Catégorie : Communiqués

  • L’UCL salue la fondation de l’Union Communiste Libertaire.

    L’UCL salue la fondation de l’Union Communiste Libertaire.

    L’UCL salue la fondation de l’Union Communiste Libertaire.

    L’Unité Communiste de Lyon salue le congrès d’unification réalisé par Alternative Libertaire et la Confédération des Groupes Anarchistes.

    Bien que n’étant nous même pas libertaires et ne partageant pas une partie du fond théorique et idéologique des deux organisations, nous regardons cependant cette unification comme étant quelque chose de fondamentalement positif.

    Nous saluons le communiqué qui est issus de la fusion, notamment le bilan qui est fait de la situation général et de la nécessité de l’investissement dans la lutte des classes.

    Nous soutenons et appelons à saluer toutes les initiatives qui vont dans le sens d’une recomposition rationnelle des forces militantes révolutionnaire et progressistes, que ce soit en France ou ailleurs.

    Nous considérons que ce congrès est la transcription de ce qui nous paraît un objectif pour les communistes aussi : faire se rapprocher et fusionner les forces qui luttent, sur la base d’un constat commun et d’un programme – au sens communiste du terme – compatible.

    Nous avons ainsi lancé, avec l’UPML et sous patronage de l’ICOR, la construction d’une alliance des révolutionnaires en France, dans un appel à destination des organisations communistes et anti-impérialistes.

    Cependant, nous sommes, d’une manière large, pour travailler conjointement avec toutes les forces luttant contre l’impérialisme et le capitalisme, dans des rapports de camaraderie et d’honnêteté mutuelle.

    C’est dans cet esprit que nous saluons la fusion entre Alternative Libertaire et la Confédération des Groupes Anarchistes.

    Par une certaine forme d’ironie du sort, nous avions prévu de saluer la formation de l’Union Communiste Libertaire avant de connaître quelle serait la dénomination de l’organisation qui en naîtrait. Nous trouvons que cela donne une certaine saveur, involontaire, certes, au salut que nous leur adressons. Nous n’allons pas prétendre que nous pouvons posséder un acronyme de trois lettres plus qu’une autre organisation, même si nous pensons que cela puisse engendrer localement une certaine confusion.

    Le développement de l’Unité Communiste de Lyon débouchant progressivement sur un élargissement dans un cadre géographique plus grand, sans compter l’inclusion progressive dans un cadre organisationnel plus approfondi, il est d’ailleurs certain que les acronymes changeront rapidement, pour laisser place un nom qui reflétera mieux le nouveau cadre organisationnel dans lequel nous serons.

    Nous félicitons à nouveau la création de cette nouvelle organisation.

    L’UCL salue l’UCL !

  • Éléments d’un bilan  – Communiqué UCL / UPML

    Éléments d’un bilan – Communiqué UCL / UPML

    Les 25 organisations membres en Europe de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires (ICOR) avaient décidé, en 2018, de cette campagne à l’occasion des élections européennes. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, membres de l’ICOR, l’ont menée, ensemble avec les Amis de l’ICOR, avec fierté en France. A son issue, considérant la mesure de nos forces, les résultats sont largement positifs !

    Pour nous, il s’agit d’une une première, sous de multiples aspects :

    • Nous avons dénoncé l’Union européenne et ses États membres impérialistes, destructeurs de l’Homme et de la nature, fauteurs de guerre, dominants des pays opprimés.
    • Nous avons exposé la complexité des relations entre notre impérialisme et les autres qui constituent l’UE. Entre leur volonté de rapprochement et leur volonté de se dévorer les uns les autres. Nous avons dénoncé le diktat des monopoles dans les États  et dans l’UE à l’ère de la production internationale, la subordination et la fusion entre groupes monopolistes et organes étatiques et européennes – surtout contre l’illusion que l’on pourrait changer l’UE et renégocier les traités européens. L’alliance réactionnaire impérialiste et la forteresse capitaliste guerrière qu’est l’Union européenne est en même temps minée en interne par les contradictions inter-impérialistes.
    • Nous avons ciblé le mythe de la domination de Bruxelles. La France n’est pas dominée par l’UE ou par l’Allemagne. Le point de vue chauvin et souverainiste protège l’impérialisme français. A ce titre, le Frexit n’est pas la solution pour le rejet de l’Union européenne car notre premier ennemi est dans notre propre pays.
    • Ceci amène aux multiples crises de l’UE qui évoluent en s’approfondissant. L’impérialisme en crise est d’autant plus agressif envers d’autres puissances impérialistes et dans la lutte des classes.
    • La radicalisation réactionnaire de la politique intérieure dans presque tous les pays est largement subie et combattue dans les luttes, le caractère guerrier dangereux de l’UE cependant est encore très sous-estimé.
    • Notre critique sur l’UE est de gauche et révolutionnaire.

    Notre internationalisme s’est opposé au nationalisme et chauvinisme illusoires et trompeurs, défendu par certains partis et organisations, même de « gauche ». Nous avons combattu pour le droit d’asile, pour les soutien aux luttes révolutionnaires de libération, pour la paix, la liberté et le socialisme !

    Les journées mondiales de lutte de l’ICOR, le 1er mai, à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et travailleuses, durant laquelle nous avons défilé en commun à Lyon, et organisé une conférence,  et le 8 mai à l’occasion de la journée anti-guerre d’agression, ont été des moments forts dans cette campagne. Le 16 mai, à l’appel de l’ICOR-Amérique, nous avons participé à une journée de solidarité avec le Venezuela, pays assiégé par l’impérialisme américain, mais aussi menacé par l’UE. Lors des deux semaines d’action à Nantes et à Saint-Denis (93), nous étions largement visibles.

    Notre campagne a porté un contenu clair et combatif. Elle a tranché avec le contenu creux de la soupe fade et hypocrite vendue par les bourgeois. Nous l’avons transmise au travers de milliers d’autocollants, de tracts et d’affiches, que ce soit à Lyon, Paris, la Haute Provence ou Nantes. Nous nous sommes fait l’écho de la rébellion anti-impérialiste et nous avons travaillé à l’organiser. Ces activités ont rencontré un écho très favorable.

    Les nombreuses discussions et rencontres se sont tenues dans les quartiers, les entreprises, les syndicats et au sein des manifestations. Elles ont montré le rejet voire la révolte contre les différents fléaux la politique bourgeoise et la recherche d’une alternative sociale à la société capitaliste-impérialiste.

    Les élections n’ont jamais changé le monde.

    En réaction à la droitisation de la politique gouvernementale et des partis bourgeois, la société se polarise. Un large front uni anti-impérialiste et l’alternative révolutionnaire doivent se construire sur la base de l’opposition multiple qui se soulève face à cette droitisation.  

    Les liens étroits avec les couches populaires, en particulier avec le prolétariat, et un travail systématique pour gagner la confiance de ceux qui ont été abusés pendant des décennies par les politiciens et les politiciennes sont les conditions indispensables pour avancer. Nous devons apprendre de la résistance et des luttes menées par les masses, et nous devons être capable d’y apporter une réponse politique qui puisse mener sur le sentier de la victoire.  Nos interventions, nos diffusions, nos réunions et nos stands d’information ne s’arrêteront pas avec la fin des élections, comme le pratiquent les partis bourgeois. Nous poursuivons notre travail de liaison avec les masses.

    Dans le combat révolutionnaire, l’anticommunisme est toujours l’argument suprême de la bourgeoisie pour défendre son système pourrissant. Nous l’avons vu lors de scandaleuses interventions publiques, bâties sur les mensonges. Leur propagande déforme la vision de ce que peut être la société libérée de l’exploitation et de l’oppression pour les masses qu’est le socialisme révolutionnaire. Nous apporterons nos réponses aux accusations, nous développerons davantage encore nos idées et leur diffusion auprès de tous ceux et de toutes celles qui subissent l’exploitation et l’oppression.

    Nous avons pu renforcer l’unité idéologique et politique entre nos deux organisations ICOR, l’UPML et l’UCL, par la préparation commune de la campagne, basée sur l’analyse léniniste de l’impérialisme d’aujourd’hui. Nous nous sommes soutenus mutuellement dans l’agitation et propagande et dans la réalisation de nos interventions. Cette campagne confirme notre rapprochement pratique et théorique, expression de notre unification grandissante.

    De nouveaux adhérents renforcent nos deux organisations, l’Unité communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, et nous les accueillons avec fierté ! Les nouveaux membres, les nouveaux sympathisants et contacts apprécient notre orientation claire pour la révolution socialiste. Ils nous apportent des nouvelles initiatives, plus de richesses en idées et réflexions pour faire vivre le marxisme-léninisme !

    Nos deux jeunes organisations ont mené pour la première fois une campagne commune, ainsiq qu’une campagne de souscription. Pour soutenir l’activité de nos organisations et de l’ICOR, pour faire vivre les caisses de solidarité et de grève, nous avons besoin d’aide.  La collecte de dons continue encore jusqu’en juin et chaque camarade, sympathisant et contact est sollicité pour montrer sa conviction et sa générosité aussi sous l’aspect financier.  

    Nos liens avec les organisations membres de l’ICOR d’autres pays dans le monde présents en France, comme celles du Kurdistan et de la Turquie, comme celles des pays africains se sont établis ou approfondis. Dans la campagne, nous avons fait connaître leurs luttes : la grève de la faim des camarades kurdes, menée en solidarité avec les prisonniers politiques et contre leurs conditions de détention, en particulier celles d’Abdullah Özallan, détenu par le régime fasciste turque. La lutte des camarades du Cameroun pour la libération de leur pays de la dictature, soutenue par l’impérialisme français.

    Le système impérialiste,  dont UE et la France sont un des rouages essentiels, sont à l’origine de la misère des peuples et complices des crimes d’États. La coordination de nos luttes et l’unité des communistes au delà des frontières est bénéfique, apporte le soutien mutuel et la solidarité.

    Nous avons pu tisser des nouveaux liens avec plusieurs organisations communistes et révolutionnaires en France. Nous sommes résolument pour l’unité des communistes sur la base de principes clairs tout en combattant le sectarisme et l’opportunisme. La construction du Parti doit être la première préoccupation tous ceux qui se reconnaissent dans l’héritage communiste A la fin de notre campagne nous avons publié une lettre ouverte commune de l’UCL et de l’UPML aux organisations et aux individus isolés se réclamant du communisme en France avec la proposition d’une Alliance des Révolutionnaires comme première étape pour ce travail commun.

    Une délégation de la France est allée rejoindre nos camarades du Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD), candidat aux élections européennes. Sa «campagne électorale dans la rue » avait surtout l’objectif d’organiser les masses à différents niveaux, en particulier dans les organisations révolutionnaires. Nous avons été les témoins de leur soutien à un nouveau mouvement politique de réfugiés qui, courageusement, accuse l’impérialisme et qui s’attaque aux causes de l’exode massif des populations des pays opprimés. Surtout, ce mouvement se place dans une perspective active et combative, rompant avec la charité refusant l’image du réfugié comme mendiant pour un aumône, mais, au contraire, lui restituant sa véritable place : celle de prolétaires luttant pour l’émancipation générale de l’humanité.

    Nous avons mené cette campagne avec l’ICOR Europe qui nous a été un formidable soutien. L’ICOR Europe a pu s’unifier davantage déjà dans une conférence préparatoire en automne dernier. L’ICOR Europe est apparu comme une force dans la création, la mise à disposition et dans l’échange de matériel de propagande, d’analyses, et par la participation aux événements. Ainsi, des camarades de la coordination européenne sont venus le 1er mai à Lyon.  Nous allons faire le bilan, ensemble, au sein de l’ICOR Europe et continuer à construire notre unité pas par pas.

    Un grand merci à tous les camarades, nos sympathisants et sympathisantes, amis et amies ainsi que collègues pour leurs conseils, leur soutien et leur participation.

    Renforçons l’UPML et l’UCL! Renforçons l’ICOR ! Pour la révolution socialiste internationale ! L’avenir est à l’unité des communistes !

  • UPOTUDAK: Comité de solidarité avec les prisonniers politiques internationaux

    UPOTUDAK: Comité de solidarité avec les prisonniers politiques internationaux

    Liberté pour tous les prisonniers politiques ; liberté pour Abdullah Gürlek et Vedat Yeler!

    Ces dernières années, il est un fait indéniable :

    les attaques de toutes sortes ont augmenté, sous l’égide de la démocratie européenne, envers l’ensemble de ceux qui défendent les idées progressistes et révolutionnaires. Tandis que les impérialistes européens continuent leur agression contre les peuples du monde, ils ont également accru, multiplié, leurs attaques contre les réfugiés, les opposants, les révolutionnaires et les communistes dans leurs propres pays. Ils tentent de gérer la situation de crise dans laquelle ils se trouvent avec de nouvelles lois policières et des répressions fascistes.

    Ces politiques, mises en œuvre par les impérialistes européens, ont renforcé les partis et groupes racistes, fascistes, anti-immigrants et misogynes. Ces partis ont accru leur nombre de voix et leur influence, notamment au cours des dernières élections européennes.  L’orientation de la politique des cliques impérialistes européennes est conçue dans le but de lutter contre d’éventuels mouvements populaires contre leur propre pouvoir, de diviser la classe ouvrière et le peuple et d’utiliser le racisme, le fascisme et l’anti-immigration comme une barricade.

    Parmi les attaques perpétrées en Europe, figure celles qui ont été commises par l’État grec.

    Surtout dans ces derniers mois, la torture des réfugiés venant de la Turquie, en Grèce, est à l’ordre du jour. De nombreuses personnes auraient ainsi été renvoyées par la violence. Également, lorsque, à cause des pressions fascistes, les militants et militantes politiques sont contraints de quitter la Turquie, ces derniers sont arrêté par la police grecque. La police les extradent illégalement et les remettent à l’État fasciste Turc, au mépris de leurs propres lois.

    La Grèce, tout comme l’opinion publique d’Europe, est bien consciente de l’attitude fasciste du parti AKP et du pouvoir d’Erdoğan en Turquie. Ils ne peuvent ignorer ce qui se trame envers les révolutionnaires, les patriotes et tous les opposants. Mais cela ne les empêche pas de livrer à l’Etat turc, ces migrants politiques, qui, par la suite ont été arrêtés et mis en prison.

    Les attaques et les pressions contre les révolutionnaires de Turquie et du Kurdistan, réfugiés en Grèce, se sont accrues  au cours des dernières années. L’année dernière, Turgut Kaya devait être extradé vers la Turquie, mais la solidarité internationale a empêché cette livraison. 9 prisonniers Turcs, parmi les prisonniers révolutionnaires incarcérés en Grèce de longue date ont pu aussi être remis en liberté. C’est la le résultat de la solidarité et de la lutte commune.

    La Grèce continue néanmoins les arrestations envers les révolutionnaires. Comme Abdullah Gürlek  ancien président Association de Culture des Semences de Londres et activiste de l’ATIK, ou comme Vedat Yeler Journaliste d’Özgür Gelecek et ,lui aussi membre, de l’ATIK en Grèce, ont été arrêtés le 13 février 2019. Après avoir été détenus pendant 2 jours, ils ont été écroués à la prison de Komotini. Gürlek et Yeler sont toujours en prison actuellement.

    Les identités politiques et les activités des deux révolutionnaires ne sont pas des infractions à la loi. Leur arrestation est inacceptable. Nous appelons l’opinion publique, les révolutionnaires et progressistes, à faire preuve de solidarité avec Abdullah Gürlek et Vedat Yeler.


    Liberté pour Abdullah Gürlek et Vedat Yeler!

    Liberté à tous les prisonniers politiques!

    Vive la solidarité révolutionnaire!

    Comité de solidarité avec les prisonniers politiques internationaux
    .


  • Formons l’alliance des révolutionnaires !

    Formons l’alliance des révolutionnaires !

    Lettre ouverte aux organisations communistes présentes en France et aux militants et militantes isolées pour la construction dune Alliance des Révolutionnaires.

    03 / juin / 2019

    Camarades,              

    1. L’UCL (Unité Communiste de Lyon) et l’UPML (Union Prolétarienne Marxiste Léniniste), membres de l’ICOR (Coordination internationale des organisations et partis révolutionnaires), vous adressent aujourd’hui ce courrier public, car nous considérons que nous devons nous tendre mutuellement la main et nous adresser à l’ensemble des forces se revendiquant du communisme, de la révolution, de la lutte anti-impérialiste.

    2. La réorganisation de la production à l’échelle internationale provoque des crises plus profondes et étendues qu’auparavant. La situation sociale, et, par voie de conséquence la situation politique, est critique. L’application du programme social et économique de la grande bourgeoisie monopoliste, par le truchement des gouvernements, fait sentir ses effets. Les droits sociaux sont très durement touchés et le gouvernement annonce de nouvelles mesures.

    3. Les coups de boutoirs du gouvernement ont jeté dans la rue des pans entiers – et nouveaux!- de la société, déclenchant une résistance de masse d’une ampleur et d’une radicalité sans précédent dans l’histoire récente. Cependant, ce mouvement assez spontané n’est pas parvenu à remporter de victoires ni même à enrayer la charge kamikaze de Macron et de ses sbires. La bourgeoisie continue d’enregistrer des victoires tactiques dans ses réformes liquidatrices.

    4. Or, la menace est plus profonde qu’une « simple » baisse du niveau de vie. Aux attaques contre les droits économiques qui suscitent la colère et le ressentiment, font suite les attaques contre les droits politiques, contre les « libertés formelles » : le droit de manifester, la presse, la justice, le droit à l’éducation…

    5. Les attaques réactionnaires en France vont de paire avec les interventions de l’impérialisme français à l’extérieur. Nous devons combattre d’une part, sa pression croissante sur les régions dominées ou colonisées et, d’autre part, ses tentations de repartage du monde.

    6. Des spectres inquiétants rôdent à l’horizon. Le danger existe d’une « droite élargie ». Cette coalition ultra réactionnaire, unissant les secteurs « fréquentables de l’extrême-droite » et de la droite traditionnelle, lorgne sur la possibilité d’accéder au pouvoir après la fin du mandat de Macron, pour poursuivre sa politique en essayant de se recomposer pour être le prochain outil destiné à écraser le peuple. Les appels du pied que se font les Ciotti, Wauquiez, Dupont-Aignant et Le Pen ne passent pas inaperçus.

    7. L’influence des thèses réactionnaires et sociales-chauvines contamine jusqu’à certaines organisations se revendiquant du mouvement ouvrier ou même du communisme. Plusieurs organisations en France font campagne par rapport à l’UE en clamant que la France impérialiste est un dominion des USA, de l’Allemagne ou de l’OTAN. Ces organisations se placent, en réalité, comme des soutiens objectifs de notre impérialisme en minimisant le rôle souvent déterminant des monopoles français dans les décisions réactionnaires de Bruxelles et même des instances internationales (FMI, OMC …). Elles sont un cheval de Troie dans nos rangs.

    8. Ces forces espèrent tirer bénéfice de la situation, soit en gagnant des positions dans les mouvements sociaux, en jouant sur le confusionnisme par rapport à l’UE impérialiste, en avançant leurs mots d’ordre ; soit en tirant partie du contrecoup réactionnaire qui apparaîtra si les luttes sociales refluent. Il n’est pas possible d’ignorer le caractère particulier de la situation politique et, même si beaucoup d’entre nous rejettent les élections bourgeoises, il n’est pas possible de nier qu’elles sont un moment important de politisation contre la politique bourgeoise, contre la dictature des monopoles.

    9. Les fractions les plus réactionnaires de la bourgeoisie ne laisseront pas passer cette occasion pour avancer leurs positions, d’autant que le climat économique peut être confronté à une nouvelle tourmente. Cependant une partie croissante des masses populaires – gilets jaunes, grévistes, syndicalistes, jeunes, femmes – résiste, lutte, proteste et est ouverte à notre propagande : aujourd’hui plus que jamais elle remet en cause partiellement ou totalement le capitalisme. Cette situation polarisée est donc favorable au renforcement du courant révolutionnaire à condition que notre camp soit crédible et recherche lui-même l’unité et la force pour le combat !

    10. Les forces communistes, dans ce cadre là, sont mises en face de leurs responsabilités. Nous nous sommes battus, dans la mesure de nos forces, de nos possibilités, de nos terrains. Nous nous sommes battus pour faire avancer la conscience politique et l’organisation des masses populaires et particulièrement des prolétaires, en lutte ou non. Mais il n’existe pas encore de « pôle rouge » capable de pouvoir apparaître d’une manière visible, de former un centre d’attraction et de gravité pour avancer vraiment. On ne peut pas continuer comme ça !

    11. Il ne faut pas attendre pour se retrouver ; il existe des différences théoriques, idéologiques, politiques au sein des organisations politiques qui constituent la mouvance communiste en France et dans les régions dominées par elle.

    12. Jusqu’à maintenant chaque organisation a mis l’accent principalement sur les divergences, mais pas assez sur les possibilités d’action commune : ainsi on a trop séparé la théorie et la pratique et pas assez développé un travail de masse commun des différentes organisations : déclarations, pétitions, réunions publiques, cortèges et mots d’ordre communs dans les manifestations. Nous aurions tous à gagner à ce que ce pôle révolutionnaire existe et soit bien visible.

    13. Nous avons le droit d’être en désaccord sur des questions tactiques, mais nous avons aussi le devoir de mener avec les masses populaires la lutte de la manière la plus efficace, car nous nous battons, en dernière analyse, non pas pour rallier à notre groupe, mais pour une cause, servir le peuple et construire, avec les travailleurs les plus combatifs dans la lutte de classe, l’outil de la révolution, une organisation d’avant-garde, le parti dont nous avons tous besoin.

    14. Nous proposons de nous rencontrer, d’acter les uns et les autres de nos existences – et de nos différences!- mais, surtout, acter le fait que nous ne pouvons faire face, seuls, aux tâches immédiates qui nous incombent sur le plan national et international : constitution d’un front uni anti-impérialiste, d’un front unique prolétarien et action commune contre l’UE impérialiste.

    15. Le « saut de puce » que nous proposons est indispensable et fondamental pour  commencer ce travail de construction.

    16. Pour notre part, nous voulons reconnaître chaque groupe qui puisse se retrouver dans des lignes de démarcation simples et basiques, non pas comme un rival, mais comme un partenaire qui contribue à faire grandir collectivement la perspective du socialisme au sein des masses et notre capacité à jouer un rôle concret et réel dans les luttes.

    En espérant de la part de vos organisations des réponses positives.

    Salutations révolutionnaires.                               

    L’UPML et l’UCL, organisations membres de l’ICOR             

  • Consulter le journal du MLKP : Red Dawn (en anglais).

    Consulter le journal du MLKP : Red Dawn (en anglais).

    Nous mettons à disposition le n°19 du journal Red Dawn, journal du MLKP-ICOR.

    Nous proposons la version anglaise et nous proposerons une version française si possible.

  • Communiqué du TKP-ML à l’issue de son premier congrès.

    Communiqué du TKP-ML à l’issue de son premier congrès.

    AVEC LE PARTI, AVANÇONS VERS LA RÉVOLUTION,

    GLOIRE À NOTRE 1ER CONGRÈS !

    Aux Turcs, Kurdes et autres nationalités de notre peuple.

    AVRIL 2019.

    Établi sous la direction du camarade Ibrahim Kaypakkaya le 24 avril 1972, notre parti a accompli aujourd’hui son 1er Congrès. Ibrahim Kaypakkaya en demeure, dans l’esprit, l’organisateur, mais il n’a pu le diriger organisé à cause de son emprisonnement et de son assassinat.

    Le prolétariat international et les partis communistes, qui incarnent sa lutte, ont toujours, malgré les victoires et défaites historiques, marché en avant. En n’abandonnant pas le drapeau rouge depuis le premier jour de sa fondation, notre parti TKP-ML est resté un poids important dans les luttes.

    Notre parti TKP-ML a accompli son premier congrès avec succès. Ce congrès est vu par le parti comme un creuset, une plateforme, dans laquelle les faiblesses et les limites de notre expérience sont discutées. Nous y avons également formulé les manières de dépasser ces faiblesses et limites. Au cours de ce congrès, l’expérience et la connaissance sont consolidés dans le but de construire sur nos propres forces pour faciliter la marche en avant de notre Parti.

    Notre 1er Congrès a une importance historique spéciale pour le prolétariat international, le prolétariat de notre pays et notre peuple. Notre congrès embrassant fermement ses principes, a salué les victoires des fondateurs de notre parti et rejeté fermement toute forme d’attaque liquidatrice. Ce cap est maintenu, malgré les offensives contre-révolutionnaires contre notre parti, en avril 2015 par l’impérialisme allemand en collaboration avec l’État turc. Malgré, après ceci, l’attaque opportuniste, scissionniste et liquidatrice dirigée par un groupe minoritaire au sein du Parti. Attaque « de gauche » dans les mots, mais de droite dans la pratique. C’est cela qui a été rejeté par le congrès.

    Dans le climat actuel, où la lutte révolutionnaire fait face à des conditions extrêmement désavantageuses, le mouvement populaire [En Turquie] est en reflux, à la suite d’attaques sévères de la part de la dictature fasciste, contre les forces révolutionnaires et patriotes-révolutionnaires. Notre parti TKP-ML a montré sa détermination en organisant avec succès son 1er congrès. En ce sens, notre congrès fur une réponse idéologique et politique aux attaques de la dictature fasciste. Personne ne peut douter qu’ils recevront aussi une réponse en bonne et due forme, sur le champ de bataille, de notre part.

    Nos masses exploitées… Ouvriers, paysans, femmes, jeunes gens…

    La dictature fasciste a gagné des positions par la violence. Ses porte-paroles continuent de lancer des menaces et à vociférer des attaques vicieuses contre le peuple. Ils ont rendu difficile les conditions le lutte du mouvement populaire. Mais cela ne doit jamais être interprété comme un fait négatif ou être compris dans le mauvais sens. Si tout allait dans leur sens, ils n’auraient pas besoin de brailler autant. Non !, le fait est que rien ne se déroule selon leurs plans, et ils sont incapables de régner comme ils le souhaiteraient. La crise économique, qui s’aggrave tous les jours de plus en plus, a atteint un point où ils ne peuvent plus la gérer en continuant de charger le fardeau sur le dos des masses travailleuses.

    C’est pour cela que les exploiteurs hurlent autant.

    Même s‘ils essayent de discipliner la classe laborieuse en lui imposant la pauvreté et la faim, nous voyons des exemples concrets de la manière dont la classe prolétarienne unifiée s’organise et défait ses agresseurs.

    C’est pour cela qu’ils menacent autant.

    Les exploiteurs souhaitent désespérément une bonne nuit de sommeil, à la suite du cauchemar interminable causé par la résistance du peuple Kurde. Peuple qu’ils ont tant essayé d’effacer en détruisant ses maisons et en les égorgeant dans leurs caves. Après un réveil brutal face à la résistance du peuple et la guerre au Rojava, défaisant leurs hallucinations, comme ce fantasme d’une « occupation de Damas en trois jours », ils sont en train d’essayer de trouver une cachette en sécurité, lovés sous les ailes de plusieurs puissances impérialistes.

    C’est pour cela qu’ils voient des « terroristes » partout ou ils posent les yeux.

    Malgré toutes les attaques, ils voient des milliers de femmes et de personnes LGBTI+ s’unir et occuper les rues.

    C’est pour cela qu’ils continueront leurs attaques sexistes.

    En résumé, les motivations de toutes ces attaques ouvertes, ces menaces, ces massacres, tortures, condamnations, etc. sont leur horreur d’avoir à considérer leur inévitable futur, sombre et sans espoir pour eux.

    C’est pour cela qu’ils sont terrifiés ! En raison de cette peur, ils beuglent. Plus ils vocifèrent et braillent, plus ils sont effrayés, et plus violents encore ils seront ! Ils se comportent comme un monstre blessé qui voit sa mort approcher ! Mais la peur ne peut pas les sauver ! Et, sans le moindre doute notre offensive sera à la hauteur de nos souffrances, de notre exploitation, de ns oppressions et des massacres que nous subissons.

    Pour nous, cet aspect de la question que nous observons est essentielle. C’est la lutte organisée du peuple qui va les ensevellir dans les ténèbres. C’est notre fureur consciencieuse et notre hostilité de classe qui écrasera les réactionnaires !

    C’est précisément dans conscience de la réalité que notre parti, TKP-ML, a tenu son 1er Congrès. Il l’a tenu pour signifier que la résistance est toujours en cours, que la lutte continue, et qu’il existe de l’espoir et une volonté déterminée pour la victoire. Le 1er Congrès est une torche éclairant les ténèbres qu’imposent les classes dirigeantes, pour guider le chemin des masses exploitées et les Turcs et Kurdes oppressés. Nous appelons toutes les masses laborieuses à nous rejoindre pour porter, ensemble, cette torche et pour prendre part à la guerre pour la liberté et l’émancipation !

    La plus grande peur des classes dominantes est le pouvoir organisé des masses. Les masses organisées et intégrées au Parti communiste seront les initiatrices de la fin obscure de leur règne. Notre parti, le TKP-ML, avec son congrès et son programme communiste révolutionnaire, a mis en exergue la tâche et la volonté d’intégrer les masses de notre peuple, des autres nations et nationalités. Également, il met en avant la nécessité de remplir notre devoir de manière efficace, et de préparer les rangs pour cette guerre. Notre marche révolutionnaire ira en avant quand, avec détermination, nous aurons réalisé ces tâches, et qu’elles seront portées par le pouvoir de création illimité des masses.

    Dépasser nos limites est notre devoir !

    Le congrès, qui a pour but de se préparer la conquête du pouvoir, déclare que notre tâche immédiate à accomplir est de cibler les faiblesses et les déficiences que nous pouvons identifier comme étant des obstacles à la réalisation de la révolution, pour ainsi avancer vers l’avenir. Cela sera réalisé en restant lié à la lutte des classes et en ciblant les points les plus cruciaux des contradictions. Cela sera achevé sous le contrôle des masses. Avec un plan de travail à court et long terme dans les champs politiques, idéologiques et organisationnels, les objectifs du TKP-ML sont :

    • le développement de la Guerre Populaire,
    • l’organisation des masses laborieuses dans les villes,
    • une intégration plus profonde de la nation Kurde,
    • l’intégration de toutes les dynamiques des masses oppressées, incluant les femmes, la jeunesse populaire et les sans-emploi.

    Notre congrès fut organisé dans un environnement où la démocratie totale existe. Les points importants de notre ordre du jour ont été discutés, et les décisions ont été prises. La teneur du congrès a synthétisé les discussions sur le programme de notre parti et l’a validé. Au même moment, le parti a intégré différents amendements et ajouts dans les statuts, basés sur les suggestions formulées au cours du congrès.

    Notre 1er Congrès a aussi pris des décisions historiques sur la lutte de libération des femmes, en décidant l’établissement de l’Union des Femmes Communistes (Komünist Kadınlar Birliği / KKB) comme une organisation autonome dirigée par le parti.

    Notre 1er congrès a dirigé l’orientation du parti vers un approfondissement idéologique, vers l’accroissement des compétences politiques, vers le renforcement de la solidité organisationnelle, et pour plus de détermination militaire face aux offensives contre notre camp, particulièrement en contre les attaques impérialistes et fascistes.

    Notre parti a pris ces décisions concrètes et importantes, parmi d’autres, au cours du 1er congrès pour que les problématiques soulevées ne le restent pas uniquement en théorie. Avec ces nouvelles organisations et les nouveaux ajustements, notre parti sera capable d’atteindre la dynamique désirée. Cette dynamique sera réalisée par l’analyse de manière plus large les décisions intégrées dans le programme, de la stratégie aux politiques que le parti mène. Notre mission n’est pas d’écrire la révolution sur le papier, mais de la réaliser en pratique.

    En ce sens, notre congrès appelle à tout le peuple, les millions d’oppressés et exploités, tous les travailleurs, Kurdes, femmes et jeunes gens à prendre part à la Révolution Populaire Démocratique, pour établir le pouvoir du peuple, pour l’émancipation et la liberté contre la dictature fasciste. Sans la Révolution Populaire Démocratique, nous ne pouvons pas démolir leurs palais, avancer vers notre futur et réaliser le progrès. Il est évident, au regard de l’histoire, que la dictature fasciste actuelle ne peut être démolie que par la Guerre Populaire.

    Notre parti, le TKP-ML, a souligné la crise de régime des classes dirigeantes turques dans son premier congrès. Dans le même temps, il a aussi mis à l’ordre du jour le combat contre la fragmentation des forces révolutionnaires et démocratiques et le besoin d’unir nos forces. Des décisions claires ont été prises sur cette question, pour continuer à défendre la ligne de lutte idéologique, pour créer des principes communs contre l’agression par les classes dirigeantes, en accord avec nos objectifs directs. Les masses travailleuses oppressées l’exigent de nous, et le TKP-ML accomplira tous les efforts possibles pour remplir ses objectifs.

    Sans le moindre doute, la crise politique et économique mentionnée plus tôt ne s’applique pas qu’a la bourgeoisie turque. Pendant que le système impérialiste-capitaliste continue de pourrir, il continue aussi d’accentuer la contradiction entre les peuples opprimés du monde envers l’impérialisme et la réaction. Il n’est pas possible de parler d’un endroit du monde où, malgré la fragmentation du pouvoir populaire, les masses opprimées ne sortent pas dans les rues en nombre. D’un autre côté, il est un fait que la direction juste de la révolution, constituée par les mouvements communistes, qui en sont la force subjective, n’arrivent pas à suffisamment organiser et transformer la colère générale en révolution. La réflexion sur ce problème permet de tirer la conclusion que la raison première de ceci est la grande faiblesse actuelle des relations internationales révolutionnaires, et l’absence d’une organisation générale et inclusive des organisations.

    Avec les décisions prises dans le 1er congrès, notre parti TKP-ML est prêt à franchir les étapes pour résoudre les faiblesses dans le camp internationaliste, avec la formule « développer la révolution de notre pays pour servir la révolution mondiale ». Pendant que le TKP-ML fera tous les efforts pour accomplir les tâches de la révolution dans notre pays, il fera tout pour étendre la solidarité avec toute initiative révolutionnaire dans la lutte des classes des autres pays. Il travaillera également à la mise en place et au renforcement de la direction idéologique et politique de la révolution prolétarienne mondiale, qui sera le trait d’union de toutes ces luttes.

    Notre 1er congrès a honoré notre martyr et membre du parti Nubar Ozanyan, voyant en lui un exemple de l’implication de notre parti au Rojava. La ligne de notre parti, d’Ibrahim Kaypakkaya à Mehmet Demirdag, et Nubar Ozanyan, souligne le caractère communiste et la qualité des cadres, en qui nous voyons un exemple pour tous et toutes. Il fut souligné que nous pouvons vaincre les difficultés présentes en prenant exemple sur le camarade Ozanyan.

    Notre leader communiste, Ibrahim Kaypakkayya, nos secrétaires généraux martyrs Süleyman Cihan, Kazim Celik et Mehmet Demirdag, immortalisés pendant la guerre, et notre camarade Nubar Ozanyan, auquel ce congrès fut dédié, furent des commandants des forces militaires de notre parti dans des moments difficiles. Ils continueront de nous guider au sein du parti, avec leur direction politique et idéologique, et nous démontreront encore le vrai sens de ce qu’est une révolution dans la réalité.

    GLOIRE À NOTRE 1ER CONGRÈS !

    VIVE NOTRE PARTI TKP-ML, L’ARMÉE POPULAIRE TIKKO, L’ORGANISATIONDE JEUNESSE TMLGB, ET L’ORGANISATION DES FEMMES KKB !

    VIVE LA GUERRE POPULAIRE !

    VIVE LE MARXISME-LÉNINISME-MAOÏSME !

    VIVE L’INTERNATIONALISME PROLÉTARIEN !

    COMITÉ CENTRAL DU TKP-ML – BUREAU POLITIQUE

    AVRIL 2019

  • Communiqué commun Jeune Garde Rouge Dijon et Unité Communiste de Lyon.

    Communiqué commun Jeune Garde Rouge Dijon et Unité Communiste de Lyon.

    La Jeune Garde Rouge Dijon et l’Unité Communiste de Lyon se sont réunies durant ce week-end. A l’issue de cette réunion, nous publions conjointement le communiqué suivant. 

    Nous, Unité Communiste de Lyon et Jeune Garde Rouge Dijon, nous avons organisé une première réunion de rencontre et de discussion entre nos deux organisations. Nous considérons que ce premier contact a été extrêmement positif et appelle à d’autres rencontres, mais également à un approfondissement du travail que nous pouvons réaliser en commun. 

    Durant cette réunion, nous avons présenté nos organisations respectives. Qu’est-ce que l’Unité Communiste de Lyon, ses conceptions idéologiques, son appartenance à l’ICOR ; qu’est-ce qu’est la Jeune Garde Rouge Dijon, son historique, ses objectifs.
    À ce titre, l’Unité Communiste de Lyon tient à saluer le travail réalisé, en l’espace d’un peu plus d’un mois, pour la construction d’une organisation antifasciste communiste sur Dijon et sur sa région. Ce travail est un exemple.

    À l’issue de la réunion, nous sommes arrivés à la conclusion que nos organisations partagent un fond similaire, des conceptions des rapports entre organisations similaires et une volonté commune de former une force capable de répondre à la bourgeoisie. 

    Il en ressort que nous considérons comme fondamental la nécessité de lutter contre la dispersion des forces combatives, progressistes et révolutionnaires. Une volonté de lutter au sein des masses populaires, des travailleurs et des travailleuses, pour parvenir à chasser la bourgeoisie du pouvoir. Une dénonciation du fascisme comme d’un ennemi de ceux-ci.

    Nous considérons comme primordiale la nécessité de lutter contre le sectarisme d’organisation, qui contribue à maintenir cette dispersion et qui à affaiblir le mouvement de lutte contre le capitalisme et l’impérialisme. La nécessité de posséder des rapports amicaux, sincères et loyaux envers toutes les organisations qui constituent ceux et celles qui luttent contre l’exploitation, le fascisme et l’impérialisme, dans la mesure où celles-ci respectent également cette même volonté.

    Entre nos organisations, nous partageons une volonté d’entamer un travail commun, à la fois de terrain et à la fois politique. Nous voulons le réaliser dans le respect de l’indépendance de chaque organisation, dans le respect de ses prises de positions politiques.

    Dans la situation actuelle, le fait de rester isolé est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre. La dégradation de la situation sociale et de la situation politique générale fait que, si nous voulons jouer un rôle, nous devons rassembler nos forces et nous soutenir mutuellement.
    Nous avons le devoir de nous soutenir mutuellement dans le développement de nos organisations respectives, dans la participation aux initiatives des uns et des autres, dans le développement d’initiatives communes, dans le soutien politique ou logistique aux uns et aux autres.
    Nous pensons également que nous pouvons travailler à des projets politiques communs, des analyses communes, partagées, sur la situation actuelle, sur ce que peut être l’avenir et sur comment faire progresser la cause des exploités et exploitées, des opprimés et opprimées. 

    Nous considérons enfin que nous devons mettre en place une régularité de travail commun, pour permettre à celui-ci de se concrétiser pleinement. 

    Avançons, ensemble, sur la voie de la révolution !

  • Communiqué de l’ICOR sur le 8/9 mai 1945.

    Communiqué de l’ICOR sur le 8/9 mai 1945.

    Appel de l’ICOR pour la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre le 8 et 9 mai, le 6 août et le 1er septembre 2019 (Résolution de l’ICOR)

    Il y a 74 ans, les 8 et 9 mai 1945, la fin du fascisme hitlérien et de la Seconde Guerre mondiale était actée. Cette victoire revient surtout l’Armée rouge, aux dizaines de milliers de partisans, aux civils, mais aussi aux forces que les Alliés avaient mobilisé afin de vaincre, au péril de leur vie, la bête fasciste.

    Peu après, les États-Unis lancèrent les premières bombes atomiques de l’histoire – le 6 août 1945 sur Hiroshima et le 9 août 1945 sur Nagasaki – guidés par la crainte que l’influence socialiste de l’Union soviétique ne s’étende. 100 000 personnes sont mortes immédiatement, au moins 130 000 à la fin de 1945 puis de nombreuses autres dans les années suivantes.

    Il y a 80 ans, le 1er septembre 1939, l’impérialisme allemand au travers de son régime fasciste hitlérien avait provoqué la Seconde Guerre mondiale. Plus de 55 millions de morts de cette guerre impérialiste nous le rappellent ! Le mouvement mondial pour la paix doit se renforcer, se coordonner au niveau mondial !

    En commémoration de ces trois événements, l’ICOR célèbre les 8 et 9 mai, 6 août et 1er septembre de chaque année la Journée contre la Guerre. Les dates varient en fonction des régions du monde, pour correspondre au jour le plus marquant.

    Actuellement, la cause de la guerre consiste en particulier dans les contradictions inter-impérialistes croissantes. Le principal fauteur de guerre est l’unique superpuissance : les États-Unis avec leur président, le fascisant Trump. Cependant la lutte contre la guerre impérialiste doit se retourner contre les préparatifs de guerre et contre les actions guerrières de n’importe quel impérialisme.

    Aujourd’hui il est plus urgent que jamais de construire un front uni anti-impérialiste, anti-fasciste international contre le fascisme et la guerre ! En novembre 2018, l’ICOR a lancé un appel international en ce sens.

    L’hostilité à la mort du fascisme hitlérien était dirigée contre l’Union soviétique socialiste et les forces révolutionnaires du monde. “L’extermination du marxisme et de ses racines”, annoncée par Hitler avec arrogance, se termina en 1945 par une défaite cuisante de la réaction anticommunisme. A l’inverse, même,  le camp socialiste vit le jour. Aujourd’hui, il est nécessaire que la lutte pour le socialisme prenne un nouvel essor. Ce n’est qu’avec la victoire mondiale du socialisme que les causes du danger de guerre seront surmontées, que les peuples vivront ensemble en paix et en accord avec la nature.

    A l’heure actuelle, la tendance générale de la préparation impérialiste à la guerre s’intensifie. La Syrie et l’Ukraine restent les points focaux du danger de guerre. Les États-Unis menacent agressivement la souveraineté du Venezuela. Ils sont déjà en guerre contre le peuple vénézuélien : ils ont organisé une situation d’approvisionnement catastrophique, qui est censée justifier une invasion “humanitaire”. Ils génère la menace et une peur constante. Ces forces jouent un jeu dangereux. Elle jouent avec le feu : le danger d’un conflit militaire et d’une confrontation directe de différentes forces armées. Tout cela dans une lutte pour accroître leur influence et les possibilités de contrôle du pays possédant les plus grandes réserves de pétrole du monde.

    Une nouvelle course aux armements nucléaires est lancée avec la fin du traité FNI [Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty – Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire.], qui visait à limiter les missiles nucléaires à moyenne portée entre les États-Unis et la Russie.

    Le régime fasciste d’Erdogan menace ouvertement d’attaquer l’ensemble du Rojava/de la Syrie du Nord. Dès le déclenchement des conflits, l’ICOR a été du côté de la révolution démocratique au Rojava.

    Le président américain Donald Trump continue de soutenir l’Etat d’Israël, sioniste, par ses provocations violant le droit international. Notamment celle reconnaissant le plateau du Golan comme partie intégrante d’Israël. De façon démagogique, toute critique justifiée de l’État d’Israël et de son gouvernement réactionnaire est diffamée comme « antisémite ».

    En vue des élections européennes de ce mois de mai, l’Union européenne (UE) tente de se présenter comme une puissance de paix. En réalité, l’UE est un bloc impérialiste qui se bat de manière de plus en plus indépendante pour le pouvoir mondial. Avec la construction de la structure militaire par la « Coopération structurée permanente » (PESCO), le caractère agressif devient plus clair. L’ICOR Europe participe aux élections européennes sous le slogan : « La rébellion contre l’UE impérialiste est justifiée ! Vive la solidarité internationale – renforcez l’ICOR ! »

    De plus en plus de gouvernements et de partis bourgeois du monde entier se dirigent vers une  droite de plus en plus réactionnaire, ce qui augmente le danger de guerre. Il s’agit non seulement de Donald Trump aux États-Unis, mais aussi de Narendra Modi en Inde, Recep Tahip Erdogan en Turquie ou Jair Bolsonaro au Brésil.

    Mais les travailleurs et les travailleuses, les agriculteurs et agricultrices et les jeunes du monde ne sont pas d’accord ! Des millions de personnes se lèvent pour défendre la paix, dans la lutte antifasciste, dans la résistance contre la menace d’une catastrophe écologique et contre le démantèlement des droits sociaux et politiques. Cela se manifeste dans le monde entier par des luttes croissantes de la classe ouvrière et des masses populaires.

    Dans la rue contre les impérialistes bellicistes !

    Tous les impérialistes hors de Syrie !

    Solidarité avec les luttes de libération kurde et palestinienne !

    Ne touchez pas au Venezuela !

    Pour la construction d’un front uni anti-impérialiste et antifasciste international !

    Pour la paix, la liberté et le socialisme !

    En avant avec la construction de l’ICOR !

    (Image de couverture : extrait de Allemagne, année 0)

  • Hommage à Võ Nguyên Giáp

    Hommage à Võ Nguyên Giáp

    Ce communiqué a été écrit lors du décès de Võ Nguyên Giáp (1891-2013), en octobre 2013.
    Giáp, qui a vécu 102, a été un héros de la lutte contre l’impérialisme français puis américain. Au sein d’un Vietnam incorporé malgré lui, à partir de 1975, dans la sphère de domination d’une URSS ayant de plus en plus viré à droite (nous parlons de » révisionnisme » pour l’URSS ayant abandonné les principes du marxisme) , Giáp a représenté la ligne de défense de l’anticolonialisme et de la révolution.

    Ce communiqué date d’avant la création de l’Unité Communiste de Lyon. Il a été rédigé au sein de l’organisation OC-FR, dans laquelle plusieurs membres de l’Unité Communiste de Lyon ont milité par le passé. Il n’est donc pas notre propriété. Cependant, nous considérons qu’il n’en est pas moins toujours valable aujourd’hui dans une très large mesure.

    Nous saluons, en ce jour anniversaire de la bataille de Dien Bien Phu, la victoire du peuple vietnamien contre l’oppression coloniale. Cette victoire est un symbole fort, montrant, comme l’écrivait Ho Chi Minh (1890-1969) :
    « L’esprit de l’homme est plus fort que ses propres machines… Ce sera une guerre entre un tigre et un éléphant. Si jamais le tigre s’arrête, l’éléphant le transpercera de ses puissantes défenses. Seulement le tigre ne s’arrêtera pas. Il se tapit dans la jungle pendant le jour pour ne sortir que la nuit. Il s’élancera sur l’éléphant et lui arrachera le dos par grands lambeaux puis il disparaîtra à nouveau dans la jungle obscure. Et lentement l’éléphant mourra d’épuisement et d’hémorragie. Voilà ce que sera la guerre d’Indochine. » (1946)

    Nous aurons également l’occasion de reparler du combat d’Ho Chi Minh, dont le 50ème anniversaire du décès sera commémoré le 19 mai.

    Hommage à Vo Nguyen Giap

    Le général Vo Nguyen Giap est décédé vendredi à l’âge de 102 ans. Il a été un des artisans de la victoire du peuple vietnamien contre les impérialismes français et US. Comme anti-impérialistes, nous ne pouvons que saluer la mémoire de ce grand patriote qui a infligé des défaite cuisantes aux plus puissantes armées bourgeoises du monde, et notamment à celle de notre propre bourgeoisie (victoire de Dien Bien Phu, 1952) en s’appuyant sur la créativité et la combativité des masses populaires.

    Nous considérons que Mao Zedong est le théoricien marxiste classique de la guerre populaire, toutefois l’ouvrage du général Giap Guerre du peuple, armée du peuple est également une importante contribution à l’analyse des problèmes militaire d’un point de vue révolutionnaire, que nous devons étudier avec profit. Vo Nguyen Giap a appliqué de façon créatrice et victorieuse à la réalité vietnamienne les écrits de Marx, Engels, Lénine et Staline sur la guerre de partisans et il était logique que ses intuitions rejoignent en grande partie ce que Mao Zedong a décrit de façon systématique dans son ouvrage sur La guerre populaire prolongée.

    Avec le président Ho Chi Minh, 1946

    Proche compagnon d’arme du président Hô Chi Minh et responsable communiste de premier plan, il n’a pas su saisir toutes les implications de la rupture sino-soviétique au début des années 1960 ni l’importance de la révolution culturelle. Principalement soucieux de ne couper son peuple ni de l’aide militaire soviétique, ni de l’aide militaire chinoise, il a tenté de maintenir une ligne « centriste » dans la lutte de ligne qui traversaient le Parti Communiste du Nord-Vietnam entre partisans d’un alignement sur l’URSS (Le Duan, Pham Van Dong) et partisans d’un rapprochement avec la Chine maoïste (Hoang Van Hoan). Après la mort du président Hô Chi Minh (1969), face à l’exacerbation de la lutte de ligne dans le Parti, cette position est devenue de plus en plus intenable et Vo Nguyen Giap s’est retrouvé isolé. En 1975-76, les tenant-e-s du modèle soviétique de développement l’emportent, les dirigeant-e-s « pro-chinois-e-s » sont brutalement purgé-e-s, le Vietnam devient un « sous-traitant » de l’URSS au sein du COMECON, le marché commun des pays satellites et s’aligne totalement sur la politique internationale de l’URSS (alors même que la droite du Parti Communiste Chinois organise un coup d’Etat après la mort de Mao, engage le pays sur la voie du capitalisme et se tourne résolument vers une alliance avec l’impérialisme US). En 1980, les ex-alliés se font même la guerre…

    Le symbole de la fierté retrouvée d’un peuple

    C’est à cette époque que Vo Nguyen Giap, encombrant fantôme d’une période révolutionnaire révolue, est déchu de son poste de ministre de la défense. On suppose qu’il s’était opposé à l’occupation du Cambodge. Mais on en est réduit à des supputations, car Giap, communiste discipliné formé à l’école de la IIIème internationale de Lénine-Staline, n’a pas intégré les apports du maoïsme : Il ne conçoit pas que le parti puisse changer de couleur et préfère mener la lutte à l’intérieur plutôt que d’en appeler au masses populaires (comme Mao a su le faire en 1966 contre les dirigeant-e-s engagés sur la Voie Capitaliste qui cherchaient à le marginaliser et à l’enterrer sous des fleurs). Il continue à conserver quelques responsabilités en matière de sciences, de technologie et de planning familial. Il joue son rôle d’icône de la résistance lors des célébrations officielles. Il continue à assumer la ligne du Parti devant ses rares interlocuteur/trice-s etranger-e-s. En 1991, après une ultime lutte de ligne à l’occasion de l’effondrement du bloc soviétique, il est exclu du Comité Central et réduit au silence.

    Face aux révisionnistes

    Face aux révisionnistes vietnamiens qui rétablissent le capitalisme sur toute la ligne, il reste un symbole pour les masses populaires vietnamiennes qui font les frais de cette politique. Et son nom comme celui d’Hô Chi Minh sont évoqués avec nostalgie. Dans les dernières années de sa vie, il parvient enfin à sortir du silence et à exprimer publiquement ses désaccords, mais c’est trop tard. Si elles renforcent encore sa popularité, ses récentes prises de position contre la corruption des bureaucrates du parti, ainsi que son combat au nom de la défense de l’environnement, des paysan-ne-s et de l’indépendance nationale contre les grands travaux inutiles et nuisibles impulsés par le social-impérialisme chinois au Vietnam ne sont pas suffisantes pour inverser le cours des choses.

    Nous présentons nos condoléances à son épouse, la camarade Dang Bich Ha, à ses enfants. Nous présentons notre salut militant à son glorieux peuple combattant, dont nous souhaitons qu’il s’empare résolument de l’arme du maoïsme pour balayer la clique révisionniste qui a usurpé le pouvoir après la victoire sur l’impérialisme US .

    HONNEUR AU GENERAL GIAP !

    VIVE LA LUTTE DES PEUPLES DU MONDE CONTRE L’IMPERIALISME !

  • Communiqué commun  UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Communiqué commun UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Nous considérons que le mouvement social en France arrive dans une situation charnière. Nous pensons que, plus la situation se développe, plus la crise s’approfondit, nationalement et internationalement, plus le besoin de structuration devient criant.

    A nos yeux, toutes les initiatives qui vont dans le sens de plus de solidarité internationale et de plus de combativité dans les masses populaires sont à saluer. Nous avons apporté notre approche, d’autres en ont apporté une parallèle, que ce soit le cortège internationaliste à l’initiative des Jeunesses Communistes de Lyon ou le cortège de tête masqué unissant Gilets Jaunes et plusieurs forces politiques, syndicale ou antifascistes.

    Toutes vont dans un sens positif, qui contribue à appuyer un renforcement des organisations de lutte, chose primordiale dans la période d’incertitude dans laquelle nous sommes.

    L’Unité Communiste de Lyon, l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste et, d’une manière générale, toutes les organisations de l’ICOR, promeuvent un travail unitaire entre toutes les organisations combatives, dans le but de battre l’impérialisme et la capitalisme.

    1er mai – cortège internationaliste et révolutionnaire – meeting sur l’UE.
    Communiqué commun UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Nous avons marché ensemble à Lyon, sous la bannière de la révolution et de l’internationalisme !

    A Lyon, le premier mai, jour de lutte internationale pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses, nous avons conjointement défilé. Sous les couleurs de l’Unité Communiste de Lyon, de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, de l’ICOR, mais également de Partizan et du Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands, nous avons battu le pavé et scandé notre solidarité avec les luttes démocratiques et révolutionnaires dans le monde entier.

    Nous considérons que le fait de pouvoir organiser ce cortège de manière conjointe, en tant qu’organisations membres de l’ICOR, avec l’appui et le soutien d’autres forces progressistes alliées, représente un succès. Un succès à la fois en termes de travail préparatoire, en termes d’exécution, mais également un succès sur la voie d’une plus ample coordination et intégration à un ordre du jour commun entre nos organisations.

    Nous pensons que le fait que l’ICOR puisse se développer en France est essentiel. En tant que puissance impérialiste agressive et réactionnaire, la France joue un rôle important dans l’écrasement et l’asservissement colonial et néo-colonial d’une partie de la planète. Le prolétariat de France ne peut non plus être isolé internationalement des mouvements menés pas ses frères et sœurs de classe, notamment en Allemagne ou en Espagne, où de grandes organisations membres de l’ICOR existent. 

    Pour nous, ce cortège représente une première étape dans ce travail. Un premier jalon. Chaque année, il est plus fourni. 
    Nous saluons les organisations qui ont soutenu et participé à ce cortège, comme nos camarades de la Maison de la Mésopotamie ou l’organisation antifasciste Jeune Garde Lyon.
    Nous saluons également l’ensemble de ceux qui ont pris la rue, sous les couleurs de leurs syndicats, sous le gilet jaune de la lutte, dans leurs organisations politiques.
    Nous saluons également ceux et celles qui, en tant qu’individus, sont venus, avec leur combativité propre, grossir les rangs de cette manifestation.
    Sans la présence de cet ensemble de forces, ce premier mai n’aurait pas été la réussite qu’il a pu être. La manifestation de Lyon, comme celles de France ou du monde entier, ont été marquée par un dynamisme et un esprit revendicatif puissant.

    Face à cette montée des mouvements populaires, la réponse de la bourgeoisie et des impérialistes est invariablement la même : la répression. 
    Nous ne pouvons oublier les combats menés, dans leurs pays respectifs, par les camarades qui défilaient à nos côtés. En ce moment, dans l’Etat prison Turc, les luttes sociales sont à leur paroxysme. Le régime d’Erdogan a subi un revers lors des élections municipales, mettant en avant le fait que les peuples de Turquie n’adhèrent pas à son projet fasciste. Dans les geôles, la grève de la faim impulsée par Leyla Güven se poursuit depuis plus de 170 jours, mettant en péril la vie de plusieurs centaines de militants et de militantes pour la liberté. 
    Nous ne pouvons oublier le fait que les méthodes terroristes d’emprisonnement sans jugement de l’Etat Turc, sa pratique de la sale guerre, les crimes qu’il commet ne lui sont pas spécifiques.

    Demain, même dans les pays impérialistes, se targuant de leur « démocratie », de leurs « libertés fondamentales », ces pratiques peuvent s’appliquer. En Allemagne, le processus de droitisation restreint progressivement les droits sociaux et politiques des masses populaires. L’Etat Allemand n’a pas hésité ainsi à tenter de censurer nos camarades du MLPD, à obtenir que les organisations bourgeoises l’isolent. En vain !

    En France, la lutte des Gilets Jaunes a jeté à terre le masque démocratique. Le pouvoir a frappé fort, sans respect pour ses propres lois, pour liquider la colère sociale. Il n’a pas hésité à manœuvrer à coups de pseudo-débats pour essayer d’appuyer sa politique de liquidation complète des acquis sociaux. Il n’hésite plus à limiter les libertés démocratiques, votant des lois contre les manifestations arrêtant préventivement, interpellant sur de simples soupçons et menant une politique de provocation pour justifier un écrasement physique des manifestations. 

    À Lyon, la police est venue intimider et fouiller les participants au cortège internationaliste et révolutionnaire, avant même le départ de la manifestation. Après celle-ci, elle a manœuvré pour nasser ceux qui voulaient notamment se rendre au repas libertaire organisé chaque premier mai. Le but de tout ceci était de trouver un prétexte pour frapper.
    À Paris, le régime s’est vautré dans les mensonges les plus éhontés, affirmant que les manifestants étaient entrés pour saccager l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Dans les faits, les manifestants et manifestantes s’étaient réfugiés pour échapper aux coups, aux gaz et aux tirs. Des policiers ont même jeté des pavés sur ceux qui arpentaient la rue.

    Nous dénonçons ce jeu de provocation et ces violences orchestrées par l’Etat bourgeois et sa police. Nous appelons à la solidarité entre les manifestants et manifestantes !

    Nous avons saisi l’occasion de ce travail commun pour inviter à une conférence-débat commune sur la question de l’UE et de son effondrement. Nous savons qu’il existe des analyses variées sur la situation de l’Union européenne et sur son développement probable. 

    Cette conférence-débat était l’occasion de poser tant la question de l’histoire de l’Union européenne que de pouvoir également poser à la fois les questions des tendances à l’intégration qu’ont les bourgeoisies, tout comme de leur concurrence exacerbée. Elle était l’occasion de rappeler la nature de l’Union européenne : une alliance réactionnaire d’impérialismes pour le partage de marchés. Nous avons voulu tordre le cou à plusieurs conceptions fausses, qui tendent à penser que l’Europe est amendable, réformable, qu’elle peut changer de nature. Mais également qui séparent la question de l’UE de la question du capitalisme et de l’impérialisme en général, et qui tendent à considérer que la France est dominée par un capital apatride, par l’Allemagne ou par les USA.

    Surtout, cette conférence a pu indiquer un point central : la crise de l’UE est avant toute chose la transcription européenne de la crise du capitalisme. Ce n’est pas l’UE qui crée la crise, ni la sortie de celle-ci qui permettra de la juguler. La seule et unique résolution de cette question passe par la destruction du système d’asservissement et d’exploitation capitaliste-impérialiste. 

    Alors, et uniquement alors, la question d’une « Union Européenne » pourra se poser sans qu’elle implique une exploitation et une domination d’Etats -et de classes sociales- sur d’autres. 
    Nous pensons qu’il faut s’opposer à l’UE dans ses actions antisociales, mais ne pas perdre de vue que le cœur battant de notre ennemi est chez nous : c’est notre bourgeoisie impérialiste en tout premier lieu.

    En présence d’un camarade délégué de l’ICOR, nous avons pu également présenter la coordination, ses buts et ses moyens d’action. Nous pensons qu’il faut saisir chaque occasion pour illustrer le fait que l’internationalisme de l’ICOR n’est pas fait de phrases creuses, mais qu’il est concret et réel, se traduisant par de véritables victoires.

    Nous pensons que pour gagner,nous avons un besoin impérieux d’un Parti organisé pour lutter contre notre impérialisme et notre bourgeoisie monopoliste, mais également une alliance internationale de partis révolutionnaires. Nous voulons travailler, conjointement avec d’autres forces, à construire tout cela. 
    Nous appelons ceux et celles qui partagent cette volonté à rejoindre les organisations membres de l’ICOR et à soutenir l’ICOR.

    Cette journée de lutte est, à nos yeux, un succès. Un succès qui en appelle d’autres, qui peuvent et doivent se concrétiser par le renforcement des organisations communistes et des organisations de défense populaire.

    Vive l’ICOR, vive le communisme !