merkel, Junker etc. essayent de faire passer leur politique comme pacifique, humaine, sociale, démocratique et écologique. Mais l’Union européenne n’est pas une alternative progressiste à la politique d’extrême droite de l’impérialisme dans son ensemble et aux États-Unis en tant que principal fauteur de guerre et superpuissance impérialiste. L’UE est une alliance d’exploiteurs, se soutenant mutuellement, des principaux États impérialistes et des pays capitalistes dépendants, mais bénéficiant dans son ensemble de l’exploitation organisée par l’UE. L’UE est un instrument pour le repartage du monde et elle ne craint pas le crime et la guerre! Les grands groupes monopolistes tels que Volkswagen, Total, Orano-Areva, Airbus et Rheinmetall-Borsig déterminent le programme de travail de l’Union européenne – ainsi que de ses États membres. Les idées de pouvoir transformer l’UE en une alliance « pacifique, démocratique et favorable aux travailleurs », tout en maintenant le capitalisme, sont des illusions réformistes et révisionnistes.

    L’Union européenne – c’est l’exploitation croissante! L’UE est un mécanisme qui produit de la pauvreté pour les travailleurs, réduit les droits des travailleurs, assouplit les horaires de travail et privatise le service publique! Dix-huit millions de personnes sont officiellement inscrites au chômage dans l’Union européenne, 20,1% en Grèce, un peu moins de 16% en Espagne et près de 3,4 millions de personnes de moins de 25 ans cherchent du travail.
    L’ICOR lutte contre la destruction des droits sociaux et l’exploitation sans cesse croissante des travailleurs. Pour l’emploi et les droits sociaux!

    L’Union européenne – un ange de la paix? L’alliance militaire PESCO (Coopération structurée permanente) de 23 pays de l’UE s’est fixée à sa fondation l’objectif d’augmenter régulièrement les dépenses militaires. L’armement et les forces multinationales, telles que l’Eurocorps, qui compte 60 000 hommes, sont en cours de développement et de déploiements à l’étranger en Asie et en Afrique. Mais des protestations contre le militarisme, le chauvinisme et la guerre ont lieu dans tous les pays européens. Les peuples ont tiré les leçons des deux guerres mondiales – ils constituent la force décisive pour la paix.
    L’ICOR s’engage dans un combat déterminé contre toute politique de guerre impérialiste!

    L’Union européenne – championne de la politique environnementale? L’UE, en tant que puissance économique capitaliste majeure, est l’un des principaux moteurs de progression vers une catastrophe environnementale mondiale. En Europe, les pesticides mortels sont toujours autorisés et l’énergie nucléaire est largement utilisée. Déchets toxiques, pollution des sols, de l’air et de l’eau et les émissions de CO2 continuent d’augmenter. Les combats contre cette destruction de l’environnement s’intensifient, le mouvement des jeunes ‘Friday for future’(‘le vendredi pour l’avenir ‘) s’est renforcé dans de nombreux pays.
    Résistance active mondiale aux attaques des dirigeants impérialistes du monde contre l’homme et la nature! – Sauver l’environnement de cette économie de profit nécessite le dépassement révolutionnaire de l’impérialisme / capitalisme dans la perspective d’une société socialiste libérée.

    La politique de l’Union européenne devient chaque jour plus réactionnaire et la fascisation des appareils d’État progresse. La police en Europe persécute les progressistes et les révolutionnaires, les luttes ouvrières sont criminalisées. Avec sa politique réactionnaire des réfugiés, l’UE a transformé la mer Méditerranée en une fosse commune.

    L’ICOR Europe défend le droit de se réfugier. Pour la défense des droits et des libertés démocratiques! Solidarité avec les luttes révolutionnaires de libération, solidarité avec la lutte kurde et palestinienne pour la liberté!

    Avec la droitisation de plus en plus de gouvernements en Europe, les forces ultra-réactionnaires se voient attribuer une scène politique permettant le développement d’organisations fascistes ou néofascistes. Ceux-ci apparaissent comme des opposants à l’UE. Mais ils propagent le racisme et le nationalisme, défendent le capitalisme et obscurcissent la nature impérialiste de l’UE.

    Stoppons la droitisation des gouvernements européens!

    La crise dans l’UE s’aggrave avec le Brexit de la Grande-Bretagne et avec les signes précurseurs d’une prochaine crise économique et financière mondiale. Les dirigeants tenteront toujours de transférer la crise sur le dos des travailleurs et des masses. Nous répondons: Ensemble et unis dans l’ICOR, nous intensifierons nos efforts pour rendre possible la coopération pratique, la coordination et la révolutionnarisation des luttes.

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!
    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!
    Préparons la révolution socialiste internationale pour créer

    la fédération libre des États socialistes du monde.

    Renforcez l’ICOR – devenez « Amis de l’ICOR » !

    Renforcez les partis révolutionnaires en Europe

    Vive la solidarité internationale!

    * publié par le Comité Continental Européen

  • Meeting :UE, demain, l’effondrement.

    Meeting :UE, demain, l’effondrement.

    Le 1er mai, Lyon, 7 rue Mazagran, Lyon 7ème – 16 h 00

    Événement organisé par l’UCL, l’UPML, Partizan, avec la présence d’une délégation de l’ICOR.

    À l’approche des élections européennes, nous aurons bientôt l’occasion de voir défiler toutes sortes de candidat.e.s, prétendant nous représenter, formuler à notre place toutes sortes de positions sur l’avenir de l’Union Européenne. Le « débat » ne sera pas véritablement alimenté, il sera préempté par ces candidat.e.s. En fait de « débat », ce ne sont que des échanges de positions et d’analyses sans consistance, pour élire un « parlement » européen qui n’en a en réalité que le nom -puisque celui-ci n’a quasiment aucun pouvoir.Si nous voulons des espaces de débat réel et démocratique, nous n’aurons pas d’autre choix que de les créer nous mêmes.

    C’est ce que, modestement, nous nous proposons de faire. Nous autres, qui organisons cet événement, n’avons pas de lessive à vous vendre. Nous sommes engagé.e.s dans la politique, la vraie : celle qui consiste à agir directement sur le terrain des luttes populaires. Nous ne souhaitons pas discuter de l’opportunité de voter, ou non, à ces élections, ni de savoir pour qui il conviendrait de le faire.

    L’Union Européenne est, depuis une dizaine d’années, en pleine déconfiture. Mal conçue dès ses premiers commencements, elle se dirige, à travers un embrouillamini complexe, vers son effondrement inéluctable. Il est une maxime très à la mode, selon laquelle, quand le sage montre la lune, l’imbécile regarderait le doigt. Nous ne voulons pas faire partie de tou.te.s celles et ceux qui ne savent voir que le doigt européen pour ne pas regarder en face la lune capitaliste. Nous voulons comprendre ce qu’est, réellement, la construction européenne et ses contradictions internes, comprendre le processus de sa crise et de son effondrement, dans le cadre plus global de la crise générale du système capitaliste mondial, notre ennemi à toutes et tous. Il est urgent de pouvoir en discuter, toutes et tous ensemble, le plus largement possible, afin de tracer des perspectives de lutte collective nous assurant une prise sur la situation d’aujourd’hui comme de demain.

    Nous vous invitons donc à venir nombreuses et nombreux.

  • Interdiction de manifester à Lyon le 13 avril

    Interdiction de manifester à Lyon le 13 avril

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon

    13 avril, XXIIe acte : Lyon sera interdit aux Gilets Jaunes.

    La préfecture de la région Rhône-Alpes a annoncé, aujourd’hui, l’interdiction pour les Gilets Jaunes de manifester ce samedi à Lyon. Le périmètre d’interdiction sera dévoilé plus tard, mais il ne fait aucun doute que son objectif est d’exclure les manifestants et les manifestantes des zones «à haute valeur commerciale » de la ville. Zones qui sont précisément celles qui sont les plus fréquentées, et donc, celles sur lesquelles les manifestations ont le plus d’impact.

    L’interdiction de la Presqu’île par le pouvoir et ses « forces de l’ordre » n’est pas nouvelle dans la pratique. Cela fait des mois que les manifestants se font gazer, matraquer et qu’ils essuient des tirs nourris, à coups de flash-ball, aussitôt qu’ils tentent une incursion dans le cœur bourgeois de Lyon. Mais cette fois-ci, à la différence des autres fois, la Préfecture assume officiellement cette interdiction, dans une vaine tentative d’intimidation contre le mouvement. 

    L’Unité Communiste de Lyon condamne cette décision comme étant une manœuvre visant à liquider le mouvement des Gilets Jaunes et de mettre à l’amende ses participants et participantes. Les participations à une manifestation interdite ont ainsi vu l’amende correspondante passer de 68 €à 135 €, illustrant une volonté d’utiliser l’arme économique pour assécher le mouvement.

    La préfecture a ainsi communiqué : « Adossés aux manifestants, des groupes violents s’en prennent aux personnes et aux forces de l’ordre, avec la volonté de dégrader les biens publics et privés. » 
    (…)
    « Ces derniers s’en prennent notamment aux commerces de centre-ville, qui voient leur activité commerciale souffrir de ce mouvement qui les empêche de travailler et qui menacent leur pérennité économique. 
    »

    L’Unité Communiste de Lyon considère que cette approche de la question est une négation des provocations policières et des violences commises par les forces de l’ordre envers les manifestants et les manifestantes.

    L’alibi des groupes violents est utile pour le gouvernement, pour prétendre que les Gilets Jaunes sont manipulés, sont instrumentalisés par une hydre invisible. Or, dans les faits, nous avons pu voir qui était à l’origine de la violence, dans la société et dans la rue. Ce sont ceux qui, aujourd’hui, appellent à ce que les luttes sociales se taisent, et que les exploités demeurent muselés. 

    Elle illustre en revanche parfaitement l’hypocrisie des « libertés fondamentales » dont la France se targue d’être l’apôtre le plus parfait. Ces prétendues « libertés fondamentales » sont chaque fois plus soumises à condition, soumises à interprétation et à limitation. Leur caractère fondamental est une vue de l’esprit. Dans les faits, elles ne sont que des droits formels, accordés, puis repris, en fonction du bon vouloir des classes dominantes. 

    Surtout, elles sont éclipsées par la seule liberté fondamentale en régime capitaliste : celle d’engranger du profit. 

    Les commerçants de la rue de la République ne sont pas les petites échoppes d’épiciers sans le sou. Ce sont des magasins appartenant tous à des compagnies puissantes. Leur plainte ne vise que leur taux de profit, non leur survie. Ces mêmes compagnies et leurs directions, leurs investisseurs… sont ceux et celles qui téléguident et appuient la politique d’Emmanuel Macron. 

    Non seulement leur complainte est cynique, mais elles clament des parts d’argent public, donc veulent se goinfrer des taxes sur les classes populaire pour compenser leur manque à gagner. Et les pouvoirs publics leur ont déjà accordé certaines largesses. 

    L’Unité Communiste de Lyon interprète cette interdiction comme une censure politique. Elle l’interprète également comme le fait que le gouvernement en est réduit à utiliser cette arme face au succès du mouvement social.  

    L’Etat suréstime sa capacité à empêcher les Gilets Jaunes de pénétrer dans leur forteresse. Non seulement il n’en est pas capable, mais, en plus, son échec prévisible le voue à être humilié.

    Quand bien même cela serait possible, matériellement parlant, ce ne serait pas une victoire stratégique non plus. Que le gouvernement, la préfecture, la mairie le sache ! : interdire l’hypercentre bourgeois ne sera pas une victoire pour eux ! Cela ne fera que pousser ceux qui luttent à aller ailleurs, dans d’autres quartiers, populaires ceux-ci. En fait d’isoler le mouvement, les maîtres-censeurs l’amènent là où se renforcera l’unité populaire. 

    Les interdictions sont des coups d’épée dans l’eau, qui démasquent ceux qui les prononcent, tout en renforçant et légitimant ceux qui les subissent !

    Les Gilets Jaunes sont une gifle dans le visage des exploiteurs. Il est logique qu’ils répondent. Cette interdiction est plus qu’une preuve de succès, c’est une couronne offerte à ceux qui luttent ! Jamais les Gilets Jaunes n’accepteront de troquer leur droit de manifester contre un « retour à la tranquillité » soi-disant légale dont il est évident qu’elle n’arrangerait que Macron et sa bande d’exploiteurs. 

  • Marche pour le climat anticapitaliste : tract commun.

    Marche pour le climat anticapitaliste : tract commun.

    L’Unité Communiste de Lyon est signataire de ce tract commun concernant la destruction du climat par l’exploitation capitaliste et ses conséquences. L’Unité Communiste de Lyon appelle à diffuser ce tract et à rejoindre les signataires, dans le but de faire émerger un véritable pôle écologiste et anticapitaliste à Lyon comme partout ailleurs.

    Nous considérons que, dans le cadre où la question écologiste va être instrumentalisée comme réclame publicitaire dans les élections, il est fondamental de marteler certains faits.

    Une approche uniquement moraliste de la question de l’écologie, la réduisant à une attitude individuelle n’est pas suffisante -bien qu’elle soit positive. Une très grande partie de la Planète n’a pas même le choix. Elle dépend d’une production à bas coût, polluante, destructrice, car elle est la seule à leur portée. Elle est la seule qui corresponde aux moyens qui leur autorise à avoir les salaires misérables versé par les exploiteurs.

    Nous voyons, derrière la question de l’écologie, la question de la manière dont la production est faite et dont les richesses sont accaparées. Et derrière la question de la production et du fait que celle-ci est dirigée uniquement vers la production de profits, se trouve la question de « comment changer cela ? »

    L’expérience électorale nous a montré ses limites. Et lorsque qu’on touche de trop près aux intérêts de l’agro-alimentaire, nous voyons les représailles. Se pose alors la question de l’exercice réel et démocratique du pouvoir, question à laquelle la seule réponse possible ne peut que être par un renversement de l’ordre établi -profond et révolutionnaire, et non par des réformes et des amendements.

  • L’appel de Saint-Nazaire

    L’appel de Saint-Nazaire

    Au sein de l’Unité Communiste de Lyon, nous avons regardé avec attention l’évolution du mouvement des Gilets Jaunes. Nous considérons que l’appel de Saint-Nazaire représente une étape importante dans sa structuration et dans son inscription dans la durée. Ces paragraphes nous paraissent fondamentaux.

    L’Assemblée des assemblées appelle à élargir et renforcer les assemblées citoyennes souveraines et de nouvelles. Nous appelons l’ensemble des Gilets jaunes à diffuser cet appel et les conclusions des travaux de notre assemblée.

    (…)

    Nous lançons plusieurs appels, sur les européennes, les assemblées citoyennes populaires locales, contre la répression et pour l’annulation des peines des prisonniers et condamnés du mouvement. Il nous semble nécessaire de prendre un temps de trois semaines pour mobiliser l’ensemble des Gilets jaunes et convaincre celles et ceux qui ne le sont pas encore. Nous appelons à une semaine jaune d’action à partir du 1er mai.


    Nous invitons toutes les personnes voulant mettre fin à l’accaparement du vivant à assumer une conflictualité avec le système actuel, pour créer ensemble, par tous les moyens nécessaires, un nouveau mouvement social, écologique, populaire. La multiplication des luttes actuelles nous appelle à rechercher l’unité d’action.


    Nous saluons cet appel et nous le reproduisons. Nous considérons qu’une étape est désormais franchie dans la lutte. A nous tous de lui donner corps. V

    Vive la lutte populaire ! Vive les Assemblées Populaires !

    Réunie du 5 au 7 avril à Saint-Nazaire, l’Assemblée des assemblées des Gilets jaunes a adopté dimanche 7 un appel final. En voici le texte.

    « Nous Gilets jaunes, constitués en assemblées locales, réunis à Saint-Nazaire, les 5, 6 et 7 avril 2019, nous adressons au peuple dans son ensemble. À la suite de la première assemblée de Commercy, environ 200 délégations présentes poursuivent leur combat contre l’extrémisme libéral, pour la liberté, l’égalité et la fraternité.

    Malgré l’escalade répressive du gouvernement, l’accumulation de lois qui aggravent pour tous les conditions de vie, qui détruisent les droits et libertés, la mobilisation s’enracine pour changer le système incarné par Macron. Pour seule réponse au mouvement incarné par les Gilets jaunes et autres mouvements de lutte, le gouvernement panique et oppose une dérive autoritaire. Depuis cinq mois partout en France, sur les ronds-points, les parkings, les places, les péages, dans les manifestations et au sein de nos assemblées, nous continuons à débattre et à nous battre, contre toutes les formes d’inégalité et d’injustice et pour la solidarité et la dignité.

    Nous revendiquons l’augmentation générale des salaires, des retraites et des minima sociaux, ainsi que des services publics pour tous et toutes. Nos solidarités en lutte vont tout particulièrement aux neuf millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Conscients de l’urgence environnementale, nous affirmons, fin du monde, fin du mois, même logique, même combat.

    Face à la mascarade des grands débats, face à un gouvernement non représentatif au service d’une minorité privilégiée, nous mettons en place les nouvelles formes d’une démocratie directe.

    Concrètement, nous reconnaissons que l’assemblée des assemblées peut recevoir des propositions des assemblées locales, et émettre des orientations comme l’a fait la première assemblée des assemblées de Commercy. Ces orientations sont ensuite systématiquement soumises aux groupes locaux. L’Assemblée des assemblées réaffirme son indépendance vis-à-vis des partis politiques, des organisations syndicales et ne reconnaît aucun leader autoproclamé.

    Pendant trois jours, en assemblée plénière et par groupes thématiques, nous avons tous débattu et élaboré des propositions pour nos revendications, actions, moyens de communication et de coordination. Nous nous inscrivons dans la durée et décidons d’organiser une prochaine Assemblée des assemblées en juin.

    Afin de renforcer le rapport de forces, de mettre les citoyens en ordre de bataille contre ce système, l’Assemblée des assemblées appelle à des actions dont le calendrier sera prochainement diffusé par le biais d’une plateforme numérique.

    L’Assemblée des assemblées appelle à élargir et renforcer les assemblées citoyennes souveraines et de nouvelles. Nous appelons l’ensemble des Gilets jaunes à diffuser cet appel et les conclusions des travaux de notre assemblée. Les résultats des travaux réalisés en plénière vont alimenter les actions et les réflexions des assemblées.

    Nous lançons plusieurs appels, sur les européennes, les assemblées citoyennes populaires locales, contre la répression et pour l’annulation des peines des prisonniers et condamnés du mouvement. Il nous semble nécessaire de prendre un temps de trois semaines pour mobiliser l’ensemble des Gilets jaunes et convaincre celles et ceux qui ne le sont pas encore. Nous appelons à une semaine jaune d’action à partir du 1er mai.

    Nous invitons toutes les personnes voulant mettre fin à l’accaparement du vivant à assumer une conflictualité avec le système actuel, pour créer ensemble, par tous les moyens nécessaires, un nouveau mouvement social, écologique, populaire. La multiplication des luttes actuelles nous appelle à rechercher l’unité d’action.

    Nous appelons à tous les échelons du territoire à combattre collectivement pour obtenir la satisfaction de nos revendications sociales, fiscales, écologiques et démocratiques. Conscients que nos avons à combattre un système global, nous considérons qu’il faudra sortir du capitalisme. Ainsi nous construirons collectivement le fameux « tous ensemble » que nous scandons et qui rend tout possible. Nous construisons tous ensemble à tous les niveaux du territoire. Ne nous regardez pas, rejoignez-nous. Le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple. »

  • Sur le mouvement des Gilets Jaunes en France – Le point de vue de l’International League of People Struggle. (ILPS)

    Sur le mouvement des Gilets Jaunes en France – Le point de vue de l’International League of People Struggle. (ILPS)


    Par le professeur Jose Maria Sison
    Président de l’International League of People Struggle.
    Le 19 mars 2019

    Le professeur José Maria Sison, président de la Ligue internationale de la lutte des peuples (ILPS), compare favorablement le mouvement français des Gilets Jaunes  » aux manifestations de masse de mai 1968 en France, notamment en ce qui concerne le militantisme et l’opposition à l’establishment capitaliste « . Il explique que les manifestants en gilet jaune  » bénéficient du soutien des larges masses populaires  » qui condamnent le banquier néolibéral français devenu président, Emmanuel Macron. Alors que le mouvement « souffre du même caractère populiste excessivement horizontaliste » et de l’absence de direction prolétarienne révolutionnaire, Sison souligne que « le mouvement des Gilets Jaunes est le bienvenu et digne d’éloges, pour avoir accepté les revendications justes de la classe ouvrière et de la classe moyenne, et exposé les graves maux du système capitaliste oppresseur et exploiteur au pouvoir« . Le texte intégral de la déclaration du président de l’ILPS suit.

    Le 17 novembre 2018, 300 000 personnes de la classe ouvrière et de la classe moyenne, principalement des banlieues et des zones rurales de France, se sont mobilisées lors de manifestations de masse. Leur but était de protester contre la hausse des taxes sur les carburants et la hausse des prix des carburants. Comme symbole de ralliement, ils portaient la veste jaune pour signaler leur détresse économique et sociale. Ils avaient été inspirés par une pétition en ligne signée par près d’un million de personnes.


    Dix-huit manifestations de masse, centrées à Paris et organisées dans tout le pays, ont éclaté jusqu’à la dernière du 16 mars 2019 surnommée « L’Ultimatum ». Les justes revendications du mouvement des Gilets Jaunes se sont étendues de la baisse des taxes sur les carburants à la réintroduction de l’impôt de solidarité sur la fortune, l’augmentation du salaire minimum, l’expansion des services sociaux, la mise en place de référendums d’initiative citoyenne et la démission du président Macron et [la fin de] son régime.

    Le régime Macron a réagi d’une main de fer en lançant des attaques physiques, réalisées par la police, contre les manifestants. Ces attaques ont été faites à l’aide de canons à eau, de grenades lacrymogènes, de flashball et de charges à la matraque. Il est juste que les manifestants aient riposté en utilisant des bâtons, des pavés, des barrages de voitures, par le contrôle des routes et des ronds-points, par la destruction des caméras de surveillance de la circulation, par l’incendie des voitures chères des grands bourgeois et par des invasions de restaurants et de magasins de la classe supérieure.

    Les manifestants en gilet jaune bénéficient du soutien des larges masses, qui condamnent Macron. Macron, le banquier d’affaires devenu président, promoteur et exécutant de la politique néolibérale qui favorise la grande bourgeoisie et ses cadres les mieux payés au détriment des travailleurs et des populations rurales. Ils sont enragés par le recours à la violence policière lors des actions de masse et par les fausses promesses faites par Macron avant et après chaque action de masse.

    Le mouvement des gilets jaunes a influencé des mouvements de masse similaires en Europe et ailleurs dans le monde, dont les participants portent le gilet jaune et soulèvent des revendications contre les politiques fiscales et d’exploitation du gouvernement grand-bourgeois. La plupart des mouvements influencés par les Gilets Jaunes ont un caractère positif [le terme employé était intraduisible, NdT] et progressiste dirigé contre les politiques d’exploitation des gouvernements bourgeois. Mais quelques-uns se sont dirigés contre les travailleurs migrants et d’autres qui ne sont pas liés à la bourgeoisie monopoliste.

    Le mouvement des Gilets Jaunes peut être favorablement comparé aux manifestations de masse de mai 1968 en France, notamment en ce qui concerne le militantisme et l’opposition à l’establishment capitaliste. Mais elle souffre du même caractère populiste excessivement horizontaliste et du manque de leadership d’un parti révolutionnaire du prolétariat. Il peut également être comparé à l’Occupy movement de mémoire récente, qui a bénéficié d’un soutien populaire pendant un certain temps. Mais cela s’est évanoui par manque de leadership de la part d’un parti révolutionnaire du prolétariat.

    Quoi qu’il en soit, un phénomène tel que le mouvement des Gilets Jaunes est le bienvenu et digne d’éloges pour avoir accepté les justes revendications de la classe ouvrière et de la classe moyenne et exposé les graves maux du système capitaliste oppressif et exploiteur au pouvoir. Elle montre qu’il existe une large et profonde base de mécontentement social et de résistance que le parti révolutionnaire marxiste-léniniste du prolétariat peut utiliser pour gagner la bataille pour la démocratie et viser à la révolution socialiste.

    [NdT : L’ILPS est une ligue internationale d’organisations issues principalement de pays dominés par l’impérialisme. Elle est centré notamment autour du Parti Communiste des Philippines (CPP) qui mène depuis 50 ans maintenant la guerre populaire prolongée pour lutter contre la domination des Philippines et contre les pouvoirs réactionnaires qui se sont succédés. 

    L’ILPS et l’ICOR ont participé à plusieurs initiatives conjointes par le passé, et contribuent, l’une et l’autre, à ce qu’une reconfiguration majeure des relations entre organisations – et entre ligues d’organisations – naisse. 

    Le texte suivant illustre l’intérêt qui est porté, y compris depuis l’autre côté de la planète, pour les luttes menées par les prolétaires dans les pays impérialistes. Nous remercions le Pr. José Maria Sison de sa contribution au débat sur le mouvement social en France.

    Les regards extérieurs sur notre situation nationale nous mettent également en face de nos responsabilités, en tant que communistes. Ils contribuent à nous faire prendre conscience de la nécessité du Parti non comme un fétiche, comme un luxe, mais comme une étape fondamentale vers la possibilité de mettre fin à l’exploitation et à l’oppression. 

    Les situations de lutte extrêmement difficiles dans lesquelles doivent travailler certaines organisations doivent également être un
    memento mori qui nous rappelle constamment qu’il n’existe aucune barrière étanche dans la manière dont la répression se déroule dans les Etats ultra-réactionnaires et ici. La répression bourgeoise est aussi le fruit d’un processus dialectique, et rien ne fait obstacle de manière infranchissable au développement, dans le cadre d’une aggravation de la situation, d’une répression de type fasciste-terroriste en France. ]