Tract UCL – UPML.
Aujourd’hui, l’unité est dans la rue. Nous sommes rentrés dans une période de lutte sociale aiguë. Gilets Jaunes, organisations syndicales et politiques ; ouvriers, écologistes, femmes et étudiants – nous marchons ensemble. C’est déjà une première victoire.
Les secteurs en lutte se
réunissent, se rapprochent les uns des autres. Une convergence
positive des luttes qui marquent par leur durée se
développe.
Construire
un projet politique
Macron représente les intérêts
d’une bourgeoisie en crise, en guerre économique mondiale.
Elle ne veut et ne peut pas renoncer à détruire notre système
social, à le privatiser, à le monétiser pour engranger d’immenses
profits.
C’est
pourquoi Macron n’a
pas reculé devant la mobilisation de l’année passée.
Aujourd’hui tous contre la
réforme des retraites qui, sous prétexte d’égalité, les
réduira et les soumettra à travers le système à points aux aléas
d’une économie en crise. Nous avons besoin d’être
plus forts, d’aller
plus loin que d’affirmer « On est là » et de
marcher les un(e)s avec les autres.Tous les droits sociaux sont dans
le viseur. Les retraites, l’assurance maladie, le chômage. Le coût
de la vie augmente, tandis que les salaires plongent vers le néant.
Le plan de guerre sociale du gouvernement est connu : il se
nomme Cap 2022. Nous avons besoin d’une fusion des
luttes. Qu’elles s’unissent, non plus autour de
revendications de secteurs, de corps de métier, de catégories
sociales, mais bien autour d’un projet politique sans
compromission.
Construisons ensembleun projet radical!Les Assemblées des Gilets Jaunes
cherchent une
nouvelle voie :
celle d’une démocratie des luttes face à la dictature du capital.
Ainsi peut se constituer face aux attaques du gouvernement, une
opposition réelle, concrète, unissant syndicalistes combatifs,
gilets jaunes, femmes opprimées, jeunes et écologistes. A travers
la multiplicité des mots d’ordre et des diverses formes de lutte,
s’exprime déjà
l’aspiration à une
autre société fondée sur la propriété commune et sa gestion en
commun assurant emploi et
moyen de vivre.
Ce que Macron a accordé aux
Gilets jaunes et au personnel hospitalier, ça n’est rien par
rapport au CICE (crédit impôt compétitivité, emploi), au CIR
(crédit emploi recherche) et ça ne change rien à la dégradation
programmée du système de santé. Ces cadeaux ne créent pas
d’emploi. Pour nous, un avenir de misère, de dettes écrasantes,
de salaires minables, de précarité. « Valoriser le travail »
dit Macron et, avec les patrons, il supprime des emplois !
Malgré les luttes opiniâtres
des années passées, le gouvernement a, à peine, ralenti son
travail de destruction de nos
conquêtes sociales.
Il s’agit d’assurer les profits immenses des grands
exploiteurs comme Bernard Arnault, dont la fortune a doublé (33
milliards de $ en 2016, 76 en 2019), et autres Bettancourt, Pinault…
etc.
Pas de taxes, pas de
travailleurs et de travailleuses revendicatifs, plus de contrat à
respecter : le rêve !
Macron a annoncé qu’il ne
fera « preuve d’aucune faiblesse. », qu’il ne
reculera pas. Nous, non plus et même on va continuer d’avancer
ensemble.
Notre
projet de société !
L’expérience des dernières
luttes nous le démontre : les gouvernements successifs ne
représentent absolument pas le peuple et ses intérêts. Ces
gouvernements, quelle que soit leur couleur politique, sont aux
ordres du grand patronat, de la grande bourgeoisie et des monopoles,
le pouvoir doit rester dans leurs mains.
Le système du parlementarisme
est un vernis qui cache mal le fond dictatorial du régime dans
lequel nous vivons. Les intérêts des grands bourgeois et des
grandes bourgeoises sont suprêmes. Les élections reviennent à
déterminer qui sera leur serviteur. Les partis de gouvernement sont
discrédités et déstabilisés ; chaque élection sanctionne le
parti au pouvoir que ce soit LREM, les LR, le PS. Pas question que le
RN les remplace, lui qui dresse les travailleurs les uns contre les
autres.
Aujourd’hui, ce vernis
craque, révélant la véritable nature de l’État : non
seulement il attaque nos droits économiques, mais il devient de plus
en plus répressif : restriction du droit de manifester,
interpellations et mutilations multiples et volonté de créer un
climat d’intimidation.
Nous ne reculerons pas !
Défendre nos droits, défendre
notre avenir, c’est remettre en cause le mode de production
capitaliste. Nous devons arracher le pouvoir des mains de la grande
bourgeoisie. Le pouvoir aux mains
des masses populaires ! Pour
le socialisme
révolutionnaire fondé
sur la propriété commune !
Pour construire une réelle
démocratie économique, sociale, populaire,
préservant la nature, nous avons besoin
d’un programme et d’une
organisation pour
rassembler les exploité(e)s et les opprimé(e)s, ceux qui
produisent tout, mais qui n’ont rien. Pour orienter la lutte
d’ensemble, pour chasser les ennemis du peuple du pouvoir et
construire la société dont nous avons besoin, il nous faut
construire NOTRE organisation, NOTRE outil à nous, le Parti
révolutionnaire.
L’émancipation
des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes !
Nous
ne sommes pas seul(e)s !
En France comme ailleurs dans
le monde, les travailleurs sont face aux mêmes ennemis, aux mêmes
exploiteurs, aux mêmes oppresseurs. Nous formons un seul front,
unique, contre le capitalisme mondial, contre l’impérialisme. Les
défaites ou les victoires, au Chili, en Équateur, au Honduras, au
Liban, en Turquie, au Rojava, Iran, Algérie, Irak, à Hong Kong,
sont aussi les nôtres.
Unissons-nous contre
nos ennemis communs !
Le gouvernement tente de nous
diviser, il joue avec le feu de la haine raciste et anti-immigrée.
Les vexations, les provocations, n’ont d’autre but que d’attiser
les tensions. Or, travailleurs, travailleuses,
exploités et opprimés
de tous les pays, nous ne sommes pas ennemis,
nos intérêts profonds
sont les mêmes.
Nous
appelons tous ceux et celles qui veulent combattre pour arracher le
pouvoir des mains de nos oppresseurs à travailler ensemble, dans
l’esprit d’une Alliance des Révolutionnaires. Notre dispersion
nous a trop fait perdre ! Ne reculons plus !
Nos
exigences immédiates-
Macron
– démission !
Retraites
à 60 ans, à 55 ans pour les travaux pénibles ! Contre la
retraite à points.
Pour
la réduction du temps de travail, sans baisse des salaires et avec
embauche en CDI.
Contre
toutes précarités ;
Salaire
mini à 1800€ ; Égalité salariale et sociale.
Halte
à la répression, désarmement de la police; dissolution de la BAC,
des CRS, etc…
Défense
active de l’environnement.
Ensemble
contre la dictature du capital !Prolétaires de tous les pays,
unissez-vous !