Catégorie : Communiqués

  • 49.3 : le retour !

    49.3 : le retour !

    Le 29 février, le gouvernement a annoncé le recours au 49,3 sur la question de la réforme des retraites.

    Profitant du contexte défavorable, des vacances scolaires, de la pression grandissante de l’épidémie de coronavirus-19, il abat sa carte finale. Pour l’Unité Communiste de Lyon, ce choix est lourd de sens.

    Il représente un crachat fait au visage de celles et ceux qui ont lutté depuis des mois contre ce projet liquidateur. Il représente un usage de la force brute en face de la mobilisation parlementaire et extra-parlementaire. Ni les tenants, ni les aboutissants de cette loi ne sont connus. Elle est un blanc-seing offert pour réduire en miette les conquêtes sociales.

    Cette loi ferme la parenthèse du compromis de 1945, compromis social, imposé à la bourgeoisie par les masses populaires, en armes, organisées et puissantes. Parenthèse qui n’a jamais été qu’un repli temporaire pour les bourgeois et les bourgeoises. Parenthèse qui ne peut remplacer réellement l’exercice concret du pouvoir par les exploités et les exploitées, par les opprimés et les opprimées.

    Nous appelons chacun et chacune à tirer les conclusions politiques sur la nature du gouvernement et de l’État, et sur son caractère antidémocratique. Nous appelons à ce que les mobilisations qui vont avoir lieu se fassent autour de ce constat.

    Les enjeux de la réforme des retraites, pour nous, sont des enjeux de survie. Pour les millionnaires et les milliardaires qui sont la base sociale du régime, ce sont également des enjeux de survie, mais de survie économique. Cette clique de bandits solde nos existences pour s’offrir de nouveaux marché, pour gonfler leurs rentes, pour maintenir la parité face à la concurrence des autres cliques de bandits.

    Au nom de leurs profits, ils sacrifient nos vies. Derrière le prétexte du libéralisme, les bourgeois annoncent que la privatisation et le libre marché apporteront le bonheur et la prospérité à la Terre entière. Or, nous les voyons aujourd’hui réclamer l’impossible à l’hôpital public, sans en avoir les moyens. Nous les voyons, comme Trump, demander, implorer la régulation de l’État pour compenser leurs pertes.

    En réalité, leur doctrine est morte. Elle est remplacée par les arrangements, les marchés captifs, les cadeaux… et nous les payons encore et toujours !

    Voilà de qui le gouvernement prend ses ordres.

    Voilà le programme qu’il exécute.

    Voilà la raison profonde du 49,3.

    Voilà pourquoi il n’y aura jamais de réelle démocratie, tant que le pouvoir sera aux mains de cette classe sociale.

    Voilà pourquoi nous avons besoin de notre démocratie : populaire, démocratie de ceux et celles qui produisent la richesse du monde. Démocratie pour le peuple, contre le pouvoir de ses bourreaux.

    Assez ! Assez de cette démocratie étriquée ! Assez de cette dictature !

    Organisons nous, bâtissons notre pouvoir !

  • Un premier monument Lénine en ex-RFA

    Un premier monument Lénine en ex-RFA

    Le premier monument de Lénine dans les Länder de l’Allemagne de l’Ouest sera érigé – Lénine vient à Gelsenkirchen !

    Le 14 mars 2020, le révolutionnaire russe, théoricien ouvrier marxiste et leader de la révolution d’Octobre 1917 viendra à Gelsenkirchen. 150 ans après son anniversaire, il s’installera en permanence à Gelsenkirchen-Horst : Sous la forme d’une statue en fonte de plus de deux mètres de haut et au design élaboré, devant le Horster Mitte – le siège fédéral du MLPD.

    « Ce sera également le début d’un mouvement national « Ne donnez aucune chance à l’anticommunisme » », déclare Gabi Fechtner, présidente du MLPD. « À une époque où les monuments des grands maîtres à penser et révolutionnaires communistes sont encore en train d’être démolis, où de plus en plus de gouvernements de droite, comme en Hongrie, interdisent les symboles communistes, nous donnons consciemment un exemple contre l’anticommunisme, qui est aussi la religion d’État en Allemagne. Le scandale en Thuringe, où un premier ministre a été élu grâce aux votes de l’AfD, montre où mène l’anticommunisme. Diriger la cible principale contre les communistes et les marxistes-léninistes, mettre sur un pied d’égalité la droite et la gauche, donner le bien-fondé à l’anticommunisme en tant que justification idéologique du fascisme – tout cela a rendu possible le développement vers la droite dans la société. Nous sommes donc heureux d’ériger le premier monument de ce type en Allemagne de l’Ouest et l’un des monuments le plus à l’ouest de l’Europe, en guise de signal contre cet anticommunisme inqualifiable. »

    Le MLPD a réussi à acquérir une statue originale de Lénine datant des années 1930, qui a été coulée en Union soviétique. Dans le monde entier, il n’y avait et il n’y a qu’une poignée de cette forme. « Cela donne à Gelsenkirchen une véritable rareté, qui n’est pas seulement un signal politique, mais qui a également une importance culturelle et touristique », déclare la présidente du MLPD. Certaines personnes peuvent y voir une provocation, d’autres un signe courageux contre le développement vers la droite. Comme tant d’autres choses dans la discussion sociale actuelle, cet événement va polariser. « Nous saluons et souhaitons tout particulièrement un large débat sur des questions qui sont souvent taboues dans les médias bourgeois : contre l’anticommunisme, sur les mérites de Lénine et de la construction socialiste en Union soviétique, et aussi sur les conclusions que l’on peut tirer de la trahison du socialisme et des crimes commis en son nom. »

    Dans les semaines qui y précèdent, nous allons faire un large travail de relations publiques à Gelsenkirchen pour que la population apprenne encore plus sur ce révolutionnaire et sur l’importance d’ériger un monument à sa mémoire. Surtout à une époque où le capitalisme est à nouveau discrédité à juste titre : en tant que société d’exploitation et d’oppression qui produit des guerres et des destructions environnementales inhérentes au système.

    La cérémonie d’inauguration aura lieu le 14 mars entre 16h30 et 17h30 à l’intersection des rues Schmalhorststraße/An der Rennbahn. Elle fait partie des célébrations à l’occasion des « 100 ans de l’Armée rouge de la Ruhr », qui auront lieu dans de nombreuses villes de la région de la Ruhr ce week-end. Nous attendons des invités internationaux. La presse sera invitée à l’échelle nationale.

  • NOUS CONDAMNONS LE MASSACRE RACİSTE À HANAU – ATIK

    NOUS CONDAMNONS LE MASSACRE RACİSTE À HANAU – ATIK

    Avrupa Türkiyeli İşçiler Konfederasyonu Konfederasyona Karkerên ji Tirkîye li Ewropa Konföderation der Arbeiter aus der Türkei in Europa Confederation of Workers from Turkey in Europe La Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe Confederatie van Arbeiders uit Turkÿe in Europa 

    www.atik-online.net info@atik-online.net 20. 02. 2020 1111 

    Mercredi soir 19 février à 22h00, une attaque armée a été perpétrée dans la ville de Hanau, la région de la Hesse en Allemagne. Elle a visé un chicha bar fréquenté par de jeunes migrants et réfugiés. De nombreuses personnes ont été blessé et 9 personnes dont une femme sont décédées lors de l’attaque. Selon les informations données par la presse, parmi les personnes qui ont perdu leurs vies, il y a des jeunes d’origine kurde, turque, roumaine et bosniaque. 

    Après l’attentat, la police a mené un raid au domicile de la personne qu’elle avait identifiée comme suspecte. Elle a trouvé le suspect et sa mère de 76 ans morts. Dans la lettre laissée par le suspect, il a été noté que « il est maintenant trop tard pour renvoyer certains peuples qui vivent en Allemagne, il faut les détruire« . 

    Bien que les partis fascistes de droite soient organisés ouvertement et secrètement depuis de nombreuses années en Allemagne, l’État ne les a jamais ciblé. Ces gangs fascistes ont répétés à plusieurs reprises dans la presse qu’ils se préparaient à attaquer les migrants et les politiciens qui défendent les droits des immigrants. Ils ont également affirmé qu’ils préparaient un jour-J. Ils se préparaient à une insurrection armée pour le jour où ils tenteraient de prendre le pouvoir. Cela était clairement évident lors de la tentative d’assaut de la Synagogue à Halle. Cela a été prouvés une fois de plus lors de récentes perquisitions à domicile et dans les documents saisis auprès de l’organisation Combat 18. Il y a eu des centaines d’attaques contre des immigrants en Allemagne ces dernières années. Beaucoup de ces événements ont été médiatisés comme des événements individuels et obscurs. 

    Le massacre raciste à Hanau n’est pas un incident individuel, l’État allemand en est responsable. Avec l’attaque qui a fait la une des médias, les autorités de l’État allemand ont commencé déjà à verser des larmes de crocodile… Cependant, nous savons que cette attaque n’est pas un incident individuel, l’État allemand en est responsable. Les organisations racistes et extrême droite montantes en Europe ont été nourris par les États et l’État fédéral d’Allemagne. Les nazis ont infiltré massivement les forces de police allemande, et même les juges et aux avocats qui sont chargés d’affaire similaires ont reçu des lettres de menace. Cet attentat est dans la continuité directe de l’attaque de la synagogue de Halle en Allemagne et de meurtre du politicien [un préfet de la CDU qui défendaient les droits des migrants et migrantes] à Kassel. 

    L’extension des politiques racistes et fascistes est souvent la méthode utilisée par les États pour diviser et supprimer l’opposition sociale causée par le mécontentement social et les attaques aux droits démocratiques. En particulier, c’est une raison primordiale dans les campagnes de presse contre les réfugiés migrants. Ils essaient de se forger une opinion publique selon laquelle les réfugiés et les immigrants devraient être renvoyés dans leur pays d’origine depuis longtemps. Aujourd’hui, avec les changements apportés aux lois sur les immigrants et les réfugiés en Allemagne, les organisations et associations racistes de droite se sont renforcées. Elles sont appuyées par des politiques racistes et discriminatoires sont soutenues par l’État allemand. Par conséquent, l’État allemand est responsable de ce massacre. 

    Nous ne taisons pas, Nous ne restons pas silencieux ! En tant qu’ATİK, une fois de plus nous ne restons pas silencieux et nous invitons tous les antifascistes et anticapitalistes à élever la voix dans la rue pour accroître la fraternité de classe et la solidarité, toute en continuant la lutte contre le racisme et les bruits de pas croissant des bottes fascistes. Nous partageons également la douleur de ceux qui ont perdu la vie dans le massacre et souhaitons une guérison aux blessés ! 

    ➢ Non au racisme, au fascisme et à toutes sortes de réactionnaires ! 

    ➢ Les partis racistes-fascistes devraient être interdits ! 

  • Déclaration à propos des attentats racistes d’Allemagne.

    Déclaration à propos des attentats racistes d’Allemagne.

    Le 20 février 2020, un tueur xénophobe a assassiné 9 personnes et blessé plusieurs dizaines d’autres à Hanau. Il a frappé deux bars à chicha avant de se donner la mort. À Halle, un potentiel terroriste a été arrêté. Il prévoyait de frapper des synagogues. En juin 2019, le préfet conservateur de la CDU est abattu d’une balle dans la tête. Le principal inculpé est un proche du NPD (Nationaldemokratische Partei Deutschlands), parti néo-nazi Allemand. Dans le même laps de temps, un éphémère accord FDP (libéraux) – CDU (conservateurs) – AfD (extrême-droite) s’est produit. Cet accord en Thuringe – conçu pour chasser die Linke, le part de gauche réformiste -a été rapidement dénoncé comme la poignée de main de la honte. Mais cela forme un précédent: il est désormais envisageable que des accords existent.1

    Ces situations révèlent à la fois la percée parlementaire et extra-parlementaire de l’extrême-droite. Elle va de pair avec une légitimation de son discours. Cette maladie n’est pas spécifique à l’Allemagne, mais il est inquiétant qu’elle s’exprime aussi dans ce pays. Cela tant du fait du passé que du poids immense que représente cet État dans l’Union Européenne.

    L’ensemble des États connaît cette situation : elle est le reflet d’une tendance lourde. Une tendance nourrie par la dégradation de la situation économique, par la rapacité des bourgeois et des bourgeoises. Cette dégradation se traduit invariablement politiquement. Une destruction progressive des droits démocratiques, des tensions explosives chez les exploités et exploitées… en somme, la pression monte. La lutte constante contre les idées révolutionnaires progressistes font que les expressions politiques de cette colère peuvent se tourner vers la réaction la plus violente. La bourgeoisie s’en réjouit.

    Le climat raciste et toxique s’est orné d’une façade démocratique et légale en se cantonnant officiellement à la critique de l’Islam et de ses tendances réactionnaires. Mais dès que ceux qui le défendent s’emportent, ce qui ressurgit immédiatement est la racine raciste et xénophobe. C’est son fondement premier, sa nature première.

    Souvent, ces assassins sont présentés comme opérant seul, comme des loups solitaires. C’est partiellement vrai. Le plus souvent ce sont des tueurs isolés comme Brievik, ou des petits groupes. Mais derrière cela, il existe un soutien logistique, un travail mental porté par une communauté, et une responsabilité qui va bien au-delà des groupes fascistes. Cette responsabilité partagée est sur plusieurs niveaux.

    • Une complicité morale de la part d’agitateurs et d’agitatrices réactionnaires. Ces individus cherchent à attiser et à provoquer une « guerre des races ». Ils agissent ainsi soit par opportunisme électoraliste, soit par réelle conviction.
    • Une complicité pratique, de la part de l’appareil d’État. Les réseaux néo-nazis ou fascistes bénéficient de la tolérance de la part de la police, des services de renseignement ou de la justice. Le scandale de la NSU en 2011 a révélé une imbrication profonde entre les assassins nazis, les services secrets allemands et turcs, et l’État allemand.
    • Un silence médiatique, dans lequel des formules éludant le caractère politique du crime sont employées.
    • Un appui stratégique : la grande bourgeoisie réactionnaire voit dans l’existence de ces groupes et l’influence de leur idéologie une contre-assurance en cas de défaillance des interfaces démocratiques. Cette « guerre des races » est une excellente manière de prévenir toute velléité d’union entre les classes populaires.

    Nous condamnons ces attentats, nous condamnons également les complices directs et indirects de ceux-ci. Nous pensons qu’il faut également dénoncer le contenu du discours fasciste et chauvin : il s’agit d’une entourloupe.

    Dans les pays impérialistes que sont la France ou l’Allemagne, une grande partie de ceux qui tombent dans son piège sont des personnes qui se sentent isolées, vulnérables, démunies face aux tensions toujours plus grandes dans la société. Ils se rattachent donc à des courants politiques qui leur promettent l’abolition de la lutte des classes, l’unité nationale, la défense de la grandeur de leur civilisation.

    En réalité, ceux qui promeuvent ces discours mentent. Ils ne sont même pas des nationalistes, ils ne défendent pas la nation au sens populaire du terme. Au contraire, ils fragmentent en éclats ennemis ceux qui la composent : travailleurs et travailleuses, masses populaires présentes dans le pays, qui le font vivre et produisent les richesses. Ils ne font que la livrer, ligotée, bâillonnée, à leurs premiers bourreaux : la bourgeoisie impérialiste.

    Les seuls qui défendent réellement, fondamentalement les intérêts du peuple, les intérêts des exploités et exploitées, des opprimés et opprimées, ce sont ceux qui luttent contre la bourgeoisie. Ceux qui luttent pour l’unité populaire contre l’oppression et l’exploitation. Ceux qui luttent contre les maux que sont le racisme, le sexisme, les discriminations. Car ces maux sont des fêlures dans l’alliance de tous ceux qui sont victimes du système d’asservissement qu’est le capitalisme-impérialisme.

    Nos pensées vont vers les victimes de ces attentats odieux. Ces attentats sont d’autant plus odieux que les proches des victimes et les survivants et survivants obtiennent rarement justice.

    Lorsque les fascistes et xénophobes n’hésitent pas à dire que la responsabilité première provient de l’immigration ; lorsque les médias imposent un silence complice ; lorsque la justice prononce des peines ridicules, les victimes sont assassinées à nouveau.

    Donnons-leur de la voix. Dénonçons le fascisme et la complicité de la bourgeoisie et de son État !

    1En France, en 1998, une situation similaire s’est produite : Charles Millon, député UDF (centre) a été élu de manière contestée avec les voix de l’extrême-droite. La situation a déclenché un tollé a l’époque. Aujourd’hui, elle ne poserait plus de problème.

  • Pétition contre le SNU

    Pétition contre le SNU

    COLLECTIF NON au SNU

    https://www.change.org/p/collectif-non-au-snu-non-au-snu?recruiter=895999407&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=psf_combo_share_initial&recruited_by_id=183cf3f0-f522-4c49-90c5-0d8c9f664663

    Le Service national universel que le gouvernement veut rendre obligatoire pour les jeunes de 16 ans

    • Une opération de soumission de la jeunesse: il s’agit d’inculquer un esprit d’obéissance aux règles, un respect absolu des normes… Règles et normes qui, pour la plupart, ne visent qu’à perpétuer les inégalités et injustices inhérentes à l’organisation actuelle de la société. Cette volonté de soumission passe aussi par un contrôle renforcé, notamment à travers la mise en fiches de tous les jeunes de 16 à 25 ans ; on sait comment ce genre de fichier peut être utilisé ! Volonté de soumission, enfin, car elle ne reconnaît comme « engagement » des jeunes que les dispositifs étatiques.
    • La remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses : les jeunes du SNU seront utilisé/es pour remplacer des emplois aujourd’hui occupés par des employé/es qui ont un salaire, une convention collective ou un statut, la possibilité de s’organiser syndicalement, des droits individuels et collectifs. Avec le SNU, chaque année, 800000 jeunes seront exploité/es, sans aucun de ces droits, pour des durées variables ; ils et elles seront très vivement encouragé.es à poursuivre leur « engagement volontaire » par un service civique, dans les mêmes conditions de précarité.
    • Des dépenses considérables : 6 milliards €/an, selon un rapport sénatorial de 2017. Ces milliards seraient bien plus utiles pour le service public de l’Éducation, qu’aux mains des militaires !
    • Le renforcement de la militarisation. Encadrement militaire, levée du drapeau, chant guerrier, uniforme, parcours du combattant, raid commando, etc. contribueront à l’endoctrinement des jeunes. La propagande visera à banaliser encore plus le rôle de l’armée, alors que celle-ci est en pointe dans la répression, sur le territoire français, dans les colonies et diverses régions du monde. Sans surprise, il n’est nullement question dans le programme de pacifisme, de non-violence, ni de remise en cause du rôle de l’armée.

    Le gouvernement nous dit : Il faut que les jeunes s’engagent. Mais c’est déjà le cas !

    Ils et elles s’engagent pour lutter contre le racisme, pour que cesse la destruction de la terre, pour défendre leur droit à étudier, pour le partage des richesses, pour le droit au logement, pour l’égalité des droits et contre les discriminations, etc. Ce n’est pas à l’État de les forcer à s’engager !

    Comment peut-on parler d’apprendre la citoyenneté, lorsqu’on confie l’encadrement à l’armée (qui, par ailleurs, n’était pas demandeuse) ?

    Non au SNU! Abrogation du SNU!

    Campagne unitaire contre le SNU : Union pacifiste, Union syndicale Solidaires, Solidaires Étudiant.e.s, ASSO-Solidaires, SUD éducation, SUNDEP Solidaires Sud Enseignement privé, Solidaires Jeunesse et Sports, Fédération SUD Collectivités Territoriales, Fédération Éducation de la Confédération Nationale du Travail, Émancipation tendance intersyndicale, Mouvement National Lycéen, Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne, Fédération nationale de la Libre Pensée, Droits Devant !!, Ni guerres ni état de guerre, Causes communes, Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre, Réseau des Centres de Recherche, d’Etude et de Formation à l’Animation et au Développement, Mouvement de la paix, Parti Communiste des Ouvriers de France, Europe Écologie – Les Verts, Fédération Anarchiste, Union Communiste Libertaire, L’insurgé, Les Jeunes écologistes, Union des Jeunes Révolutionnaires, Union Prolétarienne, Unité Communiste de Lyon, Groupe libertaire Jules Durand, Radio-Libertaire, Revue Silence, Arc en ciel théâtre réseau coopératif.
    Pour rejoindre le collectif : nonsnu@lists.riseup.net

  • Etat turc : Discours de défense contre la justice fasciste.

    Etat turc : Discours de défense contre la justice fasciste.

    Nous publions ici une version légèrement abrégée du discours de défense du communiste Süleyman Göksel Yerdut, qui a été accusé avec 70 autres prisonniers pour avoir participé à la résistance à l’autonomie gouvernementale à Nusaybin. Il a été condamné à 25 ans et demi de prison et à une peine aggravée de prison à vie.

    Avant de commencer ma défense, je veux commémorer au nom du représentant de notre parti à la Rojava, Bayram Namaz, qui est devenu un martyr cette année, tous nos martyrs de la Rojava et les soldats de la force de combat de notre parti à Dersim, les camarades Taylan Kutlar, Hıdır Çallı, Hüseyin Akçiçek, Berfu Dilan Canbay, Ümit Yetik, Veli Görgün, Irfan Gerçek et les camarades Fırat Şeran et Ozan Sökmen, qui ont été récemment assassinés par les forces d’État fascistes. Dans cette salle, je voudrais annoncer à nouveau que nous mènerons leurs idéaux à la victoire. Ils sont notre source de force, nous n’effacerons jamais leurs souvenirs, nous réaliserons leurs rêves.

    D’autre part, je voudrais également saluer une fois de plus le 6e congrès de notre parti, le MLKP, qui s’est tenu récemment avec succès.
    Notre parti, qui a commencé le marathon de la révolution le 10 septembre 1994, a passé sa 25e année de lutte. Notre parti, qui a une histoire de résistance militante et auto-sacrifiée avec l’héritage de dizaines de combattants tombés au combat, a toujours pris sa place au centre ou dans tous les moments de la lutte et de la résistance sociales, des barricades contre l’OTAN au 1er mai, du soulèvement de Gazi au soulèvement de Gezi et du Kobanê Serhildan aux barricades autonomes.

    Depuis le début jusqu’à aujourd’hui, elle est devenue la force socialiste d’avant-garde de la révolution de la Rojava, comme l’a dit le camarade Bayam, « la conscience socialiste de la révolution de la Rojava ».
    En même temps, novembre est le mois de la chute de notre parti et en ces jours de novembre, je voudrais commémorer avec respect et gratitude la chute de la révolution et du socialisme en Turquie, au Kurdistan et dans le monde, en commençant par les martyrs de notre parti. Nous leur avons promis une révolution …

    Nous défendrons bien sûr la vérité ici. C’est exactement la mission historique des communistes, nous sommes du côté de la vérité. La réalité du monde d’aujourd’hui est qu’une minorité heureuse vit en grande pompe alors que des milliards de personnes vivent dans la faim, la pauvreté et la misère. De plus, cette splendeur et cette misère, qui s’accumulent sur deux pôles opposés, se causent mutuellement. C’est la plus grande vérité. C’est pourquoi je parle aujourd’hui au nom des travailleurs, dont la sueur coule entre les engrenages des machines ; au nom de la jeunesse dont l’avenir a été volé ; au nom des enfants affamés du monde qui n’ont même pas un morceau de pain ; au nom des communautés nationales et religieuses reniées et au nom des hommes qui ont déclaré la guerre au patriarcat.
    La lutte des peuples opprimés fait l’histoire

    Notre but n’est pas d’empêcher les punitions sévères qui nous sont imposées, mais d’expliquer la réalité historique et sociale. Nous savons depuis longtemps que l’essence de l’histoire est la lutte des classes, les luttes entre les oppresseurs et les opprimés. Ni les héros ni les « incidents » ne font l’histoire. Ce sont les luttes des classes et des peuples opprimés qui produisent à la fois l’histoire et ces héros ainsi que ces « incidents ». En bref, l’histoire est liée aux classes et l’histoire évolue avec la guerre de classes des opprimés contre les oppresseurs. Ne voyons-nous pas ce mouvement de progrès plus clairement aujourd’hui que d’habitude ?

    Le capitalisme impérialiste fluctue aujourd’hui dans une crise existentielle. La montée du fascisme et du racisme, la crise économique et financière mondiale, l’aggravation des guerres régionales-locales des offensives politiques de l’impérialisme, le chômage croissant, la pauvreté, la faim, etc. sont autant de manifestations de cette crise existentielle. De l’autre côté, il y a les peuples qui s’élèvent de l’Amérique latine à l’Europe, du Moyen-Orient à l’Extrême-Orient avec des revendications économiques et politiques. La bourgeoisie mondiale ne peut plus gouverner comme avant, c’est une conséquence naturelle que la bourgeoisie se tourne vers le fascisme et agit contre les soulèvements populaires.

    Notre pays est devenu une base de l’impérialisme

    La situation n’est pas différente en Turquie et dans le nord du Kurdistan. Ceux qui répandent les slogans « local » et « national » ont atteint le point où chaque mètre carré de notre pays a été ouvert à l’exploitation, au pillage et aux politiques d’occupation. Notre pays n’est pas aujourd’hui sous l’occupation des forces armées des impérialistes, mais leur a été remis volontairement. Chaque coin de notre pays est une base impérialiste, il n’y a pas un endroit qui ne soit pas exploité, pillé et occupé.

    L’exemple le plus récent est celui de Mount Isa, qui a été donné aux monopoles internationaux du Canada. Des dizaines de milliers d’arbres ont été abattus pour que ces monopoles puissent remplir leurs coffres. Est-ce votre « local » et votre « national » ? Les capitalistes et les impérialistes, ainsi que leurs collaborateurs régionaux, aiment le profit, les gains, l’exploitation, le pillage et l’occupation. Ils sont les ennemis de la nature. Ils ne s’empêcheront jamais de détruire à la fois l’équilibre de la nature et la santé des peuples pour le profit. Un immense pays est en train d’être dilapidé par les compagnies minières, les compagnies aurifères et les compagnies énergétiques. De la montagne Ida à Hasankeyf, du lac Salda à Fatsa, de Gerze à Munzur, de Eskişehir à Sinop et à la mer Égée, la destruction écologique continue.

    En conséquence, les terres arables ne peuvent plus être utilisées, les animaux ne peuvent plus être gardés dans les prairies, les vallées, les montagnes et les forêts sont dilapidées pour les relations diplomatiques internationales et les affaires sales. Les centrales hydroélectriques (HES), qui sont construites dans le cadre de la politique énergétique, et les barrages détruisent notre nature, les côtes et les baies sont libérées pour le développement et deviennent ainsi les victimes de l’industrie de la construction. Cela n’a pas suffi, nos plages, les plages populaires, sont pillées et vendues pour des commandes ouvertes / secrètes. Alors qu’il ne reste pas une seule parcelle de terre invendue, ceux qui se cachent sous le masque du patriotisme condamnent les autres, comme des traîtres à leur pays, qui disent la vérité et défendent les pauvres travailleurs opprimés. Ceux qui tentent de cacher leur sale politique par le nationalisme doivent savoir que le nationalisme sera la dernière cachette des oppresseurs et des « vrais traîtres ». J’aimerais maintenant commémorer le vénéré Nazım Hikmet. Il a dit : « Si les objets de valeur dans vos coffres-forts et vos comptes bancaires sont du patriotisme, si le patriotisme meurt de faim au bord de la route, si le patriotisme tremble dans le froid comme un coeur et frissonne de la malaria en été, si sucer notre sang écarlate dans vos usines est du patriotisme, si le patriotisme est les griffes des seigneurs de vos villages, si le patriotisme est le catéchisme, si le patriotisme est le club de police, si vos allocations et vos salaires sont du patriotisme, si le patriotisme est les bases américaines, les bombes américaines et les missiles américains, si le patriotisme n’échappe pas à notre ignorance noire puante, alors je suis un traître ».

    Nous disons aussi que si la patrie, c’est les boîtes à chaussures remplies de dollars américains, si la patrie signifie que les pauvres ne peuvent pas ramener de pain à la maison, mais que tous les « fruits du paradis » sont livrés au palais lorsque les travailleurs du troisième aéroport d’Istanbul sont exposés aux punaises de lit, alors vous êtes des amoureux de la patrie, mais nous sommes des traîtres à la patrie. Il est impossible de regarder cela en silence.

    Les relations et les accords internationaux accélèrent la roue de l’exploitation, du pillage et de l’occupation. Les mesures prises, les taxes, les augmentations de prix et le coût élevé de la vie touchent directement les pauvres et les amènent au bord de la misère. En raison de la dépendance extérieure, de l’arrêt de la production industrielle, en plus des dépenses de luxe, les S-400 et autres moyens de guerre similaires sont achetés à l’extérieur, alors que les besoins humains fondamentaux ne peuvent être satisfaits. Alors que les valeurs matérielles et morales des opprimés, des travailleurs et des pauvres sont impitoyablement détruites, il est impossible d’ignorer et de taire tout cela. Le régime colonial fasciste tente de maintenir son pouvoir politique en détruisant des valeurs historiques, sociales et religieuses vieilles de plusieurs milliers d’années. Il tente d’inciter à l’hostilité les peuples qui vivent ensemble sur une base égale et fraternelle. Des méthodes d’assimilation, de génocide, etc. sont pratiquées à l’encontre des Kurdes, des Arméniens, des Tcherkessiens, des Grecs et de tous les autres peuples qui ont vécu fraternellement avec le peuple turc, les espaces communs de vie étant ainsi dissous. Cette politique moniste, raciste, nationaliste, confessionnelle et sexiste est soutenue et menée par l’État, nos peuples luttent avec persistance contre toutes ces approches antidémocratiques pour assurer leur propre existence sur la base d’une vie égale, fraternelle et libre.

    Le chaos dans l’ordre de l’esclavage est le début de la liberté

    Sans aucun doute, la victoire dans la lutte contre le capitalisme, l’impérialisme et ses collaborateurs n’est possible qu’avec une révolution. Cela nécessite une lutte armée. La résistance à la répression, à l’oppression, à l’exploitation et à l’injustice est un critère social de vérité. Tout comme la résistance est légitime, la réparation l’est tout autant. L’utilisation des moyens de résistance est hautement légitime et justifiée.

    C’est pourquoi notre résistance et notre lutte armées contre la dictature coloniale fasciste sont hautement justifiées et légitimes. Un homme sage a dit que si l’ordre signifie esclavage et oppression, alors le désordre est le début de la justice et de la liberté. C’est une explication simple de la légitimité de la destruction de l’ordre des dirigeants. C’est la condition d’existence et la raison d’être de l’avant-garde révolutionnaire pour défendre les revendications des opprimés et susciter leur colère. C’est inévitablement la première tâche fondamentale des révolutionnaires que de construire une société socialiste dans laquelle nos peuples ont des droits et des libertés démocratiques ; dans laquelle les différents groupes religieux, identitaires et culturels peuvent vivre dans des relations égales et libres ; dans laquelle est mise en œuvre une politique économique collective sociale dont la base juridique est constituée et qui abolit les politiques économiques dégradantes et douloureuses comme le chômage ; dans laquelle est institutionnalisée une politique sociale qui, en tant que cellule de base de la société, accorde notamment la pleine égalité aux femmes, aux LGBTI et aux enfants ; dans laquelle le harcèlement, le viol, les meurtres cesseront ; dans laquelle la compréhension de la justice est renforcée et une égalité est établie ; dans laquelle un environnement libre est créé et une compréhension écologique de l’industrie est établie qui accroît la conscience de l’environnement et de la nature ; dans laquelle une révolution dans la façon de penser est réalisée avec la base et la superstructure. Et la révolution est une nécessité pour cela.

    La lutte pour la révolution et le socialisme libère !

    La lutte pour la révolution et le socialisme libère. Elle libère de la saleté et de la rouille du capitalisme. La lutte pour la révolution et le socialisme crée le nouvel humain, contre un humain qui a été dégénéré, décrépit et rendu égoïste par le capitalisme. Le nouveau monde sera sans aucun doute l’œuvre du nouvel humain. Au XVIe siècle, Thomas Hobbes a dit « Homo homini lupus », ce qui signifie « l’homme est un loup pour l’homme ». Oui, le capitalisme, c’est la même chose. Parce que le capitalisme libère l’homme de l’humanité. Mais nous savons depuis Marx qu’un humain est le produit des relations sociales et des conditions matérielles qui l’entourent. Pour que l’homme puisse atteindre sa véritable identité sociale et retrouver son chemin vers l’humanité, le capitalisme doit être banni et détruit ; la victoire du socialisme est à nouveau un phénomène inévitable, une nécessité. La leader révolutionnaire Rosa Luxemburg, qui a dit « le socialisme ou la barbarie », a été l’une des meilleures à comprendre que le socialisme n’était pas un choix mais une nécessité. Aujourd’hui, les communistes qui comprennent cette nécessité sont les précurseurs d’une humanité libérée. La destruction par le capitalisme ne se limite pas à la destruction des valeurs humaines. Dans l’ordre de l’esclavage salarié, les gens sont poussés vers le désespoir et la destruction.

    Il est de notre devoir de détruire l’ordre de l’oppression

    Ce n’est pas une coïncidence si le taux de suicide a augmenté récemment. Le capitalisme est devenu un ordre de suicide. La solution n’est pas le suicide, mais la lutte. Ce ne sont pas ceux qui se voient sous pression qui méritent la mort, mais le capitalisme lui-même, qui exerce cette pression.

    La crise existentielle dans laquelle se trouve le capitalisme impérialiste est structurelle et elle est différente des crises précédentes, car elle correspond à une époque où la part du travail dans le revenu total diminue, où l’abîme entre les pauvres et les riches s’agrandit, où la production flexible s’étend de plus en plus. Le sauvetage des entreprises et des participations par l’État, qui agit dans l’intérêt de la classe capitaliste, montre que le fardeau de la crise pèse sur les travailleurs pauvres opprimés de la population. Les grèves ont été interdites, les droits abolis, les meurtres de travailleurs ont augmenté, les arrestations massives, etc. sont l’expression du soutien impitoyable des règles de l’exploitation, surtout en raison de l’état d’urgence, qui est devenu la norme.

    Après l’échec de la tentative de coup d’État du 15 juillet, qu’Erdogan et l’AKP ont déclaré être une bénédiction, une chasse à toutes les valeurs révolutionnaires et aux droits démocratiques des couches pauvres de la population opprimée a commencé, et des milliers de personnes ont été arrêtées.

    Nous défendons le droit des peuples à l’autodétermination

    Toutes les dépenses effectuées par le palais, par toutes les structures de l’État sont l’expression de la cupidité, du gaspillage et du vol. C’est pourquoi nous sommes les enfants politiques de la rue des banlieues des travailleurs pauvres opprimés et non les imbéciles du palais. Nous ne sommes pas les esclaves du capitalisme impérialiste, mais les combattants de la liberté du socialisme. En tant que combattants révolutionnaires, notre tâche principale est de défendre la vérité en utilisant les valeurs et les réalisations humaines comme base. Dans ce contexte, nous considérons le droit des peuples à l’autodétermination comme un droit humain universel. Ce rapprochement est caractérisé et nié dans notre pays comme une question existentielle. Cela fait également partie de la crise actuelle. Comme s’il ne suffisait pas que le régime colonial fasciste maintienne le Kurdistan du Nord sous le joug colonial pendant un siècle, il tente d’établir le même colonialisme à Rojava et au Basur-Kurdistan aujourd’hui. Aujourd’hui, une partie de la Rojava et du Basur est sous l’occupation de l’État colonial fasciste.

    La révolution de la Rojava, qui en est maintenant à sa 8e année, était apparue sur la scène comme la « troisième voie » des peuples contre l’impérialisme et la réaction régionale. L’État fasciste a essayé d’étouffer la révolution et a mobilisé des bandes fascistes pour elle, après 2016 il a commencé des attaques directes contre l’occupation. La victoire sur les bandes fascistes de Daesh a rendu les attaques des colonialistes encore plus impitoyables. Une étape de cette attaque colonialiste a été l’occupation de l’Afrique. Pendant des semaines, l’Afrique a été bombardée avec la permission des impérialistes, des dizaines de milliers de personnes ont été forcées de quitter leur pays et aujourd’hui l’occupation coloniale en Afrique est comme un poignard sur le sol de la Rojava. Les peuples de Rojava et leur avant-garde briseront ce poignard tôt ou tard. Mais les colonialistes ne peuvent pas être satisfaits, leur regard est dirigé vers la zone appelée « Est de l’Euphrate », à l’est de Rojava. Comme nous le savons par les occupations précédentes, cette occupation sera également confrontée à la volonté du peuple, cela ne fait aucun doute.

    L’autonomie gouvernementale et l’autodéfense sont des droits de l’homme fondamentaux.

    Une autre attaque d’occupation par le régime colonial fasciste est dirigée contre le sud du Kurdistan. Le régime colonial a continuellement bombardé le Kurdistan du Sud avec ses avions de combat. Il est une puissance d’occupation de facto avec ses bases militaires là-bas depuis des années et essaie d’avancer sur le terrain depuis plus d’un an, mais face à l’énorme résistance des guérillas. Le peuple kurde paie la facture de cette guerre et de cette occupation par des massacres, la douleur, la crise, le chômage, la faim, la pauvreté et le suicide au cyanure. Comme si cela ne suffisait pas, ils disent : supportez la sale guerre, la faim, la pauvreté, le chômage, les suicides !

    Erdogan et ses pouvoirs AKP tentent de maintenir leurs positions par une stratégie anti-kurde. Cela ne signifie rien d’autre que de mener la société à la guerre civile. Erdogan et le régime de l’AKP ont sacrifié la vie de milliers de jeunes kurdes et turcs pour rester au pouvoir afin d’accroître les richesses qu’ils ont acquises en exploitant le travail de nos peuples travailleurs et travailleuses. Ils sont prêts à toute attaque et fraude.

    Il s’agit de la demande du peuple kurde pour l’égalité et l’autodétermination. La réponse du colonialisme à cette demande a toujours été les massacres et l’occupation. Cette scène ici, l’accusation contre la résistance à l’autonomie gouvernementale, montre à quel point cette résistance était correcte et légitime. Le droit des nations à l’autodétermination doit être traité comme une revendication légitime et juste dans le cadre des droits de l’homme. Si ce droit est impitoyablement attaqué, alors l’autonomie gouvernementale et l’autodéfense sont également un droit humain fondamental. Lorsque la lutte des mères du samedi pour retrouver leurs enfants enlevés et disparus par l’État et ses gangs est violemment interdite ; lorsque les familles des travailleurs tués dans des meurtres liés au travail cherchent à obtenir justice et sont entravées par des coups de pied, des matraques et des gaz lacrymogènes ; lorsque des femmes sont assassinées chaque jour après que l’État patriarcal et ses tribunaux ont délivré des chèques ouverts aux meurtriers de femmes ; alors l’autonomie et l’autodéfense ne sont pas seulement un droit, c’est plus que cela, une nécessité. Erdogan et son pouvoir AKP, qui ne suivent même pas leurs propres règles, ont nommé des administrateurs pour neutraliser les élus par la volonté du peuple. Les administrateurs ont été établis accompagnés d’unités spéciales et de la police. La volonté de millions de personnes a été déclarée invalide. C’est un coup d’État évident. Bien sûr, nos peuples et leur avant-garde y feront face avec résistance. Dans ces conditions fascistes, dans lesquelles la société est complètement assiégée, il n’y a pas d’autre choix que de résister à l’autonomie et à l’autodétermination. C’est pourquoi notre lutte révolutionnaire est juste et légitime parce qu’elle contient des valeurs humaines.

    Vous ne pouvez pas arrêter le MLKP, c’est l’avant-garde de millions

    Dans tous ces processus, le MLKP a pris et continuera de prendre sa place avec une résistance auto-sacrifiée à Rojava ainsi qu’à Başur et Bakur. Il a été et est toujours au centre des attaques de la dictature fasciste et coloniale. Si, comme d’habitude, les médias de leur palais sale aboient qu’ils ont « nettoyé » avec nous, notre parti fera revivre la tradition de résistance à la dictature fasciste et continuera son chemin partout où règnent l’oppression, l’exploitation et la barbarie.

    La seule vérité que l’oppression et la barbarie ne peuvent pas obscurcir est que le moment des plus grandes ténèbres est aussi le moment le plus proche de l’aube. C’est pour cette raison que nous disons : « Nous sommes l’avenir et l’espoir ! »

    C’est pourquoi vous ne pouvez pas détruire notre parti, le MLKP, car nous sommes la voix, le souffle et l’avant-garde des millions d’opprimés. Je rejette avec véhémence le terme « organisation terroriste » dans l’acte d’accusation. Toute l’histoire de notre parti a été témoin de luttes pour un monde sans sexe, égal, juste et libre. Le MLKP a pris sa place sur la scène de l’histoire au nom du pouvoir de la classe ouvrière.
    Dans notre pratique, vous ne trouverez pas une seule action qui ait dirigé la violence contre des cibles incertaines ou des civils et des peuples. Si les forces de l’ordre veulent trouver des organisations terroristes ou des terroristes, elles n’ont pas besoin de chercher bien loin. Il suffit de regarder l’AKP, qui planifie et exécute les politiques de massacre menées par l’État au Kurdistan et en Turquie. Le but de notre vie est de faire partie de la lumière révolutionnaire, qui est dirigée contre l’immense obscurité, même si c’est au prix de grands efforts. C’est pourquoi une attitude digne, malgré les conditions du fascisme, est l’expression de toute notre vie. Concrètement, il est important de ne pas rompre le travail auquel nous avons participé avec de grands effots, les camaraderies que nous avons construites, les promesses que nous avons faites, jusqu’au dernier moment.

    C’est dans cet esprit que nous poursuivrons résolument notre lutte révolutionnaire avec une grande dignité et une grande résilience. J’ai une vie, je peux la perdre. Mais je ne perdrai jamais ma vie révolutionnaire que j’ai construite avec passion, avec bonheur et avec amour. C’est avec cette dignité et cette fierté que je termine mes propos par le slogan « Vive la révolution, vive le socialisme » pour un monde sans sexisme, égal, juste et libre.

    28 novembre 2019

  • Lettre du  CPA(ML) Australien à la direction de l’ICOR

    Lettre du CPA(ML) Australien à la direction de l’ICOR

    Chère camarade Monika,

    Merci beaucoup d’avoir exprimé votre inquiétude face à la catastrophe des feux de brousse en Australie. Ces feux de brousse sont d’une ampleur et d’une intensité sans précédent. À ce jour, 28 vies ont été perdues, plus de 2500 maisons ont été complètement détruites et peut-être plus d’un milliard d’animaux, y compris le bétail et la faune, ont été tués. 10 milliards d’hectares et un certain nombre de petites villes rurales ont été brûlés.

    Les incendies se sont généralement produits dans des zones rurales et n’ont pas menacé les grandes banlieues des villes où vivent la plupart de nos membres. Néanmoins, plusieurs de nos membres se sont trouvés à proximité des incendies et ont dû partir ou être évacués.

    Nous continuerons à proposer des analyses de cette catastrophe climatique sur notre site web. Vous avez peut-être vu sur notre site un dépliant du Parti sur les feux de brousse que nous avons distribué lors de grands rassemblements urbains hier (vendredi).

    D’une manière générale, les masses se rendent en grand nombre à ces rassemblements. Leur niveau politique et idéologique global est inégal, de sorte que notre approche et notre présentation doivent tenir compte des différents niveaux de conscience de classe. La majorité dirige sa colère contre l’arrogance et l’incompétence du Premier ministre et du gouvernement qui ignorent et nient les avertissements antérieurs des scientifiques et des experts en incendie concernant les conditions climatiques changeantes qui alimentent d’immenses feux de brousse incontrôlables. Ils sont en colère contre l’incompétence et le mépris des gouvernements qui n’ont pas fourni d’aide urgente et immédiate aux pompiers et aux communautés touchées. Certains demandent le limogeage ou la démission du Premier ministre et du gouvernement. Un nombre plus restreint d’entre eux dirigent leur colère contre les entreprises de combustibles fossiles. Ils sont de plus en plus nombreux. Un nombre encore plus restreint de personnes considèrent le capitalisme comme la cause profonde de la crise climatique que le capitalisme n’est pas capable de résoudre. Nous devons partir des préoccupations qui sont évidentes sur les pancartes et les banderoles et des conversations que nous avons avec les gens et essayer d’élever leurs préoccupations spontanées à un niveau supérieur. Les monopoles bourgeois des médias et les marionnettes des monopoles des combustibles fossiles au Parlement essaient de détourner l’attention des sociétés d’exploitation des combustibles fossiles et de canaliser la colère des masses contre les individus, par exemple, les inefficacités d’un PM inutile et de quelques politiciens qui sont sacrifiables à la classe dirigeante chaque fois qu’ils deviennent inefficaces pour poursuivre les illusions et contrôler le peuple, tant que le capitalisme et la domination impérialiste de ce pays restent intacts. La classe dirigeante blâme les pyromanes et les environnementalistes pour détourner l’attention d’elle-même.

    Certains de nos membres utilisent les médias sociaux pour atteindre un public plus large et souligner que si le Premier ministre Morrison et le gouvernement doivent être condamnés avec férocité et réclamer leur limogeage, nous ne devons pas oublier qui se cache derrière eux, car ils ne sont que des marionnettes des entreprises de combustibles fossiles (principalement des multinationales) qui tirent leurs ficelles.

    Le journaliste d’investigation Michael West expose la façon dont les multinationales des combustibles fossiles dictent les politiques de ce pays en matière de combustibles fossiles et d’exportation d’énergie ici

    Nous appelons à la nationalisation des entreprises multinationales de combustibles fossiles, qui doivent être dirigées par des travailleurs et des ouvriers, et utiliser les bénéfices pour passer des combustibles fossiles aux énergies renouvelables, développer des industries durables et garantir des emplois, et répondre aux besoins des travailleurs. C’est notre exigence immédiate qui pose les bases révolutionnaires anti-impérialistes d’une révolution socialiste.

    Vous avez peut-être vu la marine australienne déployée pour évacuer certaines villes côtières. C’est la première fois que des membres de l’armée et de la marine sont déployés de cette manière. Une partie de l’armée de réserve (des civils qui suivent une formation militaire) a également été appelée en service et mise au travail dans des zones ravagées par des feux de brousse – une première également pour notre pays.

    Le Premier ministre Scott Morrison est profondément impopulaire, d’une part pour avoir passé des vacances à Hawaï au plus fort de la crise, et d’autre part pour ses dénégations sur le changement climatique. Un jour, il a apporté un morceau de charbon au Parlement pour montrer son scepticisme face au réchauffement climatique et son soutien aux combustibles fossiles. Une jeune femme a bénéficié d’une couverture médiatique nationale lorsqu’elle a refusé de lui serrer la main dans une région dévastée par des feux de brousse.

    Le poème suivant capture quelque chose de ce moment :

    The hand that carried the coal

    She refused to

    Shake the hand

    That carried the coal

    That obscenely fondled the coal

    That brandished the coal

    Taunting the nation

    Embracing fossil fuel

    In our blackest hole –

    Parliament

    She laid down conditions

    For shaking the hand

    Of the mirthmaker

    Of the smirker

    Of the loyal servant

    Of the big corporations

    Whose home still stands

    Unlike her own charcoaled decay…

    And he turned and walked away.

    Nero fiddled for six days

    And seven nights while

    Rome burned

    We’ve been burning for months

    So whose crime is greater?

    History’s harsh judgement

    In flames he has earned.

    Il est toujours dans le déni, déclarant hier à l’animatrice radio Kim Landers que « la suggestion que l’Australie … augmente ses objectifs de réduction des émissions n’aurait pas, d’une manière ou d’une autre, provoqué ces incendies est, à mon avis, une proposition absurde …Nous devons nous assurer que nos politiques sont équilibrées et sensées et ne poursuivent pas des objectifs irresponsables qui détruisent l’emploi et l’économie et qui ne réduiront pas les risques d’incendie de brousse, mais qui prendront les emplois des gens… La suggestion que d’une manière ou d’une autre les réductions d’émissions de l’Australie sont directement liées aux incendies en Australie… eh bien, ce n’est tout simplement pas vrai ».

    C’est la même ligne qu’il a défendue en novembre, lorsqu’il a déclaré que « la suggestion selon laquelle l’Australie, responsable de 1,3 % des émissions mondiales, aurait un impact direct sur des incendies spécifiques, que ce soit ici ou ailleurs dans le monde, ne correspond pas non plus à des preuves scientifiques crédibles ».

    Il est vrai qu’une petite réduction de nos émissions aurait un effet minime sur les émissions mondiales, mais là n’est pas la question. Le leadership consiste à donner des exemples. Une réduction volontaire, spécifiquement en réponse à notre nation en feu, servirait de défi aux autres nations pour qu’elles en fassent plus. Nous étions autrefois les seuls, au niveau international, à donner des voix et le droit de se présenter aux élections législatives, aux femmes – et le monde a suivi.

    Non seulement nous avons besoin d’un leadership pour réviser à la baisse notre objectif d’émissions, mais nous devons également réduire et supprimer progressivement nos exportations de combustibles fossiles. L’Australie représente 30 % des exportations mondiales et contribue donc largement au réchauffement de la planète et aux catastrophes sans précédent que sont les feux de brousse dont nous sommes témoins.

    Nous ne nous laisserons pas tromper par les larmes de crocodile du Premier ministre concernant nos emplois. Comme le dit le dernier point de notre dépliant sur les feux de brousse, nous avons besoin d’une transition juste vers une économie durable. Morrison n’a aucune idée de ce que cela signifie. Il n’est tout simplement pas intéressé. L’opposition travailliste est tout aussi mauvaise. Après avoir subi une lourde défaite lors des élections de l’année dernière, elle s’est encore plus rapprochée des politiques pro charbon du gouvernement.

    Quoi qu’il en soit, c’est là où les choses en sont pour le moment. Les incendies font toujours rage et nous ne sommes même pas encore à la période la plus chaude de l’été.

    Merci encore pour vos bons vœux. Ils sont très appréciés.

    Nick G, pour le Comité exécutif du CC, CPA (M-L)

  • Résolution ICOR sur la situation en Iran

    Résolution ICOR sur la situation en Iran

    L’impérialisme US-américain met en danger la paix dans le monde – résistance active à l’échelle mondiale

    L’ICOR condamne fermement l’action agressive et dangereuse du gouvernement américain. Avec l’assassinat du général iranien Soleimani, qui équivaut quasiment à une déclaration de guerre, le danger d’un nouveau conflit aux conséquences imprévisibles s’est exacerbé considérablement. Cela augmente le danger général de guerre. Le général Soleimani a été commandant des milices pro-iraniennes en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. Les peuples du Moyen-Orient géo-stratégiquement important souffrent depuis des décennies des agressions militaires continues de l’armée US-américaine, qui en ce moment provoque une nouvelle guerre. C’est une violation évidente du droit international et un acte de terrorisme d’État dans le but d’étendre les zones d’intérêt de l’impérialisme US-américain et en même temps aussi une lutte entre le fauteur de guerre principal, les États-Unis, et le groupe de Shanghai pour le contrôle de cette région. De cette manière Trump essaie également de se stabiliser au niveau national.    

    Nous exigeons le retrait immédiat des toutes les troupes étrangères. Nous appelons toutes les forces progressistes à organiser des manifestations de protestation et des grèves comme actuellement déjà dans beaucoup de pays et d’y participer, nous les appelons à se préparer au jour X et à protester activement contre les dangers d’un déclenchement de guerre. L’ICOR coordonnera les activités et des signataires de cette résolution organiseront et réaliseront des protestations dans leurs pays. 

    La République islamique d’Iran est une dictature capitaliste, fasciste brutale. Ses quatre décennies de gouvernement ont conduit le pays au bord de l’effondrement économique et social. À l’intérieur de l’Iran, la situation s’est considérablement aggravée aussi dû aux sanctions économiques. À la fin de 2019, il y a eu des grèves et protestations dans tout le pays qui ont été brutalement réprimées. La lutte de classe a déclenché un processus d’effervescence révolutionnaire, où la classe ouvrière représente la force dirigeante. Dans la vague de grèves il s’agissait de travail, de pain et de paix. Les protestations des ouvriers et des larges masses se sont non seulement dirigées contre la répercussion des fardeaux de la crise, mais de plus en plus de voix s’élèvent également contre les agressions expansionnistes de l’Iran au Yémen, au Liban, en Irak, en Syrie et en Afghanistan. Le régime réactionnaire tente maintenant d’utiliser les lâches attaques US-américaines pour ses politiques nationaliste-réactionnaire et expansionniste et de gagner les masses à elles. Outre l’influence des forces fascistes-islamistes, c’est le conflit militaire qui doit désormais saper la lutte des masses en Iran et en Irak pour la démocratie, la liberté et le développement. La marée violente des combats marque le développement et le conflit en Iran.

    Le gouvernement a essayé de détourner les protestations de masse contre les États-Unis à son profit comme soutien de masse pour lui-même. Mais peu de temps après, les masses en Iran ont été indignées contre le gouvernement pour l’abattage négligent d’un avion de l’aviation civile et la politique de dissimulation réactionnaire. Mais avant tout, le peuple iranien ne peut pas oublier le meurtre et l’emprisonnement de milliers de manifestants en novembre 2019 et pendant bien des années auparavant.

    Cependant, les luttes ouvrières et populaires les plus importantes de la région ont émergé de cette répression. La situation, qui est très compliquée pour la classe ouvrière et les masses, exige le renforcement inconditionnel des forces révolutionnaires et marxistes-léninistes conscientes du but à atteindre en Iran. Elles travaillent dans les conditions les plus difficiles et elles ont toute notre solidarité. Nous sommes aux côtés des masses iraniennes et de tous les révolutionnaires qui luttent pour les véritables intérêts des ouvriers et des larges masses contre l’agression impérialiste étrangère et le régime hostile au peuple dans le pays. 

    Résistance active contre le fauteur de guerre principal et l’ennemi de tous les peuples, l’impérialisme US-Américain !

    Toutes les troupes étrangères hors des pays du Moyen-Orient !

    Résistance active contre l’agression et les guerres impérialistes !

    Renforcez l’organisation révolutionnaire mondiale l’ICOR !

    Signataires (en date du 20/01/2020, liste actuelle des signataires sur www.icor.info):

    1. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
    2. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    3. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    4. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    5. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    6. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    7. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    10. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    13. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    14. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    15. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    16. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    17. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    18. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    19. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    20. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    21. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    22. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    23. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    24. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    25. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    26. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    27. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    28. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    29. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
    30. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    31. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    32. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    33. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    34. UPC-Manidem   Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
  • « Convergence des luttes » : Oui !

    « Convergence des luttes » : Oui !

    Pour une perspective commune, socialiste et révolutionnaire

    Retrait du projet de réforme :

    On sait que la retraite à points, c’est la baisse des pensions.

    On sait que le gouvernement veut détruire le régime actuel pour ouvrir un nouveau marché au capital financier : l’épargne retraite. Seuls ceux qui peuvent mettre de l’argent de côté auront une pension décente.

    Cela ne sert à rien de prier pour que le pouvoir bourgeois abandonne ses attaques ; on ne peut rien faire de décisif dans le cadre institutionnel bourgeois.

    Passons à l’offensive ! Ayons plus d’ambition !

    Dans ses vœux Macron prêche « l’union nationale » ; une tromperie de plus. En réalité il divise ; il veut faire passer la « clause du grand père », pour casser la solidarité entre générations qui nous est absolument nécessaire. 

    Travaillons à la solidarité active des travailleurs, qu’ils soient gilets jaunes, syndicalistes, membres d’organisations politiques. 

    Soutenons les grévistes financièrement et par l’action, en manifestant avec eux.

    Certains proposent le blocage de l’économie pour obtenir le retrait de la réforme ; sans les salariés, ouvriers, employés, petits cadres, tout s’arrête. Parce que c’est nous qui faisons tourner l’économie ; la grève est notre principal moyen de pression que même les  régimes les plus réactionnaires n’ont pu nous enlever. 

    Si nous pouvons bloquer l’économie, c’est que nous sommes capables de gérer nous-mêmes la société, de nous passer des « conseils » et de la domination des capitalistes, pour produire tout ce dont on a besoin, et cela sans détruire la nature. 

    Le pouvoir à ceux qui travaillent.

    Déjà plus d’un mois de grève, 14 mois de manifestation des gilets jaunes. Derrière la question actuelle des retraites il y a le refus général de l’exploitation et du régime politique. « Changer le système » dit-on, oui ! Mais après la grève, va-t-on reprendre le travail en laissant Macron, ses sbires et les capitalistes qu’ils servent, garder le pouvoir économique et politique ? Qu’ils dégagent !

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    En 1945, le rapport de forces était favorable au peuple et nous avons obtenu des avancées importantes qu’on défend aujourd’hui. Mais l’essentiel, le pouvoir politique et économique est resté dans les mains de ceux qui nous exploitent. Il faut que ce soit nous, prolétaires et autres travailleurs, qui mettions en œuvre une autre « répartition des richesses », en leur arrachant le pouvoir économique et politique. Ce qui ne peut se faire sans détruire l’appareil d’État oppresseur et construire une autre société « sans salariat ni patronat » comme le prévoyaient encore les statuts de la CGT il y a quelques années.

    Soutenons toutes les formes d’organisation qui s’opposent réellement, activement à la dictature du capital

    Beaucoup de travailleurs ont et ont eu des expériences négatives avec des organisations et des partis censés les défendre, ce qui les rend méfiants vis-à-vis de toute forme d’organisation. Nous sommes tous soumis au matraquage, aux demi-vérités des médias bourgeois.

    Le glissement à droite de nombreux partis et organisations dit « de gauche » ont vidé de leur sens révolutionnaire des mots comme lutte de classe, socialisme,… La classe dominante et ses gouvernements en profitent pour détourner les travailleurs de la lutte. 

    Des grévistes et des gilets jaunes espèrent par les élections municipales dégager des perspectives nouvelles et  proposent d’élire des conseils municipaux répondant à nos aspirations. Ce serait sans doute mieux que des maires totalement « intégrés au système ». Mais la commune, échelon le plus bas de l’appareil d’Etat n’a qu’une autonomie extrêmement réduite. Les délibérations concernant l’épandage des pesticides, le compteur Linky ont été refusées par les préfets directement nommés par le pouvoir. Ils décident et peuvent à tout moment censurer leurs initiatives si elles sont contraires aux intérêts des capitalistes.

    Soutenons les équipes progressistes sans propager d’illusions sur leur pouvoir. Ces élections seront surtout une nouvelle occasion de dénoncer à la fois la politique du Rassemblement National qui cherche à nous diviser et la responsabilité du gouvernement et des capitalistes dans la détérioration de notre vie.

    La lutte des gilets jaunes a montré qu’il était nécessaire de se rencontrer, de lutter ensemble, à la fois de faire confiance et d’être vigilant. Il est essentiel que chaque travailleur s’affirme, ne se laisse pas déposséder ni conduire sur une voie de garage. Nous devons apprendre à rejeter les méthodes bourgeoises d’organisation qui consistent à ne pas écouter, tout diriger, ignorer les autres, prétendre tout savoir sans avoir étudié, imposer sans débat, attiser l’esprit de chapelle, faire prendre le mouvement pour le but ultime et qui amènent à renoncer au changement de société …

    Cependant nous avons besoin de différents types d’organisation au service des nos intérêts, qui mènent réellement la lutte contre les influences bourgeoises et réformistes : associations de femmes, de jeunes, écologiques, coopératives, syndicats de lutte de classe…

    Mais nous avons surtout besoin d’une organisation politique pour préparer la révolution. 

    « Hors du pouvoir, tout est illusion » (Lénine)

    Les travailleurs doivent avoir le pouvoir pour résoudre les problèmes de la société, en finir avec le système capitaliste d’exploitation et d’oppression sur le plan national comme international. C’est la conquête des outils du pouvoir qui permet la victoire. 

    Le seul pouvoir légitime, c’est celui qui vient, non pas d’une démocratie formelle réduite à des élections ou des référendum organisés par la bourgeoisie, mais des assemblées de lutte directement organisées par les masses populaires, décidant et exécutant, rendant des comptes, planifiant l’économie par la collectivisation des moyens de production, évitant le gaspillage, permettant ainsi de satisfaire les besoins du plus grand nombre.

    Le capitalisme a fait son temps ! Vive le socialisme véritable !

    Amnistie des gilets jaunes et condamnation des violences policières !

    Union du prolétariat multinational contre l’impérialisme français !

    Peuples et opprimés de tous les pays, unissons-nous !


    Prolétaire Debout n°13

    Bulletin de l’Union Prolétarienne marxiste-léniniste Janvier 2020




  • Appel de l’ICOR et de l’ILPS pour la construction d’un front mondial.

    Appel de l’ICOR et de l’ILPS pour la construction d’un front mondial.

    L’ILPS et l’ICOR travaillent conjointement de longue date pour unifier le mouvement communiste international. La ligue et la coordination unissent aujourd’hui leurs forces dans la construction d’un Front Uni Anti-Impérialiste et Anti-Fasciste à l’échelle du monde entier. Ce travail d’une importance primordiale doit être soutenu. Les organisations de France -et des régions sous contrôle directe de la France- ne doivent pas et ne peuvent pas rester à l’écart de cette initiative.

    Il est possible de la soutenir en tant qu’individu en participant aux activités des Amis de l’ICOR ; en tant que groupe en s’affiliant directement au front. Pour toute information supplémentaire, il est possible de s’adresser à nous par voie de mail, ou de prendre rendez-vous avec nos militants.

    Les critères d’adhésion sont larges et le débat est ouvert au sein du front pour permettre son évolution future, mais également une décantation politique basée sur le critère premier de l’efficacité. En ces temps troublés, l’existence d’une telle structure est vital.

    L’ICOR et l’ILPS forment les deux plus grandes structures d’organisations, d’associations et de rassemblement de militants et militantes communistes au monde. Ce rapprochement et ce travail commun forment donc une rupture dans l’isolement international du mouvement communiste.

    APPEL À LA CONSTRUCTION D’UN FRONT UNI ANTI-IMPÉRIALISTE
    ET ANTI-FACISTE INTERNATIONAL

    Construisons le front uni anti-impérialiste international contre le pillage impérialiste, le terrorisme d’État, la fascisation, le fascisme, l’intervention militaire étrangère, la subversion et les guerres d’agression! Pour la libération nationale et sociale, la démocratie et le socialisme ! 

    La crise économique et financière mondiale de 2008 a servi d’agent incendiaire à la lutte pour le repartage du monde. L’impérialisme américain agressif et anti-populaire reste la puissance impérialiste la plus forte et le principal fauteur de guerre. Cependant, un monde multipolaire est apparu. 

    La concurrence inter-impérialiste s’intensifie. Toutes les puissances impérialistes poussent agressivement en avant dans la bataille pour la suprématie sur les ressources et la main-d’œuvre bon marché, les marchés, les domaines d’investissement et les sphères d’influence. Une lutte acharnée pour le repartage du monde fait rage parmi les grandes puissances impérialistes. Le danger de guerre mondiale s’accroît.

    De nouvelles puissances sont apparues tandis que d’autres régressent. C’est la loi du développement inégal. La conséquence inévitable dans les conditions de l’impérialisme est une concurrence inexorable entre les puissances impérialistes. Elles ne sont unies que dans leur exploitation et leur oppression du prolétariat et des êtres humains du monde, donc dans leur hostilité face à la lutte de libération des masses exploitées et opprimées, en particulier la classe ouvrière révolutionnaire et les partis révolutionnaires du monde.

    Dans ce contexte, il est temps de créer une force qui s’oppose à ce système impérialiste mondial de façon organisée et par son unification croissante: dans un front uni anti-impérialiste contre le pillage impérialiste, les contraintes néo-libérales, le terrorisme d’État, le racisme, la fascisation, les interventions militaires étrangères et les guerres d’agression – pour la libération nationale et sociale, la démocratie, la liberté et le socialisme ! Il est temps que le prolétariat opprimé et les peuples de ce monde, avec leurs mouvements spécifiques et nationaux, se joignent à ce mouvement planétaire, commun, croissant et tourné vers l’avenir.

    L’éclaircissement sur le caractère de l’impérialisme, la discussion des changements dans le système impérialiste mondial et le consensus, les décisions et les justes conclusions pour la stratégie et la tactique des forces démocratiques du monde sont les tâches fondamentales du front uni anti-impérialiste.

    Partout dans le monde, comme en Ukraine, en Syrie, au Yémen, au Venezuela, en Asie de l’Est et ailleurs, la bataille impérialiste pour la domination du monde est menée sur le dos des peuples. La tendance générale à la préparation impérialiste de la guerre exacerbe le danger de guerre. Elle se manifeste de plus en plus dans la montée de mouvements fascistes, dans les guerres commerciales, l’armement massif, les manœuvres militaires à grande échelle, par les provocations ciblées, les menaces d’invasion, les conflits locaux jusqu’à la confrontation directe des pays impérialistes et finalement jusqu’au danger imminent d’une IIIe guerre mondiale.

    Le front uni anti-impérialiste doit être un front uni antifasciste. Les dirigeants fascistes ou fascisants comme Trump, Erdoğan, Modi ou Bolsonaro, mais aussi le développement vers la droite des gouvernements et des partis bourgeois dans la plupart des démocraties bourgeoises ainsi que la fascisation des appareils d’État doivent être rejetés et arrêtés avec détermination et de façon combative. Cette tâche est urgente. 

    L’impérialisme c’est la réaction sur toute la ligne. Le front uni anti-impérialiste met donc à l’ordre du jour la lutte pour la préservation et l’extension des droits et libertés démocratiques. Nous visons l’anticommunisme des dirigeants qui tente de discréditer le socialisme comme alternative à l’impérialisme aux yeux des masses.

    Sous le règne du néolibéralisme et du terrorisme d’État, les ouvrières et ouvriers du monde souffrent de conditions d’exploitation et d’oppression toujours pires. Dans l’impérialisme, les forces productives révolutionnaires, malgré tous les progrès sociaux et techniques, se transforment finalement en leur contraire. Il y a des grèves quotidiennes dans tous les continents, qui sont de plus en plus liées aux luttes populaires des larges masses. Mais ces luttes sont encore en grande partie isolées, se déroulent dans le cadre national et sans l’échange suffisant d’informations et sans le soutien mutuel des révolutionnaires et des ouvriers dans le monde entier. Seule une classe ouvrière internationale unie et mobilisée, avec le prolétariat industriel moderne en son centre, peut affronter le système impérialiste mondial et devenir une force supérieure! La classe ouvrière internationale doit être l’épine dorsale et la force dirigeante du front uni anti-impérialiste.

    Le prolétariat mondial cherche et a besoin de l’alliance avec tous les peuples opprimés du monde – les paysans pauvres, peuples indigènes, femmes, jeunes, réfugiés, travailleurs migrants, minorités et tous ceux qui luttent pour la démocratie et la liberté. Les luttes de libération dans de nombreux pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, les luttes de libération des peuples philippin, kurde, palestinien et autres ont un adversaire impérialiste commun: le capital financier international, et elles exercent une influence révolutionnaire et un rayonnement tourné vers l’avenir. Leurs expériences doivent être mises à la disposition de tous les exploités et opprimés du monde!

    La surexploitation de la nature accélère la transition vers une catastrophe environnementale planétaire qui met en danger les bases d’existence de l’humanité. Les ouvrières et ouvriers sont particulièrement touchés par les conditions de travail qui mettent leur santé en danger; les petits agriculteurs, les travailleurs agricoles et d’autres groupes importants de la population sont également gravement touchés par les inondations, les ouragans et les sécheresses. La lutte pour l’emploi, de meilleures conditions de travail ou des salaires plus élevés doit être combinée et coordonnée avec la lutte pour sauver l’environnement de l’économie de profit capitaliste effrénée!

    Des milliards de femmes particulièrement opprimées doivent combiner leur lutte pour l’égalité des droits, contre l’empreinte patriarcale-féodale des sociétés, pour la libération de la femme avec la lutte anti-impérialiste et le mouvement ouvrier et révolutionnaire.

    La jeunesse du monde voit son avenir menacé. Elle est souvent au premier plan   des luttes de masse. Son énergie et son dynamisme doivent être renforcés par une conscience anti-impérialiste claire et sa formation en tant que combattants inébranlables pour l’avenir.

    Nous appelons à relier la création du front uni anti-impérialiste avec un débat sur la stratégie concernant la manière dont il faut lutter pour une société libérée de l’exploitation et de l’oppression. Nous supposons que de nombreuses forces participantes considèrent le socialisme comme une alternative.

    Combattons l’impérialisme! À bas le pillage impérialiste, le terrorisme d’État, la fascisation de l’État, le fascisme, les interventions militaires étrangères, la subversion et les guerres d’agression!

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!

    Pour la libération de l’humanité de l’exploitation et de l’oppression – pour la libération nationale et sociale, la démocratie, la liberté et le socialisme !