Catégorie : Communiqués

  • Nouveaux documents disponibles — édition revue et corrigée de Sur Unité communiste

    Nouveaux documents disponibles — édition revue et corrigée de Sur Unité communiste

    De nouveaux documents sont disponibles sur notre site :

    Sur Unité communiste (2023), édition revue et corrigée de 2025

    Ce document présente ce que nous sommes et ce que nous essayons de faire en France. Il s’adresse avant tout aux communistes qui veulent découvrir le contenu que nous portons. Nous voulons répondre à 2 questions fondamentales :

    • pourquoi existons-nous, alors que nous pourrions rejoindre, par exemple, le Parti communiste français, le Pôle de renaissance du communisme en France, ou les Nouveaux partis anticapitalistes ;
    • et pourquoi rester inorganisé — seul dans sa lutte pratique et théorique — est la pire erreur qu’une ou un communiste puisse commettre aujourd’hui ?

    La première édition de ce document contenait beaucoup d’erreurs. Dans cette nouvelle édition, nous avons voulu corriger autant la forme que le fond. Nous avons rectifié des fautes d’inattention, des formulations maladroites, des vulgarisations erronées, mais aussi des lignes théoriques fausses sur lesquelles nous sommes revenus. Cette seconde édition correspond donc à la progression que notre organisation a accomplie dans sa formation entre la rédaction de ce document en début 2023 et aujourd’hui — bientôt 2 ans plus tard.

    La Seconde Guerre mondiale (2018-2021)

    « Il serait réducteur de penser que notre histoire n’est qu’un objet de division identitaire et d’invective anachroniques. Certes, ces déviations sont constatables par quiconque se familiarise avec le “milieu” de la gauche radicale. La lutte pour des idées plus justes est souvent substituée par la lutte de différents récits entre eux, et les expériences du mouvement communiste ne sont alors traité plus que comme des moyens d’entre-excommunication. Or, au-delà des querelles de chapelle, c’est bien notre histoire qui contient en elle le moyen d’atteindre une connaissance supérieure de la théorie révolutionnaire — tirer les conclusions de notre bilan. Aborder frontalement ces questions, ce n’est pas — que — ressusciter des controverses désuètes ou faire le procès de fantômes. S’il faut comprendre nos prédécesseurs et d’où nous venons, ce n’est pas pour le plaisir de la querelle vaine ou de l’ascendant rhétorique, mais pour mieux lutter, maintenant et à l’avenir.

    La 2de Guerre mondiale est un point nodal de la propagande réactionnaire. Les travaux que nous présentons ici constituent une première réponse à celle-ci. S’ils n’offrent pas le si attendu “bilan exhaustif et définitif des expériences socialistes du XXe siècle”, ils cherchent à défricher ce moment clé — la 2de Guerre mondiale —de l’accumulation de mystifications et de calomnies qui l’obscurcissent. En tant que tels, il faut les considérer comme préparatoires. »

    La dictature du prolétariat (2017-2018)

    « 7 ans après la publication de Sur la dictature du prolétariat (2017), nous pensons que la dictature du prolétariat est toujours la ligne de démarcation principale dans le mouvement communiste en France.

    Ce qui fait de la dictature du prolétariat la ligne de démarcation principale, ce n’est pas sa reconnaissance en mot, mais sa reconnaissance en fait. L’on ne compte plus les organisations communistes déclarant la nécessité de la dictature du prolétariat mais agissant comme si celle-ci devait tomber du ciel, ou n’était qu’un problème scolastique. Or, le problème de la dictature du prolétariat ne vole pas haut dans le ciel, il est terre-à-terre, il n’est pas lointain, il est immédiat.

    La “dictature du prolétariat” n’est pas une figure de style, un slogan, une exagération, une profession de foi. La dictature du prolétariat est la formulation de notre stratégie pour la réalisation du communisme : c’est une solution concrète à un problème concret. »

    D’autres documents seront prochainement disponibles sur notre site :

    La bataille pour l’Histoire (2020)

    « L’histoire de l’URSS et des expériences socialistes, tout comme des démocraties populaires, est un champ de bataille. Un champ de bataille contre la falsification, d’une part, mais également pour comprendre réellement ce qui s’est déroulé.

    Les enjeux autour de cette histoire sont immenses. Ils le sont autant pour les capitalistes que pour nous. Pour eux dans le but de démontrer le caractère génétiquement criminel du communisme et sa faillite en tant que modèle économique et social. Pour nous, militants et militantes communistes, pour être capable de leur répondre, mais surtout pour pouvoir en tirer des conclusions justes sur les moyens et les fins de notre mouvement. »

    « Publié il y a quatre ans, ce document a eu une certaine importance dans la définition de notre organisation.Y sont exposées de manière synthétique les bases de notre conception de la lutte pour l’unité des communistes et pour la science révolutionnaire. La bataille pour l’Histoire (2020) a été rédigée au moment où celle-ci amorçait sa transition de l’Unité communiste de Lyon vers Unité communiste,notamment par sa fusion avec Éco défense, c’est-à-dire pendant une période de transformation profonde de notre structure essentiellement locale vers une structure nationale, et de notre stratégie héritée de notre fondation en 2016 vers une nouvelle stratégie plus construite, nourrie du bilan de 4 ans d’expérience. »

    Le mouvement des gilets jaunes (2018-2019)

    « Les Gilets jaunes ont tracé une des lignes de démarcation les plus nettes de l’histoire récente en France. Bientôt 6 ans après son “acte I”, nous retenons de ce mouvement qu’il a départagé le révolutionnaire en acte de celui en parole seulement.

    La gauche révolutionnaire, ou plutôt celle se percevant comme telle, qu’importe la tendance déclarée(anarchisme, trotskysme, marxisme-léninisme, maoïsme, communisme de gauche, etc.), a abandonné le mouvement des Gilets jaunes à lui-même. Des exceptions sont à noter, mais l’indécision de la majorité des prétendus révolutionnaires est symptomatique de leur absence de réelle clairvoyance politique. Divers arguments ont été invoqués pour justifier cette apathie, chacun plus ou moins absurde, mais tous attestant la réelle qualité opportuniste de ces appareils.

    Ce mouvement a déstabilisé les organisations trade-unionistes, habituées au confort des mobilisations et des revendications économiques syndicales. Sans les repères de leurs routines réformistes, celles-ci se sont trouvées désemparées. Le refus ou la renonciation à la lutte politique et idéologique dans cette mobilisation de masse, de la part de ces organisations, était encore une démonstration de l’état présent du mouvement communiste en France : faible numériquement et organisationnellement, certes, mais surtout politiquement, idéologiquement et théoriquement.

    L’arriération du mouvement communiste s’est exprimée y compris chez celles et ceux qui ont reçu positivement les Gilets jaunes, lorsque le rôle (d’avant-garde) des communistes a été nié ou négligé : l’impératif de mener activement la lutte politique et idéologique a été trop souvent substitué par celui d’une simple “participation”. »

    Notes sur la situation et la stratégie en France (2024)

    Ce document rassemble les « Notes sur l’économisme et le syndicalisme », « Notes sur le Parti communiste » et « Notes sur la conscience de classe » avec leur préface et postface.

    Dans ces documents, nous avons essentiellement essayé de faire 2 choses :

    • développer plus extensivement et intensivement ce qui n’est qu’évoqué dans Sur Unité communiste (d’où l’abondance de citations de ce document) ;
    • redécouvrir ce que les autrices et auteurs classiques du marxisme, particulièrement Lénine, ont à nous dire sur les problèmes concrets auxquels les communistes font face aujourd’hui en France (d’où l’abondance de citation de ces autrices et auteurs).

    Notes sur la situation et la stratégie en France s’adresse à un public communiste plus avancé que celui d’un document introductif comme Sur Unité communiste.

    « La théorie que Unité communiste porte et défend est le fruit d’un travail de recherche et d’étude intense et de longue date, certes, mais surtout de 20 ans d’expérience collective (de la lutte et de l’organisation syndicale, des sectes communistes, de la formation militante, etc.).

    Notre progression théorique, et avec elle, politique, n’est pas le fruit d’une meilleure étude des textes classiques, d’une plus attentive lecture de Marx, Lénine, Staline ou Mao, d’une plus intense méditation sur le sens de leurs mots, etc., mais d’abord d’une progression pratique collective et sur plusieurs années. Évidemment, et comme la profusion de citations dans ces documents le démontre, l’étude des dits classiques reste indispensable pour transformer l’expérience en guide pour l’action, la pratique en théorie. Se priver de cette qualité, certes “fossilisé”, desséchée sur le papier, mais cependant déjà constituée (déjà construite, et ce à un niveau élevé), serait renier la science révolutionnaire et ainsi se condamner à stagner.

    Cette synthèse théorique de notre pratique ne pourrait pas exister sans l’espace d’élaboration collective qu’est notre organisation. C’est par celle-ci que des vécus militants très différents peuvent former un sens commun. »

    L’ensemble de nos documents seront prochainement disponibles en format physique.

    Pour plus d’informations, contactez-nous à :

    unite.communiste.lyon@gmail.com

  • Nous saluons le TKP-ML à l’occasion de son IId congrès !

    Nous saluons le Parti communiste de Turquie — marxiste-léniniste (TKP-ML) à l’occasion de son IId congrès !

    Dans les conditions économiques et politiques difficiles que connaît aujourd’hui la Turquie, le TKP-ML a convoqué et tenu son IId congrès. Depuis la France, nous l’avons reçu avec un grand enthousiasme, pour plusieurs raisons qui sont selon nous importantes non seulement pour la lutte des révolutionnaires en Turquie mais aussi pour celle des révolutionnaires en France.

    Nous pensons que le TKP-ML donne un exemple dans son application de la méthode scientifique communiste aux problèmes de la révolution en Turquie.

    Nous saluons l’analyse de la transformation des conditions objectives et des tâches révolutionnaires en Turquie, avec l’observation de la transformation des rapports de production semi-féodaux à la campagne, et la priorité donnée au travail dans le prolétariat urbain.

    Nous saluons l’affirmation que la révolution en Turquie doit être menée par la lutte armée du début jusqu’à la fin.

    Dans l’histoire du mouvement communiste, le changement des conditions et des tâches de la lutte révolutionnaire a souvent été l’occasion d’une victoire pour l’opportunisme de droite ou de gauche.

    Les opportunistes de droite ont plusieurs fois invoqué la transformation des rapports de production semi-féodaux pour renoncer à la lutte armée et adopter le légalisme bourgeois, sous prétexte d’adapter la stratégie révolutionnaire aux nouvelles réalités. À l’inverse, les opportunistes de gauche ont plusieurs fois refusé de voir toute transformation dans les rapports de production, et ont donc refusé d’adapter leur stratégie aux nouvelles réalités. Les opportunistes de droite et de gauche esquivent chacun à leur manière les problèmes concrets de la pratique et de la théorie révolutionnaires, et condamnent la révolution.

    Nous pensons que l’affirmation du TKP-ML sur la lutte armée continue du début jusqu’à la fin de la révolution en Turquie contient une portée en partie universellement juste dans toutes les révolutions — que doivent retenir tous les révolutionnaires. Il n’y a pas de révolution sans lutte armée. Celle-ci ne peut pas être simplement attendue. La lutte armée ne naît pas spontanément, pas plus que la lutte pour le pouvoir politique. Le problème de la lutte armée se pose différemment dans chaque révolution, mais il se pose toujours. Chaque révolution doit être faite selon sa propre stratégie correspondant à ses conditions particulières. Mais dans tous les pays, les révolutionnaires ne doivent pas attendre une situation révolutionnaire pour poser la question militaire et préparer la conquête armée du pouvoir !

    La révolution communiste en France sera très différente de la révolution démocratique en Turquie, mais il n’est possible d’apprendre à faire la guerre qu’en la faisant. La pratique de la guerre de guérilla urbaine en Turquie est une expérience nouvelle et précieuse pour la théorie de la guerre révolutionnaire en général, y compris dans les pays capitalistes-impérialistes comme la France.

    Nous saluons l’affirmation de l’engagement dans la libération nationale des peuples opprimés de Turquie, car la lutte des peuples de Turquie contre le chauvinisme et le racisme et pour leur droit à disposer d’eux-mêmes fait partie de la révolution démocratique en Turquie.

    Nous saluons l’affirmation du rôle d’avant-garde de la libération des femmes, car le combat des femmes contre le patriarcat et pour l’égalité de genre fait partie de la révolution démocratique en Turquie, et qu’elle est décisive pour l’organisation des masses de femmes.

    Nous saluons l’affirmation de l’importance du front uni démocratique dans la révolution démocratique en Turquie, qui existe actuellement dans le Mouvement révolutionnaire uni des peuples (HBDH) et dans le Mouvement révolutionnaire uni des femmes (KBDH), pour unir tous les révolutionnaires dans leur lutte commune.

    Nous pensons que ces affirmations sur la nécessité de la libération nationale des peuples opprimés, de la libération des femmes du patriarcat, et du front uni, contiennent également une portée en partie universellement juste dans toutes les révolutions — que doivent également retenir tous les révolutionnaires.

    Le TKP-ML est pour nous une source d’enseignements et d’inspiration dans la lutte pour la reconstruction d’un Parti communiste et d’un mouvement révolutionnaire dignes de ce nom en France. Le TKP-ML est un guide pour les militantes et militants révolutionnaires de France.

    Vive le TKP-ML, la révolution démocratique en Turquie, l’internationalisme prolétarien et le marxisme-léninisme-maoïsme !

  • TKP-ML : Longue vie à notre IId Congrès !

    ORGANISE LA RÉVOLUTION, GAGNE L’AVENIR !

    Notre IId Congrès est né de la volonté de notre Parti à une époque où les attaques d’assimilation, de négation et d’annihilation de l’État turc contre les droits et libertés fondamentaux de notre peuple de nations turque et kurde, de diverses nationalités et croyances, se poursuivaient à toute vitesse, et augmentaient leur agression fasciste contre le mouvement révolutionnaire et communiste, dans les conditions économiques sévères dans lesquelles notre peuple était forcé de vivre.

    Notre IId Congrès, convoqué dans des conditions où les signes de la troisième guerre impérialiste de partage sur la scène internationale deviennent de plus en plus évidents et où les guerres régionales au Moyen-Orient et en Europe de l’Est se poursuivent avec intensité, a tout d’abord évalué les activités de notre Parti après le Ier Congrès. Tirant les leçons de ses lacunes et de ses erreurs dans la lutte des classes, il les a considérées comme la justification des succès de la période à venir. Il a souligné l’importance de l’organisation du Parti au sein des masses et des luttes de masse. Il a confirmé la possibilité d’appliquer la ligne « proche mais en avant » de notre Parti dans la lutte pour la révolution démocratique populaire.

    Notre IId Congrès a également analysé la structure économique et sociale de la Turquie, qui est un sujet de discussion important de la lutte de notre Parti dans son histoire de plus d’un demi-siècle, et est parvenu à certaines conclusions. Le IId Congrès de notre Parti à défini la formation sociale de la Turquie comme étant dominée par les capitalistes compradores et les vestiges féodaux et à donc par conséquent déterminé que la nature et la voie de la révolution ont changé.

    Elle a mis à jour le programme et les statuts de notre Parti sur la base des particularités de la révolution démocratique populaire. Aujourd’hui, parmi les contradictions principales, la contradiction fondamentale est la contradiction entre l’impérialisme, le capitalisme compradore, les vestiges féodaux et les larges masses populaires ; dans le processus de la révolution démocratique populaire, elle a déterminé que la contradiction principale est la contradiction entre le capitalisme compradore, les vestiges féodaux et les larges masses populaires.

    Notre IId Congrès, sur la base de cette réalité concrète, a reconnu que la révolution en Turquie se trouve au stade de la révolution démocratique populaire et que cette révolution ne peut être réalisée seulement et uniquement par la lutte armée. Il a confirmé que la révolution en Turquie a ses propres spécificités et donc ne suivra pas la même ligne que les révolutions réussies du prolétariat international et des peuples opprimés du monde.

    Cette ligne, qui a été décidée lors de la 7Conférence de notre Parti (2002) et qui a continué à être discutée lors de la 8Conférence (2007), « Notre révolution aura ses propres spécificités. La guerre populaire en Turquie, la guérilla ne sera pas la même que les exemples précédents. La Turquie a ses propres caractéristiques, des différences par rapport à la région dans laquelle elle est située », a été développé par la résolution du Parti qui a correctement analysé la situation actuelle.

    Cette ligne reconnaît que la guerre de guérilla est applicable jusqu’au succès de la révolution mais sur la base du principe de « petits groupes, grande audace » et vise au soulèvement populaire armé, et que la lutte pour la révolution s’élèvera sur la base de la lutte armée dès son commencement jusqu’à sa réalisation. Il reconnaît aussi que dans la lutte pour la révolution démocratique populaire, le travail dans les villes et au sein de la classe ouvrière est primordial et que le travail à la campagne et parmi les paysans pauvres est devenu secondaire.

    Notre IId Congrès embrasse la lutte de la nation kurde et des autres nationalités minoritaires contre le nationalisme, le racisme et le chauvinisme. Il considère la lutte des autres nationalités et croyances opprimées, en particulier la nation kurde, contre toutes les formes d’oppression fasciste, de meurtre de masse, d’interdiction, d’oppression nationale et religieuse des classes dirigeantes turques comme faisant partie de sa propre lutte.

    Notre IId Congrès a reconnu que dans un processus d’augmentation de la violence et des massacres contre les femmes, les lutte des femmes contre le patriarcat et les vestiges féodaux, et contre le capitalisme, l’impérialisme et le fascisme sont entrelacées, par conséquent la lutte pour l’égalité des genres et le combat contre le patriarcat font partie de la révolution démocratique populaire et sont décisifs dans l’organisation des masses de femmes.

    Notre IId Congrès a réitéré l’idée que le Mouvement Révolutionnaire Uni des Peuples (HBDH) et le Mouvement Révolutionnaire Uni des Femmes (KBDH) est une position de lutte extrêmement importante dans la lutte pour la Révolution Démocratique Populaire.

    Notre IId Congrès salue avec une fierté communiste la mémoire révolutionnaire et l’héritage de nos camarades immortalisés, ainsi que la lutte de nos camarades emprisonnés qui en résistant dans des conditions sévères d’isolement et de torture, continuent à montrer leur engagement envers notre Parti et la révolution avec une grande volonté.

    Notre IId Congrès salue nos sympathisants et militants, les familles des martyrs et des prisonniers, qui n’ont pas épargné leur vie et leur travail dans notre lutte pour la révolution démocratique populaire depuis plus d’un demi-siècle.

    Notre Parti TKP-ML maintient sa détermination dans la lutte pour la libération de notre peuple de l’exploitation capitaliste compradore et impérialiste et de l’oppression fasciste, et pour être à l’avant-garde de la lutte pour l’indépendance, la liberté et la démocratie populaire et enfin conclure cette lutte par une révolution démocratique.

    Gloire à notre IId Congrès !

    Vive notre Parti TKP-ML, et sous son avant-garde TİKKO, KKB, TMLGB !

    Vive la Révolution Démocratique Populaire !

    Vive l’Internationalisme Prolétarien !

    Vive le Marxisme Léninisme Maoïsme !

    Comité Central du TKP-ML

    Novembre 2024

  • Déclaration commune internationale pour la Palestine

    Intensifier les actions et faire avancer de plus en plus puissamment le mouvement militant de masse en soutien à la cause palestinienne !

    Plus de 11 mois se sont écoulés depuis le début de l’offensive criminelle de l’État terroriste d’Israël contre le peuple palestinien. Depuis lors, plus de 40 000 Palestiniens ont été tués, parmi lesquels des femmes et des enfants, et plus de 100 000 ont été blessés.

    Par leurs bombardements, leurs assassinats et leurs occupations, les sionistes ont forcé plus d’un million de Palestiniens à se déplacer vers le sud de la bande de Gaza. Il ne fait aucun doute que les sionistes génocidaires préparent une opération visant à occuper le sud de la bande de Gaza. Les sionistes veulent anéantir le peuple palestinien, s’emparer de son territoire et de ses ressources, en essayant de pousser les Palestiniens vers le désert du Sinaï en Égypte, un vieux projet de déplacement forcé qui ouvre la voie à l’occupation définitive de tout le territoire de la Palestine.

    Rafah, une ville située au sud de la bande de Gaza, a servi de refuge aux Palestiniens, concentrant près de 1,5 million de personnes sur un petit territoire, où elles vivent sous les bombardements et les entraves des forces israéliennes à l’aide humanitaire.

    Cette situation aggrave la crise humanitaire, car la population palestinienne de Rafah souffre de maladies infectieuses dues au manque d’eau potable, à l’absence de mesures d’hygiène, à l’insécurité alimentaire, à l’absence d’hôpitaux et d’abris dans de bonnes conditions, en raison de l’offensive constante des sionistes. De nombreux enfants meurent non seulement des bombardements, mais aussi du manque de nourriture. Environ 80 % des enfants palestiniens de moins de cinq ans sont parfois incapables de manger tous les jours, selon les rapports d’une agence de santé de l’ONU.

    À cela s’ajoute l’intention des sionistes de frapper moralement le peuple palestinien, par divers actes de violence allant au-delà des massacres de civils. La destruction préméditée de temples, de maisons, d’écoles, d’universités et d’hôpitaux, ainsi que la privation d’eau et d’énergie, perturbent sauvagement la vie des Palestiniens, sapent leurs espoirs et les exposent à une mort lente.

    Les sièges d’hôpitaux violent les règles les plus élémentaires de la guerre et ont un effet désastreux : ils détruisent l’infrastructure nécessaire pour soigner les malades et les blessés, tuent le personnel médical et assiègent les zones environnantes.

    Le peuple palestinien doit subir que les soldats des forces sionistes se moquent de son malheur et le méprisent, en dansant sur les ruines de ses maisons, en enregistrant des scènes ignobles en se vantant de leurs actions et avec des publicités télévisées absurdes. Leurs vidéos sur les médias sociaux sont remplies de discours anti-palestiniens, couplés aux déclarations racistes des dirigeants israéliens et à une éducation violente de leurs enfants, leur apprenant à haïr les Palestiniens dès leur plus jeune âge.

    Le génocide contre le peuple palestinien n’est pas seulement l’œuvre du sionisme israélien. Les États impérialistes qui le soutiennent sont également responsables, en particulier les États-Unis et le Royaume-Uni, ainsi que d’autres gouvernements impérialistes européens, l’Allemagne, la France, l’Italie, etc., complices. Les impérialistes américains soutiennent inconditionnellement leur « chien de proie » au Moyen-Orient. Ils ont utilisé leur droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU pour bloquer toute initiative de paix. Ils ont envoyé des armes et de l’argent aux sionistes pour renforcer leur puissance militaire. Et récemment, dans un acte que beaucoup considèrent comme historique, le Congrès américain a adopté un projet de loi visant à sanctionner la Cour pénale internationale pour avoir ordonné l’arrestation de dirigeants politiques sionistes.

    Face à tout cela, le peuple palestinien et ses organisations de résistance offrent une résistance héroïque dans les conditions données et continuent de porter des coups à l’occupation et aux troupes d’invasion génocidaires. Nous exprimons notre soutien le plus total à cette résistance.

    Le génocide contre le peuple palestinien a déclenché une solidarité internationale qui n’a jamais cessé depuis octobre [2023]. Les prolétaires et les peuples du monde ont porté haut la cause de la libération de la Palestine, condamnant la féroce offensive sioniste.

    Surmontant la répression des États réactionnaires, les masses ont organisé des rassemblements et de grandes mobilisations exigeant l’arrêt de l’agression, poussant au boycott des entreprises israéliennes ou de celles qui soutiennent les sionistes, exigeant la rupture des relations et des traités de leurs gouvernements avec Israël, jusqu’au développement extraordinaire, ces derniers mois, du mouvement étudiant, qui a enflammé les universités et les rues, des États-Unis à l’Europe et dans le monde entier, rappelant le mouvement de solidarité avec la cause du peuple vietnamien dans les années soixante et soixante-dix.

    Sous cette pression de masse, certains gouvernements ont rompu leurs relations avec Israël et ont contraint les instances internationales à engager des actions en justice. La Cour internationale de justice (CIJ), qui s’est prononcée sur le procès intenté par l’Afrique du Sud, a ordonné aux sionistes d’arrêter immédiatement les opérations militaires dans la bande de Gaza. La CIJ a émis des mandats d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de son ministre de la défense, Yoav Gallant. Mais dans le même temps, elle a ordonné l’arrestation de deux dirigeants du Hamas. Ce dernier fait montre le caractère bourgeois de la CPI en mettant sur le même plan la violence des oppresseurs et celle des opprimés.

    Face à cette situation, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire d’intensifier les actions et de faire avancer de plus en plus puissamment le mouvement militant de masse en soutien à la cause palestinienne ! La pression populaire doit se traduire par des grèves de solidarité et des actions de plus en plus fortes contre les gouvernements qui soutiennent Israël et les ambassades israéliennes dans tous les coins du monde.

    Les partis et organisations communistes marxistes-léninistes-maoïstes doivent jouer un rôle de plus en plus important dans ce mouvement, autour de revendications de masse communes :

    • exiger que les troupes israéliennes quittent la bande de Gaza et la Cisjordanie ;
    • exiger que les troupes impérialistes quittent la région et cessent leurs actions militaires au Moyen-Orient en soutien à l’État d’Israël et contre les forces solidaires du peuple palestinien, en Mer Rouge, au Liban, etc. ;
    • exiger la rupture des relations diplomatiques, commerciales et militaires avec Israël ;
    • exiger que les dirigeants sionistes soient jugés pour crimes de guerre et génocide.

    En même temps, nous invitons à ce que les manifestations de solidarité avec le peuple de Palestine et la dénonciation du génocide sioniste s’accompagnent d’une dénonciation de l’action menée en Inde par l’État fasciste Hindutva de Modi, grand soutien du gouvernement de Netanyahu, avec l’appui de l’impérialisme américain, contre les peuples indigènes et tribaux de ce pays. Une campagne génocidaire, appelée « Opération Kaghaar », au cours de laquelle sont perpétrés des massacres et des déportations forcées, des assassinats de civils et de chefs tribaux, d’activistes et de dirigeants révolutionnaires, ainsi que la persécution de journalistes et de défenseurs des droits de l’homme qui s’y opposent. Cette opération vise à étouffer la lutte de libération des masses indiennes, la guerre populaire anti-impérialiste des masses populaires.

    Les travailleurs et les peuples du monde doivent soutenir la résistance et la guerre de libération nationale du peuple palestinien, dans le cadre de la lutte pour la libération finale des peuples de l’exploitation et de l’oppression capitalistes et impérialistes, qui sera possible avec le triomphe des révolutions dans chaque pays et l’avancée de la révolution prolétarienne mondiale, pour éradiquer toutes les formes d’oppression et d’exploitation de la surface de la terre.

    Prolétaires et peuples du monde, unissez-vous contre l’impérialisme !

    Vive la lutte de libération du peuple palestinien !

    Vive la Palestine libre !

    Comité international de soutien à la guerre populaire en Inde
    Parti communiste (maoïste) d’Afghanistan
    Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste)
    Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste (TKP-ML)*
    Union des travailleurs communistes (marxiste-léniniste-maoïste) — Colombie
    Comité de construction du parti communiste maoïste de Galice
    Parti communiste maoïste — Italie
    Parti prolétarien de Purbo Bangla (PBSP)/Bangladesh*
    Voie rouge d’Iran (groupe maoïste)
    Groupe d’étude révolutionnaire (USA)
    Parti communiste révolutionnaire d’Uruguay
    Parti communiste de l’alliance prolétarienne chinois*
    Parti marxiste-léniniste italien
    Parti maoïste russe
    Regroupement prolétarien du Pérou
    Comité communiste maoïste — Brésil
    Unité communiste — France

    Liste ouverte aux signatures. Pour signer, écrire à : ICSPWIcsgpindia@gmail.com

    Lal Salaam

    *Avec notes.

  • FPLP : À l’occasion du premier anniversaire de la bataille du Déluge d’Al-Aqsa

    La bataille du Déluge d’Al-Aqsa marque un tournant stratégique dans notre lutte, et la résistance ne sera pas brisée.

    À l’occasion du premier anniversaire de la traversée épique du 7 octobre (la bataille du Déluge d’Al-Aqsa), nous rappelons avec fierté et respect cet événement exceptionnel dans l’histoire de la lutte du peuple palestinien. Ce moment a incarné la volonté inébranlable de la résistance face à l’occupation brutale. Cette bataille a représenté un changement stratégique dans le conflit, révélant la faiblesse de l’ennemi, sa fragilité et les fissures dans son système de sécurité militaire, aggravant encore ses crises internes.

    En ce jour glorieux de l’année dernière, des centaines de combattants de la résistance ont infligé une défaite cuisante à la division [israélienne] de Gaza, parvenant à contrôler en quelques heures de vastes parties de nos terres occupées et revenant avec des centaines de soldats et d’officiers capturés.

    Au cours de l’année écoulée d’agression sioniste systématique, la résistance a exécuté des opérations de haut niveau qui ont paralysé les capacités militaires de l’ennemi et désorienté ses dirigeants, qui pensaient à tort qu’ils pourraient éradiquer la résistance en l’espace de quelques semaines. Au cours des manœuvres terrestres, l’occupation a subi de lourdes pertes en vies humaines et en matériel, malgré qu’elle ait utilisé la tactique de la terre brûlée. La résistance a continué à bombarder les villes et les colonies « israéliennes » avec des roquettes, frappant profondément le territoire sioniste.

    L’unité de terrain entre les factions de l’Axe de la Résistance, de Palestine, du Liban, du Yémen et d’Irak, est devenue évidente, avec la participation active de la République islamique d’Iran, ce qui a contribué à épuiser l’ennemi et à développer l’équation de la dissuasion en utilisant des missiles et des drones pour frapper au plus profond du territoire sioniste. Cela a renforcé la présence de la résistance sur la scène régionale.

    Sur le plan politique et international, l’entité sioniste s’est retrouvée dans un isolement sans précédent, les protestations mondiales contre ses crimes brutaux s’intensifiant. La Cour internationale de justice a rendu des arrêts condamnant les crimes de l’occupation, malgré les contraintes imposées par les pressions américaines. La pression internationale sur l’entité s’est accrue dans les forums mondiaux, et la voix palestinienne s’est élevée contre les mensonges sionistes, entraînant des protestations mondiales sans précédent, notamment dans les universités du monde entier.

    Notre peuple et notre résistance ont consenti d’énormes sacrifices au cours de l’année écoulée, avec des centaines de milliers de martyrs, de blessés, de disparus et de prisonniers. Le conflit s’est étendu de la bande de Gaza à la Cisjordanie, puis au Liban.

    Dans cette bataille, de grands dirigeants sont montés en martyrs, au premier rang desquels le chef des martyrs, le Sayyed des martyrs, Hassan Nasrallah ; le chef symbolique, Ismail Haniyeh ; le chef Saleh Al-Arouri ; et une longue liste de dirigeants et de cadres du FPLP, avec à leur tête le camarade Nidal Abdul Aal, membre du bureau politique et chef du département de la sécurité et de l’armée.

    Gaza et la Cisjordanie ont été le théâtre de destructions massives d’infrastructures dues à des bombardements sionistes barbares et sans précédent, plus graves que lors de n’importe quel conflit ou guerre antérieur. L’occupation a commis des crimes sans précédent contre les civils, en bombardant des hôpitaux, des écoles et des installations vitales, en empêchant l’aide humanitaire et en ciblant des journalistes dans sa poursuite du génocide et du déplacement.

    Malgré les tentatives de l’ennemi de déplacer notre peuple à Gaza et en Cisjordanie, la fermeté du peuple et de la résistance a fait échouer ces plans, et l’ennemi n’a pas réussi à atteindre ses objectifs d’écraser la résistance ou de récupérer les otages.

    La résistance a réussi à compenser ses pertes de leadership, à reprendre le contrôle de la bataille et à prouver que la Cisjordanie est un acteur clé dans la lutte contre la résistance armée montante.

    À cette occasion, le Bureau politique du Front populaire de libération de la Palestine réaffirme ce qui suit :

    1. La bataille du Déluge d’Al-Aqsa a marqué un tournant stratégique dans l’histoire de la résistance palestinienne, et ses enseignements continueront d’être étudiés dans les académies militaires, tant au niveau de la planification que de l’exécution.
    2. L’ennemi n’a pas atteint les objectifs qu’il s’était fixés, notamment l’éradication de la résistance et la récupération des otages, et continue d’essuyer des défaites à Gaza, en Cisjordanie et au Liban.
    3. La résistance a démontré sa capacité à durer, à compenser les pertes de leadership et à renforcer ses capacités défensives et offensives.
    4. La résistance reste attachée à ses exigences fondamentales : le retrait total de Gaza, la fin de l’agression, le retour des personnes déplacées, la reconstruction et la levée complète du siège.
    5. Il est urgent de restaurer l’unité nationale palestinienne et d’élaborer une stratégie de résistance globale pour faire face aux défis considérables posés par l’occupation.
    6. La montée de la résistance armée en Cisjordanie est un choix stratégique pour les factions de la résistance et un élément crucial du conflit.
    7. Les masses arabes sont appelées à prendre l’initiative de s’opposer aux politiques des régimes réactionnaires, d’arrêter la normalisation et de descendre dans la rue pour soutenir la Palestine et la résistance.
    8. L’escalade des mouvements de masse mondiaux doit se poursuivre avec plus de force pour dénoncer les crimes de l’occupation et condamner le soutien occidental et américain à l’agression « israélienne ».

    En conclusion, au nom des factions et de l’Axe de la Résistance, nous réaffirmons notre engagement envers notre peuple, notre nation et les peuples libres du monde que la flamme de la résistance restera allumée et ne s’éteindra pas jusqu’à ce que l’agression soit vaincue et la Palestine libérée, la victoire étant inévitable tant que la volonté de notre peuple restera inébranlable et sa détermination inflexible.

    Gloire aux martyrs, liberté pour les prisonniers, et avec certitude la victoire arrive.

    Front populaire de libération de la Palestine

    Bureau politique

    7 octobre 2024

  • ADGB : Liberté pour Ecevit Piroğlu !

    Unité communiste exprime sa pleine solidarité avec Ecevit Piroğlu pour le 132e jour de sa grève de la faim et republie le communiqué de la l’ADGB du 20 juin 2024, à l’occasion de l’envoie de sa délégation en Serbie.

    L’Union des forces démocratiques en Europe (ADGB) se rend en Serbie avec une délégation le vendredi 21 juin 2024. Ecevit Piroğlu en est au 130e jour de sa deuxième grève de la faim. Le socialiste Ecevit Piroğlu, impliqué dans la lutte socialiste en Turquie depuis sa jeunesse, a joué un rôle actif dans les manifestations de Gezi en 2013 contre la dictature d’Erdoğan.

    Il a ensuite rejoint la lutte contre les gangs de l’État islamique au Rojava. Ecevit Piroğlu faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par l’État turc pour « terrorisme ». En 2021, il a été arrêté à l’aéroport en Serbie au motif qu’il était recherché par Interpol avec une « notice rouge ». La Turquie a alors demandé l’extradition de Piroğlu de Serbie. Ce n’est un secret pour personne qu’en cas d’extradition, la torture des interrogatoires et l’emprisonnement à vie l’attendent.

    Après de longues luttes et des appels, la Cour suprême serbe a décidé qu’Ecevit Piroğlu ne pouvait pas être extradé vers la Turquie et a ordonné sa libération. Cependant, après sa libération le 12 janvier 2024, il a été de nouveau arrêté par la police serbe et placé au centre de détention de Padinska Skela. Ce centre fonctionne en fait comme un centre d’extradition.

    Ecevit Piroğlu a entamé une grève de la faim le 12 février pour protester contre cette situation. Pendant cette période, il a perdu beaucoup de poids : mesurant 1,82 mètre, Piroğlu ne pèse plus que 44,6 kg. Il ne peut plus marcher et n’est pas en mesure de satisfaire ses besoins fondamentaux. Plusieurs de ses organes sont menacés de défaillance. Il est conscient mais a du mal à parler. Il est actuellement hospitalisé mais il y a toujours un policier dans sa chambre.

    Ecevit Piroğlu demande :

    • L’application du jugement du tribunal et de ne pas être extradé vers la Turquie.
    • Être libéré pour se rendre dans le pays de son choix et ne pas être empêché de voyager.
    • Ou que l’État serbe lui reconnaisse le statut de réfugié politique et lui accorde le droit de rester dans le pays.

    Le gouvernement serbe n’a toujours pas répondu aux demandes d’Ecevit Piroğlu, qui est au bord de la mort, et continue d’être indifférent.

    En tant qu’ADGB, nous ne pouvons accepter cette situation. Notre délégation a pour objectif de faire pression sur les autorités serbes et, en même temps, de jouer un rôle de médiateur. Nous voulons également montrer à notre camarade qu’il n’est pas seul et que nous sommes très solidaires avec lui. Nous voulons également informer le public de manière exhaustive à l’occasion de cette visite.

    Nous n’avons pas beaucoup de temps !

    Notre délégation rendra visite à Ecevit Piroğlu à l’hôpital et nous avons déjà envoyé nos demandes de rendez-vous aux autorités serbes afin de rencontrer les autorités compétentes et de négocier des solutions concrètes. Nous espérons que l’État serbe répondra positivement à notre demande de rencontre. Bien entendu, nous sommes conscients qu’en coulisses, l’État turc exerce une forte pression sur la Serbie.

    La délégation comprendra des représentants des organisations composant l’ADGB, l’ADHK et l’ATIK, et de divers groupes tels que l’AVEG-KON, l’ADDKI et le TSP. Un représentant du Conseil bavarois pour les réfugiés sera également présent. Un des avocats d’Ecevit Piroğlu accompagnera la délégation en Serbie.

    Union des forces démocratiques en Europe (ADGB)

  • Abstention aux élections européennes !

    Nous sommes signataire de cette déclaration commune proposée par le Parti communiste de Grèce (marxiste-léniniste) (KKEµλ), que nous saluons chaleureusement pour cette initiative.

    L’UE est l’édifice des impérialistes.
    C’est un instrument d’exploitation, d’occupation et d’oppression des travailleurs et des peuples.
    C’est un bastion du racisme et de la guerre.
    Sortir du Parlement européen, s’opposer à l’UE, c’est la voie des travailleurs et des peuples !
    Abstention aux élections européennes !

    Les élections pour le Parlement européen en mai‐juin auront lieu dans une période d’attaques multiples contre les droits des peuples d’Europe et dans une période de guerre et de conflits sanglants sur le continent européen.

    Au cours des années précédentes, les puissances impérialistes dominantes de l’Union européenne ont consolidé l’exploitation et le pillage des peuples et des travailleurs des pays européens. Des politiques d’austérité extrêmes ont été mises en œuvre, les pauvres et les classes moyennes ont été écrasés par des réductions de salaire et l’attaque de leurs droits du travail, et les paysans ont vu les attaques de la politique de la PAC qui les visent. Les jeunes ont continué à être au centre de l’attaque, les politiques européennes s’attaquant aux études et aux droits du travail ; en outre, non seulement les politiques de Bologne n’ont pas apporté de jours meilleurs aux jeunes qui étudient, mais elles ont aggravé les conditions d’étude et ont même contraint de nombreux étudiants à abandonner leurs études. Les jeunes travailleurs, les jeunes de la classe ouvrière pauvre, ceux qui vivent en marge de la pauvreté, les migrants et les « citoyens de seconde zone », comme on les appelle, ont été durement touchés. D’une part, ils ont été les premiers à accepter les mesures de réduction et d’austérité ; d’autre part, ils ont vu leurs droits démocratiques bafoués.

    Durant tous les développements de ces dernières années, l’UE apparaît une fois de plus comme une force qui soutient et participe à des guerres injustes, une force responsable du massacre des peuples. La guerre injuste en Ukraine, outre la marque des impérialistes russes et américains, porte également la marque de l’intervention de l’UE et de son soutien aux groupes fascistes et d’extrême droite. Le peuple ukrainien a le droit de résister contre toute invasion et de combattre pour l’indépendance et son droit à la souveraineté. Mais cela ne peut pas être réalisé par le gouvernement réactionnaire de Zelensky et la classe dirigeante ukrainienne, ni, encore moins, par les impérialistes US-OTAN et européens.
    Au même moment, le nettoyage ethnique en cours du peuple palestinien bénéficie du soutien des forces de l’Union européenne. La répression et l’interdiction des mobilisations de solidarité avec le peuple palestinien est la principale orientation des pays de l’UE. La décision du Parlement européen ‐ à une écrasante majorité ‐ de reconnaître « le droit d’Israël à l’autodéfense » alors qu’il y a un massacre prolongé à Gaza d’un peuple vivant depuis des années sous l’occupation de l’État fasciste d’Israël est un exemple évident de la nature « démocratique et humanitaire » de l’édifice de l’UE. Il est clair que la solidarité avec le peuple palestinien et la lutte pour la liberté en Palestine implique de s’abstenir de participer à l’édifice européen belliciste et de s’abstenir de participer aux élections européennes.

    Les politiques de racisme extrême, la montée des partis d’extrême droite dans les pays de l’Union européenne et au Parlement européen s’appuient sur les politiques réactionnaires, racistes et anticommunistes des principales forces du système. Face à elles, nous devons exiger l’égalité des droits politiques et sociaux pour tous les migrants, par le combat commun des peuples, des réfugiés et des migrants. De nouvelles forces sont apparues et d’anciennes se sont renforcées, qui représentent les extrêmes du capitalisme, de l’exploitation et de la discrimination sociale, ethnique, religieuse, culturelle et de genre. Toute cette offensive idéologique et politique qui s’est déroulée parallèlement à l’attaque des droits et des conquêtes des décennies passées était nécessaire pour les bourgeoisies impérialistes de l’UE. Elle était nécessaire pour mettre les travailleurs et les opprimés sous les feux de la rampe et leur faire porter le chapeau de la crise actuelle. Non seulement ces politiques d’extrême droite et fascistes ne s’opposent pas à l’UE, mais elles en sont la « chair et le sang ». C’est la perception politique du système capitaliste impérialiste qui se manifeste lorsqu’il est en crise ou en danger.

    En même temps, la crise pandémique et l’épidémie du Covid, bien qu’elles aient initialement créé un problème pour le processus de production et le système capitaliste dans son ensemble, se sont transformées en une opportunité pour une nouvelle attaque par le biais de lois anti‐ouvrières et anti‐populaires.

    Le mythe de l’« Europe des peuples », du visage social‐humain de l’Union européenne montre aujourd’hui son vrai visage. Le visage de la guerre, de l’exploitation et de la barbarie. Le visage de l’impérialisme‐capitalisme qui ne s’intéresse qu’à la reproduction de ses profits et à sa suprématie politique sur ses adversaires. Il est évident pour qui veut le voir qu’une poignée de pays impérialistes dirigent l’UE. Ils encouragent l’exploitation de la bourgeoisie contre tous les autres peuples et classes ouvrières et, dans le même temps, ils extraient les richesses des pays encore dépendants. Telle est la réalité de l’Union européenne. Une union dominée par les contradictions et les antagonismes, une union vouée à l’échec.

    Cet édifice pourri et exploiteur a également besoin d’un semblant de démocratie pour être vendu aux citoyens. Il a besoin que le Parlement européen s’emploie à désorienter les peuples et à les convaincre qu’il est possible de le changer et de le réparer. Mais la vérité est que le Parlement européen est une marionnette sans fonctions significatives et décisives, un spectacle mis en place pour tromper les peuples d’Europe et les détourner de leur lutte. C’est une « serre » où se développent les lobbies du système, dans laquelle les soi‐disant députés européens n’obéissent qu’aux « sacs d’argent » dont disposent les capitalistes pour promouvoir leurs intérêts à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE.

    Nous soutenons les luttes des peuples et des travailleurs. Ce sont ces luttes que les gouvernements des pays de l’UE dénigrent et vilipendent. Nous soutenons les grèves qui ont éclaté en France pour le droit des gens à une retraite avec laquelle ils puissent vivre, les grèves des travailleurs des transports en Allemagne et en Espagne. Nous soutenons les luttes des paysans comme récemment en France et en Grèce. La poursuite et le chemin vers la justice pour les luttes des travailleurs et des peuples ne passent pas par l’acceptation des illusions misérables sur le Parlement européen et l’UE. Les mobilisations des travailleurs sont l’espoir d’un avenir meilleur pour les travailleurs et les peuples d’Europe.

    La voie des peuples est en dehors du Parlement européen et contre l’UE, une voie de solidarité et de camaraderie. Pour une vie avec des droits et des acquis contre l’impérialisme et l’exploitation. Une vie qui ne peut être gagnée que par un FRONT COMMUN des peuples contre cette alliance barbare et réactionnaire des impérialistes et des capitalistes.

    Nous tous qui signons ce document, organisations de gauche et communistes, refusons de légitimer l’opération d’embellissement d’une construction impérialiste historiquement réactionnaire. Nous refusons de participer à un processus de farce et attrape‐nigauds comme celui des élections européennes. Nous appelons à une abstention massive lors des élections européennes et nous luttons activement pour que les mouvements des peuples travailleurs soient au premier plan des luttes. Nous appelons les peuples d’Europe à ne pas voter aux élections européennes, car elles sont une farce, et à devenir des sujets actifs dans la lutte contre les politiques de l’Union européenne. Nous appelons les démocrates et les progressistes à mettre un terme aux politiques bellicistes soutenues par l’Union européenne qui ont amené la guerre dans notre voisinage. Nous nous battons pour que nos pays sortent de l’édifice européen. Nous soutenons le droit des peuples à se battre et à lutter pour leurs droits, pour une société sans exploitation et sans guerre. Nous appelons à une abstention massive aux élections européennes et à une participation massive et active aux luttes des peuples.

    • NON A L’UNION EUROPÉENNE DES CAPITALISTES ET DES IMPÉRIALISTES !
    • ABSTENTION AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES !
    • À BAS LES POLITIQUES ANTI‐OUVRIÈRES D’AUSTÉRITÉ ET DE BARBARIE SOCIALE !
    • FRONT INTERNATIONALISTE‐ANTI‐IMPÉRIALISTE DE CLASSE DES TRAVAILLEURS ET DES PEUPLES EUROPÉENS CONTRE LA GUERRE, LE RACISME ET LE FASCISME !

    Parti communiste de Grèce (marxiste-léniniste) (KKEµλ, Grèce)
    Kommunistischer Aufbau (KA, Allemagne)
    Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne (OCML-VP, France)
    Trotz Alledem (TA, Allemagne)
    Unité communiste (UC, France)
    Revolusjonære Kommunister (RK, Norvège)

  • ORC : Bref rapport de la RDC

    De la guerre en République Démocratique du Congo

    La République Démocratique du Congo est un pays situé au cœur de l’Afrique centrale. C’est un pays aux nombreux potentiels, tant énergétiques, de la faune, de sa flore et dans son sous-sol.

    Il est vrai que d’une part, son sol regorge des richesses minières aussi variées que nous sommes tentés d’affirmer qu’aucun minerai ne manquerait à l’appel et d’autre part, elle demeure, depuis des millions d’années, au centre de l’essor technologique mondial.

    Le cobalt, le coltan, le cuivre et bien d’autres minerais sont inéluctablement les raisons des convoitises qui sont à la base des guerres, par procuration, des diverses groupes armées, tels les M23et bien d’autres, parsemés dans l’est de la RDC et servant de base arrière des pays voisins à la solde des multinationales ainsi que d’autres grandes puissances qui préfèrent acheter via le Rwanda des minerais du Congo à moins chère et au prix du sang que de le faire dans le respect des normes en la matière. Il s’agit plus spécialement de l’or, du coltan, du cobalt, du gaz méthane et bien d’autres.

    La RDC a perdu, dans toutes lesdites guerres, plusieurs de ses compatriotes et qu’à notre humble avis, fauché plus que n’a été le cas pendant les deux guerres mondiales, lors de la guerre de Syrie, celle entre l’Israël et la Palestine ainsi que celle de l’Ukraine. Hélas, tout cela se passe dans l’anonymat des pays dits civilisés.

    Chaque jour, les Congolais de l’Est sont violentés, tués, déplacés de leurs terroirs pour servir des groupes armées étrangères. Les femmes et les enfants vivent dans des camps des réfugiés internes, d’autres sont au Rwanda et en Ouganda où le Programme Agricole Mondial essaie à sa manière de les nourrir. Les forces Onusiennes ne font rien pour que cette guerre se termine et cela fait plus de vingt-trois ans qu’ils sont en RDC sans endiguer ce mal. Une aide en habits, nourriture, construction d’abris et autres types d’interventions seront salutaires à nos compatriotes.

    Ce silence inquiétant des grandes puissances devant ce génocide est très surprenant. Quand il s’agit de la Syrie, de l’Ukraine, de la Palestine, nous avons senti un véritable engouement à intervenir à tout point de vue. En ce qui concerne le Congo, C’est à peine qu’il en est fait allusion au niveau mondial pendant que notre pays se voit piller de ses richesses indispensables dans le but d’enrichir d’autres pays africains ainsi que les puissances étrangères à l’origine de ces calamités.

    Si bien qu’au lendemain des indépendances, les entreprises minières étaient étatiques, depuis 1997 avec d’une part, l’avènement de Laurent Désiré KABILA au pouvoir suivi de son prétendu fils, et d’autres part la chute de l’Union Minière du Haut Katanga, actuelle Gécamines, nous assistons à la floraison des entreprises privées, la signature des contrats de création des entreprises à économies mixte et tant d’autres avec des entreprises Européenne, Asiatiques, Américaine, Chinoises lesquels tous et le moins que l’on puisse dire sont léonins à tout point de vue.

    Par ailleurs le secteur artisanal n’a nullement été épargné et le système d’exploitation minière actuel ne tient nullement compte de la préservation de l’environnement et qu’en plus, les sociétés minières ne respectent aucune réglementation en rapport avec leur responsabilité sociétale. Plusieurs cas de pollution de l’air, des eaux, la destruction des sources des sites susceptibles de lutter contre les émissions de CO2 ou des gaz à effet de serre sont observés de nos jours.

    Le peuple congolais meurtri par les affres de la guerre n’a jamais bénéficié de ses nombreuses et potentielles richesses minières et énergétiques étant entendu qu’étant victime il reste l’épicentre des guerres par procuration et de ce fait, il devient un paria, un apatride un déplacé interne. Et un président français, Sarkozy pour le citer, déclarait, je cite :la République Démocratique du Congo est un patrimoine commun et qu’elle devait s’ouvrir pour que d’autres pays aient l’occasion de se servir allègrement de ses richesses.

    Les élections en RDC

    Nous sommes, depuis plus de deux semaines, pendant la période électorale qui concerne les élections à tous les niveaux :

    • Présidentiel
    • National au niveau des deux chambres (Assemblée Nationale et Sénat)
    • Provincial
    • Municipal et Territorial et ce pour la première fois depuis plusieurs décennies

    Ce qui est surprenant, c’est le nombre des candidats aux présidentielles, 27 au total dont 26 tentent de se choisir un candidat commun sans y parvenir encore.

    Selon plusieurs sources, un candidat qui aurait la nationalité Zambienne, Moïse KATUMBI, est soutenu par des grandes puissances qui sont derrière le Rwanda d’autres agresseurs de notre pays. Il a réussi a fédéré jusque-là, trois autres candidats autour de lui et la population a du mal à comprendre qu’un groupe de congolais soit à la solde des étrangers. Parmi ces trois qui se sont allié au candidat suspect, se trouve un ancien premier ministre du temps du président Joseph KABILA qui a été à la base de la débâcle de la Gécamines, la Géante du secteur des mines en RDC.

    Les élections auront lieu le 20 décembre et nous craignons, à tout moment, des incidents au pays. Les M 23 tiennent à tout prix à prendre la ville de Goma pour obliger le Congo à négocier avec eux et du coup, ils vont infiltrer l’armée congolaise comme c’était le cas du temps du pouvoir passé où ils étaient même dans notre Gouvernement et selon certaines indiscrétions, ils avaient des relations très poussées avec la présidence de la République.

    Jusqu’à présent, juste quelques candidats sont visibles sur terrain au regard de la dimension du pays et face à l’incertitude de gagner les élections.

    A tous les niveaux, il y a au moins plus de quatre vingt dix pourcents des candidats qui perdront les élections et ce au regard des sièges à occuper.

    Nous vous donnerons, au fur et à mesure d’autres informations en temps opportun.

    ORC Organisation Révolutionnaire du Congo
    21/12/2023

  • Publication de « Sur Unité communiste »

    Publication de « Sur Unité communiste »

    Après plusieurs mois de travail collectif, nous publions Sur Unité communiste.
    Ce document peut être commandé en format physique à l’adresse unite.communiste.lyon@gmail.com.

    Il existe de nombreuses méconceptions sur notre organisation — Unité communiste — et son contenu. Cette méconnaissance de notre groupe est en partie de notre faute : nous avons exposé nos idées au fil de nombreux articles et de multiples brochures depuis notre création, mais nulle part condensé de manière synthétique. Nous n’avons de même jamais répondu à certaines questions fondamentales — telles que notre orientation théorico-idéologique ou notre relation à l’ICOR — ce qui a laissé libre cours à certaines spéculations. Ici, nous cherchons à rattraper ce manquement.

    Ce document présente notre organisation, Unité communiste, sa raison d’être et ses conceptions.

    Le paysage politique français ne manque pas de groupuscules se revendiquant du communisme et de la révolution, et nous sommes les premiers à le reconnaître. Qu’est-ce qui en conséquence justifie donc notre création et notre existence ? C’est ce que nous voulons expliquer ici.

    Il ne s’agit pas d’un programme ou d’une analyse définitive, ce qui serait ridicule étant donné la dimension modeste de notre structure, mais d’abord de présenter nos conclusions de base. Celles autour desquelles nous nous sommes fondés et celles que nous avons atteintes pendant nos années d’existence et d’activité, sur lesquelles nous construisons. L’objectif est de rendre compte de nos évolutions et des questions autour desquelles nous nous transformons.

    La lectrice ou le lecteur constatera que ce document n’a pas pour seule ambition d’exposer ce qui pourrait faire notre originalité. Pourquoi ? Car est à propos à la fois ce qu’est notre organisation et ce qu’elle défend. Or, il est impossible de répondre à ces questions sans présenter extensivement aussi quelles sont les conceptions qui font notre contenu. Ainsi, nous ne pouvons pas échapper aux lieux communs du communisme — qui ne sont cependant jamais superflus de réasséner. Ce ne sont donc pas seulement les particularités de notre organisation qui sont résumées, mais aussi certaines généralités du communisme, dont nous esquissons notre compréhension. Nous avons ici un double objectif de propagande et de formation militante, ce qui explique le format que nous y avons choisi.

    Nous sommes fondés sur un constat simple et de longue date : il existe aujourd’hui en France un vide politique laissé par l’effondrement et la décadence des organisations communistes se revendiquant de la révolution. La mutation achevée du Parti communiste français (PCF) en parti politique comme les autres, autant dans la forme que dans le fond, en est le plus éclatant exemple. Il a abandonné la transformation radicale du monde en s’intégrant totalement à l’idéologie et aux institutions politiques bourgeoises.

    Ce vide ne peut être comblé que par une organisation neuve et puissante, capable d’unir et d’organiser les exploités et les opprimés, pour créer une société nouvelle. Son premier but doit être de rendre possible un changement de système politique, de cette démocratie qui camoufle mal la dictature des plus riches, vers notre démocratie : par et pour celles et ceux qui font notre société en produisant toutes ses richesses, sans celles et ceux qui se les accaparent. Ce changement, nous pensons qu’il ne peut advenir que sous une forme révolutionnaire, avec un contenu de classe, c’est-à-dire communiste.

    Le XXIe siècle, nous en sommes convaincus, n’est pas et ne sera pas un siècle pacifié, mais plutôt la fin d’une éphémère accalmie. C’est la dissipation d’une courte illusion qui a existé dans nos pays riches, avec la fin de la Guerre froide, la victoire éclatante mais factice du capitalisme, et l’avènement du néolibéralisme sur les ruines du consensus keynésien.

    Le communisme est souvent accusé d’être une idéologie morte, la relique politique d’un échec. Nous pensons l’inverse : au contraire, nous avons trouvé dans le communisme une destination et les moyens de changer le cours du XXIe siècle, pour répondre au défi qu’il nous soumet, vers un autre futur.

    Poser la question du communisme, c’est selon nous poser celle de la prise du pouvoir et de la lutte idéologique en ce sens. Cela implique le problème épineux de l’organisation politique de classe et de combat, et de sa construction. Autant d’interrogations à savoir poser et à oser résoudre.

    La révolution n’est pas un caprice ou un rêve, ce n’est que la seule option raisonnable, car la seule qui rende possible une alternative. Or, cette alternative au système capitaliste-impérialiste n’est pas une interrogation d’ordre scolastique ou morale, c’est une fatalité qui s’impose à toutes et tous : soit l’on brise la machine, soit l’on meurt avec elle. Aujourd’hui est décisif : allons-nous nous unir derrière la cause du prolétariat, ou dépérir sur une terre brûlée, stagnant dans l’épuisement des ressources ?

    Le communisme est — avec la même actualité maintenant qu’il y a 150 ans — une nécessité à la libération des travailleuses et travailleurs de tous les pays, et avec eux, de l’humanité tout entière. Au IIIe millénaire, il est également devenu une condition sine qua non à la survie de nos sociétés. Le dilemme se posait et s’impose encore à nous : socialisme ou barbarie ?

  • 269 Libération Animale : Nous ne voulons pas d’un monde construit sur les cadavres des opprimé.e.s

    269 Libération Animale : Nous ne voulons pas d’un monde construit sur les cadavres des opprimé.e.s

    Nous partageons le communiqué de 269 Libération animale en solidarité au peuple palestinien. L’association antispéciste a mené plusieurs actions pour les animaux au cours de ces dernières années, malgré la répression intense. Actuellement ses militantes traversent avec ténacité une épreuve difficile, la confrontation avec la violence misogyne de l’ancien cofondateur. Nous leur apportons tout notre soutien.

    Nous ne voulons pas d’un monde construit sur les cadavres des opprimé.e.s :

    Communiqué de 269 Libération animale en solidarité au peuple palestinien

    « Je ne me souviens pas de mon enfance sans soldats, leurs bottes, leurs armes, la couleur kaki de leurs uniformes »,
    (Asmaa Alghoul, féministe gazaouie, L’Insoumise de Gaza.)

    Un nettoyage ethnique a cours sous nos yeux. Ne pas le dire c’est y prendre part, et l’indifférence du milieu antispéciste – ou du moins de ses associations les plus connues – nous interpelle autant qu’il nous révolte.

    Parce que « les animaux avec nous, nous avec les animaux » comme l’écrit Kaoutar Harchi, est la vision que porte 269 Libération Animale depuis toujours, nous ne pouvons rester silencieux.ses face au massacre du peuple palestinien et la répression qui s’abat sur les camarades qui expriment leur solidarité.

    Cela nous concerne. Et nous concerne en tant que miltant.e.s engagé.e.s dans un combat contre l’exploitation animale. C’est pourquoi face aux crimes coloniaux d’Israël, les antispécistes ne peuvent rester silencieux.ses.

    Depuis 2 semaines, le gouvernement israélien a décidé le siège complet de Gaza : pas d’eau, pas de nourriture, pas d’électricité ni de médicaments.

    Le bombardement ininterrompu auquel est soumis la bande de Gaza, le territoire le plus densément peuplé du monde, a causé la mort de plus de 3875 palestiniens et palestiniennes, dont plus de 1500 enfants, détruit un grand nombre d’infrastructures nécessaires à la vie et blessé plus de 13500 personnes.

    Les déclarations des dirigeants israéliens ont des tonalités nettement génocidaires : Yoav Galant, le ministre israélien de la Guerre, a déclaré que les palestiniens étaient des animaux, et le président israélien Isaac Herzog, a rendu responsable toute la nation palestinienne pour les crimes du Hamas, estimant que la population civile de Gaza était consciente et impliquée dans les attaques du 7 octobre. L’ordre d’évacuation donné par l’armée israélienne, fait craindre à la population palestinienne une seconde Nakba et l’ONU ainsi que de nombreuses organisations de défense des droits humains alertent sur le risque d’un nettoyage ethnique.

    Israël cherche à justifier ce projet mortifère par les nombreux meurtres perpétrés par le Hamas, des meurtres que nous condamnons. Les centaines de vies israéliennes arrachées nous meurtrissent aussi et méritent notre compassion.

    Il s’agit donc de parler droit, à l’instar de Rima Hassan, fondatrice franco-palestinienne de l’Observatoire des camps de réfugiés : « Que ça soit clair, il est moralement inacceptable de se réjouir de la mort de civils ». Et de préciser : « Le faire c’est oublier les principes qui nous engagent dans la perspective d’une paix qui doit nous sauver ».

    On ne saurait, tant s’en faut, réduire la question palestinienne à celle du Hamas.

    Le point central, c’est l’occupation. C’est l’apartheid qui ne cesse de progresser en Cisjordanie, accompagné par les meurtres de palestiniens par l’armée ou les colons. C’est, depuis 1948, la spoliation sans fin du peuple palestinien, expulsé de ses terres et parqués dans des camps de réfugiés. C’est, depuis 16 ans, l’ignoble blocus sur Gaza.

    La souffrance des palestinien.ne.s est invisible depuis des décennies. Car avant le 7 octobre, le « calme » semblait régner, puisque les israéliens vivaient apparemment en paix, et la violence quotidienne que subissaient les palestinien.nes était noyée dans une profonde apathie. Quand elles et ils manifestaient pacifiquement pour leurs droits, comme lors de la « Marche du retour » de 2018-2019 le long de la clôture de Gaza, les snipers de l’armée israélienne les abattaient et les mutilaient dans l’indifférence générale.

    Alors il faut le redire : les crimes odieux du Hamas ne peuvent en aucun cas justifier le génocide du peuple palestinien et rien ne doit nous faire oublier que c’est bien la situation coloniale en Palestine et l’apartheid qui dure depuis 75 ans qui est à la racine de toute cette violence.

    Aux quatre coins du monde les rues se dressent contre le massacre du peuple palestinien en cours ; pourtant, en France, on doit marcher en rang avec les massacreurs puisque se trouve interdite toute expression de solidarité avec le peuple palestinien. Les rassemblements ont été interdits, les étrangers menacés de se voir retirer leur tire de séjour, des amendes ont été distribués pour le simple port d’un keffieh et de nombreuses organisations ont été poursuivies pour apologie du terrorisme.

    Comment pouvons-nous tolérer que tout soutien au peuple palestinien soit désormais assimilé à un soutien au terrorisme, ce qui interdit toute mobilisation pour faire cesser les crimes et l’injustice ?

    Comment pouvons-nous tolérer le soutien des puissances occidentales au « droit d’Israël à se défendre », donnant ainsi feu vert à un véritable massacre ?

    Prétextant se soucier de la sécurité des civils israéliens, certaines voix en France réclament qu’on taise les injustices et l’hécatombe subies par les Palestiniens, qu’on criminalise leur dénonciation.

    Nous affirmons au contraire que le chemin le plus court vers la sécurité des israéliens passe par la reconnaissance des droits des palestiniens. Seule la fin de l’occupation et de la colonisation peut assurer la sécurité pour tou.te.s.

    Dans cette offensive idéologique, l’amalgame qui est fait entre critique du projet colonial israélien et antisémitisme nous terrifie car nous sommes convaincu.e.s avec Joseph Andras que « l’antisémitisme est une triple trahison : de la cause humaine, palestinienne et révolutionnaire. ».

    Devant la gravité de cette situation, le silence des organisations animalistes est assourdissant. L’ensemble des militant.e.s qui œuvrent pour un monde plus juste ont su prendre position : les camarades syndicalistes comme Jean-Paul Delescaut, secrétaire départemental CGT du Nord, placé en garde à vue pour un tract de soutien au peuple palestinien, les militantEs antiracistes, féministes, antifascistes jusqu’à Greta Thunberg, toutes et tous ont exprimé leur solidarité.

    Car elles et ils ont compris que si toute solidarité avec le peuple palestinien peut être taxée de terrorisme, leurs luttes peuvent l’être aussi, comme le seront et le sont déjà parfois les luttes de libération animale.

    Elles et ils ont aussi compris que tant qu’existera l’injustice infligée au peuple palestinien par la colonisation israélienne, aucun principe et aucune lutte ne pourra obtenir gain de cause.

    À quoi sert de se battre pour obtenir que le droit reconnaisse les autres animaux comme des personnes si on peut bafouer dans l’impunité la plus totale l’ensemble des droits humains ?

    Si le mouvement animaliste s’enlise dans un horizon individualiste cantonné au « changer de mode de vie », c’est bien « changer le monde » qui nous préoccupe. Ce monde que nous partageons avec les animaux.

    Et dans cette perspective, nous devons marteler que la lutte antispéciste n’est pas à part, qu’elle est traversée par ce qui arrive dans le monde et porte un projet politique qui est celui du refus du colonialisme, de l’impérialisme, de l’oppression, pour tou.te.s les individu.e.s de toutes espèces.

    Comme le disait Louise Michel : « c’est que tout va ensemble » et les animaux de Palestine paient évidemment aussi le prix de ce massacre, malgré les efforts et l’incroyable courage des organisations comme la PALESTINIAN ANIMAL LEAGUE à laquelle nous apportons tout notre soutien.

    Les organisations animalistes se replient sur leur propre introversion et pensent qu’éviter le positionnement et le clivage leur permettra d’élargir leur audience.

    Elles n’ont pas compris, au stade infantile de développement qu’est le leur, que c’est par le clivage et les positionnements du côté de la justice que l’on gagne la possibilité de devenir majoritaires.

    La question animale n’existe pas parallèlement à notre société, elle porte en elle une critique révolutionnaire de celle-ci et le mouvement ne peut pas vivre en vase clos.

    En défendant les animaux, nous faisons aussi trembler les cachots pour toutes celles et ceux qui ne sont pas censé.e.s survivre dans ce monde !

    Les systèmes de domination ont construit des catégories sociales de corps « tuables », de corps illégitimes.

    Alors notre travail militant consiste à remettre en cause, tant théoriquement que concrètement, ces systèmes qui trient entre les vies qui comptent et celles qui ne comptent pas ; entre les corps qui ont le droit d’être protégés, réchauffés, soignés et ceux qui sont exposés aux coups, à la mort, au déni.

    La lutte antispéciste implique de lutter contre toutes les oppressions et il est de notre devoir politique d’inscrire notre combat en solidarité avec les luttes contre l’impérialisme, le colonialisme, la ségrégation raciale et l’apartheid.

    269 Libération Animale tient à réaffirmer sa solidarité avec le peuple palestinien, son opposition à toutes les entreprises coloniales et son soutien à la lutte des peuples pour leur autodétermination.

    Nous appelons l’ensemble des militant.e.s antispécistes à se joindre à la mobilisation contre le génocide palestinien et à boycotter les produits israéliens et les entreprises qui participent à la spoliation du peuple palestinien, conformément à la campagne BDS.

    La lutte du peuple palestinien est notre espoir, leur libération sera notre libération.

    « La société israélienne se sentira dans l’obligation de changer de paradigme à partir du moment où les moyens par lesquels elle se maintient dans sa position de supériorité ne seront plus en place. Lorsque les Israéliens ne pourront plus se regarder en face lorsqu’ils voyagent, lorsque le monde leur renverra d’une manière suffisamment forte au visage l’horreur de l’entreprise sioniste, ils se résigneront, peu à peu, à renoncer à leurs privilèges, comme les Blancs de l’Afrique du Sud l’ont fait. »
    Eyal Sivan