Catégorie : Communiqués

  • 2e appel de l’UPML / UCL aux organisations communistes

    Deuxième appel de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon aux organisations communistes présentes sur le territoire français. 

    Camarades, il y a urgence! 

    En tant que communistes, nous devons jouer un rôle dans les luttes actuelles en remettant en cause la légitimité du pouvoir actuel. Celles-ci illustrent l’exacerbation des contradictions de classe, et débouchent sur une situation explosive. Depuis la fin du XXe siècle, la bourgeoisie est à l’offensive non-stop. D’une part car elle le peut, avec le recul des organisations ouvrières, de l’autre, car elle le doit, du fait de l’exacerbation de la concurrence internationale et de la crise économique. 

    Cette accélération des attaques de la part des gouvernements successifs s’est encore accrue avec l’élection de François Hollande et celle d’Emmanuel Macron. La bourgeoisie est parvenue à obtenir des victoires significatives dans des domaines centraux: 

    Au niveau social (loi El-Khomri et loi Travail, transformation des modes de financement des caisses de cotisation et leur étranglement progressif, hausse générale du coût de la vie, baisse de l’accès aux services de base et leur privatisation et dégradation générale des services publics), dans le démantèlement des droits et libertés bourgeoises, si limités soient-ils (intégration de l’état d’urgence dans la Constitution, réduction des droits de grève et de manifester), dans la croissance constante des violences policières et dans la surveillance/le contrôle des mouvements d’opposition et des révolutionnaires. La militarisation et l’intervention agressives de l’impérialisme français agissent dans le monde entier dans un contexte de confrontation et d’hostilités grandissant faisant progresser le danger mondial de guerre. La destruction de l’environnement naturel continue d’une manière effrayante en France et dans le monde entier. Il n’est plus un secret que l’on va à grands pas vers une catastrophe pour les bases même de notre existence! Actuellement, dans de plus en plus de pays, les luttes éclatent: les masses ne veulent plus vivre comme avant! 

    Les communistes révolutionnaires seront-ils capables de montrer l’alternative communiste dans ce contexte de combats acharnés? 

    Les mouvements sociaux en France ont été forts, puissants et combatifs, mais pour l’essentiel infructueux. Ils ont cependant permis de gagner du temps, mais n’ont pas battu en brèche les projets de la bourgeoisie. Elle a dû, parfois, faire usage du 49,3, mais, dans l’ensemble, elle a gagné ses batailles. Ni les syndicats, ni les Gilets Jaunes, ni aucun mouvement social, aussi radical soit-il, n’est parvenu à pouvoir souder durablement un front synthétisant et défendant avec rigueur les intérêts des classes populaires. Cette tâche demande des outils politiques, capables de dépasser les revendications économiques et sectorielles, et d’en dégager une perspective politique. Cette tâche demande aussi une idéologie qui le permette : pas seulement un « anti-capitalisme », mais le communisme et la méthode scientifique matérialiste-dialectique. 

    Sans cela, il n’est possible que de rendre les coups, mais il n’est pas possible de construire les moyens de remporter des victoires, qu’elles soient économiques ou politiques. 

    Le soleil ne se couche pas sur le royaume de la bourgeoisie. Ou si peu. 

    Nous devons faire un bilan critique de notre travail et de notre rôle dans ces luttes. En dépit du fait que ces sept dernières années ont été le cadre d’offensives constantes, les prises de position communes, le travail commun (théorique ou de terrain) est resté embryonnaire. 

    Des obstacles compréhensibles, mais néanmoins inacceptables sur le fond, se sont constamment dressés sur le chemin du rapprochement des communistes. 

    L’hypothèse d’un travail commun, invitant largement, a été bien accueillie à la base, mais n’a pas été prise au sérieux aux sommets.

    A plusieurs reprises nous avons fait des propositions allant dans ce sens. Ces propositions ont rencontré un écho très positif des militants de la base de presque toutes les organisations avec lesquelles on a discuté. Mais en tant qu’organisations, les réactions ont été à 95 % un silence assourdissant, y compris de la part d’organisations faisant officiellement la promotion de cette démarche. 

    Nous prenons au sérieux cette question, car nous considérons que l’isolement dans lequel les organisations communistes se trouvent n’est pas tolérable. Nous nous sommes organisés, UCL et UPML, non pas pour ajouter nos groupes à la longue liste de ceux qui existent déjà, non pas pour avoir notre vérité autoproclamée, cataloguée à l’inventaire des autres, mais bel et bien pour être entendu largement

    Ce qui doit passer en premier, l’intérêt suprême des prolétaires et des masses, c’est celui de la lutte menée contre l’impérialisme – et au premier chef notre impérialisme – contre le capitalisme, contre les exploiteurs et exploiteuses tout comme contre les différentes formes d’oppressions. Cet intérêt suprême doit dépasser les intérêts particuliers de nos organisations respectives. Si nous les avons constituées, c’est comme un outil temporaire, permettant d’avancer selon un mode opératoire efficace pour construire un parti ayant vocation à devenir le parti révolutionnaire. 

    Ne devons-nous pas nous démarquer de l’anarchisme, de l’anarcho-syndicalisme et du trotskisme ? 

    Il existe des obstacles que nous comprenons parfaitement. Mais surmonter les obstacles fait partie de nos tâches les plus brûlantes ! La fondation de ces organisations s’est faite dans un creuset suffisamment large, avec des critères qui ont été progressivement et dialectiquement affinés. Ces critères se sont notamment affinés avec la progression idéologique, politique, organisationnelle et opérationnelle. Il ne suffisait pas à Lénine d’être juste sur le fond, il lui a fallu l’être également sur la forme, sur la pratique. De plus, les dirigeants comme Lénine ou Mao ont toujours posé la question de l’efficacité de l’organisation. 

    Avec notre proposition d’une Alliance des Communistes nous ne voulons pas non plus « reproduire le CNU », comme nous avons pu l’entendre. Nous ne souhaitons pas recommencer un débat théorique « hors sol ». Ce que nous proposons c’est une alliance pour l’action politique. Alliance engageant une coopération pratique dans la lutte des classes. Notre coopération engendrera nécessairement des débats qui pourront se poursuivre si on le souhaite. L’adhésion de l’UPML et de l’UCL à l’ICOR ne devrait pas être un obstacle non plus, ni l’adhésion d’autres organisations à d’autres associations ou coordinations internationales. 

    Oui, nous nous trouvons aussi devant des responsabilités internationales incontournables, vu le rôle dévastateur de l’impérialisme français dans le monde. MAIS : Toutes les objections avancées sont, à notre sens, des erreurs voire des prétextes pour rester en dehors de la construction de cette Alliance politique et pour maintenir un entre-soi « confortable ». 

    Une grande partie des questions peuvent trouver une solution dans un débat plus large et commun. 

    Nous considérons qu’il est de notre devoir de proposer à nouveau une prise de position politique commune sur le sujet de la/les lutte/s en cours et à venir. Nous considérons également qu’il est important de pouvoir apparaître ensemble dans les luttes et les manifestations pour que pèse notre engagement de forces et pour permettre de faire apparaître les mots d’ordre révolutionnaires. 

    Cela possède un caractère d’étape. Il est important que nous nous rencontrions les uns les autres. Que nous puissions nous reconnaître et nous connaître – par des rencontres bilatérales ou multilatérales. C’est une étape fondamentale pour nouer des liens, mais également pour se déterminer les uns les autres par rapport aux lignes de démarcation qui peuvent – et doivent – exister. Nos comportements sont marqués par la méfiance, par la défiance : il existe un travers terrible, dans lequel toute autre organisation communiste est considérée immédiatement comme une concurrente ou une ennemie. Il est logique que nous agissions ainsi, car, bien souvent, nous ne nous connaissons pas ! Nous reproduisons ainsi entre nous le mode de pensée bourgeois et petit bourgeois : concurrence, rivalité, prétention … 

    Ces étapes – rencontres, reconnaissance mutuelle – sont déjà, en soi, des avancées conséquentes dans l’idée de rassembler et de donner corps à un front communiste dont nous avons grand besoin. 

    À moyen terme, il est fondamental que puisse naître une coordination permanente des organisations communistes de France ou présentes en France, ainsi que dans les régions dominées par celle-ci. Cette coordination est une condition sine qua non pour pouvoir faire progresser en influence à la fois le courant communiste dans la société et chaque organisation communiste prise individuellement. Il existe certes des lignes rouges à définir, et très certainement des organisations qui, par leurs prises de position, par leur pratique, par leurs agissements, se mettront d’elles-mêmes hors de notre camp. Il existe également des organisations, qui, pour ces raisons, suscitent la réprobation générale et l’animosité. Nous pensons que, là aussi, c’est à nous de déterminer, conjointement, une base minimale correcte, et de ne pas laisser l’anticommunisme servir de juge à ces situations. 

    Nous considérons que l’unité des communistes est un enjeu de taille Cet enjeu n’est pas qu’une histoire d’addition de membres d’une organisation à une autre. Il s’agit également de franchir un bond qualitatif : construire les bases d’une riposte aux agressions de nos capitalistes, de notre impérialisme et promouvoir le socialisme-communisme. 

    Avancer sur notre travail ne dépend que de nous. Avançons pour combattre, combattons pour gagner ! 

    Dans ce sens, nous vous souhaitons une bonne année combative 2020 pendant laquelle nous avancerons vers l’unité des communistes! 

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous! 

    Unite.communiste.lyon@gmail.com, unitecommuniste.com/

    contact-upml@riseup.net, upml.org

    membres de l’ICOR (Coordination internationale des Organisations et Partis Révolutionnaires), site Icor.info 

  • Tract commun Eco Défense / JR / UCL

    Tract commun Eco Défense / JR / UCL

    Marre de leur haine !

    Marre de notre impuissance !

    Prenons le pouvoir

    Les dirigeants, passés et présents, n’ont jamais porté nos intérêts. Les intérêts de celles et ceux qui construisent cette société par la sueur de leur front, c’est-à-dire nous toutes et tous.

    Nos salaires de misère ne sont qu’une miette face à l’accumulation obscène de richesses qui pourraient financer nos hôpitaux, nos écoles, nos routes, notre rail, nous nourrir et nous loger. Ces milliards d’euros glissent dans les poches des patrons, banquiers et des grands propriétaires. En un mot, les bourgeois nous écrasent, et se moquent de nous en prime.

    Ce n’est pas que Macron, le système entier est ignoble.

    Le capitalisme ravage les écosystèmes en nous détruisant toutes et tous sur le chemin, provoque des guerres d’invasion dévastatrices aux quatre coins du monde, ignore sans vergogne les famines et les épidémies, la mort et la misère. Des dizaines de millions de morts dans le monde chaque année sont laissés aux oubliettes pour enrichir les puissants sans limites.

    Cette caste de criminels veut nous priver de nos retraites pour goinfrer le secteur privé des assurances. Cette réforme prend place dans le large démantèlement du service public, pour bazarder toute notre vie au marché libre.

    Nous avons le choix : le pouvoir populaire ou l’extinction.

    On manifeste notre colère par tous les fronts, des secteurs en grève aux Gilets Jaunes, en passant par les luttes écologistes, féministes, antiracistes et LGBTI, mais nous sommes aussi beaucoup à réagir par l’impuissance et la résignation. Ces craintes sont compréhensibles, les bourgeois dirigent implacablement l’économie, le pouvoir et les médias.

    Mais ils ne sont pas intouchables, le capitalisme est voué à l’échec, à la crise et à l’implosion. Nous avons la capacité de renverser le rapport de force, par l’organisation et l’union des travailleuses et des travailleurs, par la démocratie populaire hors des institutions, par la lutte syndicale, l’organisation, le blocage et par la résistance.

    Imposons notre pouvoir et dégageons-les tous !

    La grève actuelle est majeure, et doit continuer de nous unir, pour ne pas seulement créer une convergence des luttes, mais une unification de la lutte. Face au mépris et au cynisme de la classe dirigeante, organisons-nous, faisons preuve de solidarité de classe et préparons la riposte !

    Les manifestations contre la réforme des retraites reprennent en 2020, nous appelons à rejoindre les manifestations massivement, à rejoindre les blocages en solidarité avec les grévistes, à contribuer aux caisses de grève, et à lutter tous ensemble ! Soutenons-nous les uns les autres, l’unité fait notre force, et prépare la victoire du peuple !

    Nous ne sommes rien, soyons tout !

  • Appel à rassemblement unitaire contre la guerre.

    Appel à rassemblement unitaire contre la guerre.

    Les organisations Jeune Garde ; Jeunesses Révolutionnaires ; Eco Défense et l’Unité Communiste de Lyon appellent à un rassemblement contre la guerre au Moyen-Orient. Nous souhaitons que ce rassemblement soit unitaire et qu’il puisse réunir tous ceux qui sont hostiles à ce conflit et hostiles aux visées impérialistes, tant américaines que françaises, mais également à toute escalade inter-impérialiste dans la région. Nous ouvrons par ailleurs cet appel à signature.

    Nous appelons à nous rassembler en protestation le dimanche 12 janvier à 14h00, place Raspail, Lyon 7e

    Nous affirmons notre opposition à la politique américaine – soutenue par la très large majorité des dirigeants de l’Union Européenne – dont l’ambition est de porter la guerre au Moyen-Orient.

    L’assassinat du général Soleimani, personnage influent en Iran, est une provocation à la guerre. Nous considérons cette menace comme grave, tant pour les populations du Moyen-Orient, lieu constant de rivalité, que pour la paix mondiale.

    Nous affirmons que les buts de cette politique n’ont aucunement le but d’améliorer en quelque aspect que ce soit la situation des pays de la région, mais au contraire de l’envenimer. Les USA et la coalition qui se dessine ont comme objectifs :

    • De mettre la main sur les ressources pétrolières de l’Iran, tout comme l’opération de 2003 en Irak avait pour ambition de s’accaparer celles de ce pays.
    • De verrouiller le marché iranien, convoité par d’autres acteurs économiques.
    • De fédérer l’électorat US dans une nouvelle croisade pour favoriser la réélection de Trump.
    • De nuire aux intérêts chinois et russes dans la région, dans le cadre d’un grand jeu géopolitique entre puissances impérialistes.

    Les prétextes concernant le régime iranien sont d’une hypocrisie sans nom. La coalition travaille régulièrement avec des régimes ultra-réactionnaires, telle que l’Arabie Saoudite, autre puissance régionale.

    Si nous n’avons pas de sympathie pour le régime iranien, nous reconnaissons en revanche que les USA sont l’agresseur. L’attitude américaine est contraire au droit international et le président des USA a menacé de frappes sur des sites civils, ce qui constitue un crime de guerre.

    La riposte iranienne était désirée et attendue par les USA, mais également par Israël et d’autres États qui cherchent, depuis des années, un prétexte pour régler son compte à l’Iran. Nous refusons d’être les complices silencieux de ce futur crime, tout comme nous refusons d’être les otages d’une escalade militaire entre blocs impérialistes.

    Le gouvernement français se rend complice de ce crime. La France n’est pas une colonie US, elle est une puissance impérialiste qui décide de sa politique extérieure. C’est volontairement que Macron soutient la politique des Etats-Unis.

    Les résultats de ces opérations militaires sont bien connus : dévastation, chaos, misère, morts et, ultimement, installation de pouvoirs ultra-réactionnaires. La solution face aux régimes réactionnaires réside dans le soutien aux masses populaires et à leurs organisations démocratiques et révolutionnaires. Lorsque les masses populaires d’Iran se sont soulevées contre le régime des ayatollahs, nous les avons soutenues. Les armées étrangères d’occupation ne sont pas des sources de paix et de prospérité pour les travailleurs et les travailleuses de ces pays. Elles ne sont que des maux pour ceux qui vivent dans les régions dominées, et ne servent qu’à transformer les zones occupées en colonies.

    Nous appelons toutes les organisations hostiles aux guerres impérialistes à se joindre à ce rassemblement et à prendre la parole pour refuser cette logique criminelle.

    Halte à l’agression US !

    Halte au soutien de la France à cette politique.

    Halte aux menaces de guerre !

  • Halte à l’agression contre l’Iran !

    Halte à l’agression contre l’Iran !

    Cette déclaration assez brève est en cours de débat au sein de l’ICOR, certaines appellations sont donc amenées à être modifiées, ainsi que l’ajout d’une liste de signataires.
    Nous ajoutons à cela qu’il y a eu, régulièrement, la mention d’un « impérialisme iranien ». Nous considérons que cette appellation est fausse et infondée. Elle se base sur la confusion entre l’influence de l’Iran en tant que puissance régionale et son ingérence dans des conflits du Moyen-Orient et l’impérialisme en tant que tel.
    Du fait de la concurrence internationale et de la pression des grandes puissances impérialistes, toute bourgeoisie est confrontée à deux destins : soit être assujettie et devenir compradore, dominée, soit s’épanouir et tendre vers l’impérialisme. L’Iran, Etat relativement autonome (paradoxalement, à cause des sanctions internationales), n’échappe pas à cette tendance. La bourgeoisie iranienne tente de trouver sa place « au soleil » pour reprendre les termes de Bismarck. Mais cette tendance, naturellement présente dans cette classe, ne signifie pas que l’Etat iranien puisse être classé comme Etat impérialiste.

    Cela paraît une nuance, mais considérer les USA et l’Iran sur un même pied d’égalité, sans voir que l’un est un agresseur et l’autre un agressé, revient à botter en touche et à refuser de s’opposer aux agressions entre Etats. Nous sommes hostiles à toute guerre impérialiste, où que ce soit, d’autant que l’objectif premier d’une intervention en Iran serait de figer cet Etat dans une position de dominion compradore, comme cela pouvait être le cas à l’époque du régime du Shah.

    Cependant, il ne faut pas nourrir d’angélisme, à terme, la Chine ou la Russie ne lui réservent pas d’autre sort. La seule issue est dans la révolution prolétarienne et dans la construction d’un Etat socialiste.

    Nous nous opposons fermement à l’escalade guerrière au Moyen-Orient. Les USA se démasquent une nouvelle fois comme les principaux porteurs de guerre dans le monde.

    Le général Soleimani, haut gradé de l’armée iranienne et personnage influent du régime, a été tué par une frappe américaine en Irak le 3 janvier 2020. Il représentait les opérations extérieures de Téhéran et notamment les liens avec les milices chiites. Sa mort a été apprécié de manière très diverse en Iran comme au Moyen-Orient. Certains ont salué en lui un héros, d’autre un bourreau. Nous-mêmes ne l’avons jamais vu comme un porte-flambeau de la liberté, mais bien comme un agent réactionnaire, bien qu’opposé à l’impérialisme dominant des USA.

    Toujours est-il que sa mort est un coup dur porté au gouvernement iranien. Elle est révélatrice de l’agressivité US et de la vulnérabilité iranienne.

    Cela fait des années que les tensions entre les USA et l’Iran ont cru progressivement. Les raisons de cette attitude sont multiples :

    • Une question économique : l’avidité américaine pour les matières premières et le pétrole, dont celui de l’Iran échappe au contrôle des majors américaines.
    • Une question de politique intérieure : par une ironie du sort incroyable, le même Trump dénonçait le fait que les Démocrates voulaient attaquer l’Iran pour assurer leur réélection. Trump cède aussi aux désirs d’une partie des « faucons », dans le but de les rallier.
    • Une question géopolitique : le détroit d’Ormuz est un passage vital pour l’économie occidentale. Son ouverture ou sa fermeture joue sur la santé du capitalisme. De plus, derrière la question de l’Iran se trouve la question de la Russie. Empêcher que celle-ci accède aux mers chaudes est une constante dans la géopolitique US et anglaise depuis le milieu du XIXe siècle. les décisions unilatérales des USA, superpuissance militaire, qui augmentent les tensions comme au Proche Orient, leur permettent d’éliminer ou de réduire l’influence économique et politique des autres puissances impérialistes, comme celles de l’UE. Les conflits locaux (1° et 2° guerres du Golfe etc) ont toujours un aspect de règlement de compte (repartage des zones d’influence) entre impérialistes.

    La nature même du régime ne pose, en revanche, pas de problème. L’Arabie Saoudite, nettement plus réactionnaire, est cependant le parfait allié de la France et des USA, et également un agent de la lutte contre l’influence iranienne et chiite au Moyen-Orient.

    Les puissances européennes ont appelé à la désescalade, mais n’ont pas condamné l’assassinat en lui-même. Dans les communiqués, le fautif a invariablement été l’Iran et son « rôle négatif dans la région ». Cette attitude de neutralité bienveillante vis-à-vis de l’action américaine est révélatrice : l’hypothèse d’une guerre est considérée comme acceptable.

    Donald Trump a affirmé que si jamais l’Iran tentait quoique ce soit, 54 cibles militaires, civiles ou culturelles seraient frappées en représailles. Le nombre faisant référence au nombre d’otages de l’ambassade US de Téhéran durant la crise des otages de 1979-1981. Cette action serait un crime de guerre.

    Trump a d’ores et déjà renforcé le contingent présent dans les bases autour de l’Iran.

    Nous exprimons notre vive inquiétude face à un risque d’envenimement des conflits et d’embrasement de la région. Si ce n’est pas la IIIe Guerre mondiale, cette escalade de la tension n’en est pas moins un signe de la tournure profondément explosive des relations internationales.

    L’UCL n’a aucune sympathie vis-à-vis du régime réactionnaire iranien. Il est hostile à tout progrès social et en particulier à l’émancipation des femmes iraniennes. Cependant, nous savons reconnaître qui, dans la situation, est l’agresseur et qui est l’agressé. Mettre les deux sur le même plan signifierait cautionner les assassinats extra-judiciaires et les actes de guerre.

    Malgré notre antipathie pour le régime iranien, nous sommes résolument hostiles à toute intervention militaire de la part des USA ou de tout autre armée dans la région. Les résultats de ces opérations militaires sont bien connus : dévastation, chaos, misère, morts et, ultimement, installation de pouvoirs ultra-réactionnaires. La solution face aux régimes réactionnaires réside dans le soutien aux masses populaires et à leurs organisations démocratiques et révolutionnaires. Lorsque les masses populaires d’Iran se sont soulevées contre le régime des ayatollahs, nous les avons soutenues.

    Les armées étrangères d’occupation ne sont pas des sources de paix et de prospérité pour les travailleurs et les travailleuses de ces pays. Elles ne sont que des maux pour ceux qui vivent dans les régions dominées, et ne servent qu’à transformer les zones occupées en colonies.

    Nous sommes hostiles à toute escalade militaire dans la région, tout comme nous reconnaissons le droit pour les pays du Moyen-Orient d’expulser les armées d’occupation étrangères. Chasser l’impérialisme est le préalable à la libération du capitalisme !

    Halte à l’agression US !

    Halte aux menaces de guerre !

    Signataires (07/01/2020)

    UCL ; UPML

  • Vœux conjoints de l’UCL et de l’UPML.

    Vœux conjoints de l’UCL et de l’UPML.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon, organisations membres de l’ICOR, présentent leurs vœux pour l’année 2020.

    Notre travail avance. Il avance toujours trop lentement par rapport à nos souhaits, mais il avance néanmoins. Notre travail, au cours de l’année 2019, s’est approfondi, s’est amélioré. Ce travail d’hier porte en lui les fruits de demain.

    La situation actuelle est porteuse d’incertitudes, mais également d’espoirs important. Espoirs de lutte, espoirs de victoire. Ce sont des vœux de lutte et de combativité adressés à tous ceux qui veulent que le monde change, que l’exploitation et la misère soient remisés dans les galeries des horreurs des musées de demain.

    Nous saluons tous ceux et celles qui luttent.

    Nous saluons la détermination et le courage de la part du prolétariat et des classes populaires ici et ailleurs. Dans notre État, les masses ont prouvé, une nouvelle fois, leur combativité. Nous saluons ceux qui, syndiqués et syndiquées ou non, se sont lancés dans la lutte. Ceux qui se battent aujourd’hui pour que l’avenir ne soit pas qu’une lente dégringolade.

    Nous saluons ceux et celles qui luttent pour les droits économiques, pour les droits politiques, pour sauver le climat, contre les féminicides ou les agressions contre les minorités de genre ou d’orientation sexuelle.

    Nous saluons aussi ceux et celles qui luttent contre le fascisme et ses tentatives d’intimidation ou d’agression, contre leurs manœuvres pour intoxiquer les masses et les dresser les unes contre les autres.

    Nous les saluons toutes et tous et nous les appelons à s’organiser, se structurer et continuer, chaque fois de manière plus efficace à lutter. Car la lutte que nous menons, toutes et tous, à besoin d’être structurée, synthétisée, rationalisée.

    Le besoin d’organisation politique n’est pas une obsession fétichiste de notre part. En tant que marxiste-léninistes, nous ne pouvons accepter notre état de faiblesse actuel, notre division, notre impuissance. Nous ne pouvons accepter de rester en retrait et de ne pouvoir jouer notre rôle. Nous avons d’immenses tâches à réaliser. Chacun, chacune, dans les luttes que nous menons, jouons un rôle général dans la lutte contre la bourgeoisie exploiteuse. Les différents combats sont différents fronts, fronts qui doivent avancer de manière coordonnée, s’épaulant, se soutenant mutuellement, pour que la victoire soit, demain, à portée de main.

    Nous saluons les communistes de notre pays. Nous leur souhaitons la réussite, car l’importance de celle-ci transcende les barrières de nos organisations. Nous les appelons à collaborer pour reconstruire un mouvement communiste puissant et efficace, ici. Nous avons la responsabilité de parvenir à surmonter nos divisions et nos faiblesses pour parvenir à jouer le rôle qui nous incombe.

    En tant que communistes, nous devons apporter une dimension politique aux luttes qui se déroulent actuellement dans notre pays. La notion de convergence des luttes, notion positive, est néanmoins insuffisante. Nous devons travailler à ce qu’apparaissent des synthèses politiques des luttes, qu’elles dépassent leur dimension économique pour devenir des luttes politiques ouvertes avec un caractère de classe affirmé. Qu’elles puissent passer de combat pour le salaire, pour les retraites, pour les conditions de travail, à des combats pour la démocratie populaire, contre la dictature de la bourgeoisie et de ses laquais, pour la création d’un État véritablement socialiste.

    Ce travail ne se fait pas spontanément. Il est le fruit d’une conjonction : la rencontre entre le mouvement spontané de lutte, porté par le prolétariat, et la théorie révolutionnaire. Si des ébauches de remise en cause de la dictature bourgeoise ont été faits dans le mouvement des Gilets Jaunes, il existe encore un long chemin pour passer d’une exigence d’une démocratie bourgeoise plus large à un véritable changement de système. Cette tâche nous revient, tout comme la tâche de créer les cadres démocratiques qui permettent aux différents secteurs en lutte de pouvoir se rencontrer et de pouvoir s’organiser : assemblées générales de lutte, sur le modèle de ce qui s’est passé l’an dernier. Nous pensons que ces lieux sont des ébauches d’une opposition extra-parlementaire, démocratique et populaire. Nous appelons tous ceux qui se retrouvent dans l’objectif de créer ces espaces et d’avancer vers ces objectifs à travailler avec nous.

    Nous saluons les anti-impérialistes qui se battent contre la domination de la France, contre le colonialisme et le néocolonialisme. Nous adressons tout particulièrement nos vœux au Palika et au FLNKS, lesquels mènent campagne en Kanaky pour l’indépendance. Nous espérons que le référendum de septembre 2020 saura leur donner le résultat qu’ils souhaitent.

    Nous saluons les organisations qui luttent pour mettre fin à l’occupation militaire française, à la domination politique, à l’asservissement économique. Nous n’oublions pas nos tâches primordiales de soutenir politiquement leur combat.

    À nos camarades de l’ICOR mais également à l’organisation ILPS ainsi qu’aux autres partis communistes étrangers, nous adressons notre salut. Les luttes qui se mènent à l’échelle mondiale : économiques, pour la démocratie, contre le fasciste, les menaces de guerre ou la guerre impérialiste, contre les oppressions nationales, religieuses, sexistes ou LGBTphobes… sont des luttes que nous saluons. Ceux qui se battent pour qu’avance la révolution, pour qu’elle vive, pour qu’elle triomphe sont des héros et des héroïnes. Nous leur adressons notre solidarité nos vœux de succès !

    Nous travaillons, autant que nos moyens nous le permettent, pour qu’avance de manière concrète cette solidarité. Pour que renaisse une véritable internationale, comme celle qui s’est dessinée, il y a cent ans.

    Les victoires populaires et les défaites populaires ici ou ailleurs entrent les unes et les autres en résonance : chacune est un pas en avant ou en arrière contre l’ordre despotique des exploiteurs !

  • Vœux de l’Unité Communiste de Lyon pour l’année 2020.

    Vœux de l’Unité Communiste de Lyon pour l’année 2020.

    -Unité, coopération, combativité-

    L’année 2019 s’est achevée. Elle a été une année de conflit social important. Jusqu’aux dernières heures, elle a été marquée par une lutte des classes intense, par des coups de boutoir de la part de la bourgeoisie et par une défense résolue de la part des travailleurs et des travailleuses de leurs droits sociaux & politiques.

    L’heure est au bilan.

    Le 31 décembre, au soir, Emmanuel Macron, dans ses vœux, a indiqué qu’il poursuivrait sur la même voie, tout en prétendant qu’il soit possible de trouver des accords à la marge. Cela illustre parfaitement l’adage : « ce qui est à moi est à moi, ce qui est à vous est négociable. ». Du lest a été lâché auprès de certaines corporations spécifiques, comme la Police, dans le but de les rallier, ou d’autres de les neutraliser et de fragmenter le front de lutte. Ironiquement, le régime universel promis par Macron se fracture en une multitude de cas particuliers.

    En dépit de la mobilisation, qui est l’une des plus forte que la France ait connu dans l’après-guerre, le gouvernement conserve un cap inchangé. Il poursuit sa politique d’exécution servile des désirs de la grande bourgeoisie.

    La collusion totale entre l’appareil d’État et le grand capital ne se camoufle même plus. Emmanuel Macron a décoré Jean-François Cirelli, grand patron de la filiale française du groupe Black Rock, en faisant un officier de la Légion d’Honneur. Or, Ce groupe est un de ceux qui appuient le plus fortement la liquidation des retraites, et pour cause : les fonds de pensions constituent une de leurs ressources les plus précieuses.

    Agnès Pannier-Runacher a contribué à accentuer cette impression de dictature des bourgeois en déclarant «Si M. Ghosn [qui vient de s’enfuir du Japon avec la complicité quasi-certaine de la France] venait en France, nous ne l’extraderons pas, parce que la France n’extrade jamais ses nationaux. Nous appliquons à M. Ghosn, comme à monsieur Tout-le-monde, les mêmes règles du jeu.» Si, légalement, l’argument est recevable, il arrange néanmoins beaucoup M. Ghosn. Le mandat d’arrêt international délivré par Interpol, dont, ironiquement, le siège est à Lyon, ne semble rien y changer. Mais la France ne livre pas non plus le pédocriminel Roman Polanski, après tout, pas plus qu’elle ne condamne Matzneff, autre pédocriminel notoire, du fait de sa renommée.

    La bourgeoisie vit une période bien faste ! Elle gagne sur un grand nombre de tableau.

    La privatisation de la SNCF est a été actée, elle devient le 1er janvier une Société Anonyme à capitaux publics. Mais que les investisseurs se rassurent, le plus gros du coût (l’entretien des voies) reste à la charge des contribuables.

    Quant aux fonctionnaires, le Sénat vient d’avaliser la mise en place de trois jours de carence en cas d’arrêts maladie, tout la comme la rupture conventionnelle, et le remplacement des cadres par des contractuels. L’argument, comme pour la réforme des retraites, est celui de l’harmonisation entre public et privé. En réalité, elle contribue à la liquidation du corps des fonctionnaires.

    Ces quelques faits, qui constituent une part de l’actualité politique, sociale et économique récente, illustrent la teneur de la période. L’intensité des luttes ne semble pas avoir le moindre écho auprès de ces groupes privilégiés, au-dessus des lois, au-delà des réalités quotidiennes des masses populaires.

    En réponse à la misère, à la destruction des droits sociaux, les gouvernements et les bourgeoisies sont chaque jour davantage tentées par l’étranglement des droits politiques et par les solutions fascisantes. La liberté se restreint, y compris dans les « démocraties libérales ». Partout, le même schéma s’applique, avec des polices toutes puissantes et une délégation progressive des taches de répression à l’appareil administratif. Partout, l’extrême-droite gagne du terrain, quand ses idées et son programme ne sont pas déjà appliquées par le gouvernement en place.

    Ailleurs dans le monde, le spectre de la guerre est plus fort que jamais. L’assassinat ciblé du général iranien Soleimani par les troupes US, déclenche une vague d’inquiétude. Par le jeu des alliances et des réseaux internationaux, un nouvel embrasement du Moyen-Orient pourrait déboucher sur un conflit d’ampleur.

    La nature elle-même n’est pas en reste. Dans l’hémisphère nord, si la douceur a régné, les phénomènes climatiques extrêmes, comme le froid, le vent, la pluie ou la neige ne s’en sont pas moins manifestés. C’est là une conséquence paradoxale du réchauffement de l’atmosphère.

    L’été austral, quant à lui, a changé l’Australie en brasier. On estime que 500 000 000 d’animaux sauvages sont morts du fait de ceux-ci. La réalité d’un écocide massif est chaque jour davantage plus difficile à nier.

    C’est dans ce contexte difficile que nous présentons nos vœux. Mais si le bilan est pénible à faire, les perspectives d’espoir existent. Chaque jour, les masses populaires du monde entier se dressent davantage contre leurs exploiteurs et exploiteuses, contre leurs bourreaux.

    Les perspectives de luttes sont là.

    Partout, les masses se sont dressées contre ces injustices. En France, les mouvements se sont rejoints, Gilets Jaunes, écologistes, antifascistes, féministes, syndicalistes… Ces luttes ont parfois réussi à se coordonner. C’est un début qui a donné plus d’allant et plus d’ampleur à cette grève qu’à celles qui ont précédé.

    Nous défendons l’idée qu’elles fusionnent et puissent opérer une synthèse. Cette synthèse ne peut être que politique : c’est-à-dire poser la question de la forme et de la nature du pouvoir. L’an passé, la notion de régime despotique, de dictature de la bourgeoisie et du capital, a pris un ascendant considérable dans le mouvement des Gilets Jaunes. Cette progression politique est une des grandes victoires de l’année passée, même si elle demeure temporaire, vulnérable, face aux diversions des réformistes, des électoralistes, mais aussi du gouvernement et des fascistes.

    Le flux et le reflux de la politisation perdure tant qu’il n’existe pas une force politique capable de pouvoir poursuivre et accentuer ce travail, mais aussi organiser les parties les plus combatives des travailleurs et des travailleuses.

    C’est ce travail qui constitue notre priorité : œuvrer à construire l’organisation politique qui peut réaliser cette tâche. Un long chemin reste à réaliser pour permettre d’atteindre cet objectif. Cette focalisation sur la construction d’un Parti Communiste révolutionnaire n’est pas une obsession fétichiste, c’est le résultat d’un constat.

    La bourgeoisie est supérieurement organisée, elle possède les moyens de verrouiller complètement l’appareil d’État et ses fonctions de répression, elle possède les leviers de l’économie, de la propagande, l’influence idéologique et politique… Cet ennemi de classe ne peut être chassé de son piédestal que par une force au moins aussi organisée.

    Cette volonté de travailler à cet objectif est également le reflet du fait que notre impuissance, à la fois en tant qu’organisation comme en tant que courant politique, nous est intolérable. Il nous apparaît comme inacceptable de se contenter de la situation actuelle et d’y végéter.

    C’est dans cet état d’esprit que nous participons et appelons à participer à des cortèges et actions unitaires sur Lyon, mais que nous sommes également signataires, aux côtés de l’UPML, d’une lettre ouverte aux organisations, militants et militantes communistes. Le peu de réponses reçues, et le peu de débats suscités, est néanmoins révélateur d’un état d’esprit qui reste encore marqué par le sectarisme. C’est également ce choix de la coopération qui nous pousse à nous inclure dans l’ICOR et à travailler internationalement avec des communistes d’autres pays ou d’autres continents.

    Parce que nous plaçons l’intérêt suprême des luttes et du prolétariat au-dessus de tout, nous considérons qu’il nous faut parvenir à réaliser ce travail.

    L’Unité Communiste de Lyon place au plus haut degré de l’importance l’intérêt premier de la lutte sociale et politique. Cette manière de concevoir notre environnement nous pousse à opter pour une politique de coopération et de travail commun avec l’ensemble des forces progressistes, révolutionnaires, communistes ou non communistes, qui partagent cette conception.

    Nous pensons que ce travail positif mérite d’être accru, systématisé, et qu’une alliance est possible, entre individus, associations, syndicats, organisations politiques, féministes, écologistes, antifascistes ou partis politiques autour de cette volonté commune de lutte.

    Par corollaire, nous sommes hostiles à une attitude que nous qualifierions de « parasitaire-sectaire ». Nous condamnons cette attitude qui consiste au fait de jouer à une forme de « monopoly des luttes », en les considérant uniquement sous un angle utilitaire, comme un bassin de recrutement qu’il faut drainer au plus vite, quitte à le liquider. Ces pratiques sont malheureusement trop répandues. Si elles débouchent sur un recrutement de quelques militants ou militantes en plus, elles contribuent à lessiver toutes les forces combatives et à les dégoutter du travail organisé. Cela de plus, contribue à une montée en tensions dans les rapports entre organisation.

    Nous ne pouvons que citer le Manifeste :

    « Les communistes ne se distinguent des autres partis ouvriers que sur deux points :

    1. Dans les différentes luttes nationales des prolétaires, ils mettent en avant et font valoir les intérêts indépendants de la nationalité et communs à tout le prolétariat.

    2. Dans les différentes phases que traverse la lutte entre prolétaires et bourgeois, ils représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité.

    Pratiquement, les communistes sont donc la fraction la plus résolue des partis ouvriers de tous les pays, la fraction qui stimule toutes les autres; théoriquement, ils ont sur le reste du prolétariat l’avantage d’une intelligence claire des conditions, de la marche et des fins générales du mouvement prolétarien. »

    Une organisation qui, pour poursuivre ses objectifs, hypothéquerait le développement autonome du mouvement spontané de lutte, qui n’aurait d’autre rapport vis-à-vis de lui que de l’inféoder à ses objectifs propres, ne pourrait être une organisation communiste, et agirait en tant que parasite des luttes. Des groupes ou des organisations non-communistes ont régulièrement agi en meilleurs communistes, à partir du moment où ils et elles avaient à l’esprit ces principes. Notre vision de l’unité n’est pas platement horizontale, sur une simple proximité idéologique apparente : la pratique compte tout autant, sinon plus, car elle transcrit réellement, plus que les déclaration creuse, la véritable teneur de l’idéologie de ces groupes.

    Nous saluons ceux et celles qui luttent.

    Nous saluons donc tous ceux et celles qui prennent part, avec honnêteté, avec sincérité, à la lutte sociale sous toutes ses formes. Nous saluons ceux et celles qui, communistes ou non, font tout pour la faire avancer et triompher.

    Nous saluons ceux et celles qui font vivre la lutte antifasciste, à Lyon comme ailleurs. Ceux et celles qui font vivre la lutte écologiste, féministe, contre les discriminations faites aux LGBTI, aux étrangers et étrangères, à ceux et celles qui souffrent en silence.

    Nous saluons ceux et celles qui luttent contre la guerre, contre l’impérialisme.

    Nous saluons notre organisation-sœur UPML, avec laquelle nous avons nombre de projets à réaliser au cours de cette année. Nous saluons nos camarades de l’ICOR, de l’ILPS. Nous saluons également toutes les organisations communistes, avec lesquelles nous avons l’espoir et la hâte de travailler.

    Nous saluons nos amis et nos amies, nos camarades et nos proches, sans lesquels nous ne pourrions avancer jour après jour.

    Surtout, nous saluons les masses populaires du monde entier.

    Faisons de 2020 une année de victoire !

    Faisons de 2020 une année rouge !

  • Solidarité avec le MLPD

    Solidarité avec le MLPD

    Dernièrement, le MLPD et ses membres ont été victimes d’agressions de la part de militants fascistes. En voulant protester, le MLPD a été attaqué par la police Allemande, causant plusieurs blessés et blessées, y compris parmi ses cadres dirigeants. Nous affirmons notre solidarité envers nos camarades d’outre-Rhin.

     Au MLPD et aux antifascistes en lutte contre les attaques fascistes en Allemagne

    Chères et chers camarades,

    Nous vous adressons notre solidarité pleine et entière face aux attaques fascistes que vous avez subit au cours de votre lutte. Les fascistes sortent de leurs trous et osent à nouveau manifester régulièrement dans plusieurs villes en Allemagne, dans la région Ruhr, dans plusieurs villes en allemagne de l’Est. 

    Ils osent s’attaquer à vous et commettent depuis un certain temps – et actuellement à nouveau contre vos camarades Aja Lenz et Dirk Willing – des attentats menaçant la santé et la vie ! Il s’agit d’une menace lourde que nous ne pouvons ignorer. Nous condamnons fermement ces actes. Cette situation se généralise malheureusement, y compris en France, ou les groupes fascistes sont là pour réaliser les basses oeuvres de la bourgeoisie.

    L’activité fasciste en Allemagne -tout comme ici- ne serait pas possible sans la tolérance et la protection active de l’appareil d’Etat et le soutien, politique et financier, de la part des branches les plus réactionnaires de la bourgeoisie. A plusieurs reprises, vous avez dévoilé l’unité entre fascistes et des parties de l’appareil d’État. Vous faites connaître que la police cible et attaque les antifascistes et les communistes quand vous essayez de protester et de faire connaître parmi la population ces évènements. 

    Cette attitude les démasque et montre une fois de plus que les braises du fascisme ne seront jamais éteintes tant que le capitalisme existe.Le capitalisme en crise fait appel à ses « chiens de garde » pour maintenir sa domination avec brutalité quand les masses cherchent et se battent pour une société alternative.

    Les fascistes s’en prennent à votre organisation car ils savent reconnaître leur ennemi le plus redoutable : l’organisation révolutionnaire qui veut mettre fin au capitalisme et à son ordre pourrissant. En s’en prenant à vous, camarades, ils vous tressent une couronne de lauriers. Leur obsession de vous nuire est le reflet de la peur que vous leur infligez. 

    Un de vos camarades antifascistes et attaqué par la police dit à juste titre : « La plupart des gens ici est contre les fascistes et s’indignent. Il faut qu’ils apprennent à les combattre. » Nous ne pouvons que souscrire à cela ! Dans ce sens, intensifions nos efforts communs. 

    Combattons le fascisme ! Combattons la dictature du capital financier sous toutes ses formes ! Avançons sur le chemin de la révolution socialiste en construisons nos Partis révolutionnaires et notre unité internationaliste ! 

    Camarades, vous n’êtes pas seuls !

    Prolétaires et opprimés de tous les pays, unissez-vous !

    Nos salutations antifascistes et révolutionnaires !

    25/12/2019, UPML et UCL- France

  • Message de l’ICOR à destination de l’UPML et de l’UCL.

    Message de l’ICOR à destination de l’UPML et de l’UCL.

    Message de solidarité de la Coordination européenne de l’ICOR adressée à l’Union Prolétarienne et à l’Unité Communiste de Lyon

    nos salutations solidaires et combatives à vous et aux cheminots, enseignants et autres salariés de la fonction publique, ouvriers, employés des hôpitaux, « gilets jaunes » et beaucoup d’autres qui depuis une semaine sont en grève et protestent au niveau  nationale contre le gouvernement Macron.

    C’est une juste lutte – L’ICOR, la coordination internationale des partis et organisations révolutionnaires, est fermement à vos côtés! 

    L’UE est une coalition d’exploiteurs qui se soutiennent mutuellement…. L’UE est un instrument de pour le repartage du monde et ils ne reculent pas devant le crime et la guerre! Les grands groupes monopolistiques comme Volkswagen, Total, Orano-Areva, Airbus … déterminent l’ordre du jour de l’UE – comme dans ses États membres. (…) L’UE est une machine à produire  la pauvreté, à réduire les droits des travailleurs, à flexibiliser les heures de travail et à privatiser la fonction publique!

    Nous connaissons actuellement une recrudescence des luttes dans de nombreux pays, manifestations de masse, révoltes et rébellions contre la politique des dirigeants, contre la politique impérialiste et le développement vers la droite de nombreux gouvernements et partis.
    Dans cette polarisation sociale en cours, la tendance de gauche, la solidarité internationale et la coopération au-delà des frontières dans la lutte … doivent être encore  renforcées dans la lutte contre toutes les nuances du social chauvinisme.

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

    Chers camarades,
    Nous vous souhaitons beaucoup de succès pour renforcer les révolutionnaires et la construction de vos organisations dans ces luttes très importantes.

    Faites-nous savoir quelle solidarité énergique, quelle coopération pratique et quel soutien vous sont nécessaires dans cette période. Et partagez vos expériences avec nous!

    Joachim G., pour les coordinateurs européens de l’ICOR
    14 décembre 2019

  • Y aura-t-il de la grève à Noël ?

    Y aura-t-il de la grève à Noël ?

    En cette fin d’année, les luttes sont fortes. Les travailleurs, les travailleuses, les exploités et exploitées, ne veulent pas voir leurs droits se faire balayer ! Cette résistance déplaît au gouvernement, qui voudrait voir les grèves brisées.

    Le Premier ministre a déclaré que les grévistes, en particulier des transports, devraient « assumer leurs responsabilités » si la grève se poursuivait à Noël. Mais qui est responsable ? Ceux qui veulent réduire en cendre tout ce pour quoi nos parents, nos grands-parents, ont lutté.

    En 1910, nos aïeux ont bravé les fusils des soldats pour arracher le droit du travail. Les armes à la main, à la Libération, ils ont arraché le droit de ne pas mourir au travail, d’avoir une retraite, d’avoir une sécurité sociale, une assurance chômage.

    Aujourd’hui, une poignée de banquiers et de banquières, de rentiers et de rentières, de marchands de canons ou d’automobiles veulent tout nous prendre.

    Et le dernier argument de leurs valets de chambre, Macron & Cie, est pitoyable ! « Pensez à Noël, pensez aux enfants ! ».

    Derrière eux, les hordes de fascistes, qui se disent du côté du peuple, mais sont toujours du côté des exploiteurs, vocifèrent aussi. Les syndicats seraient islamisés, et c’est « pour ruiner Noël qu’ils font grève ». Ces traîtres et ces traîtresses à la cause du peuple se démasquent. Ceux que ces sinistres personnages veulent, c’est semer la haine entre ceux qui courbent l’échine sous le poids du travail.

    En réalité, ils veulent que la grève stoppe pour que les actionnaires des grands cartels de la vente puissent se remplir les poches. Se remplir les poches en vidant les nôtres ! Par contre, les forces de l’ordre bénéficient d’une retraite maintenue, alors que ce régime est censé être équitable et supérieur : il faut bien payer ceux qui nous écrasent !

    Les bourgeois et les bourgeoises se moquent de nous !

    Menteurs et corrompus !

    M. Delavoye, chef d’état-major de l’anéantissement des retraites, en est l’illustration. Menteur et corrompu. Il « oublie » dix fois de déclarer ses petits à-côtés. Il « oublie » de déclarer qu’il travaille pour ceux qui tireront profit de la mort des retraites. Il « oublie » des centaines de milliers d’euros de salaire cachés.

    En réalité, si les fêtes de fin d’année seront maigres, c’est parce que les patrons et les patronnes nous volent. S’il y a la grève à Noël, c’est uniquement de leur fait. Ce sont eux qui nous imposent d’avoir à nous battre. Ce sont eux qui nous imposent de perdre le salaire des jours de grève, pour que, demain, ces mêmes enfants aient un jour une vie digne.

    Si, en ces fêtes de fin d’année, il faut penser aux enfants, pensons -y.

    Ne cédons pas ! Seule la lutte massive peut seule permettre de briser l’offensive des exploiteurs. Céder aujourd’hui, c’est payer le prix fort pour le reste de notre vie, et pour les générations d’après.

    • Défendons leur retraite.
    • Défendons leurs conditions de travail.
    • Défendons leurs conditions d’éducation.
    • Défendons la planète contre la destruction.

    Résistons – combattons – gagnons !

    Rejoignez les organisations qui luttent. Les syndicats combatifs, les organisations révolutionnaires.

    Notre démocratie nous est volée, confisquée par les intérêts des bourgeois et des bourgeoises !

    Ensemble, organisés, en sachant où aller, nous pouvons non seulement battre ces parasites qui nous volent, mais construire une société différente.

    • Une société démocratique.
    • Une société populaire.
    • Une société où l’économie sert à satisfaire nos besoins.
    • Une société qui protège l’humanité comme la nature.

    Partout sur la planète, nous nous battons isolés et isolées. Rejoignons-nous, tendons-nous la main, et gagnons !

  • Construisons un cortège révolutionnaire ! -communiqué commun-

    Construisons un cortège révolutionnaire ! -communiqué commun-

    Construisons une lutte victorieuse !

    A Lyon, le 10 décembre, 20 000 personnes ont défilé, 800 000 en tout. C’est un succès important, pour une lutte qui est vitale.

    Au cours de cette manifestation, nous, organisations révolutionnaires, avons défilé ensemble, dans un cortège unitaire et révolutionnaire. Nous avons décidé de marcher ensemble, en dépit de nos distinctions, de nos différences, de nos désaccords. Car elles sont secondaires en regard de la lutte immense à mener. Nous faisons le choix de faire front commun.

    Le conflit qui s’annonce sera dur. Les groupes d’intérêts qui appuient la réforme des retraites, et qui espèrent empocher des profits immenses, sont déterminés à ce qu’elle soit mise en place. Le gouvernement, qui en exécute les ordres, ne reculera pas sans y être obligé.

    Cette lutte, comme celle des années précédentes, montre que la face démocratique du régime s’effrite. Il se révèle pour ce qu’il est : le diktat des intérêts de la grande bourgeoisie française. Ce régime nous étrangle socialement et cherche également à nous étrangler politiquement.

    Pour cela, il fait appel à toutes ses armes.

    • A ses manœuvres de diversion.
    • A la propagande des médias à sa botte.
    • A sa police, qui intimide, menace, frappe et mutile.
    • A sa justice, qui condamne et emprisonne.
    • Aux fascistes, nourris et dorlotés, qui attendent leur heure.

    Les bourgeois ne cèdent pas, et nous non plus !

    Nous ne voulons pas juste maintenir le système actuel, avec ses faiblesses, ses insuffisances, ses pensions de misère. Nous voulons aller de l’avant. Ce n’est pas uniquement cette réforme des retraites que nous ciblons, mais un ensemble : ce régime. Derrière cette revendication, en réalité, c’est un système entier que nous voulons remettre en cause.

    C’est ce régime capitaliste qui génère et accroît sans cesse la misère. C’est lui qu’il faut mettre à bas.

    Nous défendons, par-delà les distinctions idéologiques et politiques, un but commun. L’idée d’une société sans capitalisme, basée sur la satisfaction des besoins matériels et culturels de l’ensemble des habitants de la planète, où les richesses sont produites dans le respect de l’humanité et de la nature.

    Au cours de ces dernières années de lutte, cette conclusion est chaque jour davantage partagée parmi les exploité·e·s et les opprimé·e·s. Luttes écologistes, luttes sociales, féministes, antifascistes, luttes internationales et anti-impérialistes fusionnent progressivement autour de ces conceptions.

    Elles doivent triompher.

    Renforçons les organisations combatives, les syndicats, les associations et les assemblées populaires.

    Nous appelons tous ceux et celles qui, organisé·e·s ou non, partagent cette vision de la situation. Nous les appelons à rejoindre ce cortège, à le faire grandir. Nous appelons à étendre cette initiative partout où cela est possible.

    Partout où nous sommes, défendons la grève générale.
    Partout où nous sommes, défendons la lutte contre le capitalisme.
    Partout où nous sommes, unifions nos forces pour être victorieux et victorieuses !

    Retrouvons-nous, toutes et tous, sous les couleurs de la révolution, le mardi 17 décembre !

    Premiers signataires : Eco Défense, Jeunes Révolutionnaires, Unité Communiste de Lyon