Catégorie : Communiqués

  • La lutte continue !

    La lutte continue !

    Aujourd’hui, nous étions plus de 20 000 à Lyon, à défiler contre les attaques du gouvernement. En France, nous étions 800 000. Cette journée est un succès pour tous ceux et toutes celles qui s’opposent à la dictature de la grande bourgeoisie.

    A Lyon, nous avons défilé, derrière la banderole unitaire « bannière de la Révolution, bannière de la victoire. » Aux côtés de l’Union Communiste Libertaire, de la Jeune Garde, des Jeunes Révolutionnaires et de Éco Défense, nous avons avancé d’un même pas. Nous saluons tous ceux et toutes celles, organisé·e·s ou non, qui se sont joint à ce cortège. De même nous saluons tous ceux et celles qui ont défilé en ce jour, ici ou ailleurs !

    Nous voyons l’apparition d’un cortège réunissant – et ayant vocation à réunir encore plus largement – ceux qui rejettent la dictature de la bourgeoisie et qui rejettent les illusions du réformisme. Nous ne partageons pas toujours la même analyse, mais nous faisons partie du même camp : celui du peuple, celui du prolétariat, celui de la révolution et de la mise à terre de ce régime d’oppression.

    Si la manifestation est un succès, la violence policière a été, une nouvelle fois au rendez-vous. La police a chargé à plusieurs reprises, gazant, matraquant, grenadant, blessant et mutilant. Cela dans l’unique but de défendre la propriété et l’ordre bourgeois.

    Police dont les privilèges ont été confirmés par le gouvernement, pour en acheter la fidélité et la soumission. Cela ne l’empêche pas, elle aussi, d’être sur le chemin d’une certaine privatisation, dans l’application des théories de l’État-marché.

    Nous rappelons, à ce titre, notre attachement à la solidarité envers ceux et celles qui, dans le camp populaire ou progressiste, subissent les foudres des forces de répression de la bourgeoisie. Nous ne partageons pas toujours les modes d’action des un·e·s et des autres, mais nous plaçons au-dessus le principe de solidarité. Nous ne considérons pas qu’il soit de notre devoir de « condamner » quoique ce soit.

    La lutte continue et continuera. Chaque journée d’action, chaque débat, chaque assemblée générale, chaque piquet de grève est le lieu d’une effervescence démocratique. Les illusions de la démocratie bourgeoise tombent les unes après les autres.

    Tous voient quelle mascarade est la Ve République, faite pour et par la grande bourgeoisie. Nous voyons que l’État n’est administré que dans les intérêts d’une seule classe !

    Ensemble, intensifions les initiatives de lutte !

    Ensemble construisons les lieux de notre démocratie.

    Ensemble construisons l’outil de la victoire : un parti du peuple, un parti de la révolution !

  • Assez de la misère ! – Tract UCL ouvert à signature.

    Assez de la misère ! – Tract UCL ouvert à signature.

    Nous avons rédigé ce tract dans l’optique de le mutualiser avec d’autres organisations ou groupes. Nous l’ouvrons à signature, en considérant qu’il est plus qu’urgent d’avoir une voix commune, même a minima, dans les luttes qui se préparent. Nous avons à cœur de rompre avec un sectarisme trop souvent présent dans les milieux militants. Nous appelons donc à le partager, à le signer, à le faire chacun sien.

    Jours après jours la même épée de Damoclès est au-dessus de nos têtes. La précarité, le chômage, les retraites minables font de chaque matin une angoisse, et causent à un grand nombre d’entre nous des insomnies épuisantes.

    Tout se paie, dans notre société. Se nourrir, se loger, se vêtir, élever ses enfants, se soigner, vieillir… même mourir peut endetter durablement un foyer. Or, les employeurs et les employeuses ne calculent nos salaires que pour le strict minimum : travailler et tenir jusqu’au lendemain. Les dépenses vitales, dans une société qui n’a jamais été aussi riche et productive, dévorent chaque année des parts plus grandes de nos salaires.

    Chaque nouvelle réforme des gouvernements successifs, depuis 30 ans, aggravent notre détresse. Macron creuse les inégalités, le schéma étant le même : « Telle catégorie de la population coûte trop cher au pays, si nous voulons prospérer, il faut qu’elle se serre la ceinture ».

    Mais ce n’est pas le cas de tous.

    Ce « nous », ce n’est pas le peuple, c’est une catégorie extrêmement restreinte de la société. Une catégorie qui peine à se camoufler.

    Ce « nous », ce sont les banquiers, les grands patrons, les chefs de cartels industriels, tous ces hommes et toutes ces femmes dont la seule fonction est de vampiriser toutes les richesses produites.

    Pour leur bien-être, pour leur succès en affaire, les conquêtes sociales sont ravagées. Le trio arraché par la menace des armes, en 1945 (chômage, assurance maladie, retraites…) nous est repris. A la place, la start-up nation nous donne le droit de nous exploiter nous-même jusqu’à la mort, en étant notre « propre patron Uber ». Notre air, notre eau, notre terre sont pollués, salis, souillés et pillés. L’avenir que nous réservent ces individus est bien sombre.

    Et cela fonctionne. Les milliardaires français ne se sont jamais portés aussi bien. Le clan Bernard Arnault est devenu la plus grande fortune mondiale. Les commandes de l’État sont là pour leur garantir leurs revenus. Et si ces messieurs et ces dames de bonne société voient leurs intérêts menacés, la police, la justice et l’armée veillent. Si leurs bénéfices diminuent, nos impôts les renfloueront.

    Lorsqu’on daigne s’adresser à nous, ce n’est que pour obtenir nos votes, contre des promesses qui n’engagent rien ni personne. Or, nous produisons tout. Ouvriers et ouvrières, employés et employées, travaillant dans l’agriculture, l’industrie, les services, la santé, l’éducation… mais aussi ceux et celles qui subissent l’occupation militaire de la part de notre armée, pour qu’on arrache leur pétrole ou leur uranium.

    Nous faisons tout, mais nous n’avons rien !

    Nous n’acceptons pas.

    • Nous n’acceptons l’exploitation.
    • Nous n’acceptons pas la destruction de nos droits.
    • Nous n’acceptons pas la destruction de la planète.
    • Nous n’acceptons pas les guerres menées en notre nom.
    • Nous n’acceptons pas la misère comme avenir.

    Nous produisons. Nous pouvons et nous devons décider.

    Partout, les luttes éclosent. Partout des combats sont menés. Batailles séparées, elles se rassemblent progressivement.

    La longue lutte des Gilets Jaunes, les mouvements contre la destruction du climat, les mouvements contre les violences faites aux femmes, les grèves et la mobilisation étudiante… nous ne sommes pas seuls. Ces combats sont les différentes facettes d’une même remise en cause de l’ordre.

    La 5 décembre, nous sommes tous dans la rue. La grève sera forte !

    C’est un début, cela doit être poursuivi et amplifié.

    En étant plus nombreux et nombreuses : rallions-nous dans les luttes !

    En étant plus organisés : formons des comités de lutte, rejoignons les organisations combatives, et les Assemblées Populaires.

    En nous structurant et en développant les outils de la victoire : ceux qui nous exploitent ne reculent pas. Ils nous croient faibles et désemparés. Ils pensent pouvoir nous tromper avec une alternance LREM / RN ou autre.

    Derrière nos revendications d’une vie meilleure, plus juste, plus équitable, se pose une question fondamentale : celle de pouvoir la mettre en place. Or, les élections ont toujours amené au pouvoir des exécutants serviles de la grande bourgeoisie. Nous voulons autre chose.

    En France comme partout dans le monde, ceux qui veulent construire une nouvelle société se rassemblent et s’organisent. Nous voulons forger un outil qui nous permette d’être plus forts, mais également de pouvoir développer un projet de société commun.

    Une société démocratique, dans laquelle ceux qui produisent les richesses décident de comment les répartir.

    Une société juste, dans laquelle l’État n’est pas un outil d’oppression des riches contre les pauvres, mais un outil de défense contre les résidus de leur ordre.

    Une société de progrès, dans laquelle les inégalités sont balayées par le travail commun et l’émulation commune.

    Pour la construire, nous avons besoin de forger le Parti du Peuple.

    Pour la construire : rejoignez-nous !

  • Soit la Terre meurt, soit nous éliminons le capitalisme. -ICOR

    Soit la Terre meurt, soit nous éliminons le capitalisme. -ICOR

    Journée de lutte pour l’environnement — rébellion de la jeunesse le 29 novembre : pour sauvegarder la base de nos possibilités d’existence dans le monde ! 

    L’aggravation de la crise environnementale planétaire est évidente sur tous les continents. Nous voyons les forêts qui s’assèchent ou s’enflamment et les mers qui montent ; nous voyons la glace fondre aux pôles et d’énormes quantités de méthane être émises dans l’atmosphère. Tous les facteurs essentiels de destruction de l’environnement naturel, que ce soit dans le sol, l’air et l’eau, s’additionnent de manière funeste et se renforcent mutuellement.

    Un mouvement écologiste mondial est évident, les gens ne restent pas les bras croisés et ne regardent pas leurs bases d’existence affaiblies et être intégralement menacées à long terme.

    Depuis des mois, ce mouvement international de jeunesse « Fridays for future » (aussi : grève pour le climat) est actif chaque vendredi dans les rues de plus de 100 pays. Jusqu’à présent, les 20 et 27 septembre ont été des points culminants, lorsqu’un total de 6 388 actions ont eu lieu sur tous les continents, dans 170 pays. 7 millions de personnes ont protesté contre la destruction de l’unité de l’homme et de la nature. Un million de personnes sont descendues dans la rue en Italie, 400 000 en Australie, 250 000 à New York, un million et demi en Allemagne. L’ICOR avait également appelé à l’action. La prise de conscience environnementale s’est accrue ; de plus en plus de manifestants désignent les responsables par leur nom : les monopoles internationaux et leur système financier. Par des lois adoptées à la hâte, les gouvernements tentent d’atténuer et décomposer la résistance, mais le mouvement commente cela clairement : « inefficaces et peu crédibles ». C’est que le mouvement écologiste commence à joindre ses forces avec le mouvement ouvrier et syndical. Ce qui est nouveau.

    La jeunesse est une force déterminée, active et rebelle dans le mouvement Fridays for Future. Elle ne cesse de revendiquer ses droits pour l’avenir. En même temps, la jeunesse manque doit encore gagner en expérience pour comprendre les racines profondes de la destruction environnementale, qui résident dans les lois capitalistes et impérialistes. Il devient clair que le mouvement écologiste à l’échelle mondiale doit se transformer en une force qui changera la société.

    Dans différents pays, le mouvement ouvrier a donné un signal. Ce fut le cas dans la lutte des mineurs péruviens, qui ont inclus dans leur lutte pour les salaires et les emplois aussi la protection de l’environnement. Le mouvement des travailleurs de l’automobile a décidé également qu’à la 2e Conférence Internationale des Travailleurs de l’Automobile en février 2020 en Afrique du Sud sera donné un signal pour la lutte commune entre les défenseurs de l’environnement et les travailleurs de l’automobile dans le monde. 

    Une évolution nécessaire et positive. Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour la renforcer et la développer davantage.

    En tant que partis et organisations révolutionnaires de l’ICOR, nous sommes appelés à prendre nos responsabilités. Développer un débat sur la solution stratégique de la question environnementale ; le grand objectif de préserver, restaurer et consolider l’unité de l’homme et de la nature ne peut être atteint que dans la lutte réussie pour la démocratie et la liberté et pour une perspective socialiste par la révolution socialiste internationale.

    Le prochain sommet des Nations Unies sur le climat se tiendra maintenant à Madrid du 2 au 13 décembre 2019. Ces dernières années, il y a eu des protestations mondiales contre celui-ci; la réunion est toujours l’occasion de tenir un contre-sommet et des manifestations. Cette année a été décidée : la journée de lutte pour l’environnement a lieu le 29 novembre et se déroule en commun avec les actions du mouvement mondial Fridays for Future.

    Participez à la journée de lutte pour l’environnement de l’ICOR le 29 novembre – dans le monde entier !

    Renforcez l’ICOR et ses organisations membres ! Site : ICOR.info

    Signataires (en date du 18/11/2019):

    1. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    2. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    3. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    4. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    5. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    6. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    7. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    8. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    9. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
    10. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    11. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    12. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    13. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    14. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    15. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    16. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    17. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    18. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    19. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    20. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    21. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    22. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    23. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    24. PML del Perú Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
    25. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    26. ROL Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis
    27. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    28. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste)
  • 5 décembre :  Ensemble contre les attaques du gouvernement !  Et après ?

    5 décembre : Ensemble contre les attaques du gouvernement ! Et après ?

    Tract UCL – UPML.

    Aujourd’hui, l’unité est dans la rue. Nous sommes rentrés dans une période de lutte sociale aiguë. Gilets Jaunes, organisations syndicales et politiques ; ouvriers, écologistes, femmes et étudiants – nous marchons ensemble. C’est déjà une première victoire.

    Les secteurs en lutte se réunissent, se rapprochent les uns des autres. Une convergence positive des luttes qui marquent par leur durée se développe.

    Construire un projet politique

    Macron représente les intérêts d’une bourgeoisie en crise, en guerre économique mondiale. Elle ne veut et ne peut pas renoncer à détruire notre système social, à le privatiser, à le monétiser pour engranger d’immenses profits.

    C’est pourquoi Macron n’a pas reculé devant la mobilisation de l’année passée.

    Aujourd’hui tous contre la réforme des retraites qui, sous prétexte d’égalité, les réduira et les soumettra à travers le système à points aux aléas d’une économie en crise. Nous avons besoin d’être plus forts, d’aller plus loin que d’affirmer « On est là » et de marcher les un(e)s avec les autres.Tous les droits sociaux sont dans le viseur. Les retraites, l’assurance maladie, le chômage. Le coût de la vie augmente, tandis que les salaires plongent vers le néant. Le plan de guerre sociale du gouvernement est connu : il se nomme Cap 2022. Nous avons besoin d’une fusion des luttes. Qu’elles s’unissent, non plus autour de revendications de secteurs, de corps de métier, de catégories sociales, mais bien autour d’un projet politique sans compromission.

    Construisons ensembleun projet radical!Les Assemblées des Gilets Jaunes cherchent une nouvelle voie : celle d’une démocratie des luttes face à la dictature du capital. Ainsi peut se constituer face aux attaques du gouvernement, une opposition réelle, concrète, unissant syndicalistes combatifs, gilets jaunes, femmes opprimées, jeunes et écologistes. A travers la multiplicité des mots d’ordre et des diverses formes de lutte, s’exprime déjà l’aspiration à une autre société fondée sur la propriété commune et sa gestion en commun assurant emploi et moyen de vivre.

    Ce que Macron a accordé aux Gilets jaunes et au personnel hospitalier, ça n’est rien par rapport au CICE (crédit impôt compétitivité, emploi), au CIR (crédit emploi recherche) et ça ne change rien à la dégradation programmée du système de santé. Ces cadeaux ne créent pas d’emploi. Pour nous, un avenir de misère, de dettes écrasantes, de salaires minables, de précarité. « Valoriser le travail » dit Macron et, avec les patrons, il supprime des emplois !

    Malgré les luttes opiniâtres des années passées, le gouvernement a, à peine, ralenti son travail de destruction de nos conquêtes sociales. Il s’agit d’assurer les profits immenses des grands exploiteurs comme Bernard Arnault, dont la fortune a doublé (33 milliards de $ en 2016, 76 en 2019), et autres Bettancourt, Pinault… etc.

    Pas de taxes, pas de travailleurs et de travailleuses revendicatifs, plus de contrat à respecter : le rêve !

    Macron a annoncé qu’il ne fera « preuve d’aucune faiblesse. », qu’il ne reculera pas. Nous, non plus et même on va continuer d’avancer ensemble.

    Notre projet de société !

    L’expérience des dernières luttes nous le démontre : les gouvernements successifs ne représentent absolument pas le peuple et ses intérêts. Ces gouvernements, quelle que soit leur couleur politique, sont aux ordres du grand patronat, de la grande bourgeoisie et des monopoles, le pouvoir doit rester dans leurs mains.

    Le système du parlementarisme est un vernis qui cache mal le fond dictatorial du régime dans lequel nous vivons. Les intérêts des grands bourgeois et des grandes bourgeoises sont suprêmes. Les élections reviennent à déterminer qui sera leur serviteur. Les partis de gouvernement sont discrédités et déstabilisés ; chaque élection sanctionne le parti au pouvoir que ce soit LREM, les LR, le PS. Pas question que le RN les remplace, lui qui dresse les travailleurs les uns contre les autres.

    Aujourd’hui, ce vernis craque, révélant la véritable nature de l’État : non seulement il attaque nos droits économiques, mais il devient de plus en plus répressif : restriction du droit de manifester, interpellations et mutilations multiples et volonté de créer un climat d’intimidation.

    Nous ne reculerons pas !

    Défendre nos droits, défendre notre avenir, c’est remettre en cause le mode de production capitaliste. Nous devons arracher le pouvoir des mains de la grande bourgeoisie. Le pouvoir aux mains des masses populaires ! Pour le socialisme révolutionnaire fondé sur la propriété commune !

    Pour construire une réelle démocratie économique, sociale, populaire, préservant la nature, nous avons besoin d’un programme et d’une organisation pour rassembler les exploité(e)s et les opprimé(e)s, ceux qui produisent tout, mais qui n’ont rien. Pour orienter la lutte d’ensemble, pour chasser les ennemis du peuple du pouvoir et construire la société dont nous avons besoin, il nous faut construire NOTRE organisation, NOTRE outil à nous, le Parti révolutionnaire.

    L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes !

    Nous ne sommes pas seul(e)s !

    En France comme ailleurs dans le monde, les travailleurs sont face aux mêmes ennemis, aux mêmes exploiteurs, aux mêmes oppresseurs. Nous formons un seul front, unique, contre le capitalisme mondial, contre l’impérialisme. Les défaites ou les victoires, au Chili, en Équateur, au Honduras, au Liban, en Turquie, au Rojava, Iran, Algérie, Irak, à Hong Kong, sont aussi les nôtres.

    Unissons-nous contre nos ennemis communs !

    Le gouvernement tente de nous diviser, il joue avec le feu de la haine raciste et anti-immigrée. Les vexations, les provocations, n’ont d’autre but que d’attiser les tensions. Or, travailleurs, travailleuses, exploités et opprimés de tous les pays, nous ne sommes pas ennemis, nos intérêts profonds sont les mêmes.

    Nous appelons tous ceux et celles qui veulent combattre pour arracher le pouvoir des mains de nos oppresseurs à travailler ensemble, dans l’esprit d’une Alliance des Révolutionnaires. Notre dispersion nous a trop fait perdre ! Ne reculons plus !

    Nos exigences immédiates-

    Macron – démission !

    Retraites à 60 ans, à 55 ans pour les travaux pénibles ! Contre la retraite à points.

    Pour la réduction du temps de travail, sans baisse des salaires et avec embauche en CDI.

    Contre toutes précarités ;

    Salaire mini à 1800€ ; Égalité salariale et sociale.

    Halte à la répression, désarmement de la police; dissolution de la BAC, des CRS, etc…

    Défense active de l’environnement.

    Ensemble contre la dictature du capital !Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

  • Appel du Rassemblement en soutien à la Colombie et l’Amérique Latine à Lyon

    Appel du Rassemblement en soutien à la Colombie et l’Amérique Latine à Lyon

    Le 21 Novembre à 17h aura lieu un rassemblement en solidarité avec les peuples d’Amérique Latine à la Place Guichard de Lyon. Elle coïncide avec une grève générale en Colombie ce même jour ainsi que la vague de protestations sur le continent Sud-Américain. L’Unité Communiste de Lyon soutient cette initiative de nos camarades et y participera. Voici l’appel rédigé pour cet événement:

    Un continent entier en pleine révolte. Aux quatre coins de l’Amérique latine, les populations se soulèvent, de façon plus ou moins pacifique, contre leurs gouvernements et les mesures néolibérales. Même si les événements qui déclenchent ces protestations sont différents, les causes profondes sont, elles, communes.

    Chili, Bolivie, Equateur, Venezuela, Argentine, Colombie. Dans tous ces pays, la contestation est en cours ou vient de s’achever. Les manifestations sont massives et souvent marquées par des violences et la répression des différents États.
    Suivi a la situation actuelle, les mouvements sociaux,les syndicats, les étudiant.e.s,les travailleurs.es et la société colombienne ont appelé à une grève générale en Colombie le 21 novembre contre les mesures néolibérales annoncées pour le Gouvernement.

    Les étudiant.e.s colombien.nes de Lyon organisent un rassemblement en soutien et pour manifester contre:
    1.Les réformes imposées par des institutions internationales telles que L’OCDE et le FMI, et qui ont pour conséquence de precariser les conditions de vie de la population.
    2.La reforme des retraites qui cherche à éliminer le régime de la prime moyenne et met en danger l’existence de Colpensiones
    3. La flexiblisation du travail et l’intensification des conditions de travail
    4. Le smic different pour les jeunes.
    5. La privatisation et la création d’un holding financier public.
    6. Les bas salaires et l’impossibilité d’arriver à la retraite.
    Contre les assassinats des nos lideurs sociaux, nos enfants et nos indigènes. Pour la vie et la paix.!
    Organisons nous et luttons !

    Depuis le 17 octobre, le peuple chilien se bat sans relâche contre un système économique et politique néolibéral mis en place sous la dictature d’Augusto Pinochet.
    Nous vous invitons à nous rejoindre pour manifester notre soutient indéfectible à leurs revendications pour un pays où puisse régner la justice sociale. Dénonçons ensemble la violence systémique d’une politique inhumaine et un gouvernement assassin qui tue, viole et torture!

    N’hésitez pas à inviter vos amis et à partager l’événement.

    Couvrez-vous, prenez des boissons chaudes et à manger si vous le souhaitez et tout votre enthousiasme ! Nous comptons sur vous, la lutte du peuple chilien est aussi la notre !

    EL PUEBLO UNIDO JAMÁS SERÁ VENCIDO !

  • Soutenons la lutte des travailleurs et des gilets jaunes !

    Soutenons la lutte des travailleurs et des gilets jaunes !

    Prolétaire, debout !

    Bulletin de l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste, Provence, novembre 2019

    Soutenons la lutte des travailleurs et des gilets jaunes !

    Arrêtons de nous battre séparément ! Ensemble on va gagner !

    • A-t-on besoin d’être blessé ou en danger de mort ou qu’il y ait un accident à Sanofi ou à Arkéma comme à Lubrizol (Rouen) pour exiger l’ouverture des urgences à l’hôpital de Sisteron 7 jours sur 7, 24 h sur 24 et dans tous les autres hôpitaux quand le gouvernement donne des milliards pour le luxe des 1 % les plus riches ?
    • A-t-on besoin d’être en burn out, ouvrier ou employé ou paysan pour s’opposer à l’exploitation, à l’emploi et la production de produits toxiques ?
    • A-t-on besoin d’être Palestinien, Kurde, Rohingas ou Yéménite pour dénoncer le massacre et la violation par les différents impérialistes des droits des peuples ?
    • A-t-on besoin d’être syndicaliste pour exiger l’arrêt de la chasse aux syndiqués par les patrons et la reconnaissance des syndicats et pour qu’ils soient des moyens de lutte pour tout le monde du travail ?
    • A-t-on besoin d’être chômeur ou retraité pauvre pour savoir qu’on ne vit pas, qu’on ne se loge pas avec 800 euros par mois ?
    • A-t-on besoin d’être fonctionnaire pour condamner la disparition des services au public ?
    • A-t-on besoin d’être en CDD ou en apprentissage pour exiger un emploi fixe pour tous avec des horaires et un salaire qui permettent de faire vivre une famille ?
    • A-t-on besoin d’être une femme pour réclamer le même salaire qu’un homme et exiger la fin du harcèlement ?
    • A-t-on besoin d’être élève ou parents d’élève pour exiger des écoles salubres, un enseignement de qualité et que les profs malades soient remplacés ?
    • A-t-on besoin d’être étudiant ou parents d’étudiant pour exiger des moyens de vivre pour étudier ?
    • A-t-on besoin d’être diplômés de Sciences Po pour demander où passe notre argent, aux partis de gouvernement qui servent si bien les intérêts opposés aux nôtres, ceux du capital financier ?
    • A-t-on besoin d’être écolo pour condamner le nucléaire et la destruction des éléments naturels (Eau, air, sol, biodiversité) dont nous dépendons pour notre nourriture et notre santé ? 
    • A-t-on besoin d’être soi-même réfugié migrant, économique et politique, pour s’opposer à la politique des gouvernements européens qui veulent trier ceux qui sont immédiatement rentables parmi ceux qui ont échappé à la noyade et à l’esclavage pour venir ici ?
    • A-t-on besoin d’habiter la rue d’Aubagne à Marseille pour exiger la construction et l’entretien par les propriétaires, privés ou publics, de logements décents accessibles aux revenus modestes ?
    • A-t-on besoin d’avoir reçu 1a prime de 100 euros pour se rendre compte qu’elle ne fait que limiter la baisse programmée du pouvoir d’achat ?
    • A-t-on besoin d’être prix Nobel de mathématiques pour savoir que la réforme des retraites de Macron, comme celles qui ont déjà eu lieu dans beaucoup d’autres pays, baissera les pensions de tous les salariés et non salariés modestes ?

    Solidaires parce que tous concernés !

    Tout au long de notre vie, nous sommes à la fois, producteur et consommateur qu’on soit ouvrier, employé, fonctionnaire, chômeur, paysan, femme « au foyer », élève, étudiant, retraité, malade, bébé. 

    Solidaires parce que face au même adversaire, le capital monopoliste qui a mis la main sur les Etats avec la bénédiction de longue date des partis de gouvernement, qu’ils s’appellent aujourd’hui LR, LREM, MODEM ou PS. Ce serait pareil avec le RN. 

    Reconquérir notre vie contre cette élite carriériste, bourgeoise, auto proclamée qui, au nom de ses 18 % de voix obtenus par le mensonge, veut faire taire toute opposition et envoie les CRS et les gendarmes. Avec le « grand débat », Macron et sa clique se sont donné la parole que les médias aux mains des banques ont relayée avec zèle.    

    « Gouverner c’est prévoir », dit-on. Rien ne s’améliore pour nous, tout est fait pour le profit !

    Qu’ils s’en aillent ! Prenons nos affaires en main ! 

    Menons une lutte globale contre la dictature du capital ! 

    « Un monde meilleur » : Oui ! Ce sera forcément organiser la solidarité contre l’individualisme capitaliste qui nous enferme dans des catégories pour nous opposer les uns aux autres : l’ouvrier contre l’écolo et le fonctionnaire, le consommateur contre le paysan etc … Ainsi se perpétue le pouvoir de la classe dirigeante, responsable de la misère dans un pays riche, qui détourne la colère des opprimés contre les opprimés.

    Nous UPML, nous sommes pour le socialisme, pour le pouvoir des travailleurs, pour qu’ils décident quoi produire, comment produire, pour qui et sans gaspillage. Ils maîtrisent déjà la production et pourront la réorganiser s’ils deviennent propriétaires en commun des moyens de production. Pour ça, il faut renverser la domination du capital. 

    Le socialisme n’est pas dans l’air du temps ; beaucoup de partis et d’organisations de gauche y ont renoncé, proposant d’aménager le système et limitant les revendications à ce qui serait acceptable par la classe dominante.

    Mais en tout cas, dès à présent personne ne doit rester seul face aux conséquences de l’exploitation et aux nouvelles attaques du capitalisme. Celui-ci a fait son temps, il n’a plus rien à nous offrir. On va gagner tous ensemble !

    « L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes »           (K. Marx)

    Organisons-nous dans l’Alliance des Révolutionnaires !

  • Neige, séisme et inondations.

    Neige, séisme et inondations.

    Routes coupées, réseau électrique détruit, communications impossibles… Plusieurs centaines de milliers d’habitants et d’habitantes de la Drôme, de l’Ardèche et de la Loire ont passé un week-end à la bougie. En cause : des chutes de neige d’une brutalité exceptionnelle, qui ont provoqué la chute de milliers d’arbres, encore porteurs de leurs feuilles.

    L’addition se paie d’un mort, de plusieurs blessés graves, de foyers privés d’électricité… Elle s’alourdit également de dommages causés aux forêts et aux exploitations (maraîchères ou plantations) qui sont nombreuses dans les régions touchées. Celle-ci fait preuve de sa vulnérabilité face aux phénomènes climatiques extrêmes. De plus, les infrastructures ont tendance à être plus vulnérables. Ainsi, joindre un simple standard de mairie devient impossible avec une panne électrique.

    Cette chute de neige brusque et intense est illustrative du dérèglement climatique, souvent limité au simple réchauffement. Or, contrairement à ce qu’on pourrait penser, le réchauffement climatique ne se traduit pas par une hausse linéaire des températures. Le gaz à effet de serre retient le rayonnement infrarouge dans l’atmosphère, augmentant l’énergie de l’ensemble. L’atmosphère, comme tout système, respecte une des lois fondamentale de la physique : la thermodynamique. Or, plus un système contient d’énergie, plus la tendance à l’entropie, au désordre, est importante.

    Appliquées à l’atmosphère, ces lois expliquent que le réchauffement climatique débouche sur une hausse des phénomènes extrêmes, y compris de froid. La chaleur plus importante entraîne des effets de pompe aspirante, qui draine les masses d’air humides ou froides, en provenance de l’océan ou des pôles. Cela peut permettre de voir l’apparition de phénomènes de refroidissement, alors que cette conséquence paraît plutôt contre-intuitive.

    En effet, le vortex polaire, qui fixe les masses d’air glacées, s’affaiblit graduellement avec le réchauffement climatique. Un vortex polaire faible, cela permet donc aux masses d’air froid de descendre plus au sud qu’habituellement, et de causer des ravages inhabituels.

    Ces dégâts importants sont une conséquence malheureuse des activités humaines.

    Le séisme qui a frappé la même région la semaine précédente, et qui a causé un mort, rentre aussi dans cette liste. Bien que les séismes soient généralement d’origine naturelle, l’analyse fournie par les sismographes a démontré de l’hypocentre (le point où le séisme s’est déclenché) était très proche de la surface. Or, ce type d’événement arrive généralement lorsqu’il est lié à l’activité humaine (creusement de carrières, galeries de mine, essais nucléaires sous-terrains).

    La société Lafarge, qui possède une carrière proche de l’épicentre, a été pointée du doigt comme possible responsable du déclenchement de ce séisme. Elle possède un site industriel historique dans le secteur, entre le Teil et Viviers. Ce site est équidistant (26 et 23 kilomètres) des centres nucléaires de Tricastin et de Cruas. Cette dernière centrale a été stoppée pour vérification à la suite du séisme. Cependant, dans l’une comme dans l’autre, les arrêts d’urgence ne se sont pas déclenchés. De voix s’élèvent, depuis, pour signaler l’inadéquation des sites nucléaires français en cas de séisme sérieux, risque sous-estimé.

    A Venise, la colère des éléments s’est traduite dans une ironie mordante. Alors que le conseil municipal, dominé par la Ligue du Nord, venait de rejeter une motion pour lutter contre le réchauffement climatique, la salle du conseil a été inondée. Certes, il est possible d’améliorer la prévention, la réaction ou la résilience face aux problèmes liés au réchauffement climatique. C’est une approche « réformiste » de la question. Mais la réponse profonde, celle qui permet de pouvoir juguler le problème, ne peut pas arriver sans rupture dans la société et dans le mode de production.

    L’hypothèse du développement durable, c’est-à-dire de réussir à entremêler le social, l’écologique et l’économiquement intéressant, se heurte à un écueil fondamental : la primauté du dernier sur tous les autres. En effet, dans une économie de marché, où la recherche de la rentabilité maximale est le but ultime, il n’est pas possible pour les capitalistes (et ce même à leur corps défendant !) de détourner des ressources pour prendre en considération des éléments aussi secondaires que le social ou l’écologique. A moins que ceux-ci ne puissent être des arguments de vente, mais avec les dérives qu’on peut connaître, comme l’affaire Volkswagen. Lorsque la science est contre elle, la bourgeoisie n’hésite pas à tricher avec les données.

    Les États peuvent créer des réglementations contraignantes, certes, mais ces réglementations se heurtent à la concurrence internationale. Celui qui régule le moins rafle les marchés. Lorsque des normes sont adoptées, notamment au niveau européen, elles le sont, car elles correspondent au mode de production de l’entreprise dominant le secteur, et sont un moyen d’écraser la concurrence.

    En réalité, il n’existe pas de miracle ou de quadrature de cercle. L’économie de marché est, par nature, incompatible avec le respect des hommes, des femmes, des animaux et de la nature en général. Il n’est pas possible de concilier les deux.

    Nous avons besoin, pour ne pas être emportés par les dégâts que nous causons, d’une prise en charge rapide et démocratique des questions écologistes. Cette prise en charge ne peut être faite que dans le cadre d’une économique libérée des impératifs de profits maximum et de rentabilité maximale.

    Or, nous ne votons pas sur la production. Celle-ci conditionne la consommation, nous l’impose. Changer cela demande de pouvoir maîtriser l’ensemble de l’économie. Cela ne peut être le fait que d’un pouvoir d’une nature différente de celle que nous connaissons actuellement. Un pouvoir démocratique, un pouvoir populaire, un pouvoir qui fait plier les capitalistes. Construire les outils de ce pouvoir, voilà une nécessité impérieuse.

  • Appel national à mobilisation étudiante

    Appel national à mobilisation étudiante

    Nous retransmettons à titre informatif cet appel. Dans les grandes lignes, nous nous y rallions. Nous apportons un bémol cependant à l’absence de référence à la question des organisations syndicales et politiques. En effet, les organisations de lutte, sous toutes leurs formes, ont joué et jouent un rôle fondamental dans la défense des travailleurs et des travailleuses, des étudiants et étudiantes, ainsi que des précaires et privé.e.s d’emploi.

    L’emploi du terme avant-garde est parfois une déformation, qui tend à confondre les dérives opportunistes ou autoritaristes qui peuvent exister avec le besoin d’un noyau dur combatif. Non seulement ses dérives ne sont pas exclusives aux organisations, les groupes informels les pratiquent parfois même plus encore, mais cette formulation tend à nier la nécessité d’avancer politique et de progresser idéologiquement pour être en mesure de battre le capitalisme.

    L’UCL appelle à ce que les étudiants et étudiantes participent à cette lutte, mais rejoignent également les organisations, les syndicats et les collectifs combatifs qui organisent celle-ci et qui lui donneront des chances de victoire.

    A ce propos, nous considérons que l’attitude de la présidence de Lyon II est significative. La présence policière et la présence de groupes de sécurité sont une illustration de l’impasse dans laquelle celle-ci s’est piégée. Nous ne pensons pas que l’équipe présidentielle de l’université Lyon II soit une bande de bandits narquois qui ricanent devant les charges policières. Nous pensons qu’elle a opté pour une politique classique du « moindre mal » depuis sa nomination. Cette politique du « moindre mal » est typique de la faillite du réformisme : elle conduit à exécuter à reculons les directives du ministère et de l’Etat. Partant du principe qu’il faut mieux que ce soit eux qui le fasse plus qu’un autre plus dur, cette direction universitaire choisit de ne pas se placer en rupture avec les donneurs d’ordres. Mais, à reculons ou non, cette exécution est faite néanmoins. Répression de « gauche » ou de « droite », lorsque les ordres sont ceux des capitalistes, la différence n’est guère palpable. Si la direction de l’université Lyon II veut vraiment agir comme la force « de gauche » qu’elle dit être : qu’elle démissionne. Rien n’est possible sinon, hormis finir par envoyer la police sur ses propres étudiants et étudiantes.

    L’UCL

    Nous étudiantes et étudiants de Lyon, appelons à une mobilisation générale pour nos droits, contre la précarité, et afin de faire honneur aux convictions de notre camarade et ami qui a tenté de se suicider.

    À celles et ceux qui n’en peuvent plus. À celles et ceux qui peuvent encore mais en ont assez. À celles et ceux qui hésitent. Et à celles et ceux qui veulent bien nous entendre et nous comprendre.

    Il y a une semaine, un camarade et ami s’est immolé devant les bureaux du CROUS. Souffrant de son extrême précarité il a décidé d’attaquer le CROUS qui lui a enlevé ses bourses. Cependant, il est la démonstration même de l’extrême précarité dans laquelle vivent certain.e.s étudiant.e.s. Sa lettre en est le catalyseur : il accuse l’Etat de ne pas réussir à subvenir aux besoins premiers des étudiant.e.s, il accuse le fascisme de créer des illusions mais surtout il appelle à ce que la lutte continue et que nous nous battions. Alors oui, définitivement, son geste est éminemment politique.

    Parent.e.s, enseignant.e.s, étudiant.e.s doivent entendre et comprendre notre détresse, notre souffrance, et donc comprendre que nous sommes déterminé.e.s, puisque condamnés à « survivre » pour reprendre les mots de notre camarade. Le dialogue n’existe plus, quoique nous tentons encore de nous exprimer. Il est donc temps de prendre position et de tenir pour sortir de l’invisibilité dans laquelle nous, toutes et tous, étudiant.e.s, enseignant.e.s, et membres de cette société avons été plongés.

    La situation devient insupportable alors, pour que notre camarade ne subisse pas cette violente indifférence, et pour honorer ses convictions, nos convictions, agissons. Faisons monter ensemble la pression. Car la précarité nous touche toutes et tous. Car nous sommes toutes et tous légitimes à agir, nous qui souffrons.

    Dès la semaine prochaine, des actions de soutien auront lieu à Lyon. Aussi, nous appelons chacun et chacune à se mobiliser pour nos droits, pour l’amélioration de nos conditions de vie, et pour celles et ceux qui viennent après nous, aussi. Nous demandons le retrait de la loi ORE, de la loi d’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.ère.s, des logements salubres et accessibles (avec un plafonnement des loyers) pour tou.te.s, ainsi que le salaire à vie.

    Réquisitionnez des espaces publics pour rendre visible et audible notre contestation. Occupez les salles et amphithéâtres pour créer des espaces continus de discussions, et d’échanges. Bloquez vos universités car c’est notre unique droit de grève.

    Nous rappelons que la lutte à la fac, ainsi que l’accès aux études supérieures, sont des privilèges que certaines personnes précaires ne possèdent pas. En effet, en tant qu’étudiant.es nous ne prétendons pas être les avant gardistes de la lutte mais nous nous situons seulement dans une continuité de mouvements sociaux et d’émeutes. Nous appelons donc à rejoindre toutes les actions de solidarité organisées dans vos villes respectives. Depuis 50 ans de multiples corps de métiers et autres personnes s’organisent et se mobilisent : luttes anti-racistes, contre l’exploitation des ouvrier.ères, contre l’homophobie et la transphobie, contre l’islamophobie ambiante, contre la présence policière dans les banlieues. Il est temps que les étudiant.e.s les rejoignent. Ne restons pas fermé.e.s, ouvrons nous à tout type de lutte et de solidarité.

    Étudiant.e.s de toute la France vous disposez de vos propres forces de pression, incarnez vos propres initiatives. L’avant-garde n’existe pas.

    Vive le socialisme. Vive l’autogestion. Vive la sécu.

    Les étudiant.e.s de Lyon 2, Lyon 3, Sciences Po, Ens de Lyon

  • Communiqué commun UCL – UPML sur notre rencontre d’octobre.

    Communiqué commun UCL – UPML sur notre rencontre d’octobre.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon se sont rencontrées à nouveau pour faire le point de notre activité et déterminer comment poursuivre nos objectifs. À ce titre, nous avons débattu de plusieurs choses, notamment de la conjoncture actuelle.

    Une situation complexe ici.

    La conjoncture actuelle est complexe. Au niveau de notre État, en dépit de la mobilisation immense de l’année passée, en dépit de celle qui naît actuellement, la grande bourgeoisie monopoliste continue son offensive. L’anniversaire de un an de Gilets Jaunes marquera peut-être une relance du mouvement, dont les causes n’ont pas été éteintes. Le 5 décembre marque une autre étape dans la création d’un grand mouvement de lutte sociale.

    Cependant, nous constatons que, en dépit des efforts et de la bonne volonté de ceux qui luttent, en dépit de grèves très dures, que ce soit dans le privé ou dans le public, il n’a pas été possible d’obtenir une victoire autre qu’une dilution dans le temps du programme du gouvernement.

    L’attitude de celui-ci est particulièrement résolue. Aiguillonnée par la crise, mais également par la faiblesse des organisations et partis ouvriers, la grande bourgeoisie avance à grand pas. Elle ne s’embarrasse plus de prétentions démocratiques. Elle fait usage de la répression massive, et construit un arsenal juridique pour être toujours plus efficace. Les mouvements de luttes actuels ne parviennent pas à contrecarrer cette résolution.

    Dans le même temps, elle mène une double campagne : une pour se prétendre écologiste et espérer ainsi place des candidats écologistes-libéraux en lice pour les prochaines échéances électorales. L’autre pour instiller la haine et la division, entretenant un brasier pogromiste contre ceux et celles qui sont issus de l’immigration, contre les réfugiés et réfugiées, contre les migrants et migrantes. Sous couvert de lutte contre l’islam radical, c’est une campagne raciste et discriminatoire qui est menée.

    Pourtant cette attitude n’est pas révélatrice d’une force, mais d’une situation de faiblesse. C’est par dépit que les grands bourgeois et les grandes bourgeoises avancent avec une telle brutalité. Eux-mêmes sentent le sol qui se dérobent sous leurs pieds, du fait de la concurrence internationale, de la surexploitation des ressources, de la baisse des rendements de leurs investissements, de l’endettement sans fond. Surtout, c’est le fait que leurs laquais, leurs serviteurs politiciens et politiciennes sont sans cesse désavoués par les masses populaires. L’illusion démocratique, de l’alternance, du respect des programmes, est morte. Tuée par la répression, tuée par le mépris, tuée par l’incapacité du gouvernement de prendre réellement en considération l’urgence climatique, pourtant vitale.

    Le mur auquel se confrontent ces luttes, cet obstacle invisible, c’est la politisation et l’organisation de celles-ci. Les Gilets Jaunes ont déjà, à leur niveau, franchi une étape immense, en posant les questions non plus en termes économiques, mais également en termes politiques, en posant la question du régime, du pouvoir politique et de sa nature, et en fédérant autour de l’idée d’une démocratie plus juste, bâtie une un contenu de classe, d’une ébauche de démocratie populaire.

    Permettre aux luttes de franchir cette étape, de s’incarner dans une organisation politique, voilà l’une des tâches des communistes dans leur ensemble.

    Partout dans le monde, la lutte se développe.

    Internationalement, la situation est à la fois critique et porteuses de grands espoirs. Les mouvements sociaux frappent partout dans le monde, faisant reculer les gouvernements de certains pays. Chili, Equateur, Irak, Liban, Hong Kong …. etc. , sont le théâtre d’affrontements importants. Partout dans le monde, les peuples se révoltent contre les mêmes maux, contre les mêmes exploiteurs, contre les impérialismes. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, membres de l’ICOR, saluent ces luttes. Nous considérons que nous avons un rôle à jouer, en tant qu’internationalistes, dans le soutien politique mais aussi pratique à ces luttes importantes. Nous soutenons la création du Front Antifasciste et Anti-impérialiste impulsé notamment par l’ICOR et l’ILPS. Nous appelons à ce que les organisations présentes en France s’incluent dans cette démarche essentielle, dans l’esprit d’une alliance internationale révolutionnaire.

    Il existe, parallèlement à cela, une autre situation importante : celle du Rojava. Elle a été au centre des discussions de la IV Conférence Internationale du Moyen-Orient de l’ICOR. Nous considérons que le combat mené par les FDS et leurs alliés est à la fois un combat extrêmement important en tant que tel, pour les enjeux de la résistance à l’oppression et à l’obscurantisme. Mais il éprouve également notre capacité, en tant que militants au sein d’un pays impérialiste, à réaliser une solidarité concrète et à comprendre réellement les enjeux de la lutte révolutionnaire démocratique.

    Ce processus révolutionnaire démocratique et anti-impérialiste a été décrit avec une grande palette de termes par différents courants politiques. Certains se montrent des apologues acritiques, incapables d’en voir les limites. D’autres, au contraire, n’ont vu que celles-ci, et ont rejeté l’intégralité de la lutte des FDS, du YPG, des volontaires internationaux, des communistes et des non-communistes. Nous pensons que nous sommes difficilement en mesure de donner des leçons de révolution à ceux qui ont vaincu Daesh et qui font face à l’armée turque. Nous ne pouvons surtout pas exiger d’eux qu’ils se fassent massacrer jusqu’aux derniers pour l’honneur et la pureté révolutionnaire. Nous avons des critiques à formuler, et nous les formulons de camarades à camarades, dans un esprit de soutien. Peut-être, comme l’affirment les puristes, le PKK et le PYD finirons par trahir la lutte, à devenir des agents de l’impérialisme et à être des relais locaux de telle ou telle force, comme le fait Barzani. Mais nous laissons les prophètes à leurs prophéties. Pour le moment, les faits ne leur donnent pas raison.

    Nous appelons à soutenir les initiatives de l’ICOR en direction du Rojava, notamment la construction d’infrastructures médicales. Nous ne nous satisfaisons pas de slogans, nous voulons pouvoir agir de manière concrète.

    Travailler à construire une riposte unitaire.

    C’est dans cet esprit que nous travaillons à construire un comité qui puisse intégrer autour d’un même ordre du jour les organisations membres de l’ICOR et leurs adhérents et adhérentes. Nous appelons ceux et celles qui seraient intéressés par l’ICOR ou les Amis de l’ICOR à se mettre en rapport avec nous. En particulier, nous appelons les organisations anti-impérialistes des zones contrôlées ou dominées par l’impérialisme français a travailler avec nous pour créer un front contre notre premier ennemi : notre propre bourgeoisie.

    Dans le même ordre d’idée, nous continuons de soutenir l’idée d’un nécessaire travail commun entre les organisations communistes, tant à l’échelle de notre État qu’à l’échelle internationale. Nous considérons que l’importance immense des tâches que les militants et militantes communistes, internationalistes, anti-impérialistes ont a remplir transcende le chauvinisme d’organisation. Nous saluons les organisations qui ont fait un premier pas en notre direction. Nous espérons que d’autres suivront. L’unité ne peut se contenter de déclarations d’intentions, elle se doit d’être réelle.

    Nous ne nions pas les débats idéologiques qui existent entre organisations. Ils sont la preuve d’une santé et d’une vigueur du courant communiste, ici. Cependant, nous pensons que nombre de ces débats ne sont pas contradictoires avec une coopération approfondie entre organisations.

    L’UCL et l’UPML ne font pas exception à cette règle. Cependant, nous pensons que les objectifs que nous avons à remplir exigent de briser le sectarisme et le chauvinisme d’organisation. Nous avançons nous même sur la voie d’une fusion organisationnelle.En dépit des débats idéologiques, politiques, programmatiques, nous considérons que nous avons à faire à un ennemi implacable. Ne nous ignorons pas !

    Nous appelons à des prises de position communes, notamment sur l’actualité politique ou internationale. Nous appelons à un travail commun, unitaire, réalisé dans un esprit de camaraderie, non de concurrence. Nous appelons à une collaboration dans l’analyse de l’actualité, mais également de notre héritage historique.

    Nous mettons en projet plusieurs chantiers importants pour la construction de nos organisations. Plusieurs formations seront faites pour élever le niveau de compréhension théorie, idéologique et politique de nos membres. Elles donneront lieu à des publications extérieures Nous préparons également plusieurs campagnes, dont certaines sont inspirées par l’ICOR, mais d’autres correspondent à la situation nationale ou locale.

    En 2021, le 150e anniversaire de la Commune de Paris sera aussi l’occasion de tirer les enseignements de cette expérience fondamentale, tant d’un point de vue idéologique qu’organisationnels.

    Nous considérons que notre travail conjoint avance d’une manière satisfaisante et ouvre la voie à un renforcement de nos organisations, mais également de l’influence des conceptions révolutionnaires communistes dans l’ensemble de la société de notre pays.

    Avançons, ensemble, vers la construction du Parti qui nous manque. Avançons, ensemble, vers la victoire.

  • LIBERTÉ POUR MÜSLÜM ELMA

    LIBERTÉ POUR MÜSLÜM ELMA

    LIBERTÉ POUR MÜSLÜM ELMA
    faites du 15 novembre 2019 une journée mondiale d’action !

    L’ICOR exige la libération immédiate de Müslüm Elma de sa détention en Allemagne !

    Le communiste de Turquie Müslüm Elma a été arrêté en Allemagne le 15 avril 2015 avec d’autres personnes. Avant son arrestation, il avait vécu pendant des années en tant que réfugié politique reconnu en Allemagne. Le 17 juin 2016, l’un des plus grands procès de relatif à la sûreté de l’État de ces dernières décennies a débuté en Allemagne. Outre Müslüm Elma, neuf autres communistes, hommes et femmes, sont accusé-e-s d’avoir formé le Comité à l’étranger du Parti communiste de Turquie / marxiste-léniniste et d’avoir ainsi agi en tant que membres ou – dans le cas de Müslüm Elma – en tant que meneur d’une « organisation terroriste étrangère » conformément à l’article 129b du Code pénal allemand.

    Le Parti communiste de Turquie / marxiste-léniniste est une organisation interdite uniquement en Turquie. À juste titre, il n’est interdit ni en Allemagne ni dans d’autres pays européens et ne figure sur aucune des listes de terroristes nationales ou internationales. Ni Müslüm Elma ni aucun-e des neuf autres communistes n’est accusé-e d’un acte de violence ou d’un autre délit punissable – à l’exception de l’appartenance à cette organisations.

    Le gouvernement fédéral allemand et la justice allemande se font les hommes de main du régime fasciste d’Erdogan dans ce procès.

    Sur dix révolutionnaires, hommes et femmes, qui ont été emprisonné-e-s à l’origine, seul Müslüm Elma est toujours en prison. Mais le procès contre chacun-e d’entre eux/elles se poursuit. La Confédération des travailleurs de Turquie en Europe (ATIK) mène une campagne « Liberté pour Müslüm Elma » du 4 novembre 2019 au 2 décembre 2019. L’ICOR soutient cette campagne et demande toutes les organisations membres de prendre part aux actions de protestation internationales le 15 novembre. L’ATIK écrit : « Organisez des rassemblements/actions [dans vos pays] le 15 novembre 2019 devant les consulats/ambassades allemands… Les actions menées en Allemagne et à l’étranger exerceront une pression considérable sur les autorités et auront un impact décisif, de toute évidence. C’est pourquoi nous tenons à souligner une fois de plus que la solidarité est d’une grande importance. …
    Veuillez nous envoyer l’appel et le rapport de l’action que vous allez réaliser pour que nous puissions les diffuser ».
    Les rapports souhaités peuvent être envoyés sous forme de texte, de vidéo, de photo – sous quelque forme que ce soit, mais veuillez les envoyer dès que possible.

    Müslüm Elma a été politiquement actif depuis sa jeunesse à Diyarbakır et a été emprisonné en Turquie pendant plus de 20 ans et soumis à de graves tortures. Il écrit : « De plus, nous ne sommes pas venus au monde comme  » terroristes« , comme vous nous accusez souvent. En d’autres termes, nous sommes nés comme tous les autres enfants. Plus tard, nous étions tous des élèves qui avaient un but : L’éducation. … Si vous cherchez les vrais coupables, vous vous êtes trompés d’adresse. Les vrais coupables sont les impérialistes et leurs collaborateurs. Et ce qui fait de nous des socialistes, ce sont leurs politiques avides, qui plongent des millions de personnes dans la pauvreté et la misère, et leurs guerres injustifiées, qui ont été déclenchées à cette fin, et les politiques de destruction qu’elles ont menées en parallèle ».

    Il poursuit en parlant d’emprisonnement et de torture :  » Dès qu’ils m’ont mis dans la voiture de police, ils m’ont frappé et m’ont posé des questions en même temps. … Moi, par contre, je n’étais ni pressé ni obligé de répondre aux questions posées. Car le silence était approprié…. Ce soir-là, ils ont pratiqué toutes les méthodes de base qui existaient dans les centres de torture. Leurs éclats de rire lors de mon arrestation ont été remplacés par la colère et l’impuissance. … Oui, la torture est un crime contre l’humanité. Affirmer son droit au silence est la défense de la dignité humaine. »

    Un dossier détaillé sur Müslüm Elma et la campagne ainsi qu’une affiche peuvent être téléchargés à partir du site web de l’ICOR.

    Liberté pour Müslüm Elma !
    Liberté pour tou-te-s les révolutionnaires emprisonné-e-s !

    Signataires (en date du 06/11/2019, liste actuelle des signataires sur www.icor.info):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    2. UPC-Manidem   Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
    3. CPK   Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    4. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    6. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    7. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    10. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    11. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    12. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    13. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    14. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    15. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    16. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    17. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    18. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    19. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    20. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    21. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
    22. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    23. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    24. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    25. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    26. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    27. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    28. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)PCPC