Catégorie : Communiqués

  • Appel unitaire contre le SNU

    Appel unitaire contre le SNU

    Le Service national universel que le gouvernement veut rendre obligatoire pour les jeunes de 16 ans 

    Une opération de soumission de la jeunesse : il s’agit d’inculquer un esprit d’obéissance aux règles, un respect absolu des normes… Règles et normes qui, pour la plupart, ne visent qu’à perpétuer les inégalités et injustices inhérentes à l’organisation actuelle de la société. Cette volonté de soumission passe aussi par un contrôle renforcé, notamment à travers la mise en fiches de tous les jeunes de 16 à 25 ans ; on sait comment ce genre de fichier peut être utilisé ! Volonté de soumission, enfin, car elle ne reconnaît comme « engagement » des jeunes que les dispositifs étatiques. 

    La remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses : les jeunes du SNU seront utilisé/es pour remplacer des emplois aujourd’hui occupés par des employé/es qui ont un salaire, une convention collective ou un statut, la possibilité de s’organiser syndicalement, des droits individuels et collectifs. Avec le SNU, chaque année, 800 000 jeunes seront exploité/es, sans aucun de ces droits, pour des durées variables ; ils et elles seront très vivement encouragé.es à poursuivre leur « engagement volontaire » par un service civique, dans les mêmes conditions de précarité. 

    Des dépenses considérables : 6 milliards €/an, selon un rapport sénatorial de 2017. Ces milliards seraient bien plus utiles pour le service public de l’Éducation, qu’aux mains des militaires ! 

    Le renforcement de la militarisation. Encadrement militaire, levée du drapeau, chant guerrier, uniforme, parcours du combattant, raid commando, etc. contribueront à l’endoctrinement des jeunes. La propagande visera à banaliser encore plus le rôle de l’armée, alors que celle-ci est en pointe dans la répression, sur le territoire français, dans les colonies et diverses régions du monde. Sans surprise, il n’est nullement question dans le programme de pacifisme, de non-violence, ni de remise en cause du rôle de l’armée. 

    Le gouvernement nous dit : Il faut que les jeunes s’engagent. Mais c’est déjà le cas ! 

    Ils et elles s’engagent pour lutter contre le racisme, pour que cesse la destruction de la terre, pour défendre leur droit à étudier, pour le partage des richesses, pour le droit au logement, pour l’égalité des droits et contre les discriminations, etc. Ce n’est pas à l’État de les forcer à s’engager ! 

    Comment peut-on parler d’apprendre la citoyenneté, lorsqu’on confie l’encadrement à l’armée (qui, par ailleurs, n’était pas demandeuse) ? 

    Non au SNU ! Abrogation du SNU ! 

    Campagne unitaire contre le SNU : Union pacifiste, Union syndicale Solidaires, Solidaires Étudiant.e.s, ASSO-Solidaires, SUD éducation, SUNDEP Solidaires Sud Enseignement privé, Solidaires Jeunesse et Sports, Fédération Éducation de la Confédération Nationale du Travail, Émancipation tendance intersyndicale, Mouvement National Lycéen, Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne, Fédération nationale de la Libre Pensée, Droits Devant !!, Ni guerres ni état de guerre, Causes communes, Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre, Parti Communiste des Ouvriers de France, Europe Écologie – Les Verts, Fédération Anarchiste, Union Communiste Libertaire, L’insurgé, Les Jeunes écologistes, Union des Jeunes Révolutionnaires, Union Prolétarienne, Unité Communiste de Lyon, Radio-Libertaire, Revue Silence. 

  • Solidarité avec le Rojava – Défendez la révolution démocratique en Syrie du Nord-Est

    Solidarité avec le Rojava – Défendez la révolution démocratique en Syrie du Nord-Est

    Appel de l’ICOR pour la World Resistance Day [Journée mondiale de résistance] – Journée internationale pour Kobanê

    Pour la cinquième fois, l’ICOR appelle à la journée mondiale pour Kobanê, qui est cette année dénommée World Resistance Day. C’est dans ce sens que j’appelle toutes les organisations membres, les Amis de l’ICOR et toutes les personnes pacifiques et les organisations combatives du monde : Faites du 2 novembre 2019 le jour de la résistance mondiale contre l’attaque turque ! Organisez des manifestations, des actions devant les ambassades des impérialistes impliqués, mobilisez et faites le travail de persuasion parmi les masses. 

    En 2014, encore au milieu des luttes acharnées contre le Daesh fasciste et de la victoire imminente des combattants de libération unis à Kobanê, il y a eu la première journée  mondiale pour Kobanê. En janvier 2015, la ville a été libérée et puis reconstruite selon les objectifs de la « Fédération démocratique de la Syrie du Nord-Est ». Avec une solidarité internationale impressionnante, dont fait partie le Centre médiacl ICOR, qui a été construit en 9 mois par des brigadistes. Avec l’autonomie démocratique, l’égalité des femmes et des hommes, les principes écologiques pour la protection de la nature, le Rojava représente la perspective d’une société libérée.  

    Aujourd’hui, en 2019, Rojava est à nouveau le théâtre d’une résistance efficace et courageuse contre l’invasion de la Turquie, qui viole le droit international et travaille étroitement avec le Daesh et les djihadistes. Depuis le 9 octobre 2019, le régime barbare turc couvre les combattants et la population civile de terreur, d’attentats à la bombe en utilisant aussi des bombes au phosphore interdites. Sous la direction des SDF (Forces démocratiques syriennes), la population arabo-kurde et tous les autres groupes ethniques qui y vivent ont défendu leur territoire, causé des défaites à l’armée turque sur le terrain et obtenu en lien avec la résistance solidaire mondiale un armistice, qui est pourtant constamment brisé. Les accords entre la Russie et la Turquie (accord de Sotchi) et entre la Turquie et les États-Unis signifient la trahison des intérêts du peuple kurde ainsi que des autres groupes ethniques vivant dans la région. Les SDF, en tant que représentantes légitimes de la population vivant dans le nord de la Syrie, n’ont même pas été invitées ou amenées à la table des négociations. Un diktat impérialiste de « paix » a été négocié entre les puissances dominantes. Le marchandage avec Erdogan a largement satisfait ses objectifs de guerre. 

    Mazlum Abdi Kobanê, le commandant général des SDF, a clairement indiqué qu’elles se félicitent bien sûr de l’armistice, mais que la majorité des points de l’accord de Sotchi ne sont pas dans l’intérêt de la population et ne sont pas reconnus par les SDF. 

    Abdi Kobanê exprime sa gratitude pour la remarquable solidarité internationale : « Mes remerciements à tous ceux qui, dans le monde entier, sont devenus la voix de notre peuple contre l’occupation turque » . Avec l’avertissement : « Les gens sur les places et dans les rues, les amis qui nous soutiennent…. doivent tous être vigilants et continuer leur travail. »

    Retrait de toutes les troupes étrangères de la Syrie du Nord-Est – immédiatement !

    Non à tout diktat de négociations impérialistes ! 

    Solidarité avec la révolution démocratique au Rojava !

  • Interview de  Salih Müslim (MLKP)  à propos du Kurdistan syrien

    Interview de Salih Müslim (MLKP) à propos du Kurdistan syrien

    « Nos seuls amis sont dans les rues du monde entier! »

    Salih Müslim a été coprésident du Parti de l’Union démocratique syrienne (PYD) de 2010 à 2017. Il est actuellement coordinateur adjoint du Comité national de coordination pour le changement démocratique. Le 26 octobre 2019, il a pris position par rapport à la guerre d’agression du régime turc fasciste sur la Fédération démocratique du nord-est de la Syrie.

    Salih Müslim a été invité pour prendre la parole lors de la manifestation du Parti communiste marxiste-léniniste de Turquie (MLKP) [Le MLKP est membre de l’ICOR] à Ludwigshafen/Allemagne le 26 octobre à l’occasion de son 25e anniversaire. En raison de la situation de guerre, Salih Muslim n’a pas pu entrer en Allemagne. Il a envoyé le message ci-dessous pour la discussion sur le podium via Skype. La Turquie demande l’extradition de Salih Müslim, car le démocrate convaincu est un terroriste à leurs yeux. Nous publions son message complet ici.

    Salih Muslim :
    « Depuis le 9 octobre, Rojava a été attaqué non seulement par la Turquie, mais également par des bandes terroristes islamistes. Le 17 octobre, un cessez-le-feu est intervenu. Nous sommes prêts à discuter, mais l’autre côté ne nous a pas respectés. L’accord, et avec les Russes et avec les États-Unis, nous ne les acceptons pas. Nous n’acceptons que la trêve. En outre, il n’existe pas de véritable cessez-le-feu, les attaques se poursuivent et la population civile est attaquée.

    Pas le choix mais la résistance par tous les moyens
    Tout le monde est uni et ces pouvoirs n’écoutent personne. Cela vaut en particulier pour l’AKP et le MHP (parti fasciste en Turquie, qui forme le gouvernement avec l’AKP d’Erdoğans, note de l’éditeur). Nous n’avons d’autre choix que de résister par tous les moyens. 300 000 personnes ont déjà pris la fuite. Beaucoup d’entre eux sont seuls, la plupart doivent dormir en plein air n’ayant pas d’abri. À Kobanê ou à Hasaka, ils viennent essayer de s’occuper d’eux, mais dans bien d’autres endroits, ils n’ont personne pour s’occuper d’eux.

    Les organisations d’aide des organismes internationaux n’apportent aucune aide en matière de médicaments. Il y a de moins en moins d’hôpitaux en fonction. Du Kurdistan du Sud¹, nous recevons des marchandises, mais elles sont complètement insuffisantes. L’infrastructure est perturbée – les routes entre les villes ont été fermées.

    L’espace aérien doit être bloqué
    Nous ne sommes plus confrontés seulement à Daesh. Des drones et des avions de chasse des fascistes turcs menacent également nos vies. L’espace aérien doit être bloqué! Depuis plus de deux ans, la Turquie entretient de bonnes relations avec Daesh. Ils avaient occupé les puits de pétrole pendant une période à l’Est, développé un commerce de pétrole dynamique et la famille Erdoğans avait également gagné beaucoup d’argent grâce au gaz naturel.


    La résistance de Kobanê est un signal énergique
    La bataille de Kobanê a commencé alors que Daesh et les membres de gangs devaient se trouver à la frontière. Maintenant, ils se préparent à une nouvelle attaque. Ces gangs assassinent, détruisent et mutilent les gens.

    Il y avait des rassemblements internationaux et des accords contre nous. L’ONU, les États-Unis et la Russie se sont rencontrés trois fois. C’est un ignoble plan, ils se sont tous mis d’accord contre les Kurdes. Nous connaissons le génocide des Arméniens, il s’agit en définitive d’un génocide des Kurdes. Surtout, l’attaque vise le système démocratique, les droits des femmes, l’autonomie gouvernementale et la coexistence pacifique multiethnique. Ils veulent détruire ça !
    Nos seuls amis sont dans les rues du monde entier! Ils devraient le savoir: nous résisterons jusqu’au bout. Nous ne nous sentons pas seuls parce que vous existez! Nous nous défendrons jusqu’au bout – et le but c’est la victoire. Cette victoire profitera à toutes les forces progressistes du monde. Nous n’avons jamais été séparés de vous ces dernières années. Et c’est pourquoi la victoire ne sera pas seulement la nôtre, elle sera aussi la vôtre. »

  • Résolution finale de la 4e Conférence de l’ICOR Moyen Orient

    Résolution finale de la 4e Conférence de l’ICOR Moyen Orient

    Lettre d’accompagnement à la résolution finale de la 4e Conférence de l’ICOR Moyen Orient et Afrique du Nord

    Cher-e-s camarades,

    la troisième Conférence mondiale de l’ICOR a décidé d’intensifier les efforts dans la région du Moyen Orient. Dans ce processus, il y a eu maintenant un progrès très important : la 4e Conférence Moyen Orient et Afrique du Nord a pu avoir lieu (pour la première fois) avec le Liban comme pays hôte aussi dans le Moyen Orient.

    La conférence a réalisé un échange et une coopération fructueux des différents partis et organisations de la région et au-delà. Tout à fait dans l’esprit de l’ICOR que les révolutionnaires du monde doivent coopérer plus étroitement dans les questions dans lesquelles ils sont déjà d’accord et discuter des divergences avec une culture de débat démocratique. Vous trouverez les questions clés de la discussion dans la résolution finale.

    La participation aussi d’organisations qui ne sont pas membres de l’ICOR jusqu’à présent, leur a permis de faire la connaissance de notre travail et nous a permis d’apprendre de leurs expériences, connaissances et opinions – ce qui a été accueilli très positivement des deux côtés. Ceux présents a cette conférence étaient : les LCP/Liban, MLKP/Turquie-Kurdistan, MLPD/Allemagne, Newroz Association/Kurdistan, PFLP/Palestine, PPDS/Tunisie, TKP-ML/Turquie, MMLPL/Maroc, ILPS, DFLP/Palestine, ainsi qu’une représentante de Levantinist Progressive Movement pendant une journée.

    Activement ont participé par des messages ou étaient empêchés de venir seulement pour des problèmes de visa : les CPI(ML) Red Star/Inde, PCR Égypte, CPI Komala/Iran et ont été, pour cette raison, aussi questionnés pour la signature.

    La résolution finale de la Conférence Moyen Orient peut alors être publiée maintenant. Malheureusement le DFPL n’a pas pu se résoudre après tout à la signer en tant qu’organisation. Néanmoins la résolution est un succès important et une bonne clôture de cette conférence réussie – et en même temps le prélude à la poursuite de la coopération ! Les organisations soussignées sont énumérées ci-dessous. Un grand merci au MLKP pour le travail préparatoire approfondi !

    Toutes les organisations de l’ICOR ou bien d’autres organisations amies peuvent également signer cette résolution !

    Salutations cordiales

    Les participants de la 4e Conférence de l’ICOR Moyen Orient et Afrique du Nord du 28 et 29 septembre 2019 à Beyrouth adoptent la résolution suivante :

    Faire progresser la lutte commune et la révolution au Moyen Orient et en Afrique du Nord !

    1. Depuis des décennies, le Moyen Orient et l’Afrique du Nord sont le cible d’agressions impérialistes en raison de la richesse de leurs ressources naturelles et de leur importance géopolitique. Nous rejetons fermement toute ingérence impérialiste dans cette région. Nous sommes d’accord pour dire que nous ne prenons parti que pour la classe ouvrière et les larges masses des opprimés dans leur résistance et leur lutte pour des sociétés libérées.

    2. Il existe d’importants mouvements de libération nationale et de révolution au Moyen Orient et en Afrique du Nord. Nous reconnaissons et soutenons les efforts déployés par les peuples kurde et palestinien pour s’entraider mutuellement dans leurs luttes. Leurs luttes sont d’une importance stratégique pour la région et le monde. Nous soutenons la revendication d’inclure une administration multi-ethnique, multireligieuse et autonome dans le Comité constitutionnel en Syrie.

    3. Nous sommes aux côtés de la résistance palestinienne contre l’occupation sioniste et réaffirmons notre soutien aux droits nationaux du peuple palestinien et, au-delà, au droit au retour, conformément à la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies en 1948.

    4. Nous soutenons la lutte kurde contre l’État fasciste turc et ses alliés impérialistes.

    5. La lutte pour un Moyen Orient et une Afrique du Nord libérés est inséparable des luttes dans le monde entier. Les luttes et grèves du mouvement ouvrier du Pérou à l’Australie, les luttes de libération armée dans différentes parties du monde et les luttes des militants écologistes font partie des luttes qui nécessitent notre participation et notre solidarité. Leur ennemi commun est le système impérialiste mondial. Pour vaincre cet ennemi, nous devons nous organiser au-delà des frontières.

    6. La libération des femmes dans la construction du parti, la lutte de classe et pour une société libérée est la réponse à la double exploitation et oppression de la masse des femmes. Cela a été sous-estimé dans les partis de gauche et communistes, et il reste encore beaucoup à faire. Nous apprécions le rôle important que jouent les femmes. Il a été très évident dans diverses luttes dans la région, en particulier parmi les révolutionnaires dans le Nord et l’Est de la Syrie et en Palestine. Les femmes ont également joué un rôle actif, égal en droits et de premier plan dans cette conférence aux côtés de leurs camarades.

    7. Nous devons combattre le chauvinisme, le poison utilisé par les forces impérialistes et réactionnaires et les régimes colonialistes pour diviser la classe ouvrière et tous les opprimés.

    8. La menace de l’impérialisme et des régimes fascistes nous pousse à nous unir et à faire l’alliance avec toutes les forces anti-impérialistes et anti-fascistes dans un front uni. L’ILPS et l’ICOR ont entrepris des pas importants pour former un tel front uni et appellent toutes les forces anti-impérialistes et antifascistes à s’y joindre.

    9. Les sociétés socialistes sont l’objectif brillant des efforts des forces marxistes-léninistes et révolutionnaires. Pour atteindre cet objectif, la construction de partis révolutionnaires et marxistes-léninistes bien organisés et bien préparés est d’une importance cruciale.

    10. La conférence s’est déroulée dans une atmosphère productive. La culture de débat s’est basée sur le respect des opinions et des expériences des autres, sur la solidarité et le dépassement des divergences malgré les nombreuses questions qui restent encore à résoudre.

    11. Les jeunes ont joué un rôle actif dans la préparation et le bon déroulement de la conférence.

    12. Les partis et organisations participants sont convenus de renforcer la solidarité internationaliste et de continuer à travailler ensemble pour développer le travail révolutionnaire avec des mouvements de masse et des révolutions.

    13. La conférence était d’accord d’organiser plus de manifestations de ce type à l’avenir.

    Statut des signataires du 11/10/19 (Liste actuelle des signataires à l’adresse suivante : www.icor.info)

    1. CPI(ML) Red Star (Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge/
    2. LCP Lebanese communist partyLibanesische Kommunistische Partei
    3. MLKP Marxist Leninist Communist Party Turkey / Kurdistan
      / Kurdistan/Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan
    4. MLPD Marxist-Leninist Party of Germany
      Parti marxiste-léniniste d’Allemagne
    5. Newroz Association
    6. PCR Egypt Revolutionary Communist Party of Egypt Partido
      Partie communiste révolutionnaire d’Egypte
    7. PFLP Popular Front for the Liberation of Palestine
    8. PPDS Patriotic Democratic Socialist Party
      Parti Patriotique Démocratique Socialiste
    9. TKP-ML Communist Party of Turkey – Marxist-Leninist Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste
    10. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine
  • Prolétaire Debout n°11 – Octobre 2019

    Prolétaire Debout n°11 – Octobre 2019

    Bulletin de l’Union Prolétarienne marxiste-léniniste

    Troupes turques, hors de Syrie, 

    hors du Rojava !

    Une vague de protestations parcourt toute la planète pour stopper le génocide des kurdes et empêcher la destruction du mouvement le plus progressiste que la région ait jamais connu. 

    Face à cela, les gouvernements des pays impérialistes veulent jeter un écran de fumée sur cette guerre d’agression. Les medias à leur service, la qualifient d’ « offensive » alors qu’il s’agit d’une attaque délibérée d’un Etat contre un autre Etat, la Syrie. Peu importe ce qu’on pense du régime d’Assad, la Syrie a droit aussi à sa souveraineté territoriale. Les pays comme la France et les USA n’en parlent pas; ils l’ont eux-mêmes violée en y envoyant des centaines d’hommes des « forces spéciales » ! 

    Erdogan a eu le feu vert !

    Trump en retirant les troupes US donnait le feu vert à fasciste Erdogan. Stoltenberg, secrétaire de l’OTAN, alliance militaire agressive dont fait partie la Turquie déclarait : « Il faut agir avec modération. »   C’est clair, ils soutiennent les agresseurs aujourd’hui comme il y a quelques mois quand les troupes turques avaient franchi la frontière pour occuper la région d’Afrin. 

    Macron s’indigne devant les caméras, réclamant une « réunion d’urgence du  conseil de sécurité de l’ONU » et le ministre des affaires étrangères Le Drian réclame aussi « une réunion de la coalition anti Daesh » dont fait partie la Turquie et des régimes réactionnaires qui ont soutenu les djihadistes. Ils savent qu’en gros les relations « positives« , politiques et économiques, que la France  a avec la Turquie seront préservées. La France comme les autres impérialismes ménage Erdogan espérant s’en faire un allié contre les autres.

    Qui sont les « terroristes »?

    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) — une alliance de kurdes et d’autres populations locales — ont lutté en première ligne contre Daesh et l’ont vaincu quasiment seuls. Une fois le territoire kurde libéré, ils ont reconstruit leur pays, appliquant l’égalité homme/femme,  la laïcité, le respect de l’environnement avec leur propre administration démocratique. Actuellement, ils sont bombardées par l’aviation et l’artillerie turques; en route pour une annexion pure et simple, l’armée occupe des villes du Rojava. 

    Soutenons les Forces Démocratiques Syriennes !

    Les FDS sont le fruit magnifique de la résistance populaire –« le printemps arabe » en 2011 —  à la dictature sanglante de Bachar El Assad. Elles ont conquis leur indépendance face aux interventions étrangères de Daesh, des USA, de l’UE et de la Russie, au prix du sang. 11 000 combattants et combattantes sont tombés pour leur liberté ! Et pour notre liberté !

    La lueur d’espoir, cette société en gestation au Rojava, les réactionnaires veulent l’écraser. Pas plus qu’en Palestine les grandes puissances impérialistes ou des voisins tout aussi impérialistes comme la Turquie ne reconnaissent les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes. Tant pis si se produit un génocide, une épuration ethnique comme dans l’ex-Yougoslavie. Et maintenant, Le Drian s’étonne que les djihadistes détenus par les FDS soient libérés par les bombardements et l’armée turcs. Les politiciens bourgeois de tout bord connaissaient la présence des ces groupes fascistes quand ils ont laissé faire Erdogan!!

    En quoi cela nous concerne-t-il ?

    Ce conflit, comme beaucoup d’autres, n’est pas un conflit local, régional. La responsabilité du régime syrien est importante, mais les impérialistes de tout bord ont participé à faire de cette région du Proche Orient un baril de poudre : soif de pétrole, soutien aux régimes réactionnaires (Emirats, Qatar, Arabie Saoudite, Israël), interventions militaires et boycotts économiques, etc.

    Quand la liberté recule, quand les inégalités progressent, quand la force et le profit justifient la guerre, quand l’environnement est détruit, c’est une défaite pour  toute l’humanité. 

    C’est la paix mondiale qui est menacée. Tous les grands profiteurs industriels et financiers poussent à la guerre. Leurs Etats capitalistes-impérialistes rivalisent pour le contrôle de la Syrie et pour écraser Rojava. 

    Il y a plus d’un siècle, Jaurès disait : « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage« .

    Construire un Front anti-impérialiste!

    Avec l’ICOR (la Coordination Internationale des partis et Organisations Révolutionnaires), l’Union Prolétarienne ML dénonce l’agression et les complices de l’agression !

    En janvier 2019, l’ICOR déclarait : « Depuis le début, l’ICOR se tient aux côtés de la lutte de libération du peuple kurde… Aucune lutte de libération ne doit se trouver seule et isolée !… La coopération et la coordination mondiales des luttes pour la paix, la liberté, le socialisme, dans la préparation de la révolution socialiste internationale sont à l’ordre du jour. 

    Nous appelons à créer et à rejoindre les comités de soutien pour aider politiquement et financièrement la résistance. Nous appelons toutes les organisations progressistes, tous les comités antiguerre à se mobiliser et à mobiliser autour d’eux pour faire échouer les plans des impérialistes. 

    Nous appelons à nous rapprocher les uns des autres pour construire un Front Uni International Anti Impérialiste, contre la guerre et contre le fascisme.

    Seule la solidarité active internationale avec les peuples en lutte pour leur liberté peut arrêter les fauteurs de guerre

    La guerre, l’armement – la France complice : Les ventes d’armement français, 3ème exportateur mondial, ont progressé de 30% en 2018. Le Proche et le Moyen-Orient restent la première région d’exportation de la France. Les marchands d’armes ont gagné 594,5 millions d’euros de commandes en dix ans de la Turquie fasciste. 

    La « trêve » en Syrie du Nord-Est – NON au diktat impérialiste !
    Cette « trêve » du 17/10 n’est pas observée par l’armée turque – l’agression continue !. Erdoǧan exige cependant que les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) se retirent d’une « zone de sécurité » d’une profondeur de 30 km tout le long de la frontière syrienne. Zone qui serait ensuite contrôlée par l’armée turque.
    Trump et Erdoǧan exigent rien de moins que la reddition complète de la Fédération démocratique du nord-est de la Syrie devant l’invasion. Selon cette « trêve », ce n’est pas l’agresseur qui doit se retirer mais l’agressé !
    Les porte-paroles des FDS ont déclaré qu’ils respectaient le cessez-le-feu, qu’ils soutiennent la paix. Mais  les FDS n’accepteront pas un retrait de la région suivi de l’occupation turque. Trump et Erdoǧan veulent affaiblir la résistance!
    L’objectif des actions des différentes puissances impérialistes — en particulier des impérialismes américain, russe et turc — vise à se repartager les futures sphères d’influence en Syrie, à  liquider la Fédération démocratique du nord-est de la Syrie. Il est légitime que les forces kurdes exploitent tactiquement les contradictions entre les puissances impérialistes. Aucune confiance dans les impérialistes ! La lutte pour le Rojava continue !

    Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste Membre de la Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR) : www.icor.info    contact-upml@riseup.net  blog : upml.org

  • Ne touchez pas au Rojava !

    Ne touchez pas au Rojava !

    Résolution ICOR

    Ne touchez pas au Rojava !

    Condamnation internationale de la guerre d’agression, contraire au droit international, de la Turquie !

    Erdoǧan vient de commencer, avec son État fasciste et militaire, sa guerre d’agression contre le Rojava/Syrie du Nord-Est, en violant ainsi le droit international :

    Participons toutes et tous à la Journée internationale de solidarité et aux manifestations mondiales le 12 octobre 2019 !

    Les plans impérialistes ne doivent pas marcher !

    Dans la résolution d’ICOR de janvier 2019, il est dit à propos de Rojava : « La construction démocratique au Rojava/Syrie du Nord représente la lutte réussie contre l’État islamique, pour la démocratie et la liberté, les droits de la femme, la protection de l’environnement, le respect de toutes les ethnies et religions. … Inversement, la solidarité internationale est marquée par la solidarité inébranlable et inclut la lutte de libération kurde dans la lutte mondiale contre l’impérialisme. »

    Erdoǧan envisage un nettoyage ethnique et l’annihilation de la lutte menée pour la démocratie et la liberté, pour la libération de la femme et la vie écologique, en lien étroit avec la lutte internationale pour la libération nationale et sociale. 

    Avec l’attaque actuelle c’est aussi une confrontation directe de plusieurs forces impérialistes qui menace. Elle pourrait provoquer une confrontation guerrière d’une répercussion mondiale. 

    Les forces d’autodéfense des FDS (Forces démocratiques de Syrie) sont déterminées à défendre le Rojava. La solidarité internationale est exigée – elle a déjà été un élément essentiel du succès lors de la libération de Kobanê.

    Aucune lutte de libération ne doit être seule et isolée ! L’ICOR se tient depuis le début aux côtés de la lutte au Rojava. Elle s’est mobilisée pour des journées mondiales de solidarité et a réalisé un travail pratique de solidarité avec la construction de la « Clinique ICOR » à Kobanê. 

    La lutte pour la liberté et la démocratie doit être menée comme une lutte anti-impérialiste contre tous les impérialistes. Pour éliminer l’impérialisme et ses guerres d’agression, il faut lutter pour un monde démocratique et socialiste libéré. 

    Ne touchez pas au Rojava !

    Pour le droit à l’autodétermination et la reconnaissance en droit international de l’autonomie démocratique de la Syrie du Nord-Est !

    Condamnation internationale de la guerre d’agression de la Turquie !

    Pour la liberté, la démocratie et le socialisme !

    Signataires (en date du 11/10/2019, liste actuelle des signataires sur www.icor.info):

    1. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
    2. ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    3. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    4. UPC-Manidem   Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
    5. CPK   Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    6. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    7. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    8. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    9. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    10. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    11. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    12. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    13. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    14. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    15. SMKC   Svaz Mladych Komunistu Cheskoslovenska (Union des jeunes communistes de Tchécoslovaquie), République tchèque
    16. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    17. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    18. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    19. KOE   Kommounistikì Orgànosi Ellàdas (Organisation communiste de Grèce)
    20. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    21. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    22. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    23. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    24. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    25. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
    26. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    27. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    28. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    29. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    30. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    31. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    32. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    33. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    34. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  • Urgence Rojava – communiqué ouvert à signature.

    Urgence Rojava – communiqué ouvert à signature.

    Le communiqué suivant est le fait d’une élaboration commune à l’issue d’une réunion impulsée par nos camarades kurdes de Lyon. Il n’est pas un communiqué UCL mais est un communiqué ouvert à signature. Chaque organisation, collectif, syndicat qui souhaite le faire sien est invité à nous contacter. Pour des raisons de temps, ce communiqué est un fruit de l’urgence. Il n’est ni parfait, ni complet. Mais il illustre une position à minima, basée sur le consensus général qui est ressorti de la réunion.

    Nous centralisons les signataires ici : Unite.communiste.lyon@gmail.com

    Halte à l’agression turque ! Défendons le Rojava !

    Hier, le 9 octobre, les troupes Turques ont franchi à nouveau la frontière qui sépare l’État turc du Rojava.

    [Le Rojava est une région historiquement kurde du nord de la Syrie, contrôlée à l’heure actuelle par les Forces Démocratiques Syriennes, une coalition de forces progressistes et révolutionnaires, qui s’est battue pour faire naître un espace de liberté et de démocratie entre les blocs impérialistes.]

    Les bombardements ont commencé, frappant les civils comme les combattants et combattantes. Une nouvelle offensive du régime réactionnaire d’Ankara débute. Elle vise comme objectif de prendre le contrôle des plaines autour de l’Euphrate, ciblant particulièrement la grande ville de Racca. Elle vise également plus largement à s’emparer de tout le Rojava et de l’annexer à l’État turc.

    C’est la crainte d’un génocide, d’une épuration ethnique, qui plane sur le Rojava. L’État turc veut remodeler à sa guise la carte de la région, quitte à exterminer ceux qui s’opposent à son ordre.

    Cette guerre est d’une double nature :

    D’une part elle est géopolitique. Elle vise à étendre l’État turc, sa sphère d’influence, mais aussi à contribuer au dépeçage de la Syrie. Plus largement, elle s’inscrit dans une montée des tensions internationales entre les grandes puissances. Ce sont les sphères d’influence russes et occidentales qui sont redessinées. D’un côté comme de l’autre, on courtise le régime d’Erdogan pour le faire rentrer dans une orbite ou dans une autre.

    C’est également un test grandeur nature pour les nouveaux armements, une démonstration de forces entre géants militaires. Les armes d’une future troisième guerre mondiale connaissent, là-bas, leur banc d’essai.

    De l’autre, c’est une croisade idéologique qui est menée. Au Rojava, c’est une expérience d’une construction d’une société nouvelle qui est menée. Une effervescence démocratique s’est emparée des zones libérées de l’emprise du régime syrien, des forces djihadistes ou de Daesh. Et cette société nouvelle en gestation, cette lueur d’espoir, les réactionnaires veulent l’écraser pour qu’elle ne serve pas de modèle, d’inspiration. Il ne fait nul doute que l’armée turque court également vers les prisons où sont détenus les criminels de Daesh. Elle fait cela pour redonner vie à une nouvelle bête furieuse qui l’a déjà si bien épaulée.

    Cette inspiration, cet exemple a dépassé les frontières du Rojava ! Nous, comme la très large majorité de l’opinion publique de tous les pays belligérants, disons non à cette guerre !

    Sous la pression de ces opinions publiques, la quasi-totalité des pays du globe ont dénoncé cette guerre. Mais cette condamnation se paie uniquement de mots.

    L’offensive turque n’a pas pu être lancée sans l’aval des grandes puissances. Les USA ont ainsi reculé leurs troupes pour laisser le champ libre aux blindés turcs. Ni la Russie, ni l’Angleterre, ni l’Allemagne et certainement pas la France ne peuvent prétendre être surprises.

    Ces puissances traitent le Rojava comme un pion sur leur échiquier, le laissant se faire écraser.

    Mobilisons-nous ! Soyons solidaires ! Soutenons la juste lutte du Rojava !

    Nous n’oublions jamais que ce conflit n’est pas un conflit local ou régional. C’est un combat qui concerne l’intégralité de la planète. Partout où la liberté, où l’égalité recule, c’est une défaite pour l’humanité entière. Les méthodes employées par les régimes criminels qui oppriment les peuples ne leur sont pas réservées. Elles sont utilisées là-bas aujourd’hui, rien ne garantit qu’elles ne seront pas employées ici demain.

    Nous appelons à rejoindre les comités de soutien, à aider, politiquement, financièrement, ceux qui luttent contre la tyrannie d’Erdogan, ceux qui veulent un Rojava libre et démocratique !

    Nous appelons à manifester

    Rendez-vous samedi 12 octobre à 15h30 place Bellecour.

    Dénonçons l’agression turque contre le Rojava !

    Signataires à la date du 12/10/19 : Centre culturel Mésopotamie ; Union Communiste Libertaire – Lyon ; Unité Communiste de Lyon ; Eco défense ; Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste ; Jeune Garde Lyon

  • Alerte à la catastrophe écologique – protestations mondiales !

    Alerte à la catastrophe écologique – protestations mondiales !

    -Nous reproduisons ici l’article de nos camarades de l’UPML sur la question du danger de catastrophe écologique mondiale-

    Canicules et sécheresses, l’Amazonie en feu, disparition massive d’espèces, fonte des glaciers – la course à l’abîme s’accélère ! Les mouvements de révolte se multiplient et s’amplifient dans le monde entier : les maires contre les pesticides aux abords des villages ; la jeunesse des « vendredis pour notre futur », des mineurs au Pérou, les ouvriers de l’automobile en Allemagne se mobilisent également pour l’environnement. On pourrait ajouter les antinucléaires ; les consommateurs contre la malbouffe, etc. Et maintenant, la grève mondiale pour sauver notre avenir !

    Combattre la course au profit…

    La conscience progresse. Partout on réalise que rien n’aboutira sans une transformation en profondeur de toute cette société pour qui seul compte le profit maximum.

    C’est sur le plan national et sur le plan mondial qu’il faut agir pour l’avenir de l’humanité. Au Brésil, Bolsonaro fait brûler la forêt amazonienne qui produit à elle seule 20 % de l’oxygène et appelle à chasser les indiens qui y vivent. Trump continue l’exploitation des gaz de schistes polluant les nappes phréatiques. Merkel autorise les rejets de produits toxiques dans les mines ainsi que l’exploitation du lignite à ciel ouvert. 

    Macron critique Bolsonaro et Trump, mais n’interdit ni le glyphosate ni ne réduit le parc nucléaire de plus en plus dangereux. Il est favorable au nouvel Accord de libre Echange entre le Canada et l’Union européen, le CETA. Cet accord, au nom de « la concurrence libre et non faussée », est des plus néfastes au niveau social et écologique.

    « Changez le système, pas le climat », crient les écologistes. Des chefs indigènes du Brésil dénoncent : « Le responsable, c’est le capitalisme ».

    ou se soumettre au capital ?

    Certains défenseurs de l’environnement veulent cependant marier leur engagement avec « l’économie de marché » et refusent de se confronter aux capitalistes et à leur système. Les grands groupes capitalistes se servent de la position ambiguë de ces écolos pour faire croire qu’ils vont prendre des mesures (« green washing »). Ils se servent d’eux comme d’un rempart contre la dénonciation globale de la dictature du capital.

    Des petites solutions techniques conciliables avec les intérêts capitalistes comme les taxes sur le CO2, la voiture électrique (énergie surtout fournie par le nucléaire ou le charbon !), le développement des agro-carburants et le retour à la petite production n’arrêteront pas la menace d’une catastrophe écologique mondiale. De façon toujours plus massive aujourd’hui, les populations trient les déchets, luttent contre les pollutions locales et cherchent des solutions comme le covoiturage. C’est respectable, mais c’est complètement insuffisant pour retourner la situation. Complètement !!

    « Après moi, le déluge ! »

    Sous ce mot d’ordre, les grands groupes industriels et financiers, imposent leurs intérêts dans le monde entier. La concurrence les pousse à exploiter jusqu‘à leur destruction l’homme et la nature. Ils brassent des milliards, développent la productivité –  toujours dans le sens du profit maximum, de la domination, de l’anéantissement des concurrents. Illusoire de penser sauver l’environnement dans le cadre de la société capitaliste!

    Soumis aux monopoles, Macron et son gouvernement sont d’accord : pas question de toucher au profit des entreprises.  Pour endormir la révolte populaire, ils font des promesses sans lendemain comme lors de la COP 21. Mais en pratique, ils répriment les manifestants comme à Bure, par ex. ou actuellement les décrocheurs des portraits de Macron. 

    Croire que par des élections on pourra obliger les gouvernements à changer de politique est soit naïf ou soit trompeur. Les votes pour les Verts expriment certainement le désir profond de protéger la nature. Mais pour leur participation aux gouvernements, les Verts ont abandonné leurs projets radicaux. Où était leur opposition contre le glyphosate, contre la trahison des objectifs de la COP21 – déjà très insuffisants, contre le nucléaire ?  

    Nos propositions: ORGANISONS-NOUS contre toute tentative de nous endormir par des promesses, de nous intimider ou de nous réprimer.

    Résistance active contre l’économie de profit. Promouvoir l’union de la jeunesse avec le prolétariat pour lutter ensemble. Combattre le fatalisme. Partir de nos résistances et progresser vers  la révolution socialiste nécessaire pour mettre fin à l’exploitation et à la destruction de nos conditions naturelles d’existence. Voilà les tâches urgentes de tout militant écologiste, progressiste et communiste.

    Pour cela, il faut être très, très organisé !  La construction du parti révolutionnaire et prolétarien est aujourd’hui une nécessité. Pour défendre les intérêts du plus grand nombre, il faut un programme et une force, une alternative positive au capitalisme unifiant toutes les oppositions!

    Sauvons l’environnement allons vers 

    la révolution socialiste !

    Les dérèglements climatiques, les pollutions n’ont pas de frontières.

    La Coordination Internationale des Organisations et Partis Révolutionnaires (ICOR) avec ses 57 organisations dans le monde, dont l’UPML et l’UCL en France, appelle à participer à la lutte mondiale pour sauver la planète et l’humanité de l’économie de profit – pour le socialisme révolutionnaire.

    Issu de Prolétaire Debout !

    Bulletin de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste   no.10

    Rentrée 2019

  • Texte fondateur d’Eco Défense

    Texte fondateur d’Eco Défense

    Nous relayons le texte de lancement de nos camarades de l’organisation Eco Défense. Face à l’urgence climatique, dans l’esprit de l’Alliance des Révolutionnaires et de l’internationalisme unitaire propre à l’ICOR, nous considérons que leur projet est à soutenir. Nous appelons à renforcer et rejoindre la lutte écologiste, mais également à travailler pour forger les outils de la victoire contre le capitalisme, l’impérialisme et la destruction de l’environnement.

    PRÉSENTATION

    ⚠️ Devant l’urgence climatique en cours, et l’essor des mouvements écologistes en France et dans le monde, nous avons décidé de lancer ECO DEFENSE, un collectif luttant pour la protection de la planète, de ses écosystèmes et de tous ses habitants et habitantes : populations humaines et animales.

    ? Pourquoi créer un nouveau collectif alors qu’il existe une multitude d’associations et mouvements écologistes ?

    Nous constatons qu’il y a en France plusieurs courants écologistes majeurs ou se revendiquant l’être. Pour expliquer la démarcation de notre ligne politique par rapport aux autres, il faut revenir sur ces courants et analyser brièvement ce qu’ils sont, ce qu’il font, et pointer leurs limites.
    Ces analyses pourront paraître simplistes voire caricaturales, mais elles donneront un rapide aperçu des différents mouvements écologistes aux personnes non-initiées.

    ❌ Pour commencer, nous balaierons d’un revers de la main toutes les arnaques libérales initiées par les entreprises ou les campagnes publicitaires gouvernementales, nous incitant à sauver la planète en achetant des ampoules basse-consommation. Des capitalistes se servant de l’écologie pour faire du profit, et jouant avec la culpabilité de la population afin de la renvoyer à un rôle passif de consommateur (ou dans sa version bio : consom’acteur). 
    ❌ Nous ne nous attarderons pas non plus sur l’extrême droite qui tente de se réapproprier cette thématique pour mieux la détourner, en se basant comme à son habitude sur un argumentaire nationaliste et xénophobe, avec pour cheval de bataille la défense du patronat français, du terroir, et des traditions chauvines. L’extrême droite reste par excellence le camp des réactionnaires et des climato-sceptiques. Si nous avions déjà toutes les raisons du monde de la combattre, désormais nous en avons une supplémentaire.

    ● Le premier courant, et le plus connu, est l’écologie institutionnelle et réformiste. Dans cette catégorie on retrouve autant les partis bourgeois et opportunistes comme Europe Ecologie Les Verts, que certaines grandes ONG, pouvant être financées par des milliardaires, et fonctionnant comme de véritables entreprises.
    Ce courant vise principalement à maintenir et à accompagner le système capitaliste dans une transition écologique impossible, puisque l’écologie et le capitalisme sont par définition incompatibles. (Ce point sera développé dans un autre texte)

    ● Les altermondialistes et mouvements citoyens, pouvant se réclamer parfois « anticapitalistes » mais en n’assumant à aucun moment le renversement de la bourgeoisie, la classe sociale dominante qui défendra à tout prix le système capitaliste, par la force s’il le faudra. 
    Toujours réformistes, ces mouvements basent toute leur stratégie sur le dogme de la non-violence, et la sensibilisation par des actions symboliques et inoffensives : boycott, initiatives éco-citoyennes, consommation éthique et décroissance, le tout dans une ambiance festive et conviviale. 
    Les jardins bio partagés, le vélo, ainsi que les circuits courts de petits producteurs peuvent paraître des solutions locales séduisantes, pourtant il est totalement illusoire de penser que ces petits gestes peuvent stopper le rouleau compresseur des états impérialistes et le capitalisme mondial. On n’arrêtera pas les pétroliers et la déforestation en plantant des légumes dans son jardin. 
    Ces organisations peuvent proposer par moment des actions de désobéissance civile ponctuelles, néanmoins elle ne sont pas préparées ni conçues pour faire face à la violence implacable de l’État bourgeois (plus un mouvement contestataire sera efficace et donc dangereux pour la bourgeoisie, plus celle-ci se montrera impitoyable au niveau de la répression). 
    Ces mouvements misent donc leur réussite sur la retenue de l’appareil répressif. 
    Cette vision est malheureusement idéaliste, voire naïve, pourtant ces organisations réussissent à rassembler beaucoup de personnes désireuses de faire quelque chose pour sauver la planète.

    ● On voit depuis quelques temps en France l’émergence d’un courant se revendiquant de l’écologie radicale et de l’anticapitalisme : les anti-civilisationnels, ou primitivistes.
    Malgré le fait que nous partageons un certain constat et des idées politiques, nous ne sommes pas d’accord avec leur projet d’avenir basé sur le retour de l’humanité en petites communautés de chasseurs-cueilleurs, calquées sur une image fantasmée des peuples primitifs.
    Nous pensons que la civilisation, le progrès et la technique auront forcément un impact sur la nature, mais cet impact peut être très largement diminué si nous réorganisons la production de nos sociétés afin que celle-ci serve les intérêts de l’ensemble de l’humanité, et non l’appétit de quelques capitalistes avides de profits. 
    La croissance dans une société basée sur le partage des richesses, l’optimisation et la planification de la production, l’économie des ressources naturelles et la prise en compte du respect des écosystèmes deviendra alors un modèle de société démocratique, égalitaire, moderne, et compatible avec la vie sur Terre.

    ● C’est pourquoi nous nous revendiquons en grande partie du courant éco-socialiste, courant anticapitaliste qui allie lutte pour le progrès social, avec un projet d’avenir de société égalitaire, démocratique, et bien sûr écologiste. Ce courant est porté principalement par des organisations et partis d’extrême gauche, malheureusement leur implication dans les luttes écologistes reste limitée.

    ● Enfin, il y a toutes les associations de défense de la nature qui œuvrent au quotidien pour protéger les écosystèmes et les animaux, en menant autant des campagnes médiatiques en direction des politiciens et du grand public, mais aussi et surtout des actions de terrain. Malgré qu’elles soient dans une logique apolitique, ces associations font un travail concret et essentiel pour les zones naturelles.

    ?Nous voulons mettre en avant une approche scientifique, matérialiste et rationnelle afin de lutter contre les dérives new-age et conspirationnistes qui polluent les mouvements écologistes. Dans une époque où les plus grandes puissances mondiales voient des dirigeants conservateurs et climato-sceptiques se faire élire en partie grâce à la diffusion massive de fake news, il est primordial d’entamer un gros travail de debunkage et d’autodéfense intellectuelle afin de contrer les charlatans et gourous d’internet qui veulent parasiter nos luttes et intoxiquer nos esprits.

    Nous voulons également promouvoir une mentalité combative et positive, en nous basant sur la riche histoire des luttes sociales et révolutionnaires à travers le monde, afin de ne pas s’enfermer dans le pessimisme et le défaitisme. Tout ce qui mène à la résignation, et favorise les attitudes négatives, les postures misanthropes et nihilistes, doit être refusé.

    Nous revendiquons également une écologie moins anthropocentrée, qui se soucie du vivant dans son ensemble, et de l’importance de la sauvegarde des écosystèmes. Nos sociétés sont à l’origine de la 6ème extinction de masse, et à l’origine de multiples catastrophes impactant les autres espèces animales. Comment pourrions-nous dans ce contexte nous préoccuper uniquement du sort de l’humanité, en laissant de côté toute bienveillance envers la faune et la flore ? Nous nous positionnons donc contre l’exploitation animale, pour la généralisation d’un mode de vie vegan (accessible à toutes et tous), et pour la sanctuarisation des espaces naturels pas encore impactés par l’urbanisme et les activités humaines.

    ?¬タヘ??¬タヘ? En tant que travailleuses et travailleurs, nous souhaitons construire un mouvement écologiste s’adressant à notre classe sociale, le prolétariat, c’est-à-dire à la majorité de la population.
    Nous souhaitons créer des alliances et travailler aux côtés des organisations qui luttent pour les droits des travailleuses et travailleurs, avec les organisations antiracistes et dé-coloniales, avec les mouvements féministes, ainsi qu’avec les mouvements pour les animaux et pour la défense de la Terre. C’est par l’unité de ces luttes que nous pourrons faire reculer l’Etat bourgeois, faire progresser la société et construire l’avenir équitable dont le capitalisme nous prive.
    La défense de la planète ne doit pas rester une lutte simplement défensive, mais une lutte offensive afin d’abattre le système économique responsable des crimes contre l’humanité et la planète.

     L’écologie c’est la lutte des classes !

    ? Nous défendrons donc à travers ce collectif une écologie radicale prenant en compte les intérêts des écosystèmes et des animaux, et une écologie sociale prenant en compte les intérêts de l’ensemble de l’humanité, avec toujours une approche anticapitaliste et révolutionnaire.

    Nos objectifs à court terme sont la création d’un grand mouvement de résistance écologiste, guidé par le prolétariat. 
    Notre objectif sur le long terme est la construction d’une société égalitaire, solidaire, démocratique, vivant harmonieusement avec la nature et de manière pacifiques avec les autres espèces animales de cette planète.

    Prolétaires pour la défense de la Terre !

  • Appel de l’ICOR à la lutte écologiste !

    Appel de l’ICOR à la lutte écologiste !

    20 et 27 septembre*- Grève mondiale pour le climat !

    * selon les pays, les jours peuvent varier.

    Sauvons l’environnement de l’économie de profit ! Résistance active !

    A l’initiative du mouvement de la jeunesse rebelle international Fridays for Future, les journées du 20 au 27 septembre vont être marquées par des protestations de masse retentissantes dans le monde entier. Les jeunes ont appelé à une semaine d’action pour la lutte pour la sauvegarde de l’environnement, parce que « … c’est une tâche pour toute l’humanité. (…) C’est pourquoi nous appelons tous les hommes [et les femmes] à participer à une grève mondiale pour le climat. ». La jeunesse prend ses responsabilités, le mouvement est passé à plus de 1,5 million et n’est pas qu’un feu de paille. Depuis des mois, la jeunesse est active dans la rue, dans plus de 100 pays, tous les vendredis.

    Les protestations des Fridays for Future sont justifiées : Canicules, sécheresses, inondations – aujourd’hui déjà, la crise climatique détruit la vie et les moyens d’existence de millions de personnes au plan mondial. Elle exacerbe les inégalités déjà existantes, viole des droits fondamentaux de l’Homme, génère des flux de réfugiés et contribue à aggraver les dangers de guerre. Si l’on n’arrive pas à arrêter le réchauffement de la planète radicalement et sur le champ, la menace de catastrophe climatique se concrétisera.

    Récemment, le glacier Okjökull a été « liquidé» en Islande. Un glacier qui a grandi pendant plus de 500 ans disparaît en seulement 50 ans. Il s’agit d’une illustration massive du changement climatique. Avec le déboisement de la forêt tropicale, le « poumon vert » et un grand réservoir de carbone de la terre sont détruits pour une longue durée. L’objectif capitaliste est d’arracher des profits maximaux pour les monopoles agricoles et commerciaux. 74 000 feux ravagent la région amazonienne et atteignent la Bolivie et le Pérou après le Brésil. 

    Le 20 septembre, non seulement les jeunes quitteront les écoles et se réuniront sur les places publiques, mais l’ensemble de la population est appelé à faire de cette journée une grande journée internationale de protestation : en plus des jeune, les ouvriers dans les usines, les syndicats, les organisations de femmes, les organisations environnementales, les partis et mouvements révolutionnaires, doivent se rejoindre. 

    Il va de soi que l’ICOR appelle ses 57 organisations membres sur les cinq continents à faire de cette journée une journée d’action à l’échelle mondiale. Cela fait partie de la construction d’un front de résistance international. Un front pour sauver l’environnement de l’économie de profit, pour la fraternisation du mouvement ouvrier et écologique, contre la division. Un front qui appuie la lutte pour l’emploi et les questions sociales, d’une part, et pour la protection de l’environnement naturel d’autre part.

    Depuis sa fondation, l’ICOR a mis en place une journée d’action annuelle pour l’environnement. 

    Le gaspillage de matières premières précieuses sape les fondements de la vie des générations futures. Démagogiquement, les bourgeoisie exigent que nous choisissons entre la protection de l’environnement naturel et nos emplois. Ils mettent en concurrence, par l’action des gouvernements qui leurs sont soumis, les possibilité économique de vie contre les possibilités environnementales. Nous n’acceptons plus cela ! Les criminels environnementaux qui siègent dans les conseils d’administration des cartels capitalistes sont tout autant responsables de la dégradation de l’environnement que des pénuries de logement, de la pauvreté de masse.  

    La lutte pour la protection de l’environnement naturel et nos revendications sociales sont inextricablement liées. 

    Cette année, la Conférence des Nations Unies sur le climat se tiendra au Chili du 2 au 13 décembre. L’ICOR participera au « Contre-sommet alternatif » et fera du 7 décembre la Journée de lutte pour l’environnement 2019

    Mais il importe que l’ICOR apparaisse déjà au mois de septembre au niveau international et puisse susciter le débat sur la solution stratégique de la question environnementale. Elle a pour ambition de contribuer à donner au mouvement de rébellion de la jeunesse une plus grande clarté de vue, une détermination et des perspectives révolutionnaires. Notre but est de restaurer l’unité et l’harmonie de l’humanité et de la nature par le changement de société. 

    Pour réussir ce changement, nous avons besoin de la lutte victorieuse pour la démocratie, la liberté et la révolution socialiste internationale.