Catégorie : Communiqués

  • Hô Chi Minh

    Hô Chi Minh

    50e anniversaire du décès de Hô Chi Minh

    L’Unité Communiste de Lyon salue la mémoire d’un héros de la lutte révolutionnaire et anti-impérialiste. Hô Chi Minh (1890-1969) a mérité largement sa place au Panthéon des combattants et combattantes de la Justice, de la Liberté réelle et de l’Égalité véritable. Aujourd’hui, c’est le 50ème anniversaire de son décès.

    Nguyễn Sinh Cung, plus tard connu sous le nom de Nguyễn Tất Thành (grandes espérances), de Nguyễn Ái Quốc (le patriote) et enfin d’Hô Chi Minh a dévoué sa vie à lutter contre la colonisation, contre l’impérialisme, pour un monde socialiste, de paix et de liberté. Toute son existence fut un combat.

    Dès son plus jeune âge, il s’est engagé, tout d’abord au sein du mouvement nationaliste Cần vương, qui voulait restaurer une autorité unique, monarchique, sur un Vietnam unifié. Chassé de son école après une participation à une manifestation de paysans, en 1908, il passe les années suivantes à traverser l’ensemble des provinces de l’Indochine. A partir de 1911, il travaille comme cuisinier sur des navires de commerce, voyageant sur a Terre entière. Ses voyages l’ont emmené à la rencontre d’autres mouvements de lutte, notamment Irlandais, mais aussi à la découverte du mouvement révolutionnaire communiste.

    Il adhère a celui-ci, rompant avec le nationalisme bourgeois. A Paris il contribue à la formation d’un premier bloc nationaliste progressiste. Il y écrit également des pièces de théâtre et un ouvrage : Le Procès de la colonisation française. A la fin de la Première Guerre mondiale, Hô Chi Minh, qui se fait alors appeler “le patriote”, tente d’intervenir dans la Conférence de Versailles, réclamant des droits pour le peuple Vietnamien. La déception fasse aux espoirs suscités par Wilson est importante.

    Au moment de la rupture entre la IIe et IIIe Internationale, il soutient les positions de Lénine. Durant l’entre deux guerres, il est de tous les combats. Il contribue tant à la lutte en Chine, en Asie du Sud-Est, qu’a la création des bases du PCI -aidé par Mao Zedong- en Indochine. Son expérience en tant que commissaire politique de la VIIIe armée en Chine lui donne les bases de l’art militaire.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, il organise la résistance contre Vichy et les Japonais en Indochine. Il y prend le nom de Hô Chi Minh : “Celui qui éclaire”. Grâce à l’appui militaire de l’OSS américain, il contribue à libérer le Vietnam.

    Immédiatement après la guerre, il proclame l’indépendance du Vietnam, le 2 septembre 1945. Les français reprennent cependant le contrôle du pays, avec la complicité de l’armée de Tchang Kaï Check. De longues négociations commencent, tandis qu’une Assemblée constituante est élue le 6 janvier 1946. Les accords Hô-Sainteny, signés en mars, sont un espoir d’une décolonisation pacifique.

    En novembre, les français violent ces accords en reprenant unilatéralement le contrôle des douanes. Des incidents éclatent. La marine bombarde, le 23 novembre, la ville de Haïphong, tuant entre 6 000 et 20 000 civils. La guerre commence. Elle est cruelle. La France utilise tous les moyens à sa disposition pour conserver le contrôle de l’Indochine. La IVe République, marquée à gauche, durcit le ton. Le conflit se crispe et la France rentre de plain-pied dans la Guerre froide. Contre toute attente, l’Armée française perd la guerre. Les massacres et le napalm n’ont pas eu raison de la détermination d’un peuple. A Dien Bien Phu, le camp retranché se rend, tuant l’espoir de victoire.

    Le Vietnam peut respirer ? Hélas non. Les Américains, qui refusent toute idée de céder du terrain au communisme, installent la dictature tyrannique de Diem, apprenti-fasciste. Celle-ci, au service des colonisateurs et des impérialistes, est hautement impopulaire. Elle vacille. Pour la faire tenir de force, les Américains interviennent progressivement. La guerre du Vietnam commence. Hô chi Minh n’en voit pas la fin. En 1969, il meurt, à 79 ans, le jour anniversaire de l’indépendance. Il est embaumé contre sa volonté, son corps étant toujours exposé dans un mausolée, à Hanoï.

    Son pays, terrain de bataille de la Guerre froide, ne connaît la paix qu’à partir de 1975, après 34 ans de guerre.

    L’oeuvre d’Hô Chi Minh, cependant, dépasse le cadre de sa vie et sa personne seule. Avec d’autres combattants de la cause anti-impérialiste, comme Mao Zedong, Hô Chi Minh a contribué à concevoir les règles de la guérilla révolutionnaire. Cette guerre différente des autres, politique plus que militaire, a été la clé du succès contre les immenses forces des Français, des Japonais et des Américains et de leurs laquais. Se basant sur les masses populaires et sur leur liaison avec l’armée, sur la dispersion et la concentration des forces, sur les embuscades, l’usure, la peur, ces méthodes ont permis de triompher face des forces infiniment supérieures. Ces théories ont fait école et sont universellement appliquées par tous les mouvements de libération armée.

    Le peuple vietnamien, malgré les tortures, les bombes, le napalm et les produits chimiques, à tenu bon. Même lorsque les impérialistes ont vidé les campagnes pour enfermer la population dans les “hameaux stratégiques”, ces camps de concentration massifs, la lutte a perduré. Elle a réduit à néant les plans d’asservissement du Vietnam.

    Les manœuvres, la maîtrise de la défensive, usent les ennemis impérialistes, militairement et politiquement. Les français s’enferment dans des forteresses, s’assiégeant eux-mêmes. Les américains s’humilient dans une guerre meurtrière et impitoyable, dans laquelle ils se démasquent comme des bourreaux.

    Surtout, il suscite l’admiration. Nombre de soldats désertent les rangs de l’armée colonialiste pour venir rejoindre celle du Vietnam. Les soldats des colonies, qui se battent contre leurs frères d’oppression, n’oublieront pas cependant les règles qu’ils ont apprise, quant vint, pour eux aussi, l’heure de lutter contre la métropole.

    En dépit du changement de nature progressif de l’Union soviétique, passant du socialisme au social-impérialisme, à la suite de XXe et XXIIe congrès du PCUS (1956, 1962), le Vietnam n’a pas accepté l’alignement. Malgré sa dépendance militaire envers l’URSS, pour son combat de libération, les révisionnistes ne parviennent à prendre le pouvoir dans le Parti qu’après la mort d’Oncle Ho. Certains, comme V N’Guyen Giap (1911-2013), ont continué à lutter jusqu’à leur mort pour défendre l’idée d’un Vietnam socialiste.

    Pourquoi, pour nous, organisation française, il est particulièrement important de souligner le rôle d’Hô Chi Minh ? Nous devons le marteler : notre impérialisme n’est pas notre ami, il est notre premier ennemi, notre bourreau principal, avant toute autre considération.

    L’impérialisme, par les super-profits qu’il dégage, nourrit l’illusion d’enrichir les masses populaires de la métropole, nous pousse à adhérer à ses projets, à ses plans, à défendre “la place de la France dans le monde”. Bon nombre succombent à ces appels, car, dans leur vision des choses, détruire l’impérialisme français reviendrait à “faire le jeu des autres” mais aussi à “s’attaquer au pouvoir d’achat des français (de métropole)”.

    Dans un monde plein, découpé entre impérialismes, chaque affaiblissement ou renforcement de l’un se fait fatalement au détriment de l’autre. Cet argument, logique, est capitulard. Il ne faudrait jamais lutter, sans quoi les USA, l’Allemagne, ou la Chine nous écraseraient. Cette absence de foi dans l’immense force populaire, libérée de l’entrave du capitalisme, les condamne à l’inaction.

    Oui, sans les subsides de l’impérialisme, sans les miettes, les rentes seraient plus faibles. Mais pour qui ? L’argent colonial, comme métropolitain, est capté par les grands bourgeois, les impérialistes. Il est dilapidé par leur appareil oppression et de contrôle. Se libérer de l’impérialisme, prélude au fait de se libérer du capitalisme, n’appauvrira pas. Au contraire, il libérera ces immenses richesses accaparées par les parasites que sont des bourgeois.

    L’impérialisme français et son système criminel d’oppression ne rend pas plus riche, il donne l’illusion de l’être, tout en maintenant les masses populaires dans l’apathie et dans la dépendance.

    Soutenir les mouvements de libération nationale, combattre l’impérialisme français, c’est aider nos frères et nos sœurs qui subissent l’oppression. C’est également avancer sur la voie de l’émancipation générale. Cela ne doit jamais quitter l’esprit des communistes.

    Hô Chi Minh éclaire toujours notre chemin, celui de la Liberté !

  • Communiqué commun UPML/UCL

    Communiqué commun UPML/UCL

    Avançons ensemble !

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste se sont réunies durant l’été. Nos deux organisations ont pu débattre de la situation nationale et internationale, des pratiques de lutte et des perspectives de celles-ci.

    Nous considérons que cette rencontre est un succès sur plusieurs points :

    Plusieurs questions ont été abordées traitant les questions sur le fond, en utilisant une culture du débat prolétarien. Venant d’horizons divers, nous portons des analyses sous des angles différents. Mais ces différences de point de vue qui peuvent parfois apparaître ne forment pas des obstacles à la construction commune. Elles n’ont pas à être aplanies en amont de ce rapprochement. Au contraire, seul un cadre débat unique permet que celles-ci puissent évoluer en profondeur et qu’une position unitaire apparaisse. Nous ne voulons pas d’un débat entre sectes, nous voulons construire une organisation communiste.

    Nous portons un constat commun sur la conjoncture future. La crise du capitalisme et de l’impérialisme n’est pas terminée. Elle s’approfondit, au contraire. Les relations internationales sont soumises à une tension croissante, que ce soit dans le domaine du commerce ou dans les rapports géopolitiques. Cela n’empêche pas l’existence de tendances importantes à l’intégration entre les capitaux et les entreprises, à l’exemple du conglomérat Chrysler-Fiat-Renault.

    Les luttes de l’an passé, quel que soit le domaine, ont montré que les masses populaires recherchent des solutions en dehors du cadre de société capitaliste. L’ensemble des luttes, qu’elle soit celle de Gilets jaunes, celle des écologistes, celle des travailleurs et des travailleuses ou des migrantes et des migrants ont montré que ce système ne parvient plus à apporter autre chose que misère et répression.

    La tendance qu’ont les gouvernements du monde entier à restreindre chaque fois davantage les droits politiques et économiques des masses populaires n’illustre pas la force du capitalisme. Elle illustre, au contraire, la fragilité d’institutions à bout de souffle, qui ne parviennent plus à camoufler leur corruption et leur assujettissement aux désirs des capitalistes. La tromperie ne fonctionnant plus, ils recourent à la force.

    Une année de combat s’ouvre, l’UPML et l’UCL joueront, ensemble, leur rôle.

    Nous avons également abordé, dans ce cadre, l’articulation de la lutte politique et de la lutte économique, notamment par le travail en sein des syndicats, la défense de la syndicalisation, du syndicalisme de lutte et la promotion du rassemblement vers un syndicalisme unique et combatif.

    La manière dont nos organisations conçoivent l’application de la ligne de masse, du travail au sein des luttes, notamment dans celles des Gilets Jaunes, qui a été le centre de gravité des combats de l’année. La nécessité d’agir en tant que militants communistes révolutionnaires, et de donner libre cours au plein potentiel de nos organisations dans les prochaines luttes a été soulignée.

    Nous ne pensons pas que nos rencontres doivent se limiter à une déclaration de principe généraux. Elles n’auraient aucun objet. Elles doivent servir à faire progresser l’unité idéologique et organisationnelle tant de nos groupes respectifs que de l’ensemble du mouvement communiste, ici, en France, dans les régions dominées par celle-ci, en Europe ou internationalement. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste s’accordent sur la nécessité impérieuse de cadres ad hoc permettant le travail commun.

    C’est l’un des buts recherché par nos organisations, au travers de la lettre ouverte envoyée aux organisations communistes présentes en France, pour constituer une alliance des révolutionnaires.

    Au travers de la construction progressive d’un Comité ICOR France, permettant aux organisations et individus membres de la coordination ou qui s’intéressent à ses activités de travailler ensemble.

    C’est également le fondement de notre travail au sein de l’ICOR et à la participation aux campagnes et aux journées d’action impulsées par celle-ci. Cela passe également par la promotion du Front Uni International Antifasciste et Anti-impérialiste, porté tant par l’ICOR que par l’International League of People Struggle (ILPS).

    Ultimement, il s’agit de la raison qui motive nos organisations à se rapprocher et à avancer sur le chemin d’une unification.

    Nos organisations sont porteuses de plusieurs projets de campagnes et de formations communes. À la fois dans le but de répercuter les campagnes de l’ICOR, mais également dans le fait de développer nos propres projets. Nous considérons que l’approche du 150e anniversaire de la Commune de Paris doit être l’occasion de faire de cette étape historique un point de focale pour les révolutionnaires du monde entier, dans le but d’en tirer les conclusions, mais également de créer le point de départ pour que l’histoire du mouvement révolutionnaire aille de l’avant, vers la victoire, vers le communisme.

  • Pouvoir au peuple : Q&A sur l’UE.

    Pouvoir au peuple : Q&A sur l’UE.

    Une trentaine de questions sur l’Europe, à laquelle doivent répondre les communistes, pour que la lutte contre l’UE ne soit pas l’apanage des réactionnaires.

  • Menaces de mort contre les dirigeant.e.s du MLPD

    Menaces de mort contre les dirigeant.e.s du MLPD

    Menaces de mort brutales contre les dirigeants du MLPD dans une nouvelle vague de terreur fasciste

    Dans le communiqué de presse d’aujourd’hui, le MLPD informe de nouvelles menaces de mort contre des représentants du MLPD, des menaces qui ne sont guère égalables dans leur répulsion. « Le 22 juillet, des insultes et des menaces fascistes allant jusqu’à des menaces de mort à l’encontre de hauts représentants du MLPD ont été diffusées à grande échelle via Internet », rapporte Monika Gärtner Engel, membre du Comité central, conseillère municipale et elle-même déjà affectée à plusieurs reprises par les insultes et menaces fascistes.

    Des « patriotes allemands » autoproclamés menacent ouvertement sur la chaîne YouTube « Ultraviolets Eyes », entre autres choses contre les « liens familiaux criminels habituels des fascistes Gärtner-Engel … Nous vous exterminerons complètement … Nous n’aurons aucune compassion, aucune pitié et aucun remords… jusqu’à ce que vous soyez tous morts… ».

    Stefan Engel, le président de longue date du MLPD, la présidente du parti Gabi Fechtner, la première candidate de la Liste Internationaliste/MLPD pour les élections européennes Lisa Gärtner et Monika Gärtner-Engel sont nommés ou attaqués par vidéo.

    En tant qu’alternative révolutionnaire, présente dans de plus en plus de points chauds de la société et souvent impliquée de manière déterminante, le MLPD est une épine dans le pied des forces fascistes.

    « Quelques semaines après le meurtre de Walter Lübcke, les menaces de mort s’inscrivent dans une nouvelle vague de terreur fasciste : menaces à la bombe contre des mosquées et la maison Karl Liebknecht à Berlin, attentat à la bombe contre la femme politique active de gauche au niveau communal Ramona Gehring à Zittau ; à Wächtersbach (Hesse), un homme aux racines érythréennes fut abattu par un fasciste. Nous leur exprimons à tous toute notre solidarité », a déclaré Monika Gärtner-Engel, du Comité central du MLPD.

    « Beaucoup d’attaques et de meurtres ont été précédés par des campagnes désinhibées sur Internet . C’est pourquoi la plus grande vigilance, la plus grande solidarité et l’exigence d’une action déterminée de la part de l’État sont requises – même s’il est naturellement clair que nous ne nous laissons pas intimider par de telles menaces », continue alors Monika Gärtner-Engel.

    Pour le MLPD, la suspicion sérieuse est telle que des autorités décisives de l’État ne sont qu’apparemment inactives, mais promeuvent en partie les activités fascistes directement ou indirectement comme en cas du NSU. Les personnes inscrites sur les listes fascistes de personnes à abattre ne sont pas informées, le week-end passé « la Droite » a pu se moquer de Walter Lübcke assassiné à Kassel et l’auteur de menaces de mort antérieures contre ma personne – l’ancien condamné fasciste Jörg Reger – qui est connu des autorités, est toujours en liberté.

    Dans les années 1970, tout le pouvoir de l’État et des médias a été utilisé contre la poignée d’anarchistes de la RAF avec des mandats d’arrêt, des recherches policières diffuses, dites voilées, des barrages routiers, des appels télévisés, etc. – mais la recherche de 476 fascistes disparus, auteurs d’actes de violence, n’avance pas.

    Si en même temps des attaques anticommunistes grossières sont lancées contre le MLPD à partir de « sources respectables » – comme le conseil d’administration du « Mémorial de Buchenwald » – alors leurs auteurs doivent être conscients de leur promotion du climat anticommuniste haineux et en partager la responsabilité.*1

    Depuis longtemps, le MLPD exige la poursuite systématique de toutes les activités fascistes, la recherche de tous les auteurs de menaces de mort et la clarification décisive de toutes les attaques dans la nouvelle vague de terreur fasciste.

    Pas un pouce de terrain à la terreur fasciste !

    Interdiction de toutes les organisations fascistes et de leur propagande !

    *1 Il s’agit de l’interdiction de la commémoration de l’assassinat de Ernst Thälmann, président du KPD le 17 août 1944 par les fascistes hitlérien à Buchenwald, camp de concentration pour les prisonniers politiques. L’administration du mémorial du camp de Buchenwald fond son interdiction sur le soutien critique par le MLPD de la campagne BDS contre le sionisme d’Israël. Ce soutien est  classé d’antisémite! Cette accusation déclenche actuellement une large polémique en Allemagne (commentaire de l’UPML)

  • Adama, présent ! (Tract de l’UPML)

    Adama, présent ! (Tract de l’UPML)

    Nous republions le tract de nos camarades, publié dans Prolétaire Debout ! et distribué lors de la manifestation pour exiger la justice pour Adama – et pour les autres victimes des crimes policiers.

    Région parisienne, été 2019

    Regroupons nous et demain…

    Trois ans déjà, trois ans que la famille Adama, ses proches et tous ceux qui combattent pour la  justice se soulèvent pour demander justice et dignité. Cela fait des années que les quartiers populaires, des quartiers ouvriers et d’employés, sont sous la haute surveillance de l’État : appareil judiciaire, police, armée…

    Les gilets jaunes, les habitants des quartiers,les syndicalistes de lutte, les écologistes, les anti-nucléaires, les anti-fascistes,… appellent tous, et avec raison, à converger contre la répression, contre l’autoritarisme. 

    Les communistes révolutionnaires ne peuvent qu’être d’accord. La réaction bourgeoise montre sa dictature et la renforce tous les jours par de nouvelles lois et mesures répressives — s’attaquant aux droits de protester, de manifester ; s’attaquant à la libre expression, au droit à s’organiser, aux droits syndicaux, au droit d’asile,… 

    On compte les victimes par milliers : condamnés, incarcérés, blessés, morts,…

    Les responsables : un gouvernement, un Macron ?

    Qu’on se rappelle le gouvernement Sarkozy, puis celui de Hollande préparant la droitisation, la réaction actuelle: répression, atteinte aux droits démocratiques,… Tous ils étaient et ils sont au service des mêmes intérêts de classe, ceux de la bourgeoisie, du capitalisme. 

    L’exploitation capitaliste c’est l’inégalité et la violence : « bosse (si tu trouves du boulot!) pour faire grandir mon Capital et mon Pouvoir ! Contente-toi de survivre ! Tais-toi : laisse parler nos experts, ceux qui savent ! »

    Pour la bourgeoisie  c’est du caviar, du homard à tous les repas et pour nous les miettes !

    Et quand on regarde plus loin, on voit que ça va dans le même sens dans de nombreux pays du monde.

    Crise et répression 

    Chômage, misère sociale grandissante, menace d’une catastrophe écologique, danger de guerre généralisé, le système en crise veut nous en faire payer l’addition : licenciements, baisse des revenus, cadences de travail folles. Oh, ça passe pas facilement, il y a de la résistance: grèves, manifs, blocages,… Et nous avons raison de nous révolter. La classe dirigeante bourgeoise encourage l’ultra droite et les fascistes pour nous faire baisser la tête, nous soumettre pour payer leur crise. 

    Résistance combative !

    Une opposition combative qui n’a que faire des « institutions républicaines » — qui ne sont que le masque « démocratique » de nos gouvernants. 

    Une résistance des jeunes contre la répression et contre  la casse écologique par le système du profit avant tout grandit et persiste. 

    Résistance des prolétaires dans les entreprises pour garder leur boulot, garder leur acquis sociaux, leur droit au travail contre la précarité et le chômage. 

    Résistance des femmes du peuple qui coulent dans la pauvreté et la violence pour l’égalité et le respect. 

    Résistance des immigrants Sans-Papiers, solidarité et soutien aux réfugiés chassés par la misère, les guerres menées par les grandes puissances pour se repartager le monde et piller leurs richesses.

    On a raison de se révolter !

    La rébellion, voire la violence des opprimés, des exploités est justifiée. Comment ne pas se révolter contre tant d’injustice, tant de violence des puissants. Comment ne pas se tourner de plus en plus vers des solutions révolutionnaires. Le capitalisme a fait son temps qui nous parle de concurrence, de compétition, de rivalités, de conquête des marchés, de guerre économique, etc… 

    Les prolétaires aspirent de toute part à vivre mieux, à l’égalité, à la justice sociale, à la fraternité, à l’entraide, à la coopération, à la paix, à une vraie démocratie, à une vraie protection de l’environnement. Tout cela a un nom: le socialisme révolutionnaire, qui tourne le dos au « libéralisme ». Pour cela il faut arracher le pouvoir à la bourgeoisie.

    Pour la révolution sociale. 

    Le socialisme révolutionnaire transformera l’économie et les relations sociales : d’abord la coopération, l’entraide, le partage. Par une nouvelle démocratie pour les larges masses populaires dans les Conseil, les Comités, les Assemblées pour gérer directement les entreprises, les quartiers en fonction des besoins et non plus du profit immédiat. Cette transformation n’est possible que si les révolutionnaires s’organisent en Parti pour l’orienter.

    Mais la révolution se prépare, s’organise. Dans l’immédiat elle s’organise autour d’un programme ; elle crée ses organisations et le Parti du prolétariat révolutionnaire.

    C’est pourquoi l’Union Prolétarienne ML appelle à s’organiser au niveau national, comme international. L’Union Prolétarienne est membre de la Coordination Internationale des organisations révolutionnaires (ICOR) — Pour organiser la solidarité internationale et unir les Révolutions à venir.

    Nous appelons à nous regrouper et à construire un Front anti-raciste, anti-fasciste et anti-impérialiste.

    En avant pour la justice et la vérité pour Adama

    Pour la libération de tous les prisonniers politiques et sociaux démocrates

    En avant pour la démocratie et la liberté du peuple, pour le Véritable Socialisme

  • « Les verts ne sont pas verts » MLPD

    « Les verts ne sont pas verts » MLPD

    Nous reproduisons ici l’article écrit par le MLPD dans Rote Fahne. Depuis les élections européennes, les partis dit-verts ont pris un ascendant important, notamment à la suite des mouvements et des marches pour le climat. Cependant, le caractère composite des organisations vertes les rends extrêmement vulnérables à une OPA libérale. En France, Jadot s’est ainsi déclaré favorable à des alliances avec la droite pour les municipales, tandis que le « Festival l’An Zéro » a été étrillé pour servir de tribune aux libéraux et aux réactionnaires. Alors que la « droite élargie » ou la « droite hors les murs » représente l’alternative réactionnaire, la proposition libérale, pour les prochaines échéances électorales, semble se tourner vers les Verts.

    Le climat et l’environnement sont parmi les questions politiques les plus importantes au sein de la population.

    La conscience écologique s’est éveillée sur un large front. Depuis le début de l’année, plus d’un million de personnes, surtout des jeunes, ont manifesté en Allemagne dans le cadre du mouvement mondial « Fridays for Future ». La transition vers une catastrophe environnementale mondiale s’accélère clairement et sensiblement. En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, l’inondation des mines commencée par la société du charbon Ruhrkohle Aktiengesellschaft (RAG) menace d’entraîner une catastrophe régionale dans le domaine de l’eau potable. La grande majorité de la population ne veut pas accepter ce processus de destruction délibérée des bases d’existence naturelles. Pendant que les partis de la grande coalition (dite « GroKo »)CDU/CSU et SPD sont devenus indignes de confiance pour une grande partie des masses sur la question environnementale, les Verts sont actuellement en train de vivre une envolée. Mais ils ne sont en aucun cas la bonne réponse à cette évolution menaçante pour l’humanité. Dans la dernière étude de l’Agence fédérale allemande pour l’environnement sur la sensibilisation écologique, la majorité des personnes interrogées se sont déclarées mécontentes de la protection du climat par l’industrie et la politique. Pour 81 pour cent d’elles, le tournant énergétique progresse trop lentement. Une profonde crise de confiance frappe l’ensemble de la politique bourgeoise. La sonnette d’alarme retentit parmi ceux qui sont au pouvoir : Les critiques à l’égard du capitalisme s’intensifient, en particulier en ce qui concerne sa destruction de l’environnement, aujourd’hui immanente.

    Dans le sens de la manipulation bourgeoise de l’opinion au moyen d’une présentation constante aux masses de nouvelles « alternatives » dans le cadre bourgeois, les Verts sont en train d’être massivement revalorisés. Avec tous les moyens : On prétend que Robert Habeck est l’homme politique le plus attractif, que le personnel n’est pas épuisé et que leur politique est strictement respectueuse du climat. Ce n’est pas vrai ! Si l’on considère la politique des Verts d’un point de vue rigoureusement environnemental, tout ce qui est vert va s’assécher comme les prairies et les champs pendant la sécheresse de l’été 2018 : Entre autres, les Verts sont censés aider à organiser de nouvelles réalités gouvernementales stables et sont considérés comme garants importants de majorités pour les futurs gouvernements. Pour ces raisons, aucun des partis bourgeois n’attaque vraiment les Verts. Le MLPD est différent. Il dit : Les Verts ne sont pas verts !

    Quiconque veut faire aujourd’hui une politique environnementale sérieuse doit être jugé sur la manière dont il ou elle traite les questions existentielles de l’avenir. L’interaction et l’intensification de neuf facteurs principaux accélèrent actuellement la transition vers une catastrophe environnementale mondiale : La destruction de la couche d’ozone, la déforestation, la catastrophe climatique mondiale imminente, l’augmentation significative des catastrophes environnementales régionales, le danger d’asphyxie des océans, la destruction des écosystèmes régionaux et l’extinction des espèces, la surexploitation impitoyable des ressources naturelles, l’invasion par les déchets, les empoisonnements et la pollution ainsi que l’utilisation irresponsable de l’énergie nucléaire. La catastrophe environnementale mondiale ne peut être évitée que par une lutte visant à transformer la société. Comment les Verts répondent-ils à ces questions  ?

    Le trou d’ozone ? Le dépérissement des forêts ?

    Pour les Verts, c’est le passé. « Les rivières sont redevenues plus propres, le ciel bleu à nouveau », se réjouit en avril 2019i Michael Kellner, le gérant fédéral des Verts, de la politique environnementale depuis la fin des années 1980. Alléluia ! À quel point pense-t-il que les gens sont stupides ? Avec en tête la devise : ils ne remarqueront même pas que la RAG pollue les rivières de la Ruhr et de la Rhénanie avec des PCB par le rejet non filtré des eaux de mine. Avec les travailleurs qui ont découvert ce gâchis, les Verts n’ont de toute façon jamais rien eu à voir.

    C’est également un fait que le trou de la couche d’ozone s’élargit à nouveau dans certaines régions en interaction avec le réchauffement planétaire et des nouveaux destructeurs chimiques de l’ozoneii. Et la destruction des forêts pluviales est massivement poursuivie par les supermonopoles internationaux, y compris le président brésilien Bolsonaro. Et les Verts ? Ils ne demandent qu’une renégociation du traité Mercosur de l’UE avec les pays de l’Amérique latine avec des « normes sociales et écologiques contraignantes »iii. Comme si les groupes dirigeants limitaient le diktat de leurs profits sur toute la société au moyen de garde-fous aussi illusoires.

    En 2016, les Verts – au gouvernement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie avec le SPD – ont décidé de nouveaux permis d’exploitation pour RWE dans la mine à ciel ouvert de Hambach et de détruire ainsi la forêt de Hambach. Contre cela se sont développées des protestations de masse à l’automne 2018, avec le succès d’un arrêt temporaire du déboisement. Wibke Brems, porte-parole des Verts pour la politique énergétique au Parlement du Land, a présenté une « défense » révélatrice. Elle est allée jusqu’à dire que les Verts avaient « négocié durement avec le SPD » à l’époque, que le résultat était « un succès politique incroyable ». En fait, l’extension et la poursuite de l’exploitation à ciel ouvert, destructive pour l’environnement, ont été approuvées et déguisées en « entrée dans la sortie ». Au début de l’année, les Verts ont joué un rôle de premier plan dans la proposition de la Commission du charbon de maintenir la combustion de houille, si profitable pour les monopoles énergétiques, encore 20 ans, voire plus si nécessaire.

    Un schéma qui a déjà bien fonctionné avec la décision peu enthousiaste de déclassement des centrales nucléaires. Sous l’égide du ministre vert de l’Environnement Jürgen Trittin, des « reliquats de quantités d’énergie » transférables ont été convenus en 2002, des dates fixes de fermeture n’ont pas été expressément fixées, les transports des Castoriv ont été matraqués contre les blocus des écologistes. En 2018, les Verts, avec Jürgen Trittin, ont une nouvelle fois participé au trafic d’indulgences en faveur des groupes nucléaires, afin de les débarrasser à jamais de tous les coûts éternels et consécutifs pour 23 milliards d’euros.

    Les Verts se vantent effrontément d’être le seul Parti de la protection du climat. Cependant, au vu du réchauffement climatique dramatique, on s’étonne des rares demandes concrètes du Parti Vert pour les élections européennes et de la « Gemütlichkeit » [lenteur confortable] verte : Le passage complet aux énergies renouvelables ne devrait pas être achevé avant 2050v. Déjà en 2013, une étude de l’université de Stanford a montré que cet objectif pourrait être atteint d’ici 2030 avec des coûts d’investissement annuels représentant environ 7 % du produit social mondial. Le seul climat que les Verts protègent est celui des investissements et des profits capitalistes.

    Face aux déplacements en masse de populations dans le monde entier, y compris par le biais d’une augmentation des catastrophes environnementales régionales, les Verts ne pensent à rien de plus banal que d’appeler à « un façonnement digne de la migration et la fuite induites par le climat »vi, ce qui est la conséquence si l’on se considère avant tout responsable du maintien en vie du système mondial impérialiste destructeur. Alors ils ne savent rien de mieux que de soigner les pires effets avec quelques minuscules pansements. En tant que pôle opposé, le MLPD est fier de lutter pour le droit de fuite sur une base antifasciste ainsi que contre les causes de la menace d’une catastrophe environnementale mondiale. Et de combiner cela avec la lutte pour le dépassement révolutionnaire de l’impérialisme.

    Les « contraintes objectives » capitalistes  mortelles pour l’humanité

    Les soi-disant « contraintes pragmatiques » souvent évoquées, auxquelles tous les partis bourgeois monopolistes – et donc aussi les Verts – se voient liés, garantissent la compétitivité et la maximisation des profits des supermonopoles en activité au niveau international. Ce n’est que lorsque ceux-ci sont sécurisés que l’environnement peut éventuellement être pris en faible considération. Le problème dramatique de ces « contraintes objectives » capitalistes : Avec elles, la survie de l’humanité est à risque aigu prévisible. Elles empêchent l’adoption de mesures immédiates et cohérentes, nécessaires et urgentes pour protéger l’environnement.

    Le livre « Alerte à la catastrophe ! Que faire contre la destruction délibérée de l’unité de l’homme et de la nature ? » caractérise de façon pertinente le rôle des Verts : « Sous le slogan  » donner à l’économie une orientation verte  » (Programme électoral pour le Bundestag de 2013, p. 21), le parti est devenu aujourd’hui de par son programme, sa politique au niveau fédéral et sa direction, un vecteur principal de l’écologisme impérialiste. Il pratique l’écoblanchiment pour la politique monopoliste bourgeoise … »vii

    Annalena Baerbock du duo dirigeant des Verts a même été autorisée à prononcer le discours de clôture lors de la « Journée de l’industrie » du 4 juin, juste après ses « brillants » résultats des élections européennes. Cette « demande d’embauche » a été accueillie très favorablement par les monopolistes réunis. Deutsche Welle [canal médiatique allemand – NdT] commente : « Quiconque s’attendait à ce que le chef du parti écologiste Baerbock se consacre principalement à la politique climatique a été surpris. Au lieu de cela, elle s’est surtout préoccupée du conflit avec la Chine et les États-Unis et de l’avenir du marché intérieur européen »viii. Elle a explicitement donné le feu vert aux intérêts bénéficiaires des patrons des grands groupes : « Je ne menace pas de nouvelles valeurs limites … mais je veux sécuriser les sites de l’industrie en Europe de manière concertée »ix. Cela en dit long : avec les Verts, les principaux pollueurs et les principaux responsables de la destruction de l’environnement, les grands groupes internationaux et les banques, sont écartés de la cible. Plus encore : le chauvinisme européen répandu par les Verts s’inscrit pleinement dans la lignée des associations monopolistiques pour une gestion rigoureuse de leurs intérêts dans la lutte concurrentielle mondiale. Avec cela, les travailleurs et l’environnement sont écrasés dans la même mesure.

    La politique des Verts doit certainement être distinguée de ce que beaucoup de leurs électeurs attendent subjectivement. Pour beaucoup de gens, la croix chez les Verts était l’occasion rêvée d’inscrire sur le bulletin de vote leur conscience environnementale croissante, de mettre l’accent sur les exigences du mouvement environnemental, etc. Mais ici, ces besoins sont carrément mal satisfaits. L’élection des Verts peut possiblement rassurer l’une ou l’autre conscience, elle nourrit l’illusion de contribuer à la protection de l’environnement et ça semble plus commode à première vue que de devenir actif personnellement … Mais les Verts n’empêcheront pas la catastrophe environnementale. Tout au contraire !

    Un parti qui prend vraiment fait et cause pour la protection de l’environnement doit faire preuve de fermeté. Il ne peut pas se marier au capitalisme. Il doit s’en prendre aux monopoles dirigeants qui sont responsables de toute la misère. Avant tout, il doit prôner un changement fondamental vers une société, où l’unité de l’homme et de la nature deviendra la ligne directrice de de la société dans son ensemble. Si le capitalisme est le mal de fond de la destruction de l’environnement, alors il ne peut y avoir qu’une seule conclusion : Ceux qui veulent sauver l’environnement et l’humanité doivent aussi surmonter l’impérialisme et le diktat du profit des monopoles sur l’ensemble de la société. Cette perspective d’une société socialiste libérée de l’exploitation de l’homme et de la nature n’est représentée en Allemagne que par le MLPD. Il organise la résistance active sur place pour le sauvetage de l’environnement naturel et encourage que les luttes environnementales concrètes se développent en une école de la lutte visant à transformer la société. Qu’elles contribuent à rassembler les forces de la révolution internationale. Le MLPD est le parti de la protection radicale et cohérente de l’environnement.

    Lutter pour la protection de l’environnement et l’emploi

    Un point central de l’empoisonnement chronique de l’homme et de la nature, de la lutte pour l’eau potable et de l’unité nécessaire des mouvements ouvrier et environnemental se trouve actuellement dans la Ruhr et en Sarre. Avec l’inondation des mines de charbon désaffectées, la RAG veut « enterrer » son crime environnemental légalisé consistant à stocker sous terre 1,6 million de tonnes de déchets toxiques et à polluer les mines avec plus de 10 000 tonnes de PCB ultra toxiques. Le mouvement des mineurs « Kumpel für AUF », le mouvement militant ouvrier et écologiste, des alliances électorales communales non-liées à un parti et le MLPD, entre autres, luttent vigoureusement ensemble contre cette menace d’empoisonnement du sol et de l’eau potable pour plus de six millions de personnes, contre le licenciement de 200 mineurs, pour des emplois dans la protection environnementale et contre le vol des pensions et l’usure du loyer par la RAG.

    Alors qu’une ou deux protestations tièdes contre les PCB dans l’eau des mines peuvent être entendues des Verts, les 1,6 million de déchets toxiques sont notoirement dissimulés par eux. Il y a des raisons à cela : Sous la responsabilité de la première ministre de l’Environnement vert du Land NRWx Bärbel Höhn (mandat 1995-2005), absolument rien n’a été entrepris contre le stockage de déchets toxiques approuvé par l’ancien gouvernement SPD. Cela n’a pas non plus été sérieusement problématisé ni rendu public – et ce malgré le fait que les Verts aient abordé la question à plusieurs reprises avant le mandat de Mme Höhn. Soudain, il a disparu. Cette procédure a donc été protégée et tolérée. Après tout, c’étaient aussi « leurs » déchets toxiques enfouis. Une grande partie provient des scories et des filtres usagés des usines d’incinération des déchets. Celles-ci ont été imposées de 1998 à 2005 sous la direction du ministre vert de l’Environnement Jürgen Trittin en tant que traitement des déchets régulier européen. Contre des protestations massives.

    Actuellement, 70 ans de la Loi fondamentale [Constitution fédérale] sont célébrés partout. Que diraient les Verts d’une modification de la Loi fondamentale avec obligation de protection radicale de l’environnement et des animaux ? Ou de l’interdiction de stocker des substances toxiques qui nuisent à l’unité de l’homme et de la nature ? Il apparaîtra bientôt clairement à quel point les Verts seront réticents à prendre des engagements aussi fondamentaux. Savent-ils avec certitude qu’ils porteraient ainsi atteinte aux intérêts des monopoles – et – à quels crimes liés aux déchets toxiques ont-ils eux-mêmes contribué ?

    Le projet vert vénéneux  sauver le capitalisme par l’anticommunisme

    Tandis que les alliances avec les patrons des groupes et les principaux responsables de la destruction de l’environnement ne sont explicitement pas un problème pour les Verts, ils sont également à l’avant-garde de l’anticommunisme moderne. Et puis ils deviennent vert vénéneux ! Beaucoup de leurs représentants sont les témoins principaux repentis de l’anticommunisme. Ils sont devenus des facteurs d’ordre agressifs contre les marxistes-léninistes dans les mouvements antifasciste, environnemental et pacifiste. Ils combattent les forces critiques envers le capitalisme et révolutionnaires, par exemple dans le mouvement Fridays-for-Future [vendredis pour l’avenir] – avec tous les moyens jusqu’à la force physique et l’exclusion avec l’aide de la police, comme récemment à Berlin, Heilbronn, Braunschweig, Villingen et Düsseldorf le 24 mai. Pour eux, les escapades de l’anticommunisme moderne sont plus importantes que la lutte environnementale commune. En tant que facteur anticommuniste d’ordre conforme au système au sein du mouvement environnemental, ils jouent le même rôle que les dirigeants syndicaux sociaux-démocrates de droite dans le mouvement syndical. Ainsi, le battage médiatique sur les Verts se termine dans la défense pure et simple du capitalisme et de son écoblanchiment à tout prix.

    Jens Petring, parlementaire des Verts en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, déclarait fièrement en 1997 : « Nous sommes les meilleurs modérateurs de l’inévitable »xi. Démarrés en tant que parti de protestation petit-bourgeois dans les années 1970, les Verts se sont développés en parti monopoliste bourgeois soutenant l’État jusqu’à arriver au sommet de leur participation au gouvernement fédéral en 1998. Leur soumission aux intérêts monopolistes est ainsi devenue « inévitable ». La contrainte économique actuelle du capitalisme de détruire systématiquement et universellement l’unité vitale de l’homme et de la nature ne peut et ne doit pas être « co-modérée » si l’humanité ne veut pas périr. Par conséquent, un mouvement environnemental efficace doit également faire face à l’écologisme impérialiste des Verts. Vraiment « inévitable » pour la solution de la question environnementale, c’est une lutte environnementale visant à transformer la société !

    Sauver l’environnement de l’économie de profit…

    … est la ligne de base du travail quotidien en matière de politique environnementale du MLPD avec ses cellules d’environnement. En tant que membre fondateur de l’organisation mondiale révolutionnaire ICOR, il travaille également à l’internationalisation et à l’unification nécessaires des luttes (environnementales). Dans un front de résistance international et actif – pour un avenir de l’humanité dans les États socialistes unis du monde. Une lutte environnementale changeant la société avec une perspective révolutionnaire a besoin d’un MLPD fort. Quiconque s’oppose constamment au développement vers la droite du gouvernement et des partis bourgeois, qui s’engage constamment pour le sauvetage de l’environnement de l’économie de profit doit également venir à bout de la pensée « verte » petite-bourgeoise, qui aspire à s’établir dans le capitalisme et le justifier avec une musique de fond pseudo-critique. Il doit venir à bout de l’anticommunisme moderne, avec lequel les Verts se présentent également de manière particulièrement « non dogmatique » et libérale, afin de mettre en œuvre des politiques réactionnaires et impérialistes-écologistes dans la réalité. Il n’y a pas d’entre-deux : Ou l’on se tient du côté de la classe ouvrière, des opprimés et de la libération de l’exploitation et de l’oppression capitalistes. Ou bien on se réconcilie avec le capitalisme. Par conséquent, il faut aussi soutenir l’ensemble de la politique au mépris de la dignité humaine. À long terme, aucune feuille de vigne verte au monde ne peut cacher cela chez les Verts. Aujourd’hui, il est temps de prendre des décisions courageuses – pour des solutions et des changements réels et fondamentaux ! Rejoignez le MLPD et son organisation de jeunes Rebell. Renforcez au sein du MLPD les cellules d’environnement et celles d’implantation ! (gb/hs)

    i

    https://www.gruene.de/artikel/ozonloch-klimawandel-planetare-grenzen-die-oekologie-in-gruenen-grundsatzprogrammen

    ii Bulletin de l’Organisation météorologique mondiale (WMO) du 22.11.2018

    iii Programme électoral européen des Verts, p.148

    iv Castor : Cask for storage and transport of radioactive material [conteneur de stockage et de transport du combustible nucléaire]

    v Programme électoral européen des Verts, ibid.

    vi Ibid. p. 18

    vii P. 266

    viii https://www.dw.com/de/kanzlerin-angela-merkel-schlagabtausch-auf-dem-tag-der-deutschen industrie/a-4905121211

    ix Extrait du discours prononcé par Annalena Baerbock à la conférence BDI, juin 2019

    x NRW = Rhénanie-du-Nord-Westphalie

    xi « Riche ou de droite ? », Jörg Bergstedt, p. 255

  • Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

    Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

    Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

    Durant le week-end du 29-30 juin, la Garde Rouge Dijon, l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon se sont rencontrées. Cette rencontre s’inscrit dans une série de rapprochements ayant pour objectif de renforcer les liens de travail entre organisations communistes et l’intégration dans un espace de travail commun.

      Nos organisations partagent la même volonté de lutter contre la fragmentation des organisations communistes, contre le sectarisme et le chauvinisme d’organisation et de secte. Nous avons donc centré notre discussion sur les points permettant de faire avancer le projet d’Alliance des Révolutionnaires. 
    La crise du capitalisme mondial pousse les puissances impérialistes à montrer toujours plus d’agressivité pour maintenir et agrandir les taux de profit des grands monopoles capitalistes et leurs sphères d’influence. Même au sein des métropoles et des citadelles de l’impérialisme, les tensions s’accroissent, les niveaux de vie diminuent. Malgré tout ce que les capitalistes mettent en œuvre pour se sauver, ils ne peuvent conjurer une nouvelle onde de choc, une nouvelle crise économique,  encore plus profonde . 


      L’ICOR, en tant que coordination internationale rassemblant des organisations communistes révolutionnaires, propose aussi un cadre dans lequel il est possible d’avancer conjointement et de rassembler les forces communistes dans un même pays.  L’ICOR, du fait de sa nature internationale, place les organisations des pays impérialistes devant leurs responsabilités, non seulement en face du prolétariat de leur pays, mais également leurs responsabilités vis-à-vis de ceux et celles qui subissent le joug de l’impérialisme français. Nous comprenons les réticences que certaines organisations peuvent avoir à travailler avec d’autres, mais nous pensons que notre responsabilité est trop importante pour  repousser continuellement la question de la construction d’une alliance. Et nous sommes confiants de pouvoir surmonter les divergences existantes.
      
      C’est autour de ce constat et cette prise en compte de nos responsabilités, que nous déclarons vouloir entamer un travail commun d’analyse, des perspectives d’actions communes et de rassemblement. Nous ne nous considérons pas comme étant les propriétaires de ce processus : nous voulons travailler d’égal à égal et inclure le plus grand nombre possible d’acteurs qui partagent le même constat.
    Nous voulons lutter et gagner contre l’impérialisme, le capitalisme et leurs valets fascistes. Pour gagner, nous devons être forts, et pour être fort, nous devons nous rassembler autour de bases politiques communes minimales.


    Aujourd’hui, ce travail débute.
    Nul doute que demain, il portera ses fruits.

    Avançons ensemble vers la révolution !

  • Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre les 8 et 9 mai, le 6 août et le 1er septembre 2019

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre les 8 et 9 mai, le 6 août et le 1er septembre 2019

    Chaque année, l’ICOR organise, en fonction des régions du globe, plusieurs journées contre la guerre. Ainsi, les 8 et 9 mai sont généralement utilisés pour l’Europe, tandis que le 6 août, jour anniversaire du bombardement atomique d’Hiroshima, est utilisé pour le Japon et l’Asie-Pacifique. Le 1er septembre, jour anniversaire de l’invasion de la Pologne par l’Armée allemande, dont ce sera le 80ème anniversaire, est également une des dates retenue comme journée contre le fascisme et la guerre.
    La situation internationale particulièrement tendue, notamment dans le cas de l’Iran, rend plus que nécessaire une mobilisation des forces anti-guerre. C’est dans cet état d’esprit que l’UCL appelle toutes les organisations communistes à se mettre en rapport avec l’ICOR dans le but de donner plus de poids à l’organisation de ces événements, en particulier dans notre pays.

    Il y a 74 ans, le 8 mai 1945, que la fin du fascisme hitlérien et de la Seconde Guerre mondiale était scellée. Surtout l’Armée rouge, des dizaines de milliers de partisans, de civils, mais aussi les forces des Alliés avaient mobilisé toutes les forces afin de vaincre la bête fasciste au péril de leur vie. 

    Peu après, les États-Unis lancèrent les premières bombes atomiques de l’histoire – le 6 août 1945 sur Hiroshima et le 9 août 1945 sur Nagasaki – guidés par la crainte que l’influence socialiste de l’Union soviétique ne s’étende. 100 000 personnes sont mortes immédiatement, au moins 130 000 à la fin de 1945, de nombreux autres dans les années suivantes.

    Il y a 80 ans, le 1er septembre 1939, que l’impérialisme allemand avec son régime fasciste hitlérien avait provoqué la Seconde Guerre mondiale. Plus de 55 millions de morts de cette guerre impérialiste nous le rappellent ! Le mouvement mondial pour la paix doit se renforcer, se coordonner au niveau mondial ! 

    En commémoration de ces trois événements, l’ICOR célèbre la Journée contre la guerre les 8 et 9 mai, 6 août et 1er septembre de chaque année dans les différentes régions.

    Aujourd’hui, la cause de la guerre consiste en particulier dans les contradictions inter-impérialistes croissantes. Le principal fauteur de guerre sont actuellement la plus grande puissance impérialiste, les États-Unis. Cependant la lutte contre la guerre impérialiste doit se retourner contre les préparatifs de guerre respectivement les actions guerrières de n’importe quel impérialiste.

    Aujourd’hui il est plus urgent que jamais de construire un front uni anti-impérialiste, anti-fasciste international contre le fascisme et la guerre ! À ce propos, l’ICOR a lancé un appel international en novembre 2018. 

    L’hostilité à la mort du fascisme hitlérien était dirigée contre l’Union soviétique socialiste et les forces révolutionnaires du monde. «La destruction du marxisme jusqu’à ses racines les plus profondes», annoncée par Hitler de façon crâneuse, se termina en 1945 par une défaite cuisante de l’anticommunisme réactionnaire ; le camp socialiste vit le jour. Aujourd’hui, après la trahison du socialisme dans tous les anciens pays socialistes, il est nécessaire que la lutte pour le socialisme prenne un nouvel essor. Ce n’est qu’avec la victoire mondiale du socialisme que la cause du danger de guerre sera surmontée, que les peuples vivront ensemble en paix et en accord avec la nature. 

    Cependant, à l’heure actuelle, la tendance générale de la préparation impérialiste à la guerre s’intensifie. Les points focaux du danger de guerre sont la Syrie et l’Ukraine, les États-Unis aggravent les préparatifs de guerre contre l’Iran. De manière agressive, les États-Unis menacent la souveraineté du Venezuela. Ils sont déjà en guerre contre le peuple vénézuélien : en fomentant une situation d’approvisionnement catastrophique, qui est censée justifier une invasion « humanitaire », de menace et de peur constantes. Un jeu dangereux avec le feu et le danger d’un conflit militaire et une confrontation directe de différentes forces dans la lutte pour l’influence et les possibilités d’accès au pays avec les plus grandes réserves de pétrole du monde. 

    Une nouvelle course aux armements nucléaires est lancée avec la fin du traité FNI, qui visait à limiter les missiles nucléaires à moyenne portée entre les États-Unis et la Russie.

    L’État fasciste turc menace ouvertement d’attaquer l’ensemble du Rojava/la Syrie du Nord. Dès le début, l’ICOR a été du côté de la révolution démocratique au Rojava.

    Le président américain Donald Trump continue de soutenir le régime sioniste en Israël par ses provocations violant le droit international, en reconnaissant le plateau du Golan comme partie intégrante d’Israël. De façon démagogique, toute critique justifiée de l’État d’Israël et de son gouvernement réactionnaire est diffamée comme « antisémite ». 

    En vue des élections européennes de ce mai, l’Union européenne (UE) tente de se présenter comme une puissance de paix. En réalité, l’UE est un bloc impérialiste qui se bat de manière de plus en plus indépendante pour l’hégémonie mondiale. Avec la construction de la structure militaire par la « Coopération structurée permanente » (CSP ou PESCO), le caractère agressif devient plus clair. L’ICOR Europe participe aux élections européennes sous le slogan : « La rébellion contre l’UE impérialiste est justifiée ! Vive la solidarité internationale – renforcez l’ICOR ! »

    De plus en plus de gouvernements et de partis bourgeois du monde entier virent à droite, ce qui augmente le danger de guerre. Il s’agit non seulement de Donald Trump aux États-Unis, mais aussi de Narendra Modi en Inde, Recep Tahip Erdogan en Turquie ou Jair Bolsonaro au Brésil. 

    Mais les travailleurs et les femmes, les agriculteurs et les jeunes du monde ne sont pas d’accord ! Des millions de personnes se lèvent pour défendre la paix, dans la lutte antifasciste, la résistance contre la menace d’une catastrophe écologique et contre le démantèlement des droits sociaux et politiques. Cela se manifeste dans le monde entier par des luttes croissantes de la classe ouvrière et des masses populaires.

    Dans la rue contre les impérialistes bellicistes !

    Tous les impérialistes hors de Syrie ! 

    Solidarité avec les luttes de libération kurde et palestinienne !

    Ne touches pas au Venezuela !

    Pour la construction d’un front uni anti-impérialiste et antifasciste international !

    Pour la paix, la liberté et le socialisme !

    En avant avec la construction de l’ICOR !

    Signataires (en date du 20/06/19 – liste actuelle des signataires sur www.icor.info):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    2. UPC-Manidem   Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    6. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    7. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    13. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    14. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    15. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    16. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    17. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    18. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    19. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    20. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    21. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    22. RMP   Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
    23. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    24. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    25. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    26. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    27. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  • Tribune : par des élèves de première du lycée Jacques-Feyder d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).

    Tribune : par des élèves de première du lycée Jacques-Feyder d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).

    Aujourd’hui, nous qui venons de passer le bac français, nous élèves de Seine-Saint-Denis, Nedjma, Chaïneze, Karim, Claire, Léa, Alex, Thehasna, Amel, Chantal, Chimamanda, Délia, Nelia, Farah, filles et garçons, hétéros, homos, juifs, musulmans, chrétiens, Blancs, Noirs, métisses, Algériens, Iraniens, Soudanais, Sri-Lankais, Ivoiriens, Tunisiens, Maliens, tous Français, nous avons des choses à dire : l’école de la République ne réserve pas les mêmes conditions à la jeunesse de Seine-Saint-Denis, aux fils et filles d’immigrés, aux pauvres qu’aux élèves des centres-villes. Et, pour nous, cela ne peut signifier qu’une seule chose : vous préférez vivre ensemble « entre vous », plutôt que de vivre ensemble « avec nous ».

    A la rentrée 2018, que nous avons faite trois semaines après le reste de la France en raison de problèmes techniques et administratifs, nous nous frayons un chemin au milieu de ce qui nous est apparu comme un immense chantier au centre duquel étaient alignées et superposées des boîtes, des préfabriqués. Notre lycée ressemble à un camp de regroupement. Un peu plus tard, nous découvrirons la réverbération assourdissante des sons dans ces boîtes que nous apprendrons à nommer salles de classe.

    Conditions d’examen à peine croyables
    Notre scolarité est donc censée se dérouler dans le brouhaha des travaux, dans le bruit continu des marteaux piqueurs et des perceuses, dans des salles trop petites pour tous nous accueillir, trop froides en hiver et trop chaudes en été, dans un établissement où il n’y a plus ni cour de récréation, ni aucun espace abrité où nous retrouver, discuter, travailler, vivre…

    C’est pourtant dans ces conditions à peine croyables que nous avons préparé notre bac de français, présenté notre oral de travaux personnels encadrés (TPE) devant un jury qui peinait à nous entendre, et supporté des coupures de courant et d’eau, l’entrée des salles inondée les jours de pluie, des mares à enjamber et, quand on ne trouve pas de planches pour les éviter, des journées entières passées avec les chaussures mouillées.

    Quant aux toilettes des 800 filles, il n’y en a que deux qui ont de la lumière. C’est mieux que rien : au début de l’année, aucun WC ne fonctionnait ! En cas de nécessité, nous avions été autorisés à rentrer chez nous. Obligés de supporter des conditions indignes, nous étions autorisés à y échapper mais au prix de cours manqués !

    « CE QUI EST ADMIS DANS LE “93” NE L’EST PAS AILLEURS. CE QUI EST POSSIBLE POUR NOUS SERAIT SCANDALEUX POUR LES ENFANTS DES CENTRES-VILLES ET DE LA CAPITALE »

    Non, ce que nous venons de décrire n’est pas une fiction, nous n’étions pas candidats à un nouveau concept de jeu télévisé mais candidats au bac.

    Cette scolarité s’est bien déroulée dans un établissement secondaire public, en France, durant l’année scolaire 2018-2019. Le drapeau de la République qui flotte à l’entrée de notre lycée est là pour en témoigner. Comme la devise qui est inscrite à son fronton, comme dans tous les établissements scolaires de France. Liberté, Egalité, Fraternité. Ces trois mots vaudraient-ils plus pour certains que pour d’autres ?

    Nous l’affirmons, cette rentrée des classes n’est pas anecdotique. C’est la conséquence d’une politique de relégation systématique du territoire où nous vivons, un territoire sous-doté. C’est le résultat d’un système, un système qui nous enferme dans une sous-citoyenneté. Ce qui est admis dans le « 93 » ne l’est pas ailleurs. Ce qui est possible pour nous serait scandaleux pour les enfants des centres-villes et de la capitale.

    C’est ce qu’a souligné le rapport parlementaire du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques sur l’évaluation de l’action de l’Etat dans l’exercice de ses missions régaliennes en Seine-Saint-Denis. Déposé à l’Assemblée nationale le 31 mai 2018, ce rapport était dirigé par les députés François Cornut-Gentille (Les Républicains, Haute-Marne) et Rodrigue Kokouendo (La République en marche, Seine-et-Marne). Nous savons aujourd’hui que, pour les personnels par exemple, « le moins bien doté des établissements scolaires parisiens reste mieux doté que le plus doté des établissements de la Seine-Saint-Denis », comme l’a souligné le sociologue Benjamin Moignard, interrogé pour ce rapport.

    « SI NOUS SOMMES CAPABLES AUJOURD’HUI DE PRENDRE LA PAROLE, C’EST PARCE QUE NOUS AVONS DÉCIDÉ DE PRENDRE EN MAIN NOTRE SORT, ET NOS VOIX RÉSONNERONT PLUS QUE LES BRUITS DES TRAVAUX »

    C’est pourquoi nous sommes tristes mais surtout en colère, même si cela nous fait peur. Alors nous prenons notre courage à deux mains pour l’exprimer. Nous avons peur que notre colère fasse peur, qu’elle nous interdise encore une fois de prendre la parole, qu’elle nous enferme dans cette case « jeunes des banlieues » que la société a créée pour nous. Nous avons peur de la peur que vous nous avez imposée en vous l’imposant d’abord à vous-mêmes. Et si nous sommes capables aujourd’hui de prendre la parole, c’est parce que nous avons décidé de prendre en main notre sort, et nos voix résonneront plus que les bruits des travaux.

    Les cases dans lesquelles vous nous avez enfermés ne sont-elles pas le reflet de vos peurs ? « Ce que vous dites à propos d’une autre personne, quelle qu’elle soit, vous révèle, vous… (…) Mais si je ne suis pas le nègre, et s’il est vrai que votre invention vous révèle vous, alors, qui est le nègre ? », disait l’auteur américain James Baldwin dans le film documentaire Take This Hammer, produit en 1963 pour la National Educational Television. Avec Baldwin, nous affirmons que ce que vous décrivez de nous n’a rien à voir avec ce que nous sommes, avec ce dont vous avez peur.

    Alors nous nous demandons : sommes-nous moins Français que vous parce que nous grandissons avec plusieurs cultures, l’une héritée de nos parents, l’autre française, construite ici et maintenant ? Sommes-nous moins Français parce que nous vivons de l’autre côté du périphérique ? Parce que nous sommes plus pauvres ? Ou bien parce que nous ne sommes pas de « vrais » Français ?

    Mais alors, le « vivre ensemble » dont on nous rebat les oreilles ne serait qu’un slogan vide de sens ? Vous nous reprochez de vivre en communauté, mais qui vit reclus ? Qui vit dans l’entre-soi ?

    Experts en géopolitique
    Nous sommes à l’opposé de ce que vous décrivez et du fantasme que vous avez de nous, que vous ne voulez ni connaître ni rencontrer. Venez vous promener dans nos banlieues et voir mais surtout apprécier le partage des cultures, des couleurs et des langues. Venez entendre les langues qui se mélangent et la musique que cela fabrique.

    Oui, nous vivons ensemble avec nos origines différentes, avec nos voisins juifs ou musulmans, athées ou évangéliques, catholiques, bouddhistes, hindous, nous sommes experts en géopolitique, en diplomatie, nous vivons ensemble et ce n’est pas un concept, c’est notre réalité quotidienne ! Alors nous n’avons pas peur de dire notre fierté : le département le plus pauvre du pays est aussi une richesse pour la France !

    Bien sûr, nous avons, nous aussi, appris à l’école à être fiers du passé glorieux de la France, celui de nos ancêtres les Gaulois, notamment, ceux dont l’histoire a été enseignée dans toutes les écoles de la IIIe République, et parfois même dans tous les villages de France et de certaines grandes villes de son empire. Mais ces ancêtres gaulois ne nous ont-ils pas privés de la richesse de toute notre histoire ? Celle de nos tirailleurs, de nos polaks, de nos ritals, de nos juifs d’Afrique du Nord, de nos pieds-noirs, de nos grands-pères « morts pour la France », de nos parents ? Nier ces histoires, c’est nier l’histoire de France. C’est oublier que chaque Français représente la France, que celle-ci s’est construite sur de multiples identités.

    « NOS GRANDS-PARENTS ET NOS PARENTS SE SONT TUS TROP LONGTEMPS, S’EXCUSANT DE CE POURQUOI ILS N’AVAIENT PAS À S’EXCUSER »

    Nous sommes tous issus de l’immigration, et nous nous questionnons sur qui nous sommes. Est-ce que nous sommes Français ? Ou Algériens, Iraniens, Marocains, Sénégalais ? Les deux ? Ou alors rien ? Nous nous sentons Français et Algériens, Français et Iraniens, Français et Marocains, Français et Sénégalais.

    Nous sommes Français, non pas parce que nous avons les papiers ou que nous parlons français, mais parce que nous adhérons aux valeurs de la République. Nous sommes Algériens, ou Iraniens, ou Marocains, ou Sénégalais, c’est notre héritage, nous en sommes fiers. Nous avons deux patries et c’est cool ! A partir de combien de générations nées et grandies sur le sol français arrêtera-t-on de nous renvoyer à nos « origines » ?

    Nos grands-parents et nos parents se sont tus trop longtemps, s’excusant de ce pourquoi ils n’avaient pas à s’excuser, essayant de se faire petits sous prétexte qu’ils ne venaient pas d’ici, de se faire accepter de vous, sans jamais réellement y parvenir.

    Mais nous, enfants de la République et porteurs de ses valeurs, nous vous le disons : nous avons la volonté de prendre pleinement notre place dans cette France que nous aimons. Nous sommes vos futures élues ou élus, avocates ou avocats, managers. Nous sommes fiers des valeurs de notre République et, avec ou sans vous, nous les défendrons. Jusqu’à quand, d’ailleurs, vous obligerez-nous à dire « vous » et « nous » ?

    L’égalité ne peut attendre encore une, deux ou trois générations. Nous formons un seul peuple uni par notre devise : Liberté, Egalité, Fraternité. Nous sommes tous concitoyens, nous devons vivre ensemble et accepter l’autre, nous devons nous tendre la main et ne former qu’un, car nous sommes tous Français.

    Par des élèves de première du lycée Jacques-Feyder d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).

  • Communiqué UPML :Après les élections sur l’Union Européenne de mai 2019

    Communiqué UPML :Après les élections sur l’Union Européenne de mai 2019

    Nous republions le bilan des élections rédigé par nos camarades de l’UPML, dans le but d’enrichir le débat, mais également car nous souscrivons en grande partie à ce qui est développé par eux.

    UPML, 6 juin 2019

    *Crise politique approfondie dans l’UE

    *Recherche d’une alternative sociale

    *Campagne ICOR

    Les élections sous le capitalisme sont une mise en scène de partis et de soi-disant représentants du peuple qui une fois élus, permettent « démocratiquement » de masquer la dictature du capital financier. Que nous apprennent ces élections ?

    La crise de l’électoralisme et du parlementarisme est internationale. Dans plusieurs pays (l’Autriche, la Grèce et la Grande Bretagne) la crise politique se prolonge par des élections anticipées suite aux résultats des élections européennes.

    Les élections n’ont jamais changé le monde. Sur un fond d’opposition ou non à l’UE, les résultats électoraux montrent qu’il existe à la fois un pôle progressiste en formation et un courant réactionnaire à plusieurs composantes : LR, LRM, RN et PS. L’abstention traduit en partie le refus du parlementarisme bourgeois et plus concrètement de ces partis. Parmi les masses se développe une opposition sociale et politique, pas toujours très claire, à la politique générale de Macron.

    Les Gilets Jaunes, par exemple,ont fait encore une fois la démonstration involontaire de la dictature du système et de sa violence. Leur conclusion: ce n’est qu’au quotidien que les choix concrets doivent se débattre et être mis en œuvre dans une démocratie populaire et directe. Mais est-ce possible dans la société actuelle où le capital financier exerce sa dictature pour le profit, y compris sous la forme de l’électoralisme bourgeois ?

    Les oppositions s’expriment nécessairement sous des formes multiples : vote ou non-vote ou dans des votes non pas pour un parti mais contre un autre… avec comme résultat qu’il n’y a pas de perspective positive. Les élections dans ces conditions ne peuvent être qu’un reflet déformé et très limité de la conscience sociale, tout au plus un thermomètre donnant la température de « l’opinion publique ».

    Presse, radio, télévision sont les moyens indispensables à la bourgeoisie pour diriger et orienter les élections. N’y apparaissent que les « grands partis » portant le discours dominant. Ça nous rappelle que 90% des moyens d’information sont possédés par des groupes financiers comme Bouygues, Dassault, Lagardère et Boloré.

    Les médias présentent de faux enjeux : choisir entre « progressistes » (LREM/Macron!) et nationalistes/populistes (Rassemblement National/Le Pen) alors que le véritable enjeu est entre ceux qui défendent ou se soumettent au capitalisme et ceux qui le combattent et veulent le renverser.

    Les élections passées, ces médias ne donnent que les pourcentages de votes exprimés, en exagérant les résultats. C’est pourquoi nos chiffres (toujours arrondis) tiennent compte des 47 Millions d’inscrits et des 23 M. de votes exprimés.

    Quelques chiffres et observations:

    L’abstention, le plus grand Parti (50%) exprime pour une grande part le refus d’entrer dans le cadre trompeur du parlementarisme bourgeois.

    Renaissance/ LREM (Macron), le parti au gouvernement ne réunit même pas 10% des inscrits, une nette baisse par rapport au 1er tour des Présidentielles en 2017 (17% des inscrits). Sa politique est perçue comme réactionnaire par une fraction de plus en plus combative des classes exploitées, mais elle n’est pas encore largement désavouée et combattue.

    Le Rassemblement National (Le Pen) regroupe à peine plus de 10% avec un peu plus de 5 Millions d’électeurs. Rapporté sur 20 ans, ce Parti stagne et même régresse par rapport à 2017. Le RN s’installe dans le paysage politique avec l’appui des forces dominantes et médiatiques qui le présentent comme un parti populaire alors qu’il défend le système capitaliste (pas d’augmentation du SMIC, division des travailleurs entre nationaux et ceux qui ne le sont pas). C’est pourquoi il faut renforcer le combat anti-raciste et anti-fasciste – le RN n’est en rien « anti-système », mais en un produit !

    Parce que Macron et LREM continuent avec succès leur politique avec de « nouvelles têtes », les Partis gestionnaires de longue date des intérêts bourgeois (de l’UMP-PR au PS) s’effondrent : 4,9% et 3,3% !

    Europe Ecologie/Les Verts ont profité des pertes de voix des autres partis et de l’augmentation de la participation et ils atteignent 6,6%. Leurs discours s’adaptent aux préoccupations grandissantes, fortes parmi la jeunesse, concernant les dégâts capitalistes sur l’environnement. Mais en continuant à défendre « l’économie de marché », donc le profit, ils renoncent à mobiliser réellement contre la destruction de l’unité de l’homme et de la nature.

    L’existence de 34 listes traduit aussi une recherche d’alternatives qui ne peut être qu’illusoires dans les conditions actuelles. Lors de ces élections en France, il n’y a pas de Parti porte une alternative socialiste révolutionnaire portant le prolétariat au pouvoir.

    La campagne de l’ICOR Europe – un travail pionnier !

    La Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR) compte dans les pays de l’UE ou très liés à celle-ci des organisations membres ou des Amis de l’ICOR dans onze pays. Ensemble, ils avaient décidé d’une campagne électorale européenne commune et d’une coopération au sein de l’ICOR, renforçant ainsi l’ICOR.

    La principale préoccupation de l’ICOR concernant l’Europe : s’attaquer à l’impérialisme européen, avancer dans la construction du Parti révolutionnaire et gagner des forces pour le front uni anti-impérialiste. C’est quelque chose de nouveau et qui a réussi! Des affiches, des tracts, vidéos et meetings ont fait connaître l’ICOR comme moyen de préparer l’alternative révolutionnaire internationaliste. (voir note plus bas).

    Cette première campagne conjointe d’ICOR Europe contre l’impérialisme européen a été une étape importante et très fructueuse sur la voie de la construction de la solidarité internationale et du soutien mutuel à la construction de partis révolutionnaires. Toutes les organisations impliquées ont travaillé ensemble sur un pied d’égalité et sur la base de la lutte pour se renforcer. Le moment est venu d’évaluer et de consolider les succès: comment la prise de conscience de ce qu’est l’impérialisme a-t-elle évolué ? Comment la proposition du front uni anti-impérialiste a-t-elle été affirmée? Comment nos organisations continuent-elles à coopérer et à se renforcer ? ICOR Europe fait face à de nouveaux défis passionnants!

    Perspectives et quelques conclusions

    A l’avenir, les conditions économiques et sociales vont encore plus se dégrader, les affrontements vont se développer et déstabiliser encore plus les certitudes politiques et culturelles. Dans cette situation, les débats d’orientation politiques et les recompositions vont se développer. L’éclatement probable d’une nouvelle crise économique et financière ne ferait qu’accélérer les processus en Europe et dans le monde.

    S’il faut être au plus près des intérêts des masses prolétaires, participer à tous les mouvements qui s’opposent à l’ordre établi, affirmer uniquement la nécessité de mener des luttes quotidiennes ne suffit pas. Il faut aussi montrer la voie politique à suivre pour dépasser cette société d’exploitation, d’oppression et de destruction de la nature, qui ne peut être que l’alternative socialiste révolutionnaire. C’est pourquoi nous militons pour reconstruire un Parti marxiste-léniniste rassemblant en son sein les éléments les plus combatifs et les plus conscients. C’est pourquoi nous nous battons pour une Alliance des Révolutionnaires ouvrant la voie à la reconstruction de ce Parti, convaincus que l’avenir appartient au communisme.

    Note :The Rode Morgen / Pays Bas, le MIKZ (Organisation de la Communauté de la Jeunesse) / Hongrie, l’Organisation Communiste du Luxembourg (KOL), le Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD), Le Parti Communiste de Bulgarie (BKP), le Groupe Marxiste-Léniniste Suisse (MLGS), etc. En France l’Unité Communiste de Lyon (UCL) et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML) se sont rapprochés les uns des autres et des contacts et membres ont été gagnés.

    Union Prolétarienne ML Juin 2019

    Quelques chiffres sur les élections de l’UENombre de voix (arrondi)En pourcentage des inscrits (arrondi)En pourcentage des votants (arrondi)
    Inscrits47 millions100,00%
    Votants24 millions50,00%
    Exprimés (moins les votes nuls ou blancs)23 millions48,00%
    Rassemblement National (Le Pen)Plus de 5 millions9,423%
    Renaissance (Macron)Moins de 5 millions9,422%
    Europe écologie/ Les Verts3 millions6,613
    LR – ex-UMP (Union Droite-Centre)2 millions4,98,5
    PS (Envie d’Europe)1,4 millions3,36

    (voir les résultats complets détaillés sur : http://elections.interieur.gouv.fr)

    Tableau 2 : Votes en millions pour le Front National/ Rassemblement National (Le Pen) :

    électionsEuropéenne2019Présidentielles 2017Européennes 2014Présidentielles 2012Présidentielles 2007Présidentielles 2002
    Nombre de voix FN/RN5 millions7,6 M4,7 M6,4 M3,8 M4,8 M